Baiken Viper [Terminé]



 

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Baiken Viper [Terminé]

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Messages : 41
Age : 34
Métier : Maître d'armes
Humeur : Pas le temps de niaiser!
Points Histoire : 18
Jeu 23 Mar - 2:00



Baiken Viper




Identité


Surnom(s): Maitresse des armes.
Naissance: 728, lieu inconnu.
Genre: Femme.
Affinité: Air.
Nation: Anciennement Terra/Citoyenne du monde.
Métier: Maitresse d'arme/Guerrière éternelle.
Langue(s): Langue courante.



Physique


Voyons ensemble le corps de la femme en question. Tout d'abord la tête, premier point ; ses longs cheveux violets forment une cascade qui va jusqu'au bas de son dos quand ils ne sont pas attachés. Elle met un point d'honneur à soigner ses cheveux qui sont une marque de féminité chez elle, prenant son temps pour les mettre en ordre chaque matin avant de partir en entrainement, et ce, même après.

Sur son front, on y voit un tatouage qui va jusqu'à son oeil droit et un peu plus vers sa joue. Pour ce qui est de son origine, il est impossible à savoir car il fut là bien avant que Darius la prenne en charge. On peut donc supposer que ça soit ses parents qu'ils lui on mit cela. Pourquoi ? Allez savoir, sans doute par tradition ou parce que cela lui allait bien. Toujours est-il que ce qu'il veut dire n'est pas simple à dire, soit on est spécialiste ou alors on est ses parents. Bon ses parents sont morts donc ça risque d'être un peu dur à ce niveau.

Donc il nous reste la solution, de s'y connaître en tatouage et là, on peut avoir une chance d'en comprendre sa signification. Mais en soi, ce tatouage ne change rien, n'a rien de magique et Baiken en est fier de l'avoir, c'est le seul truc utile à noter à la limite.

De l'autre côté, il y a une belle cicatrice qui traverse son oeil à la verticale. Quand on lui demande comment ça lui est arrivé, elle répond que c'est la trace du combat le plus magnifique qu'elle a fait. La teinte de cet oeil est différente par rapport à l'autre qui semble ne pas montrer la moindre trace de blessures.

Ensuite regardons le torse et le ventre de cette femme. En longeant son cou, on finit par y découvrir deux vallées tout ce qu'il y a de plus féminines qui forment sa poitrine. Nombre d'hommes ont voulu toucher mais personne n'ose de peur de perdre bien plus que leurs mains. Et j'insiste sur ce point car il vaut mieux le savoir pour votre survie.

Passons à présent au niveau de ses jambes, on peut y voir qu'elles sont fermes et on l'air solide, ma foi je peux dire que c'est un peu logique mais c'est toujours utile de le noter. Je suis vraiment forcé de détailler les pieds ou pas? Sinon je peux dire que c'est des pieds avec cinq orteils tout ce qu'il y a de plus... Normal.

Oui je sais mettre du suspense... Ou pas.

Ensuite il y a le style vestimentaire à parler. Nous allons commencer à la tête comme pour détailler le corps tiens. Bon, il y a un truc à noter, c'est qu'elle attache ses cheveux pour en faire une queue-de-cheval, ça évite d'en avoir partout même si elle aime les détacher en général. Le souci étant en combat, heureusement qu'ils sont attachés car imaginons qu'au moment d'attaquer, une mèche se mette en plein dans les yeux, ça serait dommage.

Bon, je pense qu'on peut passer à autre chose que les cheveux, il y a sûrement mieux. Alors pour le haut, avant même de voir le vêtement principal, on peut voir qu'elle entoure sa poitrine avec des bandages. Il y a en qui se demande sûrement pourquoi, et bah imaginez donc avoir ce genre de chose et que vous combattez, la gêne dans les mouvements que cela fait est un point à ne pas négliger. Donc, ne vous étonnez pas de la voir porter des bandages à ce niveau.

On n'oublie pas qu'elle porte des sous-vêtements bien entendu, il serait fou de ne rien porter en dessous de son haut et de son bas.

Maintenant on attaque le vêtement principal, il s'agit d'un vêtement qui forme comme un kimono mais qui n'est pas serré par contre. Déjà pour avoir une grande liberté de mouvement et parce que ses formes généreuses ne lui permettent pas... Notons aussi que c'est volontaire de sa part. On y voit une manche abimée et l'autre neuve, personne n'a cherché à savoir comment c'est arrivé mais elle porte ce vêtement tout le temps en général, sauf quand il est question de le laver. Dans ce cas-là, elle porte un kimono tout neuf qui se contente d'être un vêtement de rechange le temps que l'autre soit sec. Ce kimono a une valeur sentimentale et elle fait tout pour ne pas l'abîmer plus qu'il ne l'est.

Son bas... Ah bah elle n'en porte pas, le kimono couvre ses jambes, donc ça risque d'être dur de tenter d'en faire une description. Sinon, il reste les jambes et les pieds, sur les jambes, on peut voir les protègent jambes qu'elle porte en général sur elle, puis les pieds... Ce sont des chaussures tout ce qu'il y a de plus basique j'ai envie de dire. Je pense avoir fait le tour et c'est ainsi que l'on peut passer sur la partie suivante.

Psychologie


Ce qu'on peut dire au premier abord, c'est que Baiken est une femme qui donne cette impression de fierté et d'un calme à toute épreuve. Mais cette image est brisée quand on la voit proposer un combat à une personne. Le combat, c'est sa drogue, sa raison de vivre, une passion qui rentre même dans ses veines pour, inonder son cerveau qui se met en ébullition rien qu'à l'idée de combattre un puissant adversaire. Jamais elle refuse d'abandonner, de plier le genou, de reconnaître sa véritable défaite quand un combat est lancé.

Ce besoin de devenir toujours plus forte lui vient par son vécu qui lui a instruit que les adversaires puissants sont ceux qui sont capables de lui apprendre pour ensuite les surpasser. C'est ce qui la pousse à se lever chaque jour, elle sait qu'il y aura toujours plus fort qu'elle et, c'est dans cette idée qu'elle s'est mise dans la tête, qui la pousse à s'entrainer continuellement.

Il n'y a pas un jour où elle ne s'accorde pas un entrainement que certaines personnes peuvent trouver ça complètement inhumain mais pour elle, c'est justement comme ça qu'on arrive à devenir fort. Que ce soit l'alcool, la nourriture, dormir, rien au monde ne met autant son sang en ébullition si ce n'est la promesse d'un combat contre un adversaire puissant.

Durant un combat, on peut la voir sourire si jamais son opposant lui offre une résistance farouche ou bien qu'il arrive à la blesser. Peu importe si la guerre entre les quatre royaumes est déclarée, tout ce qui compte est de se battre et de vivre sa vie comme elle veut.

Sinon, en temps normal, elle est du genre à être capable d'avoir une discussion tout ce qu'il y a de plus normale. Par contre, vaut mieux éviter de parler philosophie avec elle ou bien sa réaction ne sera pas positive. Elle n'est pas hostile pour autant, du genre conviviale, elle aime bien boire, fumer de l'herbe à pipe, manger et profiter de la vie. C'est une sorte d'hédoniste mais sans chercher dans la philosophie.

Une passion qu'elle cache est la cuisine, c'est dans ces instants où elle a sa garde plus basse que d'habitude. Mais ce n'est pas pour autant qu'elle est idiote. Sa confiance en soi et son audace font d'elle une personne qui arrive à surprendre les gens et même ceux qui sont en général, blasés.

Des fois, elle comme un mur de glace, froide et impassible, c'est aussi aléatoire que son humeur qui change d'un coup comme ça sans prévenir. Ce qui peut la mettre hors d'elle, c'est quand on la touche sans lui demander son autorisation et en particulier si c'est un homme. Là en général elle le regarde d'un air implacable et menace de lui couper la main si jamais il la touche de nouveau ce qu'en général, personne n'a osé faire ou presque.

Les enfants sont les seuls êtres qu'elle se retient de tuer car ils sont l'innocence même, sauf si jamais ils sont une menace. Étant une femme ayant perdu ses parents, il répugne aussi à tuer des hommes et des femmes avec des enfants. Et comme il a été dit, seul le fait qu'ils soient une menace la pousse à les tuer.

Son sens de la justice est assez simple, d'un côté, les personnes qui veulent le bien et évite un maximum de faire le mal et ceux qui ne vivent rien que pour eux et sont sans pitié à faire le mal. Cette vison de sa justice est aussi solide que sa lame peut l'être et rien ou presque peut la faire changer d'avis.

Si l'existence d'Ehol change quelque chose dans son comportement? Non pas du tout, bien qu'elle accorde le fait que son culte est motivé par des bonnes intentions, ce n'est pas pour autant qu'elle est du genre à prier. Mais malgré tout, elle a un du respect pour ceux qui se battent pour leur croyance et qui font preuve d'une grande détermination.

À la fois franche et honnête, Baiken est une femme qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et tape du poing pour se faire entendre s'il le faut. Voilà le genre de femme en acier trempé qui a le comportement d'un homme parfois et l'assume clairement tout en donnant une droite si jamais une personne lui reproche cela.

Néanmoins, un instinct sommeil en Baiken ; la soif de sang. Son pacte commence à engloutir de plus en plus sa raison et la pousse à prendre un plaisir à sentir sa lame trancher un corps pour en sentir sa victoire et avoir l'odeur du sang lui monter aux narines. Mais qui sait ? Baiken finira t-elle comme une meurtrière ou bien arrivera t-elle à outrepasser cet instinct ?

Influence


Baiken est connu dans Terra comme étant un maître d'armes qui a eu des élèves qui ont été incapables de tenir son entraînement. Mais là où sa réputation est plus forte, c'est à la capitale où un certain nombre de personnes savent qu'elle tient un centre de formation qui est aussi sa maison. Elle a volontairement rependu la rumeur comme quoi elle recherchait un adversaire unique, qui saura lui apprendre une chose qu'elle recherche.

Ses frères sont tout aussi connus qu'elle, sauf que leur réputation dit qu'ils sont toujours derrière leur soeur qui les représente. Jin est connu pour être un humain voulant prouver que ceux sans magie et pacte peuvent devenir aussi bon que les mages et les pactisant, méprisant ceux faisant preuve de facilité.

Kenshin est connu pour être un mage accomplit et qui est l'ombre de sa soeur, on sait que si Baiken est là, Kenshin n'est jamais loin d'elle, toujours à la surveiller. Dernièrement, Kenshin a été vu comme étant totalement prit dans une transe comme sa soeur.

Ces derniers temps, Baiken a prouvé aux autres maitres d'armes de Terra qu'elle est bien supérieure et faisant entendre à tout ceux l'ayant écouté comme quoi elle a décidé de voyager pour atteindre l'essence même du combat et que la voir comme une déserteuse ou bien une traitresse serait ridicule vu qu'elle n'a jamais dit qu'elle allait former une armée chez une autre nation.

Histoire


Je dois raconter mon histoire ici-même ? Bon d'accord, je vous préviens, ça ne sera pas rose, la réalité de ce monde est parfois choquante au point de ne pas pouvoir la supporter et c'est moi qui le dis.

Mes plus vieux souvenirs remontent alors que je n'avais que cinq ans, ça fait jeune hein ? Ah bah oui je suis bête, vous ne pouvez pas répondre. J'arrive à peine à me souvenir du peu de ce que j'ai pu comprendre.

Tout commença donc une nuit, je me souviens que j'étais avec mes frères et on se cachait de quelque chose dans une forêt je crois. Il pleuvait en plus, de quoi attraper une belle maladie à en crever de froid. On était au pied d'un arbre à se tenir l'un contre l'autre, Jin était le plus vieux donc le plus responsable d'entre nous trois, je me souviens qu'il disait toujours que ça allait aller mieux, que papa et maman allaient revenir pour nous protéger.

Je n'ai aucun souvenir de mon père et ni de ma mère faut dire, d'un côté ça me laisse de marbre mais d'un autre côté je regrette de ne pas m'en souvenir. J'aurais aimé avoir en mémoire leurs visages mais bon... Le passé est le passé, ça ne sert à rien de le regretter, mais je sais que je les aimais et ça me va parfaitement. Le tonnerre se faisait entendre et résonnait dans mon petit corps tout fragile.

J'avais peur, même mes frères avaient cette peur même si pour Jin, c'était moins visible, il voulait se montrer fort. On a attendu au pied d'un arbre je ne sais pas combien de temps, Kenshin et moi étions dans les bras de l'un et l'autre à vouloir se rassurer mutuellement. Cette peur pour nos parents était tout ce qu'il y avait de plus normal mais nous terrorisait sur place.

Après je ne sais pas combien de temps on a attendus comme ça mais, je sais qu'au bout d'un moment, un vieil homme est venue nous voir. Je le revois encore nous tendre sa main tout en nous disant qui il était car nos parents lui avaient demandé d'aller nous récupérer. Il nous a dit nos prénoms en gage de confiance ce qui nous rassura d'avance, c'est ainsi qu'on s'est mis en marche encore sous l'effet de la peur, surtout en regardant le vieil homme, ses vêtements étaient abîmés, il était même un peu blessé, mais on s'en fichait.

Tout ce qui comptait pour nous était de revoir notre père et mère. Ce qui me troublait est que le vieil homme ne disait rien durant le voyage, comme s'il tentait de cacher quelque chose. Plus je le regardais, moins j'avais peur, comme si son visage m'apaisait alors que je ne le connaissais pas. Mais, je restais avec Kenshin et Jin quand même, il aurait été fou que j'aille vers un inconnu combien même il prétendait connaître nos parents.

Finalement, on a été dans une maison ou du moins, ça en avait l'air, j'ai du mal à me souvenir du voyage en question, ça remonte loin mine de rien. Il nous a dit de se mettre à l'aise le temps qu'il aille chercher de quoi nous sécher et avoir chaud. On était dans ce qu'il pouvait ressembler au salon de la maison à côté d'une cheminée éteinte, mais au moins, on était à l'abri de la pluie, ça nous a pas empêchés de regarder comment était fait le salon de cet endroit.

Au premier abord, ça avait l'air vieux mais en faisant attention, on voyait des tas de choses fascinantes. Mais ce qui attira notre regard fut un sabre accroché au mur qui était bien trop haut pour nous mais pour nous, ça avait l'air d'être un trésor. C'est pour cela qu'on a été chercher un siège qui était présent dans le salon pour décrocher le sabre. C'était tellement attirant que même Jin n'avait d'yeux que pour cette chose qu'on tenait avec nos petites mains.

Jin fut celui qui le dégaina pour regarder la lame qui nous fit ouvrir grand les yeux tout en ayant la bouche ouverte. Ce fut la plus belle chose qu'on est vu je crois, le métal de l'arme brillait de mille feux comme un soleil miniature. Une imposante main vint se poser sur nos épaules, ce qui nous fîmes sursauter sur le coup. Le vieil homme était de retour avec des couvertures et du bois.

On lui laissa remettre à sa place ce sabre qui nous avait complètement subjugués. Pourtant quand j'y repense, j'avais la sensation d'avoir déjà vu une arme comme celle-là, comme quoi je devais avoir des parents avec ce genre de choses. Je sais pas pourquoi, mais on n'a jamais osé lui demander si on allait revoir nos parents, peut-être que sans le savoir, on avait accepté le fait de ne plus les revoir et de dépendre de cet homme.

Gentiment, il nous donna son nom, Darius. Bien qu'il eût l'air vieux, j'avais la sensation que son apparence cachait quelque chose de mystique, presque mystérieuse. Tout doucement, on apprenait à vivre de cette situation même si on n'était pas vraiment encore habitué à tout ça.

C'est ainsi que, on a habité cette maison avec le vieil homme qui se révéla être un incroyable maître du sabre. Un jour je lui ai demandé si je pouvais devenir aussi fort que lui, il m'a fait un sourire tout en me disant que oui je pouvais et qu'il aimerait que je sois encore meilleure que lui. Mes frères n'ont pas cherché à savoir que tout de suite, ils ont voulu apprendre à leur tour.

Voilà comment s'est passé le tout début de mon existence. D'un chaos apparent, l'ordre est venu dans ma vie.

Des mois et mois passèrent à vouloir m'entrainer tant bien que mal malgré ma fragilité apparente, mais j'avais ce feu intérieur qui me poussait à me dépasser. Jin et moi on se battait avec des morceaux de bois sous la surveillance de notre maître qui observait en premier lieu, notre façon de combattre. Kenshin avait été envoyé après d'un mage qui dévoila en lui un talent pour la magie ce qui me rendit heureuse pour lui.

Entre Jin et moi, il était le plus rigoureux et le plus sérieux alors que j'étais toujours amatrice de farces envers notre maître qui en riait souvent. Mais durant la majeure partie de notre temps, on faisait des exercices physiques et mentaux comme la méditation, faire le vide dans notre esprit était dur mais on arrivait toujours à s'en sortir à peu près dans un premier temps.

On grandissait petit à petit et vint un moment très important dans ma vie; le pacte avec Kenshin. Jin était le premier choix mais il estimait déjà qu'il allait prouver sa force par sa seule maîtrise et qu'un pacte ne le rendait que plus faible pour juger sa propre force. C'est sur les consignes de notre maître que Kenshin et moi avons fait notre pacte alors qu'on avait onze ans.

C'était unique comme sensation et je me suis sentis encore plus proche de mon frère que je ne l'étais déjà à la base. C'est à partir de ce moment que j'ai découvert le pouvoir du pacte que je venais de découvrir. Un don aussi incroyable que l'extension de ce que j'étais. Avide de savoir de connaissance dans mon art, je pouvais enfin apprendre bien plus rapidement lors des entrainements.

Durant des journées entières, j'usais de mon don pour saisir les gestes et les comprendre que Jin faisait alors que je m'entrainais avec lui. Je l'utilisais tellement que j'avais la sensation que de ne pouvoir voir que par cette façon, comme si j'étais comme ça depuis toujours. Je me suis même regardé ainsi dans un miroir, c'était étrange, je me voyais faire des gestes que je savais pourquoi et comment je les faisais mais mes yeux me disait cela avec plus de précision que j'en avais à cet âge. Mes yeux avaient cette couleur unique en leur genre ce qui me rendit fier de moi.

C'est à partir de mes douze ans qu'enfin notre maître nous entraîna directement en s'opposant à nous avec des sabres en bois à notre taille. Kenshin n'était pas vraiment porté sur les sabres mais plus sur sa maîtrise magie ce qui ne me dérangeait pas car maître Darius n'était pas un mage mais une personne comme moi. Il m'a expliqué que malgré son âge avancé, il gardait la même force de ses vingt ans.

C'est pourquoi il laissa Kenshin subir une formation d'un mage alors que Jin et moi-même tentions de devenir meilleurs l'un et l'autre et la différence se fit sentir durant un duel que je prouvais mon talent devant lui et le mit à terre. J'ai crié ma joie quand je le vis au sol à être stupéfié par le résultat. Darius se mit à nous applaudir et nous féliciter pour ce spectacle qu'il estimait joli. Un duel en soi est magnifique car il implique un respect et le consentement des deux personnes.

Sa philosophie et son mode de pensée me poussaient à vouloir en apprendre plus sur lui, savoir quel était son intention à faire de nous ses élèves. Bien sûr, il m'a enseigné à me battre à mains nues dans le cas où je n'avais pas le temps de dégainer mon arme: les poings, les coudes, les genoux et les jambes, voilà ce à quoi j'ai appris à me servir. Bien que ce fût rude et insoutenable, je voulais que maître Darius soit fier de moi.

Il me disait toujours qu'il était surpris par ma détermination et mon besoin de prouver que je pouvais être meilleure à chaque entrainement. C'est lors de mes quinze ans qu'il me confia un vrai sabre, mais toujours en me disant que c'était un instrument et que la personne qui la tient est celui qui le dirige pour en faire son art.

Les années passèrent alors que ma formation continuait, la relation entre Kenshin et moi devint symbiotiques, nous sommes devenu une seule entité, que ce soit en combat, que dans la vie de tous les jours. Je cernais de plus en plus les limites de mon don et tentais toujours de les repousser quitte à rester toute la journée avec mes yeux à me concentrer. Des fois on s'amusait à rester un peu loin de l'autre mais ça ne durait pas longtemps en général. Jin se montrait toujours aussi persistant et ça donnait des résultats prodigieux que même moi, je trouvais ça stupéfiant.

Je ne sais pas pourquoi, mais un soir, je me suis vêtue de noir et je suis allée faire une sortie discrète. J'avais un besoin irrépressible de me mettre en situation de combat, mais pas un faux combat, un véritable. Durant un certain temps, je parcouru une forêt où enfin j'ai trouvé un chemin, deux personnes équipées en armes et armures se baladaient. Ayant un caillou dans une de mes mains, je le lançais droit sur la tête d'un des deux types... Et bim ! En plein dans la tête. Il a gueulé et dégainé son épée en hurlant qu'ils étaient attaqués... C'est à moitié vrai, je n'avais pas l'intention de les tuer, mais de me mesurer à une vraie menace.

Du haut de l'arbre, je me suis mis à sauter pour me mettre en face d'eux le tout, en faisant une pirouette. Je n'avais pas oublié de cacher mon visage d'un tissu en ne laissant voir que mes yeux et encore, même avec une torche, il n'était pas si simple de les voir. Tout de suite, ils se sont mis à hurler ce que je voulais et pourquoi avoir osé faire un tel acte. Je me suis mis en position de combat en activant le pouvoir de mes yeux, la seule chose que j'ai dite était de me vaincre pour savoir cela.

C'est alors que l'un d'eux se rua vers moi en brandissant son arme en l'air, prêt à me frapper. D'un pas de côté, j'esquivai son attaque pour lui donner un coup de pommeau au menton en dégainant mon arme ce qui le surprit et le déséquilibra.

Pour éviter de les tuer, j'ai mis mon sabre à l'envers, là où le côté n'était pas coupant du tout. La seconde personne en profita pour tenter un coup d'estoc mais mon protège bras gauche dévia la trajectoire de son coup pour le porter juste à côté de mon épaule. Levant mon pied gauche, je lui mis un coup de genou dans le ventre avant de m'écarter pour ne pas à me prendre l'assaut de l'autre homme.

Mon avantage était avant tout la vitesse, l'agilité et la précision, la force était de leur côté. Derrière mon tissu, je souriais, j'adorais combattre comme ça pour de vrai, je me sentais vivante, une forte excitation au point que mon corps tremblait. J'en voulais encore, bien plus. Cette fois, ce fut moi qui me jeta sur eux, un coup horizontal que je tentais de mettre fut intercepté par une épée mais je m'approchai encore plus pour prendre par le col, l'un d'eux pour lui mettre un coup de boule sans la moindre gêne.

Voyant l'autre homme recommencer à brandir son arme en l'air, ma main libre lâcha le col de mon premier choix pour se porter sur l'un des bras de ma seconde cible pour le surprendre et le repousser d'un autre coup de genou qu'il esquiva avant de me porter un coup de poing dans le ventre. Je m'y attendais pas de leur part, moi qui croyais à une vraie partie de plaisir et bah non, ils m'offraient un vrai défi. Et aller ! Un coup au visage, et encore un au ventre. Je fis un bond par réflexe en ne sachant pas du tout où j'allais.

Fort heureusement, j'avais de l'espace dans mon dos et en face. Je jubilais, sentir mon coeur battre à toutes rompre, mon corps se mettre en situation de combat, j'adorais ça. C'est là que je pouvais enfin sentir cette vie en moi se battre pour se maintenir en vie. J'étais donc en sueur, devant deux gars qui savaient se battre et qui n'avaient pas l'intention de me donner une victoire trop facile.

Je rangeais donc mon sabre mais dans le sens inverse de la lame tout en prenant une longue inspiration. Il était temps d'en finir, de porter mon attaque finale, ça allait être rapide et intense. Cette fois je me suis lancée au même moment où leur attaque était lancée rien que pour me prouver que je n'étais pas faible. Un pas, un autre, puis encore un autre.

Le bruit du sabre qui sort de son fourreau, le choc du métal, un cri étouffé, un bruit de corp qui tombent au sol... Un autre. Le vent qui se lève, les feuilles qui bougent en rythme, deux yeux regardant le sol... Les miens. Non je ne suis pas au sol, je tiens debout, le sabre dans mes mains à trembler de partout. Je me retourne, les deux corps sont inertes, mais pas morts, ce n'est pas mon genre de tuer juste comme ça. Déjà c'est cruel d'une certaine façon et puis c'est pas cool, ils n'ont rien fait de mal en soi, mais je suis heureuse d'avoir réussi à vaincre deux types armés.

Le temps de rentrer était venu, mais avant, je mis les corps des types sur le bord du chemin par respect. Ils garderont un sacré souvenir en tout cas, et je reviendrais sûrement sur le bord de cette route pour voir s'il y a des gens capables de m'offrir un vrai défi, j'avais besoin de me sentir vivante comme cette fois-là.

Le jour de mes vingt ans a été spécial pour moi, dans le sens où j'ai eu quelque chose auquel je pensais pas que ça m'arrive. Pour faire simple, un jour, alors que je me baladais dans une ville avec mes frères, j'avais décidé d'aller voir une taverne juste pour le plaisir d'y boire un verre. Quand je suis entrée, j'ai entendu des sifflements venant des hommes... Tous des sales types, je ne peux pas les blairer rien que pour ça.

Heureusement que Jin et Kenshin étaient allés chercher des provisions, sinon je crois que la taverne aurait été mise à mal. Le temps de me commander à boire qu'un gars en armure m'accosta en me disant qu'une demoiselle aussi jolie que moi devrait pas trainer avec une arme. Je me suis contentée de lui dire que si j'avais une arme, ce n'était pas pour faire joli et impressionner les gens. Il s'est mis à rire de ma remarque pour me dire que sans, j'étais encore plus belle.

J'ai grogné tout en buvant mon verre alors que mon autre main se posa délicatement sur le manche de mon sabre pour le prévenir de me foutre la paix. Il baissa les yeux tout en faisant un pas en arrière pour laisser la place à un homme qui lui, était habillé de manière bien plus élégante. Il me dit de pardonner le comportement de son ami et de me payer un verre du meilleur vin de l'établissement.

Il était charmant, pas désagréable à le regarder et souriant. Sa façon de parler avait ce côté poli et respectueux, c'est même avec surprise que je l'entendis dire qu'avoir une arme en tant que femme était courageux et méritait un grand respect. J'ai senti mon coeur faire un bond rien qu'à cette remarque, mais il n'était pas question que je me fais avoir par le premier gars correct que je croise, non mais oh !

Bon je n'ai pas non plus été mauvaise avec lui quand même, après tout il était sympa avec moi. Tranquillement, il me parlait en racontant un peu de sa vie, comme quoi il était dans l'armée de Terra mais contrairement à ce que je pensais, lui était à part. Moi qui pensais que tous les types dans l'armée de Terra étaient des idiots sachant même pas être gentils et agréables bien que réputés pour être la meilleure formation du continent.

Cet homme disait que j'étais comparable à une fleur avec des épines, qu'il fallait faire attention avec moi... Il n'avait pas tort dis donc. Si Jin et Kenshin aurait vu ça, je doute qu'ils lui auraient laissé l'occasion de me parler de cette façon. Le temps passait et je me mis à sourire à certaines de ses remarques, il m'a même fait rire ce qui est rare mine de rien.

Je me suis même surprise à rougir quand je le fixais dans ses yeux, mes frères auraient dû venir plus tôt ! Et non ça ne me gêne pas de m'en souvenir !

Le soir vint et toujours en sa compagnie, il me proposa que je le raccompagne à son cheval qui était à la sortie de la ville car il voulait me dire quelque chose à l'abri des oreilles. C'est donc ainsi que je l'accompagnais à travers la ville à l'entendre parler, mais je le fixais, tâchant de savoir ce qu'il pouvait penser, si cette attitude n'était qu'une façade. Quand vint le moment où nous étions à la sortie, lentement, je me suis tournée vers lui pour lui dire qu'il était temps.

Il soupira et me dit qu'il trouva ça dommage que je ne pouvais pas venir avec lui, comme quoi il aurait aimé pouvoir rester avec moi pour continuer à parler. Il est vrai que ce fut très sympathique de pouvoir parler à un membre de l'armée de Terra et qui ne soit pas un sale type qui abuse de son autorité. Avant de monter sur sa monture, il s'approcha de moi, de plus en plus près, je retins ma respiration mais juste avant, je le vis sourire et reculer avant de prendre ma main et de me faire un baisemain.

J'ai cru que mon coeur allait s'arrêter de battre à force de retenir ma respiration. Sa voix se fit entendre pour dire qu'une princesse comme moi méritait de trouver une personne capable de lui offrir un royaume sans hésitation. Encore une fois, je me mis à rougir sans rien dire, pour finalement le voir monter sur son cheval avant de galoper au loin sans que je le quitte des yeux. Je soupirais, comme si quelque part, je voulais être encore avec lui. Je n'aurais pas cette réponse mais il m'a donné une bonne humeur après ça.

Quand je me suis retourné, ce que j'ai vu m'a surprise au plus haut point, mes frères... J'ai cru qu'ils allaient me faire une scène mais rien au final. À croire que c'était leur plan de me laisser parler à un homme, je croyais que c'était ça ! C'est pourquoi je me suis senti encore plus mal à l'aise au point de mettre un coup de poing à Jin au ventre et une tape derrière la tête de Kenshin. C'était fourbe de leur part ! Bah quoi ? C'est vrai non, ce n'est pas sympa de me mettre dans une situation comme celle-là.

Mais au fond, je me sentais bien, heureuse d'avoir eu un moment comme ça, je voulais revoir cet homme mais les chances étaient minces malheureusement. Mais il restera dans un coin de mon esprit juste pour me souvenir que parfois, il y a des gens dans l'armée qui ne sont pas mauvais.

Toujours est-il que ce n'est pas pour autant que j'ai rechigné mon entrainement et c'est sur ce point que j'insiste, une fois j'ai vu mon maître devant un morceau de bois. Je le vis se mettre dans une position particulière, c'est pourquoi j'ai usé de mon don pour percevoir ce qu'il allait faire. Mes yeux se sont ouverts comme jamais, je voyais et je comprenais pourquoi il faisait ça. Son intention dans tout ça était d'exécuter une technique que je pensais impossible à faire. En un clignement d'oeil, je l'ai vu avancer vers le bout de bois et donner un coup... Non deux, mais à une vitesse difficilement perceptible. Heureusement que j'avais mon don pour arriver à en saisir l'essence même de son attaque.

Fallait que je tente de faire la même chose ! C'est pourquoi j'ai fait une tentative; j'ai pris un bout de bois, je le mis en équilibre sur une planche avant de me mettre en position. Ah c'est sûr que ça se voyait que je n'avais pas encore la maîtrise pour être parfaite dans l'exécution de cette technique. J'ai lancé mon attaque mais j'ai juste réussi à faire un coup et encore... Il n'était pas vraiment parfait.

Je ne sais pas combien de temps j'ai pu tenter d'exécuter ne serait-ce une seule attaque mais plus je tentais, plus mon coup allait vite. Je me suis forcée à faire un maximum de coups avant de me reposer. Une fois, je me suis même blessée à une de mes mains à cause d'un mauvais mouvement de la main. Ça me faisait mal mais un bandage et on en parle plus, je continuais jour et nuit pour enfin faire la première attaque quand enfin, un soir de pleine lune. La fatigue et mes muscles n'en pouvaient plus, la sensation de devenir un cadavre n'avait jamais été aussi présente.

Je voulais tout donner dans ma prochaine attaque, ne faire qu'un avec mon arme, la sentir entre mes mains, fermer les yeux pour visualiser le point critique où je devais frapper. Un pétale de fleur tomba sur ma lame qui fit la plus infirme des vibrations sur mon manche. Un pas en avant, le tissu de mon vêtement qui bouge, un éclat de lumière dans la nuit, une goute du sang qui tombe sur le sol. Un morceau de bois qui tombe par terre, mes yeux à moitiés fermés qui scrutaient un point fixe dans le vide.

Ce que j'avais fait était le point de départ de la technique de mon maître, cette première attaque était sûrement un exploit en soi car il s'agit de placer un coup à une très grande vitesse tout en faisant en sorte de pouvoir en placer deux autres ce qui était encore hors de ma portée. Une seule attaque était déjà quelque chose d'unique, mon maître m'avait dit que rares étaient ceux à pouvoir obtenir le savoir et la maîtrise suffisante pour accomplir la technique au grand complet. Qu'il existait des gens dans ce monde qui savaient faire cette technique réputée comme magique alors qu'il ne s'agit que de la pure maîtrise.

C'est pourquoi j'ai pris du repos, énormément de repos une fois que j'avais acquis la base. Je pense que je suis resté au lit durant une semaine et il m'a fallu un moins pour retrouver l'usage complet de mes mains. Ce n'est pas pour autant que j'ai arrêté de m'entraîner, je me suis concentrée sur le corps-à-corps pour m'endurcir le corps. Je frappais des buches de bois pour me rendre les jambes bien plus résistantes et pour pouvoir encaisser la douleur ce qui était radical d'un certain point de vue.

Bon je souffrais et pas qu'un peu mais au moins, je savais que c'est à travers cette souffrance que je pouvais devenir plus forte. Je me fichais bien de ce que pouvaient penser les gens vis-à-vis de ça, mais c'est ainsi que je passais mes journées. En tout cas le temps que je puisse reprendre mon sabre sans avoir mal aux mains. Plus je frappais, plus l'envie d'y aller plus fort me tentait, je faisais même des expériences comme le fait de casser des planches de bois avec mes mains.

C'était marrant et impressionnant quand même, et utile aussi, faut pas oublier ça. C'est comme ça je suis devenue ainsi. Quand vint le moment de reprendre en main mon sabre, je pouvais me sentir plus forte et sûre de moi. Mais fallait que je fasse mes preuves pour être certaine de moi. À nouveau je mis un morceau de bois sur une buche en équilibre, et cette fois-là, j'ai réussi à nouveau l'exploit sans me faire le moindre mal, comme si ça avait toujours été dans mes capacités de pouvoir faire une telle attaque.

La seconde étape... Voilà mon prochain objectif que je croyais facile au début, mais cette fois, j'ai jamais su le faire, j'en comprenais la composante mais le faire demandait un petit truc que je pensais être déjà acquis... La maîtrise. Oui c'est bête mais c'est ainsi.

Pourtant je n'abandonnais pas, et ce fut la bonne chose à faire car pour parvenir à un tel niveau, faut s'entrainer sans relâche. Mais ce n'est pas pour autant que j'ai réussi à le faire, mais j'estimais que mon niveau était respectable. C'est pourquoi j'ai fait en sorte de m'entraîner avec Jin et Kenshin pour mesurer notre force respective.

Étant donné que Kenshin était un mage avant d'être un sabreur, il lui était impossible de lutter contre moi sur ce terrain. Jin était le seul qui pouvait me donner un défi digne de ce nom. Chaque combat était un vrai supplice que ce soit pour lui, comme pour moi. Kenshin aussi s'y mettait, parfois il cherchait à s'entrainer avec moi mais, n'étant pas spécialisé dans la même chose que moi, il faisait pâle figure. Mais on n'a jamais été aussi proche entre nous.

Kenshin et moi, on a même fait en sorte de faire une formation en combat, je vais au corps-à-corps et dès que Kenshin est prêt, je m'écarte pour lui laisser le champ libre afin qu'il puisse lancer un sort. On a d'ailleurs testé ça sur Jin et ça a parfaitement marché, le sort était très faible et ne lui a rien fait mais c'était pour prouver que notre formation était parfaite.

Harmonie et compréhension, c'est notre base de la formation qui fait de nous une unique entité. On a passé toutes ces dernières années à vivre ainsi, à s'entrainer continuellement, à savoir ce que pense l'un et l'autre d'un simple regard. Notre maître avait de quoi être fier de nous et c'est là que le temps de faire ce qu'il s'imposait arriva.

Un jour, alors que je prenais une pause, Darius s'est mis à côté de moi en fixant le ciel un peu pensif. On est restés comme ça dans le silence jusqu'à qu'il me parle du passé au moment où il nous a récupérés au pied d'un arbre. Tranquillement, je l'écoutais à raconter au combien il ne s'attendait pas à qu'on soit devenu aussi fort, que si lui le reconnaissait, c'est que c'était un vrai compliment.

Ce que j'ai entendu ensuite m'a choquée, au plus profond de moi, je crois que s'il n'avait pas l'air aussi sérieux, je ne l'aurais pas cru.

"Vos parents... C'est moi qui les ai tués, tout simplement parce que nous avons fait un combat à mort. Je t'attendrais dans la prairie, tu as le droit de te venger maintenant."

J'ai cru défaillir sur place, même après qu'il soit parti, j'ai mis je ne sais combien de temps à assimiler ce qu'il venait de me dire. Une fois que je me suis levée, j'ai pris mon sabre et la colère en moi monta assez vite. Former les enfants de ses ennemis aura donc été son ultime erreur... Ou pas.

Un jour de pluie, l'arme à la ceinture, la nuit qui est sur le point de tomber. La foudre se faisait entendre au loin, comme si je plongeais dans le passé, cette nuit où mon maître nous prit sous son aile. Je me fichais bien de la pluie ou de la foudre, tout ce qui comptait pour moi était cet homme en face de moi, celui qui tua mes parents sans la moindre pitié. Mon maître... Celui qui m'avait tant appris allait mourir de ma main, je me le suis juré de lui faire payer la mort de ma famille par sa mort. Je sentais la rage couler dans mes veines, je voulais tellement qu'il souffre pour qu'il puisse me supplier de l'achever.

C'est avec lenteur que je le vis se montrer en face de moi, son sabre à la main, brillant comme jamais. Les gouttes d'eau qui tombèrent sur la lame faisaient encore plus briller le métal alors que mon arme restait dans son fourreau, c'est avec cette même lenteur qui je posais ma main gauche sur le pommeau.

La colère avait beau m'envahir, je ressentais de la peur face à lui, je savais qu'il était fort, peut-être même plus que moi mais je m'en fichais de mourir si cela pouvait venger la mort de papa et maman. Je tremblais, j'avais froid, mais cette motivation qui me poussait à tuer cet homme me faisait avancer.

Dans un bruit de tissu, je me ruais vers lui et il fit de même, cette vitesse que nous avons en commun fait jeu égal. D'un coup, un bruit de métal se fit entendre, j'avais donné un coup horizontal en même temps que mon dégainement et il donna un coup à la verticale pour contrer de manière optimale. Ce geste a fait que nous nous sommes retrouvés dos à dos, un retournement et un nouvel échange de coups.

Durant cet échange, j'ai vu son visage... Je voyais une expression neutre mais dans ses yeux, je voyais... De la tristesse ? Je ne pouvais pas le dire sur le coup mais je pouvais voir dans ses yeux cela. Combien de coups on s'était donnés ? Combien de blessures j'ai eues ? Combien de fois je sentais mes jambes trembler au point de vouloir me lâcher? Je refusais d'abandonner, la justice devait agir et maintenant.

Mon sabre faisait pâle figure face au sien mais il tint bon, car il est un instrument de justice. Il tranche ce qui est mauvais et je suis le juge qui décide de ce qui est mauvais. Notre combat dura sûrement au moins une heure car il y avait des moments où nous étions justes en face de l'un et l'autre à se juger. Je l'entendis parler pour me dire que j'étais une bonne élève, qu'il était fier de moi ce qui provoqua une sombre colère en moi.

Je criais ma fureur, je ne voulais plus qu'il voit en moi une élève mais comme un adversaire. Je ne voulais plus le voir comme un père adoptif, ni comme un maître qui m'enseigna tout ce que je savais mais comme l'assassin de mon père et ma mère. Je me forçais à le combattre de toutes mes forces. La foudre tomba à nouveau pas loin de là où nous étions, je ne bougeais pas, me contentant de le fixer en tenant mon arme avec mes deux mains alors qu'il tenait son arme d'une seule main.

Encore une fois, nous nous sommes rués en brandissant notre arme, prêt à opposer nos forces respectives. Le choc fut brutal tandis que, comme toujours, nos yeux se fixèrent l'un et l'autre. Toujours cette tristesse qui me déstabilisait mais ne retenait pas mes coups.

Nos corps étaient sous le coup de la fatigue, nos mains étaient recouvertes de sang mais fermement accrochées à notre arme. Alors qu'une nouvelle fois, un éclair frappa le sol au loin, il était temps d'en finir. Maître Darius et moi-même étions en posture, le dos sur le côté, le sabre placé à hauteur de la tête à l'horizontale.

Bien que je ne sache qu'exécuter qu'une seule attaque, j'étais sûre de pouvoir faire la seconde ici même. Il le fallait car je n'aurais pas de seconde chance. L'esprit vide, la concentration absolue, rien autour de moi ne détournait mon regard de ma cible. Avec une parfaite synchronisation, nous nous avançons l'un vers l'autre une dernière fois pour porter l'attaque finale.

En un instant, je portais mon attaque à travers la sienne qui fut aussi fulgurante. J'ai senti la froideur de son coup à mon oeil gauche pour en laisser une gerbe de sang alors que mon arme exécuta ce pour quoi je l'avais bougée. J'ai immédiatement mis ma main gauche sur mon oeil en grognant comme si j'étais un animal.

Avec lenteur, je me suis retourné pour voir quel était le résultat de mon action. Je le vis juste en face de moi à ma plus grande surprise. Je ne m'attendais pas à le voir d'aussi près et j'ai cru que la fin était venue pour moi. Mais, contrairement à ce que j'ai cru, il s'effondra dans mes bras, c'est là que j'ai compris que j'avais réussi à l'abattre.

En effet: j'avais fait l'exploit de me surpasser et placer la seconde attaque de l'envol de l'hirondelle quoique ce fût la première fois que j'avais réussi. Je vis un sourire se former sur son visage alors que je le posais soigneusement sur le sol.

Il eut même un petit rire alors que je le regardais. Je l'entendis me dire qu'il était heureux qu'enfin je puisse le surpasser en tout point, que c'était ce qu'il cherchait, à mourir entre mes mains pour se repentir du crime d'avoir tué mes parents. Il s'en voulait tellement que son but était d'attendre que l'on soit assez fort pour qu'on le tue ce qui n'est que pure justice.

Je ne lui portais plus un regard plein de haine mais de la tristesse, j'avais de la peine pour lui, d'entre nous tous, c'était lui qui avait le plus souffert de cette situation. Je versais même des larmes de mon oeil non blessé en lui demandant de ne pas mourir, de rester avec nous pour qu'on soit ensemble mais rien n'y faisait. La mort était son désir car la culpabilité le rongeait comme une maladie.

J'avais beau à le supplier encore et encore de ne pas mourir car il était comme un père pour moi, que sans lui j'étais en partie seule, rien ne changeait. De sa main droite, il mit son sabre dans ma main libre en me disant de terminer ce que j'avais appris. Que c'est comme ça qu'il serait heureux et pas autrement. Je le vis fermer les yeux avec le sourire alors que je me suis effondré sur son corps en pleurant toutes les larmes de mon corps.

Le lendemain matin, je me sentais faible, des douleurs de partout. Je pensais vivre un horrible cauchemar mais le corps de mon maître me fit craindre le pire. Je l'avais bel et bien tué avec sa propre technique que j'avais copiée avant qu'il me demande de la compléter pour de bon. Je crois que c'est à ce moment-là que j'ai eu le plus grand respect pour lui, le voir sourire alors qu'il était mort prouvait qu'il était un grand maître.

Prenant le temps de l'envelopper dans un de ses vêtements, je le soulevai pour le porter en direction de la maison avec respect et humilité. Mon oeil me faisait mal, je crois que je pensais avoir perdu la vue avec mais, quand j'ai tenté d'ouvrir cet oeil, j'ai faiblement vu des choses. Mais bon... Ce n'était pas le plus important, surtout quand Jin et Kenshin virent sa dépouille.
Leur visage était sous l'effet de la surprise que déjà Jin me demanda ce qui s'était passé à Darius et moi vis-à-vis de mon oeil. J'ai cru m'effondrer de nouveau mais finalement non, j'ai dit que je l'avais tué car il le méritait et c'était son désir, que c'était lui qui avait tué nos parents et que la mort était son châtiment pour ça.

Kenshin resta là, à avoir un air triste, partageant la douleur qu'il était possible d'avoir à ce moment-là. Jin lui, explosa de colère, hurlant que ce que j'avais fait était impardonnable, qu'à jamais il me détesterait pour cet acte. Il est parti en fracas de la maison en prenant son arme. La culpabilité pesait sur mes épaules, même Kenshin ne trouva point les mots et se contenta de me regarder avant de baisser la dépouille de notre père adoptif et maître pour dire qu'on devait l'enterrer car ce fut un être unique en son genre.

J'avais du mal à croire que c'était réel, j'aurais souhaité ne jamais le savoir, de continuer à vivre comme si de rien n'était. mais ce monde était cruel, tout l'était et rien que le fait de tenir l'arme de mon maître avait cette amertume que j'aimais pas du tout. Je respecterais la volonté de Darius mais avant, il fallait que je parle avec Jin. C'est pourquoi je lui ai dit que sa mort était ce qu'il voulait, que la justice était entre nos mains et qu'il a fait en sorte de mourir volontairement pour trouver la paix. Sa dernière volonté était que je puisse compléter cette technique qu'il n'a jamais pu faire lui-même.

Seulement, il restait un point que je devais méditer pour savoir ce que j'allais faire; qu'est-ce que j'allais faire ? Je n'ai jamais été fidèle à un pays et ce n'est pas aujourd'hui que j'allais me laisser guider par quoi que ce soit, seule ma lame avait ma loyauté. Je me fichais bien de là où j'étais, tant que je pouvais devenir plus forte, ça m'aidait, c'est pour ça que j'ai réfléchi.

Je me suis dit que pourquoi ne pas reprendre le flambeau de mon maître mais cette fois, je serais le maître des lieux. Un maître d'armes pour faire simple. Je prendrais des élèves sous mon toit et leur apprendrais ce que je sais pour être sûre de pouvoir voir un jour, la technique de mon maître être complète. Durant une année, mes frères et moi avions remis à neuf la maison et fait en sorte qu'elle soit plus accueillante.

Une fois que cela fut fait, j'ai attendu tout en continuant à m'entraîner, des élèves dignes d’intérêt et un certain nombre sont venus. Tous ont subi le même entraînement que moi mais aucun n'est allé au bout ou même au milieu. Après tout ça se mérite d'avoir une formation de ma part, je ne vais pas choisir la première personne qui arrive.

Néanmoins, il y a eu un élève qui a réussi à tenir mon entraînement de base, ça m'a surpris. Je voyais en lui un potentiel à exploiter pour tenter d'en découvrir les limites et je les ai vue. Sa limite fut la moitié de ma formation ce qui est pas mal du tout mais pas assez pour moi.

C'est donc ainsi que je continue à m'entraîner et à attendre un adversaire qui saura me donner le savoir que je cherche tant. Sûrement que je détiendrais ce savoir un jour, il le faut. Je veux un défi, venez à moi, faites moi sentir en vie, donnez-moi un combat digne de ce nom... J'attendrais le vrai adversaire qui saura me donner peur et crainte. Je veux apprendre sans relâche et accomplir ma technique.

Au final le temps passa mais... Je sentais mon sang bouillir d'impatience et tout cet instinct de faire couler le sang venir en moi au fur et à mesure que je sentais ma main tenir ma lame. Je devais me canaliser et faire en sorte d’exsuder tout ce besoin de manière sécurisé.

Au diable tout ça ! J'allais faire une chose dont je rêvais : aller montrer aux autres maitres d'arme que j'étais celle qui méritait son titre. C'est pourquoi j'ai pas hésité une seconde à me rendre dans chacun de leur domaine pour les défier et les affronter un à un. Bon ok je n'ai pas affronté TOUT les maitres d'armes mais un bon paquet pour assimiler leur façon de se battre pour inventer un nouveau style de combat que j'ai expérimenté.

Pour quoi utiliser uniquement deux lames avec ses mains quand on peut utiliser d'autres parties de son corps pour tenir d'autres lames pour se battre ? De toute façon... Je savais que rester uniquement à Terra ne m'était pas adéquat pour devenir meilleure. Je devais voyager et apprendre plus que le simple fait de me battre. Il fallait que je me canalise avant d'être totalement prise par la soif de sang et de combat avant qu'il ne soit trop tard.

Voilà pourquoi j'avais dis à Jin que je devais partir avec Kenshin pour que nous évitions de devenir bien trop emporté par notre pacte qui prenait bien plus de place qu'autrefois. Oh bien entendu, ça ne voulait pas dire que j'étais du genre à trahir Terra ou je sais pas quoi, mais je ne pouvais pas rester sans devenir un danger pour tous.

Peut être en apprenant encore de la part d'autres personnes, je trouverais un moyen de maitriser ce pacte qui m'englobe de plus en plus Kenshin et moi au fur et à mesure que le temps passe.

Ainsi, me voilà à partir en direction de l'extérieur de Terra avec mon frère pour trouver des réponses à mes interrogations.


Soi réel



Crédits: Baiken de Guilty Gear.
Des choses à améliorer?: Non rien.
Comment avez-vous connu ce forum: Je le connais avant cette nouvelle version.
Autre chose ?: Non.



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