Lapis Manae (PV Sophian - Baiken - Kyriel - Shanàn - Illya)



 

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Lapis Manae (PV Sophian - Baiken - Kyriel - Shanàn - Illya)

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Mar 3 Sep - 1:55
2 mars 762

Courir, courir, courir, COURIR! Elle ne pensait qu'à cela, elle ne devait penser qu'à cela. A travers la large cour, par delà les hauts grillages, et sur cette large colline. Courir sans jamais se retourner, courir jusqu'au salut, jusqu'à la liberté. La jeune femme en tenue de religieuse avait franchi les limites de l'Institut; sa robe blanche restreignait ses mouvements et son cœur menaçait de lâcher sous l'effort, ses épaules et son bassin étaient en sueurs et elle sentait à chaque pas son visage se rapprocher du sol. Son allure était irrégulière, paniquée, et elle tirait un jeune enfant par la main si fort qu'il semblait en souffrir. L'enfant n'arrivait pas à suivre, son poignet lui faisait mal, elle serrait trop fort... Mais il avait vu son visage lorsqu'elle l'avait emmené, il avait compris, non, il avait ressenti la peur immense qui l'animait.

Plus qu'une centaine de mètres, encore une centaine de mètres et ils seraient en sécurité. Ces hommes n'étaient pas assez fou pour les poursuivre dans un lieu saint, une fois là bas, ils pourraient demander de l'aide, une fois là bas... Un cri retentit derrière elle et la sœur fut emportée en arrière tandis que son protégé s'écroulait au sol. Emporté par la fatigue et désorienté, le jeune garçon avait trébuché sur la route et entrainé sa nouvelle protectrice dans la poussière et la terre. Ah... peut-être était-ce là sa punition... ? Elle s'était détourné des enseignements de la foi, elle avait péché par ignorance et alors qu'elle suivait la route de son destin, elle ne faisait que heurter plus de malheur encore. Le monde tournait, il tournait si vite qu'elle ne pouvait plus le suivre et un voile de brume rouge s'était levé sur l'horizon. Le ciel et bientôt le monde furent teintés de rubis, et la couleur du sang, la couleur du mal envahit tout son être.

- Et j'entre... Dans la rivière du monde... Où je ne crains... Aucun... Mal...

Lux æterna luceat eis...
_____________________

Au sud-ouest de Terra, au coeur d'une région autrefois déserte s'élève un orphelinat aux couleurs chaleureuses: l'Institut Raphaël. Fort de plusieurs dizaines d'années d'ancienneté, d'aucun raconte qu'il est apparu en même temps que Terra. De nombreux directeurs se sont suivis à la tête de l'institution et après avoir frôlé la faillite, il fut complétement rénové grâce à la générosité d'un mystérieux donateur. A cet instant l'Institut Raphaël prit un nouveau départ et l'établissement autrefois consacré à l'éducation de jeunes enfants de bonne famille se changea en refuge pour les orphelins et les sans-abris. Les institutions religieuses de Terra apportèrent leur soutien au projet et les couloirs sombres furent rapidement emplis d'une vie nouvelle et inondé de sourires.

Ici s'arrête l'histoire. Là commence la vérité.

Les jeunes enfants courant en liberté dans la cour, surveillés et éduqués par de jeunes religieuses en attendant d'être adoptés existaient bel et bien. Ils remerciaient à chaque instant le ciel de leur avoir accordé le salut, certains s'éloignaient du droit chemin et étaient sévèrement réprimandés, et dans l'aile annexe, d'anciens criminels venus chercher le salut parvenaient à trouver le repos.
Mais ce que tous craignaient, l'ombre funeste qu'ils redoutaient, se trouvait dans le sous-sol. Un lieu d'interdit, un lieu hanté, un lieu où les ombres évoluaient et se changeaient en bruit, sombre rumeur issu d'un cri perçant. Une douleur. Un regret. 'Et plus jamais ils ne revinrent'. Personne ne parlait du sous-sol, car lorsque les mots interdits franchissaient leurs lèvres, les ténèbres les dévoraient. Ce lieu a été fondé sur les ténèbres, pour que la lumière repousse à jamais le mal, leur disait-on.
Dans cet enchevêtrement de rumeurs et de peurs inconsciente, une seule vérité subsistait.
Ces murs gris avaient à jamais scellé leur destin.

- Alors, où en êtes-vous?
- La plupart des projets ont été retrouvés, il ne reste que cette bonne sœur et le projet Alpha.
- "Que"? Avez-vous la moindre idée de ce qu'il risque d'arriver si nous les perdons!?! Sécuriser Alpha et débarrassez-vous de la nonne! Sur le champ!
- Compris!

Maudits soit-elle cette impertinente...! Elle risquait de les faire tous couler à ce rythme là! Et permettre au projet Alpha de s'échapper... leur plus grande réussite, échappée?? Cette gamine était trop précieuse pour être perdue ainsi!! Cette femme aurait bien de la chance de se faire tuer par ses hommes et non par lui, car s'il l'avait retrouvée vivante...

- Directeur, le personnel commence à s'inquiéter...
- Je le sais bien!! Maintenez l'alerte incendie jusqu'à ce qu'ils soient retrouvés. Il n'est pas question de laisser filtrer quoique ce soit.

Ils n'échoueraient pas maintenant. Ils n'étaient pas encore assez fort pour résister aux forces armées de tout un pays, et ces terres lui étaient bien trop fertiles...
_____________________

- Comment va t-elle?
- Elle s'est calmée... la température a baissé et les marques ont disparu. Mais cette chose autour de son cou...
- ...

Le jeune homme posa sa main sur celle de l'enfant, sa température baissant immédiatement, comme s'il venait d'effacer l'origine même de ses tourments. Après quelques regards suspects aux alentours, il se rendit compte qu'il manquait quelque chose.

- Où est...
- Elle vient de partir. Je n'aimerai pas être à la place de ceux qui lui ont fait ça.
- ... Tu voudrais être à la sienne, pas vrai?
- Elle ou moi, c'est la même chose.
- ... Maman... Papa...

Les petites mains de l'enfant s'agrippèrent à la première chose qu'ils purent saisir et trouvèrent leur chemin vers la tenue sale du jeune garçon, arrachant un sourire des plus chaleureux à son amie.
Le vent souffla, et du ciel les rayons du soleil vinrent apporter une éclaircie bienvenue en cette belle matinée.
Un croassement retentit. Et un oiseau se posa sur le visage d'un homme d'age mur, à quelques mètres de là, le visage contorsionné dans la plus pure expression de douleur, un trou béant à la place du ventre.

________________________

Le directeur fit donner ses derniers ordres, il devait régler la situation au plus vite et reprendre le cours normal des choses. Heureusement aujourd'hui était un jour faste, un jour tranquille. Aucune inspection ce mois-ci, pas d'habitations à proximité, seulement cette église ennuyante au Nord qui devait être désert à cette heure-ci. La nonne avait surement pris ce chemin, mais dans le pire des cas... et bien, il avait entendu que certains criminels Ignisien avaient réussi à franchir la frontière, il serait vraiment terrible que l'un d'entre eux, désespéré, ne veuille s'en prendre à une église non?

Tout se passerait bien... les chasseurs étaient expérimentés, ils arriveraient à les retrouver avant qu'ils ne s'éloignent de trop. Croire c'est pouvoir. Tout rentrerait dans l'ordre, leur système de sécurité existait pour ces moments là...

_________________________

Pour sa première sortie hors des terres d'Aquaria, le Saint-Prêtre avait été escorté sur son bateau puis sur les terres Terranes par une "garde" aussi discrète qu'imposante. Afin de ne pas accroitre les risques, l'évêque de la prudence s'était permis d'utiliser à bon escient information et désinformation tant en sa cité que sur les terres qui l'avaient vu naitre. Après tout, une simple altération des faits ne consistait pas un mensonge, n'est-ce pas? Tout est affaire de perception, et qu'est-ce que la vérité objective, sinon la simple apposition de diverses informations subjectives?

Ainsi donc l'un des êtres les plus importants - et d'aucun diront, des plus inutiles - du continent avait-il parcouru les terres du royaume en toute sécurité et dans le plus grand anonymat. Il avait été conduit par des prêtres résidant en Terra par de nombreux petits chemins et ils n'avaient rencontré aucune déconvenue en route, si bien que son apparition pour l'inauguration de la grande église d'Halia mystifia toute l'assemblée. Oh cette église en elle-même n'avait rien de spécial, bien entendu elle était imposante et belle, dans une ville bien peuplée, mais ce qui la rendait si unique, c'est qu'à présent cette église se trouvait juste en face de la grande église d'Albio. De nombreuses protestations et de grands heurs se firent entendre lorsque la construction débuta, mais le projet était de montrer au pays, aux croyants et aux non-croyants que les deux cultes possédaient les mêmes racines et pouvaient s'accepter l'une et l'autre.

Après cette première apparition publique sur le sol Terran et un discours d'appel à la paix et à l'amour, le saint-prêtre, fut enclin à entamer un petit détour avant de rentrer, vers une église du culte d'Ehol construite sur les terres à l'Est d'Eholis où selon les récits, Ehol serait venu au monde.
Tandis qu'il profitait de sa visite en compagnie d'une jeune fille visiblement passablement ennuyée, une secousse se fit ressentir à l'intérieur de l'Eglise, faisant trembler quelques uns des chandeliers présents. Rien de dangereux, il y avait eu autrefois des légers séismes dans la région mais jamais rien qui ne fit s'effondrer un bâtiment. Toutefois, cette fois-ci, l'origine de ce tremblement n'était pas naturelle.
Les prêtres présents ne semblèrent pas accorder d'importance à la chose et un homme affolé - un des fidèles de la région si pieu d'arriver à cette heure - ouvrit en hâte les portes de l'Eglise.

- Monseigneur, venez vite! Une jeune femme, blessée, un enfant, et... et...

Avant qu'il ne finisse sa phrase, de violents vents percutèrent l'entrée du bâtiment et s'engouffrèrent dans celui-ci. Et à quelques dizaines de mètres de là, à l'extérieur, une jeune femme sur le déclin tenait contre elle un jeune enfant, tandis que les prêtres chargés de la protection de Sa Seigneurerie avaient choisi d'intervenir... Et la moitié d'entre eux avait déjà été mis hors d'état de nuire par une force inconnue.
... Oui, ces mêmes prêtres sélectionnés par l’Évêque de la "Prudence" lui-même...

___________________

Debout sur la formation rocheuse qu'elle venait de gravir, la jeune femme observait le terrain. Bien plus au Nord se trouvait une église, à moins d'un kilomètre de là, séparées par des forêts et collines, un ensemble de grands bâtiments cernés par des cloisons et un portail. Et rien que landes et forêts à perte de vue, avant de voir les premières traces d'un village, au Sud, vers lequel elle se dirigeait à l'origine.
Ces deux hommes venaient du Nord... et ce grand bâtiment semblait la meilleure option. Mais avant cela...

Son regard se porta sur un petit groupe plutôt hors du commun qui s'avançait dans sa direction. Non à vrai dire ils n'avançaient pas spécialement vers elle, peut-être se dirigeaient-ils vers la ville... mais un homme si fort transportant une petite fille...

Descendant la colline aussi facilement qu'elle l'avait montée, la jeune femme rejoint très rapidement le duo qui se précisait de plus en plus, jusqu'à ce qu'elle se trouve à portée de voix. Elle sauta avec une grande agilité sur le chemin qu'ils empruntaient, et se stoppa net.

- ...

De loin, il n'était pas impossible de se méprendre quant à la relation entre ce géant bardé de muscles qui respirait la mort et cette jeune fille innocente; surtout lorsqu'un homme vient de tenter de s'en prendre à une enfant devant vos propres yeux une minute plus tôt. Mais de plus près... elle avait presque l'impression d'assister à une comédie moderne tant les personnages principaux de cette scène étaient déséquilibrés et caricaturaux. Alors Papa Ours promenait la petite vilaine qui lui avait volé son pot au miel maintenant?

- ... Que faites-vous ici?

Le ton de sa voix était plus calme que quelques secondes plus tôt, toutefois elle restait menaçante et passablement sur les nerfs et agitée. Ses cheveux dorés attachés en couettes étaient un peu fouillis et ses yeux écarlates tentaient de sonder l'immense bête qui lui faisait face. Elle devait en tirer une tête, songea t-elle, mais, à y repenser... sa main droite imbibée de sang n'était peut-être pas du meilleur effet pour débuter une conversation de ce type.

___________________

HRP: Et voici la dernière partie de l'event qui commence, bienvenue à l'institut!
Il est possible que certains passages soient modifiés sous peu (mais ceux-ci concerneront les derniers de la liste donc osef pour les premiers xD). Alors voilà le topo:
- Sophian après ton discours sur l'amitié entre les deux cultes et patati patata (tu feras ça sur un autre topic si ça te branche là on peut zapper xD) vous avez fait un petit détour vers ces terres qui sont supposément le lieu de naissance du messie. Comme voyager d'église en église est ce qu'il y a de plus sûr, vous êtes arrivés ici très tôt le matin et alors que vous arriviez sur la fin de votre séjour - oh tu serais peut-être resté écouter la messe du matin quand même? XD - une femme accompagné d'un enfant à fui jusqu'à portée de vue de l'église, et la suite tu la connais... et pour que quelque chose arrive à des prêtres choisis par Bonten, c'est la merde.
- Kyriel, après nombre d'enquête tes espions ont localisé cet institut qui semble lié par quelques intermédiaires - et pas les plus fiables - à des mouvements de fonds très suspects, dont certains viennent de Ventus. Un "projet" de grande envergure à lieu ici, c'est certain, et cela concerne des expérimentations humaines. En tout cas, coup de bol, une certaine confusion règne en ce moment...
- Baiken et Shanan, en cette magnifique matinée vous vous balladez... l'une revient d'une soirée bien arrosée... ou peut-être les deux qui sait? Quoiqu'il en soit, vous "passez par là" (non ceci n'est pas un fail d'inspiration du MJ)
Bref, sur votre route, vous voyez un homme voler - oui oui littéralement - et heurter avec force un arbre avant de tomber au sol dans une position improbable. Vous ignorez combien d'os il s'est brisé, mais il l'a senti passé, si toutefois il est encore capable de ressentir a douleur. Au point d'origine du lancer, vous voyez une jeune femme blonde qui semble à peine plus jeune que toi Shanàn. A priori vous n'avez pas voyagé ensemble, mais dans tous les cas, vous voyez cette même scène, probablement pas du même endroit.
- Quant à toi Illya tu t'es aventurée sur ces terres étrangères suite à l'interception d'un message destiné à Rin. Il semblerait que votre grand oncle lui ait destiné une tâche bien particulière, en rapport les expérimentations conduites au sein d'un mystérieux institut terran. Ce dernier détiendrait un moyen d'améliorer les capacités physiques des humains sans recourir au pacte. Une occasion de faire d'une pierre trois coups en pouvant poursuivre les recherches sur les sorceleurs, emmerder Rin, et impressionner le roi... ça ne se refuse pas.
En tout cas, tu dois pas avoir beaucoup de chance aux dés... Alors que tu ne demandais rien à personne, une jeune femme qui a l'air passablement énervée t'as interpellée, enfin elle s'est adressée à ton chevalier pour être précis. Et elle a pas l'air spécialement effrayé par lui.

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Ven 6 Sep - 22:17





Heureux, qui, comme cet enfant, a fait un beau voyage, ou comme celle-la, séduite par Terra. Ces jeunes gens étaient partis d'Aquaria. Ils devaient passer par la mer, puis par de nombreux petits chemins. Ce, sur les conseils de Kirei, qui, travaillait en accord avec Bonten et de nombreux autres évêques. Le Saint-Prêtre a, donc, embarqué avec Index et plusieurs prêtres pour une traversée. Cette traversé leur a donné, une joie indicible. Après tout pour le jeune éphèbe, voyager en navire s'est révélé une toue nouvelle expérience. Non, pas qu'il n'ait jamais été dans un bateau, mais jamais aussi longtemps. Le Saint-Prêtre a, donc, pu découvrir le calme et la puissance de l'océan. Que ce soit par la prière au lever du soleil sur le ponton, ou bien les quelques rares turbulences du temps, tout cela a participé au bonheur de Sophian. Quant à Index, elle était tout autant émerveillée. Elle goûtait à la même extasie. Néanmoins, ce n'est pas en accostant que ce plaisir du voyage s'est dissipé. Au contraire, il a gagné en intensité, car il s'agissait là d'une autre découverte, différente, celle d'un nouveau pays. La vue de ces grandes plaines vertes s'étendant à l'infinie, ou encore de ces dignes montagnes à la grandeur surnaturelle, étaient un paysage, presque, fantasmagorique. L'odeur de la terre humide et de l'herbe de grasse les assaillaient tout le long du voyage et était une flagrance enivrante. Le son des chants des agriculteurs et des mineurs, qui, se donnaient de la force et du courage au travail, ont su charmé les oreilles des enfants. Tout comme la douce sensation des brises agréables de la fin de l'hiver, qui, est apparue printanier au regard des aquariens, ou encore le goût authentique de plats épais et puissants de Terra, qui, ont, même réussit à défaire Index.

Oui, le voyage serait, à jamais, un souvenir inestimable pour Sophian. Malgré la finalité pragmatique de cet « Odyssée », les moments partagés ne perdaient en rien leur force ou de leur valeur. Au contraire, ils n'étaient que plus brillants. Après tout, ce, qui, compte, réellement, ce n'est pas le but en lui-même, mais le chemin parcouru vers ce but. Tel est le principe de la Voie, telle est la vie. Néanmoins, le dessein de ce voyage ne saurait être rabaissé dans sa noblesse. Le Saint-Prêtre le sait parfaitement, tandis qu'il se remémore ces souvenirs. Il est là, en train d'être préparé pour ce qu'il doit accomplir. Sophian n'est plus simplement Sophian. Il est le Saint-Prêtre. Les douze lui accordent le droit d'être le récipiendaire du verbe saint. Ainsi, ses atours envoient un message. Ces tissus clairs sont faits de pourpre et d'orange. Ce qui représente le courage et l'espérance d'aller vers les autres, d'être accepté et de les accepter, de surmonter les faiblesses humaines et de vivre heureux. Ainsi, le bronze de la sagesse et l'argent de l'altruisme sont les ornements de cette démarche symbolique. Malgré tout, sa soutane est sobre et déploie la majesté du sacré. Tout son être irradie la dignité du Messie, car de pied en cape, il incarne un idéal propre au culte. Une fois entièrement sacralisé, il se montre enfin à la foule. Elle est là, elle guette son discourt. Son cœur lui répond. Ses mots sont doux, ses mots sont forts. Ses mots sont calmes, ses mots sont enflammés. Le jeune éphèbe enveloppe la foule de sa lumière. Chacune de ses paroles est radieuse, quand bien même ils ne les comprennent pas. Seul un traducteur parvient à transmettre le sens de ce sentiment.

C'est touchant... Terriblement touchant... Son cœur déborde d'amour. Cet océan sans fond les engloutit. Qu'importe la réaction de l'auditoire, le Saint-Prêtre a parlé. Un tonnerre d'applaudissements lui répond. Pourtant, ce n'est pas ce que désire le Saint-Prêtre. Qu'importe à quel point on le loue pour la beauté d'un discourt, ce qu'il veut, vraiment, est que le cœur de l'auditoire ait changé, soit devenu meilleur. Puisse ces deux églises représenter la tolérance et non l'opposition entre les deux cultes. Suite à cela, tous les envoyés d'Aquaria sont accueillis, logés, nourris, avec une rare allégresse. Les gens de Terra sont véritablement chaleureux, pensent-ils. La soirée passe heureuse, les prêtres s'amusent, Index a bien mangé et Sophian est cajolé, comme seul les terrans savent le faire. Le lendemain, il est déjà temps de partir... Des regards sont échangés... Des gorges se serrent... Et c'est un au revoir, non un adieu. Désormais, le Saint-Prêtre et sa suite doivent rentrer dans les froides terres du nord. Pourtant, il reste un dernier devoir à accomplir avant le retour. Il reste un dernier pèlerinage, non loin, dans une ancienne église, si ancienne, que dit-on, elle serait lié à Ehol. Qu'importe la vérité, le jeune enfant ressent ce besoin de recueillement dans un lieu propice au mysticisme originel et épuré de l'Eholisme. Il s'habille de bleu et blanc, retournant à ses vêtements quotidiens, ceux du croyant, bien que, toujours, des fils d'argent dessinent des symbole sacrés à !l'extérieur et des runes à l'intérieur. Il s'agit de la seule touche de luxe dans cette tenue de religieux ascétique. A son arrivée sur les lieux, ses yeux ne voient qu'une bâtisse merveilleuse. Cette demie-ruine possède dans son regard un charme unique. Beaucoup critiqueront l'architecture simple, sans ornements, sans beauté autre que son mystère, mais cela suffit pour le Saint-Prêtre.

Ce n'est pas une cathédrale qu'il souhaite visiter, seulement, le culte primitif, celui des origines. La douceur de l'air poussiéreux embaume et invite à se mettre à genoux face à la croix des quatre éléments et Index, elle-même, est émue par cette émotion inconnue. Oui, Sophian prie. Il est à l'unisson avec le sacré. Du Saint-Prêtre émane cette sublime beauté du messager du Messie. C'est peut-être cela, qui, émeut ceux, qui, sont présent. Non pas l'église pour ce qu'elle est, mais la foi irradiante du Saint-Prêtre. Ce calme, cette immanence s'achève quand un cri retentit. C'est un appel à l'aide, qui, transperce et déchire le cœur de l'éphèbe. Le corps des prêtres de Bonten voudrait l'empêcher de passer, cependant, cela n'est rien face à la volonté du Saint-Prêtre. Index le suit, inquiète, nécessairement... Malgré tout, ses yeux émeraudes luisent. Ces gemmes sont emplies de détermination. Elle sait qu'il faudrait protéger celui qu'elle chérit, cependant, elle veut le suivre. La jeune fille veut le suivre et l'aider à sauver ceux dans la détresse. Les portes sont ouvertes, le Saint-Prêtre psalmodie quelques mots dans la langue ancienne. Il a vu l'horreur, la situation désespérée, c'est pourquoi il dresse une protection. Une demie-sphère d'eau apparaît. Elle est étrange, surnaturel, elle cache quelque chose... Cela sera-t-il suffisant ? Qu'importe la situation, tout se passe bien trop vite, il doit juste protéger cette femme à terre... Rien d'autre ne compte, des larmes coulent sur ses joues, alors que ses yeux perçants démontrent toute sa concentration. Index a ses cotés, il s'engouffre dans l'enfer, sans même voir les prêtres à terre.

Il doit juste les sauver. Cette idée l’obsède. Sa démarche sûre n'est pas gracieuse ou bien fragile, elle est brutale et pressé. Bien qu'il ne court pas, on pourrait presque croire, qu'il est plus rapide ainsi. Ses sens sont en alerte, au moindre danger, ses runes s’activeront et des sorts le protégeront, tout comme Index. C'est pourquoi, il n'est pas inquiet pour lui, mais pour ces pauvres hères blessés. L'élu d'Ehol approche. Oh, Messie, donnez-lui la force. Il irradie votre vertu, mais cela s’avérera-t-il suffisant ? Les deux enfants entre dans le sort, qu'importe les éventuels assauts, ils ne sauraient subir aucun mal. Une fois au centre de ces murs d'eau, le Saint-Prêtre ne peut que retenir son souffle d'inquiétude, mais il se reprend vite. Il n'a pas le droit à l'erreur face à l'horreur. Cette femme... Elle est couverte de rouge... Est-ce son sang ? C'est affreux, Watos ayez pitié d'elle. Index s'agrippe faiblement à la tenue de Sophian, tant cette vision l’insupporte. Il n'a que peu de temps, chaque seconde compte. Le sang versé ne saurait être récupéré, il a été contaminé par le sol et n'est plus assez « liquide » la seule chose que le jeune adolescent peut faire est d'arrêter l’hémorragie. Seul le Destin décidera de la vie de cette femme. Un second sort s'écoule de la bouche du Saint-Prêtre. Il l'utilise pour l'arracher à la mort. Son âme prie pour le bien de cette dame, même s'il ne la connaît pas, la voir agoniser serait la pire des tortures. Cette peur lui ferait presque oublier le danger qui l'entoure, presque seulement. Après tout, il y a autre chose de tout aussi important à protéger ici... C'est la pauvre petite vie blottie contre elle. Avant de continuer cette bataille pour le bien, il trouve le temps de prononcer ses mots, en tentant de sourire, malgré les larmes et son visage glacé par les évènements :



Vous ne craignez plus rien désormais, car le mal ne vous touchera plus.
Je suis venu vous secourir.
Ayez foi en moi et je vous sauverai.








Spoiler:
 






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Lun 9 Sep - 17:11
Bruit de verre qui s'entrechoquent, des rires, de quoi donner une bonne idée de l'ambiance d'une taverne tout ce qu'il y a de plus normale. Et à une table avec une multitude de verres totalement vides, sans compter les hommes à la table qui semblaient un peu étonnés... Il y avait Baiken, un verre à la main entrain de le boire rapidement. Sans doute le résultat d'un concours de boisson sans avoir à se poser la question vue comme ça. Posant brusquement le verre une fois celui-ci vidé, elle lâcha un soupir de soulagement.

-Bon les gars! J'ai bu tout ce que vous m'avez demandé de boire, ce n'est pas que je m'ennuie mais je dois y aller. Donc vous êtes sympas et vous payer tout ce que j'ai bu comme on avait convenu et s'il y a le moindre souci, je vous fais comprendre mon point de vue. Compris? Eh tavernier! Donne moi deux bouteilles! Ces types les paient.

Sans même attendre leurs réponses, elle sortit de la taverne en riant tout en prenant les deux bouteilles. Elle adorait faire ça, puis elle encaissait plutôt bien l'alcool, elle était encore lucide et n'avait même pas la tête qui tournait. Bref, une journée comme une autre à la capitale ou du moins jusque-là. Rentrant à la maison, elle fit sa toilette, après tout fallait bien qu'elle se lave. Une fois terminé, elle vérifia l'état global de sa maison, en soi rien de très alarmant si ce n'était qu'il fallait remplacer des tuiles pour en remettre des neuves.

Tout ça pouvait attendre quelque temps, sans compter que pas la moindre chose grave arrivait aujourd'hui, un peu trop douteuse à son goût mais soit. Elle n'allait pas se plaindre après tout, c'était plutôt bien d'avoir une journée où il n'y avait rien à faire. Au moins rien que pour cette fois, elle voulait dormir et se reposer pleinement... Enfin sauf si une personne ne lui laissait pas de répit.


-Grande soeur? Tu veux bien m'accompagner? Je vais sortir me balader

-Ah bon sang... Bon je suppose que c'est une forme de repos que de se balader... Oui d'accord je viens avec toi.

Allant dans la salle principale de sa maison, elle leva les yeux vers le mur en face de l'entrée pour voir un portrait, son maître. Elle se mit à genoux en faisant un salut que si on devait adapter à notre univers, serait un acte Japonais pour obtenir le pardon. Se redressant, elle ouvrit la bouche.

-Bonjour maître, je suis heureuse de pouvoir vous parler aujourd'hui, je n'ai pas encore trouvé l'être que je recherche depuis tout ce temps. J'ai rencontré des gens mais personne n'a ce que je veux... Je vais vous laisser maître, je reviendrais vous voir plus tard... Au revoir.

Se levant pour de bon, elle se dirigea vers la salle des armes, là où elle avait sa collection d'armes qui n'étaient pas incroyables, mais suffisante pour elle. En voyant l'état de certaines armes, on pouvait en déduire qu'il faudrait en reprendre. Elle s'en occupera plus tard! Prenant son arc fétiche et un carquois plein, sans oublier son sabre et sa cotte de mailles qu'elle ne quittait jamais ou presque, la voilà prête à partir pour se balader hors de la Capitale sans soucis. On ne savait jamais, fallait toujours prévoir de quoi s'en sortir en cas de pépin.

Bon par contre, fallait de quoi manger et boire, une balade digne de ce nom avec Kenshin, c'était juste obligatoire. C'est donc en prenant un sac à dos qu'elle prit une bouteille de l'alcool de la taverne pour boire à sa soif, sans oublier du pain qui était encore bon à manger sans se casser les dents dessus. Bon elle prit aussi une gourde d'eau car on savait jamais si elle se retrouvait à court de boisson fétiche.

Kenshin de son côté prit son sabre ainsi qu'à manger et de l'eau, il aimait ne pas être trop surchargé et il n'avait pas la même force que sa soeur après tout. Donc c'est ainsi que le duo s'en allât mais avant, devant l'entrée, Jin les fixa en ayant les bras croisés.


-Tsss... Tu crois que c'est le moment de partir en balade? Tu n'aurais pas oubliée que tu as des élèves à entrainer? Et puis j'ai la sensation qu'on est de plus en plus distant, mais c'est qu'une sensation... Je me trompe?

-Ah Jin... Comme tu le vois, personne n'est là pour le moment, et sache que tu n'as même pas besoin de poser ça comme question. Tu sais aussi bien que moi qu'on est une famille, jamais je ne m'éloignerais de toi ou de Kenshin, si tu veux, tu peux venir avec nous, ça me va.

-Humf! Je te crois, désolé d'avoir eu un doute pour cette fois, c'est juste que... Quand je te vois avec Kenshin, c'est assez... Étrange comme sensation, mais je suppose que c'est les effets d'un pacte... Vas-y avec lui, je vais rester ici à surveiller. Pour la peine, tu me dois un combat, et je te jure que cette fois, je vais te battre.

Elle se mit à éclater de rire et lui donna une petite tape sur l'épaule.

-Tu l'auras ton combat grand frère, et je te prouverais que ma détermination est plus tranchante que mon arme!

C'est donc sur ces paroles que le duo se mit en marche sans attendre. Jin retourna à l'intérieur à s'entrainer en se préparant à son retour. Baiken lança un bref regard dans sa direction, comme si elle voulait se souvenir de cette image avant de partir en balade.

Quittant la Capitale, Kenshin ouvrit la marche pendant un temps, se dirigeant vers un endroit supposé tranquille... Supposé oui. Baiken posa sa main gauche sur son oeil balafré, la douleur lui lançait de temps en temps, rien de bien grave car même dans ces moments, son oeil fonctionnait normalement et parfaitement. Sans doute le temps qui faisait ça ou bien autre chose qu'elle ne comprenait pas.

Peu après, ce fut Baiken qui se mit devant à marcher droit devant elle avant de voir quelque chose qui la surprit: un homme qui vint s'écraser contre un arbre.


-Non d'un...!

C'était une nouvelle méthode pour déraciner des arbres ou quoi? Que bon là le type avait l'air d'avoir été lancé par quelqu'un et vu le résultat, l'arbre n'était pas prêt de bouger d'un poil à ce niveau. Haussant les épaules, elle laissa Kenshin courir vers l'homme pour l'examiner. Tournant la tête vers la direction opposée de l'homme, elle vit... Une jeune fille?

*-C'est elle qui a fait ça?!*

Bon déjà, elle n'allait pas tout de suite bondir sur la fille sous prétexte elle a envoyé en l'air un homme. Il devait y avoir une bonne raison à tout ça. S'approchant un tout petit peu en restant à une bonne distance pour ne pas paraître menaçante, elle ouvrit la bouche.

-Hum... Salut toi... C'est toi qui as fait ça? Tu es très forte en tout cas si c'est toi... Je me nomme Baiken, tu veux bien me raconter pourquoi tu as fait ça? T'en fais pas, je ne suis pas là pour te faire du mal, je suis juste en balade avec mon frère comme tu peux le voir... Tu as soif? J'ai de l'eau si tu veux, ou bien à manger au cas où tu as faim... Je peux savoir ton nom? Enfin si ça te dérange par hein, je ne vais pas te forcer à parler après si tu veux pas.

Décrochant sa gourde d'eau, elle lui tendit dans sa direction pour lui prouver que ses intentions n'étaient pas du tout hostiles. Le souci était que si cette petite fille était du genre à s'en prendre à tout le monde, ça risquait d'être tendu, surtout qu'elle savait rien sur elle.

*-Désolé Jin... Notre balade sera plus longue que prévue...*

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Lun 16 Sep - 3:47
-Gamin!
-Carma? Tu tombes bien.
-Toi aussi, j'ai un message d'un tes collaborateurs.
-Hum?
-Lis par toi même!

Elle lui envoya une lettre décachetée, et un regard lui fit comprendre que la seule personne à avoir lu la lettre à part son rédacteur n'était autre qu'elle. Non, voilà qui ne présageait rien de bon... voilà même qui mettait le chef exécutif dans une colère transie... et l'exaspérait aussi au plus haut point. Comment osaient-ils agir ainsi? Heureusement rien ne pouvait lui échapper, il n'était pas question de permettre à ces individus de continuer leurs manigances, il allait falloir leur régler leur compte, et rapidement.

-T'en dis quoi?
-Pas de justice, pas de loi, pas de pitié ni de vengeance.
-Tu veux que je t'accompagne?
-Non, j'ai quelque chose de plus intéressant si ça te tente.

Le sourire qu'il s'offrirent était glacial et, avant qu'ils ne se séparent, il y eu un dernier échange.

-N'oublie pas le contrat que tu as mis sur ta propre tête
-Oh ça, j'en doute... et je ne compte pas avoir à te payer si ça doit arriver.

***

-Bon, maintenant on arrête avec les prénoms.

Ils étaient quatre avec des chevaux, et leurs tenues avaient de quoi attirer l'attention... si tant est que l'on regarda au bon endroit et, surtout que l'on sache observer. Vêtu de la tenue qu'il ne portait que lorsqu'il était question de tuer des gens, Kyriel avait l'air d'un ange de la mort, visage dissimulé et capuche rabattu, seuls ses deux yeux d'un bleu étrange perçaient sous le voile de ténèbres qui le masquait. Kylar et Victoria n'étaient pas en reste avec des tenues similaires. Seule Aria tranchait avec une tenue sobre et pratique passe partout, n'ayant pour la dissimuler qu'une cape de voyage brune... Sans aucun doute la plus discrète du quatuor, étant donné qu'elle ne pouvait être cataloguée comme une personne dangereuse et louche prête à tuer quiconque se mettait en travers son chemin.

Mais toujours était-il que, les frontières de Terra étaient de vraies passoires, ce qui avait de quoi être profondément comique. Qui voulait aller en Ignis de Ventus n'avait qu'à passer par Terra. Et ainsi le chef exécutif du conseil de Ventus avait passé en toute illégalité la frontière de Terra dans  but de prendre des vies. Quoi que, résumer la raison de sa présence ici soit un résumé grossier de ce qu'il venait véritablement faire. La première partie du plan était simple, ils devaient premièrement s'infiltrer dans l'enceinte de l'institut après avoir provoqué une diversion. Diversion qui semblait-il s'était provoquée d'elle même, ce qui ne pu faire que sourire intérieurement une partie de l'esprit de Kyriel tandis qu'une autre au contraire appelait à la méfiance. Alors qu'ils étaient en chemin, Aria restait elle à l'abris pour permettre un replis qui serait plus efficace au cas ou.

-Abrael, Azrael, restez attentifs.
-Bien.
-Bien.
-Et vous m'obéissez.

Quelque chose que les membres du complexe n'avaient pas prévu venait d'arriver, quelque chose qui faisait le jeu de l'assassin. Pour autant il était hors de question qu'il fasse prendre plus de risques que nécessaire à ses deux élèves.

S'infiltrer à l'intérieur du complexe fut comme une vaste blague, Kyriel sentait encore le chaos ambiant qui régnait, la drogue commençait à se faire sentir, son esprit se faisant plus clair il avait une conscience plus aiguë de ce que ses sens percevaient, le monstre de la folie rodait toujours mais il le discernait parfaitement, créature informe, fange infernale et corruptrice.  Il ne doutait pas qu'il ressentirait avec plus de légèreté les effets de la fatigue et de la douleur s'il devait en venir à se battre, comme la satisfaction de porter la mort, celle là même que Kylar et Victoria avaient appris à ressentir...
Ce qui semblait particulièrement compromis pour l'instant.

-Branleurs...

Il murmura le mot à sa seule intention tandis que ses deux étudiants partaient en direction de ce qui devait être le bâtiment administratif. Non vraiment, ces gardes étaient soit de profonds handicapés ou des soiffards de bas étage réunis dans la salle de garde à descendre des pintes... soit il étaient des professionnels assez doués pour les avoir repéré et décidé de les prendre en embuscade. Ou alors l'institut était l'œil du cyclone, ce qui ne présageait rien de bon... Dans tous les cas, il ne pouvait pas prendre le risque de laisser Kylar et Victoria seuls non à bien y penser. Il ne pouvait pas se permettre d'être seul avec de tels imprévus. Il siffla alors trois fois, imitant le bruit du jais moqueur, signe pour dire au deux adolescents qui l'accompagnaient de le rejoindre. Non il ne pouvait pas les laisser prendre un quelconque risque.

Et cette idée le fit sourire, il n'avait que cinq ans de plus qu'eux et se conduisait comme un père poule. Un sourire qui même s'il était imperceptible disparut aussi vite qu'il était apparu. Il ne pouvait pas se permettre de tels sentiments. Non, il devait ne pas les mettre en danger inutilement et ils protégeraient ses arrières à merveille. A ces pensées, alors qu'il rejoignait le bâtiment qui semblait servir d'église, l'esprit d'Aria l'effleura, amusée, cynique et compatissante d'une certaine manière. Non, aujourd'hui le sang coulerait et ce ne serait pas celui des trois ombres, non ce serait le sang de ceux qui avaient osé violer la liberté de tous les innocents qui, avaient payé de leur avenir cette quête de pouvoir. Il n'était pas la pour sauver mais pour exécuter.

Kylar et Victoria le rejoignirent.

Non, ni pitié, ni justice, ni loi, ni pardon, uniquement châtiment. Les ténèbres allaient réclamer leur dû depuis trop longtemps impayé.



[HS: infiltration débutée!
Equipement: Hubrys et Regis, Châtiment, gants de combat, bottes de mort, tenue d'assassinat, longue vue, plusieurs poisons déjà préparés, brassards de lancé avec deux couteaux déjà prêts, dix autres couteaux de lancé, cinq fumigènes, cinq explosifs, plusieurs drogues. Chaque arme est enduite d'un poison neuro-paralysant à effet rapide sauf les dix couteaux de lancé qui ne sont pas sur les brassards, pouvoir de pacte activé et une petite surprise. Equipement similaire pour les deux "étudiants"]



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Mer 18 Sep - 0:35

Elle courait. Elle courait dans un monde aux teintes roses et violettes, baigné de la lueur éclatante d'un arc-en-ciel, étayant de ses sept couleurs un ciel bleu parsemé de petits nuages blancs semblables à des moutons – et peut-être même à des biquettes. Elle courait dans ce monde en pleine extase, plongée dans l'ivresse du bonheur, ne pensant à rien d'autre qu'à cette sensation de bien-être que lui procurait la brise caressant doucement son visage aux traits androgynes. Au loin, vers cet horizon dégagé et cet avenir lumineux, son regard céruléen distinguait la petite silhouette d'un jeune garçon aux longs cheveux verts tressés, vêtu d'une toge cléricale, aux prunelles pétillantes de joie et d'allégresse, qui se retournait de temps à autre pour lui offrir un sourire à en faire pâlir les plus angéliques des gamins de ce monde. L'herbe verte qu'elle foulait sous ses pas et légèrement couchée par la brise d'une infinie douceur semblait chanter d'elle-même, guère affligée par les bottes de la chasseresse, ni même par les sabots de la jument qui galopait derrière la jeune femme aux cheveux d'or, partageant son euphorie. Un sourire d'une béatitude effrayante s'étendait sur les lèvres de la jeune femme aux prunelles céruléennes, dont le carquois vide battait le dos, car il n'y avait nul besoin de flèches et d'armes dans ce monde empli uniquement de douceur et de pâquerettes.

Lorsque son regard se posa sur un bosquet de coquelicots chantant, elle ne manqua pas de remarquer une troisième silhouette courant dans ce champs de fleurs dignes d'un tableau provençal. Un jeune homme aux cheveux blonds comme les blés, quelque peu plus âgé, aux prunelles chaudes, dont le regard presque charmant était également rivé vers cet horizon sans soucis et sans logique. La chasseresse tourna la tête, posa de nouveau son regard sur le garçon aux cheveux verts dont la course effrénée ne connaissait point de fin, avant de noter la présence d'une quatrième silhouette dans ce champs de fleurs, une jeune femme gracile aux cheveux aussi blancs que la neige des Elénides, coiffée d'un chapeau dissimulant son regard et ne laissant apparaître qu'un sourire d'allégresse pure.

Elle aurait pu courir jusqu'au bout du monde. Elle aurait pu courir...

Mais le monde bascula. Adieu aux pâquerettes et arcs-en-ciel.

La jeune femme blonde ouvrit brutalement les yeux, autant réveillée par le choc qui venait d'être propagée le long de son aire de repos improvisée que par l'absurdité de ce qui avait été un rêve que son esprit cynique et pragmatique s'empressa d'enfouir au plus profond de son subconscient.  

« Mnghn, grommela-t-elle en se redressant. »

Quelque peu hagarde, elle balaya les alentours de son regard céruléen, n'y trouvant que branches et feuilles, et peut-être quelque part un bout de ce ciel qui n'était qu'une pâle imitation de ce bleu éclatant après lequel elle avait couru des heures et des heures – tout du moins, dans son subconscient. Machinalement, sa main se posa à côté de son postérieur. Ou tout du moins, cru se poser. Car il s'avérait qu'à côté de son postérieur posé sur une branche plutôt large, il n'y avait que du vide. Si bien qu'elle manqua de basculer sur le côté et de choir lamentablement de son perchoir, mais la jeune Arkh'eil se rattrapa de justesse en refermant son autre main sur une autre branche passant non loin de son oreille gauche, remuant ainsi le pauvre arbre qui n'avait rien demandé à personne en ce jour si banal d'apparence. Oui oui, Shanàn était perchée. Au sens propre. Dans un arbre.

Se frottant machinalement les yeux de ses doigts fins, la jeune femme aux cheveux blonds riva son regard céruléen en contrebas, vers ce qui l'avait vraisemblablement tirée de son sommeil. A savoir un homme qui avait heurté pour une raison inconnue l'arbre dans lequel elle s'était perchée, se sentant visiblement une envie soudaine de se manger un tronc. Ou peut-être que l'envie en question ne venait pas de lui, songea la jeune Arkh'eil lorsqu'elle avisa une jeune femme blonde à peine plus jeune qu'elle, apparemment à l'origine du tir. Pas vraiment difficile à deviner lorsqu'une tierce personne intervenait comme un cheveu sur la soupe en saluant les prestations de lanceuse de gens de la demoiselle. La chasseuse avait entendu parler de lancer de nains, mais elle ne s'était pas douté un seul instant que certains tarés étendraient la discipline à la totalité du genre humain... Ceci dit, en parlant du cheveu sur la soupe... Le regard céruléen de l'Emissaire se posa sur la dame aux cheveux rose bonbon en contrebas, dont le visage ne lui était pas inconnu, et laissa échapper un soupir désabusé. Toujours en train de se mêler des oignons qui n'étaient pas les siens, celle-là...

Après avoir rajusté son arc et son carquois en bandoulière, la chasseuse s'agrippa aux reliefs de la branche sur laquelle elle s'était assoupie – quelle idée de partir chasser après une nuit de seulement quatre heures, j'vous le demande – et descendit prestement de son perchoir, sans grande discrétion. Regagnant le plancher des vaches avec souplesse, la jeune Arkh'eil ne se fit pas prier pour ouvrir les hostilités en désignant du chef le type qui s'était littéralement mangé un arbre :

« Le lancer d'gens, c'est un sport local ? »

Son regard céruléen se riva ensuite sur la jeune femme aux cheveux rose dont l'oeil gauche était barré d'une cicatrice probablement récoltée au cours de sa carrière martiale – à moins qu'elle n'ait joué de malchance et se soit un jour étripée toute seule avec un crochet de boucher. Sérieusement, quelle était la probabilité pour qu'elle tombe à nouveau sur cette excentrique au cours de l'une de ses chasses... ? Quoique la chasse du jour n'avait été ni très productive, ni très sérieusement menée, en fait... L'épéiste semblait toutefois ne pas être seule pour le coup, un jeune homme roux se tenant à son côté, légèrement en retrait.

« Toujours aussi subtile, hein ? grommela la chasseuse, non sans ironie, en s'adressant à l'épéiste. »

NB:
 

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Jeu 19 Sep - 4:26
Illya secoua sa toque pour en faire tomber la poussière, que les lourds pas de Berserker sur le chemin de terre ne manquait pas de soulever.  Tsss. Ces barbares de Terra étaient donc incapables d'avoir des routes propres ? Ah moins qu'ils n'aient délibérément sali leurs routes puisqu'elle venait sans son équipage de servantes ? Auraient-ils osé lui faire un tel affront, eux qui se prétendaient les alliés d'Ignis ? Ah non. Ils auraient dû savoir qu'elle venait pour cela, et elle avait fait en sorte de passer la frontière aussi furtivement qu'elle le pouvait. Elle aurait dû affronter une délégation diplomatique, complaire aux règles de la bienséance et toutes ces choses qu'elle appréciait en temps normal. Un temps qui lui manquait.

A moins qu'ils n'estiment de leur devoir, en tant que nation de la Terre, d'avoir des routes terreuses ?
Oui, c'était probablement ça.

Son humeur maussade s'effaça quand elle imagina la tête que ferait Rin à son retour. Ce visage défait, l'humiliation de devoir reconnaitre que la petite Illyasviel lui avait coupé l'herbe sous le pied... Elle ne raterait ça pour rien au monde. C'était surtout pour ça qu'elle était venue jusqu'ici, même si d'autres raisons entraient aussi en compte. Oui, Illya était satisfaite que son réseau d'espionnage, qu'elle avait dû réorganiser de fond en comble à son arrivée sur le trône rivien, commence enfin à produire des résultats. Par manque d'effectifs, elle avait dû choisir lesquels de ses frères et sœurs devaient être surveillés en priorité. Rin n'avait même pas été une option, c'était une nécessité que d'espionner cette pimbêche. Waëlen tenait déjà la première place, on pouvait donc le laisser tranquille pour l'instant. Vaïno était un idiot. Bon, pas tant que ça, mais elle n'avait pas besoin de s'occuper de son cas pour le moment. Aliénor était au-dessus de tous soupçons à l'heure actuelle, sans compter le fait qu'elle devait présentement être plus occupée par Terra et Ventus que par le trône. Il ne servirait sans doute à rien d'espionner Térence : tout ce qu'elle pourrait apprendre ne serait probablement que d'interminables vers sur la beauté. Le cas de Lucius était plus compliqué, mais infiltrer des hommes en Azaïr n'était pas une mince affaire et elle ne pouvait pour le moment y gâcher ses précieuses ressources, sans compter que le Roi lui-même devait garder un œil attentif sur lui. Mieux valait envoyer ses espions en Latia, car si elle aimait beaucoup Octavia, ce n'était pas une raison pour lui faire confiance, celle-ci ne faisant pas mystère de son ambition débordante. D'autres provinces avait été visées, mais inutile de continuer la liste...

Le fait était qu'elle avait réussi à intercepter le contenu d'une missive destinée à Rin. Schweinorg la pressait de s'occuper du cas d'un orphelinat où serait expérimentée "une méthode destinée à améliorer les capacités physiques des humains sans recourir aux pactes". Cela ressemblait trop au projet mené par Roxana sur les sorceleurs pour ne pas piquer la curiosité d'Illya. De plus, elle savait comment Rin réagirait : sitôt l'information reçue, elle chevaucherait à vive allure jusqu'à Lex pour en informer leur père et se soumettre aux ordres qu'il lui donnerait. Illya le savait parce que c'était exactement ce qu'elle-même aurait fait à sa place. Mais Rin était dans l'équation et cela changeait tout.
Non seulement elle prendrait les décisions qui s'imposaient par rapports au projet sorceleur (rapatrier le résultat des expériences terrannes ou bien les détruire pour ne pas avoir de concurrence dans ce domaine), mais en plus elle pourrait résoudre le problème avant même que Rin ne puisse s'en mêler. Elle reviendrait la tête haute au palais, serait félicitée par Iskandar, et pourrait regarder de haut son ainée.

Oui, c'était définitivement un bon plan.

Le cours de ses pensées, au demeurant fort agréables, fut tout soudain rompu par un mouvement dans son champ de vision : il s'agissait d'une jeune fille, plus âgée qu'elle en tout cas, c'était une certitude, venait de sauter sur le chemin qu'elle et Berserker empruntait, depuis une colline qui le surplombait. Elle était assez jolie, rien de comparable à la beauté céleste de la Princesse de l'Hiver bien évidemment, mais ses cheveux dorés ne devaient pas manquer d'attraits pour les gens du commun. Il y avait tout de même une chose qui faisait tâche, littéralement parlant : sa main droite, et a fortiori son avant-bras, était imbibée de sang. Un sang qui n'avait encore eut complétement le temps de sécher qui plus est.

Oh, très bien. Les autochtones s'entretuaient ? Grand bien leur en fasse. Barbares.

    « ... Que faites-vous ici ? »

Et elle s'adressait à Berserker, qui plus est. Etait-il donc impossible de voir qui commandait dans le duo ? Bon. Elle mettrait ça sur le compte du sous-développement intellectuel des australopithèques régionaux et ne relèverait pas l'affront. A la place, elle allait leur montrer ce que c'était que d'être civilisé.

Elle calma le grognement sourd qui commençait à monter dans la gorge de Berserker en posant une main sur sa joue, lui transmettant par leur lien psychique un sentiment de sérénité. Puis elle sauta du bras du colosse, sur lequel elle restait assise pour voyager, se réceptionnant sur le chemin terreux gracieusement, salissant un peu plus ses petites bottines violettes. Elle pinça les plis de sa jupe de voyage, et fit une gracieuse révérence envers l'inconnue.

    « Je suis la princesse Illyasviel Aethyta Justizia d'Ignis, et vous rencontrer est mon plaisir, mademoiselle. Mon Berserker est incapable de vous répondre, mais je suis actuellement en route pour l'institut Raphaël, pour une enquête personnelle. Auriez-vous la bonté de m'indiquer si je suis sur le bon chemin ? »

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Mer 9 Oct - 19:31
Une... princesse d'Ignis ? Ici, au milieu de la cambrousse terranne ? Et bien, la jeune fille n'en était plus vraiment à ça près, elle avait d'ores et déjà pu observer des coïncidences et des histoires plus farfelues les unes que les autres, alors une princesse près d'un géant sur une route secondaire, c'était presque commun. La tension qui l'animait commença à s'apaiser lorsqu'elle mentionna une enquête au sujet d'un certain « institut Raphaël »; ce nom lui était totalement inconnu, mais il y avait certainement peu de choses capables de faire se déplacer une princesse en personne, et entre quatre collines et un petit village, ces artefacts magiques semblaient une piste des plus satisfaisantes.

Un sourire furtif se dessina sur ses lèvres. Une princesse. Une fille de roi. Jeune fille au sang bleu monté sur un étalon blanc, idéal de toutes les petites filles, rêve perdu des adolescentes, sirène de l'amour... une vraie princesse, là sous ses yeux! Ah... Si la situation n'était pas aussi catastrophique et si le besoin de commettre une série de meurtres terribles ne cessait de l'envahir, elle l'aurait surement prise dans ses bras et l'aurait assaillie de questions. Que mangeait-elle? Avait-elle des serviteurs? Combien? D'où venaient-ils? Et eux, que mangeaient-ils? Quelle taille faisait son palais? Et ses robes, ses bijoux, ses colliers? Avait-elle un prince charmant?

*Tu veux ses mensurations aussi?*
*Je ne pense pas qu'il y ait grand chose à mesurer...*

La jeune pactisante se recoiffa doucement et avec une habileté certaine, elle prit une petite bouffée d'air, écarta son pied droit en arrière et fit à son tour une révérence. A vrai dire rien ne lui prouvait que cette enfant n'était pas une petite fille de Terra jouant à la princesse avec... hum... son garde du corps, ou quoi que fût l'espèce de grand homme-bête qui l'accompagnait. Mais elle avait pour elle une grâce et un charme certain qui dénotait une éducation supérieure et des habitudes, si elles n'étaient pas royales, au moins nobles. Et la présence d'une petite fille de la noblesse Terrane dans ce trou paumé en début de matinée n'était pas moins absurde que celle d'une princesse d'Ignis.
… Bon, peut-être un peu moins.

- Enchanté princesse, je m'appelle Layana. Je n'ai malheureusement pas de lignée qui vaille la peine d'être citée ici, toutefois... Je pense que nos intérêts sont susceptibles de concorder

Petite fille perdue loin de son village, véritable princesse ou jeune fille liée aux expériences qui se tramaient ici, cette 'Illyasviel' n'était pas une menace. Et qu'elle fût ou non ce qu'elle prétendait être, se prendre au jeu n'était pas une mauvaise chose. Si elle était impliquée elle finirait par le découvrir, et dans le cas contraire... elle était trop mignonne pour être abandonnée ainsi.

- Voyez-vous il y a de cela quelques minutes, un groupe de personnes malintentionnées m'a prise pour cible. J'ai donc décidé d'aller m'expliquer avec leur commanditaire; je remontais leur piste lorsque je vous ai croisés et j'ai de bonnes raisons de penser que votre enquête, quel que puisse en être l'objet, est lié à ma soudaine prise en chasse.

Layana s'attendrait normalement à un "oh mais c'est terrible, pauvre de vous!" exprimé avec tout l'égard qu'une princesse pouvait avoir envers autrui, mais puisqu'elle venait du pays des flammes, la possibilité que la nouvelle ne lui fasse ni chaud ni froid - sans mauvais jeu de mots - était également envisageable. La jeune pactisante ne s'attendait guère à un mouvement parfaitement désintéressé de son interlocutrice, Ignisiens et Ventusiens n'avaient guère pour habitude de faire les choses gratuitement, toutefois puisqu'elle était venue précisément dans le but de mener enquête...

- J'ignore où se situe cet institut Raphaël ni en quoi il consiste, en revanche il y a un grand terrain et quelques bâtiments un peu plus au nord que je soupçonne d'abriter mes nouveaux amis. Je vais m'y rendre, vous êtes donc libre de me suivre si l'envie vous en prend... Cependant... Pour certaines raisons j'aimerais éviter que l'armée ne soit impliquée. Au vu de votre escorte non-existante, cela ne vous pose pas de problèmes pas vrai?

Une princesse d'Ignis sur le sol de Terra devrait impérativement être escortée, au minimum surveillée par un groupe de soldats Terrans, c'était du pur sens commun. Si quelque chose venait à arriver à l'une des héritières du trône en plein pays étranger - un pays allié de surcroît - les remous en seraient incontrôlables pour les deux royaumes, et Terra paierait surement le prix fort de cette négligence.
Soit cette petite fille commettait une audacieuse usurpation d'identité, soit la princesse s'était introduite furtivement au sein de la monarchie, et ne souhaitait donc probablement pas éveiller l'attention des autorités locales. Dans un cas comme dans l'autre, la garder sous le coude n'était pas un mauvais pari, elle ne semblait pas liée à ce projet, et si jamais elle l'était la jeune pactisante préférait savoir où son ennemi se trouvait pour ne pas avoir à le chercher par la suite.
______________________________

La jeune magicienne soupira tandis que l'homme qu'elle venait d'agresser semblait reprendre conscience. Il avait percuté ce tronc et maintenant les fruits tombaient. Frappez un arbre et vous verrez pleuvoir des glands. Et de beaux avec ça.
Aaah quelle frustration! Elle aussi aurait voulu rencontrer la princesse! Pas une vieille femme épéiste qui la prenait pour un bébé, ah, mais peut-être que c'était les effets de l'âge? Oui cela se tenait, après tout, lorsqu'un homme est mis à terre, est-ce qu'il vous semble naturel de venir au secours de la personne qui l'a combattu et de lui proposer de la nourriture? Cette épéiste était peut-être sénile... ou bien c'était elle, qui paraissait trop innocente.

*Oh, être si mignonne devrait être un crime...!*

- Désolé, mes parents m'ont toujours dit de ne pas parler aux inconnus.


Elle sourit de sa plaisanterie et déclina la proposition de son interlocutrice. Elle la prenait pour une enfant, alors elle n'avait que ce qu'elle méritait, nah! Juste parce qu'elle n'avait pas les mêmes... attributs que cette femme et des traits un peu enfantin, ça ne voulait pas dire qu'elle sortait des jupes de sa mère! Elle avait tout de même 16 ans!

- Pardon pour votre arbre, elle se tourna vers le jeune homme qui était tombé de son perchoir, je ne m'attendais pas à ce que quelqu'un y élise domicile.

Elle se retint de lancer une petite remarque caustique, et son attention fut rapidement captée par des mouvements près de l'arbre.

- Vous allez bien ?
- Sale... petite...

L'homme se releva péniblement, retirant les branches enfoncées dans son corps en poussant de petits râles. Ses mains et son visage étaient écorchés et de la terre recouvrait sa cape et ses vêtements, un état des plus pitoyable, à peine à la hauteur d'un vulgaire vagabond. Tandis qu'il se redressait, une faible lumière se dégageait de son dos et ses blessures se refermèrent petit à petit sous le regard médusé des témoins. La fameuse « petite » semblait aussi surprise que tout le monde et particulièrement emballée par la découverte. Elle n'avait jamais vu ce genre de magie... s'il ne s'agissait pas d'un sort ce devait surement être... un pacte non? Pourtant pour qu'un pactisant se laisse avoir aussi facilement il devait être bien faible, et si son pouvoir était si puissant à un tel niveau alors... ses perspectives d'évolution étaient tout bonnement délirantes.

- Ah... Pourquoi les hommes rendent-ils toujours les choses compliquées ?

La magicienne poussa un soupir visiblement exagéré digne d'une grande performance théâtrale, et  leva les bras au ciel, comme pour maudire son destin à la manière d'une actrice d'art dramatique. Une alerte inaudible résonna à ses oreilles et elle ferma les yeux. Comme si les choses n'étaient pas suffisamment compliquées en l'état, voilà les renforts qui accourraient...
Un flot de questions parcourut son esprit: elle jugea l'éventuelle implication du groupe de curieux, leur potentiel, ses possibilités de combat et l'instinct de survie de son adversaire; à peine une seconde s'était écoulée et elle avait décidé de la conduite à adopter. Lorsqu'elle ouvrit les yeux, une décharge de mana s'échappa de son corps et un symbole apparut sur son œil droit, brillant d'une lueur émeraude qui éclipsa le blanc cernant son iris.
Un large sourire s'étira sur son visage.

- Alors qu'il suffirait de se laisser capturer gentiment!!! Coèuntes...!!
- Bouge!
- … Sagittent inimicum meu-

Alors que la magicienne tendait le bras et s'apprêtait à lancer un sort, son mystérieux adversaire repoussa vivement le mage qui était venu à son secours et plongea vers elle à une vitesse qui défiait l'imagination.
Il venait de clore une distance de près vingt pas en un seul bond, il avait lancé une branche qui trainait à ses côtés et avait sauté à peine ce mouvement achevé pour surprendre son adversaire. La branche propulsée avec force fut déviée par l'épéiste mais elle ne parvint pas à stopper l'agresseur qui s'était glissé dans l'intervalle. Son poing fendit l'air jusqu'au visage de la jeune fille et celle-ci parvint à esquiver de justesse. Ses pieds effectuèrent un mouvement qui tenait plus de la danse que du combat, mais cela se révéla efficace et, le pas léger, elle pivota sur son pied d'appui, s'élança en arrière, toucha le sol de ses mains et se réceptionna sur ses deux pieds à quelques pas de là. Dans le même temps, une certaine maitresse des lames n'avait semble t-il guère apprécié qu'on se moque d'elle en utilisant un leurre et avait fait volte-face en dégainant son épée qui se trouvait à présent anormalement proche d'un certain visage masculin. Une force et un sens du combat supplantant les forces armées nationales, une bien belle démonstration de souplesse de la part d'une gymnaste pas si amatrice que ça et une encore plus belle démonstration de contrôle de la part d'un maitre d'arme errant. Tant de talents réunis au même endroit, ils devraient songer à monter un cabaret.
___________________________

Après la mort nous attend la paix. La vie est un voyage consacré à l'amour, et la mort n'est que le passage entre deux vies. Elle n'avait pu trouver son âme sœur aujourd'hui, ce présent n'était pas le sien et les liens du mana l'avaient abandonnée, elle, qui avait troublé l'ordre du monde. Pourtant, elle ne nourrissait aucune haine, car elle savait que ce qui l'attendait n'était qu'une étape nécessaire, la réalisation de son destin. Sa vie s'était achevée, mais une autre bientôt débuterait, et si elle avait pu dans cet effort insensé de lutte contre le spectre humain, ne serait-ce que retarder la mort de ce petit être, alors elle n'avait aucun regret. Elle mourrait comme elle avait oublié de vivre: en faisant ce qui était juste. Et à présent, hors de toute réalité, elle l'apercevait, cerné d'une aura divine: la pureté, l'innocence et la force. Le messie.

Vous ne craignez plus rien désormais, car le mal ne vous touchera plus.
Je suis venu vous secourir.
Ayez foi en moi et je vous sauverai.


Oh mais de tous les jours j'ai eu foi. J'ai douté de moi, j'ai douté de mes choix, j'ai douté de ce monde, mais jamais je n'ai douté de vous, car la lumière de la vérité finit toujours par trancher les ténèbres. Ô Ehol, enfin je peux vous voir, enfin je peux vous comprendre. Je ne sais quel miracle vous m'avez accordé, mais je sens à présent que mes péchés sont pardonnés.

Elle aurait voulu parler, oh elle aurait tant voulu dire, mais ses yeux suffisaient à eux seuls à transmettre ses sentiments. Tout était fini, et tout commençait. Bénie par son sauveur, elle ne pouvait qu'espérer trouver dans sa prochaine incarnation cet être insaisissable qui était fait pour elle. Elle sourit, à la frontière de la mort, alors que son temps était compté, elle sourit.

- Grand sage...

Son sourire se prolongea l'espace d'une seconde; soudain les souvenirs de sa fuite lui revinrent à l'esprit et toute son attention fut reportée sur l'enfant avec lequel elle s'était échappée. Elle le chercha du regard en clignant plusieurs fois des yeux, la lumière semblait comme... reflétée par quelque chose dans le ciel... était-ce... de l'eau ? Oui, par tous les anges ! Il s'agissait bien de l'élément vital, était-elle déjà dans la rivière ? Mais pourquoi avait-elle si mal, d'où provenait cette douleur indescriptible qui l'enchainait au monde ? Elle était en vie, mourante oui, mais vivante, et cette vision du sage n'était-elle que le fruit de son imagination, ou la véritable actualisation d'un miracle?

- Linia... ?
- … Ah... Artur...

Quelle étrange ironie... Au sein de cette bulle protectrice se trouvaient une adulte et trois enfants, et de ces quatre personnes, la nonne qui aurait dû les protéger était celle qui ne pouvait plus faire le moindre geste. Pourtant, en son fort intérieur, elle était à présent convaincue que tout se passerait bien.

*Encore un magicien, ils se sont passés le mot ou quoi? Et puis qu'est-ce qui ne va pas avec ces prêtres, les soldats sont moins entrainés qu'eux!!*

Si l'absurdité avait un sanctuaire il venait d'en passer les portes. D'abord ces prêtres capables de dévier des couteaux de lancer et de forcer un assassin à battre en retraite, ensuite ce gamin qui venait d'ériger une suite de barrières protectrices en sourcillant à peine. Arrêtez vos conneries, c'était quoi ça, la garde royale en mission d'infiltration?

*Ca ne devait être qu'une petite église sans importance... les choses se compliquent. Il va falloir nettoyer la zone, et je doute que Zeria soit la plus apte à ... ... ... Une minute où est-elle ?*

Il est nécessaire à ce stade de procéder à un petit point narratif. En effet pour comprendre toute la souffrance et la nervosité du surveillant à cet instant, il faut tout d'abord comprendre son métier. Malik est un surveillant comme tant d'autres pour l'Institut, il est très bien payé, ses compétences sont parfaitement mises à profit, et il mène une existence tout à fait ordinaire en suivant son éthique. Ce qui le rend si unique au sein de cette organisation, ce qui fait de Malik, "Malik", réside moins dans son essence que dans son existence. En effet l'ancien criminel fait partie d'une paire, une équipe, il a un compagnon. Ou plutôt une compagne: Zeria. L'originalité de son prénom nous montre moins le désintérêt profond qu'éprouvaient ses parents à son égard que sa personnalité marginale. Aucune inspiration tiré du livre saint, de l'encyclopédie ventusiennes des prénoms ou d'un héritage obscur d'un âge perdu, non rien de tout ça, juste une suite de lettres mises les unes à la suite des autres. Zeria, comme son nom l'indique bien, a donc quelques problèmes psychologiques, son esprit est construit de la même manière que son prénom, une suite d'éléments apposés sans lien logique. Zeria est capable de réfléchir, possède une très bonne mémoire mais un désastreux sens des réalités sociales et des interactions humaines provenant probablement d'un manque d'attention dès sa plus tendre enfance. Ou pour toutes les personnes n'ayant pas été capables de suivre l'explication jusqu'ici ou souhaitant simplement un raccourci, Zeria est ce que l'on appelle communément une folle. Et Malik son garde-fou.
Un garde fou qui venait donc d'égarer son fou.

*Réfléchis, elle joue surement autour d'eux...*

- ...-AAAHH! Mais ils sont malades!!


Sortant de son couvert qui se fit tout bonnement découpé en deux par une puissante lame de vent, Malik évolua dans le bois en cherchant la position de son agresseur. Il y avait fort à parier que ces sphères d'eau permettaient de stopper les attaques entrantes mais autorisaient la riposte aux magiciens présents à l'intérieur. Avant toute chose il devait passer à travers elles, mais il y avait un léger problème: son arme de lancer avait heurté le bouclier et tout simplement "rebondi" à sa surface.

*Sort de mes...*

Il poursuivit donc son slalom à travers les arbres en espérant disparaitre de leur vue ne serait-ce qu'un instant pour lancer une contre-attaque. Ces magiciens étaient puissants et précis, et il en mettrait ses mains à couper, ils étaient tout, absolument tout, mais pas un groupe de prêtres errants.

- Ahlala... il fait toujours l'andouille. Mais dites-moi ce sont de jolies protection que vous avez là...

Et au milieu de la route ponctuée de petits champignons bleutés, une fée fit son apparition. Alors que toute l'attention était concentrée sur son compagnon, une jeune femme s'était glissée au nez et à la barbe de tous les prêtres. Elle devait avoir la trentaine, des yeux noisettes, une chevelure d'ébène et rien à première vue qui ne pouvait indiquer la présence d'un esprit malade tourné vers la destruction.
Sans plus d'introduction, Zeria se saisit d'une arme dissimulée sur elle et propulsa l'arme de lancer sur l'un des prêtres, faisant fit de la protection magique. La dague ouvrit une brèche dans la sphère et fut esquivée de justesse par l'homme qui, à peine effleuré, s'écroula tout de même au sol, paralysé. Elle répéta en un éclair l'action en direction des autres sphères et, dégainant une plus longue lame, s'avança vers la plus imposante d'entre elles.

- On dit bonne nuit les petits!!
_____________________

Et loin de toute l'agitation extérieure, les enfants s'étaient réfugiés au sein du bâtiment religieux du complexe, accompagnés et surveillés par une partie des adultes. L'alarme venait de retentir, signe qu'un incendie avait dû se déclencher quelque part et une certaine anxiété était lisible sur le visage des accompagnateurs. Ils n'étaient guère équipés pour gérer un feu, si tant est que celui-ci existât. Aucun d'eux n'avait aperçu de fumée en vérité, et ils ne voyait pas ce qui aurait pu déclencher un feu hormis un acte criminel. Quelque chose était à l’œuvre et l'une des leurs manquait à l'appel...
Du côté des enfants, la panique n'avait pas lieu d'être et ils tentaient de profiter de chaque seconde offerte par cette palpitante expérience. La peur n'avait pas vraiment sa place ici, leur monde était trop bourré de l'imaginaire héroïque et fier des soldats terrans pour craindre quelconque mal. De plus ils se trouvaient dans un lieu saint, protégé.

Enfin, plus loin au coeur d'une salle d'un autre bâtiment, la tension était à son comble. Morin suivait les mouvements de chacun des envoyés, et traquait sans relâche les trois fuyards. Tout au moins, c'est ce qu'il avait fait, jusqu'à ce que la plus jeune disparaisse totalement de son champ de vision. Oh la nouvelle n'avait pas plu au directeur, pas du tout, mais peu importe le nombre de fois où il essayait...

- Je... je ne peux plus la trouver. Elle s'est simplement volatilisée, je ne peux pas l'expliquer.
- Alors ne l'expliquez pas et retrouvez la!
- Je vous le dis je... j'ignore où elle se trouve, elle a dû s'échapper de la zone ou bien, elle a réussi à contrer mon pouvoir... Quoi... quoiqu'il en soit, les deux jeunes filles sont encore là, une d'entre elle a été interceptée et...

Comment pouvait-il le dire? L'homme envoyé à sa poursuite semblait avoir encaissé un choc important et deux nouvelles têtes s'étaient jointe à la melée, surement attirées par le bruit. Il avait anticipé leur venue bien évidemment, mais... c'en était presque ridicule! Sur toutes les terres cernant actuellement le domaine, il n'y avait qu'une poignée de personnes, un groupe d'hommes regroupés près d'une église vers laquelle un des groupe avait pris la fuite, et ces quatre hurluberlus sortis de nulle part vers lesquels Alpha s'était dirigée avant de simplement... disparaitre!!
Il y avait trop de zones à surveiller, trop d'informations à traiter, et tout cela l'avait mis en retard dans sa surveillance du do...

- ... Des intrus!!
- Quoi?
- Tr... trois intrus, ils... ils sont à l'Eglise!
- Vous en êtes sûre!?
- Bien sûr! Je les vois comme vous me voyez!!

Les yeux grands ouverts sur le vide, l'aveugle confirma ses dires une fois de plus d'un hochement de tête. Trois homme s'étaient introduits sur le domaine, à la vue et au su de tous, et sans se faire jusque là détecter. C'était inouï.

- Alors ces hommes dehors sont une diversion... bon sang quand cette femme a t-elle trouvé ses complices!? Tout le monde en position!!
_____________________

HRP: Voilà nous y sommes, désolé du retard.
Donc Ilya le post parle de lui-même, ton interlocutrice prend la direction de l'institut après votre discussion (tu peux la suivre ou aller totalement ailleurs, l'insulter, lui sauter au cou, la harceler de question... Fin bon t'es la seule avec Kyriel de pas attaquée xD).
Shanan et Baiken, de votre côté les choses s'enveniment un peu (enfin de base le mec a été propulsé contre un ARBRE donc y'avait déjà quelques tensions dans l'air xD). Monsieur coup de boule sur les arbres a poussé Kenshin sur le côté et s'est élancé vers son adversaire, je suis parti du principe Baiken que tu réagissais en déviant la branche et en faisant un petit tour épique avec ta lame (me semblait logique xD) après si tu veux juste regarder sans rien faire ou autre, MP je peux éditer xD. Et Shanan bah ça va quand même un peu vite pour toi tout ça, j'espère qu'ils vont épargner le reste de ta forêt /sort. Quant à Sophian, tout est dans le post, y'a deux gens moyennement gentils sur vos talons, dont l'une est assez douée pour percer tes boucliers magiques (avec une arme runique, certes, mais tout de même xD). Le point info index te dira que c'est un sort de rang C de vent assez proche des lames de vent (Qui a crée un premier choc avant l'impact et permit à l'arme de passer juste après. Analyse, timing et technique de haute volée tu t'en doutes, c'pas ta Terranne de base =p).
Kyriel, tu t'es fait repérer (ahah les dés t'ont enfin lâché xD) mais tu es déjà bien avancé dans le domaine. Si tu regarde discrètement par une ouverture de l'Eglise et que tu utilises ton pouvoir sur les personnes présentes, tu peux identifier quatre adultes, tous Terrans, la plupart de simple lignée, chargés de surveiller les enfants. L'un d'entre eux est un magicien au potentiel assez banal, les autres de simples humains. Tous les enfants présents sont des orphelins pour une raison ou un autre (parents morts ou dangereux, ou simplement abandonnés pour la plupart, une partie non négligeable est surement originaire d'Ignis). Ils sont une trentaine en tout, quelques-uns sont magiciens mais aucun ne possède de sceau.

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Sam 12 Oct - 14:40




Je vous protégerai tous les deux.



La couleur rouge est celle de la vie et du courage, mais aussi celle du sang et de la violence... Cette eau rouge, qui, coule dans nos veines, est une terrible scène lorsqu'elle en coule en-dehors. Oh, sage né selon la volonté des douze, guide ton élu, guide-nous. Qu'il est douloureux d'observer une telle horreur... Cette none est colorée par le rouge... C'est pourquoi, il pleure, oui, le Saint-Prêtre pleure. Son cœur est serré, son esprit tremblant et son âme fiévreuse. Pourtant. Pourtant ! Pourtant... Cette femme, même face à la mort, se préoccupe du petit Arthur. Elle fait preuve d'une force d'âme rare. L'éphèbe le reconnaît, cette femme doit-être profondément bonne. C'est pourquoi, il est moralement obligé d'intervenir. Son devoir est d'arrêter ce combat, de mettre fin à cette folie. Ses seuls sentiments ne suffiront pas, il doit agir. Puisse l'exemple du Messie, lui donner le courage, la foi et la miséricorde, car ces vertus doivent être celles de celui, qui, est contraint au combat. S'il existe de mauvaises batailles, il en existe aussi des bonnes, mais rares sont les bonnes nécessitant l'emploi de la force. Pourtant, l'enfant le voit à travers l'image déformée par l'eau. Des prêtres se battent, des inconnus se battent, la seule issue à cette opposition est la défaite d'un des deux partis. En effet, cette tension rampante ne saurait s'arrêter avec quelques mots... Comment des mots pourraient sauver cette femme à l'agonie ?

Il n'a pas le choix... Ses pleurs continuent de couler. C'est son premier combat et il déteste cela. Son âme est prise de dégoût par ce qu'il est forcé de faire par devoir moral. Le Saint-Prêtre va porter l'épée sur les porteurs d'épées, afin de briser d'en briser les lames et de les mettre face à leurs péchés. Sophian, ce jeune garçon, regrette sa puissance et en est heureux en ce moment même... Il possède le pouvoir d'imposer le bien par la force... Malgré tout, la guerre et la domination sont des péchés mortels. Elles sont le mal à l'état pur selon la religion. Le Saint-Prêtre est pris de pulsions contraires. Néanmoins, il agira. Après tout, il voit la folie d'une mage attaquant les prêtres, lançant des couteaux runiques, selon Index. Une fille bénite par le Grand Courant, douée du don de magie, ose se régaler du sang ? Les doutes du Saint-Prêtre s'estompent. Cette femme lui fait comprendre son rôle. Même si la fin ne justifiera jamais les moyens, l'intention change les moyens eux-mêmes. Ehol lui-même n'a-t-il pas du user de sa puissance pour mettre fin aux guerres ? N'a-t-il pas eu recours à une juste violence, aussi regrettable soit-elle ? La violence seule ne peut se définir comme un moyen, c'est la façon de l'exercer qui l'est. Ainsi, si cette furie détourne les bienfaits du Grand Courant, lui, en usera pour lui faire connaître la voie à suivre : la Voie. Le Saint-Prêtre déploie sa volonté, il est comme aveuglé par ses propres valeurs... Il en oublierait presque ceux, qui, l'entourent. L'éphèbe est obsédé par le désir de les protéger et d'accomplir son devoir. Pourtant... Le regard d'Index vient le modérer et refréner sa froide passion. La jeune fille souhaite le protéger. Il est le sens de sa vie.

Pourquoi devrait-il se battre et non elle ? Son désir ardent est de l'aider. Malgré une courte discussion inaudible, de quelques mots, Sophian lui refuse ce droit. Sa magie l'empêche de sortir à la rencontre de la mage et de la vaincre. Elle pourrait, malgré tout, passer au travers, sans le moindre problème, mais elle ne le fera pas, pour le moment. Elle est frustrée et énervée, mais elle comprend, aussi, qu'il vaudrait, peut-être, mieux rester près de Sophian si ce dernier veut agir, afin de le protéger. La jeune fille sait à quelle point l'arme portée par la magicienne ennemie semble dangereuse. Alors, tandis qu'index est sur ses gardes, prête à intercepter n'importe quel sort pouvant être lancé, ou s'interposer pour sauver Sophain, le Saint-Prêtre incante. Son visage est froid, ses yeux rouges et son regard concentré. Sa détermination le transcende désormais. Il n'est plus que l'instrument de ses propres croyances et valeurs. Il ne ressent plus rien d'autre... La passion l'a emporté, malgré la présence de l'ascète. Ainsi, si cette femme vient sa rencontre, il l'accueillera et la changera. Son sort n'a, donc, pas pour but d'attaquer, mais de l'immobiliser. A ses mots, ce sont une nuée d'épais liens d'eau, qui, apparaissent pour tenter de se saisir de la menace. Cette eau paraît presque vivante, semblables à des tentacule ou à un filet, dont le seul but est de prendre au piège la proie désignée. Pourra-t-elle y échapper ? Si elle mage, elle pourrait utiliser un sort ou encore, peut-être des runes. Elle a bien des moyens de combattre par la magie, sauf qu'il y a Index...



Spoiler:
 



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Lun 21 Oct - 18:04
Donc pour faire simple, Baiken était partie en promenade tout ce qu'il y a de plus normale avec son frère, jusque-là ça va. En soi c'est sympa et puis voilà. Mais à partir du moment où elle voit un gars se faire valser contre un arbre par une petite fille, ça n'est pas normal. Déjà qu'est-ce que le normal? Et bien c'est une norme que les gens se mettent, si on en sort, et bien on est considéré comme étant anormal.

Baiken était des fois dans la norme et des fois... Pas trop non. Bon ce n'était pas non plus incroyable mais voilà quoi. Bref, la situation ne pouvait pas être pire... Enfin si; déjà l'homme qui fut écrasé sur l'arbre semblait se remettre de ses plaies ce qui surprit Baiken au plus haut point. Comment battre un homme capable de guérir de ses plaies? LA DECAPITATION!!! ... Oui bon désolé, il fallait que je la sorte. Donc toujours aussi stupéfaite, ce n'était pas pour autant qu'elle n'était pas sur ses gardes.

Une telle chose ne pouvait venir que d'un pacte vu le résultat, et c'est pour cela que le maître d'armes posa sa main gauche sur son arme sans pour autant la sortir sur le coup. Rien de particulier la poussait vraiment à agir dans ce sens. Même après un bref regard vers Kenshin n'arrangeait rien. D'un coup la jeune demoiselle se mit à parler d'une façon assez étrange, vu son apparence, ça faisait assez contraste ce qui voulait dire qu'une chose; elle était bien plus vieille qu'elle en avait l'air.

C'est dans son esprit que ça réfléchissait à tout ce qui pouvait se passer. Sans attendre, elle activa le pouvoir de ses yeux par simple précaution. Ce qu'elle vit fut à la hauteur de ce qui pouvait la surprendre. Tournant la tête vers la jeune fille, ce qui était de la simple curiosité envers elle se changeait en perplexité.


*-Mais où je suis tombé moi? À croire qu'on ne peut même plus se balader sans tomber sur un truc pareil.*

Mais le fait de parler de se laisser capturer était bien trop suspicieux, cette fille n'avait rien d'une fille ordinaire, surtout après tout ça. Malgré tout, elle ne pouvait pas lever la main sur elle, c'était contre ses principes... Remarque vue son comportement ça pouvait peut-être faire une exception.

L'homme repoussa Kenshin tandis que Baiken se mit de profil pour pouvoir voir les deux personnes en tournant simplement la tête. C'est avec la même surprise qu'elle le vit se propulser juste avant de lui lancer un bâton droit vers elle. Contractant ses muscles, elle posa rapidement son pouce en dessous de la garde de son sabre pour le faire surgir d'un coup sec et net et venir le saisir de son autre main qui fit un mouvement de bas en haut pour dévier le morceau de bois.

Devant l'attaque si ça en était une, c'était plutôt le genre à faire une diversion qui fut faite avec réussite. Pas forcément vexé, Baiken eut à peine le temps de voir le déplacement mais assez pour en déterminer que sa cible n'était pas elle mais la petite fille qui esquiva avec brio.

Un des trucs les plus étranges qu'elle put entendre fut une sorte d'incantation en langue ancienne. C'était clair et net que ça ne pouvait qu'être cette langue même si elle comprenait rien du tout à ce qu'elle pouvait dire, merci Kenshin pour en avoir donné une brève explication sur cette langue.

Cette fois elle n'allait pas simplement offrir à boire et à manger. Fallait agir, et c'est ce qu'elle fit en ouvrant la bouche dans un premier temps.


-Eh! On va se calmer mais tout de suite, c'est compris? Sinon je ne vais pas chercher à comprendre et ça ne va pas le faire. Déjà vous allez m'expliquer un peu pourquoi tout ça. Toi tue plus mature que tu laisses paraître donc c'est même plus la peine de jouer l'innocente, tu vas directement rester tranquillement là où tu es et me dire pourquoi tu l'as envoyé contre un arbre. Et toi monsieur qui peux s'amuser à être jeter contre des arbres en récupérant vite, tu vas me dire ce qui se passe et pourquoi ça en est arrivé là. Ne vous avisez surtout pas de me mentir. Si j'en vois l'un d'entre vous faire un geste suspect, je le prendrais comme de l'hostilité et mon choix sera net, tout est clair?

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Mer 6 Nov - 18:34
Voilà les informations que nous avons, nous ne savons pas combien de cibles nous allons avoir, ni leur véritable efficacité. Le seul élément sur est qu'il ne s'agira pas de simples humains. Il faudra donc les considérer comme des pactisants capables d'anticiper nos gestes, des professionnels entraînes à l'art de tuer, je vous laisse imaginer une autre multitude de pouvoirs possibles tant que nous ne serons pas en pleine dans l'action. La suite est claire, brulez toute réflexion individuelle, nous sommes mouvement.

***

Tout se passait jusqu'à présent trop facilement, aucun garde, aucune menace directe. C'était sans doute ce qui mettait l'assassin sur les nerfs, il ne pressentait aucun danger, comme s'il n'avait pas besoin d'être aux aguets... Lui qui même lors des séances du conseil était toujours prêt à réagir, voilà qu'il avait l'impression qu'il  était dans son sanctuaire, la même impression de tension dissipée, de mort suspendue. Les pensées d'Aria l'effleurèrent alors, tout ça était digne d'un piège parfait, comme si quelqu'un dans cet orphelinat le connaissait par cœur, comme si... Oui, c'était exactement le genre de mise en scène que Carma avait utilisé par le passé pour le piéger. Ou plutôt pour le former. Et bien soit, si quelqu'un voulait jouer à un tel niveau, il jouerai de cette manière.

Une observation rapide de ceux qui étaient réfugiés dans l'église lui permis de se faire une idée plus précise du complexe. Aucun d'entre eux n'était véritablement au courant de ce qui se passait mais, il savait à présent où aller, le bâtiment réservé aux surveillants. Aucuns des adultes présents dans l'église avec les enfants n'en faisait partit, aucun de ces adultes n'était au courant de ce qui se passait. Cela ne pouvait dire qu'une chose, les surveillants eux savaient ce qui se passait. Ou tout du moins était-ce une théorie, la théorie la plus valable et, en apprendrait-il plus. Toujours en silence, il fit signe à ses deux élèves qu'ils repartaient en direction d'un bâtiment précis, ouvrant la marche.

L'endroit était presque désert et, le trio se déplaçait sans aucune difficulté avec un discrétion minimale pour ne pas s'attarder inutilement. Le moment ou ils seraient repérés si ce n'était pas déjà le cas arriverait bien assez tôt. Et, si ils étaient déjà repérés il était hors de question de faire croire à leurs proies qu'ils le savaient. Non, les trois ombres étaient les prédateurs, que leurs victimes croient qu'elles étaient en position de force, qu'elles s'avancent sures d'elles, qu'elle se jettent dans la gueule du loup qui n'attendait que ça. Il avait été formé par la meilleurs, il était le meilleurs et, avait avec lui ceux qui peut-être pourraient le dépasser avec le temps... et uniquement quand à la question du meurtre. Sous son masque on aurai pu distinguer un sourire... mais seuls les deux éclats d'azur teintés de pourpre du chef exécutif du conseil étaient visibles.

Arrivés au bâtiment qu'il visait, la situation pris enfin une autre tournure alors qu'ils entendirent le déclic de la poignée de la porte d'entrée.

***

-Cette tenue n'est pas un peu trop... voyante?

Victoria semblait perplexe quand à la tenue noire que Kyriel lui tendait. En tant que tueuse elle avait du mal a considérer une tenue complètement noire et des plus... louches comme un vêtement valable et discret.

-Tu as sans doute raison, mais avec celle ci il n'est pas question de te faire voir à moins d'engager le combat. C'est d'ailleurs son but premier. Avec, tu ne perdra aucune liberté de mouvement tout en étant efficacement protégée et, la capuche est faite pour ne pas révéler ton visage sans pour autant gêner ton angle de vue.
-Mouais... ça reste un peu trop spectaculaire à mon gout.
-C'est le principe justement, elle est la pour imposer ce que l'on pourrait considérer comme une majesté mortelle, pour rendre impossible la prédiction de tes gestes grâce à l'entrainement. Que ce soit pour les manches larges et le pantalon ample, tes mouvements paraîtront vaporeux, en plus de te permettre de cacher diverses armes. Les brassards de lancer se marient parfaitement bien avec les manches larges, sans compter qu'avec tout cet espace il n'est pas difficile d'y placer aussi des dagues. Avec les jambes de pantalon qui masquent tes pieds, les lames surgissant de tes bottes seront encore plus difficiles à distinguer aussi.
-D'accord mais niveau protection...
-Le tissu est du chanvre tissé mêlé à de très fin fils d'acier, c'est ce qui explique le poids quelque peu surprenant de la tenue. Sans compter que chaque fil a été trempé dans un produit les rendant ignifugés et imperméables. L'alliage des lamelles d'acier obéis à un procédé composite le rendant à la fois souple et léger qui le rend parfaitement adapté au reste de la tenue. Sans compter que le masque qui te dissimule le visage, te protège aussi des fumigènes et... peut-être bientôt d'autre chose, mais les yeux resteront toujours un problème. Et, évidemment tout est fait sur-mesure.
-C'est du délire Kyriel... un commando de tueurs formés au combat entièrement équipé de ce matériel pourrait faire des ravages... Mais le prix serait démesuré...
-C'est le projet Victoria.
-C'est du délire.

***

La réaction de Kyriel fut immédiate. Un coup de pieds donné en plein milieu avec toute sa force de pactisant arracha la porte de ses gongs, la projetant elle et celui qui allait l'ouvrir plusieurs mètre plus loin. Une action brutale et imprévisible provoquant un contraste immédiat avec la souplesse, la finesse dont ils avaient fait preuve jusqu'à présent. Et encore plus inattendue pour celui qui avait commencé à l'ouvrir. Et si un innocent avait ouvert la porte? Dommage collatéral. Dans le même mouvement, Kyriel avait dégainé son épée battarde avec une fluidité contrastant avec la violence de la frappe, un chuintement de sinistre augure se faisant étendre, recevant pour écho celui des dagues de combat aux longues lames de Kylar et Victoria. Alors que dans leur autre main d'étranges sphères étaient apparues et qu'un déclic se faisait entendre.

-Feu, centre puis gauche.

Alors que les paroles du meneur du trio résonnaient, claquement sec et presque imperceptible, l'instant de stupeur disparu des yeux de leurs proies. Un mage et trois individus avec ces fameuses pierres, celui qui avait reçu la porte de plein fouet devait surement posséder une pierre, sans doute le moins expérimenté aussi. Six secondes avant qu'il ne rejoigne l'affrontement. Puis les ténèbres se joignirent au combat qui allait débuter. Explosion de poussière noire, enveloppant soudain les trois anges de mort et leurs proies, alors que les fumigènes libéraient toute leur fumée brusquement. Le gout ocre des produit utilisé se faisait sentir dans la gorge du maître assassin et de ses adeptes qui au même instant avaient fermé les yeux, se glissant malgré tout sans aucune difficulté vers leur cible. La flamme brûlait les émotions et l'esprit, libérant l'âme et l'offrant au grand vide, ils n'étaient plus que mouvement sur la voie unique.

***

Une seconde

Les surveillants avaient à peine eu le temps d'apercevoir les trois silhouettes drapées de noir, le temps de contempler trois regards sans émotion, des yeux d'un indigo profond qui fouillaient votre âme, une émeraude jumelée à l'ambre liquide ou la mort chantait, deux fragments d'azur dansants à l'ombre de la malice. Trois abysses émulées par de sombres promesses. Et dans les ténèbres asphyxiantes de l'explosion de poussière, alors que les hommes venaient à peine de se reprendre, à une vitesse plus que respectable, ils entendirent à nouveaux d'étranges déclics, chuintants, de sinistre augure.

Deux secondes

Une voix sourde se fit entendre, à peine perceptible. Susurrement sourdant de cruauté à l'oreille d'un des membres du projet, sa pierre bleu luisante, puisant dans ses forces, il cru reconnaître la langue ancienne, distinguant une silhouette. Il n'eut pas le temps d'attaquer que ses réflexes prenaient le dessus, esquivant un coup de dague vicieux visant sa gorge. Il avait de l'expérience, et la pierre le rendait plus fort, plus rapide, il ne se laisserait pas avoir. Un autre mouvement trouble, immédiatement après, cette fois la dague effleura sa joue. Et toujours ce murmure obnubilant qu'il entendait.

Trois secondes

Pendant une fraction de seconde le rythme fut brisé, les ombres, dansantes, la voix toujours la, dérangeante. Un mouvement? Il l'aperçut à peine, ce n'était pas humain, c'était trop rapide. Un nouveau chuintement, étrange cette fois, alors qu'il esquivait un nouveau coup de dague qui allait de bas en haut. Étrange, trop ample, trop large pour avoir une chance de le toucher. Après tous ces intrus ne savaient pas qui ils affrontaient non?

Quatre secondes

Quelque chose n'allait pas réalisait-il, il y avait un problème. La lueur de sa pierre? Ou était-elle? Elle ne pouvait pas disparaître, à moins qu'il ne meurt. Le bruit flasque d'un morceau de viande qui tombe par terre, l'adrénaline disparaissant soudain, le peur lui déchirant le ventre... La douleur. Non... Non... Non non non non non! Ca n'était pas possible! Non! Comment la dague aurait-elle pu faire ça? Ce n'était pas possible! Il connaissait trop bien les dangers d'une telle arme. Non... Comment avait-il pu... L'épée! Mais on ne pouvait pas manier une épée comme celle qu'il avait vu avec autant de vitesse, de souplesse et de discrétion, même un pactisant n'aurait pas manié l'arme comme un sabre azarien aussi facilement, c'était une épée, pas un katana! Non...

Tous les hommes doivent mourir

Il hurla.

Cinq secondes

Le murmure se tû soudainement, il entendit encore ce bruit métallique discret, dérangeant. Et à travers ses larmes, une partie du brouillard obscur s'effaça, laissant place à une silhouette enténébrée, drapée de furies, derrière leur mage.

Brûle

Au même instant, une main au dessus de lui, griffes noires qui crachèrent une boule de feu noire, fonçant sur leur mage. Et l'explosion, l'union destructrice du feu et du vent, la forme entourée de vent se roulant en boule, projetée par l'explosion qui venait d'avoir lieu juste à côté du mage. Et l'instant d'après le brouillard noir reprenait son droit, encore plus dense.

Six secondes

***

Victoria ne savait que trop bien comment les choses allaient tourner lors qu’aurait lieu le premier affrontement. Il n'y aurai pas d'instant de pause, pas d'instant pour jauger l'adversaire, pas de temps mort ni d'échauffement. Non, il n'était pas question de laisser aux cibles le temps de réagir. Et il y aurai de la mise en scène. Trois ans auparavant, l'idée d'engager un affrontement de front lui aurai semblé des plus délirantes et surtout, des plus stupides. Mais elle avait appris avec le tueur de son premier mentor qu'avec une mise en scène parfaitement orchestrée, un assaut frontale pouvait prendre une toute autre tournure. Et son mentor actuel était un spécialiste dans ce domaine... comme dans beaucoup d'autres domaines en vérité. Mais son talent pour comprendre l'âme humaine avait quelque chose d'à la fois effrayant et fascinant. Il était fou, complètement fou à lier, elle n'en doutait pas le moins du monde. D'une certaine manière, elle estimait qu'elle faisait partit de ceux qui le connaissaient le mieux, qui le comprenaient le mieux.

Quand la porte avait été enfoncée par la simple force d'un coup de pieds, elle avait immédiatement brûlé toute émotion parasite, ne laissant plus que le vide dans son esprit. Et sur les quelques mots décousus qu'il avait prononcé Kylar avait entamé la danse comme prévu, les fumigènes libérant leur fumée noire, épaisse et acre. Eux avaient entamé leur balais mortel sans broncher, les masques couvrant leur visage les protégeant de l'irritation insupportable que provoquait la fumée. Un coup porté par Kylar, un autre par elle et qui se concluait sur un assaut de Kyriel. Elle pendant ce temps avait déjà entamé son incantation en langue ancienne se jetant immédiatement sur le mage qui avait été désigné. Et, il avait lâché la boule de feu, profitant de l'armure de vent de Victoria pour amplifier l'effet. Elle, n'avait pas attendu pour se jeter immédiatement à terre. Sa tenue ne craignait peut-être pas le feu mais il ne fallait jamais tenter le diable... surtout quand votre mentor valait bien le pire des démons.

***

Elle ne pu s'empêcher d'éclater de rire, contemplant en quelque sorte la scène qui se déroulait à travers les yeux de son pactisant. Non, le coup des flammes noires avec ces fumigènes noirs et leurs tenues sinistre avaient vraiment de quoi détonner et, faire peur aux faibles d'esprit. Non, il était bien le seul et unique génie dément à pouvoir ourdir ce type de manœuvre, voilà qui pourrait laisser de sacrés plaies infectieuses à Terra...



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Jeu 7 Nov - 22:28
La jeune fille fit une révérence soignée devant Illyasviel et son chevalier. Bon, au moins elle avait quelques notions de politesse élémentaire. Un bon point pour elle, elle remontait dans l'estime princière un peu plus haut que le terran moyen...

« Enchantée princesse, je m'appelle Layana. Je n'ai malheureusement pas de lignée qui vaille la peine d'être citée ici, toutefois... Je pense que nos intérêts sont susceptibles de concorder... »
Encore une chance pour elle. Elle aurait été incapable d'aider Illya que celle-ci n'en aurait pas pris ombrage, loin s'en fallait. Mais la princesse n'aimait pas, pas du tout qu'on lui dise "Allez vous faire voir, nos intérêts divergent." Non seulement car divergent, c'est beaucoup (crac, droits d'auteur pour la famille Desproges !), mais surtout car elle prenait pour une trahison que des personnes qui lui soient inférieures (c'est-à-dire autres que les membres de sa famille) fassent passer leurs intérêts avant les siens. Que ces personnes ne lui aient pas prêté serment d'allégeance en premier lieu, et donc ne puisse être considérées comme félonnes, cela n'était jamais qu'un insignifiant détail indigne de traverser son esprit délicat.

« Voyez-vous il y a de cela quelques minutes, un groupe de personnes malintentionnées m'a prise pour cible. J'ai donc décidé d'aller m'expliquer avec leur commanditaire; je remontais leur piste lorsque je vous ai croisés et j'ai de bonnes raisons de penser que votre enquête, quel que puisse en être l'objet, est lié à ma soudaine prise en chasse. »
Voilà qui ne risquait guère d'émouvoir une princesse d'Ignis, surtout quand la rencontre de la proie et des chasseurs avait visiblement mal tourné pour ces derniers... la main ensanglantée de Layana semblait assez explicite à ce sujet. Un petit sourire naquit sur les lèvres de la dix-neuvième héritière du trône ignisien alors que son regard s'attardait sur ladite main, et ne disparut pas quand ses yeux revinrent croiser ceux de Layana. Elle estimait cela assez explicite pour son interlocutrice sur le cours de ses pensées à ce sujet.

« J'ignore où se situe cet institut Raphaël ni en quoi il consiste, en revanche il y a un grand terrain et quelques bâtiments un peu plus au nord que je soupçonne d'abriter mes nouveaux amis. Je vais m'y rendre, vous êtes donc libre de me suivre si l'envie vous en prend... Cependant... Pour certaines raisons j'aimerais éviter que l'armée ne soit impliquée. Au vu de votre escorte non-existante, cela ne vous pose pas de problèmes pas vrai ? »
Cette fois, ce fut un petit rire sonore, chantant comme une clochette prise dans une brise d'été, qui répondit en premier lieu à cette question. Une escorte inexistante ?

« Je n'ai pas besoin d'armée. » dit-elle en posa sa paume sur le bras de Berserker.
La destination de Layana était intrigante. Impossible d'être sûre qu'il s'agisse effectivement de l'institut Raphaël, mais comme de toute façon elle ne savait pas si elle était sur le bon chemin, autant jeter un oeil dans cette direction. Au mieux, elle arriverait elle aussi  destination. Au pire, elle pourrait toujours "demander" son chemin... bien que le terme "exiger" eut été plus exact.

« Je te suis, Layana. Montre-moi donc le chemin. Ton histoire m'intrigue et ma royale volonté est de la tirer au clair, d'autant plus si cela peut avoir rapport avec mon enquête. »
Non, Illya n'était pas perdue. NON.
C'était juste la topographie terranne qui était mal organisée.
Pas étonnant pour un pays de barbares.

Que nul ne s'étonne non plus qu'Illyasviel soit passée au tutoiement comme si de rien n'était. Elle avait commencé la conversation par le vouvoiement à cause d'un concept que le commun des mortels dénomme sous le terme de "prudence", bien que la princesse elle-même y voit plus une forme particulière de convention sociale. Mais à présent que Layana avait elle-même soulignée qu'elle ne descendait pas d'une lignée susceptible de mériter ce marqueur social, Illya ne voyait pas en vertu de quel principe elle devrait continuer à l'employer.

Le chemin jusqu'à leur destination se révéla sans encombres, sans embûches et sans obstacles. Illya fut tout de même assaillie sous le feu nourri des questions de Layana sur sa vie princière. Comprenant bien la curiosité des gens du commun, que ne pouvaient que rêver d'une telle vie, la concernée se plia gracieusement à l'exercice, sans animosité aucune envers ce que d'aucuns auraient décrit comme du harcèlement. En tant que princesse, elle comprenait parfaitement que son rôle social ne se limitait pas simplement à gouverner une province du royaume. Elle savait qu'elle se devait d'être l'égérie du peuple, plus forte, plus belle, plus intelligente que tous les autres. Elle se devait, dans tout les domaines, d'être plus qu'autrui. C'était ainsi que la royauté devait guider les gens du communs, leur offrant un horizon indépassable mais vers lequel tous se devaient de marcher, poussés par un besoin impérieux dont elle et sa famille étaient le moteur. Ils étaient le moyeu de la roue du Destin, leur peuple étant la jante qui orbitait autour d'eux.

Elles arrivèrent enfin devant la structure en question. Le portail devant elles indiquait clairement qu'Illya n'avait pas à chercher plus loin : les lettres d'argent qui en ornait le frontispice formaient nettement les mots "Institut Raphaël". Deux anges en illustraient les extrémités. Illya en conçut immédiatement une sorte de nausée intellectuelle.

Et comme si cela ne suffisait pas à échauffer ses nerfs... il n'y avait personne pour l'accueillir.
Personne pour ouvrir les battants de fer forgé, personne pour s'incliner devant sa royale personne.
Nul ne se précipitait en catastrophe pour se répandre devant elle en excuses.
Pas même le plus petit signe de présence humaine.

Elle savait qu'elle voyageait aussi incognito qu'elle le pouvait. Elle savait qu'elle ne les avait pas prévenus de sa visite.
Mais tout de même. Personne.
C'était une véritable insulte.

« Berserker. »
Le colosse n'avait pas besoin d'ordre précisément énoncé. Il sentait dans son esprit la colère d'Illya. Une colère qui devenait sienne. Son poing immense percuta sans préavis le portail avec toute la force dont il était capable, le propulsant à travers la cour de l'institut, ravageant la fontaine qui séparait le portail de l'entrée de l'orphelinat. Le déplacement d'air fit voltiger les cheveux d'argent de sa princesse, qui sauta alors du bras gauche du chevalier, mettant pied à terre avec grâce tandis que la flamme de sa rage animait ses yeux écarlates d'une lueur ardente.

« Et il n'y aura après moi que flammes immaculées. »
Sa chevelure eut soudain l'air de s'embraser, mais cette illusion d'optique ne dura pas, tant le linceul de flammes blanches descendit le long de son dos, ornant sa frêle silhouette d'une aura immaculée.
Au temps pour la discrétion. Elle se mit à marcher à travers la cour, dans le sillage de gravats laissés sur la trajectoire du portail qui avait servit de projectile. La fine pluie qui s'échappait de la fontaine dévastée s'évaporait instantanément au contact des flammes blanches qui émanaient de la princesse. La lourde et titanesque silhouette de Berserker marchait à ses côtés.

« Mes parents m'ont toujours dit de frapper avant d'entrer. »
Au temps pour la diplomatie.

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Mer 27 Nov - 23:16
Qui n'a jamais chanté la beauté du corps humain? Ses courbes finement tracées, s'entrecoupant de lignes vacillantes et si enivrantes; ses formes rebondies, spirales cachées s'intégrant avec harmonie à la structure du corps; ses pointes se dressant aux extrémités comme autant de reflet de irrépressible besoin de conquête qui animait cette race à la beauté éphémère. Tous les corps sont différents, mais par delà la musculature entretenue, la finesse qui tendait à la maigreur, par delà encore des multiples formes disgracieuses, par delà les jambes élancées, les petites mains astucieuses et les pieds de conquérant, se trouvait une même base commune, une structure d'os et d'amas de chair, de veines sanguines et d'artère. Il y avait des visages plus fin, des yeux plus ouverts, des lèvres plus généreuses, et une pilosité plus florissante. Une infinité de combinaisons charnelles, déclinées par autant de peaux, fermes et souples, claires et foncées, autant de coiffures, autant d'iris et de chevelures colorées. Chaque être était différent, chaque être changeant, tout au contraire de cette uniformité absurde des animaux, des arbres, des plantes, ou des rochers.
L'être humain était définitivement la plus belle créature au monde, et cette beauté unique présente en chaque être, des jeunes pousses enfantines aux vieux chênes décrépis, ne pouvait trouver son paroxysme que dans la mort. Et quelle beauté, quelle joie, quel cadeau au monde que celui de figer à jamais le regard d'un être dans la contemplation de sa destruction la plus absolue. Oh, il y avait tant de choses à essayer, tant d’œuvres à créer, et nulle vérité au monde ne transcendait plus la beauté que la tranche. Percer, découper, d'une manière nette et ordonnée, explorer les secrets du corps pour enfin déchiffrer sa beauté.

Ainsi elle découpa. Elle voulait trancher les corps, découper finement la peau pour en faire des lambeaux de soie, mais cet enfant, ô ce si bel enfant, s'y opposa. Sa langue claqua dans son palais, murmurant avec douceur le verbe ancien et faisant naître tout autour d'elle des jets d'eau qui s'insinuèrent comme des serpents prêts à la dévorer. Elle se stoppa dans sa course et trancha, à une, à deux, à trois reprises. Les grappins tombèrent à terre une fois leur lien coupé, et elle aurait ainsi pu tenir tête à ce sort, coupant à travers l'eau, à travers le mana, s'il n'y avait pas eu une quantité aussi absurde de ces manifestations. Lorsqu'elle tranchait à gauche, deux jets la percutaient par la droite et il ne fallut que quelques secondes au sort pour agripper à elle et ne plus la lâcher.
Oh, Zeria n'était pas une débutante. Elle avait déjà anticipé son échec et commencé à incanter, mais au moment où son sort devait percer à travers les liens qui l'emprisonnaient, au tout au moins s'y essayer, le mana se figea. Son propre mana ne lui répondait plus, le sort qui avait pris forme fut dévié par une force quelconque et disparut dans les airs. Ainsi gisait la surveillante, la nettoyeuse, chacun de ses membres entravé par un filet de liquide visqueux semblable à ces eaux stagnantes et marécageuses.

- Que...

Elle se débattit, résista, mais les liens étaient si profondément fixés à son corps qu'elle ne pût bientôt plus faire que des mouvements simples de poignet ou de tête. Son regard se posa à nouveau sur le jeune garçon qui venait de l'immobiliser, et finit par s'attarder sur la jeune fille qui le secondait. Son regard était un mélange de soulagement, de colère et de satisfaction. Avait-elle dévié le sens de son sort avec l'un des siens? Ou était-ce à nouveau ce garçon mystérieux qui lui avait damé le pion? Ou l'un de ces prêtres encore sur pieds dans son dos?
Son instinct lui criait qu'il s'agissait de ces deux enfants, et son attirance pour eux n'en était que sublimée. Oh, le petit fugitif l'avait menée à un trésor des plus envieux. De si beaux yeux, une peau si douce... Ils étaient de véritables œuvres d'art ambulantes.

- Ahah, oui c'est exactement ça! Vous êtes... Merveilleux les enfants!

Zeria afficha alors son plus beau sourire, aussi passionné que terrible, tandis que les sphères de protection cernant les prêtres se dissipèrent. L'une des menaces écartée, l'un d'eux vint au secours de son frère blessé tandis que les deux autres se concertèrent et partirent sans plus discourir à la poursuite de son complice. Bien qu'ils respectaient l'avis du saint-prêtre, ils avaient selon eux toute autorité pour agir sans son consentement lorsqu'il s'agissait d'assurer sa protection, et à moins qu'il ne le leur interdise formellement par les pouvoirs saints qui lui étaient conférés, ils allaient prendre les devants. Il les avait secourus, c'était maintenant à leur tour de faire leurs preuves.
____________________________

A plusieurs centaines de mètres de l'église, une toute autre confrontation avait lieu. La densité de la forêt, les petites collines, le vent et les nombreux chemins de fortune représentaient autant d'obstruction visuelles et auditives au sein de ces terres du sud de la monarchie, si bien que l'on pouvait se perdre aisément dès lors qu'on quittait les pistes humaines. Il n'était donc pas surprenant que ce petit groupe, affairé à ses propres ennuis, se tienne non loin d'un autre conflit important sans pour autant s'en rendre compte.

- Ohoh, effrayant effrayant, pas la peine de vous mettre dans ces états. Ce serait un plaisir de jouer avec vous, mais j'ai d'autres Terrans à fouetter.
- ...

La petite impertinente... Menas n'avait pas la tête à cela, jouer. Cette gamine venait d'éviter son attaque et il se demandait toujours par quel miracle une telle chose était possible. Ses capacités de réaction défiait, non, elles surpassait très largement les capacités humaines. Si elle n'avait pas fait usage d'un sort quelques secondes auparavant, il aurait juré se trouver face à face avec une pactisante. Et pas une pactisante de basse-cour, oh non, plutôt un être du niveau du chevalier noir. Son temps de réaction était absurde, elle devait probablement utiliser un sort quelconque amplifiant ses capacités, ou à l'instar de Zeria, peut-être faisait-elle usage du mana pour... Mais chez une enfant... Comme venait de le préciser cette guerrière, incroyablement douée au demeurant, elle n'était pas normale. Il avait du mal à l'admettre, mais apparemment les génies existaient. Et il ne se trouvait pas dans une position assez confortable pour risquer de l'affronter elle et ces trois personnes au potentiel inconnu.

- Très bien. J'ignore qui vous êtes, mais la personne hostile ici n'est pas moi. Cette fille a participé au rapt d'une enfant et...
- ... Bla bla bla...
- ... Et pendant que nous parlons, son complice est en train de fuir!!
- Il ne fuit pas.

Les yeux de la jeune magicienne, jusqu'alors joueurs, devinrent tout à coup incroyablement sérieux.
Il ne fuyait pas. Elle ne laisserait personne dire qu'il prenait la fuite.

- Ah! Je le savais. Alors elle est encore par ici, hé l'épéiste, surveillez là pendant que je vais-
- Assez.

Ses yeux s'écarquillèrent. De surprise, d'effroi, d'incompréhension. Alors qu'il venait de reprendre confiance et sentait qu'il allait pouvoir la mettre sous pression, son souffle fut coupé et il ne put apercevoir qu'une cascade de mèches blondes tandis que son visage se tournait vers le sol. Son bras fut saisi avec dextérité et il fut mis à terre d'une prise basique mais efficace semblable à de l'auto-défense. Le pied droit de la jeune fille se posa avec force sur son dos et on entendit le bruit effroyable de quelques craquements d'os ainsi qu'un râle de souffrance.

- J'ai assez joué.

Blessée dans son honneur, mais aussi frustrée pour un certain nombre de raisons inhérentes à l'injustice totale de ce monde, la jeune combattante décida de mettre un terme au statut quo et devint enfin sérieuse.
Encore déboussolée par la surprise et le choc, sa victime commençait à cerner le problème. Il l'avait largement sous-estimée. Une telle vitesse et une telle force... il ne comprenait pas d'où elle tirait cela, mais son niveau était... absurde! Maniait-elle d'une façon ou d'une autre ces pierres? Il n'avait jamais entendu dire qu'une mage pouvait le faire, mais il ne voyait pour le moment pas d'autre explication.
___________________________

Ah, c'était à prévoir. A vrai dire Layana était même étonnée que cela ait pris autant de temps. Alors qu'elle marchait en compagnie de la princesse et se délectait de ses réponses sur sa vie, sa soeur se retrouvait à jouer les négociatrices, prise dans un horrible zugzwang entre sa proie et des étrangers un peu trop doués pour être ignorés. Elle n'avait cure qu'on la prenne pour la méchante, et techniquement, elle avait bien soustrait cette enfant aux personnes qui en avaient la charge, mais jamais, oh jamais elle ne laissait passer une insulte envers ses proches. Et qu'elle fût capable de se retenir pour ne le mettre à terre qu'au milieu de la phrase suivante était déjà un gros progrès pour elle.

Mais c'était une grande fille, elle n'aurait aucun mal à se sortir de ses problèmes. Pour l'heure, observer la petite princesse qui s'avançait dans la cour suivie d'une cascade de flammes blanches était bien plus haut dans l'ordre de ses priorités.

- Des flammes blanches... Vous avez le sens du spectacle.

La réputation de la famille royale d'Ignis n'était pas usurpée. Et l'appartenance de cette jeune fille à cette fratrie ne faisait à présent plus aucun doute, dire qu'une enfant si jeune était capable de tant... Layana comprenait à présent les inquiétudes de sa nation, de telles capacités pouvaient indéniablement faire la différence sur un champ de bataille.

- Un portail, une fontaine... ils n'ont pas l'air bien réactif. Je vais finir par croire que je me suis trompée.

Pourtant il n'y avait pas vraiment d'autre possibilité. Cet institut, le village à quelques kilomètres, et l'église au nord... des trois possibilités, celle-ci semblait bien la meilleure.
____________________________

Poste de surveillance, portail et fontaine. Les intrus semblaient prendre un malin plaisir à tout détruire sur leur passage, mais quelque chose clochait. Le colosse et les deux jeunes filles qui venaient de pénétrer l'institut n'avaient de prime abord rien à voir avec les trois guerriers noirs; ces hommes étaient fin, organisés, identiques et terribles, les nouveaux venus eux, étaient hétéroclites, désordonnés et brutaux. Il s'agissait probablement de deux agresseurs distincts, mais le pactisant avait du mal à croire que leur attaque simultanée n'était qu'un hasard...

Son "regard" n'avait pas lâché la bataille qui se déroulait à l'intérieur. Les trois assassins avaient crée une épaisse fumée noire et s'étaient faufilés à l'intérieur, leurs premières attaques n'avaient pas touché leur cible mais ils avaient fini par trancher le bras d'un des porteurs qui laissa échapper un râle d'agonie. Il s'effondra au sol et se vida de son sang, mais la douleur qu'il ressentait ne venait pas tant de la blessure terrible que d'une révolte de son corps, qui convulsait sous les spasmes comme un poulet dont on a coupé la tête.
Une flamme apparut à l'arrière tandis que l'un des hommes lâchait une boule de feu au visage du magicien, et les deux autres surveillants s'éclipsèrent de la brume noire par un saut puissant hors du bâtiment. L'un d'eux fut blessé durant son envol, une large entaille sur son côté droit qui commençait déjà à s'estomper sous la lueur de la pierre. Ces hommes étaient dangereux, lancer une telle attaque surprise, parfaitement synchronisée, et parvenir à les blesser dans leur retraite sur un bond aussi rapide... Ils étaient sans conteste des professionnels.

Une fois à l'extérieur, les deux surveillants ne purent qu'attendre, il était hors de question de jouer sur leur terrain. Cela leur laissait l'occasion de lancer une incantation et de préparer un autre assaut, ils en étaient conscients, mais le temps était de leur côté. Ils étaient sur leur terrain de jeu, bientôt des renforts arriveraient, tout ce qu'ils avaient à faire, c'était attendre leur sortie et les accueillir en leur arrachant le crâne.

Quelques secondes plus tôt, un surveillant se vantait de la supériorité de la magie sur ces pierres de mana. Et ils s'étaient moqués de lui. Pourtant, il avait des arguments. Si la pierre pouvait soigner et amplifier les capacités physiques, elle n'offrait au demeurant qu'une amélioration des dons humains, qui ne sauraient rivaliser avec les miracles de la magie. Il y avait bien des sorts que la force brute ne savait parer, et bien des moyens d'emprisonner de telle façon à ce que la puissance ne puisse permettre quelconque évasion. Il y avait également les runes piégées, et trop de diversité par l'usage des quatre éléments pour qu'une parade efficace soit mise au point.
Oui, cet homme avait parié que la magie pouvait triompher des pierres... il ne serait malheureusement plus là pour le constater. Il avait vu une porte s'abattre sur l'un de ses détracteurs, un épais nuage de fumée noire tels les ténèbres envahir la pièce et trois êtres noirs plonger à leur rencontre. La fumée avait obstrué sa respiration, l'empêchant de lancer correctement un sort, et alors qu'il s'était reculé pour reprendre se ses esprits, une main tomba du ciel et laissa échapper une boule de feu. Il détourna la tête mais trop tard, le sort le percuta et brûla gravement son visage, si bien qu'il fut propulsé au sol et cria à s'en déchirer les poumons, s'étouffant progressivement avec la fumée et ployant sous le poids de sa propre douleur.
Quelques minutes seraient suffisantes. L'homme au bras coupé avait lui déjà cessé de bouger, du sang s'échappant par tous les pores de son corps. On aurait pu aussi bien le faire imploser de l'intérieur.

Et au sein du bâtiment principal, la riposte s'organisait. Il fallait au plus vite résoudre ce problème, et le directeur aurait pour l'heure pris n'importe quelle aide, même celle de l'armée si elle se présentait. Alpha n'était peut-être plus là, mais il ne manquait pas de ressources, et ces hommes allaient le comprendre.
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HRP: Wouh 20 jours de retard, comme la dernière fois. On peut dire que je suis constant dans mes retards au moins xD. J'ai un peu la flemme de faire un résumé cette fois, donc si vous avez des questions vous pouvez me Skyper =p Je serais bien allé plus loin du côté de Baiken et Shanan, mais au vu de l'avertissement de notre épéiste, je me suis dit qu'elle allait surement réagir au quart de tour (et concernant le déplacement de la petite, vous n'avez rien vu. Ca n'est même pas comparable à ce qu'à fait son adversaire auparavant, là elle s'est presque... téléportée).

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Jeu 5 Déc - 22:07



L'adversaire est au sol défaite par la magie, ou plutôt sur le point d'être défaite. L'enfant sent cette aura venimeuse et malsaine. Elle est encore forte et déterminée. Il le sent dans ses entrailles et cela le désole. Le Saint-Prêtre aimerait tant pouvoir la changer. Ce n'est ni le lieu, ni l'heure encore. Un homme est en fuite, un prêtre est blessé et une none agonise. Sophian n'a même pas le temps de penser aux mots du Messie. Ses actions seront ses méditations et sa volonté sera sa prière. En premier lieu, il doit garder un contact avec les prêtres s'en allant, il lancera un sort d'eau, le fil d'Ariane après ces quelques paroles.:


Mes fils attendez un instant, je vais créer un lien entre nous afin de vous retrouver.

Maintenant, il faut s'occuper d'autre chose ; cette femme immobilisée doit être désarmée. C'est pour cette fin que deux sorts sont lancés, l'un pour bâillonner, le second pour donner à l'eau la forme d'un serpent, qu'il se saisisse de ces armes. Ce n'est qu'une fois cela fait qu'il abaisse sa barrière. Ses actes sont rapides et précis. Il n'a pas de temps à perdre. Sophian ne peut que regarder tristement et tendrement ses protégés et dire à haute-voix :

Cette femme a besoin de soin d'urgence. Une fois ton compagnon hors-de-danger, sauve cette femme et surveille notre prisonnière. Mon sort devrait durer longtemps, j'y veillerai. J'assurerai votre protection jusqu'à mon départ pour retrouver vos deux frères.

Son ton est ferme. Index lui jette un terrible regard noir, dont elle a le secret. Elle lui mord le bras de mécontentement, comme elle en a l'habitude. On n'y peut rien, on ne peut pas changer le Saint-Prêtre. Il va à l'encontre de toutes raisons et défie la logique au nom de l'altruisme. La jeune ascète lui chuchote à l'oreille à quel point il est irresponsable et qu'elle en parlera à Thémis. Pour l'heure, ils doivent découvrir la raison de cet attentat. Deux possibilités apparaissent : interroger les agresseurs ou suivre le fuyard. La première solution serait la plus sûre, mais la seconde permettrait d'éviter des ennuis futurs en prenant de gros risques, cependant. C'est pourquoi, pour assurer la sécurité des innocents présent, il aimerait choisir la seconde. Il regarde une dernière fois la none avant de choisir de rester un peu. Le Saint-Prêtre avance une main calme et douce vers l'enfant. Selon sa réaction, il aurait pu lui toucher la tête comme pour le rassurer. Il attend une réponse, qui, décidera de la durée avant laquelle il partira. Sa voix est rassurante, douce et profonde, malgré son âge.

Tout ira bien Arthur, nous allons tout faire pour tous vous sauver. Le Messie me donne le devoir de vous protéger, mais c'est mon cœur, qui, veut te sauver. Ne crains plus rien. Alors, si tu t'en sens le courage parle moi de l'endroit d'où tu viens. Ne te force pas, cela doit être terriblement dur... Aie simplement foi en Ehol notre sauveur et en moi Sophian.


Le frêle éphèbe semble plus grand et fort. Sa vertu lui donne une courageuse beauté. Son être se fait rempart de l'opprimé face à l'oppression. Il est le fort protégeant les faibles des autres forts. Le rêve d'une douce utopie l'anime. C'est pourquoi ses yeux brillent, ce sont deux saphirs semblables à des étoiles regardant au-delà de la colline. Ils voient des lendemains promis, des lendemains radieux. Sophian porte en son cœur les morts du Messie. « Construit ton bonheur sur Terre; fait croître le Bien pour qu'il porte le fruit de l'Amour. » Cette parole sacro-sainte est l'âme qui anime la foi. Le sensible parfait ne s'encombre pas du simple rationnel, il le transcende. La raison même devient mystique dans la foi, car jamais on ne volera Watos aux hommes. Pas même leurs « sciences » ne sauraient retirer la souveraineté au Très-Haut. La vertu de l'absolu, hors de l'univers et dans l'univers, ne saurait être niée. L’ordonnancement du monde, cette sublime mécanique, que même un aveugle peut voir au toucher. Comment ne peut-on pas croire en un démiurge? Un fou dément prométhéen et vaniteux oserait croire l'inverse. Le nihilisme empeste une charogne innommable: celle de l'âme pourrie. Le Saint-Prêtre a la fragrance chaleureuse et douce du pur croyant. Il sent le miel et le myrrhe, il rayonne la bonté. Même dans ses tentatives maladroites de réconforter un enfant à peine plus jeune, Sophian reste le même.




Spoiler:
 






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Sam 7 Déc - 1:26
(hrp: vu que je fais pas grand chose, autant faire simple et efficace)

Vraiment de mieux en mieux, alors déjà pour commencer, Baiken se balade tranquillement avec son frère et elle tombe sur une sorte de scène improbable. Bon envoyer un gars sur un arbre ok, ce n'est pas le genre de truc qu'on voit en général, à moins de le vouloir et d'avoir un arbre à proximité. Là c'est une sorte d'enfant qui en est pas une qui l'a fait avec une relative facilité... Oui on dirait le début d'une blague foireuse et c'est normal. Ensuite le type se relève comme si de rien n'était et il se met à lancer un bâton dans les rou... Non vers Baiken pour la distraire alors qu'elle n'avait même pas l'intention de faire quoi que ce soit. Mais bon... On ne peut pas le savoir à l'avance ce genre de chose.

Donc après forcément Baiken réagit et dégaine son arme pour virer le bâton, jusque-là c'est bon, puis l'homme veut s'en prendre à la petite fille si on peut dire mais elle esquive assez aisément... Non mais elle était tombée où là franchement? On se croirait dans une sorte de mise en scène pour l'embêter et la laisser perplexe. Le temps de bien tout comprendre en pointant son arme dans leur direction, elle eut quand même des explications à peu près compréhensible.

Donc en gros, si Baiken résumait bien dans sa tête, lui il est du côté où il faut reprendre une jeune fille qui a été kidnappé et l'autre est du côté qui empêche ça alors que le complice fu... S'en va. Mouais... Tout ça était vraiment trop étrange pour être simplement un kidnapping, surtout avec tout ça. Déjà rien que le fait de voir l'homme se faire aplatir comme... Une crêpe? Le tout sur une vitesse que même la maitresse d'armes ne put distinguer. Encore la force, Baiken pouvait aisément le faire sans être aussi rapide mais bon.

C'est donc en levant les yeux qu'elle rangea son sabre pour finalement sortir sa pipe et commencer à la fumer en ayant l'air ennuyée en activant le pouvoir de ses yeux qui changèrent d'intensité de couleur sur le coup.


-Hum... Je devrais penser à chasser tiens, un bon gros gibier, ça devrait le faire...

-Ah oui! Donc en gros vous faites dans le kidnapping, remarque, je ne suis pas de l'armée de Terra alors je ne vais pas brandir mon arme au nom de la justice tout ça quoi... C'est ennuyeux... Je sais pas moi, je me balade tranquillement et voilà sur quoi je tombe tiens... Ah lala... Bon vous savez quoi? Je vais tranquillement vous regarder et puis voilà... Ah remarque, je peux donner un coup de main en échange d'argent, j'en manque en ce moment, bon après c'est à vous deux de voir ça. Je suis sûr qu'il peut entendre malgré... Le dos brisé, ça coupe pas les oreilles. Je dis pas que ça fait pas mal, mais vu sa vitesse de récupération, c'est juste comme s'il avait un bleu. J'avoue que ça serait bien si je pouvais faire pareil... Ou même me déplacer super vite comme ça, c'est bien pour faire tout en un rien de temps. Ah avant que j'oublie, je suppose qu'aucun d'entre vous deux ne va me dire ce que cette fille a de si spécial pour être enlevé? Non parce que la logique veut que faut pas faire ça pour rien, sinon c'est un peu n'importe quoi.

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Sam 7 Déc - 23:51

Shanàn considéra un instant la jeune fille blonde à peine plus jeune qu'elle, et finit par hausser nonchalamment les épaules en réponse à son excuse. Certes, elle aurait peut-être aimé être réveillée de manière un peu plus conventionnelle – quoique, allez réveiller les gens de manière conventionnelle lorsqu'ils pioncent en haut d'un arbre – mais elle n'allait pas non plus prendre la mouche juste parce qu'on avait quelque peu abîmé son perchoir – qui n'était pas sa propriété, soit dit en passant. Bon, d'accord, avec l'Emissaire du Feu, on aurait pu s'attendre à n'importe quoi, mais pour le coup... non, définitivement non. D'autant plus que la chasseuse appréciait la répartie avec laquelle la jeune fille avait répondu à Baiken, l'envoyant proprement balader comme il le fallait. Elle-même avait senti son poil se hérisser en voyant l'épéiste adresser aussi niaisement la parole à la jeune inconnue. Mais elle s'était retenue de faire une remarque plus piquante à ce sujet en estimant que ce n'était que moyennement son problème si l'épéiste estimait qu'elle avait affaire à une jeune fille perdue de six ans totalement inoffensive.

D'ailleurs, en parlant de chose offensive, il semblait que les deux inconnus qui avaient tiré la chasseuse de son sommeil n'avaient pas vraiment fini de se chercher des poux, ce qui, en soi, n'était guère étonnant. Shanàn ne connaissait pas grand monde qui appréciait se faire jeter contre des arbres pour le plaisir – d'ailleurs, elle ne saurait probablement jamais si jeter des gens était ou non un sport local. Croisant les bras, l'archère, loin d'être décidée à intervenir – pourquoi faire, ce n'était pas ses oignons ? - posa son regard céruléen sur les deux partis en présence, hésitant à lancer les paris avec Baiken sur le vainqueur de la joute. Qui se révéla toutefois être pleine de surprises – autrement, ça n'aurait pas été drôle. Shanàn, qui n'aurait pas hésité à parier quelques piécettes – piécettes, hein, fallait pas abuser non plus – sur la demoiselle qui parvenait à lancer des types deux fois plus grands, ne put même pas discerner tous les mouvements de chacun des protagonistes. Haussant les sourcils de surprise, la jeune Arkh'eil décida de mettre les choses en pause quelques instants histoire de reconstituer la scène. Parce que non mais sans blague, elle avait beau être Emissaire du Feu – aha – ça ne faisait pas non plus tout dans la vie. Ni le ménage, ni la vaisselle, d'ailleurs, et c'était bien dommage – quoique, dans une certaine optique, faire le ménage et la vaisselle avec ses dons d'Emissaire devait être possible.

On avait donc Baiken et son pote rouquin, qui n'avaient demandé qu'à cueillir des pâquerettes dans un monde rempli d'arcs-en-ciel – tiens, peut-être que l'épéiste se serait bien entendue avec Ehol. Et on avait une jeune fille lanceuse de types qui se frittait avec un bonhomme champion du monde du saut en longueur. Jusque-là, pourquoi pas, mais pourquoi fallait-il que tout ce beau monde s'attaque aussi à ceux qui n'avaient rien demandé ? Quoique, vu que cela ne concernait pas la chasseuse, celle-ci ne s'en sentait guère offusquée. Juste quelque peu dubitative quant à la suite des événements. Ceci dit, étant donné que Baiken jugea opportun de demander pourquoi est-ce que les autochtones prenaient un malin plaisir à se taper dessus et accessoirement à taper sur leurs spectateurs, l'Emissaire du Feu garda – pour une fois – le silence, estimant qu'elle n'avait rien à ajouter – de toute façon, son cerveau ne fonctionnait pas assez rapidement pour qu'elle ait le temps d'ajouter quoi que ce soit. Si ces deux-là pouvaient expliquer les raisons de leur querelle, tant mieux, ça satisferait sa curiosité personnelle, sinon, tant pis, elle irait se trouver un autre arbre. Ou se remettre à chasser, parce que jusque-là, ça n'avait pas été très productif. De toute façon, il ne semblait pas que sa présence en ces lieux ait grande importance aux yeux de toute cette assemblée – et tant mieux.

Ceci dit, si elle avait espéré des explications claires, l'épéiste pouvait toujours aller se gratter. Entre deux coups de tatane et trois os brisés, difficile de voir où se trouvait la vérité. Et pour ainsi dire, Shanàn avait beau avoir un magnifique sens de la justice que même l'armée terrane n'avait pas – notons l'ironie – elle n'était pas prête à attaquer une jeune fille aux capacités inhumaines juste pour les beaux yeux d'un défonceur d'arbre malgré lui. Laissant échapper un profond soupir désabusé devant la scène qui se jouait sous ses yeux, la chasseuse laissa une fois de plus Baiken prendre la parole avant elle, puisqu'elle le ferait très probablement de manière plus diplomatique qu'elle. Quoique non. De manière plus... euh... naïve ? Une grimace se dessina sur les lèvres de la chasseuse, qui ne tarda pas à répliquer, non sans ironie, à l'épéiste qui avait préféré tirer sa pipe plutôt que son sabre :

« Ouais, ils ont bien une tronche à avoir trop d'sous, grommela-t-elle. Et tant qu'à faire, tu n'chass'ras pas grand chose avec ton cure-dent. »

A-t-on déjà vu quelqu'un partir à la chasse avec seulement un katana ? Préférant ne pas s'étendre sur ce sujet sensible – s'enflammer au milieu d'une forêt, ce n'était jamais très raisonnable – la chasseuse riva son regard céruléen sur la demoiselle posant fièrement, le pied sur le dos de son agresseur.

« C'est bon, z'avez fini ? Parler avec des mots, c'est pour les tapettes, faut croire. »

A Terra, rien ne valait un bon coup de tatane, visiblement. Taper d'abord, réfléchir après, à croire que c'était la devise nationale secrète – plus si secrète que ça, aux yeux de l'Emissaire.

NB:
 

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Lun 9 Déc - 21:25
Tout s'était passé exactement comme prévu, les hommes avaient opposé une résistance plus qu'impressionnante mais, l'attaque surprise et l'agressivité dont le trio avait fait preuve s'était avérée efficace. A un pactisant, une mage et un humain il étaient parvenus à éliminer deux individus sur quatre sans déplorer la moindre perte de leur côté. Un mage et un des... combattant avec une pierre. Si ni Kylar ni Vi n'avaient portés de coup fatal, sans eux la manœuvre n'aurait jamais été possible. Sous son masque un sourire invisible se dessina, il était satisfait de leur performance pour leur premier essai sur le terrain. Kylar avait prouvé qu'il était capable d'apprendre rapidement et qu'il avait l'instinct, Victoria avait prouvé qu'elle était capable de changer complètement sa manière de procéder. Il était fier d'eux et, il était devenu inutile de les exposer plus que nécessaire.

Il eu un regard vers le corps inanimé du mage, le flamme cessant pour un temps de bruler ses émotion, poussant un soupire à la fois amusé et quelque peu cruel. Cet homme n'avait pas eu le temps de faire quoi que ce soit, plus ironique, le mage de feu qu'il était avait été défait par un sort, de feu lui aussi. Mais il n'était pas encore mort ce qui arrangeait bien le maître assassin, de cette manière il pourrait obtenir des informations une fois le sort des deux survivants réglé. Ces deux là qui avaient fuis dans le but de se battre dans un terrain qui leur serait plus propice. Réflexe intelligent songea le chef du conseil de Ventus si, ils n'étaient pas censés être primairement sur leur propre terrain.

-Abrael, Azrael, je veux que vous restiez en arrière maintenant. Abrael occupe toi de stabiliser l'état du mage et, au moindre mouvement menaçant tues le. Azrael ramasse moi la main coupée et prend la pierre ainsi que le système permettant de la maintenir mais, ne touche surtout pas la pierre.

Alors qu'il disait cela à ses deux apprentis, il retirait le haut de se tenue et ses deux gantelets, révélant une simple chemise de lin sans manche taillée prêt du corps, découvrant ses bras nus parcourus de cicatrice ainsi que les deux brassards de lancer chargés. Retirant son masque par la même occasion et laissant alors apparaître un des visages les plus connus d'Albion... ou tout du moins de Ventus.

-Garde moi ça Abrael.

Il activa deux bombes qu'il lança au dernier moment à l'extérieur, s'avançant dans le couloir. Les deux hommes de main ne connaissait pas le type d'objet auquels ils étaient confrontés ce qui arrangeait bien Kyriel, méfiance et curiosité les  partageant. Et elles explosèrent, le tueur se jetant presque à ce moment la dans l'embrasure de la porte.

-Je suis l'ombre.

La démarche du pactisant était à présent un étrange paradoxe alors qu'il surgissait avec majesté dans la poussière dispersée en l'air par l'explosion. Ses yeux n'étaient plus abîme de connaissance mais soleil de ténèbres améthystes. Sa démarche avait quelque chose d'étrangement féminin et mortel alors qu'il adoptait la posture du séléné, mouvement séduisant et de sinistre augure. Les deux hommes avaient, non sans surprise, survécu à l'explosion, bénéficiant des propriétés régénératrices de leurs pierres. Le trouble de leur esprit était cependant clair. Si les pierres étaient quelque chose d'étrange, leur nature magique l'expliquait. Mais les sphères de cuir et d'argile n'avaient rien de cela. Pourtant elle avaient laissé place à une puissante déflagration.

-Insaisissable et mortel.

Les cheveux roux, comme baisés par le feu faisait ressortir l'habituel pâleur d'albâtre du jeune homme, accentuée par les drogues qu'il avait consommé précédemment, comme s'il était à la frontière entre la vie et la mort. Frontière sur laquelle il ne cessait de marcher, frontière à laquelle il dédiait le spectacle de sa vie, frontière avec laquelle il dansait depuis qu'il avait abandonné l'innocence. Et ce visage si jeune, que les deux hommes contemplaient avec stupeur, aux traits si fins. Ce visage sans aucun défaut, sans aucune particularité. Ce visage étrange qu'il leur semblait reconnaitre était de sinistre augure, les jugeant. Il portait le masque de tout le monde, sans aucune émotion autre que ses yeux, sa voix calme et neutre, comme désincarné. Levant les bras d'un mouvement vif qu'ils perçurent à peine, ils entendirent le sifflement des couteaux de lancer, forgés pour offrir ce bruit dérangeant à leurs cibles. Puisant dans l'énergie de leur pierre ils les évitèrent de justesse, les lames les effleurant, une égratignure qui se résorba immédiatement.

-Mon corps est une lame.

Il fut sur le moins expérimenté des deux à une vitesse surprenante. Et il comprirent. La porte qui avait été enfoncée. La vitesse à laquelle leur attaque avait été exécutée. Des pactisants. La peur de l'inconnu n'avait pas disparu, à présent qu'il savaient à quel type de personne ils avaient affaire, ils ne connaissaient pas quel pouvoir l'homme possédait. Peut-être était-il expérimenté, peut-être était-il pactisant... Mais ils étaient deux et, le pouvoir des pierres les renforçait. Ils avaient peur mais il était à présent seul, le nombre faisait la force. Et il n'avaient pas le choix. Il frappa au plexus, un mouvement millimétré, parfaitement exécuté par le tueur. Mais le combattant puisa l'énergie suffisante dans sa pierre et dans ses propres réserve pour esquiver. Peut-être que la pierre diminuait son espérance de vie, peut-être qu'en puisant autant qu'il le faisait à présent il diminuait drastiquement son espérance de vie. Mais s'il voulait vivre il savait une chose, il devait tuer cet homme coute que coute.

-Mon esprit est une arme.

Son compagnon vint à son secours, épée courte sortie il mit toute sa force et sa concentration pour frapper l'homme de dos. Le mouvement avait été effectué comme il fallait, avec suffisamment de force et de précision pour forcer le jeune homme à rompre le contact. Mais plutôt que de prendre ses distances, il se laissa tomber à genoux. Son comparse dans le même temps envoya un coup de pieds vicieux avec toute sa force dans la tête de l'homme à présent agenouillé. Mais celui ci ne chercha pas à l'esquiver, se redressant, encaissa le coup dans le même mouvement, exécutant alors un crochetage improbable avec sa jambe gauche en même temps. Les deux corps, subitement entremêlés dans une étreinte, étrangement mortelle et charnellement dérangeante, furent propulsés trois mètres plus loin sous l'impacte du coup, que le tueur n'avait pas cherché à esquiver mais, avait utilisé pour s'éloigner avec un de ses deux opposants du troisième élément de l'affrontement. Au mépris de son propre corps.

-Mon âme est celle de l'apostat.

Pour tous trois, la scène sembla se ralentir, comme si le temps se suspendait, augure du mouvement décisif de la symphonie de chair et d'acier qui se jouait. Alors que leur opposant se redressait, passant une main dans son dos, l'homme à l'épée -éloigné du combat- brula toute l'énergie qu'il pouvait, consumant sa vie sans aucune hésitation, se jetant sur l'ennemi avec la résolution du désespoir. S'il n'agissait pas son compagnon allait mourir, il ne pouvait le permettre. Peu importait les rixes et les désaccord qu'il avait eu avec lui, ils appartenaient au projet, deux de leurs camarades étaient déjà mort, s'en était de trop, il refusait que plus de sang des siens soit versé. Epée en avant, emporté dans son élan, sa cible à peine à un mètre de lui exécuta encore un mouvement de jambe, tranchant alors le jarret de l'homme à la pierre qui tituba, avant de s'arrêter brusquement. La morsure glaciale de l'acier fouaillant ses tripes.

-Je danse et je tue.

Et l'ange de la mort, à la peau d'albâtre, couvert de cicatrice comme autant de scarifications pour les vies qu'il avait prises, retira sa dague dans un mouvement ample. Éventrant l'homme encore debout, arrachant entrailles et organes, les deux corps collés l'un à l'autre se séparant. Les yeux de sa victime grands ouverts et perclus sous la douleur indicible et l'incompréhension, une gerbe obscène de chair et de sang s'élevant, s'épanouissant, fleur grotesque retombant sur le visage du dernier survivant, alors que la blessure à la cuisse guérissait, l'énergie de la pierre focalisée sur la blessure précédente. La brusquerie de la mort, la violence non dissimulé par la fumée, la cruauté du mouvement avait quelque chose de magnifique, fleur du mal s'épanouissant avec perversité dans le cœur de tout un chacun.  

-Je sers la voie unique.

Cette démarche, cette façon de combattre, il ne pu s'empêcher de penser à Zeria... sauf que Zeria était une vraie psychopathe, sans doute professionnelle mais une psychopathe quand même. Pourtant, il n'arrivait pas à classer l'homme qui, à présent le toisait, alors qu'il se relevait dans la même catégorie. Il était calme et maîtrisé, trop calme sans doute et, il n'arrivait pas à savoir si ce n'était pas pire justement, rien qu'à voir son regard il n'arrivait pas à envisager que le tueur soit capable d'éprouver le moindre sentiment. Et la réplique absurde fusât alors que, tout autour semblait étouffé, comme si la peur et l'adrénaline l'empêchait de percevoir le reste.

-Vous l'avez tué! Monstre!

Ces mots, alors qu'il résonnaient dans l'esprit de Kyriel le firent sortir de la transe détachée dans laquelle il était entré. La douleur qu'il avait jusqu'à présent ignoré sans la moindre difficulté se manifestant alors de nouveau dans son corps. Ses hanches hurlaient leurs souffrance pour avoir usé du séléné de manière aussi extrême et, une côte fêlée si ce n'était brisée rendait sa respiration douloureuse. Ses capacités de pactisant étaient une chose, mais il avait poussé son corps à ses limites dans le but d'en finir rapidement, les drogues qu'il avait prises pour l'instant n'avait qu'une efficacité limité pour ce qui était d'atténuer la douleur. Restant impassible et refusant de céder, il ne pu s'empêcher de hausser un sourcil alors qu'il rengainait sa dague après l'avoir égoutté du sang qui la couvrait.

-Sans rire. Vous ne me réserviez pas le même sort?

L'homme restat interdit un moment face à cette réplique à la fois évidente et... surprenante semblait-il. Le chef exécutif du conseil en profita pour aller prendre dans une de ses poches une capsule de drogue qui atténuerait la douleur et, lui permettrait d'éviter de montrer qu'il avait poussé son corps au maximum. Il devait rester impassible, la peur était une arme à bien manier.

-Evidemment! C'est vous qui nous avez attaqué en premier!

Alors qu'il portait la capsule à sa bouche Kyriel ne pu s'empêcher d'avoir un rire presque... navré.

-Je vous accorde le point, mais avouez que vu ce que vous faites ici vous n'alliez pas nous laisser tranquillement poser des questions. Il s'agissait de la meilleurs solution.

Il y eu un silence

-... Comment savez vous ça?! Et qui êtes vous?!
-Comment je sais ça? Hé bien... rien ne m'échappe sur ce continent, c'est on ne peut plus simple. Quand à qui je suis... simplement le chef exécutif du conseil de Ventus?
-...

Cette réponse eu le don de prendre le surveillant de court.



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Mar 10 Déc - 19:38
« Des flammes blanches... Vous avez le sens du spectacle. »
Un petit rire musical monta de la gorge d'Illyasviel.
« Je crois qu'il s'agit d'un don familial. »
« Un portail, une fontaine... ils n'ont pas l'air bien réactif. Je vais finir par croire que je me suis trompée. »
Toujours aucun signe de vie, en effet, malgré une entrée que d'aucuns auraient immanquablement considérée comme une véritable déclaration de guerre. Trois possibilités majeures s'ensuivaient : ou bien il n'y avait effectivement personne, ou bien les occupants des lieux étaient déjà occupés par quelque chose d'autre, ou encore le quotient intellectuel moyen des gens du cru avoisinait celui de l'huitre à marée basse, ce qui expliquerait le manque patent de réaction. Inutile, je crois, de préciser quelle explication avait la préférence d'Illya.
« Je puis comprendre ta déception si tu t'es effectivement méprise sur la localisation de tes agresseurs, Layana. Si tu décides d'aller vérifier d'autres endroits pour les dénicher, je me verrais dans l'obligation de reprendre les mots que j'ai prononcés plus tôt, car quant à moi, c'est ici que mon enquête requiert ma présence. Si tu souhaites partir, mes voeux de chance t'accompagneront. »
Oui, c'était bien un regard désolé qu'Illya accordait à sa compagne de route, car elle détestait revenir sur sa parole : l'idée qu'elle se faisait d'elle-même était telle que trahir autrui ne la gênait pas le moins du monde, mais se trahir elle-même à travers les mots qu'elle avait prononcés, c'était vraiment une chose qu'elle n'aimait pas du tout. La princesse reporta son regard vers les bâtiments de l'institut. Ils étaient proches les uns des autres, suffisamment pour que le feu se propage à travers tout le complexe si aucun magicien d'eau — hérésie ! — n'intervenait.
« Si seulement nous pouvions évacuer les enfants de cet orphelinat, je pourrais transformer cet endroit en véritable mer de feu et les obliger à réagir... »
Oui oui, je sais ce qu'on va m'objecter. Les princes d'Ignis sont mauvais, méchants, sans respect de la vie, ce sont les seigneurs du mal et du côté obscur de la magie. Blablabla. Sérieusement, est-ce qu'on peut sortir des clichés à trois francs six sous de l'industrie théâtrale ventusienne ? Est-ce qu'on peut réfléchir au fait que les princes sont tout simplement des gens qui sont nés et ont grandi dans un certain milieu, entourés de certaines valeurs, et pas nécessairement des psychopathes parce que ça serait dans leur sang ?
Oui, Illya ne voulait pas brûler vifs quelques dizaines d'enfants. Etait-ce par bonté ? Non. Etait-ce par croyance des les idéaux abracadabrantesques de l'Eglise d'Ehol ou d'un autre divin machin ? Encore moins, bien évidemment. C'était tout simplement par principe. Oui, il était bien facile pour les autres peuples de voir dans les idéaux d'Ignis, et à fortiori dans ceux qui les incarnaient au mieux, une simple soif de pouvoir. Pourtant, aux dernières nouvelles, le Roi n'avait encore jamais été aperçu pris d'une crise de rire sur son trône, répétant "POUVOIR !" de plus en plus fort et de manière hystérique. En vérité, pour un véritable ignisien, le pouvoir n'était que le corollaire, la conséquence de la force, et en aucun cas son but.
Bien sûr, la plupart des albionnais se révèlent incapables de comprendre cela, ignisiens compris. Mais la famille royale, elle qui vit au cœur de cette philosophie et en est la plus pure incarnation, est capable d'appréhender ce fait que la loi du plus fort n'a que la force pour but, que toute autre expression de cette philosophie n'est qu'une horrible version dénaturée de la hauteur idéale que le Roi, les princes et les princesses visent en permanence.
En quoi cela aurait pour conséquence le souci qu'avait présentement Illya de la vie de quelques bambins, terrans qui plus est, me direz-vous ? Tout simplement, si elle les tuait maintenant, alors qu'ils n'avaient pas atteint le summum de leur potentiel, comment auraient-ils le temps de d'éprouver leur propre force ? Qui sait, l'un d'eux, d'ici quelques années, serait peut-être suffisamment puissant pour détrôner la famille royale d'Ignis et imposer sa propre dynastie sur le pays des flammes. Le tuer maintenant, alors qu'il n'avait peut-être que quatre ans, briserait cette possibilité à jamais.
En vérité, de quel peu de grandeur fait preuve le lion, prétendument roi des animaux, en dévorant les petits de ses ennemis, profitant du fait qu'ils ne peuvent encore lui nuire à un âge si tendre ! Croire au plus haut point à la loi du plus fort, c'était accepter de permettre aux faibles de devenir aussi forts qu'ils en sont capables. C'était ainsi que devait être comprise la famille royale. C'était là qu'ils plaçaient leur orgueil, là que se trouvait leur honneur, qui resplendissaient tous deux à la surface d'Albion ainsi que les plus superbes diamants sur la plus majestueuse des couronnes.

Je ne puis hélas m'attarder plus longtemps sur ce sujet, car du nouveau se profilait à l'instant même au cœur des bâtiments de l'institut. Une fumée noire s'échappait d'un des bâtiments, bientôt suivit du son mélodieux d'une explosion. Quelqu'un semblait ici avoir d'aussi bonnes manières qu'elle pour annoncer sa présence.
« Tiens tiens... Il semble que l'on nous ait précédées, Layana. »
Ce qui expliquait l'absence d'un comité de réception à son arrivée ainsi que celle de réaction à sa délicate entrée en scène. A défaut de pouvoir dire "par expérience", nous dirons que par mise en fonction de ses petites cellules grises, Illya était encline à penser que les réponses que l'on peut se poser avaient tendance à se trouver là où les choses se piquaient soudainement d'incendies et d'explosions. Bien sûr, il y avait la possibilité qu'il s'agisse d'un leurre destiné à l'attirer à un endroit pour avoir le temps d'en évacuer ou d'en fortifier un autre, mais c'était peu probable compte tenu du fait qu'elle était là pour une visite surprise et qu'elle n'avait encore remarqué personne d'autre que Layana. C'était certes étrange que la fumée précède la déflagration, mais cela ne faisait qu'ajouter à la curiosité d'Illyasviel. Et la curiosité de la princesse ne demandant qu'à être satisfaite, elle se mit à marcher dans la direction du grabuge.

Elle espérait juste que quelque soit la personne qui l'ait précédée, il ne s'agissait pas de Rin. Famille ou pas, elle aurait arraché
de dépit la tête de cette harpie s'il s'avérait qu'elle s'était débrouillée pour être là avant elle.

Le soulagement fut la première chose qu'elle ressentit en arrivant sur les lieux : elle n'aurait pas à se rendre coupable de fratricide. L'exaspération fut la deuxième : les autochtones du coin faisaient-ils donc autre chose que de s'entretuer ? Tsssss. Un homme debout, en train de boire à une flasque, un autre affalé au sol, l'air plus ou moins terrifié, un cadavre malproprement éventré, et du sang partout histoire de rire un peu. La vision ne choquait pas la petite fille de treize ans : elle avait vu bien pire dans les arènes, et pire encore dans les tortures que sa Chasseresse avait pu infligé à des opposants.
« Messieurs, je vous demanderais bien en quoi je puis vous aider, mais si vous ne vous y opposez pas, j'aimerais renverser la situation et vous demander en quoi vous pouvez m'aider. Car croyez-moi, vous me viendrez en aide, ou bien vous périrez dans les flammes. Messieurs, faites votre choix, et rapidement. Je ne suis pas ici pour faire du tourisme et je n'ai pas de temps à perdre. » »
Berserker appuya le propos de sa maîtresse d'un grognement aussi menaçant que bestial.

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Dim 22 Déc - 15:41
Et du côté d'un allié qui ne fuyait pas...

Il n'existait pas de mots qui pouvait la décrire. Cette détresse, ce gouffre sans fond dans lequel il sombrait; ce piédestal d'ivoire duquel il chutait. Il s'était porté volontaire pour cette expérience. Il n'était pas venu par appât du gain ou par désespoir, il ne s'était pas tourné vers cet institut à la recherche d'une vérité supérieure, non, il désirait simplement le pouvoir. Il voulait être spécial, supérieur, puissant; il cherchait le pouvoir de tourner en ridicule cette armée qui l'avait moqué, de renverser l'état des choses, de se révolter.
Et ce pouvoir, il l'avait obtenu. Il avait survécu à l'expérience, et maintenant au sein de sa poitrine battait ce cœur artificiel, cette pierre magique qui lui conférait des capacités surhumaines. Au diable les magiciens, au diable les pactisants! Il pouvait à présent tous les tordre au creux de sa main.

Alors pourquoi... Pourquoi ne pouvait-il pas vaincre cet homme!?

- Qui es-tu...?! Je ne peux pas perdre à un duel de force!
- ...

Le jeune homme qui lui faisait face demeura silencieux, retenant les poignets de son adversaire à l'aide de ses mains. Derrière lui, une petite fille apeurée, adossée contre un arbre, assistait sans le comprendre au spectacle violent. Le jeune homme n'était pas particulièrement fort, mais ses prises étaient précises, et son adversaire, bien que plus fort physiquement, n'utilisait pas le moins du monde ses muscles et semblait vouloir puiser dans une énergie inexistante qui lui aurait conféré plus de force.
Cette pierre... C'était cette même pierre que la petite possédait. La même pierre qui l'avait mise en danger quelques minutes plus tôt, et vraisemblablement, la raison pour laquelle ces hommes étaient à sa poursuite.

- ... A terre.

Il effectua une torsion précise à l'aide de ses poignets et passa sa jambe sous celles de son adversaire, effectuant un balayage en règle avant de l'immobiliser au sol. C'était comme maitriser un enfant, cet homme avait apparemment oublié qu'il possédait des muscles. Tous les mages agissaient ainsi, c'est pourquoi il était aussi aisé de les vaincre. Qu'importe l'outil magique qu'il employait, il venait de rencontrer la seule et unique personne sur laquelle cette pierre ne pouvait fonctionner.

- Pourquoi la poursuivez-vous?
- Tu n'as pas idée... de ce que tu es en train de défier...
- ... Alors nous sommes deux.
______________________________

Un sentiment de calme trompeur s'était instauré sur le chemin de l'église. La surveillante venait d'être neutralisée et l'équipe des prêtres, se sentant pousser les ailes de Michael, se lança à la poursuite du second homme. La situation demeurait très floue dans l'esprit de tous, cette attaque ne semblait pas le fruit du hasard. Le saint-prêtre en était très probablement la cible, et l'arrivée de cette nonne blessée et de ce petit garçon... Deux grandes possibilités se dessinaient dans l'esprit préparé des gardiens de la foi, cette femme pieuse avait pu avoir vent de l'attaque et s'était échappée pour les prévenir, ou elle-même pouvait faire partie du complot, et utiliser ses blessures et son enfant pour feindre son impuissance. Il existait des pactisants avec de tels pouvoirs, même en Terra. Afin de ne prendre aucun risque, un des prêtres était resté au chevet de son compagnon blessé comme Sophian le leur avait demandé, mais d'un accord tacite entre tous, il était présent avant tout pour surveiller cette prisonnière et la femme qui s'était échappée. Ils ne pouvaient se permettre de mettre le Saint-prêtre en danger, présence d'une ascète ou non.

- Saint-prêtre, avec tout mon respect, vous ne pouvez vous laisser tromper par la situation. Votre présence en ces lieux et cette attaque ne sont surement pas une coïncidence, il est fort possible que vous soyez la cible. Laissez mes frères gérer cet incident, nous allons rattraper cette personne et mettre tout cela au clair.

La prisonnière bâillonnée sembla exprimer sa désapprobation en mordant dans la sphère visqueuse qui avait immobilisé sa langue. Elle ne pouvait pas parler, mais quelques grognements et des sons étouffés suffisaient à ennuyer les personnes présentes. Le sort s'était semble t-il stabilisé, et sa marge de manœuvre était pour ainsi dire nulle. Le Saint-prêtre. Bien entendu, il s'agissait du saint-prêtre, le symbole vivant du culte d'Ehol, la haute autorité d'Aquaria! La nouvelle de la nomination d'un enfant à ce poste avaient rejoins l'institut Raphaël et les rumeurs de cette cité dirigée par un gamin étaient légion en Terra. Certains l'adulaient, s'en raillaient, d'autres citaient une marionnette, et elle avait aussi partagé cet avis... Jusqu'à maintenant.
Zeria était magicienne, elle était donc très bien placée pour comprendre. Cet enfant avait lancé quatre sorts à la suite sans en éprouver la moindre fatigue, tous chantés en langue ancienne. Il était parvenu à garder son calme et à agir froidement, à choisir le bon moyen de riposter, et n'avait pas montré le moindre signe de peur. Il était bien plus un génie psychopathe qu'elle-même.

- Linia... Elle va bien? Elle va bien, hein?

Arthur avait pleinement repris conscience et bien qu'il ne comprenait pas ce qui se passait, il pouvait très clairement voir la femme qui s'était occupée de lui allongée sur le sol et respirant difficilement. Elle peinait à rester consciente, et il avait pris sa main entre les siennes, ne quittant pas son chevet.
Le jeune garçon qui avait utilisé la magie - c'était la première fois qu'il en voyait! De la magie d'eau! - commença à lui parler. Mais pourquoi souhaitait-il savoir d'où il venait? Il avait dit qu'ils allaient les sauver, qu'il allait la sauver, alors pourquoi voulait-il savoir ça?

- Je viens de là-bas... Linia m'a dit qu'on devait partir tout de suite, mais s'il vous plait, il faut l'aider!

L'enfant tendit la main vers le chemin qu'ils avaient emprunté, et le prêtre en charge de l'église qui était resté quelque peu à l'écart s'approcha.

- Se pourrait-il... Excusez-moi.

Il eut rapidement rejoins le saint-prêtre et le jeune garçon, et après avoir brièvement examiné la tenue de la jeune femme, il parvint à cette conclusion qu'il avait d'ores et déjà anticipé.

- L'Institut Raphaël...

La prisonnière grogna à nouveau dans son bâillon d'eau, réclamant visiblement la parole.
Savaient-ils combien cette chose était inconfortable!?
______________________________

Illyasviel était vraiment d'une plaisante compagnie: délicieuse, gracieuse et ingénue, si mignonne qu'elle avait une soudaine envie de la kidnapper et de la ramener chez elle. Mais le temps n'était pas à la frivolité; alors qu'elle commençait à perdre espoir, Layana perçut les traces d'un combat près de l'un des bâtiments. Le petit groupe improvisé se rendit immédiatement sur les lieux, évidemment, et put constater qu'un combat mortel avait pris place. Le corps de l'un des hommes gisait encore au sol, éventré, et l'absence de porte à l'entrée quelques mètres plus loin signalait que l'affrontement n'avait pas commencé ici.

Mais tout ceci, ce n'étaient que détails, frivolités, babioles, face à la révélation qui l'attendait.

- Monsieur Bernkastel?!
_______________________________

- Bernkastel?!?
- AAAAAarg... salope...

Sylvia avait frappé avec virulence son pied contre le sol à l'entente de cette nouvelle. Et bien entendu, entre le sol et son pied, il restait toujours le dos de son adversaire qui se brisa à nouveau malgré sa complète régénération précédente. La jeune fille mordit sa lèvre et appuya sur le corps de son nouveau paillasson. Le nom du chef exécutif du conseil, au sortir de sa superbe bouche, sonnait presque comme une insulte d'un langage perdu. Oh, elle ne le haissait pas, elle éprouvait même une certaine admiration pour sa personne, mais sa présence en ces lieux était bien trop suspecte et contradictoire pour qu'elle le considéra autrement que comme un ennemi. Et leurs émotions étant intimement liées, Layana et Sylvia ressentaient actuellement le même mélange de surprise et de colère à cette vision. Elles auraient dû être les seules Ventusiennes présentes ici!!

- ... Quels sont vos liens avec Ventus ?
- ... Quoi ?
- Vous travaillez pour le gouvernement ? Pourquoi le chef du conseil est-il ici!?

Au risque de paraitre tout à fait irrespectueux envers les deux femmes qui l'avaient questionnée, la jeune magicienne n'était plus vraiment d'humeur à répondre à leurs questions et à leurs piques. Toutefois l'épéiste marquait un point, la petite fille avait bien quelque chose de spécial, quelque chose... de dangereux même. Et c'était bien le genre de Ventus que de se lancer dans ce type d'expérimentation...

- ...
- ... ... ... Maintenant que j'y pense...

Sylvia effectua un geste brusque de la main dans l'air, comme si elle essayait de faire fuir une mouche qui la gênait, et un homme sortit de nulle part quelques mètres devant elle, s'écrasant au sol sans vraiment comprendre comment il était arrivé là.

- Espionner c'est mal.
- Que...
- Je suppose que vous vous connaissez. Vous allez répondre à ma question.

Elle commençait à cerner l'agacement des deux spectateurs qui n'étaient vraisemblablement pas liés aux événements actuels. Mais puisqu'ils n'étaient pas encore partis, ils devaient nourrir une certaine forme de curiosité, ou peut-être un simple intérêt envers ce qui se passait ici. La curiosité humaine était une chose merveilleuse, n'est-ce pas? Mais hormis quelques balbutiements à propos d'un kidnapping et des hommes volants à droite et à gauche, il était vrai qu'ils n'avaient que peu d'indices pour comprendre ce qui se passait.
Sylvia ne voyait pas vraiment la nécessité d'une explication, elle avait bien d'autres Terrans à fouetter. Le dernier en date les avait rejoins quelques secondes plus tôt, et attendait certainement la bonne occasion pour les prendre par surprise... dommage que cela fût si futile. Il n'avait jamais été une menace, mais en se concentrant, elle pouvait percevoir des mouvements au loin, se rapprochant... et la concentration de personnes étrangères et impliquées dans cette affaire était déjà bien trop grande à son goût, il fallait régler cela au plus vite.
______________________________

D'abord une princesse d'Ignis, ensuite le chef exécutif du conseil de Ventus, ce qui se tramait ici dépassait de loin ses plus folles craintes. Layana lança un regard noir aux deux personnes qui lui faisaient face et qui sortaient semble t-il d'un affrontement. Chef du gouvernement ou non, la position qu'occupait actuellement la personne dirigeant son pays, visiblement hors de toute juridiction et à l'intérieur du repère qu'elle cherchait, ne lui inspirait que de la méfiance.

Layana laissa la jeune princesse proférer ses menaces tandis qu'elle scrutait les environs et communiquait avec sa soeur sur la situation. A vrai dire, deux hypothèses s'offraient à elle, et aucune n'avait réellement le mérite de l'enchanter. Le surveillant quelque peu dépassé par les événements, quant à lui, ne savait pas encore s'il devait bénir ou maudire cette arrivée impromptue...

- Vous voilà bien loin de votre bureau... Jusqu'à quel point sommes-nous impliqués?

Ignorant la présence du surveillant, la jeune citoyenne - présente en qualité de touriste pour sa part, et disposant de tout son temps - attendait avec impatience la réponse de son "régent".
Et à une dizaine de mètres de là, un groupe de cinq personnes sortit du bâtiment principal, en toute hâte. Ils avaient été avertis du combat qui s'était engagé et de l'arrivée imminente d'un autre groupe d'intrus, la chose s'était toutefois déroulée plus rapidement qu'ils ne l'avaient anticipé. Leur leader, un homme d'âge mûr, était suivi de près par deux adolescents, un jeune garçon et une jeune fille, ainsi que deux hommes robustes, visiblement d'autres "surveillants". Le survivant de la précédente attaque restait quant à lui bouche bée, ne sachant plus vraiment ou donner de la tête entre cet homme qui se prétendait de Ventus, cette jeune fille qui semblait le connaitre, cette petite fille qui voulait les brûler, et ce géant prêt à tous les écraser. Il était clair qu'il n'y avait aucun lien entre les quatre assassins noirs et les nouveaux visiteurs, mais l'assurance dont ces derniers faisaient preuve avait de quoi l'inquiéter.
_________________________________

HRP: Hé, un jour j'arriverai à poster à temps sur ce topic, le retard diminue tour après tour xD
Désolé Shanan et Baiken, Sylvia vous a un peu ignorées ce tour-ci, mais la présence sur les lieux du chef exécutif du conseil l'a surprise, donc la pointe d'humour caustique c'était pas pour ce tour là =p
Illya et Kyriel vous vous êtes "enfin" rejoins (disons plutôt que la diplomatie d'Illya a permis de rattraper l'avance de l'infiltration de Kyriel, j'aurais pas parié là-dessus au premier post tiens), le surveillant a toujours envie d'étriper Kyky sur place, mais ils ont déjà eu du mal à 4, alors avec des observateurs présents, attendre est plus sage. Des "renforts" sont d'ailleurs en route, vous pourrez les considérer sur place à la fin de vos posts respectifs, vu la situation, ils vont pas directement vous accueillir les bras ouverts, mais vont pas se jeter sur vous non plus.
Du côté de Sophian et des prêtres, la poursuite continue, j'ai décidé de ne pas décrire la scène parce qu'il y avait déjà pas mal de passages différents dans ce rp. La seule chsoe à savoir, c'est que si ça s'éternise, ils vont finir par dire bonjour au groupe de Shanan et Baiken xD
Et pour ceux qui n'auraient pas compris, la première ellipse fait écho au premier post, il s'agit de l'allié de la petite qui a trouvé Alpha.

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Jeu 26 Déc - 0:36


Le calme souffle sur ces lieux. Les menaces ont été repoussées et la vérité ne tardera pas à percer. Des problèmes surgissent, pourtant, de toutes parts. D'un coté, les prêtres sceptiques craignent le malheur ; ce n'est pas une coïncidence. De l'autre coté, le Saint-Prêtre inspiré combat le malheur ; rien n'est une coïncidence. Les desseins du Grand Courant l'a conduit ici. Ils sont incomparables aux schèmes des hommes. Quand bien même ce serait le cas, ce ne serait qu'une épreuve de plus. L'éphèbe ne doute pas. Ses yeux saphirs voient au-delà de cette simple situation. C'est pourquoi, il écoute. Il entend ce qu'il doit faire. Son devoir sacré lui commande de sauver cette none, mais il n'en n'a pas la science. Alors, il devra la laisser aux soins des prêtres. Son devoir sacré lui commande de mettre fin à l'horreur. Alors, il devra faire juger les criminels. Son devoir sacré lui commande de s'enquérir de cet institut. Alors, il devra y aller en personne. Néanmoins, il devrait d'abord connaître ce lieu mystérieux. Il semble religieux, mais un mauvais pressentiment étreint le cœur de Sophian. Les paroles s'enchaînent. Les mots volent. Le Saint-Prêtre parle.

Arthur, elle va bien, car elle nous a. En attendant, reste près d'elle. Elle a besoin de toi, de ton amour. Bientôt elle ira mieux et tu y auras aidé. Il s'adresse aux prêtres. Mes fils, j'ai confiance en vous, je la laisse à vos soins. Je vais désormais parler avec notre... Invitée, ne m'interrompez pas dans cet exercice. Il regarde le prêtre de l'église. Mon fils, je l'entendrai avant vous, je m'en excuse, mais aidez vos frères présents en attendant. Je vous appellerai après.

Saint-Prêtre, vous ne devriez pas faire confiance à ses propos. Ce n'est qu'une vipère.

Ascète Index veuillez lui permettre de parler.

Elle soupire. Index veut jouer un rôle plus important. Elle n'aime guère cette inactivité, cela ne lui sied guère. Néanmoins, elle comprend la démarche du jeune homme. C'est pourquoi Sophian ne lui répond pas. Les deux sont trop liés. Ainsi, si cette folle est interrogée la première, elle ne pourra pas utiliser des éléments que diraient ensuite le prêtre. Ce dernier sera trop occupé pour entendre clairement la prisonnière. Donc, le Saint-Prêtre pourra comparer les deux récits et agir en conséquence. Au nom du bien, il irait même jusqu'à raser cet institut sans l'ombre d'un remord. Après tout, il connaît bien des sorts pour capturer et détruire. Le jeune éphèbe est capable de relâcher les plus puissants fléaux du continent par ses mots. Il ne craint rien. D'autant qu'Index aux yeux d'émeraudes est là. Qu'importe le magicien, elle le désarme. Face à elle, il n'existe pas de sorts efficaces. La jeune fille est confiante de son ascendance, elle modifie le sort de Sophian pour laisser parler cette ennemie. Ils se sont décalés un peu du groupe, en s'approchant de cette femme.

Bonjour, enchanté, Sophian Auguste Clovis Lancasttle. Même si nous nous trouvons pas dans une bonne situation, j'attends de vous une certaine coopération. Après tout, vous semblez vouloir parler.

Il attend, patiemment, il répondra et questionnera si nécessaire. L'enfant veut des précisions, il veut savoir. Puis, une fois ce besoin assouvi, il agira en conséquence. Le Saint-Prêtre n'a pas le temps de prêcher le salut de son âme. Il gardera cela pour plus tard. Désormais, c'est vers le prêtre qu'il se tourne, si celui-ci en a finit ou si le prêtre de Bonten s'en charge. L'éphèbe entend et compare. L'ascète Index est toujours près de lui, elle fait de même. S'il le faut, elle assommera Sophian pour l'empêcher de prendre des risques ou, la connaissant, ira avec lui au front. Après tout, beaucoup pensent que le seul talent de son pacte est de neutraliser les mages, mais avez-vous déjà goûté à des sorts obliques, ou aléatoires ? C'est là le moindre de ses talents. La jeune fille n'annule pas la magie ; l'ascète contrôle tous les sorts à sa guise.

Ah, enfin! Ce truc serre à la gorge c'est désagréable. Le Saint-prêtre, hein? Je te prenais pour un mioche ordinaire, mais on dirait que j'avais tort... Je suis tout à fait disposée à vous renseigner, mais la position n'est pas la plus confortable qui soit... 

Tu n'es pas en position de négocier, encore moins le tutoyer!


Sophian calme Index d'un regard. L'ascète se renfrogne, le Saint-Prêtre devrait rentrer au Sanctuaire, ce sentiment ne la quitte pas. Cela l'énerve. D'autant que cette femme a eu l'outrecuidance d'être irrespectueuse. Néanmoins, Sophian apprécie le fait que sa pactisante n'ait pas asséné de coup de pied cette fois-ci

Je pense qu'il est préférable que nous parlions face à face oui...
D'un geste, il demande à Index de modifier le sort. Maintenant, cette femme est à genoux face à Sophian, elle est restreinte. Désormais, je vous prierai de parler de l'institut raphaël, s'il vous plaît. Votre aide allégera le poids de vos fautes.




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Dim 26 Jan - 0:00
Une princesse d'Ignis venait à présent d'entrer en scène, et qui plus est sans escorte... Si l'on mettait de côté un colosse qui avait un pacte lui accordant une quasi immortalité et, une jeune fille dont le pouvoir lui permettait d'influer sur le temps. Au final rien de... Attendez! Une princesse d'Ignis qui avait un pactisant?! Non mais... ou allait le monde si même la famille d'Ignis se mettait à jouer avec l'ancien langage? Vraiment, le monde était plein de surprises. Il trouvait presque plus surprenant ce qui lui était donné de contempler avec la jeune Layana, mais ce colosse pactisant aurait éveillé une méfiance sans borne... s'il n'était pas déjà de nature à se méfier de tout.

Si tout cela le faisait sourire intérieurement, lui permettant d'ignorer en partie la douleur qui parcourait son corps, il fallait cependant ne pas oublier certains détails. Comme le fait qu'Illyasvel d'Ignis attendait une coopération soit de sa part, soit de sa dernière proie, et que si il n'y avait aucune coopération alors le feu se ferait une joie de régler leur problème. Non, Ignis n'avait pas changé dans l'absolu, les solutions en cas de doute étaient toujours aussi... radicales. Ce qu'il pu apercevoir sur les raisons de sa veneu avait de quoi attiser la curiosité et la méfiance du chef du conseil de Ventus. Malgré ses treize ans, la jeune demoiselle semblait particulièrement éveillée... à vrai dire presque autant que lui au même âge. Sauf qu'elle était encore vierge de toute noirceur. Ou presque. Il fit la révérence adéquat à l'égard d'une princesse d'Ignis, après tout Carel Ashbringer n'était pas mort et, était un sujet d'Ignis non? Douce ironie que celle de l'habitude passée lui arrachant un sourire.

-Je vous aiderai certainement avec plaisir dix-neuvième princesse d'Ignis, encore faut-il, pour que je puisse vous aider, connaitre ce qui fait qu'une héritière du sang d'Ignis nécessite l'aide d'un homme tel que moi.

Un des problèmes dominants de la lignée d'Ignis, était son caractère. Et Kyriel Bernkastel n'était pas homme à prendre ce genre de détail à la légère. D'ailleurs, les chances pour que la jeune princesse qui lui faisait face ne sache pas à qui elle s'adressait réellement semblaient élevées. Et il se devait d'en apprendre un maximum sur elle tant qu'il lui était possible de l'observer. Mais un autre détail avait tendance à attirer son attention. Layana. La jeune fille, étudiante à Mihailov était un minimum au fait de la politique ventusienne; ce qui n'était guère surprenant dans l'absolu étant donné la présence dans tous les domaines et, sur tous les terrains du chef exécutif du conseil de Ventus, homme sensément incapable de passer inaperçu dans son pays... Mais qui avait le don de disparaitre pour apparaitre là ou nul ne l'attendait. Cependant, ce n'était pas ce qui attirait son attention à son égard et, ses prunelles profondes à l'éclat sombre la contemplèrent.

Non, ce qui attisait sa curiosité sans borne et, son désir, était ce qu'elle était. Une magicienne et pourtant aussi pactisante. Son niveau magique, du niveau de ce que l'on attendait pour une étudiante de Mihailov n'était pas ce qui le surprenait et attisait sa curiosité. Non, ce qui l'intriguait et éveillait son désir n'était autre que ce pacte. Ce pacte qui était supérieur au sien, corroborait ses théories, ouvrait un océan de possibles fascinant, mais elle était aussi magicienne, un cas d'école s'il pouvait dire. Il pensa l'espace d'un instant à son pouvoir de pacte, le sentiment qui se manifesta dans son esprit n'était qu'exultation et euphorie, Aria percevant alors son excitation et l'idée que son pactisant avait en tête sembla provoquer en elle la même réaction. La peur n'avait plus lieu d'être, la connaissance du monde serait leur! Et ils s'empareraient des armes pour remporter la victoire dans leur lutte.

Mais il fallait tout de même répondre à la jeune étudiante

-A vrai dire, nous ne sommes guère impliqué si l'on met de côté certains investissements, faits afin de justement remonter la piste de ce qui se passe ici même et, de régler ce "problème". Cela peut vous paraitre sans doute douteux mais, c'est la raison première de ma présence, je ne suis pas homme à rester assis derrière son bureau, aussi confortable soit le fauteuil.

Il se tourna vers la porte éventrée d'ou sortait encore des volutes de fumée, ses deux étudiants devaient surement êtres là à l'observer. D'un geste qui aurait pu ressembler à celui que fait un homme qui s'époussète, il fit un signe qui pour les "initiés" était caractéristique. L'un devait partir et l'autre le rejoindre. Se tournant alors vers ses nouveaux interlocuteur, gardant toujours à l'œil sa dernière proie, dont la mort était miraculeusement différée par les nouveaux arrivant, il lachat sur un ton presque enjoué.

-Vous me pardonnez, cependant, je ne suis pas venu seul. Abrael! Vient par ici.

Vi comme il avait pris l'habitude de l'appeler en privé sortit alors, la partie de la tenu de Kyriel que son mentor lui avait remis au moment ou il avait pris en chasse les deux fuyard dans les main, ses deux yeux bleus d'une parfaite neutralité. Et alors qu'elle arrivait à son niveau, de nouvelles silhouette entrèrent en scène, certainement des "renfort". Il tendit une main vers son étudiante qui lui rendit ses vêtements afin qu'il les remettre rapidement... Kylar quand à lui était déjà en quête d'une sortie discrète, il irait rejoindre Aria, mettant ainsi l'étrange pierre en sécurité...


[bon, c'pas bien fameux mais, on va prétexter un creux. Si je dois changer quelque chose dans mon post n'hésitez pas à me le dire]



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Lun 3 Fév - 21:17
A bah non. Il fallait croire qu'ils étaient loin d'en avoir fini. Non contente d'immobiliser son adversaire en lui déboîtant à moitié l'épaule – voire totalement – la blondinette se faisait un plaisir de maraver le dos de sa victime à coup de talon probablement involontaire – mais sûrement douloureux. Et ce en prononçant un mot, qui, après avoir fait deux fois le tour de l'esprit de Shanàn – admettez qu'un truc comme 'Bernkastel' lâché au milieu d'une conversation presque lambda était aussi compliqué à saisir que le mot 'carotte' lâché au milieu d'une négociation de grains de café – fit froncer les sourcils de la jeune Emissaire, qui ne connaissait pour ainsi dire qu'un seul Bernkastel, qu'elle ne portait pas franchement dans son cœur. Rencontré par un merveilleux 'hasard' dans un champ de pierre morte – ou site archéologique, selon les points de vue – le chef du conseil exécutif de Ventus n'avait fait qu'irriter la jeune Arkh'eil à partir du moment où il était entré dans son champ de vision pour jouer les 'monsieur je sais tout mieux que tout le monde' – ce qui dans le fond pouvait être difficile à démentir, mais elle l'ignorait, et ne voulait de toute façon pas le reconnaître, tant le personnage lui courait sur le haricot.

L'évocation même du dirigeant de Ventus ne manqua d'ailleurs pas d'irriter la chasseuse, qui émit un claquement de langue impatient, alors que la blondinette surhumaine soumettait sa victime à un interrogatoire assez musclé, nonobstant les tentatives d'apaisement de la part des deux spectatrices présentes. Mais pourquoi, nom d'une biquette à poil bouclé, la chasseuse se retrouvait-elle toujours mêlée à des histoires de politique dont elle n'avait rien à carrer ? Les bras toujours croisés, elle demeura cette fois-ci muette et circonspecte, n'appréciant pas vraiment la tournure que les choses prenaient. Au pire, elle pourrait toujours filer en faisant mine de ne rien avoir vu, mais elle doutait que les choses puissent être aussi simples. Et puis, elle devait admettre que tourner le dos à une blondinette lanceuse d'humains et à une victime plus ou moins légitime lui aurait laissé un arrière-goût amer, un sentiment d'inachevé. Ce n'était pas parce qu'elle avait décidé que les manigances des grands de ce monde la dépitaient qu'elle se devait d'ignorer tout ce qui se passait sous ses yeux – quelque part, sous une bonne couche de mauvaise foi, se trouvait quelque part la curiosité de l'Emissaire du Feu.

Laquelle haussa un nouveau sourcil en voyant une tierce personne accomplir un vol plané pour atterrir quelques mètres devant la blondinette, qui était visiblement impliqué dans l'exploit aérien de ce nouvel individu se rajoutant à un tableau déjà bien trop brouillon. Un peu plus, et elle se serait crue au théâtre... Néanmoins déjà suffisamment irritée par son rôle de plante verte, ainsi que par l'évocation du chef du conseil exécutif de Ventus et de ses éventuels subordonnés, l'Emissaire ne se sentit guère d'humeur à jouer la carte de l'auto-dérision. Au lieu de cela, elle joua... Non, elle ne joua pas, mais elle explosa plutôt littéralement.

« Raaaah ! »

Suivant l'implosion de sa colère, son pouvoir généra brutalement deux geysers de flammes aux pieds de l'Emissaire, qui disparurent néanmoins rapidement sans avoir causé le moindre dommage lorsque la demoiselle se rendit compte que son don lui avait échappé. Pour ce qui était de la discrétion, elle pouvait repasser... Mais au moins, les flammes avaient eu un étrange pouvoir tranquillisant sur la chasseuse, qui s'était après tout juré de ne plus laisser son pouvoir échapper à tout contrôle...

« … Hem. Allez-y, continuez, n'vous gênez pas, fit-elle avec ironie, tout en tentant de dissimuler son malaise. P'têtre qu'un jour, nous aussi on aura des réponses à nos questions. »

Il ne s'était rien passé. Rien du tout. Elle ne venait absolument pas de sortir indemne de deux geysers de flammes sans que la moindre mèche blonde sur son crâne n'ait cramé, sans que ses habits, ses flèches et son arc ne soient partis en fumée. Non non. Pas du tout.

« Mais faîtes vous plaisir, hein, insista-t-elle. Moi aussi j'aimerais bien savoir c'que fout un certain Bernkastel ici. »

Qu'elle détermine si elle devait s'apprêter à se retrouver face à ce type imbuvable tôt ou tard. Histoire, peut-être, de lui coller enfin un pain dans la tronche s'il continuait à lui courir sur le haricot. Même si, entre nous, la jeune Arkh'eil avait tout de même un certain sens des priorités, qui pouvait l'amener à reporter à plus tard certaines beignes dévolues à certaines personnes.

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Mar 4 Fév - 3:05
« Monsieur Bernkastel ?! »
Bernkastel ? Illya n’était peut-être qu’une enfant, mais de par son rang et son éducation, elle était plus au fait des questions de politique internationale que la plupart des adultes albionnais… et par conséquent, le nom du chef exécutif du Conseil de Ventus était loin de lui être inconnu. Elle ne savait que ce qu’on lui en avait dit : il était l’instance politique supérieure de Ventus, et bien que ses pouvoirs soient forcément moins étendus que ceux d’un monarque tel qu’Iskandar, cette position impliquait une grande intelligence. A dire vrai, être reconnu comme un génie parmi les génies au sein d’une nation d’intellectuels nécessitait sans doute plus qu’une grande intelligence. Le moins que l’on puisse dire était que la princesse était surprise de le voir en chair et en os sur le terrain, encore plus dans un pays étranger et dans une situation qui avait toutes les apparences de l’illégalité… un peu comme elle-même, en fait. Elle avait plus imaginé cet homme comme un bureaucrate pantouflard et pleutre, mais la réalité semblait dresser un portrait tout autre du personnage. De l’intelligence couplée avec de l’audace, et le tout conjugué, d’après ce qu’elle pouvait voir du résultat de ses frasques, avec des talents martiaux redoutables. En clair, un homme dangereux. Du genre que la prudence recommande d’exterminer à la moindre occasion.
« Vous voilà bien loin de votre bureau... Jusqu'à quel point sommes-nous impliqués ? »
Et Layana, qu’elle avait d’abord prise pour une habitante du cru, se révélait être également une ventusienne… Existait-il réellement des terrans sur le sol de Terra ? Sérieusement, une princesse d’Ignis, le chef du Conseil de Ventus… qui allait débarquer encore dans l’heure suivante ? Le Saint-Prêtre d’Aquaria tant qu’on y était ? Et pourquoi pas la réincarnation d’Ehol en personne aussi ? Et après on se demandait pourquoi Ignis fermait et surveillait ses frontières…
Enfin, au moins Layana ne semblait pas en très bons termes avec le sieur Bernkastel, et leur présence commune sur les lieux n’avait pas non plus l’air concertée à l’avance. Le ventusien eut un léger sourire alors qu’il se tournait vers Illyasviel pour lui répondre, exécutant au passage une révérence dans les plus pures formes de l’art, une déférence parfaitement adaptée au rang de la princesse.
« Je vous aiderai certainement avec plaisir, dix-neuvième princesse d'Ignis, encore faut-il, pour que je puisse vous aider, connaitre ce qui fait qu'une héritière du sang d'Ignis nécessite l'aide d'un homme tel que moi. »
Voilà qui sonnait à peu près avec autant de vérité que si elle-même avait promis à un prêtre aquarien de propager le culte d’Ehol dans le royaume d’Ignis. Elle ne faisait déjà pas confiance à ses propres frères et sœurs, comment pourrait-elle en accorder ne serait-ce qu’une once à un étranger, encore plus à un homme dont les intérêts directs, s’ils pouvaient parfois trouver un terrain d’entente, resteraient à jamais inconciliables avec ceux d’Illya ? C’était impossible, évidemment. La meilleure solution consistait sans doute à incinérer cet homme sur place avant qu’il ne représente un danger direct pour elle ou son pays. Contrairement à certains membres de sa fratrie, Illyasviel croyait en la prudence : elle préférait par conséquent manier des outils sûrs plutôt que ceux qui, bien que potentiellement plus efficaces, pouvait éventuellement se retourner contre vous. De plus, en se débarrassant du chef du Conseil ventusien ici, où il ne pouvait se trouver qu’incognito au vu de ses actions, non seulement elle déstabiliserait Ventus sur le long terme, ce qui était toujours appréciable, mais de plus, dans un futur plus immédiat, elle pourrait peut-être s’en servir pour se mettre en bons termes avec les gens de ce complexe, se mettant ainsi dans une position favorable pour les réduire tous en cendres au moment opportun avant de prendre ce qu’elle désirait et de repartir, ne laissant dans son sillage qu’un incendie qui sèmerait le chaos dans chez les deux voisins d’Ignis.

Surtout que ce vil individu, non content de ne pas répondre à sa requête, lui avait retourné sa propre question, se payant ouvertement sa tête. Exactement le genre d’insulte qu’Illyasviel ne laissait jamais passer. Elle était orgueilleuse, et elle avait de bonnes raisons de l’être, ce qu’elle n’avait pas besoin de démontrer à Ignis mais que ce ventusien obséquieux et insolent ignorait… ou faisait semblant d’ignorer. Peu importait, elle allait le remettre à sa place et lui prouver que nulle immunité diplomatique n’existait dès lors que l’on traitait avec le sang d’Ignis. Ici, sur les terres de la Reine Ellana Senyl, leurs statuts respectifs ne signifiaient rien, surtout en l’absence de reconnaissance du gouvernement terran. Mais Illya avait pour elle la force, cette notion érigée en dogme par sa lignée et qu’elle avait reçue en héritage, et qui avait force de loi même dans ces contrées imbéciles où l’on prétendait le contraire. C’était par elle qu’Illya ferait courber l’échine à Kyriel Bernkastel avant de le réduire en cendres. Celui-ci avait profité du cours silence de la princesse, qui pesait les avantages et inconvénients qui découleraient de sa décision, pour informer Layana que Ventus n’avait pas d’implications avec ce complexe autre que de résoudre le problème qu’il posait. Ce qui pouvait tout aussi bien être la stricte vérité que le plus éhonté des mensonges. Il disait n’être pas homme à rester derrière son bureau, et Illya aurait peut-être pu le respecter pour cela s’il n’avait pas eu l’indélicatesse d’être outrageant. Elle allait agir lorsque que le fâcheux introduisit un importun supplémentaire.
« Vous me pardonnez, cependant, je ne suis pas venu seul. Abrael ! Viens par ici. »
Les effectifs pour la première bataille de la future guerre mondiale venait de passer à deux contre deux, plus une personne encore neutre dont on ne savait encore quelle serait sa réaction. Si transformer le chef du conseil de Ventus en torche humaine était toujours une idée bien tentante, et sans doute réalisable malgré son nouvel allié, Illya trouva plus prudent de mettre un frein à ses ambitions meurtrières. D’une part car Layana, en tant que ventusienne, pourrait tout à fait se ranger du côté de Bernkastel (et Illya avait suffisamment apprécié la jeune fille pour ne pas avoir envie d’en faire un brasier collatéral), mais surtout car le nombre de sous-fifres de son futur ennemi était vraisemblablement plus important que cette unique jeune fille. Cela ressemblait fort à une mise en garde signifiant plus ou moins : "J’ai encore des tours dans mon sac, alors laissons les armes au fourreau, voulez-vous ? ». Tant qu’Illya n’en saurait pas plus sur leurs effectifs, mieux valait rester prudente et si possible se servir de lui. Ce qui ne voulait pas dire que l’affront devait rester impuni.
« Que mes ennemis ploient sous le remords de m’avoir défiée. »
Berserker, qui avait semblé de plus en plus en proie à une soif de sang et de violence au fur et à mesure qu’il avait ressenti la colère d’Illya via leur lien empathique, laissa échapper un grondement menaçant alors qu’il se plaçait au côté de sa princesse, près à la protéger, alors que le ventusien avait ordonné à sa subordonnée de reculer dès le début de l’incantation, et s’était déplacé dans l’intention de mettre Illya entre lui et le colosse, avant qu’au terme des paroles magiques, quatre puissantes chaînes de feu jaillissent du sol aux alentours de leur cible pour venir s’enrouler autour du torse et des membres du chef du conseil, le forçant à se mettre à genoux devant son Altesse Illyasviel d’Ignis, dix-neuvième héritière de sa Majesté Iskandar d’Ignis.
« Je n’apprécie pas que l’on m’insulte, Bernkastel, quel qu’en soit l’enrobage. Ton audace t’honore, mais en ma présence, veille à châtier tes intentions aussi bien que ton langage. Repens-toi de ton insolence et réponds à ma question. Je n’ai que faire de sophismes. »
Elle eut un petit sourire à mi-chemin entre l’espièglerie la plus enfantine et la cruauté la plus sadique, un mélange étrange que son apparence angélique rendait aussi effrayant que fascinant.
« Et considère-toi chanceux que je n’ai pas demandé à Berserker de te remettre à ta place, il exécute parfois mes ordres avec un peu trop de fougue et d’emportement. »
Elle tourna alors les yeux vers le surveillant qui était resté à terre, sans mot dire, depuis leur arrivée.
« Quant à toi, sache que je puis également considérer le fait d’être ignorée comme une insulte. Une réponse avant l’arrivée de ce petit groupe te vaudrait mon pardon pour cette offense. »
Ce qui, vu la vitesse à laquelle ledit groupe approchait et le peu de distance qu’il leur restait à franchir, ne laissait guère de temps pour obtenir la miséricorde de la princesse.

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Dim 16 Fév - 20:26
Il courrait, glissant entre les arbres dégarnis, sautant au dessus de troncs mort tout en évitant les sortilèges qui pleuvaient derrière lui. C'était absurde; il avait eu vent de l'habileté des magiciens d'Aquaria, mais jamais il n'aurait songé qu'ils fussent si doués. Ces sorts étaient simples mais redoutables, la langue ancienne semblait leur conférer une puissance et une versatilité inédite: les lames de vent se courbaient pour éviter les arbres sur leur chemin, viraient de bord, comme si la nature elle-même les avait animées. Fuir n'était pas la solution, il devait les affronter, mais il ne pouvait le faire alors même qu'il était poursuivi. Il fallait trouver quelque chose, une source de distraction quelconque...

Une lame de vent effleura son avant-bras, tranchant de manière superficielle la chair.
Heureusement, ils ne voulaient apparemment pas le tuer... la chance était peut-être de son côté en fin de compte?
___________________________

Bernkastel, une princesse d'Ignis en colère, son colosse, un espion, une nuisance comme paillasson, une pactisante de flammes et une épéiste chevronnée. Comme si ça n'était pas suffisamment le bordel, voilà que son ouïe sur-développée lui indiquait l'arrivée imminente d'autres convives.
Elle plissa les yeux: deux chasseurs et une proie. Distance, 235 mètres, compte tenu de leur vitesse et de leur accélération, il serait là dans... beaucoup trop peu de temps.

Les doigts de la jeune fille s'entrechoquèrent dans un claquement qui résonna très distinctement sur une bonne dizaine de mètres, et sans le moindre signe visible de son fait, elle venait de complétement verrouiller la zone sur un rayon d'une vingtaine de mètres. A vrai dire, le terme "verrouiller" n'était pas tout à fait exact, elle n'en avait pas interdit l'accès, elle avait tout simplement faussé les distances et allongé à l'excès cette zone. Rien ne semblait avoir changé, mais tout ce qui tenterait d'entrer ou de sortir de ce cercle devrait parcourir une centaines de mètres pour en franchir un seul.

Après tout, la magie n'était que le moindre de ses talents.

- Vos jeux de flammes ne m'impressionnent pas. Je me ferai un plaisir de répondre à vos questions une fois que j'aurais eu une réponse aux miennes...
- ... Ah. Je sais rien à propos de Ventus, vous êtes pas sur le bon territoire ma petite.

De nouveau, son pied appuya sur la colonne vertébrale de son prisonnier, lui arrachant un cri de douleur tandis que son collègue, nouvellement arrivé, s'était relevé avec méfiance. Il n'avait absolument pas compris ce qui se passait, en un instant, il avait quitté sa position pour se retrouver ici... S'agissait-il d'un sortilège quelconque...? Non, il ne voyait pas quel élément pouvait produire pareille prouesse, la jeune femme devait certainement être une pactisante. Et apparemment, le garçon manqué sur la droite en était aussi.
Ah! Quelle probabilité y avait-il pour croiser deux de ses êtres d'exceptions par ici? Il ne savait pas d'où ils venaient, mais il tacherait de tous les renvoyer chez eux.
____________________________

En Terra il y avait un dicton qui disait ceci: "Si ton champ aujourd'hui se trouve inondé, demain il pourra être de nouveau semé". Cette maxime fort populaire auprès des adeptes du culte d'Albio était une formidable parabole: lorsque des difficultés s'abattent sur vous, lorsque le destin semble vouloir votre malheur, lorsque vous échouez, vous pouvez toujours recommencer. Malgré les obstacles, il y a toujours une solution.

...

Ah, il irait bien lui dire deux mots, à cette sagesse populaire à la con! Son champ n'allait pas finir inondé, il finirait brûlé jusqu'au point où il serait à jamais stérile, puis saisi par un groupe d'obscures financiers qui feraient monter le prix du moindre granulé de sa terre inutile à celui d'un cheval avant de lui proposer de le racheter.
Une princesse d'Ignis et le dirigeant de Ventus.
Qu'avait-il fait au monde, à son karma pour mériter un tel sort, lui qui n'était que simple surveillant dans une institution aux buts et aux méthodes certes douteuses, mais qui payait bien?

Le seul point positif qu'il pouvait trouver dans cette situation était que les deux groupes d'intrus n'étaient effectivement pas alliés, mieux, ils semblaient en conflit, et potentiellement ennemis. En bon Terran toute sa sympathie allait à la jeune princesse d'Ignis qui avait toutes les raisons d'être son alliée. Premièrement, elle n'aimait pas l'homme qui venait de tuer deux de ses compagnons, et lui non plus. Elle venait de le réduire à l'impuissance d'un sort très bien placé, et il en rêvait. Elle venait d'Ignis, et lui de Ventus. Et enfin, elle avait un gros colosse à ses côtés, et il n'avait pas vraiment envie de tester les effets de sa pierre sur celui-ci.

Bien entendu, l'homme n'avait pas bougé, il ne pouvait que se contenter d'observer les jeux de pouvoir qui se déroulaient devant lui. Cette petite fille semblait bel et bien être une princesse d'Ignis, et à présent, son attention se portait sur lui. Son adversaire avait été mis au sol, mais un de ses alliés demeurait, la princesse attendait une réponse, et il n'avait guère envie de la décevoir... mais que pouvait-il bien dire qui pouvait l'intéresser, il ne savait même pas ce qu'elle fichait là! Ah, et l'autre assassin qui pouvait à tout moment...

... L'autre assassin?

- Vous... Où est l'autre homme qui vous suivait? Son regard se porta sur Kyriel, ses yeux s'écarquillant face à la possibilité qu'un des intrus se soit introduit dans le complexe.

Un fait. Un lien logique. Une conséquence. Oui, il pouvait se servir de cela.

- Mademoisell-... Je veux dire princesse! Je suis Terran, je n'ai pas oublié le serment que mon peuple a fait au vôtre, vous pouvez me considérer, considérer les gens de cet institut comme vos alliés. Mais méfiez-vous de cet homme, il nous a attaqué et ses hommes ont tué deux des miens.

Cinq secondes. Prononcer ce discours en un tel laps de temps était une certaine forme d'exploit en soi, non?

- Oh chut!

Imitant sa soeur, Layana claqua des doigts.
Le paysage autour d'elle se figea, et une approbation silencieuse de sa soeur vint approuver son acte. Là, tout de suite, elle avait juste besoin d'un peu de calme. Résumons donc, le chef exécutif du conseil s'était introduit sur le territoire terran, avait tué des Terrans, et maintenant s'était mis à dos la princesse d'Ignis qui lui avait lancé un sort d'immobilisation pour lui "apprendre les bonnes manières".
... Ahah, au revoir la diplomatie. La jeune étudiante de Mihailov ne savait vraiment plus où se mettre dans toute cette affaire, et pourquoi était-elle venue là, pourquoi étaient-ils passés par là sur le chemin du retour? Non mais qui avait choisi cette route de terre!?

*Toi ma chère*
*Je sais, couché Sylvia!*
*Ouhouh, la cadette prend de l'assurance!*

Non, argumenter avec sa soeur jumelle sous l'effet d'un pacte de leur niveau n'était pas une chose saine. Cela s'apparentait plus à un problème psychologique, aux existences de personnalités multiples s'opposant dans leur propre union. Mais tout cela ne l'aidait pas. Et elle ne comptait pas maintenir ce temps à l'infini.

*Oh, maintenir un temps à l'infini, c'est assez conceptuel, tu penses qu'on en est capables?*

Ne donnant pas suite au jeu verbal de sa moitié, Layana préféra se perdre dans la confusion de la situation plutôt que dans les méandres de leur propre esprit. Elle claqua à nouveau des doigts et tous les temps s'ajustèrent, alors que le groupe de "renforts" venait d'atteindre leur position.

- ... Jeremiah, que se passe t-il ici?

Quelque chose lui disait que cet homme n'allait pas aimer la réponse qu'on lui donnerait.
_____________________________

Humiliation. Jouissance. Deux mots que le commun des mortels se refusait à associer, mais qui inondaient à présent tout le panel de ressentis de la tueuse. Ce garçon, cet innocent petit garçon l'avait matée. Il l'avait emprisonnée à l'aide d'un sort aquatique et soumise à sa volonté, et à présent, il l'observait de ses yeux de cristal, imperméables à toute émotion: le regard d'un juge, le regard d'un dieu.
Oui, il était parfait! Il était la proie qu'elle avait toujours recherchée, l'être le plus proche du créateur, une entité meurtrière sous un masque d'enfant, dépourvu de toute souffrance, de toute honte... elle devait prendre sa vie. Les croyants vivaient à la recherche de leur âme soeur, de cet être qui n'était fait que pour eux, de cette moitié qu'ils avaient perdu... et cet enfant, oh oui, cet enfant était la proie qui n'existait que pour elle, une existence dont le seul but était de mourir par ses mains.
Il pouvait lui faire mal, il pouvait la dominer, il pouvait la punir, elle savait... elle savait qu'il était sien.
Et qu'elle le tuerait.

- L'institut Raphaël, elle peinait à contenir sa joie, est un peu plus à l'est, vous devriez le voir en longeant ce chemin, par là.

Elle fit un signe de tête, dans la direction d'où la femme et l'enfant étaient venus.

- C'est un simple institut où se rassemblent les gens comme moi, qui n'ont nulle part où aller. Ils ne posent pas de questions, ils nous acceptent, nous paient, et certains obtiennent... Elle pencha sa tête vers le saint-prêtre... Un pouvoir qui dépasse votre imagination.

Zeria passa sa langue sur ses lèvres, et effectua un geste de tête vers le jeune garçon.

- Je pense qu'il avait été choisi. On m'a juste ordonné de le ramener.

C'était un pari risqué. Mais s'il possédait une telle puissance et un tel besoin de se mêler de ce qui ne le concernait pas, il devait détenir une arrogance et un syndrome du sauveur proportionnel. Ils s'y précipiteraient surement.
_______________________________

- Lâchez-le. Vous ne savez pas à quoi vous vous attaquez.
- ... A première vue... Je m'attaque à des hommes incapables de vaincre une seule adolescente. Les écoles militaires, c'est vraiment surfait.

Maintenant toujours sa prise sur son agresseur - ou était-ce sa victime ? - Sylvia opposa à la menace une simple raillerie. Tout cet espace était maintenant sous son contrôle, ils pouvaient venir, à deux, trois, quatre, à cent, ils ne pourraient pas l'atteindre. La pique fit mouche, l'homme prit un appui exagéré sur le sol et en un instant arriva au contact de la jeune fille qui ne sourcilla pas.

Soudain ses yeux s'ouvrirent de stupeur, son visage se figea. Et le poing toucha son torse, coupant sa respiration. Son monde venait de s'effondrer, il avait suffit d'une seule perturbation, d'un court moment d'inattention pour que tout s'écroule. La barrière qu'elle avait instauré, son pouvoir avait été réduit à néant, et elle ne connaissait qu'une seule personne capable d'un tel exploit.
Le poing heurta la barrière qui la cernait, et le coup qui aurait pu percer un mur de béton n'eut au final que la force d'un simple coup de poing. Un puissant coup de poing qui la fit tomber en arrière, une surprise dont elle se serait bien passée, un coup qui lui laisserait surement une belle marque durant les jours qui suivraient. Mais elle était en vie. En colère, frustrée, mais en vie, sauvée par sa moitié et le lien qui les unissait.

Tandis qu'un sourire de satisfaction se dessinait sur le visage de l'agresseur, un nouvel intrus sortit des bois, comme s'il venait d'apparaitre par enchantement, suivit par une belle bourrasque de vent. Sylvia toussa, recula, et deux hommes sortirent à leurs tours des bois, vous savez, ces deux hommes qui l'ami de votre ami invite à votre soirée, et qui rendent bien vite la situation chaotique.

- ...
- ...

Eux au moins, il n'était pas difficile de déterminer dans quel camp ils se trouvaient.
Habits religieux, signes religieux, têtes de religieux. Le bleu au milieu des bois, ça a toujours joué pour la discrétion.

- Qu'est-ce qu'il se passe ici...?

Furent les seuls mots que l'un d'eux laissa échapper, se joignant à l'incompréhension générale. Ce groupe de personnes avait littéralement surgit de nulle part, et au vu du chaos ambiant, ils ne semblaient pas être postés en embuscades pour les accueillir, au contraire, ils semblaient tout aussi surpris qu'eux. Les deux hommes espéraient simplement qu'il ne s'agissait pas d'innocents qu'ils venaient d'impliquer bien malgré eux dans leur poursuite.

- ... C'est la question que j'aimerais poser.

Et à quelques mètres derrière Sylvia, un jeune homme aux cheveux verts et au regard émeraude, vêtu de noir, s'avança au bord du chemin. Une jeune fille s'agrippait à sa main, la démarche toujours un peu faible, visiblement perdue face à tant de visages inconnus.

_____________________

Tadam!
Oui, la situation devient de plus en plus incompréhensible, mais c'est normal, y'a beaucoup de PNJ XD
Je pense que c'est assez clair du côté de Sophian, chez Illya et Kyriel, Layana a plus ou moins figé le temps sur un rayon de quelques dizaines de mètres autour de vous. Ou pour être précis, elle a drastiquement ralenti l'écoulement du temps dans une zone d'environ 20m de rayon à l'exclusion d'elle-même. Vous ne vous êtes aperçus de rien, par contre Aria a pu remarquer un léger dysfonctionnement si vous étiez en train de communiquer à ce moment là. Pour Kyriel rien ne semblait différent, mais elle pourrait avoir reçu le début de ta réponse à la fin de celle-ci (un peu comme les messages de CB qui arrivent après), ça a dû lui faire bizarre xD.
Côté Shanan et Baiken... je suis désolé xD
Sylvia s'est prise un coup de poing qui l'a faite tomber au sol et alors qu'elle reculait, trois personnes sont sorties de nulle part en mode ninja, dont deux prêtres, et tout de suite après un jeune homme accompagné d'une petite fille sont apparus de l'autre côté. Et comme si ça suffisait pas, Shanan, c'est marrant parce que... ce jeune homme là, il ressemble comme deux gouttes d'eau au gamin qui t'as touché le front et mis dans la merde quelques mois plus tôt. Bon il a l'air plus mature, il a une coupe de cheveux qui fait moins tapette, il porte un pantalon et des vêtements noirs... ah, il est peut-être devenu émo? XD

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Dim 16 Mar - 12:26



Ces mots... Ces mots le glacent. Le Saint-Prêtre semble immuable et gelé par les mots de cette vipère. La fourbe goûte ses mots, sa langue lèchent ses lèvres à la recherche d'un nectar invisible. Tout est déformé. Cette fêlure se répand dans l'élu d'Aquaria. Face à la folie il n'a qu'une défense : la pureté de la neige. Il sait ce qu'il doit faire. La noirceur ne pourra tâcher sa blancheur. Même si Ehol interdit les conflits, même si le culte prône la paix, il y a une guerre à mener : Il faut sauver les innocents. Sophian Lancasttle usera de sa force pour museler le fort, qu'importe les conséquences. Cependant, il faut agir avec une froide méthode. Un premier geste se dessine, ses lèvres bougent. Elles sembleraient presque gercées ou d'un rouge sanguinolent, car il a terriblement froid. Ses mots eux-mêmes semblent gelés, ils sont dénués de toute chaleur :

Je vous remercie de votre aide. Puisse le souffle du créateur guider votre rédemption en attendant votre jugement.

Le jeune homme se retourne sans même un regard, alors que Index remet en place les sorts pour immobiliser cette femme. Ce n'est qu'une fois cela fait qu'elle se laisse aller à pleurer intérieurement. C'est douloureux, tellement douloureux... Pourquoi doit-il agir ainsi ? Tout ne serait-il pas plus simple si le Saint-Prêtre rentrait à Aquaria ? La pauvre ascète a cet élan soudain, car Sophian Lancasttle a tout aussi soudainement changé. La jeune fille ne l'accepte pas, elle approche le Saint-Prêtre un instant et l'enserre tendrement. Elle murmure :

S'il te plaît Sophian rentrons au Sanctuaire...

Le Saint-Prêtre ne répond pas. Quelque part, il hésite à l'ignorer froidement, car il sait qu'il a raison. Il croit en sa froide logique, il croit détenir la vérité sur le bien. Ehol soit loué, le jeune garçon sourit presque tendrement. Sa main caresse les cheveux d'Index. La jeune ascète perçoit cela comme un rayon de soleil, mais la neige aussi peut briller ainsi... Il retourne à la froideur. C'est son seul recours face à un choix abominable : rendre justice ou abandonner Arthur à sa détresse. Le Saint-Prêtre ne peut rien faire pour cette femme, elle se meurt malgré son sort... Depuis le début il a su qu'elle allait mourir, mais son cœur lui a commandé : fais tout pour la sauver. Elle n'en n'a plus pour longtemps et est à peine consciente. La seule chose à faire serait de l'emmener dans un hôpital ; c'est impossible, elle ne le supporterait pas Peut-être qu'avec l'aide des autres prêtres, le Saint-Prêtre serait capable de lui permettre de parler une dernière fois avec son protégé. Peut-être... Que doit-il faire ? Il serait bon de rester et de soutenir Arthur, mais il serait juste de prendre d'assaut l'institut. Tel est le dilemme : Où est le bien ? Sophian s'est évadé en tuant ses émotions, en ne devenant qu'une machine pieuse, en ne respectant que l'essence des paroles du Messie. Son devoir passe avant le seul humain. Il a décidé d'agir, il a décidé de faire fléchir le mal, il a décidé d'abandonner Arthur. Cette faute, le Saint-Prêtre ne l'oubliera jamais. Il prononce quelques paroles mystérieuses en langue ancienne. Dès lors, quelques traits apparaissent près du mage. Ces derniers glissent sur le sol d'un façon géométrique pour aller se lover près de deux personnes : la none et la criminelle.

Un cercle se forme autour de chacune d'elles, puis un autre. C'est alors que l'eau se meut pour écrire des runes entre, dedans et à l'extérieur des cercles. Une grammaire magique complexe et symbolique se met en place. Les mots sont choisis afin de poser des conditions et de connaître le moment où ces conditions sont remplies : une fois que chaque sort devrait se finir le même prendra sa place. Ainsi, l'ascète connaît le choix du Saint-Prêtre, elle portera cette croix avec lui. Les sorts sont posés de façon à ce que le mana déployée par le lanceur reste inactif, mais focalisé grâce à une série d'instructions. C'est pourquoi, il ne se dissout pas dans le mana ambiant. Somme toute, si la magie est déjà lancée, elle n'en reste pas moins ancrée dans un lieu et des conditions. Ce type de sort fait parti des plus difficiles à lancer et seule la langue ancienne peut le permettre. Bien, deux relances sont mises dans chaque cercle magique. Sophian se libère d'Index et inspire profondément. Si les arias sont présentes, il reste la difficile tâche de libérer et de tisser le mana avec cette trame. Même si pour le Saint-Prêtre la tâche est rapide. Les yeux fermés, il laisse les mots inscrits le guider. Une fois cela fait, il regarde un instant la direction pointée, la même que le fil d’Ariane... L'éphèbe n'a pas de doute, seulement une tristesse à venir. In extenso, Index reste silencieuse face à ce chagrin ingénu et naïf. Elle reste là, près de lui, elle le protégera quoiqu'il en coûte. Le jeune homme n'en n'a pas fini avec les sorts. Il laisse apparaître un trône de glace stylisé avec des gravures dans le plus pur style aquarien, c'est-à-dire néo-empire. Ce dernier est prévu pour avancer sur un tapis d'eau. Les deux adolescents y montent ensembles. Pour s'en aller, non sans que le Saint-Prêtre ne dise :

Je serai bientôt de retour, je vous confie Arthur, sœur Linia et notre... invité.




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Mar 10 Juin - 16:33
Forcément fallait que tout empire, après tout ce soit logique, si ça peut empirer, ça va empirer. Bon là c'est clair que le moment semble un peu trop pour le maitre d'armes, entre une gamine qui s'amuse à balancer des types contre des arbres et un type qui pourrait perdre sa main que ça repousserait tiens. Il pourrait limiter dire dont il en mettrait sa main à couper.

La fumée qui se formait à chaque fois qu'elle fumait se dissipait dans l'air alors qu'elle regardait tout ça d'un air neutre, ne cherchant même pas à agir ou quoi que ce soit. De toute façon pourquoi agirait-elle ? Ce n'est pas ses affaires et elle n'avait vraiment pas envie de s'en occuper. Néanmoins, il n'est pas question de baisser sa garde, il manquerait plus que de se faire attaquer alors qu'elle n'a rien à voir avec tout ça.

Fixant son frère, elle lui fit signe de la tête pour qu'il s'approche d'elle afin de ne pas avoir la sale surprise qu'on s'en prenne à lui. Après tout ont quand on fait face à une ou plusieurs personnes dont on ne sait rien, il vaut mieux prendre des précautions. Décidément cette "gamine" lui sortait par les trous de nez, ses remarques sont vraiment trop... Il n'y en a pas de mot pour décrire cela. C'est en crachant de la fumée qu'elle se tourna vers celle qui ne semblait pas comprendre.


-Non mais franchement, tu connais pas le fait de payer après avoir fait quelque chose ? En général ça se nomme un travail, rien n'empêche de payer après tout ça. On dirait vraiment pas que tu en as à faire de tout ce qui touche à l'argent toi. Et puis hein, je n'ai pas dis que je partais à la chasse comme ça, je pourrais retourner chez moi pour prendre un arc et des flèches... Non de... Je suis vraiment forcé de tout expliquer ou quoi ? Tu le fais exprès ? Non mais si c'est pour me moquer de moi, ça va pas le faire ça. Je sais même pas pourquoi je reste là finalement, ce n'est pas mes affaires et je compte continuer ce que je voulais faire, à savoir une balade pour me détendre, pas une scène où je comprends à peine quoi que ce soit sans qu'on puisse me prendre pour un danger... Allez, je m'en vais, je n'ai pas que ça à faire, j'ai des bouches à nourrir...

D'un autre signe de la tête, Baiken et Kenshin firent demi-tour pour aller dans la direction d'où ils venaient. Tout ça pourquoi ? Pour rien au final, le type d'affaire qui pouvait faire en sorte de virer au bain de sang pour peu qu'il y a plus de monde... Le penser était stupide jusqu'au moment où elle put entendre d'autres personnes et un nom bien précis... Ce n'était pas plaisant dans ses oreilles, qu'est-ce qu'un type comme ce... Bernkastel faisait là ? Le peu de nom étranger qu'elle connaissait faisait toujours une référence à ce type-là. Si lui vient ici, c'est que ça sent vraiment mauvais. Ce serait drôle si elle entendrait que la reine de Terra vienne là, il manquerait plus que ça pour la faire rire.

Au final, elle se retourna pour voir la scène, oh elle pouvait encore rester un peu, juste assez pour voir à quel point ça pouvait aller mal avec un gars comme ce Bernkastel. Après elle s'en ira comme elle est arrivée, juste en marchant sans avoir à se prendre la tête. Donnant un petit coup de main sur l'épaule de son frère, un simple hochement de tête suffit pour comprendre et les voilà contre un arbre à fumer comme si de rien n'était. Comme des spectateurs qui assistent à un spectacle.


-Bon, je suis sympa je reste un peu mais vous savez quoi . Faites comme si n'étais pas là, je n'ai pas envie de déranger, surtout avec ce gars-là... Bern... Bernard ? Non ce n'est pas ça... Bernkastel voilà ! J'ai un peu de mal avec les noms mais je vous en prie, faites vos trucs, je n'ai rien à voir...

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