Juste une exposition? # PV Ichkan Ioannis & Luna Fellwyn.



 

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Juste une exposition? # PV Ichkan Ioannis & Luna Fellwyn.

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Mar 1 Mai - 23:27
24 Janvier 762. — 15h30.

Une rumeur. Tout commence tout le temps de cette façon. Comment y échapper? Comment rester neutre face aux gens que l’on entend, face à ces personnes qui savent tout, qui parlent, encore et encore? Des informations, importantes ou non, étaient échangées là, sous ses yeux, et elle devait rester indifférente? Certaines personnes auraient accompli cet exploit. Rebecca, non. Faire semblant de rien, tenter d’oublier, passer son chemin, reprendre sa petite vie. Et puis quoi encore? Cette jeune femme pouvait essayer, les nouvelles de ce genre revenaient toujours tinter dans son esprit, réduisant sa patience à néant. Un simple soupir, puis elle reportait sa concentration sur les jeunes commères.

Une fête, hein? Ou plutôt, une exposition. Des gens qui vont et viennent, dans une immense villa des hauts-quartiers d’Ignis, tout en échangeant des informations sur ce qui est étalé sous leurs yeux. Cette fois? Une sorte de marché d’esclaves ou plutôt, ce qu’ils appelaient une « exposition ». « Tu viens, je te montre et, dans le futur, tu pourras acheter. À haut prix. » Rebecca soupira. S’il y avait bien une chose qui l’embêtait vraiment, après le problème du sexisme, c’était bien le trafic d’esclaves. Comment cela restait-il autorisé? Un homme qui perdait toute dignité, qui n’était qu’objet, qui n’avait le droit que de rester immobile, à attendre des ordres. Simplement, cela leur enlevait toute vie véritable, les privant de ces droits humains que l’on aime tous. Oui, ils finissaient par devenir de vulgaires animaux, présents pour amuser ou servir. Certains ne s’en plaignaient pas, certains n’en pouvaient plus … En tous les cas, tout restait extrêmement varié et les avis, bien que souvent proches, ne se rejoignaient pas vraiment. Cela la révulsait. Mais modifier les choses en un claquement de doigt n’était qu’une douce illusion. Certes, son pouvoir s’étendait loin, mais pas à ce point. Ici, elle ne représentait qu’un pantin plus puissant que les autres. Malheur. Et pourtant.

Les derniers détails furent échangés. Le lieu, l’heure et surtout, qui serait convié. Apparemment, cette exposition se voyait réalisée dans le but de ramener la crème de la crème. Eh bien. L’organisateur serait certainement heureux de voir que la Maîtresse officielle, en personne, faisait le déplacement jusqu’à son petit cocon, pour contempler ses créatures. Bien évidemment, Rebecca ne pensait pas y aller dans l’optique de baver sur des hommes-animaux, mais bien pour garder un œil sur cette fameuse soirée. Des esclaves, privés de tout jugement, qui restaient immobiles à attendre qu’on les regarde, comme de simples bêtes de scène? Son scepticisme restait des plus marqués. Généralement, un homme n’aime pas qu’on le traite comme un moins que rien. Son maître le peut, mais d’autres … Elle n’y croyait pas vraiment.

Un petit sourire aux lèvres, la jeune femme quitta le lieu public et fit demi-tour jusqu’au palais royal. Lex, Lex, quelle ville magnifique. Quel endroit plein de commères. Comment rater ce monde, comment rater ces événements? Ne pas sortir? Ce serait si beau. Ou si triste, en réalité. Rester enfermée entre quatre murs … Cela lui arracha un frisson et elle tenta de ne plus y penser. Il lui faudrait maintenant se préparer pour aller à la villa d’Elrandyr, pour environ 22 heures.


***

24 Janvier 762. — 22h07.

Un coin reculé de Lex, animé par la présence de nombreux nobles d’Ignis, dans une seule et même villa. De nombreuses carrioles étaient arrêtées là, devant cet endroit lumineux, qui respirait la vie. Tout semblait si … Accueillant. Dire que dans cet endroit se trouvait peut-être un homme incapable d’être empathique avec ces gens, dépourvus de liberté ou même d’une once de fierté. Peut-être se montrait-il exécrable avec eux? À tel point qu’il en devenait aussi détestable que ces êtres, hissés dans la noblesse grâce à leur héritage, et qui transpiraient la haine, ne montrant aux autres qu’une face inébranlable de fierté, une image détestable de quelqu’un qui ne sait rien de la vie, qui se croit puissant grâce à l’argent. D’une part, oui, il pouvait se vanter d’avoir cela. D’autre part, il ne pouvait que se terrer dans son propre trou, en attendant de mourir, car, sans ces magnifiques pièces dorées, il ne serait rien.

Rebecca soupira, s’attendant au pire. Puis, après un court moment d’hésitation, elle décida de s’avancer, quittant sa carriole, remerciant le cocher avec un sourire radieux. Sa longue robe noire glissa doucement sur ses jambes, avec une élégance sans pareille. Ses cheveux roses cascadèrent sur ses épaules, jusqu’à se reposer sur son dos, comme une caresse. Sa démarche se voulait assurée, bien que sans prétention, pendant qu’elle se dirigeait avec lenteur jusqu’à la villa. Elle constata avec une petite joie que les regards ne se focalisaient pas sur sa simple présence, puisqu’ici, tout le monde se voyait couvert d’une influence relativement notable, qu’ils n’étaient pas comme ces pauvres qui fixaient tous ces riches comme de véritables étrangers. Ce détail les rendait intéressants, mais leur fierté écrasante devenait lourde, comme un poids dont on ne se débarrasse jamais. Rebecca ne comprendrait certainement pas, même plus tard, comment des êtres pouvaient se montrer aussi prétentieux juste grâce à l’argent.

Elle soupira, quand une voix masculine, au timbre relativement doux, se heurta à ses oreilles, chassant ses pensées d’un seul coup. D’un mouvement léger, Rebecca se tourna pour faire face à l’un des conviés, notant la présence d’une femme, plutôt jolie, à ses côtés. Un sourire délicat prit place sur ses lèvres.


    « — Eh bien, mademoiselle Ellinford, quel plaisir de vous voir ici. »


Passer inaperçue, hein? Dommage car, cette fois, c’était un échec. Son sourire resta placé là, tandis qu’elle remarqua la forte poigne de l’homme sur la main de sa compagne. Aegnor Sevilinn. Commandant des Armées d’Ignis. Un homme puissant, qui sait ce qu’il veut. Plutôt arrogant, voire orgueilleux, il est difficile de passer à côté. Rebecca ne le connaissait pas vraiment, elle savait juste qu’au combat, il s’avérait bestial, sans pitié. Intéressant, mais qui inspire une grande méfiance, donc. Par politesse, la jeune femme finit par répondre et lancer une de ces conversations dont elle avait horreur.

    « — Bonsoir, Monsieur Sevilinn. Tout le plaisir est pour moi. Qui est avec vous, pour ce soir? »


Ses yeux dorés se portèrent sur la demoiselle qui se trouvait à ses côtés. Il avait l’air de la convoiter, de la vouloir juste pour lui, malgré son apparente appartenance. Plus que cela, en réalité, il semblait vouloir la déshabiller de suite, comme lorsqu’un enfant reçoit un cadeau et qu’il n’attend pas pour l’extirper de son emballage. Cela répugnait Rebecca mais, comme à son habitude, elle fit mine de ne pas le remarquer. Après cet instant de contemplation, Aegnor daigna enfin lui répondre, marquant le tout d’un ton particulièrement puissant, essayant de se positionner directement au-dessus de Rebecca, comme le font ces hommes qui cherchent à affirmer leur puissance.

    « — Pour ce soir et tous les autres, pensez-vous. Il s’agit de Luna. Mais, et vous, miss Ellinford? Vous êtes seule, ce soir? »


La fin de sa phrase lui fut envoyée comme une claque. Cet homme en avait, du toupet. De plus, la manière dont il venait de s’exprimer et, simplement ce qu’il disait, venait de faire monter la tension comme jamais. Un sourire profondément hypocrite, mais clairement menaçant, remplaça la délicate mimique qui marquait les lèvres de Rebecca.

    « — En tous les cas, je n’ai pas besoin d’être en sa compagnie pour vous remettre à votre place, très cher. Sur ce, la soirée ne va pas nous attendre pour débuter. De ce fait, je me permets de vous fausser compagnie, en espérant vous retrouver plus tard dans la soirée. » Elle s’arrêta, une fois assez proche pour que son chuchotement lui parvienne. « Et, en espérant que ce genre d’incident ne se reproduise pas, hm? »


Sur ces mots, elle s’éclipsa enfin, pour se rendre dans la villa. Les nombreuses effluves lui parvinrent comme une douce symphonie de parfums. Tout semblait si chaleureux, ici. Peut-être que le maître des lieux faisait en sorte de se parer d’une image qui ne le rendrait que meilleur aux yeux des autres? Rebecca était toujours aussi sceptique …
Elle avança, d’une manière toujours aussi assurée qu’au départ, jusqu’à arriver dans le salon géant où se trouvaient quatre esclaves, debout sur une sorte d’estrade. Tous étaient relativement bien habillés. Certains semblaient stressés, mais tous, sans exception, ressemblaient à de vulgaires animaux costumés pour une grande fête. Et, parmi ces gens, il y avait un être, plus remarquable que les autres. Celui-ci servirait d’attraction, après tout, il s’agissait d’Ichkan, un type connu pour mener des combats très intéressants au Colisée. Elle soupira puis laissa un sourire menteur naître sur ses lèvres.

Tous les invités arrivèrent dans la pièce et Amandil Elrandyr, maître de tous ces esclaves, apparut sur l’estrade, se positionnant au centre et, d’une voix claire, réclama le silence. Rebecca posa ses prunelles sur lui. Il était plutôt fluet et sortait totalement du lot, étant totalement … Blanc. Des cheveux, aux vêtements. Son teint était pâle et l’expression sur son visage montrait clairement qu’il s’agissait d’un noble. Cependant, il n’avait pas l’air de mépriser tout le monde, bien à l’inverse. Peut-être défiait-il les croyances de Rebecca? Peut-être les contredisait-il totalement? Blague ou réalité? Cela restait à voir …

Une fois qu’il obtint enfin le silence, sa voix reprit de l’ampleur, alors qu’il parlait plutôt fort, pour être parfaitement audible de tous.


    « — Tout d’abord, je tenais à vous remercier de votre présence en ces lieux, j’avoue que je n’en espérais pas autant. Je suis Amandil Elrandyr et je suis heureux de vous recevoir, ce soir, pour cette exposition, mais aussi petite fête, car une simple exposition serait bien trop barbante ! »


Il se racla doucement la gorge et tendit le bras, pour présenter ses esclaves.
Alors, c’était donc cela. Un être qui brise les préjugés … Ou pas? Il lui faudrait attendre de voir. En tous les cas, cette soirée serait prometteuse. Entre les nobles méprisants et les esclaves bêtes de foire … Cela risquait d’être amusant.


HRP:
 

Saint Edit (Allelujah!): Hum, bref, un micro? Ouais non carrément pas XD

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Mer 2 Mai - 19:05
La journée commençait plutôt bien, une matinée calme à s’entraîner avec les autres gladiateurs présents. Ichkan leurs donnant divers conseils et techniques pour qu'ils puissent survivre dans l'arène, tout comme lui. Il n'avait pas encore croisé son maître en cette journée qui s'annonçait ensoleillée, peut être était-il occupé à traiter l'arrivée de nouveaux esclaves ou autre, qui sait ?

Toujours est-il que c'est dans le calme le plus plat que la matinée se déroula et qu'arriva midi. Le cuisinier de la villa arriva avec une sorte de marmite et les gens se mirent en file indienne pour attendre leurs tour de manière très disciplinée, pour une fois. Une fois qu'ils avaient eu leur nourriture ils allèrent s'asseoir dans un coin pour la "déguster". Un bien grand mot car ils ne fallait pas s'attendre à un plat digne du repas que les nobles ont.

Ichkan, par habitude alla manger seul dans son coin habituel mais, ce fut de courte durée car pour la première fois de la journée, Amandil, son maître fit son apparition avec des choses importantes à dire. Il s'avança de manière à ce que tout le monde le voit, s'approcha puis pris la parole.

"-Gladiateur ! Je viens vers vous ce midi pour vous annoncer une grande soirée, ici même dans cette villa. J'ai sélectionné quatre d'entre vous pour faire acte de présence durant toute la soirée.*Il marqua un petit temps puis repris*Osvald ! Aulrik ! Ingvar ! et Ichkan, je vous ai choisis car le peuple vous aime, tachez de ne pas me décevoir ce soir."

Une nouvelle fois ils allaient servir d'attraction. A croire que les gens ne peuvent pas se contenter de voir les combats à l'arène, ils veulent les voir de plus près, pouvoir les toucher et qui sait quoi d'autre si le maître l'autorise et que la personne en question y mette le prix.

Après avoir fini de manger, les quatre hommes désignés furent emmenés dans une pièce à part ou d'autres esclaves, des femmes principalement, les attendaient. A partir de là commença le rituel habituel, déshabiller, raser pour certain, laver, coiffer, et rhabiller dans une toute autre tenue, une tenue n'ayant rien d'obscène mais, mettant en valeurs leurs corps.

Tout cela prit beaucoup de temps et une fois fin près ils n’eurent qu'une petite heure de temps libre, bien évidemment ils ne pouvaient pas faire n'importe quoi, ils devaient rester présentables. Ils patientèrent donc dans la salle ou allait se dérouler la soirée, ou du moins l'accueil.

Les derniers préparatifs de la soirée se faisaient, les esclaves, membres du personnel n'avait pas une minute de répit, tout devait être parfait. Les quelques détails manquants furent vite mis en place, tout le monde était prêt et savait ce qu'il avait à faire durant la soirée.

Les premiers invités arrivèrent très vite, même avant l'heure prévue pour certains. Très rapidement la salle fut bondée de monde avant même le début de la soirée. Ichkan et ces camarades étaient sur le petit estrade, bien que leurs présentation ne soit plus à faire, Amandil tenait à le faire quand même.

Ce dernier monta à son tour sur l'estrade provisoire puis il prit la parole.

« — Tout d’abord, je tenais à vous remercier de votre présence en ces lieux, j’avoue que je n’en espérais pas autant. Je suis Amandil Elrandyr et je suis heureux de vous recevoir, ce soir, pour cette exposition, mais aussi petite fête, car une simple exposition serait bien trop barbante ! »

Par la suite il se recula un peu, laissant la vue au publique sur les esclaves, après un court temps il repris de nouveau la parole puis présenta un à un les esclaves qui s'avancèrent à l'entente de leurs nom.

"-Osvald ! Aulrik ! Ingvar ! et Ichkan le champion actuel, vous les avez déjà tous vus combattre dans l'arène et aucun d'eux n'y est encore mort, ces hommes que vous voyez là ne connaissent pas la peur. Ce soir ils seront parmi nous et ils seront autorisés à répondre à vos questions et à vos envies."

Chacun des gladiateurs avaient fait une sorte de cri ou de rugissement, appelez ça comme vous voulez, à l'entente de son nom, sauf Ichkan qui s'était contenté de s'avancer sans un bruit, c'est d'ailleurs lui qui part sa réputation fut le plus applaudit, il n'était pas connu pour être très bavard.

Quelques minutes plus tard, la soirée continua dans la salle principale de la villa, les quatre esclaves allèrent se placer dans chaque angle de la pièce, des longue tables de buffets étaient installées en longueur de la pièce et le tout était très accueillant, rien n'avait été laissé au hasard, tout était fait pour que les invités se sentent bien.

La plupart des intéressés par les combats vinrent voir Ichkan, beaucoup d'autres allèrent directement voir son maître pour parler de choses plus personnelles, tandis que d'autres encore discutaient entre eux.

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Mer 2 Mai - 21:54
Pauvre petite poupée. C'est les mots que se répétaient inlassablement Luna dans sa tête, tandis que face à un énorme miroir, elle se laissait manipuler sans dire un mot. Les esclaves s'étaient remarquablement bien occupé d'elle. Un bain de lait, de pétales de roses et de diverses huiles parfumées pour adoucir sa peau. Certains onguents avaient brûlé certaines plaies sur son corps, mais elle avait tellement l'habitude de cette douleur, qu'elle ne la remarquait presque plus. On lui avait passé des crèmes, l'avait parfumée, et voila que le regard dans le vide, elle se faisait habiller. Aegnor venait de punir violemment un domestique car il avait froissé la précédente tenue de sa femme. Elle avait dû donc abandonner celle ci et enfiler celle que son mari lui imposa. Une robe bleue ciel, aux voiles tellement légers qu'on pourrait admirer ses longues jambes au moindre coup de vent et au décolleté tellement profond qu'on aurait bien du mal à la regarder dans les yeux. Bref, délicieuse poupée que son époux admirait, adossé à la porte de leur chambre. Une fois prête, il congédia les domestiques qui s'enfuirent presque et il s’avança vers elle d'un air gourmand, se colla littéralement à son dos et passa un magnifique collier de saphir autour de son cou. Habituée à ce genre de présents, Luna sourit machinalement tandis qu'Aegnor passait une main vicieuse dans son décolleté, empoignant brutalement un sein. Ce geste lui fit perdre son sourire, et les paroles qu'il chuchota à son oreille n'avaient rien de subtil.

"Tu seras sage ce soir n'est ce pas ? Ma jolie petite poupée. Il va y'avoir énormément de beau monde. Je compte sur toi, pas un mot, ni un geste de travers."

Elle hocha positivement la tête face à cette menace, et il recula, lâchant enfin sa poitrine meurtrie puis s'en alla rejoindre la carriole qui les attendait. Quelques minutes plus tard, elle faisais de même, s'installant à ses côtés tandis qu'il attrapait sa main. La route ne fut pas bien longue, mais elle eut assez de temps pour imaginer la soirée qui les attendait. Encore une de ses réunions de nobles bedonnants et pleins aux as, prêt à débourser une fortune pour acheter un esclave. Un pauvre esclave de plus qui irait rejoindre la liste trop longue des humains asservis. Une soirée orgiaque ou tous ses goinfreraient de mets délectables et d'alcools tous aussi coûteux et forts les uns que les autres. Luna soupira silencieusement alors que leur moyen de transport se stoppait net devant la bâtisse d'Amandil Elrandyr, puis afficha sur son visage un sourire de convenance et totalement hypocrite qu'elle ne devrait pas quitter de sitôt. Son mari et elle enfin dehors, celui ci avait déjà repéré une connaissance et la saluait. Elle salua aussi, timidement et très discrètement comme à son habitude et entendit Aegnor faire une remarque déplaisante. Sans aucunement réagir, malgré la gène qui naissait en elle face à son arrogance, elle remarqua pourtant le sens de la répartie de la femme qu'il avait abordée et s'extasia intérieurement de le voir humilié. Elle se fit broyer la main quand il l'attira pour entrer dans la demeure, mais même cette douleur n'enleva pas l'admiration soudaine pour la dénommée Mademoiselle Ellinford.

A l'intérieur, rien d'étonnant à ses yeux, tout n'était que luxe, il y avait déjà du beau monde en train de discuter, piailler sur ceci et cela, buvant, se saluant et riant. Il stoppa net, non loin derrière Rebecca, la lorgnant d'un air agacé, puis se concentra sur les esclaves qui venaient d’apparaître sur l'estrade. Leur vue et leur accoutrement spécial pour leur future vente donna envie à Luna d'aller vider un pichet de vin, mais sa frustration se calma en admirant le dénommé Ichkan. Elle l'avait déjà remarqué lors de certains combats à l'arène et sa réputation n'était plus à faire. Son charisme avait toujours mis mal à l'aise la jeune femme, et vu de plus près, c'était encore plus étrange. Dix secondes qu'elle fixait le visage calme du guerrier quand celui d'Aegnor s'interposa. Ses yeux lançaient presque des éclairs et un rictus vengeur se forma sur sa bouche. Sa femme baissa instantanément les yeux, apeurée et se maudissant. Ce simple regard lui vaudrait la pire des souffrances une fois chez eux. Blasée, elle écoutait d'une oreille distraite le maître des lieux qui annonçait l'exposition et la fête. Quelques minutes plus tard, tout le monde se déplaçait vers la salle principale, bien plus grande encore et tout débuta enfin.


"Va donc faire connaissance avec cette chère Ellinford... Je suis sure que ce serait une excellente amie."

Il lui tendit deux verres de vin, et la poussa discrètement. Pour traduire simplement, elle devait aller présenter ses excuses pour rattraper la face de son époux, faire copain-copine avec la demoiselle et assurer donc une amitié purement intéressée. Bien sur, il s'éloigna à son tour, mais pas assez pour la perdre de vue, pas question de perdre son emprise sur elle. D'un pas assuré, elle aborda donc Rebecca avec un petit sourire et lui tendit son verre.

"Enchantée, je suis Luna, l'épouse d'Aegnor. Je viens m'excuser pour l'offense faite à votre encontre... Il est quelque peu bourru, mais pas du tout méchant..."

Elle noya son mensonge en buvant une gorgée de vin, ayant presque l'envie de s'étouffer avec. Lui, pas méchant ? Non, il était adorable et ne la maltraitait jamais.

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Jeu 3 Mai - 22:04
Une foule conquise. Des applaudissements. Une sorte de cohue née suite aux présentations des gladiateurs. Trois d’entre eux rugissaient, comme pour asseoir leur possible influence au combat. Prétention? Certainement. Rebecca, pourtant, laissa son attention se concentrer sur Ichkan, le plus populaire, qui semblait avoir plus de manières que les autres. Toutefois, même s’il agissait de manière discrète et polie, personne ne pouvait s’empêcher de l’acclamer. Personne, sauf certains qui n’agitaient pas les mains. Certains, comme Rebecca. Applaudir des animaux et renforcer leur côté bestial? Cela ne l’enchantait guère. Elle soupira, et finit par suivre le mouvement de foule.

Un nouveau salon s’ouvrit à eux, plus grand, plus coloré. L’attention de chaque personne s’était dispersée, en faveur, généralement, des gladiateurs et du maître. Rebecca, dans son coin, seule, fixait encore Ichkan, perdue dans ses pensées.
Comment un homme, traité comme un esclave, pouvait sembler aussi neutre? Manipulation, pour un cadeau? Un ordre? Mais le maître ne semblait pas spécialement méchant, bien à l’inverse, il semblait … Empathique. Oui, pour la demoiselle, cela s’avérait clairement inconcevable. Comment un homme, se situant au-dessus d’un autre, arrivait à faire preuve de respect? Dans la mesure où ceux qui se trouvaient sous ses pieds n’étaient rien de plus que des esclaves, bien sûr. Évidemment, Rebecca se ciblait également, par cette réflexion, quoique, son pouvoir ne se montrait qu’en cas de besoin … Dans ce cas, peut-être faisait-il, lui aussi, parti du peu de personnes encore, ne serait-ce qu’un peu, respectueuses des droits des autres? Cette question était, clairement, une de celles que l’on ne laisse pas dans un coin.


Mais elle n’eut pas le temps de se déplacer que, de manière assurée, Luna vint à sa rencontre, un verre de vin à la main. Rebecca répondit gentiment à son sourire, un peu obligée par la politesse. La demoiselle se présenta d’elle-même, cette fois-ci, avant de défendre son mari. L’adolescente vit son sourire se tacher d’une légère marque d’énervement. Celle-ci, dissimulée sous un air compréhensif, finit par être chassée quand elle reprit la parole.

    « — Tout le plaisir est pour moi, voyons. Et puis, ne vous en faites pas, j’ai l’habitude de ce genre d’hommes. Après tout, cela court les rues, à Ignis, des riches bourrus. »


Eh bien oui. Souvent, la caste dite « supérieure » d’Ignis, lorsque c’étaient des hommes, se montraient relativement brutaux. Maladroits, aussi. Du moins. Souvent, peut-être pas forcément, puisque Rebecca ne connaissait pas tout le monde ; Iskandar, cependant, n’était pas de ce groupe. Peut-être un peu froid, par moments, mais jamais vraiment repoussant.
Doucement, Rebecca porta le verre à ses lèvres. Elle en prit une petite gorgée puis, délicatement, posa sa main sur l’épaule de la blondinette qui lui faisait face. Blague, blague, s’il croyait l’avoir avec ces techniques de débutant … À penser qu’en fait, il la prenait simplement pour une cruche de plus. Sauf que, et là résidait la difficulté qui s’imposerait à lui pour cette soirée, Rebecca s’avérait relativement douée pour les comportements humains, ayant passé son temps à s’intéresser un peu à tout, surtout depuis son ascension sociale. Sans rien dire, se contentant de garder son sourire et d’agir doucement, pour ne pas brusquer la jeune blonde, Rebecca quitta le lieu où elle se trouvait, se mettant à proximité du maître. Ici, elles seraient entourées, et rien ne serait à craindre.

La demoiselle fixa les mains de Luna, crispées sur le verre de vin. Deuxième signe. Elle lança un regard tendre à sa congénère, avant de prendre la parole, d’une voix douce, juste assez audible pour elle.

    « — Dîtes, je ne veux pas paraître indiscrète … Mais s’il y avait un problème avec cet homme, vous me le diriez, n’est-ce pas? Après tout, je peux être d’un grand secours, dans ce genre de situations … »


Cet échange, de très courte durée, fut interrompu par l’arrivée d’Aegnor, dans le dos de Luna. Il était souriant, tentant de dissiper chaque soupçon de Rebecca. Après tout, il pouvait être un homme puissant, s’il avait envoyé – ce que la maîtresse du roi ne savait pas, évidemment – son esclave jusqu’à elle, l’évidence voulait qu’il se doutât de quelque chose. Un sourire narquois prit place sur les lèvres de l’adolescente aux cheveux roses, qui s’adressa à lui d’une manière purement taquine.

    « — Eh bien, dîtes-moi, vous ne pouvez vous passer d’elle, hm? Ne vous inquiétez donc pas, je ne vous la volerais pas, ce n’est pas dans mes habitudes. Sur ce, excusez-moi, mais je suis comme chaque personne ici présente, j’ai des questions ! Au plaisir de vous retrouver, tous les deux, plus tard dans la soirée ! »


Sourire, puis clin d’œil complice et, à nouveau, Rebecca disparut dans la foule noire.

Elle traversa un bon morceau de la pièce, jusqu’à arriver au maître, qu’elle salua poliment. Il était seul, étrangement. Peut-être une petite pause? En tous les cas, cela ne pouvait mieux tomber. La politesse redevint facteur principal de tout, bien qu’ils semblaient se connaître.

    « — Oh, mademoiselle Ellinford ! C’est un plaisir de vous compter parmi nous ! Comment trouvez-vous cet événement? Vous y plaisez-vous, au moins?
    — Je suis tout aussi ravie d’être ici, Monsieur. Cette idée est plutôt intéressante, cela nous permet de retrouver un instant festif, mais aussi de connaître un peu plus vos champions. Une pierre deux coups, en somme. J’approuve totalement. »


Il sourit, reprenant un verre, pendant qu’elle but une nouvelle gorgée du sien.

    « — Mais. Je me doute que vous savez ce à quoi je pense en venant vous voir, n’est-ce pas? Après tout, c’est le but de cette soirée, non? » Un sourire, à la fois taquin et gentil, émanant d’une innocence presque enfantine.
    « — Bien évidemment ! Je vous écoute, que voulez-vous savoir?
    — Oh, beaucoup de choses, à vrai dire. Mais quelque chose en particulier m’intéresse. Comment voyez-vous vos esclaves? J’entends par-là, évidemment, si vous les considérez comme humains, ou autre chose. »


Il ne s’y attendait pas. À tel point que ses lèvres se tordirent d’une mimique amusée, quasiment. Cela ne le gênait pas, bien qu’il se trouvait pris au dépourvu. De toutes les questions auxquelles il avait eu droit, celle-ci n’était jamais tombée.

    « — Eh bien … Pour faire simple, je les vois comme je vous vois. S’ils sont méchants ou irrespectueux, je le suis également. Mais s’ils sont courtois, polis et agréables, je n’ai aucune raison de ne pas le faire aussi, n’est-ce pas? Je les vois également comme des êtres à part entière, ils ne sont ni animaux, ni objets. Certes, leur succès auprès du public d’Ignis m’arrange – tout autant qu’eux, je suppose –, mais cela ne me donne pas pour autant une raison de m’en servir. Vous comprenez? »


Rebecca écoutait, attentive. Elle hocha simplement la tête. Ce type … n’était vraiment pas comme les autres. Et cela lui plaisait, oh, oui. Et puis. Durant toute sa réponse, il n’avait jamais cillé, ni montré de stress quelconque. Il semblait sûr de lui, sincère. Le scepticisme de la jeune femme s’envola, en grande partie, mais cela ne le chassa pas intégralement.

    « — Je vois. Votre réponse me convient parfaitement, monsieur Elrandyr. Merci ! Désormais, si vous n’y voyez pas d’inconvénient, je vais me fondre dans la masse et devenir une autre de ces groupies. »


Ils se mirent, tous deux, à rire. Cela pouvait se voir comme le nez au milieu de la figure : Rebecca n’était clairement pas ici pour faire la jeune femme totalement fan et qui arracherait les étoiles pour voir ces gens. Bien au contraire. Cependant, le maître ne semblait pas se méfier d’elle. Et cela, à vrai dire, l’arrangeait au plus haut point. L’influence de Rebecca avait tendance à apeurer, mais pas dans cette situation, apparemment. Ou peut-être un peu. Mais puisqu’il n’avait rien à se reprocher, pourquoi l’en empêcher? Réaction logique, après tout.

Sa démarche, gracieuse, finit par la mener jusqu’à Ichkan. Une mimique avenante sur les lèvres – loin d’être menteuse –, elle se permit de l’enlever à toutes les fans, qui semblaient ne rien faire de plus que lui poser des questions, à son goût, inutiles. Bien évidemment, Rebecca les avait toutes prévenues – car la plupart des conviés qui l’interrogeaient étaient du sexe féminin – que ceci ne serait que temporaire, qu’il reviendrait rapidement. Leur visage vira au rouge, mais elles ne pouvaient rien dire. Maîtresse du Roi, que dire de plus? Rebecca aimait vraiment, oh, oui, vraiment ce statut.

Elle s’arrêta, une fois à l’écart de toutes ces pies, pour commencer une conversation des plus intéressantes. Ses lèvres s’arquèrent en un sourire délicat, dénué de toute mauvaise intention.

    « — Désolée de faire comme toutes ces femmes, de vous coller et demander de ne vous avoir que pour moi. Mais j’ai, moi aussi, quelques questions. Deux, peut-être plus. Comment vivez-vous votre notoriété? Je sais que cela ne vous donne pas de larges chevilles, mais … Êtes-vous du genre modeste, ou discret? N’aimez-vous pas être contemplé, comme les trois autres? »


Ah, elle en posait beaucoup, des questions. Mais cette fête était justement organisée pour abreuver la curiosité de toutes ces personnes. Également pour exposer, mais cela restait un détail, par rapport au reste.

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Sam 23 Juin - 20:35
La soirée suivait tranquillement son cours, les gens riaient, mangeait, buvaient comme tout bon noble qu'ils sont, sans se soucier des personnes comme les servantes qui elles, sont à leurs petits soins tout au long de la soirée. Ichkan et ses confrères avaient été répartis aux quatre coins de la pièce et très rapidement ils furent tous assaillis de visite, la majeure partie, féminine, il va sans dire. Tout plein de questions en tout genre auxquelles Ichkan se contentait de répondre simplement. Presque par un simple oui ou non s’il aurait pu. Il va sans dire aussi que beaucoup était vers lui dans un autre but que celui de discuter. Fort heureusement, Ichkan n'avait pas le choix pour ce genre de choses, et son maître n'était pas du genre à le faire aller avec n'importe qui, n'importe quand.

Rapidement, les harpies, après avoir vu et toucher ce qu'elle voulait s'en allèrent, mais pour quel prix ? D'autres arrivèrent pour les remplacer, Ichkan ne s'en souciait même plus, c'était devenu une habitude. Ce n'était pas la première soirée de ce genre qu'il faisait et ça ne serait sûrement pas la dernière, du moins tant qu'il restera champion dans un premier temps et esclave dans un second.

Mais cette deuxième vague fut de courte durée, car une autre femme qu'Ichkan avait vu un peu plus tôt s'approcha à son tour, faisant partir le petit groupe avant elle. Ichkan se doutait que cette personne-là était bien plus importante que les autres, comme dit précédemment, l'esclave l'avait vu interagir avec son maître, et il avait vu ce dernier prendre ses airs qu'il avait quand il parlait avec des gens importants.
La « nouvelle venue » commença alors à son tour une série de questions.

-Désolée de faire comme toutes ces femmes, de vous coller et demander de ne vous avoir que pour moi. Mais j’ai, moi aussi, quelques questions. Deux, peut-être plus. Comment vivez-vous votre notoriété ? Je sais que cela ne vous donne pas de larges chevilles, mais… Êtes-vous du genre modeste, ou discret ? N’aimez-vous pas être contemplé, comme les trois autres ?

Des questions bien différentes de ce qu'Ichkan était habitué à entendre bien qu'au final, les réponses allaient être les mêmes.

-Je vis très bien ma notoriété c'est une manière pour moi de prouver que je vaux encore quelque chose, certes cela ne me donne pas de large cheville et il est sur que je ne peux pas me permettre d'avoir de grandes ambitions mais, je reste discret et apprécie chaque moment passé dans l'arène à entendre la foule scander mon nom, en ce qui concerne le fait d'être contemplé comme une statue, je ne peux pas dire que cela me dérange, car c'est une chance que peut d'esclave ont, la plupart n'ont jamais l'occasion d'être admirer ne serait-ce qu'une fois dans leurs vies.

Ichkan avait déballer ça comme s’il l'avait révisé des heures avant de devoir le réciter, c'est le genre de réponses qu'il garde pour lui habituellement, mais il avait eu envie de lui répondre ça, car, il sentait que celle si était différente de par son apparence et de par son action sur la petite troupe de rapaces qu'était les autres femmes quelque minutes plus tôt, ont pouvait d'ailleurs voir c'est dernière un peu choquée de la réponse que Rebecca avait eue contrairement à elles qui ne se contentait que de phrase courte et froide

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