Henry Artins



 

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Henry Artins

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Messages : 139
Age : 28
Métier : Chef des armées
Humeur : Plutôt bonne
Points Histoire : 135
Sam 31 Déc - 15:52
Identité :



Nom:
Artins (prononcer « Artin's »)
Prénom(s):
Henry (prononcer « Hènery », à l'anglaise quoi)
Titre:
Grand Spadassin
Âge:
28 ans (ça changera peut-être pour 29 quand j'aurai fini l'histoire)
Genre:
Homme
Nature:
Magicien
Affinité:
Vent
Pays:
Ventus
Métier:
Chef des armées de Ventus
Langues:
Langue courante natale, bonne maîtrise de la langue ancienne
* Thème:
Spoiler:
 



Caractère :


Henry est un jeune homme tout à fait sain d'esprit, équilibré et cultivé. Il est vrai que l'on peut se poser la question parfois, tant certains de ses comportements sont louches. Prenons pour exemple de longues marches, pouvant durer des heures, où il déambule sans réel but dans les rues d'Omnia (ou autre ville, campagne) plongé profondément dans ses pensées. Ah, penser...voici une des raisons de vivre du magicien. Il agit assez peu sans réfléchir: chaque décision importante est précédée d'heures et d'heures à se creuser le cerveau. Il retourne les problèmes des centaines de fois dans son esprit, imaginant chaque cas de figure, chaque éventualité. Bien entendu, il arrive souvent que rien ne se passe comme il l'avait prévu, probablement la faute au destin. Le jeune homme arrive cependant grâce à cela à se préparer à de nombreuses situations, ou encore à faire que les choses aillent dans son sens sans que personne ne remarque qu'il en soit l'instigateur.
Nous abordons dès lors un aspect très important chez lui: le goût du stratagème. Effectivement fin stratège, ce ne sont pas seulement ses compétences magiques et martiales qui lui permirent d'accéder au porte de chef des armées. Son esprit complexe, sans cesse stimulé, échafaude plans et stratagèmes la plupart du temps très efficaces. Le seul « problème » était qu'il n'avait jamais connu de véritable guerre, et à l'exception de quelques bandes de brigands à mater (certaines plus coriaces que d'autres). On raconte toutefois qu'il possède un tiroir entier rempli de stratégies militaires qui n'attendent qu'à être employées...Ce ne sont cependant que des rumeurs, et le seul à savoir la vérité les réfute sans cesse d'un air gêné.
Henry est d'ailleurs quelqu'un de plutôt timide, bien qu'il surpasse sans arrêt ce trait de caractère: son poste lui demande de nombreuses interventions en public (restreint comme au conseil, ou nombreux lorsqu'il s'agit de troupes). Il n'en reste pas moins quelqu'un de réservé et discret; avec un physique moins gracieux, il ne serait probablement jamais remarqué. C'est d'ailleurs ce qu'il souhaite: malgré une assez bonne sociabilité, Henry préfère les pensées enchevêtrées de son esprit. Il aime la compagnie des gens, mais aime tout autant (voir plus) les moments de solitude.
En revanche, il y a bien une personne dont il ne se lassera probablement jamais: Victoria Hidenard. Cette jeune femme tient une place très importante dans la vie, et dans le cœur, du magicien. Lui vouant un amour inconditionnel, réciproque, elle est l'être le plus précieux dans la vie de Henry. La perdre reviendrait à un effondrement total, immédiat et probablement interminable. Optimiste, Henry s'imagine plutôt vieillir à ses côtés, laissant derrière eux une ritournelle de fiers citoyens de Ventus.

Le jeune chef des armées peut alors paraître d'un ennui mortel: croyant aux bons résultats d'un travail acharné, discret et amoureux. La recette parfaite de l'homme chiant. Pourtant, que nenni. Henry s'avère être un fin blagueur et un véritable moulin à parole lorsque l'aisance prend le pas sur la timidité. Il fut maintes fois rappelé à l'ordre au Conseil, dépassant sans vergogne son temps de parole imparti. Il n'en reste pas moins quelqu'un de très sérieux qui sait faire la part des choses: il y a des moments pour rigoler, d'autres où il faut être concentré à cent pour cent. Parfois tête en l'air, certains éléments lui sortent complètement de la tête. Hé oui, si l'on se concentre trop sur certaines choses, d'autres finissent par être oubliées...brain fail/
Il accorde grand respect à ses concitoyens, ainsi qu'à ceux d'Aquaria, sa terre natale. Les habitants de Terra bénéficient d'une semi amabilité, surtout voulue par ses obligations diplomatiques. Il ne parvient cependant pas à cacher son aversion pour les habitants d'Ignis. Enfin, le « petit peuple » n'était pas en ligne de mire, il s'agissait de l'aristocratie. Face à eux, Henry ne cache pas son mépris et écourte au maximum les entrevues. Malgré sa nature pacifique, il ne chercherait jamais un moyen d'éviter un duel face à un noble d'Ignis.
De manière générale, Henry accorde un grand respect aux personnes capables d'exploits, au sens martial du terme. Qu'il s'agisse d'hommes ou de magiciens, les beaux mouvements ou belles techniques lui plaisent. Il prend plaisir à les observer, ou même les affronter. Répugnant les combats à mort, un duel est pour lui l'occasion de tester ses propres capacités, mais également de s'offrir un divertissement grandement apprécié. Il ne blesse gravement ses adversaires que lorsque ceux-ci tentent de le faire sur lui, ou qu'ils lui ont causé un grand affront au préalable.
(Suite dans « morale.)


Morale :


Venons en aux opinions du jeune homme. Comme on pourrait s'en douter, Henry est quelqu'un de très droit. Il n'a qu'une seule parole et en dehors de Victoria, sa principale raison de vivre réside dans le fait de servir son pays. Animé d'un fort sentiment patriotique, il est en effet très attaché à Ventus et vise le meilleur pour cette nation qui le recueillit, lui donna sa chance. C'est notamment cela qui fit naître en lui une grande méfiance vis-à-vis des autres pays, en particulier d'Ignis. Sans aller jusqu'aux considérations raciales, Henry juge les élites de ce pays comme « un ramassis de brutes arrivées sur le trône par détournement de personnes ». Il prit tout particulièrement le roi d'Ignis en grippe, au même titre que la plupart des valeurs du royaume du feu.
Bien qu'admirant les prouesses martiales dont ils étaient capables, son animosité envers eux provient de l'ancienne guerre qui opposa Ventus à l'alliance de Ignis et Terra. Ne portant pas Terra non plus dans son cœur, il respecte cependant bien plus ses habitants et élites.
Fervent défenseur du « bien », il reste conscient de la subjectivité de cette notion. Là où il pense faire le bien, souvent, quelqu'un y voit le mal. Cette personne devient alors pour lui « le mal » et il représente le « bien »...mais pour la personne, il sera « le mal » et elle, « le bien ». Il tâche donc de faire de son mieux pour servir son pays et ses habitants, sans considération de bien ou mal. Tant qu'il parvient à se regarder dans le miroir le soir sans y voir une crapule finie, c'est probablement qu'il agit correctement...du moins il s'y efforce. Il n'hésiterait pas à donner sa vie pour Ventus et l'une des principales raisons de son acharnement à être fort est de pouvoir défendre sa nation si jamais elle en avait besoin.
Finalement, il est impossible de clore ce volet sans parler de la piété du chef des armées. Grand adorateur d'Albion, la religion tient une place importante dans sa vie. Si elle pouvait être résumée en trois thèmes, ce seraient ceux-là: Ventus, Victoria, Albion. Sans qu'il ne sache pourquoi, les préceptes et dogmes de ce culte lui plurent depuis son plus jeune âge, quand bien même il ne les comprenait pas. La coutume étant l'athéisme à Ventus, ou le culte d'Ehol, Henry pratique les rites (essentiellement prières et crémation d'encens) chez lui, sur un petit autel dédié qu'il confectionna.
En dehors de cela, la vertu du jeune homme est quelque peu mise à mal par ce que l'on pourrait appeler un péché mignon. En effet, les diverses plantes que Henry cultive chez lui ou dans son jardin d'Aquaria (cf Compétences et Histoire) sont pour la plupart destinées à être consommée à l'aide d'une petite pipe en bois. Selon Victoria, c'est la raison du comportement parfois « tête en l'air » de son amant. Pour lui, c'est un moyen de détente et surtout un remède miracle pour stabiliser son flux magique, mis à mal par ses deux catalyseurs.


Physique :

Le moins que l'on puisse dire en parlant de l'aspect de Henry, c'est qu'il est bien fait. De très bonnes proportions (un mètre quatre vingt quatre pour soixante treize kilos) lui permettent de grandes performances physiques: si la force n'est pas de ses atouts, il fait preuve d'une fabuleuse souplesse et d'une agilité hors pair. Des mouvements fluides et précis caractérisent ses déplacements ou ses façons de procéder (même pour les actions banales comme faire le ménage...). Comme le suggère sa lacune en puissance, son corps n'est pas très musclé; il est cependant très bien sculpté et ses muscles saillant supposent une certaine forme physique, un entretient régulier.

L'ensemble est surmonté d'une tête faite selon les même canons: des traits gracieux, proches du féminin, et une élégance flagrante. Le visage, fin, est le réceptacle de deux merveilles de la nature: des yeux verts d'un éclat rarement observé. Peut-être que cela vient de son affinité au vent, auquel on attribue communément cette couleur. En tout cas, ses iris attisèrent la jalousie de nombreux représentants de la gente masculine, voire même féminine. Une petite particularité supplémentaire vient augmenter leur singularité: par mauvais temps, ou lorsque Henry est très triste, leur couleur se terni, passant au vert pâle ou vert tirant sur le gris. Puis, plus le temps est agréable ou plus l'humeur du jeune homme est au beau fixe, plus ses yeux rayonnent d'un vert intense proche de l'émeraude.
Quant à ses cheveux, ils allient le commun au particulier. Leur couleur, bien que d'un brun clair assez classique, s'allie parfaitement à la couleur de ses yeux. Leur forme maintenant, est relativement compliquée à décrire: assez courts mais sans être longs, ils s'effilent en mèches rebelles qui lui donnent un aspect négligé. Ceci est également un atout: ils achèvent de donner au jeune homme la dégaine du parfait « beau gosse ».
Cependant, bien que conscient de son physique relativement avantageux (après tout, la beauté est subjective), Henry n'en usa pratiquement jamais à des fins personnelles ou malsaines...Presque jamais, car il lui arriva, il devait l'avouer, de jouer du regard avec certaines jeunes femmes afin d'avoir accès à quelques endroits très surveillés, ou peu recommandables. Il considère même parfois son physique comme une malédiction (mauvaise foi, selon certains), tant certaines femmes devenaient trop insistantes par moment, afin de le raccompagner chez lui. Son joli minois n'a qu'une seule tenancière, Victoria, et elle ne manque pas de le rappeler à ce genre de « bonnes femmes », quelques fois de manière peu civilisée!
Concernant ses goûts vestimentaires, ils sont assez changeant. S'habillant tantôt avec des vêtements très légers, décontractés, il n'en reste pas moins un personnage important: il se doit donc d'afficher une certaine classe, une certaine élégance. Il opte donc lors ses déplacements au Conseil ou dans les garnisons (par exemple) pour des vêtements assez amples, pleins de fanfreluches et de tissu fin. Très friand de la couleur rouge (alliée à de multiples éléments dorés, brodés ou sous forme de boutons), c'est celle qui revient le plus souvent dans ses tenues. Il se plait également à porter une cape à col haut (rouge ou marron) ainsi que divers couvres chefs, allant de la simple casquette au chapeau à plume. Il apparaît en tout cas généralement avec un certain style qui ne laisse aucun doute sur son statut social.



*Compétences générales: :


Stratège émérite: Échafaudant des stratagèmes aussi complexes que farfelus, Henry se fit peu à peu reconnaître comme étant l'un des meilleurs stratèges de Ventus. A plusieurs reprises, il parvint à défaire des groupes de bandits cachés aux confins du pays avec une rapidité d'exécution impressionnante et un minimum de pertes humaines.

Orateur galvanisant: En bon chef des armées, Henry sait comment s'y prendre pour parler à ses troupes. Bien qu'il n'en eut jamais l'occasion à grande envergure, ses discours d'avant combat sont réputés pour remonter à bloc les soldats. D'autre part, il utilise cette même aisance à trouver ses mots lors des séances du Conseil, afin d'y défendre certains points, ou en dénigrer d'autres.

Jardinier passionné: Bien que cela puisse paraître étrange, le jeune homme est très attaché à la culture de plantes. Il en possède certaines dans ses appartements d'Omnia, et en plus grand nombre dans le jardin de sa résidence d'Aquaria. Adepte d'un type de culture particulier, il donne énormément d'amour à ses plantes: il passe parfois des dizaines de minutes, voir des heures, à leur parler ou à leur mettre de la musique. Peu de personnes comprennent cela, aussi le garde t-il secret, mais il est intimement convaincu que leur vigueur découle de cette pratique.

Adepte du combat rapproché: Bien qu'étant principalement un monstre de magie, Henry voue une admiration sans borne au corps à corps. Très vite, il apprit un art martial découvert dans certains bouquins datant de l'âge sombre. Leurs auteurs y expliquaient les principes et mouvements d'un art martial nommé "Wu Shu", un style de combat alliant souplesse, vitesse et précision. L'âge des livres laissa de grosses lacunes dans les informations données à ce sujet, mais Henry y pallia comblant les manques par ses propres mouvements. Cet art martial supposait une connaissance parfaite du corps humain, de sa résistance aux chocs ou aux torsions, des organes internes, des points de circulation de l'énergie, etc...Ce qu'étudia parallèlement Henry, au point d'allier son style de combat à sa magie.

Spécialiste en magie supérieur: Élevé à Aquaria, le jeune homme fut bercé dans une tradition magique dès ses cinq ans. Disposant d'énormément d'ouvrages de magie, il entreprit de les étudier. Très vite, il se révéla très doué pour la maîtrise du vent ce qui lui permit de se plonger assez tôt dans des ouvrages de magie supérieure. Ce ne fut pourtant pas une mince à faire: plaçant la barre très haut, il ne maîtrisa son premier sort qu'à l'âge de 19 ans. Cependant, son aptitude exceptionnelle à dompter le vent lui permit l'apprentissage de sorts poussés: comme dit plus haut, il parvint même à allier magie et combat rapproché (cf sorts).

Initié aux arts anciens: De même, ses années passées à Aquaria lui permirent d'apprendre les bases de la langue ancienne, instruit pas sa mère adoptive. Il s'agissait d'une langue très complexe, que peut de personnes maîtrisaient. Henry parvint à en maîtriser tout d'abord les grands principes ce qui lui permit en grandissant d'affiner sa connaissance dans ce domaine. Il parvient désormais à déchiffrer la plupart des ouvrages de langue ancienne (lorsque l'on a les trois quart d'une phrase, le reste se traduit par déduction) bien qu'il ne la lise pas forcément couramment (pour les ouvrages plus complexes). En tout cas, cet atout lui permit l'apprentissage de sorts redoutables;

Féru d'histoire: Grand amateur d'histoire, Henry s'intéresse beaucoup aux choses du passé. C'est par ailleurs l'une des raisons qui le poussèrent à persévérer dans l'apprentissage de la langue ancienne, long et fastidieux. Très curieux de ce qui précéda son ère, il brûle d'en savoir sur les origines de ce monde, l'âge sombre ainsi que la période qui succéda à Ehol. Les cultes religieux l'intriguent d'ailleurs énormément: quelle est leur origine? Est-ce bien la vérité qui leur a été transmise durant les âges? Sa foi en Albion n'en est pas moins forte, mais il est en quête de vérité...

« Hey...on se serait pas déjà rencontrés? »: Conscient de ses atouts physiques, Henry peut (en cas de réel besoin) jouer de cet avantage afin d'obtenir ce qu'il veut. Il n'aime pas trop cela, surtout vis à vis de Victoria, mais parfois on a pas le choix.


*Équipement, objets divers :

Pipe en bois: une petite pipe que Henry porte la plupart du temps sur lui. Elle lui permet de consommer ses plantes séchées, seul traitement efficace qu'il trouva pour calmer son second catalyseur, qui lui fait sans arrêt des misères.

Bâton: Un long bâton renforcé que Henry utilise parfois en combat. Préférant le combat à main nue, le Wu Shu se pratiquait pourtant avec différentes armes. Cela lui offrait une portée d'attaque supérieure, et lui permettait de tenir ses adversaires à distance.

Hallebarde: Une énorme hallebarde que le jeune homme utilisait dans sa « jeunesse ». Le poids apparent de l'arme rendait souvent perplexe les observateurs: comment pouvait-il manier une arme aussi lourde? Hé bien il y parvint. Il opta plus tard pour le bâton, plus léger, mais conserve toujours précieusement son hallebarde, vestige d'un passé révolu. Il lui arrive parfois de la ressortir pour s'entrainer avec, vérifier qu'il n'a pas perdu la main et se remémorer quelques doux souvenirs.


Rapière: L'épée faisant aussi partie des armes du Wing Chun, Henry en apprit le maniement. Les lourdes épées ne lui plaisant pas (étrangement, à la vue de la lourde hache à manche qu'il pouvait manier), il opta pour la rapière. Légère et précise, elle permettait des coups d'estoc très dangereux pour la cible. En possédant toute une panoplie, Henry en sélectionne une selon ses envies: il ne combat pas souvent avec, il s'agit plus pour lui d'une arme de remplacement.


Armure légère: Lors de gros affrontements, de batailles ouvertes durant lesquels les coups peuvent arriver de tout côté, il arrive que Henry revête une armure assez légère. Cependant, il ne l'affectionne pas et évite au maximum le port de ce genre de protections: elles réduisent ses mouvements, ce qui pénalise la base de son style de combat.



Sorts - Rang A+:

Particularité: Le double sceau.
Après avoir reçut à la naissance le sceau de sa mère, on lui imposa un second sceau à l'âge de cinq ans. Le procédé, qui violentait corps et esprit, fonctionna mais avec une gênante contre partie. Le premier sceau lui permettant déjà d'extérioriser son mana, le second fit office de réserve très importante d'énergie et de vecteur pour l'utilisation de certains sorts. La grosse quantité de mana qu'offrait ce second catalyseur (qui se rechargeait lors qu'il était au « repos » en puisant peu à peu dans le mana de Henry) repoussait les limites de fatigue du jeune homme. Il était bien plus souvent arrêté par ses muscles épuisés que son énergie vitale défaillante. De plus, le sceau augmentait considérablement la force de ses techniques magiques.
Cependant, la puissance d'un tel sceau (et son couplage avec le premier) le rendait instable, poussant Henry à une ou deux heures de méditation par jour durant lesquelles il s'efforçait de l'équilibrer. De plus, comme dit plus haut, ses plantes calmes l'appétit glouton du sceau, le stabilisant quelque peu. Si Henry ne restait pas vigilant à ce sujet, il était fort probable que le sceau pompe toute son énergie vitale et le laisse pour mort. Il apprit plus tard que les adeptes antiques de cette technique, parait-il, liaient ce sceau au monde qui les entourait, ce qui donnait au catalyseur une quantité inépuisable de mana, et évitait à son porteur d'être en danger. Cependant, Henry ne parvint jamais à effectuer cette modification et laissa tomber.

Arcane Première-La Boxe du Printemps Radieux: (Rang B)
Le style de combat que mit au point Henry. Après avoir maîtrisé le Wu Shu, il se demanda comment augmenter son efficacité: la magie en avait probablement le pouvoir. Apprenant à modifier la pression atmosphérique grâce à d'antiques livres, une idée lui vint. Peut-être pouvait-il renforcer la force de pénétration de ses coups grâce à ce changement de pression? Après s'être creusé la tête, il y parvint. En effet, en resserrant la pression au niveau de ses coups, il pouvait la libérer avec force au moment de frapper. Une petite onde de choc s'en dégageait alors, traversant le corps de la cible. Ne causant pas de dégâts externes, tout se jouait à l'intérieur: la pression folle alors exercée sur les organes internes de la cible les mettait à mal. Il lui suffisait parfois d'un seul coup pour contracter le cœur de son adversaire afin de l'immobiliser, ou de dérégler complètement ses intestins, l'emmêlant dans un enchevêtrement ignoble de boyaux. Cette technique était la base du style de combat de Henry: c'était grâce à elle qu'il battait le plus souvent ses adversaires. Très efficace, c'était une arcane qui ne prenait pas en compte les éléments de protections éventuels (armures de métal).
Second sceau: lorsque Henry utilise cette technique avec son second catalyseur activé, sa dangerosité grimpe en flèche. Bien qu'il ne l'utilise pas souvent pour cette magie, le résultat en est dévastateur: si il parvient à toucher son adversaire, ses organes internes ne seraient plus qu'une bouillie infâme inapte à assurer la vie de leur porteur. On raconte même que le jeune homme pouvait briser la roche grâce à sa technique boostée. (Rang B+)
L'incantation est la suivante: (langue ancienne)

"O vehementia venti,
Rege impugnatione
Fiant fortis et indomitam!"


Arcane Seconde-Célérité du Brave: (Rang C)
Grâce à son élément vent, Henry est parvenu à augmenter la vitesse de ses mouvements. Semblant glisser sur un coussin d'air, il n'est plus sujet aux petits impuretés de l'air ou du sol, du vent de face, enfin toutes les choses qui ralentissent les performances humaines. Comme toujours poussé par un vent favorable, il se montre alors plus rapide que la moyenne. Ses mouvements sont cependant toujours discernables.
Second sceau: Avec ce sceau, Henry bénéficie d'une vitesse alors hors du commun. Il devient difficile de le suivre et les coups arrivent de tous les côtés. Cependant, la tension imposée à ses muscles à ce moment là est telle qu'il ne peut pas maintenir une telle allure plus de six minutes, un laps de temps déjà assez long dans un combat. Si il dépasse ce laps de temps, il se retrouverait très ralenti pendant le triple de temps (soit à peu près vingt minutes=arrêt de mort en duel). (Rang B)
L'incantation est la suivante: (langue courante)

"Que les indomptables vents du monde me viennent en aide, ô vent prête moi de ta vitesse pour terrasser mon ennemi."

Arcane Troisième-Coupe Vent: (Rang C)
La technique qui permit à Henry de mettre au point la Boxe du Printemps Radieux, car elle lui apprit à modifier la pression de l'air. Il s'agit d'une « lame de vent » à la pression particulière, qui la rend alors très coupante. Presque invisible, elle est difficile à éviter par voie de conséquence. De plus, le vent étant un élément omniprésent (en extérieur, surtout), la lame n'a pas forcément pour point de départ Henry: elle pour tout aussi bien arriver sur l'adversaire par derrière.
Second sceau: Là encore, la puissance de l'attaque est augmentée de manière considérable. La lame devient si tranchante qu'elle pourrait scier en deux la meilleure des armes en métal, ou là encore, la roche. (Rang B)
L'incantation est la suivante: (langue courante)

"Élément porteur de vie, accepte ma présence et accède à mes désirs: que ta force se plie à ma volonté!

Arcane Quatrième-Cyclone: (Rang B)
Le premier sort que Henry parvint à maîtriser. Grâce à lui, il peut générer une bourrasque d'intensité variable, déterminée par la quantité de mana qu'il y projette. En apparence inutile, ce sort prend son utilité allié au second sceau.
Second sceau: En effet, si l'utilisation simple du sort peut à la limite permettre d'éjecter un adversaire déjà en l'air, l'utilisation du deuxième sceau rend la technique dévastatrice. Il ne l'a jamais employée en situation réelle, mais le but de cette technique est de déstabiliser des rangs entiers de l'armée ennemie. Grâce à la grosse quantité de mana contenue dans le sceau, il peut générer des vents d'une violence inouïe de manière ciblée. Ainsi, il peut forcer des troupes ennemies à emprunter le chemin qu'il désire, ou encore les mettre au sol en attendant une écrasante charge de cavalerie. Un tel sort n'est pas à prendre à la légère: il demande beaucoup de mana, une quantité même importante pour son sceau supplémentaire. (Rang A)
L'incantation est la suivante: (langue ancienne)

"Quod infinita virtus mea uento,
Illa ira ruit ad hostibus meis
Et quod omnem spem in corde suo exstinguit!"


Arcane Cinquième-Tombe de Gravité: (Rang B+)
Un sort qui reprend la modification de pression. Henry enferme son adversaire dans un petit dôme invisible dans lequel il extrait subitement toute la pression, ne laissant qu'un vide sidéral. Dans un premier temps, la cible se rend compte de l'impossibilité de respirer, tandis que son corps flotte en apesanteur. Alors, Henry peut décider de le laisser mourir d'asphyxie, prenant le risque de lui permettre de s'échapper.
Second sceau: Le sceau lui permet d'appliquer un niveau supplémentaire au sort, car très compliqué à effectuer sans cela. Si Henry constate que son adversaire résiste et tente de s'extirper du dôme de gravité, le mage inverse alors la pression du tout au tout. Il enferme une masse d'air énorme dans le dôme, formant une pression si grande que la cible est plaquée au sol. Bonne nouvelle pour elle: elle peut respirer. Mauvaise nouvelle: elle ne peut plus bouger et la pression augmente jusqu'à que ses os soient complètement broyés. Lorsque vous voyez l'emprunte d'un corps enfoncé dans la terre, c'est que Henry est probablement passé par là! Même avec le sceau, cela demande une grande concentration et surtout un sadisme dont Henry ne fait pas souvent preuve.(Rang A)
L'incantation est la suivante: (langue ancienne)

"Tu atmosphaera, ratione vitae,
Nullam inimicus meus tu mortis imperium,
Exstinctum et anima eius!"


Arcane Sixième-Indignation: (Rang A)
L'un des sorts le plus puissant dont Henry dispose, apprit après des années et des années de déchiffrage de langue ancienne et de pratique acharnée. Découlant aussi directement de la modification de la pression, cette application n'en reste pas moins bien plus élaborée. Henry doit se trouver au calme plusieurs minutes afin de se concentrer et de créer une bulle de pression dans laquelle emprisonner son ennemi. Étant donné que ça n'est pas matériel, si son adversaire bouge, il doit faire bouger la bulle avec lui. Au moment opportun, il déchaîne la pression contenue dans la bulle, ce qui a pour effet de générer des arcs de foudre dévastateurs. Ces derniers, difficilement domptés, prennent la forme d'une immense épée qui s'abat sur la cible, la carbonisant dans le meilleur des cas (pour Henry).
Second sceau: Si Henry utilise ce sort avec son deuxième catalyseur, il réduit le temps de préparation du sort. Il parvient à générer des vents violents autour de la bulle de pression, ce qui empêche son adversaire de s'en échapper et rend ainsi le sort plus facile à mettre en place. Il l'appelle alors « Indignation Judgment ». (Rang A+)
L'incantation est la suivante: (langue ancienne)

Dico vobis, qui de terra mortuis meos misisti iram tuam coruscantis...Indignatio!

Arcane Ultime-Fils du Vent: (Rang A+)
Ce sort ne peut être utilisé qu'avec l'aide du second sceau. Il s'apparente à certaines arcanes de la « Vraie Magie » que Henry rencontra quelques fois au fil de ses lectures et qu'il tenta de comprendre. Après un échec cuisant, il se décida à imaginer une technique qui s'en rapprocherait le plus. Il parvint à un résultat plus que satisfaisant. Se concentrant pour être en phase « totale » avec son élément, il parvient à ressentir chaque mouvement, chaque oscillation, chaque changement dans un rayon de deux cent mètres autour de lui. Qu'il s'agisse du plus lourd des guerriers ou du insignifiant des moucherons, Henry les sent entrer dans son aire d'influence. Il est connecté à chaque molécule qui compose l'air ambiant et celles-ci lui transmettent des rapports constants. Technique de reconnaissance par excellence, elle peut également servir de technique offensive. De l'entrée dans son rayon d'action à une distance de 50 mètres, il peut employer ses sorts avec incantation. Le coût en énergie magique est le même que d'habitude. En dessous de cinquante mètres, les choses se corsent pour l'éventuel (ou les) assaillant. Dans cette zone réduite, le contrôle de Henry sur l'atmosphère est beaucoup plus poussé, et plus on se rapproche de lui plus il augmente. En guise d'attaque, il peut employer certains de ses sorts sans avoir besoin d'incanter: il peut par exemple générer un puissant éclair ou une lame de vent, ou bien créer un puits de gravité instantanément. Le coût en énergie est également réduit lorsque l'adversaire est plus proche.

Cependant, pour réaliser cette technique, Henry doit être immobile et doit se concentrer à deux cent pour cent. Si il est troublé par un élément extérieur (quelqu'un qui lui parle, etc) le sort perd en puissance voir disparaît si il est trop déconcentré. Avoir un bon champ de vision est préférable. Sa concentration est essentielle afin de pouvoir réaliser ce niveau de contrôle, c'est pourquoi Henry a besoin d'une ou deux personnes pour assurer ses arrières. La confiance est alors maîtresse: si une flèche fond sur lui, il ne bougera pas, plaçant sa vie entre les mains du ou de ses protecteurs. Il exécuta une seule fois ce sort, avec l'aide ses deux compagnons Raphaël et Ferdinand. La dépense en énergie pour réaliser cette arcane est immense, même pour la particularité de Henry: il fut cloué au lit trois jours et ne reprit du service qu'une semaine plus tard. Il s'agit d'un atout plus que majeur en cas de guerre, ce qui n'est pas étranger quant aux raisons de son investiture en tant que chef des armées.
L'incantation, en langue ancienne, est la suivante:

"Ventus o Deus, paratum me paulum viribus
Inimici mei ullum effugium meos impetus
Aenean quantum in te virtutem meam
Illi timeant iras infinitum
Et venti mundi unleashed sub ​​me !
Mortem non timeo, nec ex ferro, inimica mea,
Animam meam ponam in manibus vestris est: Deus Ventus:
Et inimici mei proiciam in oblivione !"

Lorsque Henry désire employer l'un de ses sorts, au delà de cinquante mètre l'incantation est la même que d'habitude, en dessous, il lui suffit d'énoncer un mot en langue ancienne qui correspond au sort qu'il désir employer:
Bourrasque: Procella (Coupe vent)
Cyclone: Pretium (Cyclone)
Gravité: Nixus (Puits de Gravité)
Foudre: Fulmina (Indignation)


Influence - Rang B+:


Influence de rang B+. Henry, par son poste, dispose d'une grande influence à Ventus. Le fonctionnement politique de cette nation le place, aux côtés des autres conseillers, au sommet de la hiérarchie. Son influence est toutefois majoritairement concentrée sur l'armée, et il peut rarement prendre de grandes décisions sans l'avis des autres membres du conseil. Une bonne influence donc, mais limitée par les onze autres membres du conseil (chef exécutif inclus). De plus, à Omnia, il bénéficie du respect de la population, qui le connait pour ses exploits au sein de la « Triade de Ventus » (cf histoire). Cela ne donne pas vraiment d'avantage, mais c'est quelqu'un d'assez apprécié à la capitale.


Relations :


Victoria Hidenard: (Rang B, influence rang C+) L'amante de Henry, ou plutôt son âme sœur. Ils se sont rencontrés alors qu'ils étaient tous deux dans l'armée de Ventus, dans une garnison isolée du pays. Dans ses débuts, Victoria cultivait une apparence de garçon: ayant peu de poitrine, les cheveux courts, elle y parvint sans mal. Puis, Henry ayant décelé l'astuce, elle se laissa peu à peu aller à sa nature féminine et ses cheveux repoussèrent, tandis que sa poitrine prit du volume.
De nature timide, elle cache pourtant un caractère bien trempé. Avec elle, les choses doivent filer droit! Les pieds sur terre, elle ne s'exprime pas par des moyens détournés: elle va droit au but, tant pis si ça blesse. Au final, une jeune femme vigoureuse et énergique qui ne trouve de repos que dans les bras de son cher Henry.

Fiora Levantina: La mère adoptive de Henry, qui le recueillit alors qu'il fuyait la demeure de sa famille maternelle. D'une grande bonté, elle l'aida à stabiliser son sceau afin que ce dernier ne gruge pas le jeune enfant. Elle l'initia par la même occasion (les deux étant lié) aux bases de la magie. Grande guérisseuse, elle connaissait le secret des plantes ainsi que de certains anciens sorts curatifs d'eau. Elle légua le secret de ses potions à Henry, puis finit par mourir aux côtés de l'homme qu'elle aima vers la fin de sa vie.

Raphaël Cibelli: (Rang A, influence rang B) L'un des compagnons de Henry, membre de la renommée « Triade de Ventus ». Né d'une famille modeste d'Omnia, il se démarqua des autres enfants par ses grandes capacités magiques. Révélant le potentiel de sa famille, il s'engagea dans l'armée où il rencontra Henry et Ferdinand. Avec l'âge et l'entrainement, il devint un mage très expérimenté dont le seul regret était de ne pas posséder deux sceaux comme son ami. Mais, animé d'une sagesse égale à son talent, il savait qu'un tel procédé n'était en rien une bénédiction: il n'envia jamais Henry. Aujourd'hui, Raphaël est un des meilleurs professeurs de magie de l'Académie Mihailov, poste qu'il obtint suite aux prouesses réalisées par la « Triade de Ventus ». La rumeur dit que beaucoup d'élèves furent découragés par ses enseignements, mais que ceux qui s'accrochèrent devinrent de grands mages.

Ferdinand de Monfort: (Rang A, influence rang B) Lui aussi membre de la « Triade de Ventus », plus tard renommée « Les Trois Anges ». Il est tout l'inverse de Raphaël: un sang bouillant coule dans ses veines et ses manières laissent à désirer. Venant pourtant d'une riche famille de Ventus, tout le destinait à reprendre l'affaire commerciale de son père, qui marchait du tonnerre. Il ne se sentait cependant pas chez lui, et décida de fuir le cocon familial. Il s'engagea également dans l'armée et montra très vite des compétences exceptionnelles dans le combat rapproché. Si Henry parvenait à surpasser Raphaël en capacité magique, même les deux réunis ne parvenaient pas à ébranler le puissant Ferdinand au corps à corps. Maniant des armes énormes, on le surnomme souvent « la brute ». Possédant en revanche un sens de l'honneur à la hauteur de sa force, il fut placé à la tête d'un régiment d'élite de l'armée de Ventus. Lors de sa prise de fonction, on raconte qu'il renvoya la moitié de ses gardes après les avoir tous affrontés, car il les jugeait trop faible pour leur poste.

Kyriel Bernkastel (relation):

Le Chef Exécutif du Conseil de Ventus que Henry est amené à côtoyer régulièrement depuis qu'il est Chef des Armées. Le génie de cet homme inspire un grand respect à Henry qui le rencontra lors de ses années passées à Omnia. Bien qu'il ne le connaisse que très peu, la quasi admiration qu'il lui porte en fait son principal rival: la course à la connaissance est lancée. Du moins pour Henry. Le fait que Kyriel soit le supérieur hiérarchique du jeune homme n'arrange en rien la certaine nervosité dont Henry fait preuve lorsqu'il le rencontre (rarement) en dehors de la salle du Conseil. En tout cas, Kyriel est une sorte de modèle ou de but à atteindre pour Henry et il trouve parfois la motivation pour apprendre toujours plus de choses en se comparant au brillant Chef Exécutif. Cela n'en fait pas pour autant une groupie en extase devant son idole, mais la distance "professionnelle" qui existe entre les deux hommes renforce le sentiment d'inaccessibilité que Kyriel peut provoquer chez Henry. L'opposition presque classique entre un bourreau de travail et un génie se fait sentir, mais la relation qu'ils entretiennent se définira très certainement lors des crises à venir...

[Si un de ces personnages (mis à part Fiora qui est décédée et Kyriel qui est un personnage existant) intéresse quelqu'un, et que c'est autorisé, on peut s'arranger par MP pour les détails (personnalité, etc) et c'est tout à fait possible d'en jouer un. Moi, je ne les jouerai pas souvent je pense, ou peut-être Victoria de temps à autre. Note: j'ai voulu mettre les images en vis à vis des petits textes mais je connais pas le code pour ^^']


Histoire :


Le Henry actuel est l'aboutissement de trois grandes périodes qui marquèrent sa vie. L'une allant de son enfance à l'adolescence, l'autre jusqu'à ses vingt cinq ans et la dernière se poursuit aujourd'hui. Une progression logique, qui cache des évènements que ne le sont pas toujours.

Première Partie: Rêves et désillusions

Le jeune Henry naquit à la frontière entre Ventus et Aquaria, un jour orageux de l'été 733. Sa mère était l'héritière d'une grande famille aisée de Ventus, venue se retirer dans sa résidence de campagne à l'approche de l'accouchement. Son père, lui...était un pauvre bougre que l'on avait dupé. Agriculteur de la grande nation, il fut un jour repéré à la capitale Omnia alors qu'il était seulement venu vendre ses produits. Ayant eu l'occasion de participer à une sorte de jeu visant à déterminer l'intelligence d'une personne par quelques questions, il montra des résultats si surprenants qu'il fut mené au Siège du Conseil. C'est là qu'il rencontra la mère de Henry, qui accompagnait son père alors premier secrétaire de l'un des membres du Conseil. Il tomba immédiatement follement amoureux d'elle, ayant pour seul retour un dédain farouche.
Cependant, le père de la jeune femme vit les choses autrement: l'intelligence de Caleb (le père de Henry) attira son attention. Pour de mystérieuses raisons, il organisa très vite un mariage entre les deux jeunes gens, au grand bonheur de Caleb et au plus grand désespoir de Maria, la mère de Henry. Elle fut pourtant mise très vite au courant d'un plan cruel. En effet, le grand-père de Henry visait le poste de chef des armées, mais pour cela, il lui faudrait prouver l'efficacité d'une arme qu'il avait imaginé. Se basant sur certaines pratiques, il voulait généraliser la pose d'un second sceau aux mages de l'armée de Ventus. Il s'agissait d'une pratique dangereuse et douloureuse qui n'était pas beaucoup utilisée. Cependant, s'il parvenait à prouver son efficacité, il serait à coup sûr catapulté sur le devant de la scène nationale, voire internationale. Il leur fallait donc un héritier au sang et au potentiel capable de supporter un second catalyseur. Leur famille était très médiocre en terme de magie, mais Caleb avait une grande puissance magique latente en lui, jamais exploitée. C'était là sûrement la raison de sa grande intelligence, son pouvoir se manifestant à l'extérieur de cette manière.

Quoiqu'il en soit, neuf mois plus tard, Henry apparut, un jour où un orage si violent sévissait que son père, très croyant, passa son temps à prier. Ensuite, malgré ses protestations, Maria lui transmis son sceau magique quelques jours après la naissance. Puis, plus le temps passa, moins Caleb avait le droit de voir son fils. Il avait rempli son rôle, on ne le gardait dès lors que par vague respect pour le service rendu à la famille. Il finit par découvrir la duperie, ce qui le plongea dans un grand désespoir et la culpabilité d'avoir engendré un enfant-objet, une vie probablement détruite dès son commencement. Caleb était un homme simple, et très bon. Les rares moments qu'il passait avec son fils étaient des instants très doux dans les souvenirs de Henry. Il se souvenait bien de ses yeux très verts, comme les siens. A contrario, il détestait les moments passés avec sa mère: sans cesse rejeté, regardé non avec amour mais avec mépris, il fit très vite une croix sur l'affection de celle-ci.
Mais ce que sa famille fit à ses cinq ans, il ne le pardonna jamais.
Pour son grand-père, c'était l'heure. Ils avaient attendu quelques années afin de vérifier si Henry présentait de bonnes compétences intellectuelles et physiques (en terme de santé), ils pouvaient maintenant procéder à leur petite expérience. Pour cela, ils firent venir un de leur vieux amis; un vieil homme, dernier représentant de sa famille. Il possédait un catalyseur réputé d'une grande puissance, et personne à qui le léguer. L'ancêtre accepta donc la proposition du grand-père de Henry, de participer à une expérience qui « allait probablement changer le monde ».
Elle changea en tout premier lieu le monde du petit Henry. Ce jour-là, il ne comprit pas vraiment pourquoi on l'attacha ainsi et surtout pourquoi on lui fit autant de mal. Le transfert dura plus longtemps que le premier, dont il n'avait d'ailleurs aucun souvenir, et lui procura la plus grande douleur de sa vie. Il ne sut combien de temps il hurla, déchirant la pièce de ses cris à moitiés étouffés dans des sanglots et gargarismes. Les adultes présents ne semblaient pas s'inquiéter de son état, ce qui blessa profondément sa confiance en ces derniers. Où était son père? Il n'entra que lorsque le processus de transfert fut terminé, autrement dit quand on le laissa entrer.
Le visage de ce dernier était un peu gonflé par endroits, comme si il avait reçut des coups. Son regard mêlait colère et tendresse, un résultat étrange qui fit surtout de la peine au jeune enfant: voir son père ainsi en état de choc n'était pas réjouissant. Caleb, hors de lui, se mit à menacer et à insulter sa belle famille. Il prit ensuite son fils amorphe dans ses bras et tenta de s'enfuir. Il fut arrêté au moment de sortir du manoir, par les hommes qui assuraient la sécurité de l'endroit. Et comme si cette journée n'était pas suffisamment horrible, Henry fut arraché des bras de Caleb pour le voir être battu à mort, tandis que ses yeux d'émeraude tentaient tant bien que mal de le rassurer d'un regard plein d'amour. La douleur, l'épuisement, le choc...ce fut trop pour le petit corps de Henry qui s'évanouit en même temps que la vie quittait le corps roué de coups de son père.


Lorsqu'il se réveilla, il remarqua le sceau nouvellement apparut sur son torse, au niveau du cœur. Il voyait rarement l'autre qui était visible sur son omoplate droite. Cette vision lui remit en tête les évènements précédents, qui l'anéantirent. Un seul sentiment pouvait encore l'aider à ne pas sombrer dans une dépression éternelle, un sentiment qui ne tarda pas à se monter avec l'intervention de sa mère. Maria, pleine de mauvaise foi, entra dans la chambre de l'enfant accompagnée de son paternel. Elle commença à tenter de lui faire avaler que Caleb avait perdu l'esprit, qu'il avait tenté de l'enlever, mais que tout allait bien maintenant...Henry n'était pas dupe, pas dupe du tout. Sa précocité lui fit voir les choses telles qu'elles étaient: son père avait été tourné en bourrique, et ça allait être son tour. Un puissant sentiment de révolte gronda en lui, vite remplacé par la colère. Une colère jamais ressentie au cours de sa très petite vie, une première colère qui ne trouva jamais d'égal par la suite. Tandis qu'il regardait les deux manipulateurs avec un regard assassin, presque attendrissant venant d'un enfant aussi jeune, les deux sceaux sur son corps se mirent à briller d'une lumière bleue turquoise. Plus sa colère montait, plus la lumière devenait intense, jusqu'à ce qu'il laisse éclater son ressentiment. Les mots lui manquèrent, trop jeune encore afin d'incendier verbalement ses bourreaux, c'est pourquoi la magie prit le relais. Le jeune Henry ne comprit pas trop ce qui se passa, lui même surpris par de tels phénomènes. Des vents d'une violence extrême se mirent à souffler au dehors, brisant en mille morceaux les vitres des fenêtres. Surprise, Maria commença à avoir peur, se cachant derrière son père qui regardait son petit-fils d'un air avide. Son idée semblait avoir fonctionné.
Cependant, Henry ne comptait pas rester une seconde de plus dans cet endroit. Il sauta de son lit et fonça vers la porte de sortie. Son grand-père tenta de l'en empêcher, et au moment où l'enfant voulut se dégager de son étreinte, une puissante bourrasque balaya l'homme qui fut projeté contre le mur avec force. Le vent semblait le suivre dans sa course effrénée pour fuir du manoir, brisant chaque vitre sur son passage. Lorsqu'il fut enfin sortit de l'édifice, ce dernier allait devoir subir de belles réparations: sans compter les vitres, des dizaines et des dizaines de tuiles furent éjectées du toit et s'écrasaient dans les jardins entourant la demeure. Ne cessant pas de courir, il continua sa route jusqu'à ce que la fatigue et ses poumons brûlant à chaque inspiration le fassent arrêter.

Il ne savait pas où il était. Le soleil se couchait et il se tenait au milieu de nul part, ne voyant rien de familier autour de lui. Ses catalyseurs s'étaient calmés en même temps que lui, mais une fois la colère passée, l'appréhension et la peur apparurent. Qu'allait-il faire? Il s'était enfui mais...pour aller où? Il ne connaissait personne et n'avait jamais quitté la résidence de campagne de sa mère. Il fut soudain prit d'une virulente douleur au torse, l'endroit où le sceau était visible. Elle lui fit monter les larmes aux yeux, tandis que sa vue se brouillait et que ses genoux heurtaient le sol sans qu'il ne puisse rien faire. Il termina sa chute, se recroquevillant au sol, saisissant fort la peau de son thorax dans l'espoir que la douleur diminue. Il finit par sombrer dans le sommeil, là, au beau milieu d'un champ bordé d'une forêt épaisse.
Quand il ouvrit les yeux, une femme au très beau visage le portait dans ses bras. Il tenta un mouvement de recul, mais son corps ne répondait pas. Et puis en même temps...il était bien, là. Les pas de la dame le berçaient alors qu'il se laissait emporter de nouveau par le sommeil, rassuré par l'étreinte bienveillante dont il faisait l'objet.
Il ouvrit les yeux une nouvelle fois, mais là, ce ne fut pas aussi doux. Son sceau lui faisait atrocement mal. Sans se soucier de où il se trouvait, il pencha la tête pour voir la peau de son torse parcouru de veines violettes ou noires, un résultat peu ragoûtant. Il commença à se débattre, poussant de petits gémissements à cause de la douleur. Puis, la femme qui l'avait porté juste avant entra dans son champ de vision, le regardant avec une grande tendresse, très réconfortante. Elle porta un petit bol aux lèvres de l'enfant et lui fit signe de boire. A peine quelques secondes plus tard, les stigmates de son torse se rétractèrent, ne laissant plus que l'empreinte du sceau. Sentant la vigueur revenir en lui, il put se redresser sur la petite couche où il était allongé. Il regarda un peu autour de lui: une magnifique chambre, pleine d'éléments de cristal et une cheminée dans laquelle dansait un vigoureux feu. Il posa ensuite son regard sur la femme qui lui était venu en aide. Elle se contentait de lui sourire, lui laissant du temps pour se remettre les idées au clair.

"Où...où suis-je?"

"Tu es à Aquaria, mon grand. Je t'ai trouvé à l'extérieur de la ville, couché dans l'herbe avec cette vilaine chose sur le torse. Je voudrais savoir, si ça ne te dérange pas de répondre...qui t'as fait ça?"

Henry ne répondit pas tout de suite. Les évènements des derniers jours avaient été très troublants et malgré son intelligence, son trop jeune esprit ne parvenait pas à faire un tri correct dans toutes ces informations. Seule l'image de son père battu à mort lui revint, ce qui le fit fondre en larme. Il se jeta dans les bras de sa bienfaitrice qui, quelque peu surprise, le serra dans un étreinte chaleureuse. La tête enfouie dans son épaule, il répondit.

"Ma mère...et mon grand-père. Je n'ai pas compris, mais ils m'ont attaché après, après j'ai eu mal et, et après...après...ils ont tué mon papa..."

Devant l'horreur des explications, la femme le gratifia d'un léger "chuuut" afin qu'il cesse de se faire du mal ainsi. Elle s'excusa de lui avoir posé la question puis l'invita à dormir.
Dès son réveil, Henry refusa de partir. Fiora, la dame qui l'avait recueillit, tenta de le raisonner, lui disant que sa famille avait dû avoir une raison. Puis, devant les refus catégoriques, même affolés, de l'enfant, elle décida de le garder...au moins le temps qu'il se débrouille un peu tout seul. Finalement, elle le garda de très nombreuses années, s'attachant au jeune enfant comme s'il s'agissait de son fils, et lui la considérant comme sa mère.

Fiora était native d'Aquaria, où elle avait toujours habité. Née quelques années avant l'indépendance, elle grandit dans un climat tendu qui s'était enfin calmé depuis un certain temps. Grande magicienne, elle avait une affinité poussée avec l'eau ce qui lui permit d'apprendre divers sorts curatifs. De surcroît, elle s'intéressa énormément à la botanique, lui permettant de constituer un jardin remplit de diverses plantes qu'elle utilisait dans diverses concoctions. Sa demeure, ni petite, ni trop grande, comportait une bibliothèque fournie en livres de magie divers, certains communs, d'autres très rares.
Elle s'inquiétait sans cesse pour le petit Henry: son second sceau posait énormément de problèmes. Régulièrement il semblait s'infecter, ce qui causait de grosses fièvres à l'enfant, prenant une apparence semblable à celle qu'il avait prise quand elle l'avait ramené chez lui. Malgré toutes ses connaissances en magie curative et plantes bienfaitrices, elle ne parvint pas à remédier au problème: elle ne pouvait que calmer le catalyseur, forçant Henry à boire diverses potions chaque jours.
Plusieurs années passèrent durant lesquelles le petit Henry s'épanouit, oubliant peu à peu les blessures de son passé. L'amour que lui apportait Fiora fut un remède très efficace, tandis que l'esprit de l'enfant s'efforçait progressivement d'enfermer ces mauvais souvenirs dans un coin de son esprit. Lorsqu'il eut 9 ans, Fiora décida de l'aider à apprendre la magie dans l'espoir qu'ainsi, il parviendrait à réguler son flux magique très perturbé par la présence du second sceau.
Henry était très intéressé par cet apprentissage. Devenu un jeune garçon souriant et plein de vie, il dévora les enseignements de Fiora avec une rapidité déconcertante. Comme la plupart des enfants, il se mit à admirer les grands hommes de l'histoire ou de l'époque actuelle, ces guerriers ou mages capables de grandes prouesses. Il voulait devenir comme eux, devenir l'un d'eux. Il fut alors très appliqué dans son apprentissage, mais il montra très vite un appétit glouton concernant la magie. A la manière d'un surdoué, il ne s'intéressait pas aux sorts de "bas étage" mais aux sorts de haut niveau.

Ayant identifié sans mal son affinité au vent, il voulut ensuite mettre la charrue avant les bœufs. Au grand dam de Fiora, il se plongeait dans les quelques livres anciens qu'elle possédait, ou ceux de la grande bibliothèque d'Aquaria. Comme on pouvait s'en douter, il n'y comprenait rien quand bien même les grimoires étaient en langue courante. Mais, avec le temps et la pratique, il parvint à saisir peu à peu certains principes poussés de la maîtrise du vent, ainsi qu'a déchiffrer quelques mots de langue ancienne. Lorsqu'il passa douze années, il fut très attiré par un livre qui expliquait un art de combat ancien appelé « Wu Shu ». Là aussi, la barre était haute mais il s'attela à la tâche avec assiduité. Henry était un bosseur né: lorsqu'il se lançait dans l'apprentissage de quelque chose, il y passait le plus clair de son temps. Durant quatre années, sa vie fut rythmée par l'apprentissage de la magie et celui, plus difficile encore, du Wu Shu. L'âge du livre et ses nombreuses pages en langue ancienne ralentissait sa progression, mais il comblait les manques par des techniques de combat actuels soit disant dérivées du Wu Shu.
Fiora, quant à elle, vieillissait tranquillement à la vue de cet enfant qu'elle avait pris sous son aile. Il l'emplissait de fierté chaque jour, bien qu'il fut un peu trop attaché au fait de devenir fort. Elle se doutait que cela cachait quelque chose, mais quoi? En attendant, bien que Henry ne maîtrisait aucun sortilège magique, sa compréhension des flux internes lui permit de mieux contenir les ardeurs de son sceau « bonus », toujours avec l'aide des plantes de Fiora. Un jour, alors âgé de seize ans, Henry expliqua le fond de sa pensée à sa mère adoptive:

"Je vous aimerai toujours, mère, mais je pense qu'il est temps pour moi de partir. Vous savez, je suis très reconnaissant envers Aquaria et le fait que cette nation m'ait recueillit, je ne l'oublierai jamais, mais je sens que ma place est ailleurs. Elle est plus précisément à Ventus. Mon père est un Artins, j'ai préféré son nom à celui de ma mère, et je ne peux laisser mon pays en proie à des loups tels que ceux qui m'ont engendré. J'ai récemment entendu que le nouveau chef des armées de Ventus est mon grand père...Il a, semble t-il, accompli son dessein. Je ne peux le tolérer: bien que le passé reste le passé, je n'ai jamais abandonné l'idée d'une vengeance. J'ai désormais les clés en main, c'est désormais le moment pour moi de suivre ma propre voie. Je vais intégrer l'armée de Ventus afin de me rapprocher au maximum de ce monstre...Et quand j'en aurais l'occasion, je montrerai à tous qu'il ne mérite pas sa place."

Fiora fut alors partagée entre compréhension et inquiétude. Elle avait toujours dit à Henry qu'il était libre de partir quand il le souhaitait, mais maintenant qu'il voulait partir...de surcroît pour s'attaquer au chef des armées de Ventus! Il risquait fort d'être tué ou de se retrouver à moisir dans une cellule pour le reste de sa vie. Mais soit, elle ne pouvait l'empêcher de partir.
C'est le cœur gros qu'ils se quittèrent, des larmes coulant des yeux de jade du jeune Henry, tandis que le regard empli de fierté de Fiora le regardait s'éloigner des limites de la cité.




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Mer 4 Jan - 14:48
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Seconde partie: Combats et Romance.


Le fonctionnement de Ventus fut une aubaine pour Henry, favorisant les plus méritants. Bien qu'il ne connaissait pas encore de sorts, il put entrer dans l'armée en tant que recrue grâce à ses débuts de compétences martiales. Lors des test d'admission, on lui proposa de tenter le concours de l'Académie de Mihailov, la plus réputée de Ventus. Il refusa: pour le moment, il n'était pas venu pour faire des études, mais pour en découdre avec son grand-père. Sa meilleure chance de le croiser était d'intégrer l'armée et de gravir les échelons aussi vite que possible. En quelques mois, il eut sa première promotion.
Malgré son jeune âge, il s'illustra par ses capacités de commandement (seulement quelques recrues au début) et même de formation. A seulement dix sept ans, il dirigeait déjà une escarmouche sur un petit groupe de bandits de grands chemins qui sévissaient dans le pays. La mission fut brève et proprement exécutée: ils revinrent avec les chefs du groupe passés au fer, et la plupart de leurs acolytes suivaient le cortège attachés les uns aux autres. Ce succès attisa vite la jalousie des gradés de l'armée, qui voyaient en Henry un usurpateur chanceux qui n'allait pas tarder à prendre la grosse tête.

On tenta donc l'évincer: "En raison de vos capacités certaines, nous vous transférons dans la garnison Bêta où vous serez sous le commandement de Goran Berzik, qui dirige les opérations dans ce secteur du pays. En vous remerciant de votre compréhension."

Et voilà, en quelques mots griffonnés sur du papier, il se retrouvait à l'autre bout du pays, à des centaines de kilomètres de son but premier. Mais qu'à cela ne tienne: il allait pouvoir encore plus s'exercer. On racontait que la garnison Bêta était la pire, située dans une zone assez conflictuelle de la nation où de nombreuses hordes de brigands se cachaient. De plus, Goran Berzik avait la réputation d'être un commandant très intransigeant. Il fut cependant bien obligé de suivre les ordres, et partit avec quelques autres clampins pour sa nouvelle garnison.

Au début, ce ne fut pas facile: rétrogradé dès son arrivée au rang de recrue, il fut contraint de récurer les toilettes durant un mois entier. Visiblement, Goran avait reçut quelques ordres avant son arrivée. Peut-être que son grand-père avait eu vent de sa présence...Mais il s'en souciait peu: en dehors des toilettes, il s'exerçait toujours autant à la magie et au combat rapproché. Il gagna vite le respect de ses camarades: lors des différentes missions qu'ils avaient à effectuer, il prenait souvent (bien malgré lui) la place des sergents chargés de leur encadrement. Ces derniers, parfois submergés par le stress ou la peur, enchainaient les erreurs. Henry prenait alors le relais, menant leurs objectifs à terme avec une efficacité peu commune. Tout le mérite revenait bien entendu au supérieur en charge de la mission, qui se gardait bien de dire ce qu'il s'était réellement passé. Là encore, Henry ne se trouvait pas blessé dans son amour propre: la vie de ses camarades lui importait plus qu'une simple question de fierté. Deux années passèrent ainsi, durant lesquelles Henry se fit passer pour le bouseux de base et ainsi ne pas attirer l'attention du commandant. Mais en dehors de ça, il s'adonna sans retenue à ses deux maîtresses: la magie et le Wu Shu. Il copina avec deux autres recrues en particulier, Raphaël et Ferdinand, deux jeunes hommes aux compétences redoutables. Les trois comparses se vouaient une admiration et une confiance sans borne, chacun impressionné par les prouesses techniques des deux autres. Henry se montrait assez polyvalent, bien que ses stratagèmes surpassaient ceux des autres. Raphaël lui, était un jeune mage très talentueux, maître de la terre alors que Ferdinand était un roi du combat rapproché. Les trois étaient donc très complémentaires, d'une efficacité redoutable en situation réelle. Toujours désireux de cacher ses capacités, Henry était souvent en retrait, dirigeant les troupes et donnant par la même occasion des conseils à celui qui était réellement en charge de l'opération.


La donne changea peut avant ses vingt ans. La garnison accueillait de nouvelles recrues, qu'il allait falloir former. Comme il s'y attendait, Henry ne fut pas promu: on le laissa au même niveau que les nouveaux arrivants. Amusé de cette situation, il se plaisait à jouer les ignares, surtout devant ses deux complices qui faisaient semblant de lui en faire voir de toutes les couleurs.
Très vite, le jeune homme remarqua l'une des recrues. Bien que l'armée soit essentiellement composée d'hommes, les femmes n'étaient pas exclues et là...cette recrue était entre les deux. Portant le même uniforme que les autres et arborant des cheveux courts, elle semblait être un homme. Pourtant, plus Henry l'observait et plus il pensait que quelque chose clochait. Un soir, en mission, il put enfin établir un contact et vérifier si ses doutes étaient justifiés. Alors qu'ils attendaient le signal pour lancer l'assaut sur la caravane de bandits, il se rapprocha du, ou de la, soldat(e).



Le premier contact ne fut pas très concluant: Henry fut recalé très rapidement. Alors qu'il tentait de rattraper le coup, l'attaque fut lancée et ils durent accomplir leur besogne. Les semaines qui suivirent furent importante dans la vie du jeune homme. Premièrement, il parvint enfin à maîtriser un sort: le Cyclone. Un sort puissant et difficile à maîtriser qui lui permettait de générer des vents violents. Même Raphaël fut impressionné par cette maîtrise, bien que lui-même connaissait quelques sortilèges de haut niveau. Heureux de ce progrès, Henry décida de re tenter sa chance avec la mystérieuse recrue.
Celle-ci était très farouche, écourtant les conversations au maximum et ne parlant à personne de son plein gré. Le jeune persévéra, et petit à petit un lien se créa entre les deux. Victor, comme il se faisait appeler, était quelqu'un d'assez renfermé qui ne se livrait pas facilement. Cependant, avec le temps, Henry parvint à lui faire cracher le morceau: il s'agissait bel et bien d'une jeune femme et Victor devint Victoria. Dès lors, il ne freina plus ses sentiments à son égard. Les deux devinrent vite proches, se quittant rarement.
Victoria se dévoilant du même coup, elle s'avéra être une jeune femme au caractère très marqué et d'une jalousie parfois poussive. Cependant, la romance qui se développa entre les deux surpassa tout le reste: les conditions de vie difficile sous les ordres de Goran, l'extrême banalité des missions qu'on leur assignait et autres aspects barbants de leur vie à la compagnie Bêta.


Victoria était également un vrai garçon manqué, ou du moins elle se comportait ainsi au beau milieu d'une majorité de jeunes hommes. Elle n'avait par ailleurs rien à envier à la plupart des recrues masculines, se débrouillant très bien en situation de combat par une maîtrise des armes blanches très poussée. Elle expliquait que son père était un avaleur de sabre et lanceur de couteau, c'est pourquoi elle fut baignée dès son plus jeune âge dans cette atmosphère.
Une année passa, durant laquelle les deux tourteaux filèrent le parfait amour. C'est alors que Henry décida de ne plus cacher ses capacités, encouragé par ses deux compagnons et Victoria. Un soir, il se planta devant la tente de Goran et l'appela. Lorsqu'il fut sortit, bougon, Henry le défia en duel. Après lui avoir rit au nez, le commandant partit cherche une immense épée qui paraissait impossible à porter. Sûr de lui, il se mit à rabaisser Henry, lui rappelant son statut de recrue.

Alors âgé de vingt et un ans, le jeune homme disposait de toute la force et l'agilité nécessaire pour livrer des duels tels que celui-ci. C'était le premier de sa vie et il n'était pas totalement sûr de lui: il n'avait jamais vu Goran se battre, mais son épée annonçait la couleur. Il opta pour une grande et lourde hallebarde qu'il avait l'habitude d'utiliser en mission, qui était de surcroit la seule arme assez massive dont il disposait pour bloquer l'épée du commandant.
Nous épargnerons alors les détails du combat: il fut bref, à la grande surprise du jeune homme. Goran s'avéra être un piètre adversaire qui s'était rouillé au cours du temps, à force de rester cloitré dans sa tente à ruminer sa frustration d'être ainsi le dirigeant d'une garnison aussi peu glorieuse. Cette cuisante défaite remonta jusqu'aux autorités, qui renvoyèrent Goran et rapatrièrent Henry, Raphaël, Ferdinand et Victoria (à la demande du jeune homme).
Arrivés à Omnia, ils furent traités avec grand respect. Si Henry était inconnu jusqu'alors, les prouesses de ses deux amis et de Victoria avaient gagné la capitale et ses hautes sphères. Les quatre furent décorés pour leurs services rendus durant ces années à combattre les brigands (ils refusèrent d'ailleurs la médaille, n'ayant pas été les seuls à combattre) et on leur décerna un laisser-passer pour pouvoir intégrer les meilleures écoles de la nation. Naturellement, Henry et Raphaël demandèrent à intégrer Mihailov, ce qui ne fut pas possible: le niveau de l'école ne permettait pas d'y entrer avec un simple laisser passer. On leur proposa donc de passer le concours d'entrée, ce qui ne devait pas leur poser de problème en théorie. Les deux compères passèrent pourtant plusieurs semaines à la bibliothèque d'Omnia afin de se mettre au niveau académique. Aux résultats du concours, tous deux furent admis avec des résultats très proches. Victoria et Ferdinand, eux, intégrèrent une grande école militaire afin d'accéder aux hauts postes de l'armée.


Au bout de quelques années d'études éprouvantes, Henry et Raphaël sortirent de l'Académie avec leur diplôme en poche, désormais âgés de vingt quatre ans. Victoria, elle, avait stoppé son cursus plus tôt et s'engagea en tant qu'agent de liaison entre Omnia et les différentes garnisons. Un gâchis de talent selon Henry, mais Victoria aimait beaucoup bouger. Elle possédait en même temps une qualification en génie civil et infrastructures militaires ce qui en faisait un élément important.
Ferdinand lui, sortit de l'école militaire en même temps que Henry et Raphaël, avec la possibilité de devenir général. Les trois vécurent alors les plus belles années que leur vie: le jour des vingt cinq ans de Henry, ils décidèrent de fonder leur propre garnison...à trois. Oui, à trois. Se faisant appeler « La Triade de Ventus », une appellation très originale, ils se mirent à sillonner le pays...Ce ne fut pas vraiment au goût de Victoria, mais elle fut bien contrainte de le laisser partir. Elle l'inonda cependant de mises en gardes et de menaces quant à sa fidélité et au fait qu'il avait grand intérêt à revenir la voir régulièrement: sinon, elle le retrouverait et le taillerait en pièce.




Troisième Partie: Vengeance et Destin


Durant deux années complètes, Henry, Raphaël et Ferdinand parcoururent Ventus, accomplissant des missions qu'ils s'étaient eux-même attribués ou venant en aide à certaines garnisons en mal de renforts. A trois, leur force était redoutable: Henry planifiait les attaques, puis Raphaël couvrait ses deux compagnons tandis qu'ils se lançaient à l'attaque. Ferdinand s'occupait généralement de dégrossir les rangs de l'ennemi: maniant la plupart du temps des armes d'une taille déconcertante, il infligeait de gros dégâts. Henry lui était plus adepte d'un combat plein de souplesse et d'élégance, mais tout aussi redoutable. Pourtant, un élément démarquait les trois compères, le sceau de Henry. Ce dernier lui conférait une puissance inouïe, qu'il parvint à mieux appréhender grâce à ses quatre années passées à Mihailov. Aussi, les connaissances poussées de Raphaël en magie l'aidèrent à maîtriser cet atout qu'il avait longtemps considéré comme une malédiction. En effet, il était forcé de méditer plusieurs heures par jour afin de stabiliser le sceau. Il devait de surcroît boire des infusions dont Fiora lui avait apprit la recette, ou encore les fumer: il avait noté que cette voie d'administration était plus efficace et instantanée.
Quoiqu'il en soit, Henry avait augmenté sa connaissance en langue ancienne à l'Académie, pouvant par la suite apprendre des sorts d'une grande complexité...D'ailleurs, les apprendre n'était pas forcément le plus difficile: Raphaël en avait apprit des tas, mais les mettre en œuvre était une autre histoire. C'est là que le sceau de Henry présentait un avantage déterminant. Grâce à lui, il n'avait quasiment jamais trouvé de limite à sa fatigue quand bien même il aurait pratiqué toute une journée. Son corps se fatigue, bien entendu, mais son énergie magique paraissait inépuisable. Prenant conscience de son potentiel, et par ailleurs poussé par un jeune homme de Ventus, Kyriel Bernkastel, jeune génie de la nation rencontré lors de ses quelques années passées à Omnia et en qui il voyait un grand rival, Henry se pencha beaucoup sur les applications de son sceau. Dès lors, il parvint à maîtriser avec plus de facilité les arcanes magiques qu'il tentait d'apprendre depuis des années. Il finit par se constituer un petit répertoire de sorts tous plus dangereux les uns que les autres, augmentant la renommé du petit trio qu'il avait formé avec ses compagnons.

Omnia et son Conseil fermèrent les yeux sur leurs agissements: au regard de la loi, ils n'étaient que des mercenaires. Le fait qu'ils ne dépendaient pas des forces armées du pays présentait un inconvénient majeur, mais leurs agissements assuraient leur liberté d'action. En effet, leur petite association mit à mal plus de réseaux criminels en deux années que l'armée en quatre années. Leur réputation grandit très vite et on demanda leurs services de tous côtés. Renommés par la population, ils devinrent les « Trois Anges ». Leur puissance leur valut ce titre honorifique, qui faisait référence aux anges gardiens qui, selon les légendes, avaient été envoyés sur Albion afin d'aider les hommes. Leur réputation traversa les frontières et ils ne tardèrent pas à être vaguement connus dans les autres nations, notamment à Aquaria où ils se rendaient souvent afin de consulter certains ouvrages à la bibliothèque, ou rendre visite à Fiora qui commençait à se faire vieille. Cette dernière était fière de ce qu'était devenu son petit Henry, bien que menant une vie un peu trop rythmée par les combats à son goût.


Pourtant, leur petite association gagna un peu trop les faveurs de la population, au détriment de l'armée. Le chef des armées de Ventus, qui était le grand-père à l'esprit noir de Henry, voulut mettre un terme à cela. Il les convoqua alors non loin d'un camp militaire où il se trouvait, isolé en pleine campagne.
A vingt sept ans, plus de vingt ans après les évènements qui marquèrent son enfance, Henry allait avoir l'occasion de se venger. Cependant, ce n'était pas encore fait: il s'agissait tout de même du chef des armées, ce qui supposait une grande maîtrise du combat. Il n'aurait probablement pas la chance qu'il avait eu face à Goran. De plus, le lieu de rendez-vous intriguait le jeune homme: pourquoi un lieu si isolé? En tout cas, ça sentait pas bon. Le « Trois Anges » s'y rendirent alors, sur leurs gardes, prêts à en découdre.

Lionel, le grand-père de Henry, encore dans la force de l'âge (il avait vraisemblablement eu sa fille très jeune, un détail que le jeune spadassin n'avait pas noté à l'époque) l'attendait au bout d'une rangée d'honneur composée de soldats d'élites. Face à lui, Henry le regarda dans le blanc des yeux, ne cachant pas son dégoût pour lui. Au début, Lionel se voulut amical, tentant quelques accolades comme si ils étaient de vieux amis. Cependant, le jeune homme ne répondit pas, de même que ses compagnons. Le chef des armées tomba alors le masque: il se mit à les incendier sur leurs agissements et le fait que l'armée passait désormais pour un tas de moins que rien.

"Pourtant, dans mon extrême clémence, je tiens à vous faire une proposition. Votre talent est certain, jeunes gens, et ça serait du gâchis que de vous jeter en prison pour le reste de votre vie pour trahison. Si vous acceptez d'intégrer à nouveau l'armée officielle, je vous réserverai des postes hauts placés: vous aurez vos propres garnisons et serez nommés généraux. Je vous prie d'accepter cette proposition."

Tandis que Henry crachait aux pieds de son ancêtre, Ferdinand éclata d'un rire sarcastique et Raphaël levait un sourcil dédaigneux. Il ouvrit les hostilités:

"Vous n'êtes pas au courant? Nous sommes des anges, on ne copine pas avec les démons."

Suivit de Ferdinand:

"J'peux déjà être général quand j'veux, vieux chnoque. Alors quoi? Tu vas faire quoi? Nous mettre en taule? Vas-y Henry, montre lui qu'on vaut cent fois mieux que lui."

Et Henry termina le travail:

"T'as bien entendu vieille enflure: si t'es chef des armées alors on mérite tous les trois d'être chefs exécutifs du conseil. On en a rien à faire de ta proposition...Par contre, j'en ai une à te faire et tu vas bien m'écouter. Je te propose un duel. A mort. Si tu gagnes, j'accepterai la défaite et me laisserai mourir comme il se doit, mes compagnons disparaîtrons dans la nature et tu n'en entendras plus jamais parler. Par contre, si je gagne, tu crèves, t'entends? Pas d'ordre de dernière minute pour que tes hommes nous mettent en pièce comme tu le fis avec mon père. Avant le duel, tu rédiges un mot disant qu'il s'agit d'un duel honorable, accepté des deux partis et qui nous disculpe, tous trois, de toute faute. Tes hommes ici présents seront pris à témoins sur leur honneur. De toute manière si tu refuses, ne crois pas que l'on va se laisser mettre en prison comme ça: il ne restera qu'un tas de ruine de ton camp avec ton corps empalé sur un pieu. As-tu compris?"

Lionel ne fut pas surprit devant la réactions des « anges ». Il semblait s'y attendre. Recevant les paroles menaçantes de Henry avec un sourire narquois, il accepta sans rechigner. Il rédigea la petite lettre qui mettait hors de cause les trois comparses, puis fit signe à ses hommes de former un grand carré autour d'eux. De son côté, Henry fit signe à ses amis de reculer: il devait s'en occuper seul.
Alors que Henry échauffait ses muscles pour le combat, Lionel enlevait sa cape et le haut de son vêtement. Le spectacle était hideux: le ventre du chef des armées était couvert de veinules d'une couleur peu engageante, comme celles qui apparaissaient sur le torse de Henry lorsque son sceau devenait trop instable. Un deuxième sceau, plus petit, figurait au dessus du premier. Henry eut presque pitié de son grand-père: il avait probablement re-tenté l'expérience sur lui, encouragé par les résultats obtenus avec son petit fils. Cependant, il n'avait pas vu les effets secondaires d'une telle pratique et il les subissait désormais de plein fouet: Fiora n'était pas là pour lui concocter quelques petites potions. Lionel semblait pourtant satisfait du résultat et adoptait une attitude triomphale.

Tu vois? Ton père est mort pour rien. Quand tu t'es barré, j'ai réussi à reproduire l'expérience sur moi-même. C'est grâce à cela que j'ai pu arriver à ce poste, et tu vas bientôt faire les frais de mes progrès."

Peu impressionné, Henry se mit en garde tout en ne sous-estimant pas son grand-père: il était bien placé pour connaître la dangerosité d'un double sceau. Il était désormais à la croisée des chemins: soit sa vie se terminait ici, soit tout le parcours qu'il avait accompli jusqu'à présent allait porter ses fruits. Un moment d'une grande intensité, dont Henry allait se délecter de chaque instant.


Lionel attaqua en premier: il fonça sur Henry, rapière levée. La taille de la lame était à peu près équivalente à la portée de jambe du jeune homme, ce qui ne lui laissait que peu de choix pour tenir à distance son grand père. Il fut toutefois trop vite sur lui et il dut éviter ou dévier toute une série d'attaques. Par chance, les lames de rapières n'étaient pas les plus tranchantes, l'arme étant plus prévue pour les coups d'estoc. Les épaisses manches de Henry suffisaient pour faire glisser la lame et ainsi déstabiliser Lionel. Ce dernier finit par perdre quelque peu l'équilibre, ce qui laissa à Henry une chance de contre attaquer. Il enchaina alors toute une série de coups de poings précis destinés à déstabiliser son adversaire, qui fut contraint de reculer pour contrer puis se mettre hors de portée du jeune homme. Il était clair que l'âge commençait à se faire sentir: Henry montrait bien plus de vigueur dans le combat au corps à corps.
Lionel ne se laissa cependant pas impressionner et repartit à l'attaque: il avait une rapière et l'autre rien, que diable! Avec la fougue d'un tigre, il porta plusieurs coups à son petit fils qui peina, ce coup-ci, pour les éviter: leur précision et leur force avait augmenté. Puis, sans qu'il ne vit le coup arriver, Lionel lui asséna un violent coup de poing qui projeta Henry sur le côté. Il fut quelque peu déconcerté, il ne s'attendait à autant de force venant d'un coup avec si peu d'élan. Observant la main de son grand père, il constata que celle-ci n'était plus faite de chair et de sang, mais de pierre. Surpris, il recula pour mettre plus de distance entre lui et son ennemi. Lionel décela la surprise et en profita.

"Alors ça fait bizarre, hein? Mes pouvoirs magiques ont augmenté depuis le temps, je n'ai pas chômé, tu sais. Allez maintenant tu voulais qu'on se batte? Vient!"

Henry ne répondit pas, utilisant ces quelques secondes pour se concentrer. Il chuchota:

"Ô toi, vent puissant, guide mes coups et permet moi de frapper fort!"

Rien ne se passa, ce qui provoqua quelques moqueries parmi l'assistance (vite réprimées par les regards noirs de Raphaël et Ferdinand). Lionel fonça de nouveau, lâchant sa rapière et solidifiant sa seconde main. S'en suivit un violent affrontement au corps à corps, les deux ne se faisant pas de cadeaux. Après une dizaine de coups échangés, Henry trouva une ouverture: il frappa de la paume de sa main au niveau du foie de son adversaire. Une petite onde de choc s'échappa, mais elle n'eut pas l'effet escompté: levant les yeux d'un air surpris vers sont grand père, il dut encaisser un cuisant revers de bras solide. Éclatant de rire, Lionel tapa son ventre puis son torse: ils étaient de pierre aussi. Il expliqua qu'il avait trouvé le moyen de minéraliser son corps entier à volonté, grâce à son second sceau. Les malheureuses techniques de vent de Henry ne pouvaient donc rien contre lui. Il se lança à nouveau à l'attaque, mettant son petit fils dans une mauvaise posture. En effet, contrer les coups était tout aussi dangereux que les encaisser: les avants bras du jeune homme commençaient à s'ouvrir sous les coups solides de l'homme de pierre, faisant couler de minces filets de sang le long de ses bras. Il devait réagir, mais son adversaire ne lui laissait aucun répit.

Tant pis, il allait sortir le grand jeu: après tout, il n'était pas là pour mourir mais bel et bien pour se venger. Les souvenirs douloureux de ses jeunes années remontèrent sa vigueur en flèche et il parvint à repousser son grand père par un enchainement efficace de coups de pieds et coups de poings. Il recula alors, mettant plus de distance entre eux deux. Faisant cela, il constata le sang qui coulait de la bouche de Lionel: son sceau commençait probablement à faire des siennes. Parfait, c'était maintenant. Fermant les yeux quelques secondes, une vive lumière turquoise se mit à briller sous ses vêtements. Connaissant cette lueur pour l'avoir déjà vue, Lionel resserra sa garde.

"Que les indomptables vents du monde me viennent en aide, ô vent prête moi de ta vitesse pour terrasser mon ennemi."

Là encore, rien de visible ne se passa, si ce n'est un peu de poussière se soulevant autour du jeune homme. Une distance d'environ dix mètres séparait les deux combattants puis, en une petite seconde, Henry se retrouva derrière son grand père. Surpris, ce dernier n'eut pas le temps de se retourner qu'il dut encaisser un puissant coup dans ses côtes de pierre. Il fut projeté sur le côté, tandis que Henry esquissait une petit grimace: sa cheville, qui avait porté le coup, n'avait pas apprécié la matière de la cible. Il avait cependant une idée. Utilisant de nouveau sa vitesse, il se retrouva nez à nez avec Lionel et, le regardant dans les yeux, lui dit:

"Game Over, sale fou."

Tandis que la lueur de son torse s'intensifiait, il frappa le diaphragme de son ancêtre avec la paume de la main. Ce coup-ci, l'onde de choc ne fut pas bénigne: les soldats qui se trouvaient derrière durent tenir leur casque pour qu'ils ne tombent pas. Lionel se pencha en avant, reposant sur Henry qui le repoussa à terre. L'homme se tint le ventre en grimaçant de douleur. Son torse nu portait l'impact du coup de Henry: une fissure béante dans la pierre de son corps, qui s'effritait peu à peu. Croyant avoir gagné, le jeune homme tourna les talons pour aller retrouver ses compagnons. Les deux lui firent de grands signes: trop tard. Henry sentit quelque chose de lourd se fracasser contre l'arrière de sa tête alors qu'il était projeté vers l'avant. Il s'écroula face contre terre, aux pieds de ses amis. Ceux-ci voulurent l'aider à se relever, mais il leur fit signe de ne rien faire. Il se retourna vers son grand père, qui s'était relevé. Il tenait d'une main le trou béant de son ventre et avait lancé une grosse pierre de son autre main, formée grâce à sa magie. Fou de rage d'avoir été ainsi attaqué par derrière, Henry décida d'en finir.

"Grand lâche, je vois que tu ne t'avoueras pas vaincu..."

"Qui est lâche ici? Tu t'es enfuis alors que nous avions besoin de toi! Tu as rendu la mort de ton pauvre père inutile! Tu es le poison de ma famille! Tu..."

"Assez!!! Ferme-la! Je n'ai que faire de tes arguments de perdant. Tu aurais mieux fait d'accepter ton sort dès le départ et rester secrétaire au Conseil. Maintenant, c'est finit: ta misérable technique ne pourra rien contre ce que va suivre."

Désactivant ses sorts précédents, il tendit le bras vers Lionel. Ses sceaux s'illuminèrent de nouveau, si fort qu'ils éblouirent l'assistance. Immédiatement, Lionel fut pris dans une sorte de vaste tourbillon. Il tenta de s'en extirper, mais les vents d'une violence rare le projetait au sol à chaque fois. Henry se mit à incanter:

"Toi, Vent, qui régit nos vies, tu pousses sur nous pluie et orage ou nous accorde soleil et chaleur. Montre nous aujourd'hui ta puissance dévastatrice et prête moi la Foudre Divine qui montrera la voie de la raison à mon ennemi! Indignation...Judgement!"

Tandis que les catalyseurs sur son corps brillaient de plus belle, un immense arc de foudre s'effondra sur Lionel. La force du phénomène fit prendre une forme d'épée à l'éclair qui continuait de déverser sa puissance sur le corps de pierre du chef des armées. Ce dernier poussa un hurlement, étouffé par le sort, puis se laissa emporter par la mort. Quand le phénomène cessa et que la poussière fut quelque peu retombée, il ne restait qu'un tas de pierre carbonisée à l'endroit où Lionel se tenait quelques secondes auparavant. Un long silence s'installa au milieu du camp militaire: peu de personnes en croyaient leurs yeux. Un sort d'une telle intensité n'était pas chose commune, si bien que même Raphaël et Ferdinand regardèrent la scène avec des yeux ronds. Henry se retourna vers eux, semblant peu marqué par le fait d'avoir tué son grand père...il semblait au contraire soulagé.

"Hé bien messieurs, nous voilà sortis d'affaire."


Par la suite, les choses s'enchainèrent vite. La rumeur disant que l'un des Trois Anges avait vaincu le chef des armées, qui n'était autre que son grand père, se répandit comme une trainée de poudre. Les autorités d'Omnia voulurent faire arrêter Henry pour haute trahison, mais la lettre rédigée de la main de Lionel le disculpait, lui et ses amis, de toute faute. Le jeune homme avait tout prévu, et son plan aboutissait enfin: on lui proposa alors le poste vacant de Chef des Armées de Ventus, qui s'accompagnait d'une place au Conseil de la nation.
Modeste, il insista pour passer (au même titre que les autres candidats) l'examen prévu pour ce poste. Sans grande surprise, il le réussit brillamment, surpassant même les attentes des examinateurs. En effet, les compétences des « Trois Anges » étaient pour la plupart basées sur des rumeurs, le reste restant un mystère total. On se rendit alors compte à quel point ces trois là étaient importants pour la nation: jouissant non seulement de l'affection de la population, ils étaient également de formidables combattants.
Très vite, on offrit une place d'enseignant à Mihailov, à Raphaël, qui accepta: il nourrissait depuis longtemps le but d'enseigner ce qu'il savait. Ferdinand, quant à lui, se vit placé à la tête du régiment d'élite de l'armée de Ventus: la vadrouille, ça allait deux minutes, mais il fallait bien apprendre à ce tas de merde comment se battre. Henry fut bien entendu institué à l'âge de vingt huit ans à la tête des armées de Ventus.

Pour ce qui est de Victoria, Henry la retrouva avec grand bonheur à la capitale. Bien que durant ses pérégrinations il revint souvent la voir, ce n'était que pour quelques heures volées à l'abri des regards. Ils pouvaient désormais se voir plus souvent, travaillant au même endroit. Victoria partait cependant assez souvent en déplacement, bien que ces derniers ne durent jamais très longtemps.


Henry bénéficia d'un logement de fonction à Omnia, très bien placé car au sommet d'une des tours de la ville lui offrant une vue de choix. Peu après son investiture, il fut contraint de se rendre à Aquaria pour des raisons moins joyeuses: Fiora décéda dans les bras de son amant, après une longue vie parsemée de moments tristes ou joyeux. Le deuil ne fut pas facile pour Henry, ayant perdu (pour lui) sa mère. Elle lui légua sa demeure à Aquaria et tout ce qu'elle contenait. Mais son nouveau travail ne lui laissa pas vraiment le temps de se morfondre.
Effectivement, le centenaire de la chute de l'Empire approchait et la sécurité devait être parfaite en ces jours de festivités. De plus, le traité de non agression entre les trois grandes nations touchait à sa fin, ce qui retenait toute l'attention du jeune homme ainsi que de ses collègues du Conseil. Maintenant lancé dans une vie « d'adulte », il faisait une croix sur ses douces années passées à vagabonder avec ses deux meilleurs amis. Cela ne les empêchait cependant pas de se voir régulièrement et reformer leur trio gagnant le temps d'un soir.


Finallement, Henry s'estimait heureux. Si ses débuts ne furent pas simple, le destin sembla vouloir se racheter en lui offrant de fidèles compagnons, puis une merveilleuse âme soeur. Ensuite, il lui permit d'être en paix avec son passé pour enfin devenir l'un des hommes les plus importants de Ventus. Allant sur ses vingt neuf ans, sa vie était rythmée par ses obligations au Conseil, envers Victoria et par toutes les petites choses du quotidien si douces après tant de tumultueuses années. Pourtant, l'échiquier politique d'Albion semblait se mettre en route et les années de paix que le continent avait connu allaient peut-être laisser place à des troubles qui n'annonçaient rien de bon...


Autre :


Comment avez-vous connu le forum ?:
Ehol.

Des choses à améliorer ?:
Pas grande chose, juste le design est superbe!

Crédits:
Les images (la totalité je crois) provienne de Zerochan, c'est "Espagne" de Axis Power Hetalia (me rappelle plus son vrai nom).
Il en va de même pour Victoria (South Italy féminisée [c'est un homme à la base je crois]), Raphaël (France) et Ferdinand (Prusse). On les trouve sur zerochan sous le nom de "Bad Trio".
Fiora: Louise de Fire Emblem (celui avec les dragons, Eliwood et Hector ^^')
Thème: une vidéo fanmade du film "Le Maître d'Arme" dont je me suis inspiré pour le style de combat de Henry (la vidéo donne une idée de ce style).

Un dernier mot ?:
Bon le dernier mot qui sert au début sera à la fin mdr. J'ai modifié pas mal de choses, rajouté ce qui manquait...Donc les sorts ont changé, j'en ai rajouté deux et ai modifié les éléments concernant le second sceau. Je m'excuse d'avance si il y a quelques petites incohérences, si j'ai oublié quelques trucs que j'aurai voulu enlever (de même pour les éventuelles petites fautes d'accord, de temps, etc). Le titre du personnage a également changé, j'en ai trouvé un un peu meilleur...Et j'ai redimensionné les images correctement pour qu'elles puissent tout apparaître, c'est plus joli. Voilà voilà je crois que c'est fini ^^




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Mer 4 Jan - 22:46
Et bien nous avons notre tout premier Ventusien de validé! Et du même coup, le tout premier prédef! Félicitation pour ce combo magnifique =p

Bon je n'ai pas besoin d'évalué ta fiche puisque tu incarnes un personnage prédéfini, je le rappelle quand même ici:

Puissance - Rang A+

Chef des armées de Ventus, maitrisant la magie supérieure, deux sorts anciens, possédant deux sceaux et adepte du corps à corps. Tu pourrais "presque" accéder au rang S xD

Influence - Rang B+

Chef des armées et membre du conseil, sans prendre en compte sa renommée auprès du peuple et ses relations (deux amis de rang B en influence quand même).

> Ton histoire était très belle, d'ailleurs. Ni trop longue ni trop courte, très prenante, tout ce qu'il faut pour un personnage de ce calibre ^^




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Mer 4 Jan - 23:00
Merci pour les compliments ^^ Effectivement, j'ai tâché de soigner l'histoire et de ne pas m'étendre trop pour ne pas dénaturer le truc (ce que j'ai un peu tendance à faire...c'est plus dur de faire court que de faire long >.<) Et oui, fier d'être le premier "vert" du forum x)
*a plus qu'à attendre les autres pour RP (ou avec les water-men déjà là xD)*


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Henry Artins
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