Elwen d'Ignis



 

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Elwen d'Ignis

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Messages : 10
Age : 18
Métier : Princesse
Humeur : Rafraîchissante
Points Histoire : 0
Lun 3 Fév - 20:51
Elwen D'Ignis

Identité   Nom: Ignis
   Prénoms: Elwen Eowyn
   Titre: Les Glaces d'Ignis
   Âge: 18 ans, soit 6 574,5 jours, ou encore 157 788 heures
   Genre: Femme
   Nature: Magicienne
   Affinité: Feu
   Pays: Ignis
   Métier: 10ème Princesse
   Langues: Langue Courante
   


   
Caractère et Morale
Vous voyez la roche en haut d'un volcan enneigé ? Voilà alors une belle métaphore du portrait de la jeune mais non moins entêtée Elwen Eowyn d'Ignis. Plusieurs raisons peuvent expliquer ce choix. La roche tout d'abord, pourquoi donc ? Tout simplement parce que derrière ses apparences douces de jeune femme, Elwen est forte, entêtée et a un fort sale caractère. Sale caractère qu'elle contient tant bien que mal. La force de son caractère lui aura valu bien des sermons, dans sa jeunesse, mais au final c'est ce qui fait aujourd'hui probablement sa plus grande qualité. Ensuite, le volcan. C'est assez simple, en tant que magicienne affiliée au feu et surtout, membre de la famille royale, il était logique d'associer la roche aux flammes. Et la neige, ce qui peut sembler contradictoire au premier abord, l'est moins quand on y réfléchit un peu plus. Elwen est d'une telle froideur dans ses rapports sociaux qu'elle pourrait vous en faire pâlir sans n'avoir eu besoin de vous adresser la parole. Mais elle ne le fait pas exprès, au fond, elle reste humaine. Elle n'a juste pas été habituée et n'a jamais réussi à percer cette bulle protectrice qu'elle a passé tant d'années à forger autour d'elle. Autant dire que ce n'est pas tout de suite qu'un autre gagnera sa confiance. Vous tenez là les grandes lignes de sa personnalité, de façon très simplifiée et caricaturée.

Bien que fille de roi, elle n'en est pas hautaine pour autant. C'est bien une caractéristique que l'on remarque rapidement. Certes, elle est fière de son rang, et de sa place dans la société. Consciente de ses compétences et de son pouvoir, mais elle trouve que ce n'est pas une raison pour devenir arrogante, orgueilleuse. C'est probablement ce qui la distingue du reste de la famille royale. Elle est fière, et gardera toujours la tête haute. Elle trouve qu'il y a une différence notoire entre le fait d'être plus fort que, et l'arrogance. On peut montrer sa supériorité, faire preuve de force, sans avoir à tomber dans l'arrogance. Tout réside dans la manière d'utiliser cette force, justement. Cela ne la rend pas bienveillante pour autant, loin de là. Plutôt disons... Bien pensante. Elle pense notamment qu'en tant que forts du royaume, ils devraient avoir moins de suffisance. De ce pouvoir nait la responsabilité, en somme. Une nation arrogante n'obtiendra rien que la ruine sur le long terme.

Elwen est têtue, entêtée, voir totalement obstinée. Elle refuse de reconnaître ses erreurs, et dans le meilleur des cas, elle ne fera que détourner le sujet par de la mauvaise foi quasiment pas dissimulée. Autant dire que vous aurez du fil à retordre, et si un individu d'un rang inférieur se permet de la contredire, en affirmant clairement qu'elle se trompe, malgré ses refus de le reconnaître, et qu'il insiste, il peut s'attendre à certains problèmes. On ne compte plus ses crises de colères. Car oui, derrière ce visage aux apparences fragiles se cache une femme légèrement colérique. Sûrement détourné du sang royal à la nature impulsif. Il ne vaut pas mieux la déranger dans ces moments-là. Néanmoins, il faut y aller avec beaucoup d'entrain et d'insistance pour la mettre ne serait-ce qu'un petit peu en colère. Car Elwen est passée au rang de Maître en ce qu'il s'agit de cacher ses sentiments, ses émotions. Et elle peut également faire preuve d'une grande patience quand il le faut. C'est probablement cette patience qui la rend parfois si simple à mettre en colère, ce qui est en soi paradoxal, mais goutte après goutte, le vase se remplie, et... Paf. Plus de vase.
Elle cache ses émotions, oui. Son visage est le plus souvent renfermé et inexpressif, au mieux, vous aurez un sourire. Un sourire sans chaleur, un sourire de protocole. Il était hors de question pour elle que quiconque puisse savoir ce qu'elle pense par la simple expression de ses gestes ou de son visage, c'est pourquoi elle se déplace toujours de manière droite, tel un piquet planté dans le sol. Une statue vivante (essayez de toquer et vous verrez).

Quant à ses ambitions, elle en a. Elle est, comme déjà précisé, bien consciente que sa place actuelle témoigne d'une épreuve affrontée avec brio. D'une démonstration de force remarquée, et donc d'une place plus que méritée. Car à Ignis, toute place se doit d'être méritée. Et elle sait bien qu'elle peut continuer, à aller plus haut, encore et encore plus loin. On dit souvent que la gourmandise est un défaut, un péché, qui causera la perte de ceux qui le seront trop. Peut-être, mais en sachant doser cette gourmandise, il est possible de faire de grandes choses. D'autant que la chance sourit aux audacieux. Voilà son credo. Elle saisira toute occasion qu'elle aura pour acquérir encore plus de force et de pouvoir qu'elle n'en a déjà.

Pour ce qu'il s'agit de ses croyances, elle n'en a pas, au contraire. Elle considère les cultes d'Ehol, d'Albio et de Watos comme un mal, un mensonge suprême, une farce à éradiquer. De toute manière, ils sont morts donc, ils ne peuvent plus rien faire, à part...Le mort. Que pourraient-ils apporter de plus ? Elle ne remet pas en question leur existence, et la viabilité des légendes. Elle remet en question l'utilité des cultes. Certes Watos est un Dieu, donc immortel, il n'est pas mort. Mais il semble n'en avoir cure que son culte soit délaissé. Alors autant ne plus perdre de temps, et consacré ce temps qui serait perdu à des tâches plus prioritaires. Non ?
Elle n'adopte pas non plus la différence populaire entre le Bien et le Mal. Rien n'est noir ou blanc, tout est gris. Chacun est méchant et gentil à la fois. Elle pense plutôt que le monde vit dans un équilibre parfait, une harmonie, une balance entre les qualités et les défauts. Chaque bonne chose est contrebalancée par une mauvaise. Et puis le reste est question de point de vue, chacun qualifie quelque chose comme étant mauvais, ou bon.

Elle se sent également responsable d'un devoir dont elle n'en connait pas la nature véritable. C'est plus une sorte d'instinct, comme un sixième sens, qui lui dirait que quelque chose ne tournait pas rond en Ignis, qu'il fallait changer quelque chose. Elle n'arrive pas à mettre le doigt dessus, et n'a donc aucune réelle certitude de la véracité de son instinct. Elle ressent juste au fond d'elle-même que quelque chose dans la société ignisienne doit changer et avancer. Ce n'est pas faute d'avoir cherché où son instinct pourrait la mener...


   
Physique
Physiquement, Elwen est loin d'être repoussante. C'est bien là la chance d'avoir évité une vie pleine de labeur et de misère. Son corps en ressort protégé des marques du travail et de la fatigue. Ajoutez-y la force de la jeunesse, et vous obtenez une belle femme. Jeune et fine, Elwen est brune, les cheveux sombres. Ils sont toujours coiffés, rarement laissés en liberté. Chignon, queue de cheval, etc. Avoir les cheveux longs, oui. Les avoir qui batifolent partout, non. Quoique ses coiffures peuvent également préciser plus ou moins volontairement son humeur, ou en rapport avec l'évènement en cours. Elle laissera ainsi ses cheveux dégagés, en toute liberté, pour les jours tristes notamment, et quelques cérémonies officielles. Le reste varie. Elle apprécie particulièrement de laisser une mèche de chaque côté, les cheveux relevés en arrière retenues avec un foulard rouge brodé en or (cf. l'avatar).

Également, son visage évoque principalement deux choses. On peut s'apercevoir très vite qu'il exprime à la fois la force, la fermeté, et en même temps, la grandeur d'âme d'une personne qui sait diriger. Son visage, à la peau claire, dégage donc un certain charisme. Souvent maquillée, d'un fond de teint pour éclaircir légèrement sa peau, et de quelques autres accessoires pour les yeux et les lèvres, elle prend soin de soigner cette façade. Ce mur ouvert au monde, car elle sait particulièrement que les apparences jouent pour beaucoup. Surtout les premières approches. Autant faire bonne figure et bonne impression dès le début. Elle ne dispose que de très peu de grains de beauté en réalité, un seul en fait. Sur la joue droite, près de l’œil. Elle ne le cache pas derrière quarante couches de maquillage, non, elle le garde volontairement. Un visage tout blanc serait cadavérique, il apporte ainsi une légère nuance de marron/noir au reste, harmonisant le tout.

Elle est plutôt grande pour une femme, légèrement en haut de la moyenne. Fine mais musclée. Sa peau est blanche, mais elle tire tout de même un tantinet sur un teint plus bronzé, héritage de sa mère lui a-t-on souvent précisé. Bien qu'elle n'a jamais pu la voir pour le vérifier. Son corps est encore fragile, et jeune, mais on remarque au niveau des bras et des jambes une certaine assurance. Ses nombreux entraînements, magiques et corporels, s'aperçoivent en y regardant de plus près à travers ses muscles. Il y a donc un double mélange, un semblant de fragilité nuancé par ses jambes et ses bras. Mais cela n'enlève en rien sa beauté.
De plus, elle a très vite adopté une démarche gracile, voir féline, et souple. Elle tient sur ses deux pieds, en toute circonstance et dispose d'une bonne endurance.

Quant à son code vestimentaire, il est assez divers et varié. Disons que pour les journées chaudes, elle préfèrera une simple robe légère, fine et de couleur plutôt claire. Tandis qu'en hiver, elle privilégiera des vêtements ressemblant à des dérivés de kimonos, et présentant des couleurs plus sombres, ainsi que rouges. Elle apprécie la couleur de l'or, ne vous étonnez donc pas de rencontrer régulièrement des bordures en or sur ses vêtements ou autre coutures dorées. Grande fanatique des vêtements, il lui en faut un pour chaque évènement : mariage, nouveau-né, enterrement, couronnement, et que savons-nous ! Elle serait capable d'inventer un nouveau type d'évènement et trouvé un nouveau prétexte pour en acheter une aux couturières du Royaume.


   
Compétences générales
Combattante légère
Elle a commencé très tôt le maniement des armes, qu'elle préférait en tout point. Les combats l'intéressaient plus que les livres ou les poupées de porcelaine. Ce n'est pas pour autant un garçon manqué. Elle a donc développé rapidement des réflexes, et de bonnes habitudes en ce qui concerne le combat avec des armes légères, ou au corps-à-corps. L'avantage est qu'elle sait se défendre sans avoir recours à la magie, quand bien même cela peut sembler aux yeux du reste des magiciens d'Ignis, comme faisant trop "humain". Le maniement de l'arc est de loin son préféré, à la fois souple et mortel. Une arme précise.

Magicienne rigoureuse
Elle n'a pas apprit la langue ancienne, et ne le veut pas. Ainsi, ses pouvoirs magiques restent limités aux plus basiques, à ceux de la langue courante. Elle n'est peut-être pas aussi puissante que ses demi-frères et sœurs, elle compense par une connaissance parfaite des sorts qu'elle connaît, et une prononciation claire et précise des incantations. Le sort s'en retrouve affûté. Elle fait les choses ainsi sérieusement, correctement, vite et bien.

Juste & Droite
Elwen est une princesse. Elle a toujours eu ce dont elle désirait, et on pourrait la qualifier de pourrie-gâtée. Ce n'est pas pour autant qu'elle abandonne toute lucidité. C'est ainsi qu'elle a développé un intérêt certain pour le respect à la lettre des lois du Royaume. Elle sait faire preuve de justice, quand bien même cette dernière respecte et ne porte pas atteinte au principe fondateur d'Ignis : les forts vivent, les faibles meurent. C'est donc un savant mélange difficile à mettre en œuvre parfois. Mais elle n'agit jamais sur un coup de tête, ou alors seulement dans ses accès de colère noire.

Stratège
Elle tourne sept fois la langue dans sa bouche, pour ainsi dire. Également pour ses actions. Elle réfléchit avant d'agir en somme. Tout ne peut pas forcément être gagné par la force brute, et d'ailleurs, pourquoi croit-on que les femmes usent et abusent de la ruse plus que les hommes ? La réponse est assez simple, les femmes n'ayant pas forcément la force d'un homme, écarte le problème par la stratégie. Et le résultat est souvent bénéfique ! C'est pareil ici pour Elwen, préférant de loin contourner le problème pour retourner les désavantages en avantages. Et ce, même lorsqu'il n'y a pas de véritables confrontations...

Manipulatrice
Mentir est assez simple. Pourtant, cacher véritablement ses sentiments, et pensées, est une toute autre affaire. Si vous cherchez à jouer ce jeu là avec Elwen, prenez votre matelas, une couverture et quelques provisions car vous n'êtes pas près de gagner ! La jeune femme use et abuse de malice pour manipuler et obtenir ce qu'elle veut. Que ce soit moralement acceptable ou pas.

   
   
Équipement, objets divers
Il y a de bons avantages à faire partie de la famille royale, en voilà un bon. En tant que princesse, Elwen a quasiment toujours eu ce qu'elle souhaitait. Et toujours dans les meilleures qualités qui soient. Du simple petit couvert aux plus extravagants meubles, en passant par pleins d'autres trucs. Il est donc assez compliqué de décrire avec précision l'équipement ou tout autre objet qui s'y rapporte. Bien qu'elle ne soit pas la meilleure des traqueuses, elle dispose tout de même d'un équipement de chasse au complet : arc, dague et une armure brune en cuir légère, ainsi que d'une monture. Sa monture, Shogun de son petit nom, un pur-sang d'une assez grande valeur, intrépide et puissant. Il faut dire que des pleines à perte de vue est plutôt utile pour obtenir une bonne cavalerie. La relation qu'entretient Elwen avec Shogun est particulière. Elle y est attachée, sans vraiment l'être. Elle sait reconnaître son cheval, il répond à ses ordres, et il y a un lien, une connexion entre le cavalier et la monture. Mais cela s'arrête là. C'est un cheval, un animal, rien de plus pour la princesse. S'y attacher ne serait que futile, d'autant que la vie d'un cheval est limitée. Bien plus que celle d'un être humain, et il devient d'ailleurs très vite vieux, et dès lors, inutile.

Elle dispose également d'un familier, un véritable compagnon. Gare à celui qui s'en approchera de trop près ou oserait lui reprocher quoique ce soit. Ce familier est le plus grand allié de la jeune femme, et pour ainsi dire, son seul véritable ami. Elle sait qu'elle peut lui faire confiance aveuglément, sans avoir besoin de communiquer. C'est étrange de pouvoir nouer un tel lien avec cette créature fondamentalement différente quand bien même, elle, n'arrive même pas à se nouer d'une simple petite amitié avec un humain. Un rejet de sa propre espèce ? Peut-être, ou peut-être pas. Mystère ! En tout les cas, elle partage pratiquement tout - excepté sa couche (lit) - avec Seven, un chien, assez jeune. Ils se sont rencontrés pour la première fois lorsqu'Elwen n'avait qu'une quinzaine d'années, il n'était alors qu'un petit chiot de rien du tout. Il grandit tant bien que mal en compagnie de la princesse, personne ne voyait d'un bon œil sa présence, domestiques comme dignitaires. Ils devaient probablement craindre qu'il ne vienne faire quelques ravages. Mais le fait de l'avoir trouvé si tôt avait permit de l'élever et l'éduquer facilement, quoique ce ne fût pas elle qui s'en était chargée. Elle avait laissé soin à son maître d'arme de le faire, pour le rendre obéissant et bon chien de chasse notamment.

Elle dispose d'une tenue de combat complète aussi. Elle ne l'utilise que rarement, voir jamais en fait. Elle n'a encore jamais eu l'occasion de se battre véritablement, bien que son sang devienne parfois chaud-bouillant. C'est une armure officielle, il faut le savoir, qui ne sort donc que sur le champ de bataille. Tout ce qui est entraînement et joutes diverses, une autre tenue est prévue pour cela, moins clinquante et peu intime. Cette armure officielle a été fabriquée avec le meilleur métal qui soit en Albion, connu jusqu'ici. De bonne facture, il est ornementé d'or sur les épaules, les jambières et le heaume (casque). Elle aime croire que l'or, métal très solide, aidera à protéger ces zones sensibles. Théorie jamais vérifiée. Également incrusté d'or, les armes d'Ignis sur le torse, ainsi que les armes de sa famille sur les bras. On reconnaitrait son sang royal d'entre mille...

Pour les entraînements, ou toute autre activités de combats ne nécessitant pas de trancher des têtes, elle dispose d'une simple tenue en cuir également. Ses armes se composent d'une simple épée légère, d'un bouclier bandé, connu pour sa bonne combinaison légèreté/protection, ainsi que d'une dague. Mais l'épée et le bouclier ne sont pour ainsi dire quasiment jamais sortis de l'armurerie. Elle a apprit à se battre, et entretient ses réflexes au moins une fois par semaine, mais elle combat surtout à travers la magie. Elle laisse les armes blanches aux autres. Quoiqu'elle aime bien tirer à l'arc, cela lui donne un sentiment de puissance, au même titre que la magie. Elle est assez bonne tireuse. Son arc a d'ailleurs été fabriqué spécialement pour elle, sur commande privée, et est assez souple. La souplesse est importante pour la puissance de l'arc.

   
   
Pouvoir de Sorts - Rang A  

Flamme éclairante - Rang E
« Lumière éclatante, guide mes pas ! » (5m)
Un sort plus ou moins utile. Il permet à Elwen de faire naitre une flamme au bout de sa main, ou d'un bâton (torches, cannes, épée, etc.), sans que celle-ci ne brûle quoique ce soit. Autant dire qu'il n'est pas très offensif ou effrayant. Quoiqu'il serait utile pour ruser, en effrayant l'ennemi et lui faisant croire que la flamme le brûlera s'il s'en approche. Enfin bon, il est surtout utile pour s'éclairer la nuit en fait. Sa portée étant notamment agrandie par rapport à une flamme "normale".

Brasier - Rang D
« Brasier, brûle et croit. » (4m)
Un sort assez aléatoire en fait, dont la puissance et l'intensité ne dépende que de la force mise dans l'incantation, et la justesse de la prononciation des mots. Ainsi, Elwen, de par son travail régulier de la magie et des incantations (cf. Compétences Générales plus haut) a amélioré sa capacité à lancer ce sort pourtant à la portée du plus grand nombre des magiciens affiliés au feu. Il embrase tout ce qu'Elwen désigne, du regard ou par la pensée. Néanmoins, il tient ses limites dans ce qui ne peut brûler, ou très difficilement. Maintenir le sort en existence plus longtemps que de coutume pour brûler un objet résistant consommera trois fois plus de mana ainsi.

Lance-Flamme - Rang D
« Jet de feu ! » (3m)
Pas très efficace. Surtout un sort bourrin sans grande élégance, qui n'a d'utilité que sa portée. Cela équivaudrait à un lance-flamme moderne, projeté depuis la main du magicien. La portée variant selon la maîtrise et l'expérience du lanceur de sort. En règles générales, environs une dizaines de mètres maximum. Le feu est ainsi projeté en continu dans la direction pointée par la paume de la main ouverte. Cela épuise évidemment le magicien, et le feu, projeté tellement vite, n'a pas véritablement le temps de consumer sa cible. Il faut donc rester plusieurs secondes dessus pour s'assurer d'enflammer un objet : peu efficace.

Protection - Rang C
« Que ton feu purifie mes ennemis. » (6m)
Sûrement une mauvaise traduction, ou un abus de langage, car ce sort ne s'attaque pas véritablement aux ennemis d'Elwen. Au contraire. C'est un sort défensif, une simple muraille de feu la protège, un court instant qui ne peut durer que quelques secondes ou plus longtemps. Elle peut le maintenir selon sa volonté, mais la consommation de mana ira en augmentant avec le temps. Fatigue et douleur accompagneront gentiment cette diminution de mana.

Feu éclair - Rang C
« Éveille ta force, et tire. » (5m)
Cela serait semblable à un éclair, de feu dont la direction ne serait pas forcément du ciel vers le sol. En réalité, il s'agit surtout d'une boule de feu, ou d'une lame, selon les magiciens. Le feu projeté à une vitesse phénoménale, d'où sa comparaison avec un éclair. Relativement très court, mais puissant. Idéal pour se frayer rapidement un passage, ou pour effrayer vos adversaire.

Mer de Flammes - Rang C+
« Mes pleurs seront les flammes de la Haine ! Hurle, Mer de flammes ! » (12m)
Ce sort porte bien son nom, et il semble que la traduction dans la langue courante ait conservé la nature même du sort. C'est ce qui le rend d'ailleurs puissant. Un véritable déluge de flammes, et il vaut mieux l'éviter celui-là. Elwen aime bien le lancer, elle s'en amuse et regrette de n'avoir que très peu eu l'occasion de s'en servir.


   
Influence et Relations - Rang A
Tout comme ses demis frères et demies sœurs, son nom est connu dans tout le Royaume, et par-delà. Rien que l'évocation du nom d'Ignis suffit à imposer le respect, au moins courtois. C'est fou ce qu'un simple mot peut avoir comme effet parfois. En tout les cas, elle en profite autant qu'elle s'assure à embellir ce nom de la prospérité et de la pérennité. Princesse royale, elle dispose de son statut et rang en toute légitimité, et personne n'a jusqu'ici osé remettre en question son autorité, ou sa place. Et c'est tant mieux, pour tout le monde. Elle n'est peut-être pas la plus puissante de tous les princes et de toutes les princesses d'Ignis, gageons que sa parole soit tout de même entendue.

En tant que telle, elle a également obtenu le privilège d'accéder au trône d'une région. C'est ainsi qu'elle s'est retrouvée nommée à la tête de la province du Mélénor. Une petite province au Nord de Lastamere, dans les Plaines étincelantes, et frontalière avec la Scandia. La province ne recouvre qu'une partie de ces plaines, pas la totalité, et s'étend jusqu'aux montagnes du Sud-ouest. Les frontières sont difficiles à dessiner, mais il semblerait qu'elles soient frontalières également à la Rivie. La frontière Nord quant à elle est délicate, impossible à véritablement délimiter. Quelques villages aident à définir la territorialité, mais sans grand succès. Les plaines offrant très peu de repères géographiques stables et durables. Ces villages sont donc souvent sujets à disputes et revendications diverses. La frontière s'arrête à peu près à la moitié des plaines.

La Province du Mélénor est une province particulière. Particulière dans le sens où elle est peu peuplée, mais bien active. Elle est fortement constituée de plaines, à perte de vue, ainsi que partiellement au Sud, notamment vers l'Ouest et l'Est, de paysages un peu plus rocailleux, voir montagneux. Des champs agricoles parsèment l'environnement, autour de grands axes routiers et de villages organisés en mini-forts. Pour échapper aux brigands, notamment, ses villages ont su se protéger d'eux-mêmes en construisant des palissades et en organisant les fermes d'une telle sorte que ces fermes offraient une protection accrue qu'une simple bâtisse traditionnelle. Plusieurs familles pouvant vivre sous le même toit. Peu de fleuves traversent le Mélénor, mais plusieurs rivières et ruisseaux. La nature y est abondante, il y a encore beaucoup de terrains vierges de toutes traces humaines.

Sa capitale est la forteresse de Valénor, un véritable fort dressé en haut d'une colline. A l'origine un fort militaire, elle se transforma peu à peu au fil des siècles en ville pour finir par devenir la ville centrale de la région. Elle dispose de remparts en pierre assez légère, récentes. Autrefois les solides palissades en bois constituaient sa seule défense. Ce n'est qu'une dizaine d'années plus tôt, par prudence et sécurité, que l'on décida de rénover un peu tout ça et de faire construire une muraille de pierres. Plus résistante en toute logique. L'effet fut étonnant, puisque l'architecture de la ville changea du tout au tout. Comme si la muraille offrait un meilleur sentiment de sécurité, et améliorait donc l'attractivité de la ville, qui se développa et opta de plus en plus pour de grandes structures en pierres et marbres, abandonnant les bâtiments en bois et toit de chaume. La ville fourmille de marchands divers, véritable carrefour commercial entre la Rivie, la Scandia et la ville de Lex. Un lieu de rencontre à mi-chemin entre chacune de ces trois destinations : de quoi faire rêver les marchands qui se retrouvent avec deux fois moins de distance à parcourir. La ville tire donc une partie de ses profits sur l'imposition d'entrée et l'inscription à la foire locale.

La province est aussi très connue pour ses chevaux et son agriculture. Des plaines fertiles après tout, en grande quantité. La cavalerie dispose donc d'un sérieux avantage sur ce terrain plutôt plat, les chevaux s'épuisant moins. C'est également une province importante en termes d'agriculture, ses céréales étant échangées contre des métaux et outils. Il y a donc un véritable "culte" du cheval, c'est un peu l'animal fétiche. S'attaquer à un cheval en Mélénor, ce serait comme tuer et manger une vache en Inde : mieux vaut ne pas essayer. Ce protectionnisme s'explique par le fait qu'avec l'agriculture, c'est bien l'une des rares richesses de ces terres. On ne compte plus les fois où les habitants de la province se vantent d'offrir les meilleurs chevaux d'Albion...

Arthus Vakarian - Épine dans le pied d'Elwen
Elle ne sait plus trop quoi en faire. Cet étrange homme à la peau sombre est oiseau de mauvais augure pour Elwen. Très mauvaise augure. C'est un magicien hors pair en termes d'affinité Terre, et il n'a pas froid aux yeux. Elwen le considère comme un fou furieux, doublé d'une menace sans nom pour l'équilibre de toutes choses vivantes. Il avait notamment essayé de l'assassiner quelques années plus tôt, sans qu'elle n'en sache ni la raison, ni le commanditaire direct. Même si leurs chemins ne se sont plus croisés depuis, elle n'a pas oublié, et probablement lui non plus. La scène n'a avait d'ailleurs pas manqué de causer remue-ménage, et rendu l'entourage d'Elwen nerveux, mais tout est revenu en ordre au fil des jours. Leurs chemins sont destinés à se recroiser, pour le Bien comme pour le Pire...

Valnio de Valénor - Prétendant
Il est de ceux qui vous courtisent, sans jamais véritablement abandonner. Insistant encore et encore, dans l'espoir infime de réussir à vous conquérir. N'est-il pas mignon ? Ce n'est pas faute de rejeter ses avances à longueur de temps. Il n'est pas chiant, il n'est pas lourd. Ses tentatives sont bien présentes, mais discrètes, et attentionnées. Il est patient, et ne semble qu'avoir un seul objectif : atteindre son cœur. Tâche difficile. Et on soupçonne également que derrière cet objectif romantique se cache un sous-objectif, tout autre. Du moins, c'est ce que la paranoïa d'Elwen lui dit, même si c'est plus une intuition qu'autre chose. Il est charmant, et elle apprécie secrètement sa compagnie. Vous ne l'entendrez jamais l'avouer par contre. Elle ne veut certes pas finir vieille fille, mais l'amour est bien quelque chose qui lui fait peur.

Élènyss Thartya - Première Dame
Rien à voir avec le statut de première dame que nous connaissons tous. La Première Dame est un statut créée par Elwen peu de temps après son accession à la régence de sa province. Ce statut est en quelque sorte ce qui se rapproche le plus du conseiller personnel d'un dirigeant. Le bras droit en quelque sorte. Le choix d'une femme est voulue, par Elwen, pour titiller la gente masculine. Élènyss est la personne en qui Elwen a toute confiance, et c'est bien pour ça qu'elle lui confie ce rôle. Elle a notamment la tâche de veiller sur la province en l'absence de la princesse. Élènyss est une jeune femme, presque aussi jeune qu'Elwen, mais pas moins compétente. C'est surtout plus une politicienne qu'une guerrière, mais elle dispose d'un certain potentiel magique. Parfois critiquée, Elwen s'en est toujours porté garante.

Nimius Gartner - Chevalier / Faible magicien, bon combattant
Véritable protecteur, un combattant hors-pair et un serviteur des plus fidèles. Sa loyauté n'a de limite que celles du monde connu, ainsi que celles de son amour pour Élènyss. Il a rencontré Elwen a un tournoi organisé pour célébrer la chute de l'Empire, il avait été remarqué par son aisance au combat. Elle le voulait, elle l'a eu. Leur relation est étrange, de celle de confidents. Il est à l'écoute autant qu'elle est à l'écoute pour lui. C'est étrange d'ailleurs pour une princesse de prendre ainsi le temps d'écouter les soucis d'un simple sujet. Il y a un sentiment de confiance entre les deux, tels que même Elwen ne confierait pas certaines pensées à Élènyss elle-même. Ils ont tout vécu depuis leur rencontre six ans plus tôt. Il est âgé d'environs 4 ans de plus qu'elle. Ils ont tout vécu ensemble, et semblent avoir noué une relation fraternelle invisible.

Iskandar Hadrien Léon d'Ignis - Le "Padré". Dict le Roi des Rois
Qui dit princesse, dit roi et donc a fortiori, père. Iskandar est le père d'Elwen, au même titre que les 19 autres princes et princesses. Ce dernier avait rencontré sa mère lors d'un déplacement sur Mélénor. Pas la peine d'entrer dans les détails pour savoir ce qu'il se passa ensuite. Bien que n'étant peut-être pas le père que toutes les petites filles rêvent d'avoir, Elwen est totalement loyale envers son père, et surtout envers la couronne qu'il représente. C'est peut-être le seul dans toute la famille dont elle a un véritable respect, et disons, une certaine affinité. Elle ne sentirait pas capable de pouvoir porter atteinte à cet homme, quand bien même ses ambitions sont grandes. Probablement qu'il faudra le faire à sa place. Enfin, bon, si la place se libère d'elle-même... Les choses en seraient facilitées !


Autre
Comment avez-vous connu le forum ?:
Via Entre-Monde.

Des choses à améliorer ?:
La cantine laisse à désirer, quand même. Il faudrait voir à virer le cuistot.

Crédits:
Images
Pur-sang Arab by Indian-Tribe
Akita Inu by Sotee
Role Playing Game Character Concept by Colin Ashcroft
Boules de feu by ???
Monica by Wenjun Lin (Avatar)
Faithful by Sikimichan

Musique
Immortal, Starvation, Ocean Princess, My Freedom, After the Fall by Thomas Bergersen
Chevaliers de Sangreal, The Finale (The Lone Ranger) by Hans Zimmer
Human Legacy, The Power if Will by Ivan Torrent


Un dernier mot ?:
Je te prout Embarassed

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Jeu 6 Fév - 12:03
Histoire
Une rencontre déterminante

Valénor - Mai 744

C'était 9 Mois avant la naissance d'Elwen, au sein même de la forteresse. Le printemps pointait le bout de son petit nez, et la chaleur revenait au grand galop. Cela se sentait dans l'atmosphère de la ville dont l'activité était au meilleur de sa forme. Les marchands occupaient les rues et les places avec leurs étals, haranguant les foules de diverses promotions et bonnes affaires. On sentait que la ville se préparait à grand pas pour la célébration des premières moissons. Il y a deux types de moissons à Mélénor : la première se situe avec le retour du beau temps à peu près, les champs en Hiver étant non exploitables, pour ne pas que la terre ne perde de sa fertilité, les paysans la font travailler en plantant quelques plantes. Ces plantes ne sont pas comestibles, mais peuvent être utilisées pour nourrir les bêtes, quelques remèdes de médecines, et autres utilisations secondaires. Et il faut bien les récolter. Quant à la seconde moisson, elle désigne surtout la moisson habituelle, que l'on effectue avant l'arrivée des pluies et où on récolte céréales et autres productions. Voilà pourquoi la première moisson est si souvent accueillie à bras ouverts, l'Hiver étant le cauchemar de tout bon agriculteur, surtout lorsqu’il neige.

Mais l'agitation était d'autant plus accrue par la présence de la famille royale au sein même de la ville. Les gardes avaient été doublées, et on ne parlait que de ça. Ragots et rumeurs couraient sur l'intérêt que le Roi avait à venir ici, dans une petite province du royaume, quittant le confort et les lits douillets de Lex. La réponse était toute simple en réalité, loin des hypothèses farfelues des bas quartiers. Le Roi ne faisait que rendre visite au régent de la province, membre de sa famille. Visite qui avait été accueillie à grandes pompes. Un repas de fête et autres évènements avaient été annoncé pour l’arrivée du roi, tel qu’un tournoi officielle.
Lynda, elle, était une historienne, travaillant au sein de la forteresse. C’était une simple humaine, et elle avait eu bien du mal à obtenir un laissez-passer au sein du château. C’était une femme d’une trentaine d’années, passionnée d’histoires, de légendes et autres mythes. C’était également une femme de caractère. Elle se souvient encore des requêtes insistantes auprès du régent pour pouvoir avoir accès à la bibliothèque du château, cinq ans plus tôt. Son insistance avait payé, puisqu’on finit par céder à ses attentes. Elle n’était alors que débutante dans son métier, et n’avait aucune réputation dans ce domaine, ce qui explique le peu de crédibilité qu’on lui accordait. En tout les cas, elle avait réussi, c’est tout ce qui comptait désormais. Pendant ces cinq années, elle avait étudié, encore et encore, quasiment chaque recoin de tous les livres en stock. Elle n’était d’ailleurs connue que pour sa grande vigueur au travail. Ses efforts payaient, elle avait réussi à extrapoler quelques hypothèses sur les us et coutumes des peuples pendant l'Âge Obscur, ce qui lui avait valu une petite réputation auprès des mages de la cour du château. C’est ainsi qu’elle obtint une invitation au repas organisé pour le roi.
Elle n’avait aucunement envie d’y aller. Elle laissait à d’autres le soin de faire la fête, préférant de loin le confort des livres. Ils n’étaient pas agressifs et dangereux, eux au moins. Vous avez déjà vu quelqu’un mourir avec des bouts de papiers ? Pas moi, en tout cas. Ou alors, vous avez essayé de le manger, chose assez étrange. Bref. Elle s’y rendit tout de même, poussée par un sérieux besoin d’élargir son carnet de relations. Encore et encore, elle pensait au travail ! Il faut dire qu’il était toute sa vie, en fait.

Lorsqu’elle entra dans la grande salle des banquets, elle avait revêtu une grande robe de soie, verte pomme. Le tissu enveloppait plutôt bien la silhouette de l’historienne, et plusieurs regards s’attardaient d’ailleurs dessus. Plus que de coutume. Probablement qu’ils n’avaient pas l’habitude de la voir autrement que vêtit d’une tunique brune. Elle ne remarqua même pas les regards, bien trop studieuse pour les déceler. Bien que peu habituée à ce genre de réunions, elle s’intégra plutôt bien dans les discussions et le concept même. Appréciant en arrière pensée les douces mélodies qui environnaient la pièce.

Lorsque le roi fit son apparition, tous se levèrent et arrêtèrent de parler. Des salutations suivirent, ainsi qu’un « bienvenu ». La fête reprit aussitôt. Le roi volait de groupes en groupes, pour saluer et s’amuser. Rires et applaudissements pétillaient de-ci, de-là. Se fut le tour du petit groupe formé par Lynda, un magicien et sa femme. Le magicien vantait auprès de sa femme les compétences de Lynda pour dénicher des détails là où d'autres n'y auraient vu que futilité, avouant que la plupart des choses qu’il connaissait sur ces époques refoulées et oubliées n'étaient dû qu'au seul fait du don de l’humaine pour l'Histoire. Elle ne remarqua le roi qu’au dernier moment, hoquetant de se retrouver si près d’une telle personne. Visiblement, il le prit bien, puisque sourit en coin.
De fils en aiguilles, ils discutèrent et finirent par aller se tenir à l’écart du reste des convives…

Naissance d'une princesse

Valénor - Janvier 745

Des cris perçaient le froid de l’Hiver. Le travail avait plus que commencé. Les sages-femmes accouraient dans tous les sens, et chacun fut prié de quitter la chambre. Les hommes se retrouvèrent donc à devoir attendre dehors, ne pouvant entendre que des sons peu agréables. Cela dura bien plusieurs heures, avant qu’une sage-femme ne réapparaisse. Elle avait le visage tendu par la fatigue et le stress. En direction d’un des deux hommes.

— « C’est une petite fille. Mais j’ai bien peur que Lynda ne supportera pas l’accouchement… »
— « Que voulez-vous dire ? » répondit aussitôt l’interlocuteur concerné, suivit de près par le second.

La vieille femme prit un temps de respiration, c’était une nouvelle compliquée à annoncer. Il n’y avait pas de meilleure façon pour annoncer ça de toute manière.

— « Si nous sauvons Lynda, le bébé meurt. Si nous sauvons le bébé, Lynda meurt… Elle ne veut pas qu’on la sauve, et j’ai bien peur que si vous prenez la décision de la sauver elle, Lynda risque de mourir également de désespoir. »

L’homme grimaça. Il devait faire un choix cornélien : une vie contre une autre vie. Il faut dire que les fausses couches étaient assez monnaie courante, ainsi que les problèmes lors de l’accouchement. Finalement, il décida de sauver la fille. C’était la meilleure solution, du moins, la moins pire. La sage-femme acquiesça du visage et disparue à nouveau dans la chambre. Quelques cris furent entendus à nouveau, suivis d’encouragements. Soudain, on entendit des cris plus légers, soutenus par le poids de la vie. Le bébé était né et s’ouvrait au monde. L’agitation qu’on pouvait entendre se calma aussitôt.

Les deux hommes derrière la porte commençaient à perdre peu à peu patience, et tournaient en rond. Lorsque la porte se rouvrit, ils tournèrent la tête si vite qu’ils auraient pu en tomber par terre. La femme qu’ils avaient vue plus tôt tenait maintenant un petit quelque chose dans ces bras, un demi-sourire sur le visage. Dans le drap blanc, une petite bête de quelques centimètres seulement s’agitait un petit peu, ayant encore du mal à respirer correctement, l’air lui faisant mal aux poumons. Elle tendit le couffin à l’homme auquel elle s’était adressée la première fois.

— « Seigneur, il faut lui trouver un nom. »
L’homme en question, qui n’était autre que le régent de la région du Mélénor, se tourna vers le second d’un air interrogateur. Le second acquiesça de la tête à son tour, en silence.
— «  Elwen. Ce sera Elwen Eowyn. »

La sage-femme sourit et dut annoncer la mort de Lynda, quelques secondes après avoir donné la vie. Elle s’était peu à peu assoupie, sombrant dans les bras de la mort. Le régent hocha la tête d’un air compréhensif, ne pouvant que se résigner à la triste nouvelle. Il se tourna vers le deuxième homme, et lui confia Elwen.

— « Précepteur, je ne peux garder cette enfant. Vous êtes le précepteur de la famille royale, et c’est la fille du roi. Elle sera plus à même de grandir à vos côtés. Ici, ce ne serait rien de plus qu’une orpheline. »

Lex - Septembre 750

Elwen avait maintenant 5 ans. C’était une petite fille, aux pommettes bien rondes. On reconnaissait dans son regard déjà, celui qu’elle aura plus tard, à l’âge adulte. Elle était pleine de vie, et souriante. Son rire était désormais connue, à Ignis, voir craint. Elle riait fortement, sans gêne. Ce qui lui avait voulu nombre de remontrances, d’ailleurs. Mais elle ne pouvait s’empêcher d’être ainsi exubérante, et puis après tout, ce n’était qu’une enfant, innocente et naïve. On ne pouvait tout lui demander de savoir. Elwen avait été assez vite acceptée, et intégrée, bien qu’elle ressente une différence, une séparation, avec le reste de ses demi-frères et demi-sœurs.

Ils étaient dans les jardins, Elwen et le précepteur qui l’avait recueillit à Valénor. Il essayait tant bien que mal de lui expliquer quelques rapides principes de science sur les plantes. Mais elle semblait intéressée par un tout autre sujet.

— « Ehol avait fondé l'Empire ? Pourquoi on l'a détruit ? »
— « Je te l’ai déjà dis, hier et encore le jour d’avant, Elwen. Tu ferais bien d’apprendre, plutôt que passer tes journées à jouer. Je ne répondrais plus, à toi de trouver seule ta réponse. »


La jeune fille fronça les sourcils, et détourna le dos, d’un air boudeur. S’asseyant sur un banc en pierre, elle croisa les bras vivement, et s’entêta à grommeler. Elle balança ses pieds dans les airs, pour jouer sur les nerfs du précepteur, d’un sourire plein de malice.

— « Arrête de chouiner veux-tu, et viens terminer ta leçon. Tu n’es plus un bébé, non ? »

Il avait semble-t-il prononcé la formule magique. Sa question avait eu comme l’effet d’une bombe sur Elwen, qui haussa les sourcils surprise et se releva soudainement, revenant à hauteur de l’homme. Il sourit, il savait toucher la corde sensible de ces petits monstres.

— «  Je suis pas un bébé… »

On ne découvrit que tardivement ses pouvoirs de magicienne. De ce fait, par la position de sa mère, on aurait cru qu’elle n’aurait aucun pouvoir. L’inquiétude fut balayée aux alentours de ses dix ans, lorsqu’elle réussit à sortir une petite brindille de feu. Une crotte à côté du pouvoir de certains, mais c’était un début.

La montée en puissance

Lex - Décembre 759

Quelques semaines avant son anniversaire, et ses 15 ans, Elwen avait eu vent que le Roi planchait sur une nouvelle redistribution géographique des gouverneurs de régions. La jeune princesse avait alors murît. Elle était loin, la petite Elwen pleine de vie. Elle était devenu plus mature, plus assurée, et faisait preuve maintenant déjà d’une grande fermeté et force de caractère. Elle avait intensifié son apprentissage de la magie notamment, n’hésitant pas à l’utiliser plusieurs fois, notamment contre des esclaves un peu trop trainards. Elle ne les blessa jamais, elle les motivait, seulement. Cela pouvait sembler cruelle, mais au moins, personne ne la prenait pour une faiblarde.

Elwen connaissait parfaitement ses origines, et l’histoire de sa mère, qu’on lui compta plusieurs fois. Ainsi que sa province d’origine, Mélénor, qu’elle n’avait jamais vu. Elle n’avait quitté que très rarement, pour ne pas dire jamais, la ville de Lex. Tout ceci se résumait donc à des histoires, à des on-dit. Et elle n’allait pas apprendre ça dans les livres, c’était certain. Elle n’aimait pas la lecture, preuve que l’héritage sanguin était limité parfois, quand on voit la passion de sa mère pour les bouquins. Certains, d’après Elwen, mériteraient carrément d’être brûlés, tellement ils racontent d’inepties. Peut-être exagérait-elle dans ces moments-là.

— « Princesse Elwen, Sa Majesté Iskandar requiert votre présence. »

Elle haussa les sourcils, surprise qu’on l’appelle. Elle qui pensait être invisible de tous, voilà qu’on s’intéressait à elle. Ou alors, allait-on encore la punir pour une scène un peu trop clinquante qu’elle aurait faite. En fait, pas du tout…
Entrant dans la pièce où le roi l’attendait, elle s’inclina légèrement en signe de respect.

— « Que puis-je pour vous servir, Père ? »
— « Relève-toi. Si je t’ai fais venir ici, c’est pour te parler de ta régence, au sein de la province du Mélénor. »


La princesse hoqueta, eut un mouvement de surprise, et faillit reculer d’un pas. C’était à la fois un grand honneur que de lui confier un tel poste, mais également un grand devoir. Elle avait maintenant peur de ne pas en être à la hauteur des attentes de son père. Elle allait même jusqu’à se demander ce qui motivait cette décision, après tout, elle était peut-être forte, mais il y avait encore plus fort qu’elle parmi ses demi-frères et demi-sœurs. Mais, on ne cachait pas ses pensées chez un tel manipulateur et dissimulateur qu’Iskandar. Il avait comprit ce qui trottait dans la tête de la jeune adolescente, et en sourit même. Presque en rire.

— « Allons bon. Tu es née là-bas, tu es la plus disposée pour la gouverner. Et je ne t’y enverrais pas si je n’étais pas si sûre de tes compétences. Tu as montré que tu pouvais, malgré ton jeune âge, ne faire qu’une bouchée de ceux qui agissent avec faiblesse. Il te faudra apprendre, mais tout se passera bien. »

Aussitôt dit, aussitôt fait. Deux jours plus tard, voilà que la petite troupe était prête à partir tout droit pour Valénor, capitale de la province du Mélénor. Ce n’était sans appréhension qu’elle quittait Lex. Bien qu’elle ait beaucoup d’assurance, c’était un véritable voyage dans l’inconnu, et seul, dans lequel elle s’engageait. Et elle était jeune… sans doute qu’il sera difficile de faire preuve d’autorité quand la plupart des personnes auront le double de ton âge, voir le triple…

Valénor - Décembre 759

L’arrivée dans la ville a été éprouvante. Le cortège qui arpentait la rue principale attirait tout les regards, et les badauds venaient en masse pour observer leur nouvelle dirigeante.  C’était un spectacle amusant, pour Elwen, qui malgré l’appréhension de son départ, ne pouvait s’empêcher d’en rire intérieurement. Des milliers d’insectes qui venaient la voir, juste pour elle. Comment après ne pas se sentir supérieur ?

Ils arrivèrent à la forteresse, et furent accueillies par ce qui semblait être les conseillers de l’ancien régent. Ancien régent mort probablement de vieillesse, ou d’une maladie. On ne lui dira jamais vraiment comment. De toute manière, elle s’en contrefichait totalement. Elle avait mit la priorité sur la découverte de ses nouvelles terres, là où elle vivra une grande partie de sa vie. Heureusement que la ville était située assez proche de Lex.
L’annonce de la nouvelle régente fut rapidement reprise par les crieurs publics, et les ragots populaires. Certains voyaient d’un bon œil la jeunesse de la princesse, ce qui permettrait d’acquérir rapidement de l’expérience et de la sagesse, tandis que d’autres ne pouvaient que s’en inquiéter, on ne confie pas un pouvoir à une enfant. C’était donc à grand coups de brasier, et de combats au corps-à-corps, au sein de joute, que la princesse finit par acquérir à la fois son sale caractère, mais également l’autorité qui vint avec. Elle démontra ainsi à tous qu’elle n’était pas qu’une enfant, au fil des années, mais qu’elle avait bien l’esprit d’une battante. Toujours se relever, ne jamais plier l’échine face à l’adversité.

Elle acquit rapidement, aussi, une bonne entente avec les marchands de chevaux, notamment. Elle leur offrait une assez grande liberté de marchandage, et un endroit rien qu’à eux au sein de la ville pour leur commerce. Aucune taxe n’était prélevée sur leurs marchandises. En échange, ils devaient contribuer à fournir les meilleurs chevaux aux troupes de la province, et à la famille royale, si la princesse en donnait l’ordre. Elle aurait très bien pu se servir de force, imposant sa volonté et prendre ce que bon lui semblerait. Mais cela n’aurait pas été rentable, sur le long terme. Les chevaux étaient leur principale richesse, elle n’allait pas faire fuir les marchands ! il fallait parfois faire preuve de parcimonie et de patience…

L'Assassin

Valénor - Novembre 761

Alors que son autorité était bien établie, qu’elle avait imposé sa vision des choses et que tout semblait tourner rond désormais, qu’elle s’était habituée à sa fonction, un évènement vient perturber cet équilibre encore tout récent. Elle n’avait rien vu venir, et d’ailleurs, personne ne semblait avoir vu venir le coup. Il faut dire que c’était tellement impromptu, imprévisible. Elle n’avait pourtant commit aucun crime notoire, rien qui ne pourrait lui attirer les hostilités de quelqu’un. Et pourtant, alors que tous dinaient au côté de la princesse, le calme ambiant qui régnait à Valénor fut brisé par un acte sombre. Le plat principal, chaud, venait d’être servit par les esclaves. Une nouvelle tournée de vin fut resservie à ceux qui en demandaient. Soudainement, Iwan, un marchand d’esclave, s’étouffa après avoir bu quelques gorgées de sa coupe fraichement servie. La scène fut tellement éprouvante que tous se levèrent d’un bond. Il mourut en quelques secondes, du vin encore sur les lèvres. Ses lèvres… Elles étaient violettes, pourpres. Aussitôt, un médicastre s’approcha du corps inanimé. Plus rien ne bougeait dans la salle, esclaves et dignitaires avaient arrêtés toutes activités, regardant stupéfait le corps du marchand d’esclave.
Alors que tous le regardaient faire, il posait ses mains sur les lèvres. Fronçant les sourcils. Il saisit alors la coupe, et renifle le vin. Il le reposa, et d’un air grave, se releva et s’adressa à la princesse.

— « C’est du poison. »

La dixième princesse releva la tête, inspira un grand coup, et frappa du poing sur la table.

— «  Que tous les accès de la ville soit fermée ! Qu’on interdise à quiconque d’entrer ou sortir du palais, je ne laisserais pas un assassin se promener librement chez moi ! Garde ! »

Ses ordres étaient sans appel. Elle avait réagit au quart de tour, et n’était visiblement pas prédisposée à lâcher l’affaire. Les gardes obtempérèrent sans hésiter, et coururent dans tous les sens pour appliquer ses ordres. En quelques minutes, il était devenu impossible de quitter Valénor sans éveiller l’attention d’un garde. L’officier supérieur des gardes fut chargé d’enquêter sur la mort du marchand, qui en était l’auteur ou le commanditaire, et les raisons. Le palais n’était pas un lieu pour ce genre d’évènements abracadabrants. C’était un château, pas une arène publique.

Deux jours passèrent sans que rien ne filtrent, rien ne passent. La ville était toujours bouclée, et seulement quelques chariots de nourritures autorisés à entrer. La population reprenait avec beaucoup d’entrain ce qu’il s’était passé, et l’histoire rapidement déformée par le bouche à oreille. Le soir venu du deuxième jour, alors que l’officier ne faisait qu’un nouveau rapport vide à la princesse, celle-ci prit la décision au finale de partir se coucher. La nuit porte conseil après tout, comme on dit.

Elle fut réveillée au milieu de la nuit par un petit cliquetis à la fenêtre. Elle avait le sommeil léger. Une ombre s’inséra dans la chambre, et aussitôt, elle se releva d’un bond. Trop tard. Sur le lit, dressé contre elle, un homme avait placé un poignard sous sa gorge. Mais elle ne comptait pas se laisser faire ainsi, attrapant d’un coup sec le bras de l’homme, elle le fit pivoter pour le faire basculer sur le côté. Elle se dégagea ainsi rapidement de l’étreinte de l’homme. Mais c’était un expert visiblement, pas un simple débutant.

Alors qu’elle alluma une flamme pour éclairer la pièce, elle découvrit un homme. Il avait la peau sombre, était vêtu de plusieurs couches de tuniques marron. Il lâcha le poignard pour prendre une dague, un peu plus longue, et menaça la princesse.

— «  Qui êtes-vous ? Et que voulez-vous ? »
— « Je suis Arthus, mon nom importe peu. Et je suis là pour te prendre la vie. Cet esclave s’est trompé de coupe, quel imbécile. Cela aurait du être toi. »


Le visage de la princesse s’étira de stupeur. C’était donc elle la personne visée. Elle se souvînt dès lors de l’apprentissage de son maître d’arme « la meilleure défense reste l’attaque ». C’est alors qu’elle décida de lancer un sort brasier. Il se protégea, en lançant lui-même un sort, affinité terre.  Le sort du feu se brisa sans soucis contre la terre. Elwen pesta, elle avait affaire à un assassin entraîné, et en plus un magicien. Ils allaient donc régler ça par les armes. Elle relança un nouveau sort brasier, pour faire diversion. Arthus n’y vu que du feu (c’est le cas de le dire), et détourna son attention quelques secondes pour se défendre. Elwen avait mit ce temps à profit pour saisir une arme disposée contre un mur. Elle se mit en position de combat.

— « Tu as encore le temps de sauver ta vie, pars et j’oublierais tout ça. »
Il rigola, et répondit : — « Tu ne comprends rien, enfant pourrie-gâtée. Mon maître veut te voir morte, point final. Il n’acceptera aucune autre réponse. »
— « Ainsi soit-il. »
Déclara-t-elle sommairement avant de crier sauvagement, et porter plusieurs coups d’épée. Ils esquivèrent et attaquèrent ainsi de suite, plusieurs fois, enchainant roulades et estoc. Il finit par causer plusieurs coupures, aux bras et aux jambes. Toutes superficielles. Elle ne se démenait pas pour autant, chaque coups portés contre l'assassin devenant de plus en plus dangereux. Elle était en colère, chaque coupure qu'elle prenait la mettait encore plus en colère, la rendant beaucoup plus dangereuse. Elwen mettait à profit son tempérament de feu pour se défendre et devenir encore plus agressive pour prendre l'ascendant sur le combat.

Sentant qu'il allait perdre le combat, après un coup le blessant au bras, il lâcha son arme qui vint s'écraser sur le sol. Il s'enfuit par la fenêtre, en traitre. La princesse lâcha son arme, et s'agenouilla pour reprendre son souffle. Un esclave entra sans frapper, inquiété par le vacarme. Son inquiétude s'avéra bonne en voyant quelques gouttes de sang couler sur la peau d'Elwen. Tandis qu'elle, sans se soucier plus que cela, jetait un œil sur l'arme abandonnée par le meurtrier...



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Sam 8 Fév - 18:44
Bonjour et bienvenue à toi sur le forum!!
Une très belle fiche à la longueur presque idéale, j'aime bien le personnage, il complète bien la famille ^^

Alors très rapidement en ce qui concerne tes rangs:

Puissance - Rang A:

Bonne combattante tu possèdes le sang d'Ignis et, bien que ton affinité avec le mana ne soit pas la meilleure, la maitrise que tu as de tes sorts et ton penchant stratégique compensent aisément ce fait.

Influence - Rang A:

10ème princesse d'Ignis, tu possèdes une très grande autorité sur ta région et sur le pays tout entier. Inutile d'en dire plus à ce sujet.




"J'effacerai toutes les tragédies de ce monde."

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