Argent et perfection. Des passions humaines [PV : Kyriel Bernkastel]



 

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Argent et perfection. Des passions humaines [PV : Kyriel Bernkastel]

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Métier : Mercenaire
Humeur : Envie d'argent.
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Ven 3 Jan - 20:58
Haut-Ecume, Quartier Populaire, 20 février 762
Dans certains endroit, la pression est palpable. On la sent. Tel du sang irriguant des veines, elle est comme un pouls, une pulsation qui frappe, tout les jours, toutes les minutes, toutes les secondes même... Un endroit où l'orage semble prêt à frapper, là où les vauriens amateurs de haine, obéissant aux fouet, à leurs maîtres, depuis des années, semblent être prêt à attaquer. Là où même quand tout est calme, le bruit des armes peuvent résonner de manière lourde et bruyante, soudainement, pour rappeler que les risques d'une guerre est toujours présente, et que celle-ci peut éclater à tout moment. Sans prévenir. Comme ça. Un endroit lourd de responsabilité, de danger, de risques, mais aussi de fortunes, de gloire, d'orgueil... Un endroit polymorphe et si apprécié. Aussi bien par ceux qui cherchaient le risque que par ceux qui le redoutaient. Cela pouvait paraître paradoxal, mais n'était-ce pas au plus près du danger, qu'on pouvait le mieux le combattre et le voir ? Peut-être qu'admirer le danger, pouvait enfaîte être la preuve d'une grande couardise. C'était le premier à voir le feu qui pouvait le combattre ou le fuir.

D'autres endroits étaient plus calme. La campagne, les bords de plages. Tout ses endroits où le charme bucolique finit par vous enivrer, et selon les mauvaises langues, vous ramollir complètement. Les dictons disaient bien avec raison qu'à vaincre sans péril, on triomphait sans gloire. Ce n'était pas pour des gens comme Heraclius, ce genre de calme. Le mercenaire, cherchant toujours plus d'argent, plus d'or, avait besoin de ce danger. Car sans danger, les métiers n'étaient pas là. Et le mercenaire voulait toujours ce qui lui apportait le plus. On commençait à le connaître, n'est-ce pas ? Pour Heraclius, vivre ou ne serait-ce que passer là où le danger rodait, c'était primordial. Tel le Héros, tel le paladin, il était là pour aider les plus faibles. Mais par rapport aux paladins, il aidait le plus faible car celui-ci en avait besoin, et car il serait prêt à le payer pour cette aide. Moralité ? Autant l'oublier. Ce n'était pas en sauvant les faibles pauvres qu'il allait pouvoir couvrir sa soif d'or. Tout les faibles n'étaient pas pauvre, heureusement, tout comme tout les puissants n'étaient pas forcément riche...

Haut-Ecume faisait partit de ses lieux dangereux, et où le qui-vive était obligatoire. Non que c'était la ville en elle même qui était dangereuse... Mais sa position. A un moment où les tensions étaient toujours aussi forte, une place stratégique comme celle de Haut-Ecume, maîtrisé par l'oligarchie Ventuséene, était très importante. Non ? Beaucoup de convoitise tournait sans aucun doute autour de cette vite palafittique, fondé sur un lac, ou mer intérieur, selon les géographes, et même si Heraclius n'était pas expert en la matière, il présupposait sans aucun problème que jamais, au grand jamais, l'état n'abandonnerait sa souverainement d'une place comme telle, sans une contrepartie tellement énorme qu'elle serait forcément refuser. Une place stratégique, entre les trois grands royaume. Point stratégique et convoité en temps de Guerre, et plateforme du commerce en temps de paix, Haut-Ecume pourrait presque être la ville la plus puissante du continent, si les relations entre les différents états n'étaient pas aussi tendus.

Ville, ou forteresse ? C'était la question qu'on se posait quand on arrivait par le seul moyen possible pour entrer dans la ville : le bateau. Tel Tyr, cette ville entièrement faîte sur l'eau pouvait se tarquer d'imprenable. Alexandre le Grand n'avait pas du faire un siège de huit longs mois pour enfin qu'elle s'écrase et reconnaissa la souveraineté du macédonien ? Si un tyran, roi, oligarche étranger tentait de la prendre, le même résultat serait sans doute présent : un très long siège, et la nécessité de maîtriser entièrement les eaux pour la vaincre. Ainsi, Haut-Ecume pouvait se targuer d'une double nature, aussi bien civil que militaire. Si la cité était en paix, on sentait qu'elle était prête à attaquer au moindre moment tout envahisseur...

Mais là, malgré les tensions, la ville était en paix. Bel et bien en paix. Et donc, les activités civils, commerciales... Mais aussi de loisirs étaient en place. Ce n'était pas car le danger guettait que la vie devait s'arrêter, ou devenir morne ! Si Ventus était connu pour être la Terre d'excellence, la terre de la perfection, c'était aussi la terre des Loisirs, des artistes et des plaisirs aussi bien de l'âme que de l'esprit. On pouvait donc imaginer que même une cité comme Haut-Ecume avait ses maisons closes, ses centres d'artistes, ses peintres et ses musiciens errants ! Elle devait transpirer l'excellence, et avoir des côté exotique, étranger, s'acculturant aux cultures et aux communautés étrangère et voisine, tout cela ne faisant que plus inspirer les artistes passant dans la cité-forteresse ! C'est ainsi que nous pouvons entrer dans un bar. Celui-ci était particulièrement animé, surtout vers le fond... Où se trouvait une simple table, avec encore deux hommes assit, se regardant droit dans les yeux. Autant le bar était bruyant, empli de bruit et de discussion, autant les deux adversaires étaient muet... Jusqu'à ce que celui au turban déclara :



« Brelan d'as. Ramène l'argent. »

Heraclius écouta le juron de son partenaire de jeu. Celui-ci posèrent alors ses cartes, découvrant une combinaison ridicule, et loin d'être aussi puissante que celle du fameux mercenaire. Visiblement, ayant été le dernier tour de table, il venait de perdre la mise, devant le mercenaire. Il grogna. Ce fils de chien, ce qu'il pensait, ne méritait aucunement ses économies. Comment allait-il faire pour ne pas le payer, ou même en or des fous, s'il le fallait. Cependant, il se revisa. Visiblement, sa colère, et le fait qu'il soit un aussi beau mauvais joueur avait été repéré par le fameux Heraclius, son partenaire de jeu, qui le regardait de ses deux yeux marron. Qu'importe, pensa-t-il rapidement. Cela devrait le mettre en garde. Cependant, la mise en garde eut bien lieu, mais pas pour le bon. En effet, le mercenaire posa sa main sur son épée, tandis que l'autre main affinait sa moustache. Voyant cela, son adversaire comprit qu'il avait bel et bien perdu, et qu'il devait l'accepter. Tant pis. Il posa alors la somme de son échec aux cartes sur la table, et se leva au maugréant sur le manque de chance. On ne pouvait pas gagner à tout les coups !

Il empocha alors lentement la somme dut, rengainant son épée. Il paya sa consommation, et quitta le bar. Il n'avait plus rien à y faire maintenant à l'intérieur. Il marchait tranquillement dans les rues de la ville. Aujourd'hui, le temps avaient le mérite d'être plutôt beau. En effet, le soleil brillait dans le ciel entièrement bleu, sans aucune trace de blanc pour ne serait-ce que gâcher ce temps magnifique. Mais revers de la médaille, s'il faisait beau, il faisait frais, et un vent relativement frais fouettait les visages et les personnes, accentuer par la position géographique du lieu. Un temps qu'aimait bien le fameux Heraclius. Sa tenue le protégeait relativement bien de ses températures plutôt fraiche pour la saison. Cela était logique. Le crépuscule allait pas tarder, normalement. S'il faisait encore jour, celui-ci ne devrait pas durer une éternité. Non ? Heraclius s'aventurait lentement dans les rues de la ville, qu'il connaissait bien maintenant,  réfléchissant à des choses et d'autres. Mais vous avez sans doute deviné qu'elle était la principale chose qui faisait cogiter le mercenaire.

Le manque d'argent était palpable. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas eu un véritable travail. Deux trois petit travaux alimentaires, mais pas de quoi véritablement gagner de l'argent de manière rentable. Alors il jouait plus que d'habitude. Cela lui rapportait de l'argent quand il gagnait, mais il savait que souvent, régulièrement, c'était la défaite et la perte des sommes misés qui le guidait. Heureusement d'ailleurs ! Sans, le jeu serait d'un ennui mortel. Le Hasard était palpitant. Mais là, ce n'était pas la question la plus importante. Il était surtout dans cette ville pour trouver des missions et des travaux relativement bien payé. Deux lieux, pouvaient se montrer apte : Soit la capital de Ventus, Omnia, soit cette ville, qui avait l'avantage sur la capital de lui proposer des métiers aussi bien à Terra qu'à Ventus. Le patriotisme perdant son pas sur l'argent, Terra pouvait parfois mieux le payer que les perfectionniste et orgueilleux Ventuséen, dont il partageait les défauts et les qualités. Mais où trouver un emploi rentable ?  

Oh, ce n'était pas si grave. La chance allait bien lui sourire, comme ce qui venait juste de se passer. Ne venait-il pas de gagner une bonne petite somme grâce à ce brelan d'As miraculeux ? Et si. Donc, il fallait en profiter. La chance le souriait, et il allait vite recevoir un nouveau travail. Sa réputation n'était plus à faire. Tout comme ses tarifs. Maintenant, il réfléchissait. Où aller ? Oh. Il allait laisser le hasard s'en décider. Il sortit alors sa bourse, et attrapa l'une des pièces qu'il venait de gagner; Elle était sans doute encore « chargé de chance », chance qu'elle avait porté. Il la tira en l'air. Si elle tombait sur face, il partait vers le port, et se renseignerait pour éventuellement repartir sur le continent. Si elle tombait sur pile... Il irait vers la place principal de la ville. Il attrapa la pièce alors avant qu'elle tombe par terre. Face. Il allait aller vers le port. Partira-t-il ? Il n'en savait rien.

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Jeu 30 Jan - 17:01
Elles chantaient, leurs voix sourdes et suaves susurrants secrets séduisants sur secrets enivrants, tant et si bien qu'enchanté par tant de tentations l'espace d'un temps, il perdit pieds. Il était chef exécutif du conseil de Ventus, co-fondateur du club Steinberg, assassin d'exception, inventeur talentueux, artiste surprenant, entrepreneur impitoyable... Il était un génie siégeant sur le trône d'une nation d'intellectuels, d'individus qui créaient ou mourraient, enseignaient ou disparaissaient. Il n'avait pas été choisit par le peuple, il ne s'était pas emparé du pouvoir, il avait prouvé sa capacité à diriger alors qu'il avait à peine une vingtaine d'années. La nation du vent méprisait la médiocrité et respectait le talent où qu'il soit, quel qu'il soit. La force, l'intelligence, la beauté, la volonté... avoir des capacités ouvraient les portes de la réussite, mais la réussite n'acceptait que ceux capables de la supporter. Coup bas, fourberie, trahison, amitié, manipulation, espoir, courage, détermination, intelligence, honnêteté... un complexe et subtile mélange de tout cela et bien plus encore, aussi harmonieux que chaotique, aux fondations aussi stables que ses gens imprévisibles.

Ventus était telle un pièce de monnaie, à deux faces. D'aucuns parlaient de l'esthétique intellectuelle raffinée, libre et évoluée. D'autres de l'inégalité flagrante entre les individus selon leurs capacités, des trahisons et manipulations dansantes au cœur de ceux qui menaient la danse. Tous parlaient de ces deux face, certains pour décrier la nation de la liberté, d'autres pour encenser la nation de la rébellion. Mais, Ventus était bien plus complexe, unir ces deux facette eu été insultant pour la nation révoltée contre la banalité. Ventus, ou le premier adversaire de l'empire d'Eholis. Ventus, ou le sauveur de l'héritage d'Ehol. Ventus, pays seul qui mis en échec les armées du roi d'Ignis et du roi de Terra. Personne n'impose sa loi à la nation des hommes libres, elle suis ses propres règles, les change, les modifie ou les ignore selon la situation. Sombre miroir de l'élévation spirituelle du culte rendu à Watos, complexe reflet de la loi du plus fort d'Ignis, antithèse de la solidarité terrane. Ventus, une nation faite d'homme libres, aussi multiple et imprévisible que l'est l'humanité... en bien tant qu'en mal.

Et les sirènes chantaient à ses oreilles une mélopée sans fin, cacophonie cacochyme et bancroche, caressant sans s'arrêter les rêves de leur auditeur. Chimères éveillées et fantasmées tournoyaient, tempêtaient, tonitruantes oraisons funèbres, offertes à la contemplation egocentrique d'un unique homme. Carel Ashbringer était devenu Kyriel Bernkastel, il n'était pas nécessaire qu'il vive avec le sombre passé qui était le sien, pourquoi ne faisait-il pas table rase? Ventus l'avait accueilli et sublimé, l'avait reconnu comme l'un des siens, comme le meilleurs des siens. Il appartenait à la nation des esprits éveillés, qui faisaient du doute non pas l'épée de l'indécisions, suspendue tel le glaive siégeant au dessus du trône de Damoclès mais, en avait fait la lame qui tranchait l'ignorance et l'indécision. Pourquoi ne s'offrait-il pas définitivement à Ventus? N'en devenait pas le plus grand des aristocrates, menant sa nation vers la gloire et le triomphe, vers l'élévation de l'esprit? Il lui suffisait d'abandonner le sang ignisien qui coulait dans ses veines pour cela non? N'était-ce pas ce qu'il était dès le début?

Jamais!

Fureur

Et les sirènes répliquaient implacablement, juges impitoyables de son âme. Murmure de l'esprit à peine audible, lui rappelant qu'il était devenu l'homme d'aujourd'hui car le passé avait guidé ses pas jusque là. Ignis l'avait mis à l'épreuve et, la loi du plus fort l'avait reconnu. Kyriel Bernkastel existait car, Carel Ashbringer était né. Pourquoi dissimulait-il son sang d'Ignis si, ce n'était pour offrir à la nation des forts la nation de la connaissance? Il pouvait faire danser le pays du vent dans ses mains, actionner de ses doigts lestes et habiles les fils de la politique. Et ainsi amener, faire glisser cette nation qu'il menait, dans les bras de ceux qui avaient déchu l'empire d'Eholis où les lois de l'excellence et du plus fort, préceptes naturels de l'être humain avait été reniés. Pourquoi la nation de l'excellence ne s'unissait-elle pas à la nation de la force? L'union de ces deux entités n'aurait-elle pas donné naissance à quelque chose de sublime? L'exergue de l'humanité? Mais, n'était-ce pas ce qu'il avait déjà entamé?

Non!

Passion

Et les sirènes assénaient sans hésiter leur sentence finale. Que voulait-il donc alors? Pourquoi ne prenait-il pas ce qui lui était offert, ce que nul autre que lui ne pouvait obtenir? S'il abhorrait cette humanité misérable autant qu'il l'adorait, pourquoi ne la hissait-il pas au rang de divinité suprême? Pourquoi ne l'offrait-il pas au chaos absolu? Pourquoi ne la faisait-il pas sombrer dans les ombres et le tumulte de la violence, il lui suffisait de...

Suffit.

Victoire

Non, les sirènes pouvaient chanter autant qu'elles le voulaient, il n'était pas orgueilleux et égoïste tel Ulysse, à vouloir écouter leur chant et s'en délecter tandis que ses hommes trimaient, sourds et aveuglement obéissants tandis qu'ils ramaient, vers une mort certaine. Non, il les écoutait car il n'avait pas le choix et car il les acceptait. Elles étaient partie de lui, pernicieuse facette sournoise et insidieuse de son esprit qu'il ne pouvait renier. Il s'acceptait tel qu'il était pleinement. Il était l'homme qui marchait entre ombre et lumière, s'avançant sur une voix de ténèbres, laissant le grand vide le guider sur un chemin de cristal d'opium et de cendres de corail. Il passerai par les portes sanglantes du paradis. Et lorsque son esprit s'ouvrirai enfin au monde, les étoiles et la lune, le soleil et le ciel, l'eau et la terre, le feu et le vent, tous ceux qui existent et ont existé lui raconteraient leurs amours passés et leurs légendes. Il n'était qu'un homme parmi tant d'autre, dont le don était la connaissance. Par les minuits de chants et de ruines il cheminait en seigneur triomphant, seigneur inique au cœur des ténèbres. Le bien et le mal s'unissaient, s'enlaçaient dans une danse enivrante et sauvage. Etreinte charnelle de l'esprit qui dévorait l'âme et la baisait de mille caresses aussi voluptueuses que douloureuses.

Kyriel Bernkastel n'était qu'un homme parmi tant d'autres, un homme qui s'était autrefois éveillé à ses instincts primaires et, qui virevoltait alors avec grâce et impertinence. Tel un roi vêtu de haillons, dissimulé, maquillé, il s'avançait sans que nul ne le reconnaisse. Bondissant et s'élançant avec puissance mais tranquillité, masquant la véritable puissance de son pacte. S'il attirait l'attention alors qu'il s'avançait dissimulé, ce n'était pour aucune autre raison que le temps qui, ne cessant de le presser le poussait à avancer avec hâte, lui hurlant de ne s'attarder trop. Il savait où il devait aller, jusqu'à qui il devait arriver et qui il devait atteindre. Il connaissait sa destination mais, ne savait ou la trouver véritablement. Et à l'image de celui qu'il recherchait, dame fortune était la maîtresse qui exigeait qu'il la satisfasse sous toutes ses formes, tel l'amant qu'il était.

La frontière qui se dressa devant lui, au cœur de la cité de pierre se dressant en reine majestueuse sur l'étendue d'eau, était un obstacle aussi gênant que pratique. Il allait devoir passer par dessus ce mur, cela le ralentirait dans sa course et, donnerai une chance aux limiers qui l'avaient retrouvé de le rattraper. Le sourire du prédateur chassant en se faisant proie se dessine sur les lèvres de celui qui fuit. Non, il est pactisant alors ce mur ne peut lui poser de problème, il ne s'agit que d'un obstacle parmi tant d'autre, un obstacle qu'il se doit de passer à la manière de l'homme qu'il est, avec brio. Et, avisant une brouette trainant sur le palier d'une maison quelconque, il s'en empare sans aucune hésitation, l'envoie dans le mouvement valser contre le mur, roue en avant. Il arrive au niveau du mur, au moment ou la brouette finit sa course, d'un mouvement habile pose un pieds sur la brouette, amplifiant son mouvement de sa force de pactisant sans aucune difficulté. Emporté par le mouvement celle ci se retrouve alors à pivoter sur son unique roue, le chef exécutif du conseil un pieds en équilibre instable sur son instrument de saut improvisé.

L'espace d'une seconde, en se minuscule instant, fragment d'éternité d'une vie, le temps se retrouve comme gelé pour celui qui a pactisé avec le gardien de la bibliothèque du monde. Il se sent dansant sur l'axe circulaire de l'univers, cycle aussi infime qu'infini, défiant les lois naturel de l'univers. Ses mains agrippent le rebord du mur alors que son appui éphémère l'abandonne, le temps reprend son vol et, alors il se hisse avec aisance de l'autre côté, contemplant ses assaillant qui ne ralentissent pas, bien décidés à le poursuivre. Heureusement, après tout ne sont-ils pas des professionnels habitués à agir de concert? Il serait obligé d'aller tuer celui qui les avait engagés si ceux ci n'était pas compétents, s'eut été une insulte à son égard que ne n'envoyer que des amateurs. Il se réceptionne alors dans la rue tombant presque nez à nez avec une personne qu'il reconnait sans mal à la description qu'on lui a faite.

Dame fortune lui sourit. Il s'empare de sa bourse bien remplis qu'il envoie à l'homme.

-Cette bourse vous appartiens si vous m'aidez!





[Et voilà! Ca a mis un peu de temps et je m'en excuse, si quoi que ce soit te pose problème n'hésites pas à me le dire!]



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Sam 1 Fév - 14:46
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Haut-Ecume était n'empêche une superbe ville, quand réfléchissait un peu Heraclius. Il aimait bien ses ambiances, ses relations, ses discussions. L'argent était bien entendu la principal raison d'être du mercenaire, mais cependant... Parfois, il savait qu'il devait changer de pensée, de préoccupation. Heraclius s'intéressait surtout à l'argent, oui, mais devenir mono-maniaque, cela ne devait pas du tout être son destin. Hors de question. Il n'allait pas sombrer dans la démence pour l'argent, car il savait que cela ne le mènerait qu'à la mort, la Terrible et Seul Mort, qui prenaient tous, seul véritable égalité dans ce monde régit par les inégalités, et dont le moteur était véritablement le talent. Uniquement à Ventus me direz-vous ? Non pas du tout. Peut-être que Ventus était une exagération, une hégémonie de se triomphe de la perfection... Mais ne me dîtes pas qu'un éternel raté, quelqu'un qui ne sait rien faire pourrait réussir à vouloir les plus hauts postes, dans d'autres nations. Il fallait être réaliste une seconde, et se rappeler que bien souvent, la vérité était amère. Ventus était la région de l'excellence, mais au moins, elle reconnaissait sa tare qu'était de maltraiter les faibles et non puissants.

Il allait partir, un jour. Les voyages forment la jeunesse, certes, mais surtout forment l'expérience. Heraclius voyageait entre Terre, Ventus, et parfois, allait voyager jusqu'aux terres Nordiques d'Aquaria. Peut-être qu'un jour, il partirait pour toujours de cette contrée, vers un lointain paradis... Vers là où les gens ne le connaîtraient pas, ne se soucieraient pas de ses origines, ses compétences... Vers là où là moindre femme pourrait faire peut-être semblant de l'aimer. Personne ne l'attendait, personne ne le connaissait, personne ne souciait exactement d'un mercenaire. Il voyait les chemins de manière trouble, effacé. Mais il voyait la-bas l'aventure. Était-ce la présence de cette air marin, qui le rendait poëte...? Le petit mercenaire voulait devenir grand, écrire seul son roman, aller à pas de géant... Les bateaux semblaient claquer leurs grandes voiles. Mais il savait qu'un voyage n'était bien souvent qu'une partie d'une boucle. Emporté par tout les courants, il finirait pas rentrer, voyant son avenir dans son lieu de naissance... Heureusement, son hésitation de voyage, cette envie volatile, s'envola, avec comme réveil le son d'une bourse pleine qui tinta.


"Cette bourse est à vous si vous m'aider."

Le mercenaire regarda l'homme qui venait de lui déclarer ses propos, et attrapa en vol la bourse que celui-ci avaient décidé de lui envoyer. Cela ne lui prit pas des années à deviner avec qui avait-il affaire. En même temps, un habitant d'un pays, était toujours capable de réussir à trouver son souverain, et à reconnaître les portraits de ses régents. Même le plus analphabête était habitué à voir le portait d'un Roi pour le reconnaître, et cela, l'Histoire l'avait toujours retenu. Pourquoi le droit de frapper monnaie était si recherché ? Et pourquoi les Rois voulaient tant se faire représenter sur leurs monnaies respectives ? Le droit de frapper monnaie avait toujours été considéré comme un cadeau régalien, un droit royale, que les souverains n'offraient qu'avec parcimonie. Ce genre de droit avait été la première cause des Querelles des Investitures, par exemple, pendant le Haut-Moyen-Âge. Se faire connaître, et reconnaître par la monnaie, c'était de se rendre immortel, connu. Mais en quoi cela nous regarde-t-il ? Question légitime. Cela expliquait pourquoi Heraclius arrivait à reconnaître sans aucun problème le Grand Manitou, même, de la région de Ventus, de l'état perfectionniste et inégalitaire. Il tatta la bourse, pour avoir confirmation qu'elle était bel et bien remplit

"Donc, ainsi vous chercher l'aide d'un mercenaire, Bernkastel."

Il regarda l'Homme, d'un air étonné. C'était étonnant de penser que l'un des hommes les plus puissant... Non. L'Homme le plus puissant de Ventus cherchait l'aide d'un mercenaire, certes renommé, et assez cher, mais il cherchait l'aide d'un mercenaire. En quoi pourrait-il être utile exactement ? Il se demandait bien. Un mercenaire, combattant, pouvait avoir de nombreuses utilisations, de l'assassinat, ce qui n'était pas du tout le type de contrat qu'Heraclius connaissait le plus, au simple et bête métier de protection, pour éviter les bandits des grands chemins. Heraclius ne cherchait pas l'excelance, il cherchait la richesse, la fortune, l'aisance. Ce que cette homme pouvait lui offrir... Mais il savait que la méfiance était de base, dans une vie de mercenaire. Les contrats les plus juteux pouvaient être les plus dangereux, et les plus modestes les plus sûrs... Mais où était le frisson du hasard, sans ? Eternel paradoxe, il devait réussir à jongler entre perfection, et modestie. Perfection pour être un Ventuséen. Modestie pour plaire aux puissants de Ventus, qui n'aimerait pas la triste vérité qu'était que la Perfection était inexistante, et que bien souvent, celui qui ne l'était pas, était le plus grands.

"Je suis intéressé par votre offre. C'est exactement ce que je recherchais en ce moment."

Il remercia sa bonne étoile, tout en restant méfiant. Il serra dans son poing, avant de la jeter, sa pièce porte-bonheur, et la rattrapa, avant qu'elle tombe par terre... En effet, la situation était tellement bien tombé que cela en devenait presque cocasse, amusant. Le hasard faisait bien les choses, non ? Trop bien. La méfiance devait être de mise. Quand même. N'était-il pas devant le chef de Ventus ? Il n'était jamais allé trop loin dans l'irrespect des lois, il s'était toujours contenté de ne pas trop les malmené, et de ne pas faire en sorte de ne pas perdre trop d'argent. Mais quand même. Il se savait connu, mais il ne voyait pas en quoi le Grand Kyriel Bernkastel pourrait être intéressé en lui. Sauf s'il avait un plan précis... Ou une mission qui nécessitait un sacrifice, ou d'entrer dans l'illégalité. Ou d'autres idioties du genre. Le fameux mercenaire était en pleine réflexion. Les deux étaient possible, tout dépendait maintenant de ce qu'allait demander le fameux chef exécutif de Ventus. Ce qui fit, logiquement, déclarer au mercenaire :

"Mais en quoi consiste-t-elle ? Je suis loin d'être dans l'envie de me faire pigeonner, gamin."

Et bien, on pouvait halluciner devant les déclarations d'Heraclius. Mais en même temps, il était toujours dans l'idée que cette homme avait besoin de lui. Et puis, ce n'était pas en faisant des courbettes qu'il allait gagner de l'argent. Il joua avec la bourse qu'il fit tournoyer en l'air, profitant qu'elle était bien fermé, pour pas que les pièces s'échappent, changeant de la simple pièce. Le mercenaire n'avait de toute façon que peu de respect avec les puissants. Ce n'était pas en faisant des courbettes qu'il réussirait à briller pour le fameux pays de Ventus. Et il supposait, et espérait, que ce n'était de toute façon, pas ce que recherchait en lui, Kyriel Bernkastel. N'était-il pas l'un des hommes les plus puissant politiquement du monde ? Il n'avait pas à payer pour avoir une prostitué de gloire s'inclinant devant son pouvoir. Pour Heraclius, il n'était qu'un gamin, un jeune homme, qui avait une dizaine d'année de moins que lui. Cependant, il n'était pas dupe. Cet homme était chef Exécutif du Conseil. Certes, Heraclius pensait ouvertement qu'il n'était qu'un politicien, qui devait porter l'épée que pour la noblesse, et dans le meilleur des cas pour lui, ne durait que quelques minutes avant de passer sous sa lame. Cependant, c'était le chef de l'état. Et si le tuer serait d'une simplicite, aux yeux d'Heraclius... Les conséquences se feraient vite sentir. Alors pourquoi ses déclarations qui pouvaient provoquer la colère d'un homme pouvant le tuer, sans problème ? Car c'était le frisson du hasard, comme toujours ! Le Hasard, la chance... Il ne voulait pas du tout partir dans une relation simple avec ce client, simple monnayeur. Il voulait du risque, de l'amusement... Tel un jeu de hasard, sa relation avec ce potentiel client était faîtes de provocations, de bluff... Le tout pour remporter le pactole au final, ou tout perdre.

Un courant d'air frais ballotta relevant le turban du mercenaire à l'épée. Les courants d'airs étaient relativement logique vu la situation, étant donné que la zone était très venteuse, ce qui était courant avec les grandes zones d'eaux. Non ? Le vent frappait de manière violente la ville forteresse. Comme une sylphe, elle était vire-voltant, présente... On pouvait presque la personnalisé... Une nymphe de vent qui passait tranquillement, entre deux hommes, ici présent. Tout cela était comme une personnification de Ventus. Au final, ce vent fouettait les visages des deux protagonistes de cette curieuse scène. Un chef d'état parfait, et un humble mercenaire. Et c'était le premier qui déclarait avoir besoin du second. Tel une scène de Western, il était d'une grande difficultés de dire exactement ce qui allait se passer. Un contrat entre les deux hommes, l'un devenant affilié à l'autre, pour rémunération ? Ou bien, les tensions entre l'Homme représentant la perfection même, pour être devenu chef de l'état de Ventus, et un mercenaire qui avait justement vécu dans ce mépris de cette élite, mais qui rêvait de la rejoindre sans le reconnaître, pousseraient-elle carrément à l'affrontement ouvert ? Si la seconde était peu probable, aucune possibilité n'était à négliger. Mais seule vérité du moment, le vent soufflait fort, faisant vire-volter la tunique blanche du mercenaire.

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