Le temps passe si vite ; surtout quand on est saoul. [PV : Brunhild Mayfair]



 

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Le temps passe si vite ; surtout quand on est saoul. [PV : Brunhild Mayfair]

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Jeu 17 Oct - 22:55
Dans la vie de tout être humain, aussi pauvre ou riche soit-il, ou encore noble ou gueux, il arrive à tous un moment comme celui-ci. Un moment particulier qui de personne en personne est tantôt bien accueilli, tantôt rejeté. Pour ce dernier cas nous parlerons alors de machine de guerre ne servant qu'à une seule chose : travailler. Car oui, toute personne venait à un moment à vouloir souffler un peu, se poser et réfléchir ou bien encore juste se reposer. Mais d'autres eux profitaient de ces moments pour s'entretenir, peut-être physiquement mais ce soir-là nous parlons bien d'une personne ayant décidé d'entretenir sa 'famille', incluant ses proches. Et justement il était question de cela exactement, un proche. Une amie de longue date que Warnoch n'avait plus beaucoup eu l'occasion de fréquenter ces derniers temps, à son grand regret. Il était le genre de personne a toujours vouloir conserver ses liens, même si cela était parfois dur pour diverses raisons, comme le devoir par exemple. Mais la chance fut de son côté car il trouva enfin un moment idéal où il pouvait renouer avec cette personne, rattraper un peu le temps perdu, bref passer du temps avec elle.

-"J'imagine que tu dois déjà connaître et aimer cette taverne, je pense qu'on y sera bien dedans."- Dit-il sobrement à la grande générale.

Ce soir-là il n'y avait plus de grades ni de titres, juste deux personnes, deux amis prenant du temps ensemble. Ainsi Warnoch ouvra la porte et dans le respect des règles lui ayant été inculqué, laissa passer Brunhild en première. Celle-ci devait sûrement connaître les lieux car tel qu'il la connaissait, c'était typiquement son type d'ambiance/lieu favoris, du moins il pensait. La soirée débuta alors sous de bons hospices, les deux officiers prenant place dans la salle. Heureusement qu'ils étaient en tenue civil et non officiel, sinon les regards se seraient immédiatement tournés vers eux, et pour une soirée calme, ça aurait été raté. Le chef de la garde souhaitait rattraper du temps perdu au cours de ces derniers mois, voir années avec Brunhild. Celle-ci avait 'disparue' de la circulation il y a quelques temps et cela avait plutôt attristé Warnoch. Mais ceci appartenait désormais au passé et sa joie de pouvoir la revoir de nouveau était intacte, heureusement.

La taverne n'était pas comme les autres dans le sens où celle-ci s'apparentait plus à un établissement "chic" que populaire. Un cadre idéal presque reposant, c'était pour ces raisons que l'homme avait choisi celle-ci. Une fois qu'ils étaient bien installés, Warnoch interpella un serveur et lui demanda une bouteille et deux verres … Quoi de mieux pour se réchauffer et ouvrir ? Le fait que leur rang était mis de côté pouvait beaucoup aider, cela donnait une dimension plus personnel. D'ailleurs, en réalité ils n'avaient pas vraiment besoin de cela. Revoir Brunhild lui rappelait tant de souvenirs, aussi lointain que plus proche, mais des souvenirs tout de même. Rien qu'en repensant à leur seule année d'étude à deux, cela décrocha un sourire au chef de la garde qui décida alors de briser la glace, et de remonter dans le temps.

-"Ça faisait longtemps Brunhild, et je dois dire que ça me fais toujours autant plaisir d'être en ta compagnie. La dernière fois remonte à quelques mois si je ne me trompe pas … Enfin, profitons de cette soirée pour corriger ça."- Dit-il avec un léger sourire.

Servant le verre de la générale en premier, il leva le sien après comme pour trinquer puis bu d'un seul trait. On ne faisait pas dans la demi-mesure chez lui au moins. La soirée s'annonçait bien, il ne restait plus qu'à espérer qu'elle le soit jusqu'au bout. Il n'y avait aucun signe qui montrait le contraire du moins. Warnoch lui demanda ensuite comment ça allait depuis sa nomination à son poste actuel, curieux d'entendre ce qu'elle avait bien pu d'ores et déjà accompli comme faits. Cela ne datait certes pas de dix ans, mais en l'espace d'une année beaucoup de choses pouvaient se dérouler surtout quand on était le grand général.

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Dim 20 Oct - 15:59
Lorsque l’on atteignait les postes suprêmes, s’offrir du temps pour soi relevait bien souvent de l’exploit, alors trouver un créneau ou deux personnes pouvaient le faire relevait tout simplement du pratiquement impossible. Pourtant, à l’invitation de son vieil ami Warnoch, Brunhild avait fait un grand effort pour organiser son calendrier de tel façon à pouvoir profiter de cette soirée de libre, loin de ses traités de stratégies, de ses cartes, de la gestion quotidienne des rapports, qu’il s’agisse de lecture ou de classement, ou de la rédaction de la réorganisation des unités et du déploiement de ses dernières, un travail titanesque, surtout à l’approche d’une période aussi troublée que celle qui menaçait le continent tout entier. L’héritière déchue n’avait cette fois pas emmenée son aide de camp : c’était un rendez-vous privé ou elle n’avait pas sa place, même s’il est inutile de préciser que Mira n’a que moyennement digérée cette décision, n’accepta guère de voir sa supérieure partir sans escorte. Elle décelait toutefois une pointe de jalousie, mais préféra ne pas relever : maintenir un non-dit était parfois moins destructeur qu’une dispute franche et directe, n’en déplaise à la femme a la chevelure de flamme qui était plutôt de l’avis inverse.

Partant pour une simple soirée autour d’une table avec une bouteille et quelque verres en compagnie d’un ami, la dame avait délaissée son armure pour une tenue certes masculine, mais plus adaptée à la soirée qu’elle passerait, à savoir une chemine et un pantalon d’une couleur marron, sobre et efficace, portant certes quelques ornements militaire, mais rien de particulièrement tape a l’œil. Sa chevelure saumon seule suffisait à l’identifier, elle savait impossible de passer une soirée incognito, mais il lui avait semblé totalement incongru, voire irrespectueux, de rejoindre son ami tout en armure, avec le bruit et l’inconfort que cela aurait pu susciter dans une ambiance chaleureuse et des retrouvailles nécessaire entre les deux officiers les plus gradés de l’armée Terrane, a l’exception de la Reine bien entendu, qui avait une place à part. Elle avait toutefois quittée le QG assez tard, obligée de régler quelques ultimes détails et laissant la gestion des affaires courantes a ses subordonnés les plus proches, elle avait choisi de laisser a Mira sa soirée également et cette dernière partirait probablement dans les bas quartiers recherchait la sensation d’enivrement dont elle avait besoin pour s’amuser. Pour sa part, Warnoch lui avait donné rendez-vous dans une auberge des quartiers plus favorisé qu’elle connaissait bien pour s’y être rendu de nombreuses fois à de multiples occasions. Le lieu était discret et efficace, aussi bien pour traiter de choses sérieuses que pour des retrouvailles entre amis, comme le serait cette soirée.

Elle avait toutefois songée a un détail particulier et glisser autour de son cou le collier qu’il lui avait offert pour son mariage. Même si cela n’était pas liée à un souvenir heureux, elle fut touchée par l’attention et le jeune homme était resté à ses côtés aussi longtemps que possible pour la soutenir durant une cérémonie qui avait pris l’allure d’une épreuve davantage que d’une journée de joie, elle passa d’ailleurs bien plus de temps avec lui et son beau-frère que son mari lui-même. Comme elle ne se rendait jamais quelque part sans arme, elle s’était contentée d’une épée classique accrochée à sa ceinture, qui serait largement suffisante si un problème venait à survenir. Elle était donc simple et élégante, sans être particulièrement resplendissante et gracieuse, ce qu’elle ne sera de toute façon jamais, malgré sa chevelure saumon, Brunhild était une guerrière et son corps serait toujours taillée pour la guerre, quoi qu’elle fasse pour essayer d’avoir l’air plus féminine, ce qui lui donnait toujours l’impression d’être davantage un paquet cadeau qu’elle-même d’ailleurs, mais elle avait toutefois fini par s’y faire lors des rares cérémonies ou elle n’avait d’autres choix que de paraitre en robe.

Lorsqu’ils arrivèrent devant l’auberge, il remarqua qu’elle devait déjà connaitre l’endroit et elle hocha la tête pour prouver que c’était bien le cas, affichant un sourire aimable. Galant, l’homme la laissa passer la première et elle le fit d’une démarche altière et sobre, comme à son habitude. L’atmosphère du lieu, calme et agréable, lui fit le plus grand bien en comparaison de celle du QG, souvent agité ou des voix s’élevait sans cesse a la réception de tel message, pour exécuter tel ordre, et bien d’autre chose qui pouvait laisser croire que les militaires luttaient souvent contre des problèmes imaginaires. Le duo s’installa rapidement à une table et un serveur vint rapidement chercher leurs commandes : pour le moment, ils se contenteraient d’une bonne bouteille et deux verres, ce qui leurs permettraient de trinquer ensemble et évoquer autant le bon vieux temps que de parler d’avenir et des proches. Enfin question proche, cela irait plus vite pour Brunhild, elle n’avait plus beaucoup de famille désormais. Warnoch fut le premier à s’exprimer, évoquant le fait qu’ils ne s’étaient plus vu depuis longtemps, quelques mois déjà, et qu’il était ravi de la revoir. Brunhild tourna son regard vers l’horloge et observa le cadran, puis repris la parole en lui rendant son sourire


« Quatre mois, sept jours et six heure trente minutes très exactement. Et encore, nous nous sommes à peine croisés quelques minutes au palais alors que j’allais déposer un rapport. C’est toujours un plaisir de pouvoir passer un moment en ta compagnie. »

L’exactitude en toute chose fut toujours une obsession chez Brunhild, comme nombre de Mayfair, mais cette fois, elle l’avait fait autant pour prouver l’affection qu’elle avait pour leur rencontre que dans l’objectif de l’amuser en rappelant l’un de ses traits de caractère. Il versa les verres, commençant par celui de l’héritière déchu, puis les deux amis trinquèrent, avant, comme à leur habitude, de boire d’un seul trait. Ils ne profitaient pas vraiment du goût certes, mais Brunhild s’était pour sa part habituée à ce genre de consommation après Albio, lorsqu’elle était simple capitaine : elle avait pris l’habitude d’aller « s’encanailler avec la troupe » comme le voulait l’expression consacrée et donc de boire rapidement avec le geste rapide. La dame reposa son verre et son ami lui demanda ce qu’elle devenait depuis sa nomination au poste de Grand Général, s’inquiétant probablement de la voir user sa santé dans des problèmes plus ou moins imaginaire. Oh oui, elle en avait des problèmes à régler et elle imaginait bien que la reine elle-même devait vivre à peu près les mêmes. Elle n’entrerait pas dans les détails ici, car ils étaient tout de même dans un lieu public et si la parole est d’argent, le silence est d’or. Toutefois, elle pouvait toujours parler de quelques menus détails sans importance de manière vague.

« Oh c’est toujours la même chose : des nouvelles responsabilités amènent à devoir réformer des choses et faire face aux résistances de certaines personnes prenant l’armée pour un centre de vacance ou un pourvoyeur d’emploi fictif. De plus, il faut que le sénat approuve le budget chaque année, ce qui est également une épreuve en soit, mais les choses avancent dans le bon sens. Si cela devait tourner mal, je t’assure que nous serons prêts. »

La fin du traité… Elle risquait de changer tant de choses… Le regard de la dame s’assombrit un instant, essayant de mesure les conséquences de celui-ci sans pour autant pouvoir les prévoir : elle était militaire, son rôle était de s’assurer que l’armée soit prête et c’était ce qu’elle faisait. Si elle voulait vraiment une estimation de la manière dont les choses pouvaient tourner, il serait préférable de contacter pour cela sa sœur Morgane et cela, elle le savait bien. Toutefois, elle n’avait pas vraiment envie d’évoquer des choses aussi sérieuses lors d’un rendez-vous avec un ami, aussi préféra-t-elle ce qui lui sembla le plus censé pour détendre l’atmosphère : elle s’empara de la bouteille et versa immédiatement le breuvage dans les deux verres, un bon remontant leurs feraient le plus grand bien, même s’il n’était pas franchement recommandé de boire aussi vite deux verres, pour le moment, elle s’en moquait, mais avant de reporter le verre à ses lèvres, elle repris la parole

« Et toi, que devient-tu ? La famille va bien ? »

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Dim 20 Oct - 23:39
Après avoir entendu Brunhild préciser avec une exactitude des plus perfectionniste le temps qui s'était écoulé depuis leur dernière entrevue, Warnoch en aurait pu rester bouche bée. Mais il la connaissait et bien que cela l’impressionnera toujours, cela ne le surprend malgré tout plus de l'entendre ainsi. Cela le faisait même sourire, car ça signifiait qu'elle n'avait pas changé et c'est une bonne chose en soi. L'homme fit un signe de la tête pour la remercier du compliment, et aussi pour approuver le fait que leur dernière entrevue était plus ou moins brève. Si sa mémoire était bonne il s'agissait de quelques minutes au palais. Ah, ce dernier … Spécialement pour Warnoch il contenait tant de souvenir. Ce fut là-bas que sa carrière se joua principalement, ce fut bel et bien au palais qu'il fit connaissance de la reine et de son défunt père pour la première fois. Tant d'images lui remontait à l'esprit rien qu'en ayant évoquer ce lieu, c'était une grande partie de sa vie qu'il représentait. Que serait-il à présent sans cette époque ? Certainement pas ce qu'il était à ce moment. Un petit sourire se traça de lui-même sans qu'il puisse y faire quelque chose, mais il revint vite à la réalité et ne put qu'être d'accord avec Brunhild concernant les nouvelles responsabilités.

-"Tant qu'on aura des personnes compétentes pour maintenir notre armée debout, les choses ne pourront pas empirer, c'est déjà cela."- Dit-il sur une pointe humoristique.

La vie d'officier n'était pas de tout repos, c'était une certitude. Warnoch n'avait pas les mêmes activités que la générale mais était aussi concernés par des tâches ayant la même équivalence. De ce fait il comprenait parfaitement son point de vue et le partageait même. On ne pouvait se rendre compte de la difficulté de la tâche que lorsqu'on était dans le bain, comme on disait. Et les tensions qui se profilaient à l'horizon ne présageaient strictement rien de bon, il était à prévoir une période trouble … Si ce n'était pire. Mais une taverne aussi soignée qu'elle soit n'était pas un bon endroit pour discuter politique et militaire, les murs avaient des oreilles après tout. Alors, lorsque la question sur sa famille retentit il s'avança légèrement.

-"La famille va bien, et heureusement. Je me fais du soucis de ne pas pouvoir la voir aussi souvent que le voudrais, mais l'activité au palais se fait de plus en plus intense. Et mes devoirs envers la reine passent avant tout je présume … Pourtant je donnerai cher pour ne serai-ce passer une journée entière avec eux."-

Ceci étant dit, il pensait surtout à sa petite fille qui lui manquait énormément. S'il y avait bien une personne qu'il aurait aimé voir tout les jours, c'était bien Veannë. Warnoch s'était rapidement attaché à elle et ce fut presque comme si son instinct paternel s'était éveillé. La savoir loin de lui l'attristait mais il ne pouvait faire autrement. La sécurité de la reine, surtout en ces périodes, était plus important que tout et s'il avait vécu tant d'épreuves pour parvenir à son poste de chef de la garde, ce n'était pas pour se dérober à son devoir pour un désir personnel. Soupirant en repensant à tout cela, il avala sans refus et d'un seul trait le verre que venait de lui servir la générale, il en avait bien besoin à ce moment. Cependant il savait que boire trop vite était en général pas conseillé, surtout quand on buvait tout d'un seul trait. On pouvait rapidement ne plus voir défiler les verres devant soi.

-"Je pense qu'on devrait s'organiser ça plus souvent, bien que je sais aussi que la gestion de notre temps ne nous le permettrait sans doute pas. Enfin … Permets-moi à présent de te retourner la question ; comment va la famille ?"-

Warnoch savait que actuellement la situation familiale de Brunhild n'était pas spécialement des plus parfaite, sans aucune volonté d'insulter son honneur. Mais malgré tout elle avait une sœur à sa connaissance, et son père. Morgane et Julien étaient tout deux des personnalités illustre au sénat, leur renommée n'était plus à faire. Alors, même si sa famille ne se résumait peut-être qu'en ces deux personnes, cela valait quand même le coup de savoir comment ils se portaient. Si cela risquait d'entacher quelques peu l'ambiance la soirée il s'en excuserait tout de suite, mais il mesurait ses mots et ses paroles au maximum pour ne pas froisser sa vieille amie. Warnoch repensait à son mariage dès lors, ce fut sans doute à cause du collier qu'elle portait ce soir. Il l'avait remarqué et même reconnu, ce collier n'était autre que celui qu'il lui avait offert jadis, à cette occasion. Un geste de la part de Brunhild qui lui fit plaisir, bien qu'il était au courant que ce même mariage n'était pas franchement un heureux souvenir pour elle. Comme quoi, les souvenirs et le passé pouvaient tantôt être agréables, tantôt l'être un peu moins.

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Ven 25 Oct - 17:08
Tout le monde avait ses mauvais souvenirs, ses fantômes qu’ils préféreraient oublier et même des personnalités aussi haut placées que Brunhild et Warnoch avait ce genre de problème, à moins qu’ils ne soient eux-mêmes bien plus exposés que les gens du peuple qu’ils avaient choisi de défendre. C’était plus facile pour le capitaine de la garde, qui vivait dans une famille soudé, grande et aimante, moins prestigieuse que les Mayfair, mais avec bien moins de rite, de secrets et de pression au final alors que la guerrière a la chevelure églantine n’avait eue d’autre choix que d’assumer un héritage qui lui fut brutalement retiré lorsque son corps révéla sa faiblesse et la trahi. Apparemment, les Artwhys se portaient bien et Mayfair en était ravie, elle connaissait plus ou moins certains d’entre eux et avait toujours trouvé cette chaleur humaine qui lui avait parfois tant manquée chez sa mère si froide, exigeante et intransigeante. Pourtant, jamais elle n’avait pu se résoudre à haïr Deirdre comme l’avait fait Morgane, pour l’ainée, leur mère avait agi ainsi pour les préparer au monde difficile et impitoyable auquel elles seraient confronté, mais la cadette n’était pas de cette avis et ce sujet représentait l’une des rares discussions tendue entre les deux sœurs.

L’homme n’hésita pas une seule seconde à boire de nouveau d’un trait le verre qu’elle lui avait servi avant de lui retourner la question. Brunhild devrait aller bien plus vite, mais l’homme, de crainte des oreilles présentes dans le bâtiment parla à voix basse et de manière assez concise, restant donc assez vague sur le sujet. Julien et Morgane Mayfair étaient deux personnalités publiques bien connue et qui s’était rendu célèbre au sénat pour des prises de positions souvent osé, devenant des portes paroles pour ceux qui n’avaient jamais voix au chapitre. Brunhild avait toujours admirée son père pour cela, et puisqu’il était le portevoix, elle avait fait de son mieux pour devenir le bouclier. Jusqu’ici, cela lui avait plutôt bien réussie malgré de nombreux obstacles. Parler de Morgane était en revanche plus difficile, il ne faisait aucun doute que sa jeune sœur, derrière son sourire angélique et son corps d’éternelle adolescente, dissimulait des ambitions propres aux dames de la maison des Mayfair. Même avec le pacte qui les liaient désormais, l’ainée avait parfois du mal à décoder les intentions de la cadette, mais l’inverse restait vrai, les deux femmes pouvaient être parfois des énigmes pour l’autre, malgré leur proximité étonnante.


« Julien continue de conseiller Morgane, cette dernière se montrant toujours plus active, au grand désespoir de tous les vieux qui préféreraient pouvoir continuer à se reposer tranquillement sur leurs magots. Je crois que cela l’amuse, ce que je trouve quand même un peu inquiétant, mais elle a l’air à l’aise, alors… Quant à père, tu le connais presque aussi bien que moi, il ne changera jamais… »

Julien Mayfair était un homme volage et toute personne le connaissant le savait. Délaissé par sa femme, il avait offert son amour a de nombreuses maîtresses et Brunhild ne l’avait ni condamné, ni approuvée pour autant. Elle ne faisait que le comprendre et savait bien que son ami, arrivé ou il en était, devait le savoir… Finalement, la perspective de boire son second verre cul-sec lui parut soudain acceptable et même nécessaire et la jeune femme ne se priva guère pour le faire. Sentir l’alcool brulait le fond de sa gorge avait quelque chose d’apaisant face aux craintes, mais aussi à la colère qui pouvait monter dans son être lorsqu’elle effleurait certaine pensées. Elle ne voulait cependant pas gâcher cette soirée qu’elle pouvait enfin passer avec un ami plutôt que de se plonger dans la haine ordinaire qu’elle nourrissait envers certaines personnes au quotidien. Le mieux était probablement de parler de choses simples, comme de bons souvenirs ainsi que d’Albio. Elle afficha un sourire espiègle avant de reprendre la parole et de raconter une petite anecdote, quelque chose dont elle était fière.

« Cette ambiance, bien que plus feutré, me rappelle ma dernière année d’Albio, lorsque nous avons organisé une évasion avec quelques amis pour faire gagner un pari a l’un d’eux. Sa mère tenait une auberge dans les quartiers de périphéries et l’avait mise au défi d’être capable de s’évader. J’ai mis plusieurs mois à préparer le plan, mais j’ai réussi… Malgré la punition, on ne l’a jamais regretté, et le regard amusé du directeur face à notre entreprise en disant long sur sa façon de penser. C’était le bon temps… »

La jeune femme soupira quelque peu face à se souvenir et se reposa un peu sur le dossier de sa chaise. Combien d’année maintenant ? Quinze années au moins… Mine de rien, elle rapprochait doucement mais surement de la quarantaine et ses plus belles années étaient derrière elle, gâchée par un mariage calamiteux de circonstance qui n’avait pas atteint ses objectifs. Oh, elle pourrait encore vivre quelques belles choses, mais sa vie serait faite désormais de guerre et de conflit constant, sans aucun répit jusqu’au trépas, elle ne se voyait de toute façon pas mourir dans son lit, ce n’était pas une mort digne d’une femme portant la redoutable épée Sanguine, la lame maudite de la tradition Mayfair…

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Dim 24 Nov - 15:53
Ce fut en guise d'un signe de tête que Warnoch acquiesça lorsque Brunhild lui répondit à sa question, concernant sa famille. Apparemment les Mayfair étaient toujours très impliqués politiquement parlant, cela devait être sans doute une 'destinée'. Le chef de la garde écouta la suite et ce souvenir que son amie était en train de raconter. Sa dernière année à Albio, Warnoch n'avait pu y assister car à cette époque il avait déjà quitté les rangs de l'école. En réalité, la seule années qu'ils avaient partagés ensemble était la première de la grande générale, qui coïncidait avec la dernière de l'homme. Le bon temps comme elle le disait, cela faisait le plus grand bien de le ressasser. Albio était une période dur mais remplie de bon souvenirs, même pour lui. Aux dires de Brunhild son esprit se souvint d'une multitudes de mésaventures qu'il connu là-bas, avec ses anciens camarades, et même amis. Ce fut aussi l'image de ce bon vieux Garanüd, tristement décédé de nos jours … Warnoch songeait, ce que le temps passait vite mine de rien. Soupirant il regarda la dame en face de lui puis esquissa un léger sourire lorsqu'elle eut finit.

-"Le bon temps en effet. Quand on repense à ces années, on se demandait comment on serait plus tard, à quelle place … Et ça me fais une étrange impression de nous voir là, des années après, à reparler de ces moments."-

La nostalgie était un ressenti pouvant s'avérer très intense par moment. La soirée était peut-être calme mais pour une fois, c'était agréable de pouvoir rester au calme. Habituer au bruit et à l'activité, on ne pouvait imaginer le bien que cela faisait de laisser le temps s'écouler sans pratiquement rien faire. Juste à parler, de tout et de rien, à rattraper ce temps qui a été perdu depuis trop longtemps. À priori donc rien ne pouvait entacher le moment qui se déroulait lentement mais sûrement. Sauf lorsque trois individus firent leur apparition dans la taverne. Pourquoi se soucier d'eux ? Ce n'était que des clients normaux après tout. La raison vint un peu plus tard, lorsque Warnoch laissa, accidentellement, ses oreilles traîner de leur coté. L'un d'entre eux s'adressa au tavernier, mais étant bien trop distant du chef de la garde, ce dernier ne put entendre exactement ce qui se disait. Toutefois, il ne fallut que quelques instants pour que le ton commence à monter sérieusement entre les deux interlocuteurs. Par-dessus cela, les deux autres hommes se joignirent à la dispute. Quelque chose ne tournait pas en rond, et cela se confirma dès qu'un poing alla se loger directement dans la figure du tavernier.

-"Je crois qu'on a des fauteurs de troubles ici."-

Disant cela il se leva immédiatement, encourageant Brunhild d'en faire de même avec un regard. Si ces trois hommes comptaient gâcher la soirée de tout les clients présents ici, c'était peine perdue. Ils avaient mal choisi leur moment car ce soir, il y avait les deux personnes les plus gradés du royaume, en dehors de la reine en personne. Warnoch n'avait pas ramené son épée mais avait toujours sur lui une arme de poing, quelque chose servant au moins à faire mal. Dans ce genre de situation il n'y avait guère besoin de grosses armes de toutes les manières. Régler ça à l'ancienne, avec les mains, c'était plus pratique. Et puis au moins cela lui permettrait de mettre en pratique cette technique si spécifique à la maison Artwhÿs, depuis le temps qu'il n'avait pas pratiqué. Donner quelques tartes ce soir était sans refus !

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