Lapis Manae (PV Octavia -Térence - Azalée - Sofia - Reno - Henry) 18+



 

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Lapis Manae (PV Octavia -Térence - Azalée - Sofia - Reno - Henry) 18+

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Lun 2 Sep - 2:16
Certaines choses ne peuvent accepter de véritables limite morales. Et la science fait partit de ces choses, tout au plus peut-elle accepter des règles de bienséance mais... mais il n'est pas possible de s'arrêter à de vulgaires considérations communes, cela n'est plus possible, nous ne pouvons plus faire marche arrière. Nos recherches ont provoqué la mort de nombreuses personnes, j'en suis conscient, c'est pourquoi nous arrêter est hors de question, ces vies sacrifiées ne feraient alors aucun sens. En écrivant ces simples mots, je n'espère aucun pardon, aucune rédemption, ce que nous faisons est un crime odieux contre l'humanité. Mais la guerre ne fait-elle pas plus de morts et de malheureux? Les soldats y sont préparés, mais, leurs familles ne le sera jamais, la mort d'un être proche est quelque chose de terrible. Alors sommes nous pires? Certainement pas, nous les valons bien. Si quelqu'un trouve ces notes, c'est que je ne suis certainement plus là pour m'occuper de ce projet qui me tiens tant à cœur, et vous qui lisez mes notes, voilà ma question. Êtes vous satisfait d'avoir détruit tout ce travail? D'avoir rendu ces morts inutiles? Êtes vous satisfaits de pouvoir utiliser nos recherches pour votre propre compte? Êtes vous satisfaits d'avoir mis hors circuit ceux qui sont capables de gérer ce dont vous vous emparez? Je vous le demande une dernière fois, ne vous occupez vous pas de ce projet uniquement pour satisfaire votre orgueil? Nous verrons bien, mais même dans la tombe, je ne pourrais que me gausser de vous, car je sais que j'ai raison.

**

Ah, la charmante ville de Gloucester, si calme en temps normal, qui à partir du premier Mars entre en effervescence complète. Délicieuse petite ville relativement isolée dans la campagne ventusienne, comment et pourquoi, peut-elle bien accueillir tant de monde? Hé l'ami, la raison en est pourtant des plus simples, si vous êtes ici c'est pour profiter du mois des poètes non? Cet évènement qui réunis les meilleurs plumes d'Albion (ou presque) dans un seulet unique but, pour la seule et unique raison, que dis-je pour notre plus grand joie, pour le plaisir des les écouter déclamer, chanter, et écrire leurs rime et leur prose! Cette année, se voit en plus gratifiée d'un talent sans comparaison, terrible et mirifique!  Un auteur sublime qui en une œuvre a fait trembler la morale et l'art, le maître poète Lautréamont et ses terribles chant, cantiques de la déraison et de l'ivresse, une plongée dans le lyrisme le plus sombre et profond, nul besoin de drogue pour contempler ses sauvages visions, laissez vous simplement porter par son étrange et grave voix pleine de suavité.

...

Plait-il? Vous n'êtes pas ici pour profiter de ce magnifique évènement? Oh... Alors sans doute serez vous plus intéressés par la foret qui borde cette ville, savourerez vous l'atmosphère calme et paisible, sage et séculaire de ces bois où vous pourrez profiter d'une paix loin de l'effervescence de la poésie. Laissez vous enchanter par la paix d'une promenade en foret, régalez vous de la nature sauvage et entretenu par les habitant de Gloucester afin que celle ci ne souffre d'aucune maltraitance. Peut-être voudrez vous faire appel à un guide forestier qui vous fera découvrir l'histoire de ce lieux enchanteur, ou licornes et merveilles ne semblent être qu'à un sentier de vous. Et si vous avez le gout du risque, vous oserez peut-être vous aventurer dans les ruines de l'ancien château qui se trouve en son cœur. D'aucuns disent avoir entendu les gémissement des morts la nuit, alors que ceux ci se lèvent de nouveau pour marcher sur terre. Car oui! Ces ruines sont parait-il hantées et, la nuit, lorsque l'hiver règne en seigneur avec sa maîtresse dame la lune, il ne fait pas bon de rester seul dans ces bois.

Car qui sait quelle ombre sybilline se cachent dans les recoins d'ombre, vous guète pour fondre sur vous? Démon? Banshee? Zombie ou autre créature des ténèbres? Mais voyons, il ne s'agit là que de rumeurs de bonnes femmes! Qui croirait à ces histoires? Mais ne vous inquiétez pas, tant que vous ne sortez pas la nuit dans la forêt, vous ne risquez pas de voir d'ombre mystérieuse bouger, d'entendre de bruit étrange... choses qui, si vous avez du bon sens sont logiques après tout non? Bon, il est vrai que si vous voulez vous glisser discrètement dans ces ruines, ce n'est pas de jour que vous le ferez, mais... qui irait se glisser dans des ruines abandonner discrètement? Bonne question...

***

-Mais qu'est-ce que...

Alors qu'il se réveillait, deux choses le frappèrent, la première n'étant non pas la lueur bleuté, blafarde et surnaturelle qu'émettait sa nouvelle lame, mais plutôt le fait qu'il serve d'oreiller aux sœurs... Dégageant calmement les deux, le fait de se redresser fut accueilli par un grognement frustré des deux magiciennes. Si les runes d'Angurva s'étaient illuminées, il ne pouvait s'agir que d'une seule chose, ils allaient devoir prouver qu'ils méritaient leur paye. Sortant de la chambre, il alla à la rencontre du directeur du département ressources humaines du laboratoire, ne prêtant pas attention aux regards perplexes des hommes sur son chemin. Pourquoi étaient-ils tous surpris de le voir? Ils le connaissaient tous au moins de vue après tout. Il toqua à la porte du bureau de son employeur et entra.

-Monsieur Alastor... je crois que vous avez oublié de vous habiller...
-Ah... oui... Peu importe! J'ai plus important à faire présentement.
-Comme ce pourquoi vous êtes censé être payé?
-Exactement, nous risquons d'avoir quelques.. petits problèmes.
-Oh?
-Pas d'inquiétudes, si vous suivez les mesures de sécurité que nous avons mises en place, à part des membres de la famille royale d'Ignis nous n'avons pas grand chose à craindre...
-Et nous sommes à Ventus, ce qui ne risque pas d'arriver.
-Logiquement.
-Vous pourriez peut-être aller vous... préparer maintenant?
-... bonne idée.

***

Le château qui trônait au cœur de la foret de Gloucester était un endroit qui n'était guère accueillant, peut-être fut-il une forteresse à toute épreuve, mais il s'agit là d'une époque perdue. Le temps avait eu raison de l'endroit qui, n'était à présent plus que ruines. Et, toutes les histoires et rumeurs ne semblaient guère usurpées à voir l'atmosphère du lieu, lourde, pesante, inquiétante. Au cœur de la nuit l'ancienne forteresse se dresse en monstre bancroche et informe, le vent s'engouffrant dans les ruines hulule comme une créature à l'agonie, les ombres tordues dansent lentement tandis que les arbres bruissent dans une cacophonie d'une étrange harmonie... Mais il semble que pourtant, toutes ces ombres ne soient pas de simples fantasmes...

***

-Bon, t'es prête Altrouge?
-C'est plutôt à toi que je devrais poser la question non?

Le regard rubis de la magicienne capta les émeraudes de son pactisant et tous deux se mirent à sourire, évidemment qu'ils étaient prêts.







HS: Et voilà la partie de l'event se déroulant à Ventus lancée!
Octavia, tu es à la base ici pour le festival de poésie "le mois des poètes", il semblerai que tu n'ai pas bénéficié d'invitation contrairement à ton maudit demi-frère Térence, face à un tel affront, tu n'avais pas d'autre choix que d'aller leur prouver ton talent, il semblerait que ton guide qui, n'était pas de la région se soit malheureusement trompé quand au fameux raccourci passant par la foret.
Térence, tu as eu toi la chance (ou l'honneur) d'être invité à ce fameux festival bien que tu sois ignisien ou, plus exactement de la lignée d'Ignis. Tu as entendu des rumeurs au sujets d'étrange événements qui auraient pu avoir lieu dans la forteresse au coeur de la forêt, sans compter que le fameux Lautréamont s'y serait aventuré pour ne plus reparaitre.
Henry, avec toutes ces rumeurs qui courent ainsi que grâce à des rapports de la sécurité intérieur, il est clair qu'il se trame des choses étranges dans cette forteresse. Et suite aux conseil avisés du colonel Umberlock, il semblerai qu'il soir préférable de ne pas amener toute une escouade.
Azalée, ta mission à la base était simple, il y a trois ans de cela un artefact de l'âge obscur a été dérobé au trésor royal, il s'agirait d'une épée. Il semblerai que le voleur ai refait surface à Ventus dans la foret de Gloucester et, tes ordres ont été simple, tu es libre d'utiliser les moyens que tu veux tant que tu restes discrète.
Sofia, innocente masseuse que tu es alors que Sophian est partit en "promenade" (il a du suivre un papillon), tu en as profité pour partir à la recherche de ton frère. Et il semblerai qu'il soit passé par cette fameuse forêt...
Reno, ce charmant vieux monsieur qui t'as accompagné tout le long du chemin en te donnant des conseils forts utiles et, qui semblait connaitre fort bien la région, t'as tout bonnement abandonné dans la forêt en pleine nuit alors que tu dormais, te laissant un simple message "Soit fort, mon nouvel élève!".

Vous êtes tous plus ou moins arrivés dans les alentours de ce château en ruine qui semble capter bien des intrigues. je vous laisse plus ou moins commencer ou vous voulez dans les alentours mais, sachez qu'il n'y a guère de chemin pour aller jusqu'aux ruines qui, dominent de leur sinistre présence les alentours ou vous vous trouvez plus ou moins. L'ordre de post sera quand à lui celui affiché dans le titre.  Vous êtes libres de venir avec un pnj de votre choix.

Amusez vous ^^

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Lun 2 Sep - 14:45


    COMMENT ONT-ILS OSE ?!
    Reprend tes esprits Octavia, la colère ne te vas pas bien, de toute façon nous y allons quand même, ils verront bien toute la puissance de ton art là bas.
    ILS MÉRITERAIENT QUE NOUS LES DÉTRUISIONS, QU'ILS BRÛLENT TOUS DANS LES FLAMMES D'IGNIS !



Néron se mit à soupirer. Vraiment, il aimait beaucoup Octavia, il l'adorait, il la révérait même mais là elle était plus fatigante qu'autre chose. Pourquoi lui ? Pourquoi était-il devenu son chevalier en fait ? Beaucoup de questions dans ce genre traversaient son esprit alors qu'elle fulminait. Ils étaient venus en calèche, elle avait tout de même apporté des vases en porcelaine juste pour les détruire sur la route de la rage de ne pas avoir été invitée à ce "mois des poètes". Non mais franchement, quelle était l'utilité de participer à une fête ventusienne ? Ce peuple de lâches et d'imbéciles. Plus occupés à espionner qu'à former de véritables combattant. Terra au moins savait faire ce genre choses.

Il posa de nouveau son regard sur elle, elle était en armure. Que lui le soit, était une chose normale, après tout il fallait bien qu'il la protège en toute occasion mais elle... D'après ses dires d'avant le voyage, "l'art et la guerre ne sont qu'un". Une étrange excuse pour ramener tout son attirail militaire mais soit. Elle faisait ce qu'elle voulait après tout c'était elle la princesse d'Ignis, pas lui. Heureusement qu'elle était légère d'ailleurs pour une armure de plaques. Déjà qu'elle possédait un corps de femme-enfant, alors si en plus elle devait avoir sur le dos toute la chose. Sinon, il se sentait plutôt bien, mise à part les pulsions meurtrières qu'il sentait régulièrement envers le guide qui les accompagnait à chaque regard qu'il posait sur sa bien aimée bien sûr...


    Tu es sûr d'où nous allons au moins ? Je n'ai pas le sentiment que l'on s'approche de la ville.
    Heu... J'ai comme un doute.
    ... Un doute ?
    Qu'est-ce qu'il se passe ? Pourquoi nous faites vous des messes basses tous les deux, tu sais à quel point nous détestons ça Néron ! Allons, allons, l'art n'attend pas, nous devons détruire Térence, nous sommes persuadée que cet imbécile a été invité LUI !
    Octavia, c'est que...
    C'est que quoi ?
    ... Le guide, il nous a perdu.



Octavia s'arrêta. Elle ne marcha tout simplement plus. Elle regardait ses pieds entourés de ses bottes en métal doré équipées de talons. Soudainement, Néron eu peur, vraiment peur, il connaissait ce type de réaction, il aurait voulu être une ascète cachée dans son sanctuaire à Aquaria, les fesses confortablement posées à attendre la maigre tâche que lui donnerait un gamin niait au possible.

Puis ce fut l'apocalypse, la régente hurla tellement fort que les oiseaux s'envolèrent de sur leurs branches et l'ont pouvait très certainement croire jusqu'à Omnia même qu'une bête sauvage venait d'être abattue quelque part dans une forêt. Une grosse bête sauvage alors. Le pauvre guide et Néron tombèrent à la renverse, le premier à la limite de souiller son pantalon de peur. Il savait la famille d'Ignis sauvage et barbare mais à ce point... Enfin de là à presque déclencher un incendie en mettant le feu à trois quatre arbres... Il ne s'était pas attendu à cela.


    Néron, tu nous rappelleras de jeter cet incapable aux lions quand nous rentreront.



Un gloussement se fit entendre de la part du chevalier alors que le guide se mit à émettre un petit bruit proche du chien de prairie qu'on égorge que celui d'un être humain.

Et c'est ainsi qu'ils passèrent joyeusement les vingt minutes suivantes entre platitudes extrêmes, cascades d'excuses, cynisme de la part du guerrier et menaces à peine voilées venants d'une princesse. Le guide ne réussit à lui faire changer d'idée que lorsqu'il se souvint de la présence d'un château en ruines peu loin (c'est à se demander comment il pouvait se souvenir de ça et même pas d'une fichue ville). Réveillant l'intérêt d'Octavia pour l'architecture (ou plutôt tout ce qui ressemble de près ou de loin à de l'art) il arriva à les conduire jusqu'à la vieille battisse.

La régente fit un petit cri d’approbation en arrivant, elle aimait déjà ce lieu. Ce qui tira de nouveau un soupir des lèvres de Néron, maintenant ils allait falloir qu'ils s'arrêtent là AUSSI. Mais il n'était plus tranquille, cette forêt ne lui disait rien qui vaille. Il n'était qu'un simple humain, il le savait bien, mais il était l'un des mieux entraînés, des plus dangereux, il n'était pas si loin du niveau du portier du palais de Lex à vrai dire, mais il le devait plus à son expérience et à son style de combat qu'autre chose. Posant la main sur la poignée de son glaive, il restait sur ses gardes. Personne ne toucherait Octavia, personne ne lui ferait du mal, IL serait la personne à faire ce qu'il voulait de son corps ! Un grognement s'éleva de sa gorge alors qu'il toisa sa demi-soeur du haut de son bon mètre quatre-vingt-dix-huit.


    Octavia...
    Nous savons.




Son regard se posa sur les cheveux de la jeune femme bien plus petite, comment ça "elle le savait ?" Avait-elle senti la même chose elle aussi ? Pourtant, elle avançait comme si de rien n'était, sans la moindre peur, était-elle devenue folle ? Non... Non, c'était bien son style après tout, il l'avait déjà vue combattre un nombre de fois hallucinante, et, à chaque fois, elle se montrait bien plus douée qu'elle ne le laissait croire. Ce fut que lorsqu'ils fut à mi-chemin que la régente s'arrêta, le guide non plus n'était pas tranquille, visiblement lui aussi ne trouvait pas l'atmosphère normale.

La jeune femme se racla la gorge, puis prononça subitement avec une certaine force.



    NOUS, OCTAVIA D'IGNIS, DEMANDONS A CEUX QUI SONT DANS CETTE ANTIQUE FORTERESSE DE DÉCLINER LEUR IDENTITÉ SUR LE CHAMPS ! Sans quoi... Elle se mit à glousse doucement alors que sa voix baissa, touchant la poignée d'Aestus Estus, songeuse; Sans quoi nous vous tueront tous, sans la moindre exception ~




Soudainement le guide eu peur, très peur, vraiment ? Elle comptait tuer des gens ici ? Mais... Et si il n'y avait personne ? Si ce n'était que leur imagination ? Si ce n'était que des touristes ? Les possibilités étaient grandes après tout, non ?... Mais la princesse disait ressentir quelque chose et avec la capacité magique de la famille d'Ignis... Il avait du mal à penser que ce n'était pas vrai, après tout, pourquoi mentirait-elle là dessus ? Elle avait l'air fière, même si une lueur de folie passait dans son regard elle avait l'air forte, puissante, elle pourrait le protéger, il le savait. Ce ne fut que lorsque Néron posa sa main sur son épaule, lui faisant signe de se cacher ou de fuir qu'il se mit à réagir, trouvant refuge derrière un gros rocher. Cela n'arrêterait pas quelque chose de trop puissant mais au moins il était sauf durant un temps. Son regard s'en alla alors vers la princesse.

Elle... Elle était belle comme ça. Dans cette armure, cette épée étrange à la main... Elle respirait la confiance en elle, il devait pouvoir lui faire confiance, n'est-ce pas ?

Après tout, il n'avait aucune envie de mourir ici.

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Mer 4 Sep - 14:13
//Quelque part entre Akindor et Ventus, chevauchant l’infinité des flots //

Octavia s’est mise en route en direction de Ventus.
Je met les voiles vers Inis Mona pour préparer votre retour.
D.


Dans la cabine du Leviathan, un rire profond et sincère éclata. Seul dans sa suite princière, Térence d’Ignis, premier du nom, suspendit de manière désinvolte la lettre de son corsaire au-dessus de la bougie afin d’y mettre le feu. Bredouillant un mot à peine audible, il transforma la flamme rouge en une flamme d’une couleur dorée, comme celle qu’en ont les topazes les plus finement taillés. La lettre venait de balayer l’humeur un peu noire qui l’avait gagnée en apprenant qu’il n’était pas l’invité d’honneur du printemps des poètes, mais un simple prétendant. Comment des gens aussi civilisés que les ventusiens pouvaient-ils agir de manière aussi absurde ? Après avoir brûlé plusieurs prisonniers qui avaient eu la simple malchance de se trouver dans les donjons princiers à ce moment là, il décida finalement d’accepter cette invitation, de mauvaise grâce.

Un certain sentiment de curiosité avait cependant remplacé cette noirceure première. Un poète peu connu lui avait pris la place d’honneur, et cet homme au crime si grand se nommait Lautréamont. Qui était-il ? Hurlerait-il de peur quand Térence, après lui avoir prouvé que sa poésie n’était qu’une pale imitation de quelques fausses beautés, le ferait rotir dans les flammes topazes qu’il trouvait si tendance en ce moment ? Cet homme valait il simplement la peine d’être abbatu par sa royale majestée ?

Enfin était arrivé la lettre de Dolores lui apprenant qu’Octavia n’avait point reçu d’invitation. Finalement le bon sens était peut-être la qualité première, et peut être la seule, des hommes libres. Savoir que la jeune femme s’était mise en route pour Ventus ne faisait qu’accentuer sa joie. En plus de subir les affronts et les humiliations, cette dernière semblait les rechercher un peu à la manière d’une phalène qui cherche la léchouille brûlante de la lampe. Soit, si c’est ainsi que cela devait se passer, alors il l’accepterait avec honnêteté et punirait lui-même cette effrontée en lui prouvant la petitesse de son art. Mais avant cela, il devait aussi prouver aux ventusiens qu’en matière de poésie, tout habitant d’Albion était assujetti au Prince, Térence de la maison d’Ignis, Gouverneur des Marches Dernières.

Il se leva et sortit avec une conviction revigorée. Sur le pont du Leviathan regnait un calme presque absolu. La lune pale et cristalinne éclairée de sa lueur argentée les eaux vertes de l’océan. L’univers entier semblait avoir sombré dans une étrange quiétude que seul le vent osait interrompre. Il tonnait en rafale, faisant se gonfler la voile tranquille. Le navire filait léger sur l’eau en direction de Ventus qui serait sûrement en vue dans quelques jours. Il respira profondément en marchant d’un pas discret vers la poupe du navire, slalommant avec agilité entre les boutes accumulés sur le bois humide.

« J’aurai préféré une escorte plus importante. Nous sommes en territoire ennemis »
.

La jeune fille se tenait dans l’ombre du mat, vêtu d’un yukata en soie noir. Sa posture était nonchalante mais on pouvait lire de l’inquiétude dans ses yeux sombres. L’absence de menace concrète ne l’empêchait pas de porter à son flanc un katana de taille modeste, léger à porter. Dans sa cabine l’attendait un kimono complet en soie blanche d’azair, décorée de fleurs de cerisiers roses pales aux branchages d’un marron clair, ainsi qu’un sabre de très haute facture. Plus qu’une tenue de cérémonie, c’était la un uniforme et une tenue de combat.

« Ennemis ? La paix n’est pas encore rompue. Peut être ne le sera-t-elle pas ? »


Il marqua un temps pour respirer un bon coup. Quiquonque ne le connaissait pas aurait pu croire que ce silence marquait sa tristesse quand à la guerre que beaucoup pensait imminente. Mais pas lui. Chez Térence, il s’agissait d’une notion vague et lointaine qui n’importait pas vraiment, une sorte de serpent de mer dont l’élégant corps ne dessinait dans son cœur que les fruits de l’inspirations et nul autre sentiments.

« C’est une visite officielle. Ils m’ont invités d’eux même… Si quelque chose devait m’arriver par leur faute, Ventus et Ignis sombreraient dans une escalade de violence qui conduirait certainement à la guerre ».

« Ce n’est pas vraiment de leurs intentions que je doute… »

« … Car oui Mia, qu’importe la guerre ! Ce qui compte, c’est que ces rustres me reconnaissent comme étant le Prince des Poètes et que tous s’inclinent devant moi. Le reste n’est qu’un détail qui occure à mon destin et dont je ne saurai m’embarrasser. »

Il se retourna et la regarda de ses yeux bleux. Une flamme de passion dansait dans son regard et le marin de garde sur le pont eut un reflexe de recul, croyant voir un fou se tenir à l’avant de son navire.

« Les vents sont les auspices du poètes et ceux-ci nous portent de toutes leurs forces vers Ventus. Repose-toi car c’est avec enthousiasme et énergie que nous avanceront sur ce chemin semé d’embuches. Tout les deux. »



// Aux printemps des poètes//


L’assistance s’était réunie au matin du second jour. Après une longue après midi passait à découvrir la ville et à rencontrer certains confrères écrivains, beaucoup avait hate d’entendre ou de lires les oeuvres de leurs pairs ; et c’est dans cette ambiance de respect mutuel que l’assemblée des poètes du festival s’était réunies.

« Je suis votre prince et vous allez vous incliner devant la beauté de ma plume ».

Térence s’était avancé au milieu de la salle afin de déclamer certaines de ses plus belles œuvres. Un chape de silence, d’admiration et de crainte était tombés sur l’assemblait. Nul n’osait parler, laissant au prince des poètes le soins de déclamer. Le jeune homme avait désormais très envie d’exposer ses œuvres, d’autant qu’il avait été forcé d’errer dans cette ville ventusienne avec plusieurs officiels pendant de longues heures le jour précédent. Sa patience était en tout point excédée et il n’y avait maintenant pour lui plus que le désir de peindre.

Petit flocon de neige


"Je t’ai connu petite, à l’âge de l’enfance,
Ce jour là je devins un jeune homme éperdu
Je devinais déjà dans ta chaste présence
Les monceaux égarés de ma raison perdue.

Te voila femme enfant, oh belle adolescente,
De ton corps enfantin a commencé la mue,
Je vois murir les fruits d’une sage abstinence
De mes nuits enflamées par ton corps mis à nue.

J’ai éloigné mes pas de ceux de la vertu
Pour me laisser guider par la sage inconscience,
Vers ce puit de désir où ma raison s’est tue

Dans un rêve un peu fou j’ai consommé l’essence
D’un hymen interdit pour mon esprit vaincu
Qui ranime sans fin les mets de ton absence

***

Mais non, car je meurs,  je ne pourrai jamais prendre,
Ni ton corps, ni ton cœur, ni tes yeux d’une eau clair
Je quitte l’existence et je sens mon cœur tendre
Pleurer, plus que ma vie, une perte aussi chère.

Je t’aime. Voila la vérité que n’altère,
Ni le temps, ni la mort, ni ma joie qu’on va fendre
Je te remet mon cœur, mon corps sera poussière,
De mes désirs il ne restera que des cendres

Avec toi je voulais partager mes bonheurs,
Ne prendre que sur moi, tes peines et ton malheur,
Te donner pour toujours toute mon attention

Mais non, tout est fini, je ne pourrai connaitre,
La seule destinée qui m’aurait fait renaître
Ce rêve où tu m’accordes enfin la rédemption"

Des applaudissements vinrent couronner les œuvres du prince. Un silence respectueux tomba mais l’ont comprit peu à peu que ce dernier n’était pas réservé au prince mais au prochain invité qui s’exprimerait. Lautréamont. Ce dernier s’avanca d’un pas lent et mesuré. Il était grand et revêtu d’une longue cape sombre qui le couvrait. Un capuchon était retombé sur ses épaules pour laisser voir des cheveux noirs et des traits émincés. Quoique étant un belle homme, quelque chose de sauvage se lisait sur son visage, comme une souffrance continue dont il ne pouvait se défaire. L’assemblée fit place et Lautréamont entra dans le cercle. Il se mit à parler d’une voix rauque et basse, qui montait de la terre comme une lithanie lancinante. Et aux yeux de tous, le monde bascula alors dans la folie.

Isodore Ducasse a écrit:
Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu’il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage, à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison ; car, à moins qu’il n’apporte dans sa lecture une logique rigoureuse et une tension d’esprit égale au moins à sa défiance, les émanations mortelles de ce livre imbiberont son âme comme l’eau le sucre. Il n’est pas bon que tout le monde lise les pages qui vont suivre ; quelques-uns seuls savoureront ce fruit amer sans danger. Par conséquent, âme timide, avant de pénétrer plus loin dans de pareilles landes inexplorées, dirige tes talons en arrière et non en avant. Écoute bien ce que je te dis : dirige tes talons en arrière et non en avant, comme les yeux d’un fils qui se détourne respectueusement de la contemplation auguste de la face maternelle...
Une sorte de haine excitée envahit peu à peu le prince. Ce n’était plus cette colère sourde de ne pas avoir été préféré à Lautréamont mais une envie de destruction, de pourriture et de violence mêlées qui gagnaient avec un enthousiasme paradoxale quiquonque entendait ses lignes. Il n’était plus questions de mettre le feu à l’auteur mais peut être à la bande de chiens qui l’entouraient. Alors peut être, dans cet acte de violence gratuit et cruel ces lignes trouveraient leur sens.

Isodore Ducasse a écrit:

J’établirai dans quelques lignes comment Maldoror fut bon pendant ses premières années, où il vécut heureux ; c’est fait. Il s’aperçut ensuite qu’il était né méchant : fatalité extraordinaire ! Il cacha son caractère tant qu’il put, pendant un grand nombre d’années ; mais, à la fin, à cause de cette concentration qui ne lui était pas naturelle, chaque jour le sang lui montait à la tête ; jusqu’à ce que, ne pouvant plus supporter une pareille vie, il se jeta résolûment dans la carrière du mal… atmosphère douce ! Qui l’aurait dit ! lorsqu’il embrassait un petit enfant, au visage rose, il aurait voulu lui enlever ses joues avec un rasoir, et il l’aurait fait très-souvent, si Justice, avec son long cortége de châtiments, ne l’en eût chaque fois empêché. Il n’était pas menteur, il avouait la vérité et disait qu’il était cruel. Humains, avez-vous entendu ? il ose le redire avec cette plume qui tremble ! Ainsi donc, il est une puissance plus forte que la volonté… Malédiction ! La pierre voudrait se soustraire aux lois de la pesanteur ? Impossible. Impossible, si le mal voulait s’allier avec le bien. C’est ce que je disais plus haut.
Térence perdit connaissance. Ce n’était plus Lautréamont qu’il entendait mais un être chtonnien qui évoquait de délicieux tourments des entrailles terrestres. Le jeune homme était saisi d’une trans qu’il n’avait alors jusque la jamais connu et se mit légèrement à trembler. Il se sentait prêt, lui, pour pénétrer plus avant dans ce monde où la cruauté seule définissait la beauté des choses. Une philosophie qu’il avait déjà su intégrer mais jamais il n’aurait pu l’exprimer tel que Lautréamont était en train de le faire. Imperturbable, scandant son texte à la manière d’une danse chamanique, ce dernier poursuivit sa prière. Le pire, ou le meilleur était encore à venir.

Isodore Ducasse a écrit:
On doit laisser pousser ses ongles pendant quinze jours. Oh ! comme il est doux d’arracher brutalement de son lit un enfant qui n’a rien encore sur la lèvre supérieure, et, avec les yeux très-ouverts, de faire semblant de passer suavement la main sur son front, en inclinant en arrière ses beaux cheveux ! Puis, tout à coup, au moment où il s’y attend le moins, d’enfoncer les ongles longs dans sa poitrine molle, de façon qu’il ne meure pas ; car, s’il mourait, on n’aurait pas plus tard l’aspect de ses misères. Ensuite, on boit le sang en léchant les blessures ; et, pendant ce temps, qui devrait durer autant que l’éternité dure, l’enfant pleure. [...] Bande-lui les yeux, pendant que tu déchireras ses chairs palpitantes ; et, après avoir entendu de longues heures ses cris sublimes, semblables aux râles perçants que poussent dans une bataille les gosiers des blessés agonisants, alors, t’ayant écarté comme une avalanche, tu te précipiterais de la chambre voisine, et tu feras semblant d’arriver à son secours. Tu lui délieras les mains, aux nerfs et aux veines gonflées, tu rendras la vue à ses yeux égarés, en te remettant à lécher ses larmes et son sang. Comme alors le repentir est vrai ! [...]  Adolescent, pardonne-moi ; c’est celui qui est devant ta figure noble et sacrée, qui a brisé tes os et déchiré les chairs qui pendent à différents endroits de ton corps. Est-ce un délire de ma raison malade, est-ce un instinct secret qui ne dépend pas de mes raisonnements, pareil à celui de l’aigle déchirant sa proie, qui m’a poussé à commettre ce crime ; et pourtant, autant que ma victime, je souffrais ! Adolescent, pardonne-moi. Une fois sortis de cette vie passagère, je veux que nous soyons entrelacés pendant l’éternité ; ne former qu’un seul être, ma bouche collée à ta bouche. Même, de cette manière, ma punition ne sera pas complète. Alors, tu me déchireras, sans jamais t’arrêter, avec les dents et les ongles à la fois.
Seul une âme aussi corrompue que ne l’est celle de Térence, aussi sensible et capable d’apprécier autant la soufffrance ne pouvait, à l’écoute de cette voie qui surgissait de la terre pour décrire une vision morbide, ressentir l’effet puissant d’un orgasme. Un petit « oh » de plaisir vint troubler Lautréamont qui l’ignora et continua imperturbable à conter ses visions d’effroies. Les portaits maccabres se succédaient en autant de Renoir successifs mais inversés, comme si la vie, la joie et les chaudes atmosphères des étés provencales s’étaient mués en un décor putride, des corps décharnés aux actes débiles, une morbidité si présente qu’elle n’avait plus besoin de symboles pour se faire ressentir. Quand enfin Lautréamont eut finit de déclamer, un silence abasourdi s’était fait maitre de la salle ; le poète se leva et quitta la pièce en silence, d’un pas noble et douloureux, ne laissant derrière lui que des fourmis apeurées et fascinées par la beauté de leurs propres désirs morbides, ainsi qu’un prince qui s’extirpait difficilement de la trans dans laquelle il s’était plongé.  

« Je n’avais pas eu aussi peur depuis ma dernière visite du château, dans les bois qui bordent Gloucester… et cette fois-ci j’avais des raisons d’avoir peur… la aussi ? »

« Il faudrait enfermer ce Monsieur. Un homme capable d’inventer de tels horreurs ne peut pas avoir vécu toute sa vie honnêtement. Ce poète est coupable, arretons le »

« Si seulement André Caéli était là. Lui sait toujours quoi dire après avoir entendu un texte et sa voie se pose calmement pour dire ce que l’on a comprit mais ne peut exprimer. »

« Monsieur d’Alciade ? Il est partit vomir dehors à la fin de la première demi-heure mais n’est pas revenu ».

« SILENCE INSECTES QUE VOUS ETES ».

Térence s’était levé, intraitable, regardant l’assemblée de ses yeux en fayence. Un dégout lourd l’avait envahi ; celui d’avoir été défait, celui d’avoir été transporté contre son grès, celui de n’avoir pas plus d’éléments pour comprendre la fascination qu’exercait cette poésie que les autres rats entassés ici. Il se leva et quitta la pièce sans dire un mot de plus et se dirigea vers sa chambre.  


// Aux printemps des poètes, aux soirs du troisième jour //


« C’était à l’heure du loup que je l’ai vu sortir. Il portait une grande cape sombre et capuchonné mais j’ai quand même pu le reconnaitre. Il est sortit de sa chambre comme l’aurait fait un voleur, ne faisant en tournant la poigné pas plus de bruit que ne l’aurait fait un chat. Il a traversé le hall, et bien, en coup de vent, après avoir pris soin que personne ne soit là pour s’en faire le témoins. Mais le vieux Gildas sait, le vieux Gildas veille et il voit beaucoup de choses. Son pas était léger et vif, muet. Il a ouvert la porte et a disparu dans la nuit, comme cela, sans lumière. Je pouvais lire dans le fond de ses yeux une intelligence diabolique, comme si il était possedé par un démon venu d’un autre monde… il s’est dirigé droit vers la forêt malgré la plus complète obscurité et s’est engouffré dedans sans peur. C’est la que j’ai perdu sa trace ».

Un silence respectueux se fit dans la grande salle de l’hôtel où était rassemblés pour l’occasion plusieurs grandes plumes pompeuses ainsi qu’un prince passablement ennuyé. Ainsi Lautréamont avait disparu avant d’avoir achevé la lecture de son œuvre. Une vipère s’arrête elle d’injecter son venin une fois ses crocs mortels refermés sur la chair de sa proie ? Non. Alors qui avait autorisé ce manant de Lautréamont à s’enfuir ainsi, après avoir distillé dans les esprits de tous les fleurs les plus exquisements vénéneuses ? Personne. Pour partir après avoir éveillé la curiosité, il fallait demander l’autorisation de son prince, et ce gueux ne l’avait pas fait. Il était grand temps de reprendre un peu du poil de la bête et de punir cet homme pour cet langueur poétique dans laquelle il avait plongé sa compagnie.

Térence sortit d’un pas ferme du hall de l’hôtel, Mia a ses cotés arborant sa tenue de combat. Lui-même était équipé d’une protection en cuir léger et se sentait en parfaite condition pour excercer un brin de magie incendiaire. Si la nuit venait à tomber et que la forêt révêlait l’origine des mythes qui la peuplait, alors un peu de lumière dorée tomberait sur les arbres centenaires afin de leurs prodiguer un spectacle funéraire. C’était en soit une drôle de perspective de penser qu’un feu multicolore était pour une plante à la fois le plus beau spectacle qu’elle ne verrait jamais mais aussi le dernier. Il y avait dans la notion de tuer tout en rendant un sublime hommage à ce que l’on tue quelque chose qui exacerbait les sentiments meurtriers du prince. Il trouva le sentier qui traversait l’orée de la forêt et pénétra la fameuse lisière.

Il existe sur toute forêt qui se respecte un certain nombre de légendes ; souvent il ne s’agit là que de contes de vieilles dames qu’ont narré l’imagination fertile de l’homme qu’en l’exacerbe la peur du noir. L’obscurité avait ainsi sur nos sentiments et notre intellect une forme de language propre qui passait le plus souvent par l’image, mais aussi par l’interprêtation des sons (les deux étants de toute façon liés) qui donnaient par ce biais très inconscient naissance aux plus belles histoires de fantômes et de goules. Mais ce que l’on ignore quand aux histoires de vieilles dames, cette secrète vérité qui souvent reste enfermée, est que parfois elle repose sur des bases tangibles et qu’à tenter le diable l’on trouve des dangers des plus réels. Le côté pervers de la chose est que le plus souvent c’est quand on refuse de leurs prêter attention et qu’on les banalise pour ce qu’elles sont, c’est-à-dire des histoire de vieilles dames, qu’elles se révêlent vrais, choisissant ses proies de la même manière que le vent frippon qui ne soulève que les jupes digne de l’être, et cela afin de se venger des aventuriers et de leur impiétié. Aux seins des incroyants, de ceux pour qui l’imagination n’était qu’un conte divertissant, voir une raison de vivre dont la qualité première était d’être fictive, se trouvait le Prince des Poètes Térences d’Ignis, qui sans véritablement se remémorer les rumeurs entendus la veille s’avança dans les bois.

La traversée des bois se fit sans heurts particulier ; les ombres dansaient à côtés de nos personnages et les bruits de la nuit avait entonné une symphonie criarde. Le silence était complet quand enfin la bâtisse se dévoila aux regards. Le duo s’arrêta pour admirer de loin l’étrange ruine que la lune éclairait de sa lueur vespérale. On aurait pu croire que ces amas de pierre provenait d’un étrange plan astrale et que seul les mortels suffisement courageux pour s’aventurer dans cette forêt était digne de la contempler. Il baignait dans l’air une atmosphère de magie inquiétante, un je ne sais quoi de merveilleux et d’angoissant, de ces ambiances que l’on rêve tous de peindre sans pouvoir jamais mettre son pinceau ou sa plume au niveau de la réalité. Et en dépit de ce décor digne de l’Art, le poète Lautréamont n’était visible nulle part. Bien sur d’où était Térence, une personne se tenant dans les ruines n’auraient l’air que d’un point noir désagréable dont le seule effet était d’obstruer la lumière de la lune. Mais les deux seuls parasite à cet effet exquis ne ressemblait en rien à Lautréamont. Il s’agissait d’un corps de femme dont même l’obscurité ne pouvait voiler les parfaites rondeurs. On la dicernait comme l’on dicerne de loin une guèpe d’une abeille, fonctionnant plus à l’intuition qu’à l’observation. Un homme la suivait, rappelant au jeune homme une étrange situation si souvent entrevu. Les silhouettes disparurent sous les monceaux de pierres qui parsemaient les ruines de-ci de-la, et tout fut à nouveau immobile. Térence se laissa paisiblement basculer contre le tronc de l’arbre qui lui servait d’abri aux regards, profitant de l’obscurité complète du lieu qui contrastait avec la lumière qui baignait le château de Gloucester.

C’était une bien étrange nuit que celle où 5 personnes se retrouvent dans une forêt supposément déserte. En bon metteur en scène de situations poétiques, le jeune prince sentait monter en lui l’enthousiasme de l’artiste, une joie indescriptible qui ne le gagnait qu’au moment de pratiquer son art.

« Mais pour le moment, attendons »
murmura t’il dans un souffle. « la beauté ne vient qu’à celui qui sait l’observer et le talent n’est rien si l’on ne prends pas le temps de contempler ».

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Jeu 5 Sep - 0:37



Lapis Manae

« Où commence le mystère finit la justice. »
Hystia, capitale de Terra
Deux semaines auparavant


Revenant d'une patrouille hors de la ville qui t'avait finalement permis d'attraper les bandits que tu recherchais depuis déja quelques temps, tu traverse en silence les couloirs un à un avec à tes cotés l'un de tes nombreux officiers qui faisaient partis de tes troupes. Cavalier hors pair comme toi, il s'était souvent montré utile dans les missions que tu lui confiais. Il était réfléchis et stratégique. Les charges rapides n'étant pas vraiment son fort.. C'était peut-être pour cela qu'il était dans tes préférés. Bref.. Tu traçais ton trajet vers le bureau qui t'était dévolu dans le complexe militaire alors que mentalement, tu remémorais tout ce qui était arrivé pour ton fameux rapport que tu allais devoir remplir. Tu te doutais bien que le capitaine faisait probablement la même gymnastique mentale pour ne rien échapper. Un sourire apparut un moment sur tes lèvres à cette pensée, alors que tu ouvrais à la volée la porte de ton bureau.

Perdue dans tes pensées, tu ne remarqua pas instantanément la personne qui était déja là, lui rentrant presque dedans, si cela n'avait été de la vigilance du Desmond Ilmers, l'homme qui te suivait. Ce dernier avait attrapée ton bras droit avec un peu de brusquerie te tirant vers l'arrière aussitôt. Sur le coup, un peu déboussolée, tu lui avais jetée un simple coup d'oeil avant de finalement comprendre ce pourquoi il t'avait retenu. Intriguée, tu porta ton attention vers l'homme qui t'attendait à ton bureau. Un homme qui semblait déja avoir tout vu. L'observant un moment en silence, tu fais signe à ton officier de s'éclipser de la pièce, avant de verrouiller la porte, croisant tes bras encore armurés sur le plastron de ton armure de plaques lourdes.

- Et en quel honneur un homme de votre niveau vient dans mon humble bureau?

Finis-tu par dire simplement d'une voix neutre alors que tu le fixais silencieuse.

- Une mission. Tu as carte blanche. Tout est dans ce document.
- Je vois.

Tu observe ce qu'il te tend. Tu lis un moment silencieuse.. Une mission à Gloucester? C'était où déja ça.. Gloucester..

- Aucun refus accepté. Discrétion demandée.

Le général te sourit simplement, mais froidement.. Il passa à coté de toi sans s'arrêter. Sans te regarder plus, te laissant seule avec les documents.. T'allais devoir te débrouiller avec cela. Gardant les informations pour toi.. Tu te met à rédiger ton rapport aussitôt. Vite fait bien fait. Tu décide finalement de rassembler tes deux officiers de confiance, Welthor et Valencia pour leur demander conseil. La capitaine n'est pas certaine elle-même de l'endroit où se situe Gloucester.. Elle n'est jamais été à Ventus.. Alors elle ne pouvait pas vraiment aider. Mais ce n'était pas grave car tu la désigna pour te remplacer au commande de tes troupes durant ton absence. EN contrepartie, le titan lui savait tout. Il avait vécu déja une éternité. Il avait voyagé en ignis, en ventus. Il savait bien où se trouvait Gloucester. Tout sourire, le colosse avait déployer une carte sur ton bureau. Il pointa une région de ventus où se trouvait Gloucester. De son doigt, il te montra vite fait le meilleur trajet pour t'y rendre sans trop de complication. Le trajet n'était pas des plus court. Il estimait que ton trajet allait être d'environ deux semaines. Voir moins avec de la chance et si tu allais vite. Intriguée, tu l'écoutais parler avec attention, traçant sur la carte le trajet qu'il te disait d'emprunter.. Cela fait, alors que tu roulais la carte précieusement, le vieux lieutenant décida de te conter quelques légendes qu'il avait entendu vaguement parler au cour de ses voyages. Des légendes parlant de Gloucester. Incrédule, tu l'écoute en silence.. Mais tu n'y porte pas vraiment attention. Tu es comme qui dirait une fille qui n'est pas très superstitieuse. Donc les légendes qu'il te racontait.. Tu les écoutais. Mais tu ne les croyais pas vraiment. Au moins, il te mettait en garde. C'était bien la seule chose que tu prenais en compte alors que tu t'éclipsais.

Le lendemain matin, tu étais déja entrain de te préparer pour ton prochain départ. Tu avais vite fait sélectionner quelques uns de tes soldats pour t'accompagner jusqu'à la frontière Igniso-Terrane. Tu avais bien sur choisis les meilleurs cavaliers et les plus rapides. Parmi eux se trouvait le capitaine Ilmers qui allait prendre le commandement de tes cavaliers après ton départ. Le début de l'après-midi venu, tu partais de la capitale avec ta dizaine de cavaliers en direction de la frontière.

En un peu plus de huit jours à bon rythme, vous atteigniez déja la frontière. Volgur était fait solide. Ce bon cheval était habitué à de longs trajets.. Voir très long.. Arrivés à la frontière, tu finis par te séparer de tes hommes sauf un. Tu avais décidée que l'un de tes sergents allaient te suivre dans ta mission. Tu avais besoin d'un guerrier expert en forêt pour ce que tu allais faire. ET ce sergent était reconnu pour ses talents de rôdeur. Alors, il était tout désigné.

Au neuvième jour, tu t'engageais en terre d'Ignis. Aucun problème ne survint à ce moment et le dixième jour, tu réussissais à atteindre les terres de Ventus.. C'était à partir de maintenant que tout allait probablement se corser. Faisant signe à ton officier, vous vous arrêtez finalement sur le bord de la route pour s'assurer que vous suiviez la bonne route, car plus vous avanciez en direction de Gloucester... Plus vous croisiez beaucoup de gens. S'en était presque troublant. Une chance que tu avais décidée de venir sans arborer de symbole te reliant à l'armée terranne... Surtout que l'on t'avait demandé d'être discrète dans ta mission.

Puis finalement, au onzième jour.. Tu atteins enfin le fameux village. Mais aussitôt, tu dévie de ta route pour prendre un autre trajet. Tu ne venais pas ici pour aller au village. Tu étais intéressée par la forêt.. Et seulement par cette dernière.

Regardant la carte une nouvelle fois, tu arrive enfin aux abords de la forêt. Tu jette un bref regard vers l'officier qui te suivait, le questionnant du regard. Silencieux, l'homme descendit aussitôt de son cheval pour inspecter attentivement le sol comme cherchant quelques choses. Alors que toi, tu te retrouvais devant deux options. Soit tu prenais la route pour te rendre plus vite au coeur de la forêt. Soit, tu traversais la forêt pour t'y rendre. Tu attendais le verdict du rôdeur pour te fixer sur la marche à suivre. Personnellement, tu préférais la route, car tu étais avant-tout une archère à cheval. Sans Volgur, tu n'étais plus aussi talentueuse. Plus aussi dangereuse, tu observais donc l'officier qui évaluait le sol avant de porter son attention vers toi.

- Alors?
- Plusieurs personnes sont passées par ici. Ils y a des traces plus fraîches que d'autre. Certaines ont, je dirais..  Même pas une heure d'avance sur nous.
- Un heure? C'est le plus rapide selon toi?
- À vrai dire, à croire les traces. Aucun ne sont à cheval. La plupart sont à pied. Ici (Montrant des traces) Ces dernières sont plus anciennes, mais je ne pourrais vous dire depuis quand.
- La forêt n'a pas d'autre entrée je crois. Alors..
- Après, je vous dirais que traverser la forêt.. Ça serait dangereux. L'obscurité semble très lourde plus on s'enfonce. Ça se ferait, j'ai déja été dans des forêts qui me semblent similaires. À vous de voir Colonelle.
- Allons-y à cheval sur la route.. Puis à mi-chemin. On coupe dans la forêt.
- Bien, allons-y alors.

L'home remonta aussitôt à cheval, alors que tu t'engageais déja dans la route. Le trajet était difficile.. La route était mauvaise.. Voir boueuse par moment. Malgré toutes tes qualités de cavalière, tu finis pas désespérée. Descendant de cheval, tu murmure à son oreille de partir.. Mais pas trop loin. Tu savais bien que Volgur allait t'écouter et revenir au moment que tu sifflerais. Ça.. Ça ne te faisait pas peur. Rassemblant tes affaires, tu fais signe à ton accompagnateur de passer devant. Il était plus légèrement armuré et armé.. Il était mieux adapté pour trouver un chemin. Silencieuse, tu le suivais en faisant le moins de bruits possible. Tu avais revêtue une nouvelle armure que tu avais depuis quelques temps. Cette dernière t'offrait plus de libertés. À ta taille, bien rangés dans leurs fourreaux respectifs, ton épée et ta dague s'y trouvait ainsi qu'un carquois de flèches. Sur ton dos, tu traînais ton arc et un bouclier. Le bouclier, tu ne l'utilisais que très rarement en fait. Tu l'avais amenée comme au cas où. Dans tes mains finalement, tu transportais ta lance.

Suivant le sergent, tu traversa finalement la forêt pour te diriger vers les fameuses ruines, alors que tu essayais de savoir qui était ceux qui visitaient le château. Tu tentais d'être le plus discrète, profitant de l'obscurité de la forêt pour ne pas être remarquée.  
 

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Ven 13 Sep - 19:31
Il était très rare pour les ascètes de quitter leur pays, et encore plus rare était la vision de l'une d'elle éloignée de son protégé. Ayant choisi de consacrer leur vie à la foi, elles vivaient paisiblement au sein du Sanctuaire, chaste prison aux murs d'argent où le temps s'écoulait lentement. A chaque matin qui se levait, si semblable au précédent, Sofia se questionnait sur la raison de sa présence en ces lieux. Et à chaque nuit qui tombait, si différente de la précédente, elle observait la lune et prenait le temps de se remémorer chaque instant. Les ascètes n'étaient en aucun cas retenues en captivité ou forcées à rester, elles pouvaient en vérité se déplacer tout à fait librement dans et hors du sanctuaire; toutefois, leur vie, leur mission, leur avenir se trouvait sous ce toit de nacre.
Alors lorsque le Saint-Prêtre s'absenta pour la première fois du Sanctuaire et d'Aquaria, un vent de désespoir et de tristesse frappa le palais. Oh, aucune ne doutait qu'il reviendrait surement grandi de son voyage et qu'il reprendrait rapidement sa place, mais toutes souhaitaient inconsciemment le conserver auprès d'elles. Elle ne pouvait le laisser partir, le laisser s'envoler de ses propres ailes, hors de leur atteinte. Et s'il venait à se libérer ? S'il devenait indépendant, fort, grand, désireux de s'éloigner, capable de voyager et de vivre seul ? Que leur resteraient-elles? A vrai dire, la vie d'une ascète est une vie fondamentalement altruiste et égoïste. Vivre pour autrui, et s'abandonner d'une manière si honnête et franche qu'elle finissait par se tordre et se pervertir. Se donner toute entière, c'était perdre tout lieu d'attache, tout passé pour enserrer un avenir qu'elles voulaient pour elles seules.
Partager leur protégé avec le monde, c'était la chose la plus nécessaire et la plus difficile pour les ascètes, et de savoir qu'il ne pourrait accomplir cette office qu'en étant loin d'elles... était une véritable déchirure. Il ne faisait nul doute qu'à son retour il aurait à subir les caprices de chacune de ses tutrices et serait certainement plus choyé que jamais.

*J'espère qu'Index profitera bien de ce voyage, car elle risque de ne plus le revoir de sitôt, héhé...*

Les yeux rivés sur l'astre lunaire, les lèvres arquées dans un sourire malicieux, la jeune ascète imaginait déjà le retour de Sophian qui était prévu pour la semaine prochaine. Elle ne savait pas si elle pourrait revenir à temps pour l'accueillir, mais elle n'avait jusqu'alors jamais failli à son devoir et ne compter pas inaugurer ce genre de nouvelle tradition. Ce qui l'avait amené sur les routes de Ventus et en particulier au coeur d'une sombre forêt en pleine nuit n'était autre que la recherche du dernier membre de sa famille restant, Alex. Puisque le jeune Sophian avait quitté le nid, bien que temporairement, et au lieu de tourner en rond en se rongeant les ongles dans l'inquiétude, Sofia avait décidé de partir en voyage. Il ne s'agissait point là d'un voyage culturel mais bel et bien d'une investigation, et après quelques jours d'intenses recherches la jeune magicienne parvint à retrouver la trace de son fugueur de cousin. Rumeurs et indices l'avaient menée jusqu'ici, et la seule raison qu'elle voyait à la présence d'un homme aussi perfectionniste que lui au sein d'une forêt aussi commune était le mystère. Les légendes de cette forteresse perdue au coeur de ces bois avaient certainement attisé sa curiosité, et il se serait lancé à la quête de quelque artefact oublié enfoui sous les ruines.

Sofia était donc immédiatement partie sur ses traces afin de le surprendre. Bien sûr, elle n'entretenait pas de faux espoirs, Alex était un homme intelligent et s'il voulait vraiment disparaitre, seul Ehol serait capable de mettre la main sur lui... Elle soupira et reprit la route, suivant les traces de passage humain laissé sur les sentiers sauvages de la petite forêt. Elle n'était pas pisteuse et méprisait la chasse, mais Sofia possédait une vaste culture en particulier concernant la flore, et pouvait tout de même faire la distinction entre le passage d'un être humain et d'un animal sauvage. Et les cris perçants d'une femme en colère avaient de quoi la mettre sur la piste. Les voix ne venaient pas de si loin, mais elle était incapable de percevoir quoique ce soit dans ces bois, qui plus est en pleine nuit. Elle vogua encore quelques minutes à travers la forêt, en prenant ses marques afin de pouvoir retrouver plus facilement le chemin du retour, et finit par s'arrêter lorsqu'elle aperçut les premiers signes d'une formation humaine.

Et un cri qui vint presque percer ses oreilles et la fit se figer un instant. D'Ignis? Ignis, comme le rebelle, le premier roi du pays des flammes? Non, c'était impossible, les héritiers de cette dictature n'avaient aucune raison de se tenir sur les terres de Ventus, leur ennemie jurée. Il devait s'agir d'un homonyme, ou d'une mauvaise blague de ces Ventusiens farceurs. La jeune ascète remit sa capuche sur sa tête comme pour mieux se dissimuler et continua à observer. Enfin à écouter, elle ne pouvait guère distinguer autre chose que des formes colorées se mouvant dans la nuit. C'était... original. Et pas des plus discrets.

En tout cas, ce qui était sûr, c'est que cette femme en avait dans le gosier. Sofia ignorait contre qui elle s'égosillait ainsi, mais si elle mordait aussi fort qu'elle aboyait, les pauvres hères avaient tout intérêt à se montrer au plus vite.

Elle espérait simplement que la dite personne ne soit pas Alex. Pour leur propre bien.

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Sam 14 Sep - 19:06
Tout cela a démarré de façon si étrange. Reno était à la bibliothèque, à faire ses études sur la magie et son lien avec Ehol. Soudainement, ce vieil homme est apparu, de façon parfaitement banale, mais pas discrète avec son mètre quatre vingt et sa carrure imposante. Il a du lire ce que Reno étudiait car il a abordé l'archiviste avec une question étrange :

« Voulez-vous voir ce qu'est la vraie magie ? »

Une question somme toute banale, mais qui entraina les conséquences qui aboutirent à la situation actuelle de l'archiviste. Si au départ la question était dénuée d'intérêt, le vieil homme s'avéra être un bon orateur et, de par son charisme imposant et son talent pour convaincre, parvint à attiser l'intérêt de Reno.

Apparemment, non loin d'un village ventusien du nom de Gloucester se situait un château. Actuellement, il se déroulait une fête de la poésie ou quelque chose du genre dans le village voisin mais la raison de la venue de l'archiviste se trouvait dans le château. Certes, il a cédé une fois de plus à un désir égoïste et a du faire appel à une gouvernante pour veiller sur sa femme afin de s'assurer de la bonne marche de la grossesse, mais s'il y avait vraiment une grosse découverte à faire, il fallait bien prendre ce risque. Surtout qu'il a fait énormément de concession, dont ralentir ses recherches, pour s'occuper de sa femme.

L'archiviste se réveilla donc là où il s'était endormi, près du feu de camp désormais éteint. Il avait fait une sacrée trotte en compagnie du vieillard qui avait maintenant... disparu ? Seul restait un message, callé sous une lourde pierre.


« sois fort, mon nouvel élève ».

Nouve élève... depuis quand il était question d'être son élève ? Reno n'a nullement signé pour un apprentissage quelconque. Il était venu par intérêt scientifique. Il se déroulait des choses étranges, décidément, et il en venait à se demander s'il ne s'était pas fourré dans un quelconque pétrin.

*Mais maintenant que je suis là, trop tard pour reculer.*

Rassemblant ses affaires, l'archiviste se dirigea vers l'imposante bâtisse en ruine, comme indiquée par le vieux, et commença à se poser des questions : est-ce qu'il doit frapper en espérant être bien accueilli ou bien une certaine prudence et discrétion serait de rigueur ? Alors qu'il s'approchait de la forteresse, un cri lui indiqua quelle mesure était préférable :

« NOUS, OCTAVIA D'IGNIS, DEMANDONS A CEUX QUI SONT DANS CETTE ANTIQUE FORTERESSE DE DÉCLINER LEUR IDENTITÉ SUR LE CHAMPS ! Sans quoi... Sans quoi nous vous tueront tous, sans la moindre exception ~ »

Une perle de sueur roula le long de la nuque alors que Reno se terra derrière un arbre. La famille royale d'Ignis ? Ici ? L'archiviste s'approcha en restant à un périmètre certain... oui, il y avait bien des gens. Celle qui avait crié en imposait. Si des représentants d'Ignis se trouvaient ici, ça n'augurait rien de bon. Mieux valait partir d'ici au moindre pépin...

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Mar 22 Oct - 23:43
La vie de mercenaire n'est pas réputée pour être des plus paisibles, couplez là avec le fait que vous soyez un voleur de haut vol et, que pour compagnonnes vous vous promeniez avec deux magiciennes de classe internationale, sans véritable once de bon sens qui plus est et, il est temps de se demander si votre instinct de survie n'a pas été oublié, en train de cuver dans une taverne miteuse du trou du *** d'Ignis. Ainsi se fit la prise de conscience de l'auto proclamé expert en sécurité tandis, qu'il montait dans les ténèbres d'une tour délabrée pour contempler le spectacle qui devait avoir lieu, accompagné d'une de ses deux partenaire.
Et la magie s'opéra.

-NOUS, OCTAVIA D'IGNIS, DEMANDONS A CEUX QUI SONT DANS CETTE ANTIQUE FORTERESSE DE DÉCLINER LEUR IDENTITÉ SUR LE CHAMPS !

...
...
...

-Et moi je...

Alors que notre joyeux mercenaire commençait à se redresser, s'apprêtant à envoyer un signal flamboyant marquant sa position, quelque chose arrêta net son élan. Ou plutôt tenta de s'en prendre à sa tête aussi solide que celle d'un imbécile heureux. Une poêle à frire (ne demandez pas à Alastor de vous dire d'ou sa magicienne avait ramassé cet objet, certaines choses doivent rester un mystère au risque de perdre leur saveur), un regard quelque peu exaspéré le brulant mentalement de mille manières différentes avant que d'autre visions plus... sympathiques ne commencent à apparaitre, laissant ensuite place à un rire moqueur. Non, Alastor n'allait pas se mettre à beugler qui il était ainsi que ses origines. Après tout, tout le monde n'avait pas été gagnant du concours de reine de beauté d'un petit village (perdu au fin fond de Ventus ceci étant dit avouons le) tout en étant de sexe masculin. Hélas! Triste souvenir d'une enfance volée par une grande sœur au comportement différents de ce qu'était la normalité... chose somme toute des plus banales et donc particulièrement ennuyeuse.

Alors que ça! Oui, ça! Qui pouvait se targuer d'avoir pu rencontrer et voir à l'action une princesse d'Ignis en territoire étranger, probablement sans véritable sauf conduit comme l'aurait exigé le bon sens diplomatique. Après tout, si il s'agissait bien d'Octavia d'Ignis le bon sens se devait probablement être oublié. Il passa alors les doigts sur son visage, caressant la marque du sang d'Ignis avec un sourire euphorique. Pitié, qu'il s'agisse bien d'une héritière d'Ignis, rien n'aurait pu plus leur faire plaisir à tous les trois à présent. Alors elle chuchauta

-Comme le dirait Murphy, les emmerdes ça vient par paire non?
-J'espère bien, après tout quand y'en a poulain y'en a poule deux.
-Tu devrais vraiment arrêter l'humour...

Tout en discutant ils observaient les formes vaguement humanoïde qui s'apprêtaient à sortir des ténèbres, pauvres créature sans plus d'humanité que des besoin primaires. Quelque chose de vraiment inhumain que de faire subir un tel sort à de pauvres ères. Mais l'homme avait le don de faire des choses bien cruelles et, ne pas les exploiter jusqu'à leur mort n'aurait-il pas été encore plus monstrueux? Eux qui s'était sacrifié servaient toujours le projet... Comme si de telles préoccupations  auraient pu effleurer l'esprit de la magicienne. Non, elle devait reconnaitre qu'elle n'en avait cure, il y avait toujours quelqu'un pour faire quelque chose de monstrueux alors, autant être là pour voir de quoi il s'agissait non?

Et Alastor de sa main gantée jouait avec trois des pierres aux reflets si étranges. Heureusement qu'eux étaient là pour observer, c'était pour ça qu'ils avaient été payé aussi non?

***

Des informations qui lui parvenaient d'Alastor la situation était claire. Sans doute s'agissait-il d'une quelconque hurluberlue  ayant décidé de s'aventurer dans les ruines, trop ivre pour avoir une once de bon sens et ayant décidé d'être une princesse d'Ignis. Ou bien il s'agissait réellement d'Octavia ce qui pouvait s'avérer des plus amusants. Mais, partageant l'avis de son pactisant, il était hors de question de prendre des risques inutiles, ils étaient payés pour ça après tout non? Pour s'assurer de la sécurité du complexe. Et puis après tout, sans une bonne défense, une bonne attaque devenait plus problématique et, la retraite encore plus gênante. Oui, toujours prévoir la retraite. Sans compter bien sur que, si il s'agissait réellement d'Octavia d'Ignis, les chances que ce maudit poète de Térence soit présent augmentaient, celui ci étant déjà au printemps des poètes...

D'un côté cela avait du bon. En effet, qui mieux que ce fou de Térence pouvait aller faire un croche pieds à cette folle d'Octavia? C'était l'avantage des fous après tout, bien manœuvrés ils pouvaient faire de superbes coqs de combat à envoyer l'un sur l'autre. De l'autre côté, qui pouvait dire à quel moment ceux ci décideraient de faire la sarabande ensemble, comme deux danseurs en harmonie? C'était le problème des fous, vous ne saviez jamais à quel moment ceux ci allaient changer de rythme et, si ce rythme allait suivre une quelconque logique. Enfin peu importait dans l'absolu, la bêtise d'Alastor, la puissance d'Altrouge et son intelligence étaient parfaits pour mettre en échec plus ou moins n'importe qui mis à part le grand père. Et dans le pire des cas... la fuite restait toujours une bonne solution, peu importe l'argent. Hé! Un cadavre ne peut plus avoir de salaire après tout!

***

Faim... Etait-ce la fin? Ou le froid? Ou la douleur? Ils ne savaient pas, ils ne savaient plus. Tout ce qu'ils savaient c'est qu'ils devaient sortir et s'en prendre à tous ceux qu'on leur avait désigné, plus rien d'autre n'importait. Et ainsi, ils s'avançaient dans la nuit, insensibles au hurlement de la femme en armure, ignorant complètement ceux qui auraient pu se dissimuler dans leur rang pour attaquer par surprise. Non, c'était des visages connus, pourquoi s'attaqueraient-il à eux. Non, il devaient obéir, tuer tout ceux qu'il ne reconnaissaient pas, il pouvait aussi bien s'agir d'un politicien terran que d'un évèque aquarien ils n'avaient pas réfléchit, ils devaient se contenter d'attaquer tout ceux qu'il ne reconnaissaient pas, comme cette femme là, celle qui faisait du bruit. Avec leurs corps malingres, leurs ongles trop longs, leurs vêtement en lambeau avec leur peau.

Et ainsi, les parodies grotesques d'humains qu'ils étaient devenus s'avançaient sous la lune, sortant des ombres des ruines. Leur démarches titubante, mal assurée et pourtant... étrangement véloce d'une certaine manière. on ne pouvait pas dire qu'ils étaient particulièrement agressif, on ne pouvait pas dire qu'ils faisaient signe de la moindre émotion à vrai dire... et encore moins d'intelligence. Leur esprit n'était plus à présent orienté que vers une seule chose, chercher et détruire.





[Bien bien! Premièrement, mea culpa pour l'attente, j'accuserai bien Henry mais ça serait pas crédible et, être de mauvaise foi. Ensuite, l'ordre de post reste le même que précédemment. Quand à de plus amples détails, déjà la foret semble s'être tue... bon après, vu le boucan du diable qu'a fait Octavia vous me direz. Par contre, vous semblez plus ou moins entendre des bruissement qui dérangent le silence qu'Octavia à réussit à imposer à la forêt (j'espère que tu es fière de toi Octavia, tu as fait fuir les familles de blaireaux du coin!). Quand à justement Octavia, tu es aux première loges pour distinguer des formes humaines en quantité relative (une petite dizaine semble t-il) qui s'approchent vers toi, ne semblant pas particulièrement intelligente, propres, et semblant être plus ou moins vêtues de haillons et, d'ici cinq secondes elle devraient être assez proches de toi pour te faire des câlins... ce qui est assez bizarre quand tu vois qu'elles semble ne vraiment pas être douées pour marhcer. Tous ceux qui ont une vue sur Octavia (et non des vues je précise) peuvent aussi en se déplaçant avoir plus ou moins la même vue.

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Mer 6 Nov - 17:44

La soirée de Justin l'écureuil avait plutôt bien commencée (oui Justin, c'est son nom, comment ça les animaux n'ont pas de notion d'appartenance et d'identité et donc n'ont pas les capacités d'avoir un diminutif ? Et ben celui là est plus intelligent que la moyenne, il savait compter les noisettes et lasser ses chaussures, il a eu mention très bien au bac et est promis à d'intéressantes études de comportement du castor moyen. Et si cette raison stupide ne vous convient pas, n'oubliez pas que vous êtes dans la narration d'Octavia, tout devient possible.) Il avait trouvé un nombre pair de noisettes ce qui empêchait son syndrome de désordre compulsif de se manifester et pensait les offrir à Jessica, sa chère et tendre a qui il comptait bien faire la fête ce soir et ainsi perpétrer la race ancestrale des créatures touffues de la forêt ventusienne moyenne (soit pas comme en Scandia, sans quoi il aurait des crocs de deux mètres de long et serait bodybuildé, sales barbares).

Enfin ça, c'était avant qu'il tombe nez à nez avec cette humaine. Il n'avait pas entendu la gueulante de cette dernière, trop absorbé par ses trouvailles et la plus chaude nuit qui s'annonçait en compagnie des jambes graciles de la douce Jessica dont les "squick" rendaient tous les bois malades de jalousie.


    AHAH ! Te voilà créature des bois ! Habitant sylvestre aux demeures écorcéennes ! Car oui, elle invente des mots qui plus est. Soumet toi à la grandeur du sang d'Ignis ! Beauté sauvage des fougères libres !



    ... Squick ?


Et soudainement, Justin eu très peur, dans son charabia l'humaine avait l'air encore plus étrange que les autres qui étaient déjà passés aux alentours, elle baragouinait tellement fort qu'il eu faillit déféquer sur lui même, pauvre petite créature. Alors, pris du courage le plus grand de tous les sciuridae de Ventus il s’enfuit dans la grâce la plus totale sous les cris de contentement de la régente de la Latia et les soupirs à peine voilés de son chevalier à ses côtés. Après tout il préférait culbuter Jessica plutôt que rester devant cette chose.


    Oui ! Vas-t-en forme sylvestre ! Puisse ton roux poil t'apporter les plus douces récompenses !


Néanmoins, le délire hallucinatoire d'Octavia fut soudainement stoppé, un bruissement, puis un autre, et encore, des formes se formèrent dans la nuit du pays des vents des choses à peine humaines, vaguement humanoïde dont l'âme ne devait résider à présent nul part autre que dans les limbes. Pourtant ce fut un nouveau cri de contentement qui perça de la bouche de la jeune princesse. Un sourire malsain, presque pervers perça le long de ses lèvres, des admirateurs ? Enfin ! Elle les avait tellement attendus ! Oh oui, ils allaient être accueilli de la plus belle façon qu'il soit, d'une façon digne de la royauté Ignisienne !

Aestus Estus se mit à briller doucement dans la pénombre et, une douce pluie de pétales dorés incandescent tombèrent sur le sol, plus d'une centaine d'entre eux étaient présents alors que la jeune femme entamait une danse endiablée, comme prise d'une transe soudaine. Il y avait quelque chose de sauvage dans ses mouvements, de fou, d'incontrôlé et pourtant, un artiste saurait le remarquer, le moindre pas était calculé, tant et si bien qu'elle voletait tendrement entre chaque pétale sans les toucher quand bien même ses yeux étaient fermés. Elle les laissa approcher, retenant ce sort en elle, murmurant dans son propre souffle des paroles, des phrases non constituées de toute logique, étreinte d'une douce folie. Néron la suivait, silencieusement, le visage grave, puis, au détour d'une lumière, plus rien, la massive forme de l'ours blond n'était plus dans les parages. S'était-il caché ? Attendait-il un moment pour frapper ? Très probablement. Assurément même, mais une chose était sûre, c'était qu'il était plus qu'étrange qu'un homme tel que lui se fasse si discret.

Mais elle sentait de légères fluctuations, l'avantage du sang d'Ignis, de cette mana si puissante coulant en elle, elle pouvait le sentir, presque le voir sans être là, le sentiment qui venait d'eux n'était pas celui de créatures humaines, ou plutôt il y avait comme un relent de forme autrefois décrite comme ayant faite partie de cette race. Mais aujourd'hui, il n'en restait plus rien.


    Venez, venez à nous, divertissez-nous ersatz d'humanité, rendez-nous forte, votre sacrifice rendra la Flamme plus forte, plus brillante, plus puissante, la folie et la sagesse ne sont qu'à un fil l'une de l'autre, nous somme oracle, nous sommes femme, nous sommes mère. Nous guidons le peuple dans les ténèbres car la nuit est sombre et pleine de terreurs, maintenant dansez, nous dansons la sérénade des fous !


Un sourire passa sur ses lèvres alors que les acteurs étaient enfin en place, ils étaient là, oui ! OUI, elle le sentait, cette chaleur, elle revenait en elle, la douce étreinte des combats, Aestus Estus voulait du sang, elle allait lui donner, se donner corps et âme à eux tous, elle allait teinter cet océan vert du rouge pur de la vie !

Elle leva seulement sa lame vers les étoiles un ultime soupir de joie filtrant sa bouche.

Puis les enfers se déchaînèrent, un grésillement, puis une intense lumière, et des explosions, par dizaines, tout au centre de ces créatures, les lacérant, déchirant les chairs dans un sublime carnage teinté de rouge, un rire s'éleva au milieu de cette fournaise, celui d'Octavia, elle s'amusait déjà, cette douceur qui naissait dans sa poitrine était de la violence la plus agréable. Puis, lors qu’enfin la géhenne se calma en sorti l'impératrice enflammée à l'armure et à l'épée aux couleurs dorées de la royauté et dont les tendres flammes léchaient sa personne, ayant activé à présent un nouveau sort.


    Agneaux perdus, laissez les flammes de la justice d'Ignis vous purifier...


Cet écho presque silencieux de sa propre voix au milieu des braises encore chaudes laissa place a une rose, une rose absolue à la brillance digne d'un autre Soleil, et, presque maternellement, elle s'ouvrit, toute aussi grande que la régente, cette dernière illumina un peu plus le terrain. Puis, un flash lumineux en sorti, brûlant des flammes d'Ignis tout se trouvant en face de la régente, soit une bonne partie des créatures et osèrent même lécher les pierres de l'ancienne demeure.

Une seule chose résonnait dans la nuit.

Le rire de la beauté d'Ignis, de celle dont les pêchés sont trop grands pour être quantifiés, de la grande prostituée et de la future mère des flammes. Mais dans cet enfer magique une question restait pourtant en suspend.

Mais où était passé Néron ?

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Sam 9 Nov - 8:18
L’humanité était tombée dans une abysse profonde. Ce gouffre n’avait rien d’un zombie, non, il s’agissait simplement de la doublette Térence/Octavia qui restait en la matière une indépassable référence. On pouvait perdre ce qui faisait de nous des êtres humains de bien des manières, mais sombrer dans la folie à la suite d’une fausse logique, justifier par la beauté le meurtre et l’inhumain, c’était la une abomination que nul esprit humain ne pouvait formenter de lui-même. Seul l’individu, dans son droit à la raison, pouvait bafouer volontairement sa propre raison et renier ce qui fait de lui, du moins sur le plan intellectuel, un membre de la race humaine. En d’autres termes, seul la liberté de pensée, la puissance absolue de la raison, cette force proprement humaine qui différencie l’humain de la bête (avec peut être la guerre et la valise a roulette), permettait à l’homme de perdre cette propriété distinctive et de surgir en prédateur animal dans son sens le plus propre. C’était ce qu’était devenue Octavia, une guerrière compulsive et violente dont plus personne ne comprenait ni les combats, ni leurs causes. Du moins ainsi pensait Térence, sans jamais se rendre compte que la raison de ses actes, si elle était limpide, était biaisé de manière si évidente qu’il en avait perdu le discernement.

Pourtant avoir perdu sa propre humanité n’empêcha pas le jeune homme de ressentir un profond frisson d’horreur devant les corps désarticulés et pataud qui s’avancèrent vers la jeune fille. Seule cette force de la non-raison, qui anime déjà le jeune homme, pouvait donner lieu à une tel monstruosité. L’abaissement de son prochain au rang de va-nu-pied carnivore lobomotisé se distinguait des autres actes par sa cruauté son vice, l’horreur et la non-compréhension inhérente qu’il comporte. Térence n’échappait pas à ce sentiment tant il est vrai que deux non-raisons, deux folies, psychoses, s’opposent aussi surement que le font deux pensées, philosophies, raisons. Et face à ce trouble profond que provoque la non-appréhension de ce que l’on voit, raisons et folies s’effacent pour laisser la valeur parler, au-dela du concept d’humain, celui qu’on pourrait appeler de plussoyance. Térence d’Ignis se releva d’un bond et voulut se mettre à courir vers l’innocente jeune fille que les vagabonds légumiers carnassiers susmentionnés menaçait…

Et s’arrêta net quand un sort de feu d’une puissance Ignisienne deferla sur les non-etres zombifiés, reconnaissant entre deux flamèches orangées les traits fins de sa sœur Octavia. La rencontre avec sa sœur au printemps des poètes étaient une formalité qu’il avait intégré et qui flattait son orgueil de post-adolescent psychopathe. Le niveau d’inattendu que représentait le lieu et l’heure de la rencontre était par contre d’un niveau Lauréamontrien, un peu comme la lecture qu’il avait entendu précédemment. Et le temps qu’ils comprennent toutes les implications de ce qu’il voyait, il se retrouva las et pantois de nouveau adossé contre son arbre. Outres les questions d’ordres politiques, tel que les conséquences d’une princesse d’Ignis s’introduisant en fraude dans un pays étranger et participant à un combat, questions qu’il rangea parmi les interrogations triviales, le trouble qui l’assaillait était du plan esthétique.

Fallait il intervenir ou non si sa sœur se retrouvait en danger ? Certaines notions élémentaires devant être rappelé, nous dirions que l’amour indéfectible qui unissait Octavia et Térence les auraient plutôt conduit à s’attaquer dans le dos pendant que l’autre combat. La fierté attachait à leurs sangs leur interdisant ce petit jeu d’assassinat, d’autres considérations devaient être pris en comptes. Et comme les actions de Térence n’étaient régie que par la prouesse poétique qu’il pensait pouvoir en tirer, il y avait dans un éventuel sauvetage, matière a réfléchir. D’une certaine manière, sauver la vie de sa meilleure ennemie était un haut-fait dont on pouvait tirer une balade au succès certain. L’orgueil, s’en était évident, lui ferait adorer son texte, d’autant plus qu’il en serait le protagoniste principal, pour une fois. Et le thème, l’action héroique et la survie d’Octavia donnerait lieu à tant de commentaires et tant d’éloges que tous adoreraient aussi cette épique balade. Le titre était déjà tout trouvé : Nuit de Printemps. (Pardon Alfred). D’un autre coté, cette ballade pouvait tout aussi bien relater le combat d’Octavia face à ces monstres zombifiés, se terminant par une mort héroique. Il resterait à régler quelque menus détails pour que ce poème puisse être rendu publique en Ignis, comme pourquoi n’avait’il pas accouru à sa rescousse, mais ce genre de formalité ne devait pas être prise en compte quand on réfléchissait au potentiel poétique d’une situation. C’était le rôle du poète que de gommer ces détails de la littérature.

N’arrivant pas à prendre sa décision, le jeune homme regarda son chevalier d’un air interrogateur. Celle-ci fit non de la tête, signalant ainsi que Octavia et les monstres n’étaient pas encore à portée d’attaque, même en utilisant son pouvoir. Térence lui, était suffisamment proche pour pouvoir utiliser certains de ces sorts, mais si Octavia était en train de danser, il n’y avait que peu d’intérêt que de joindre des flammes à d’autres flammes. Se redressant cette fois plus posément, il regarda une nouvelle fois le feu, et se mit en route d’un pas rapide mais silencieux en direction de l’arrière de la redoute. Qu’Octavia survive ou meurent, Nuit de Printemps nécessiterait une connaissance approfondie de ses êtres zombitiques et des raisons de leurs présences ici.

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Jeu 28 Nov - 16:22
Le cours du Grand Courant est indéchiffrable. Phénomène dépourvu de volonté, tout-puissant et omniscient, la Rivière de la Vie représentait l'espoir, elle était le guide de l'humanité, la maitresse des cycles. Toutes les choses en ce monde sont liées les unes aux autres par son tracé, elle est la résultante des multiples volontés qui la composent et disparaissent, pour ne plus former qu'une impulsion. Ainsi, sa présence en ces lieux, loin de son sanctuaire, n'était que le prolongement naturel du cours des choses. Elle était ici pour une raison, bien qu'elle ignorât encore laquelle. Des forces supérieures l'avaient menée ici, et son rôle était de voir et de comprendre.
Cette femme malade qui se prenait pour une princesse, le silence inquiétant de cette forêt et ce château hanté: tout était indubitablement lié. Alex faisait aussi partie de cet ensemble, ou en avait fait parti à un certain point, et c'était maintenant à son tour, humble ascète d'Aquaria, d'y apposer ses propres fluctuations. Le monde était ainsi fait, et malgré toute leur arrogance, les humains n'étaient au final qu'une simple partie de ce monde, et en aucun cas leur maitre.

Mais que le monde était vaste! Sofia était venue en aide à de nombreuses personnes jusqu'à présent, des âmes torturées par le doute, des corps épuisés par l'âge, mais jamais elle n'avait eu affaire à ce genre de démence. Dans quel état pouvait bien se trouver ce pays pour créer de tels êtres dépourvus de bon sens? Les terres du savoir et de la connaissance, déjà fort dépourvues de morale, n'avaient-elles cure des malades foulant leur sol ? Cette femme qui se prenait pour une princesse dominatrice voulait étendre son joug au royaume des écureuils ! Avez-vous déjà assisté à plus pitoyable spectacle ? Elle avançait seule, au milieu d'une forêt, oui, seule au point même de devoir faire la conversation à de petits êtres, n'osant probablement pas communiquer avec ses pairs. Cette femme avait besoin d'aide. Sa tenue indécente et voyante, exhibitionniste s'il en était, ne représentait que l'arbre qui dissimulait la forêt. Elle vivait à présent dans son monde, sans plus de lien avec la réalité.
Et face à cela, Sofia ne pouvait que se contenter de regarder. Si elle venait à l'interrompre dans son délire, nul ne pouvait vraiment prévoir comment les choses tourneraient.

Comme pour répondre aux prières qu'elle n'avait pas prononcées, des bruits étranges résonnèrent et un groupe de personnes s'avança de l'autre côté du bâtiment. Au même moment, une pluie de pétales dorés chut des cieux comme pour les accueillir, et Sofia fut pendant un instant émerveillée de cette vision. Elle reprit rapidement ses esprits, et chercha du regard l'origine de ce sort avant de remonter vers cette femme en plein délire qui s'était mise à danser. Ses mouvements étaient gracieux, et en d'autres circonstances, ils auraient bien pu être beaux; mais la jeune femme ressentait à leur vision comme une sorte de malaise qui s'expliqua lorsque la danseuse reprit la parole. Elle... Cette femme était complétement submergée par son délire. Ses mots ne faisaient même plus sens, elle se croyait un nouvel être, une entité salvatrice qui lève son glaive au ciel pour abattre le jugement.

Et quel jugement.

Une salve d'explosion retentit de tous côtés, créant une vague de lumière insupportable et un bruit des plus épouvantable. Sofia fut propulsé à terre par le souffle de l'explosion mais aussi et surtout par la surprise totale qu'avait été cette attaque. Le préambule de la purification par le feu n'était alors plus un délire de cette femme mais un véritable avertissement du désastre qui allait se produire quelques secondes plus tard. Les pétales dispersés au sol avaient soudainement explosé, piège odieux des arcanes du feu, et emportèrent dans leur cruauté des lambeaux de chairs et des filets de sangs. Une étrange odeur de chair calcinée commençait à gagner les environs, et lorsqu'elle releva la tête et reprit ses esprits, la jeune ascète ne pouvait que constater l'ampleur des dégâts. Toute une zone, dangereusement proche d'elle de surcroit, venait d'être rasée sous la puissance du souffle des flammes, un étrange calme y régnait et l'on pouvait distinguer quelques silhouettes qui avaient survécu au désastre se redressant, sans jeter le moindre regard à leurs pairs réduits en cendres.

*Que... Qu'est-ce que...*

Ses pensées étaient confuses, son estomac noué, prêt à régurgiter ce qu'elle avait avalé deux heures plus tôt. Elle venait d'assister au plus horrible des spectacles, au massacre sans distinction, à la destruction barbare de la vie humaine, dans une explosion de ténèbres et de lumière. Et ironiquement, au coeur de cette scène apocalyptique, ce qui l'avait certainement sauvée était ses yeux qui ne pouvaient plus voir. Son esprit n'aurait simplement pas supporté cette invasion de rouge dans la nuit noire.
Princesse d'Ignis. Ce titre lancé aux ténèbres prenait à présent tout son sens. Un tel acte de barbarisme, une telle folie et pareille puissance... la jeune ascète n'aurait jamais songé rencontrer ces démons dans un pays civilisé, et pourtant... Pourquoi?
Elle tremblait. Sofia tremblait, incapable de se contrôler. Etait-ce le choc de l'explosion, la puissance de celle-ci, était-ce ce massacre et cet amas de chair informes, ou était-ce simplement sa propre impuissance qui la torturait à présent? Elle ne savait plus, elle ne comprenait plus, elle était perdue. Le sanctuaire... elle voulait... elle voulait pouvoir repenser au sanctuaire.

*Que dois-je faire... ? Pitié, dites-moi... Pourquoi... ?*

Le cours du Grand courant est indéchiffrable. Alors que les premières larmes coulaient naturellement de ses yeux, ces paroles lui revinrent en mémoire. Ses paroles. Et tandis qu'elle allait se perdre dans ses pensées, une nouvelle lumière s'éleva dans la nuit et projeta un nuage d'ombres malsaines sur ses mains. Blanc et noir. Il y avait... Il y avait trop de blanc... Beaucoup trop.

*Non...*

Elle leva les yeux et aperçu une rose chargeant en son coeur un rayon.
Quelques-uns des hommes se relevaient et continuaient à avancer, et bientôt, certainement, seraient happés...

Elle était ici pour une raison.

*Non!!*

Sa main saisit instinctivement son bâton, et dans un murmure, dans un cri étouffé, elle activa les runes qui le parsemaient et une immense figure de glace fleurit, une blanche edelweiss qui éclipsa la rose et stoppa le trait enflammé. La protection fermement ancrée au sol n'avait pas fléchit, et elle ne laissa dans l'atmosphère et l'enfer de cendres qu'une fine couche de poussière, une poussière de diamant.

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Jeu 5 Déc - 5:06
Toute sa vie, Reno a toujours rejeté son appartenance à la fière patrie Ignisienne de par son manque d'affinité culturelle avec elle. Sans doute était-ce du à l'éducation (du moins au manque d'éducation) dispensé par son géniteur qui ne souhaitait de lui qu'un héritier capable de perpétrer les « valeurs » de la famille Kusanagi dans le trafic d'esclave, peut-être était-ce dans les gênes hérités d'une mère dont il ignore tout (qui sait, elle était peut-être du genre à haïr tout ce qui venait d'Ignis de son vivant)... ou alors c'était juste lui qui avait un problème. Quoi qu'il en soit, Reno avait devant les yeux une des innombrables raisons pour laquelle il n'aimait pas Ignis : une folle.

Oui, cette femme était folle. Elle hurlait comme si elle s’imaginait que le monde entier était atteint de surdité – en tout cas, elle pourra bientôt considérer ce fait comme véridique si elle ne diminue pas le nombre de décibels – et en plus elle n'était pas seule et nul doute que l'homme qui l'accompagnait était aussi fêlé qu'elle. Ne faisant pas plus attention que ça à l'écureuil qui s'était fait sauvagement agressé verbalement par la tarée et qui à présent passait à côté de l'archiviste pour rejoindre sa chère et tendre femelle, Reno gardait les yeux rivés sur le spectacle. Les portes s'ouvraient, mais l'angle de vue força Reno à une prise de risque : il quitta son poste pour se cacher derrière un autre arbre qui lui apporterait un angle de vue plus satisfaisant. Ainsi, il put constater que derrière les portes se trouvaient une petite troupe de quidams. Rien de bien folichon, si ce n'est qu'ils étaient... malades ? De ce qu'il voyait, ils étaient sales, leurs habits troués auraient pu tout aussi bien avoir été volé à des cadavres décomposés, leurs ongles ne semblent avoir jamais connu les joies de la manucure, leur hygiène était inexistante et dans leurs yeux brillait une absence flagrante d'intelligence. Tout ceci était aussi normal que l'éducation que semble avoir suivie dame Octavia : ces gens ont été victime d'un événement quelconque qui leur a ôté toute humanité, ne gardant de cette ancienne vie que l'apparence physique.... approximativement.

Octavia chargea, sans plus de cérémonie autre qu'une autre tirade lancée à un niveau sonore inacceptable. A défaut de faire dans la normalité, il fallait reconnaître que la femme était terriblement puissante. Reno savait que quiconque se prétendait – et appartenait – à la lignée royale d'Ignis jouissait d'un potentiel magique incroyable, mais l'exemple qu'il avait sous les yeux était quand même terrifiant. Jamais il n'avait ressenti un tel frisson devant un mage de feu. Et vu ce qui était derrière ces portes, nul doute que ça plus l'armée d'Ignis... cet endroit était dangereux. Au diable le savoir qu'on lui avait promis, il devait s'en aller : le savoir n'était d'aucune utilité à un mort. Une autre déferlante de magie survint alors, venant cette fois d'une étrange femme qui utilisait une magie aqueuse pour stopper les flammes. Par la culotte d'Ehol, cette demeure était bâtie pour un rendez-vous où seul des monstres en matière de puissance magique était conviée ? Il fallait qu'il s'en aille de suite, au nom de sa survie...

Pourtant, il ne bougeait pas... pour l'instant, personne ne l'a remarqué. Il pourrait peut-être assister encore un peu au spectacle : à défaut d'entrer étudier par lui-même, il pouvait encore observer ce qui se passait du moment que ça restait en dehors du château.

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Dim 26 Jan - 22:00
-Et c'est là que notre princesse d'Ignis débauchée fais tout cra... ah non.
-Quoi "Ah non"?

Ce qui venait de se passer était tout bonnement surréaliste. Vous connaissez l'expression, allez y tout est possible c'est le grand jeu de la vie? Hé bien ce qu'il était donné de contempler à Alastor n'était autre que cela. Alors qu'Octavia d'Ignis s'apprêtait à incinérer une bonne partie des échecs des expériences menées dans les laboratoires, avec une élégance tout bonnement propre à la cinquième princesse d'Ignis, quelque chose, ou plutôt quelqu'un. Et, une magnifique edelweiss de glace vint s'interposer, sauvant la déplorable existence d'un certain nombre d'expériences ratées. Car, il fallait le reconnaitre, d'autres n'avaient pas survécu au pétales explosive. Hélas, ces chose avaient beau avoir été des êtres humains, l'intellect avait disparu, en faisant des êtres décérébrés qui n'avaient plus que pour unique vocation que de s'attaquer à tout ce qui n'était pas identifié comme faisant partit du complexe. Des consommables quoi.

-On a une magicienne d'eau qui s'est interposé.
-Pardon? La perplexité était clairement présente dans la voix de la magicienne.
-Oui oui, une magicienne d'eau.
-C'est problématique ça...
-Oui, nos employeurs risquent de considérer que notre prime de risque peut être diminuée pour cette nuit.

Hélas! Pourquoi quelqu'un devait-il s'interposer pour, limiter la casse et donc, limiter la nécessité d'une intervention du mercenaire? Les gens n'avaient-ils donc aucun respect pour le travail des autres? Bah! Sans aucun doute une aquarienne avec des idées d'humanitaire! Pourquoi fallait-il que les gens de la "nation" de l'eau fasse du tord aux honnêtes travailleurs en leur retirant le pain de leur bouche? Les consommables étaient fait pour être usés après tout! Et, pourquoi s'interposer entre des individus, clairement hostile et, quelqu'un les attaquant? Bon d'accord, les... créatures n'était plus vraiment des individus soit. Et, il n'avaient pas l'air plus hostile que n'importe quel drogué ventusien soit. Mais tout de même, l'adage ignisien "tapes d'abord, tapes encore, négocie alors" avait fait ses preuves plus d'une fois non? Décidément, le monde ne tournait pas rond.

Toujours était-il que ce qui arrivait dans le même mouvement eu de quoi remettre de bonne humeur Alastor. En effet,  un des rares être arrivés à proximité de quelqu'un, soit celui qui dans la panique, complètement inconscient du danger d'un sort de feu (comme tous ses congénères à vrai dire), se jetait sur la jeune fille qui s'était interposé pour le protéger. Haha! Voilà ce qui se passe quand on arrache le pain de la bouches des honnêtes travailleurs! Mais ce n'était pas tout, car d'autre "zombies" qui avaient été lâchés dans les alentours d la foret eux, allaient faire aussi leur entrée en scène si, ils ne trouvaient pas quelqu'un sur qui sauter rapidement. Hé oui, les ruines ventusiennes sont pleines de surprises et, qui irait s'imaginer qu'une ruine comme celle ci puisse dissimuler un laboratoire usant de passages secret pour libérer des zombies? Et puis, qui irait s'imaginer qu'un zombie est capable de courir? Telle était la différence entre les livres et la réalité, dans la réalité l'absurde pouvait vraiment avoir lieu et, le danger pouvait vraiment tuer les gens.

Jusqu'à ce que l'esprit de sa magicienne effleure le voleur. Une des runes de perception de chaleur venait de s'activer, indiquant que quelqu'un semblait contourner la forteresse en quête d'une autre entrée. Mais... depuis quand les gens réfléchissaient et ne passaient pas par le portail grand ouvert? Décidément, cette foret semblait peuplée de gens plein de bon sens.

-Tu m'excuses Altrouge, mais je crois que ta sœur aimerait bien que j'aille la voir
-Vas-y, je regarde et je te "transmet" tout.
-Merci.

Et, sans un regard pour le spectacle qui se déroulait en contre bas, des flammes s'enroulèrent autour du pactisant avant de le faire simplement disparaitre, ne restait à sa place qu'un ridicule tas de cendre. Il était temps d'aller saluer la ou les personnes qui faisaient ou non cavalier seul. Trop d'imprévus en même temps pour qu'il ne s'agisse simplement que du hasard. Mais après tout, il s'agissait du jeu de la vie n'est-ce pas?



[Hé bien voilà, post mj enfin fait pour cet event, excusez moi pour le gros, très gros retard qu'il y a eu.
Petite mise au point sur la situation sinon! Octavia, tu viens de voir un de tes faaaaaaabuleux *prend une voix de chanteuse pop* sorts se faire arrêter par une belle et grande fleur de glace ma fois somme toute très belle mais, qui n'a par contre pas vraiment résisté à ton sort dans l'absolu. De plus, il doit rester quelque chose comme cinq de ces trucs encore en vie dans ton champ de vision, tu peux voir des victimes de tes pétales dans les alentours, "affalées" par terre, certaines parcourues de soubresaut. D'ailleurs, l'un des "survivants" s'est jeter sur Sophia, à moins que tu ne fasses rien pour l'éviter/te débattre (sachant que le truc te saute littéralement dessus et, de dos) ça va essayer de te faire un gros câlin jusqu'à te remettre plusieurs vertèbres la ou elles ne sont pas censées être.
Pour les spectateurs "extérieurs", ce truc a fait preuve d'une vitesse surprenante avouons le, pour toi Sophia, c'est d'une force surprenante. Quand à toi Térence, en continuant tu tombera nez à nez avec quelqu'un d'original, les dés ont décidé qu'aussi bien toi, que Mia et que lui seriez sourds et aveugles faut croire, je te le décrirai en "privé" histoire de prolonger un peu la surprise d'ailleurs. Sinon c'est tout bon... Ah si! J'allais oublier une chose, il semble y avoir du mouvement dans ton dos Reno!]

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Dim 16 Fév - 17:39
Néron était posté depuis quelques minutes sur cet arbre, à l'abris du feuillage, ombre parmi les ombres, mais il ne voyait rien, absolument rien ne changeait si ce n'était l'apparition de ces créatures. Mais il préféra ne pas agir, Octavia savait ce qu'elle faisait, il l'avait vu dans le regard de la régente, il n'aurait été que de trop si il s'était amené à ses côtés pour en découdre. Non, il allait faire quelque chose de plus dans ses cordes...

Un sourire malsain filtra de ses lèvres alors qu'il se laissa tomber de branche en branche, arrivant enfin sur le sol avec une souplesse étrange pour un homme de sa stature, il se mit à contourner ce qui allait devenir un champ de bataille. Entre sa princesse et lui, on avait toujours cru que le plus violent, le plus dur et le sauvage n'était personne d'autre que lui. Mais ils s'étaient tous trompés, Néron était subtilité, son style de combat n'avait aucun rapport avec sa psyché distordue. Et les ordres silencieux de son impératrice, de cette beauté diaphane étaient clairs, il allait régler cela à sa façon. Dans une sauvage finesse.

C'est ainsi qu'il se mit à marcher, silencieusement, à l’affût, commençant à contourner ce château afin de trouver une entrée disons... De "derrière".


________________


Elle aimait cela. Lancer des sorts d'une telle beauté. Créer pour mieux détruire, tout transformer en cendres afin de laisser le phénix se relever.
Ces créatures, ces choses. Elles tombaient les unes après les autres. Elles ne méritaient que cela. Elles devaient périr de sa main écarlate. pourquoi donc ? Elles n'étaient pas humaines, ou tout du moins elles ne l'étaient plus. peut être qu'elles le furent, peut être même qu'il s'agissait de pères et de mères aimants. De femmes de grandes envergures ou bien d'hommes esclaves. Elle n'en savait rien. Comment diable aurait-elle pu le deviner de toute façon ? Néanmoins, si elle était sûre d'une chose, c'était que quelqu'un leur avait fait cela. Et cette simple idée faisait bouillir en son sein une rage intense. Une colère de tous les instants. Ils n'avaient pas le droit de faire une telle chose. Défigurer l'humanité. Même un Dieu ne saurait disposer d'un tel donc. Cela résumait ce qu'elle n'aimait pas en Ventus. Une bande de dénommés "scientifiques" qui, en voulant s'approcher de cet hypothétique Watos tentaient de lui usurper ses pouvoirs. Des enfants à qui on aurait donné un couteau en leur disant de s'amuser en somme. Même elle, même l'esprit tortueux de l'impératrice des flammes pouvait s'en rendre compte. Ce simple bon sens qui en temps normal n'était pas sien le lui disait. Cela lui échappait totalement. L'être humain, au lieu de chercher à s'harmoniser, ne faisait rien d'autre que de vouloir se distordre. Où était la beauté dans une telle hérésie ? Il n'y en avait aucune. Pas de force, pas de volonté, seulement des imbécile.

Mais elle n'eut guère le temps de laisser éclater cette fureur brûlante qu'une fleur de glace arrêta son sort en majeur partie. Bien évidemment, la puissance du sang d'Ignis faisait que ses flammes eurent vite raison de cette composition cristalline. Les yeux de la princesse s'écarquillèrent, ne pouvant contenir tant de surprises à la fois. Elle n'était pas une imbécile, elle savait reconnaître un sort d'une grande puissance quand elle en voyait un. Une incantation d'affinité d'eau, prononcée dans la langue des parias. Dans cet idiome interdit dans son Ignis natale, celle des faibles et des traîtres. Cela aurait dû renforcer d'avantage sa rage, la plus folle encore. Mais, tout au contraire. Cela la calma. Cette fleur des glaces était d'une beauté sans nom, c'en était presque obscène.

Elle ne revint à elle qu'après avoir été témoin de cette extase translucide. Il fallait qu'elle comprenne d'ou venait ce sort. Elle n'en avait plus le choix, pas après une telle débauche de force et de sublime. Cela eu au moins l'effet d'une douche froide. Elle devait comprendre. Se retournant subitement, elle pu voir une jeune femme un peu plus loin. Les cheveux d'un bleu éclatant. Elle était sublime, elle ressemblait à un ange vengeur. La princesse failli lâcher un soupir de bonheur quand elle remarqua une créature, encore un de ces automates de chair désincarnée. Non, elle ne laisserait pas cela se faire, elle ne pouvait laisser une telle femme, une si belle plante se faire étreindre par quiconque autre qu'elle.

Elle leva alors sa main droite lentement, un regard vide de rage mais ou brillait une intense violence. A cet instant, sa bouche s'ouvrit légèrement, et, d'une voix douce mais emplit d'autorité elle prononça simplement;

    Flammes, brûlez.


Et l’ersatz d'humanité prit subitement feu, s'embrasant de flammes dorées d'une pureté pratiquement divine. On aurait pu croire qu'il s'agissait d'une déité abattant un jugement sans appel. Il avait voulu attaquer une nymphe, il devait à présent en payer le prix. Ce ne fut qu'en se retournant que la régente prononça d'une voix assez forte pour être entendue;

    Nymphe, ta magie est des plus sublimes, aide-nous donc à comprendre ce qu'il se passe ici. On a voulu jouer avec l'âme humaine. On a distordu la beauté qui l'animait, ces choses... Elles ne sont plus ce qu'elles furent, il n'y a plus rien à faire pour eux. Néanmoins, nous devons punir les responsables d'une telle hérésie. La Flamme ne saurait laisser cela.


Et sans dire mot de plus elle s'avança, elle devait voir ce qu'étaient véritablement ces créatures avant quoi que ce soit. Soupirant légèrement, elle regarda les choses restantes de ses yeux vert d'eau. Pas après pas, elle s'approcha de l'un de ces vulgaires tas de chair animés par une quelconque force. Elle le regarda, ses yeux étaient imbibés de débuts de larmes. Comment avait-on pu oser faire cela à des êtres humains. Si... Si elle était arrivée plus tôt... Aucun être vivant ne méritait un tel châtiment. La mort était plus douce.

Aestus Estus se mit soudainement à briller entre les mains de la régente, se nimbant de ces mêmes, pures flammes dorées. La lame de passion serait l'instrument de cette justice. Que l'homme soit punit était une chose, qu'il soit destitué, mis à mort, asservi, tout cela était différent, mais ces mots représentaient toujours l'être humain. Ici, ils ne méritaient plus même ce titre là. Ce n'était que des animaux, non, même des animaux étaient doués d'une beauté, ici il n'y avait rien, pas de tragédie, pas de bonté, pas de joie. Rien d'autre qu'une ineffable et affreuse destitution de l'humanité.

    ... Qui a bien pu te faire ceci ?...


Elle se pencha doucement, caressant le torse de ce qui devait être un homme et, d'un mouvement ample, lui trancha la tête. C'est tout ce qu'il méritait, une mort douce et rapide et non cette agonie perpétuelle. Elle allait leur faire payer. Déjà cette rage revenait, ces types, peu importe qui ils étaient méritaient de mourir de la main d'une justice flamboyante. De SA main. Certes, elle était sur des terres ventusiennes mais cela ne l'intéressait que guère et si cela avait été une de leurs installations ils seraient mieux cachés. Non, elle sera déjà en état d'arrestation, ils auraient déjà envoyé quelqu'un, chose qu'ils n'avaient pas fait. Elle ne pouvait que se douter que cet "atelier" à monstres caché dans une antique bâtisse ne servait à rien d'autre que d'une cache. Elle marcha, d'un calme olympien, seuls ses yeux exprimant cette froide et violente colère. Elle marcha, de ses grèves métalliques provoquant des bruits à chacun de ses pas. Tranchant la tête des créatures qui étaient au sol, les libérant de cette souffrance comme une mère le ferait pour ses enfants. Cela lui coûtait, car c'était le sentiment qui était sien, elle prenait plaisir au combat. Elle prenait plaisir à tuer des ennemis mais en aucun cas elle ne prenait plaisir à mettre fin à la vie de ce qui fut autrefois humain. Enfin, elle arriva devant la porte fermée de la bâtisse, des remparts de cet enfer scientifique.

    Effrontés que vous êtes, comment osez-vous mettre sur notre route ces pathétiques créatures. Vous méritez de brûler dans les flammes de l'enfer. Rose, annihile nos adversaires dans les larmes de ta mort...


La fleur enflammée revint, grande, puissante, elle visa la porte visiblement blindée.

Et cette dernière sauta. Dans une explosion de feu des bouts de porte tombèrent un peu partout dans un fracas démentiel. D'un mouvement de main, la régente coupa toute source de feu sauf pour la créature qui brûlait encore, celle qui avait essayé de s'en prendre à la jeune nymphe. Elle avança de nouveau, comme une reine poserait pied sur un champ de bataille.

    Nous avons toujours su être polie. Octavia d'Ignis demande une audience avec les responsables de cette hérésie. La patience n'est pas une de nos vertus.


Sa voix était froide et sans appel, on pouvait reconnaître sa soeur Aliénor dans le regard qu'elle portait à présent. Son âme semblait d'acier. Elle allait leur faire payer, tous autant qu'ils étaient pour avoir défiguré l'humanité avec une pseudo "science". Car nul n'était Dieu, elle même n'était que prophétesse. Et ces personnes, peu importe qui elles étaient. Ne méritaient rien d'autre que la mort à présent.

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Mer 19 Fév - 10:19
Les murs de cette forteresse en ruine s’effritaient lentement. Les lières grimpants s’accaparaient les parois minérals à leurs guises, faufilant leurs lianes organiques dans les travées du grés. De petites feuilles vertes, comme un léger rideau végétal, recouvraient le haut de ses remparts et avaient pris dans la pénombre une teinte inquiétante.

Avançant lentement, le jeune homme suivi de l’adolescente quittèrent la noirceure bienvenue de la forêt pour franchir d’un pas rapide les quelques mètres de claire de lune les séparants de l’ombre du mur. La les deux s’immobilisèrent d’un même souffle, et levèrent leurs yeux vers le ciel où l’azur ténébreuse se trouvait illuminée par des effluves oranges. Des flammes d’une brutalité soudaine et éphémère brûlaient à l’autre bout de ce complexe et leurs origines n’en étaient que trop évidente. Les choses qui avait voulu s’en prendre à Octavia venait de rencontrer la paix brûlante, et leurs corps corrompus avaient maintenant rejoint dans l’eau-dela les esprits qui leurs avaient été enlevés. Au-dessus de cette forêt brillait encore l’astre lunaire, comme un grand œil livide qui ne cessait de contempler le commun des hommes quand la nuit et les ténèbres leurs tenaillaient le cœur. Ces monstres étaient des êtres de la nuit, de multiples croquemitaines à la volonté détruite. La lumière d’Octavia venait de les chasser comme la bougie de la maman qui dissipe les créatures nocturnes occupant la chambre d’imagination de son enfant enfant. Le feu n’était qu’un symbole du jour et de la lumière, dont se servait les adultes pour oubliaient qu’eux aussi ils avaient peurs du noir. Souriant à ce paradoxe secret qui faisait du porteur de lumière l’être le plus sans défense face aux ténèbres, Térence avança d’un pas lent le long des murs, avec discretion et prudence.

Derrière lui, il sentait se mouvoir la chevalier, aussi féline que les lynx qui progressent la nuit sous le couvert des arbres à la recherche d’une proie. La prudence n’était pas toujours l’appanache de la royauté d’Ignis, encore moins la discretion. Mais une force sombre s’était emparé de Térence, et le courant de la vie lui dictait que le silence était pour l’instant sa meilleure arme. Il régnait sur cette forêt une atmosphère de crime, une tension propre au secret et à la dissimulation et effectuer dans ce complexe une entrée à la Octavia ne ferait que détruire cette ambiance si propice à l’imagination. Dans ce complexe perdu dans la forêt ventusienne, personne ne savait ce que Lautréamont était parti chercher. Sûrement cela avait-ce un lien avec ses créatures mais il était dur d’en deviner plus, et c’était ce mystère justement qui aiguisait l’appétit vorace des auteurs.

Peut-être était ce un abri pour une grande messe noire ? Que les créatures qu’Octavia venaient d’occir n’étaient que de pauvres fous possedaient par des rituels défiant les lois du psychisme humain ? Ou peut être étaient-ce quelques démons que venaient de réussir à invoquer les pauvres bougres de cette Sombre Eglise ? Non, il s’agissait plutôt d’un réseau de contrebande que dirige quelque magicien sans scrupules dont le pactisan pouvait zombifier les humains qu’il touchait ? Grâce à ces chiens de gardes, personne n’avait encore découvert son repère jusqu’au jour où l’homme avait fait l’erreur de duper Octavia ? Et Lautréamont n’était il qu’un autre client ? Si sa folie était évidente, elle était bien plus créatrice et délicate que celle de l’Ignisienne. A moins qu’il ne travaille pour Ventus ? Et que ce complexe cache en fait une héritière cachée de la lignée de Terrane que la nation du vent comptait utiliser pour envahir pacifiquement son voisin ? Et Octavia ayant appris son existence par quelques subterfuges avait accouru pour sauver contre son grès la pauvre princesse et l’utiliser à ses fins personnels dans le jeu politique du continent dont elle était le point le plus insignifiant ?

Le jeune homme énumérait encore les possibilités romancées dans sa tête quand ils arrivèrent à une entrée. Une brèche plutôt. Entre deux pans de murs éffondraient que recouvraient les vignes vierges se dessinaient un passage, comme un gouffre qui éventre les entrailles de la terre. En face ce trouvait un autre mur et ce qui semblait être un couloir à ciel ouvert prenait place latéralement entre les deux parois. Térence pénétra à l’intérieure et se tourna vers la droite, laissant dans son dos une partie ténébreuse de la travée. Il alla s’avancer quand l’épée de Mia sortit de son fourreau et que la jeune fille se plaça devant lui, en garde.

« Quelqu’un est là. »

Elle avait parlé plus pour l’étranger que pour Térence ; l’acuité sensorielle et intellectuelle que leur conférait cette situation d’intrusion et de danger rendait presque instantannée et naturelle la télépathie qu’ils commençaient à développer. Surtout lorsqu’ils n’étaient qu’à un pas l’un de l’autre. Térence pouvait sentir devant lui la masse de ce petit corps figée, aussi immobile que ses statuts de Lex qui gardent les entrées du palais et de la ville. Une tension sereine avait envahi le corps de la jeune fille, son esprit était comme un vide émotionnel dans lequel subsistait l’attente du combat. Il la touchait sans l’atteindre, la comprenait sans l’entendre et de la même manière qu’il sentait l’état de sa main, si elle était blessée, ou si ses muscles en étaient fatigués, il ressentait l’état d’esprit et la condition physique de Mia, ses douleurs, ses pensées, l’intégrité de son corps si frèle et la folie si tendre de son esprit sans émotion.

Devant eux se tenaient un homme de taille moyenne, un peu plus grand que le prince et d’une bonne tête et demi plus grand que Mia. De sombres vêtements de cuir abritaient une cotte de maille dont les anneaux métallique luisaient parfois sous la lueur stellaire. La lumière glacé qu’ils renvoyaient contrastait avec la bonhommie et le visage accueillant de l’inconnu que ne semblait pas le moins du monde troublait par la pénombre et l’atmosphère de la situation. Certaines personnes ressentaient les ambiances avec une terrible acuité, c’était le cas de Térence dont les émotions se mouvaient comme la poussière que le vent emporte sous le soleil d’été. Cela lui donnait parfois la capacité à s’adapter à la situation avec pertinence mais le plus souvent, les émotions exhaltées minaient son intellect et sa capacité à aviser de la meilleure solution. D’autres personnes comme Mia n’était absolument pas sensible à ce qui les entourait et était eux-même en toute circonstance, refoulant les émotions ou du moins les maitrisant pour ne garder en-dehors comme en-dedans d’eux-même une constance personnelle.

La situation resta immobile pendant quelques instants. De toute évidence, l’homme n’était pas la par hasard et étaient venus à leurs rencontres. Que ferait-il ici au milieu de la nuit autrement ? Il semblait toutefois un peu surpris de les voir ici. L’angle droit du mur et le tournant qui se dessinait derrière lui laissait deviner qu’il était tombé sur eux sans pour autant s’y attendre, comme eux étaient tombés sur lui, et que si il avait l’avantage de savoir qu’il allait rencontrer des gens à un point ou un autre, il n’avait pas choisi le lieu de la rencontre. Alors le prince prit la parole.

« Bonjour, inconnu. Je me nomme Térence d’Ignis et je suis en visite à Ventus. Un homme de ma connaissance qui porte le nom de Lautréamont a disparu dans ces ruines il y a peu et je suis à sa recherche ».

La disparition du poète portait la clef de ses ruines, bien plus que la présence d’Octavia qui semblait être, une fois toute ambition littéraire retirée à l’imagination, complètement fortuite. Il fallait d’abord percer le secret de ses ruines, le temps de la Princesse viendrait ensuite.

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Sam 29 Mar - 17:25
Tandis que les pétales de glace de l'Edelweiss se disloquaient, la jeune ascète se leva et se plaça derrière cette dernière. Les flammes présentes aux alentours commencèrent à se dissiper, mais pendant un court instant, elle put voir distinctement le visage de la femme qui avait lancé ce sortilège. Leurs regards se croisèrent, et la princesse changea d'attitude. D'abord surprise son visage afficha bientôt la colère, et Sofia n'eut pas le temps d'articuler qu'une vague de flammes apparut juste derrière elle, consumant sur place un des survivants qui s'était approché.

Sofia s'écarta subitement, observant l'homme brûlant dans les flammes et puis la princesse, qui ne semblait cette fois guère se satisfaire de son méfait. Cette dernière posa alors les yeux sur elle et tint un discours qui ne fit que confirmer ses précédents doutes sur sa folie: elle parlait comme une illuminée de la volonté des flammes et semblait la prendre pour une nymphe. Sofia aurait volontiers accepter le compliment s'il ne venait pas d'une femme folle à lier et qui aurait certainement pu la carboniser sur place. Décidément, cette puissance magique n'était pas naturelle, pourquoi cette jeune femme sortie de nulle part parvenait-elle à influer autant de puissance dans des sorts aussi simplistes? Certes, Sofia avait entendu des rumeurs au sujet des d'Ignis, mais de là à imaginer une telle maitrise magique...

Pour être tout à fait honnête, la jeune ascète était perdue. Loin du sanctuaire, loin de son pays, loin des siens... elle venait de quitter un monde harmonieux et en paix et s'était jetée au coeur d'un chaos et d'une destruction sans nom. Ce n'était pas son monde. Cette femme capable d'assassiner de sang froid et sans le moindre regret, d'utiliser la magie comme une vulgaire arme de destruction, ne faisait pas partie de son monde. Et ces hommes... ces hommes qui peinaient à marcher et ne semblaient même plus souffrir lorsque leur dernière heure était venu, ces pauvres êtres non plus, n'appartenaient pas à son univers. Elle ne savait pas comment réagir, et ne put que se contenter d'observer.

- ...

Et ce qu'elle vit bouleversa de nouveau son monde.
Cette... folle qui avait perdu tout sens des réalité, meurtrière et incendiaire! Cette prétendue princesse qui n'apportait que désolation et ruines, et se contentait d'exterminer ceux qu'elle voyait comme des insectes, cette femme... Pourquoi montrait-elle à présent de la compassion? Pourquoi ce geste infâme de mort, pourquoi cette exécution semblait-elle à ses yeux un acte de pardon?
... Ce n'était pas supposé se passer ainsi! Elle n'avait pas le droit, à présent, de se montrer sous un visage aussi humain, aussi délicat, aussi attentionné. Pas... Pas après ce qu'elle avait fait. Lentement, elle s'éloigna, se dirigeant vers ce qui semblait être l'entrée de cette forteresse, et Sofia ne put que la regarder, belle et fière, affrontant la nuit noire guidée par une forme de colère qui n'était que trop humaine.

*Incroyable...*

Le bien et le mal. Sofia était suffisamment mature pour discerner ces deux points, et pour reconnaître que la frontière les séparant était trop mince pour ne jamais être franchie. Elle savait, oh elle savait pertinemment que ces deux notions n'avaient d'absolu que dans Watos et étaient partagées et présentes en chaque être humain. Qu'il n'y avait pas d'homme bon ou d'homme mauvais, mais simplement des individus effectuant les mauvais choix. Mais cette femme... elle venait de bondir, de franchir la frontière en se lançant de l'une des extrémités à l'autre, comme si celle-ci n'avait jamais existé à ses yeux.

La jeune ascète se releva finalement, alors que plus aucune flamme ne perdurait, et vint se placer à côté de l'un des corps. Leur démarche n'était pas la seule chose étrange, leur visage, leur corps, et plus que tout, le mouvement du mana en leur sein... C'était anormal, ignoble, et réellement indescriptible.

- Qui a bien pu...?

Soudain, les mots de la princesse lui revinrent en mémoire. Elle s'était dirigée seule vers ce qui semblait être le lieu d'origine de ces êtres, et bien qu'elle se refusait à faire confiance à l'image même de tout ce qu'elle méprisait, cette femme lui avait bel et bien sauvé la vie. Sofia se releva alors, effectua un salut mortuaire en récitant quelques mots, et décida de suivre cette mystérieuse princesse. Par devoir tout d'abord, parce qu'un tel crime ne pouvait demeurer impuni, par inquiétude, tant pour la vie de cette femme que pour celle de ses ennemis, mais aussi par curiosité. Cette femme avait laissé une impression trop forte pour qu'elle pût simplement se contenter de l'ignorer.

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Mar 1 Avr - 13:21
Quand bien même nombre de langues ont traversés les âges, es mots manquaient à l'archiviste pour décrire la scène qui se jouait sous ses yeux. Hérésie, folie, surréalisme... il y en avait, certes, mais aucun n'avait vraiment la signification qui convenait le mieux à la situation... Qui étaient ces monstres ? Et le terme était appliqué aussi bien à ces créatures humanoïdes sans état d'âme ou d'intellect que les êtres humains aux pouvoirs titanesques. Devant ces derniers, Reno réalisait que son objectif était un défi bien plus ardu qu'il ne l'imaginait. Sa détermination en prenait un coup. Il agrippa l'écorce de l'arbre comme pour s'accrocher à lui par peur de sombrer dans un vide abyssal qui semblait se former sous ses pieds. Que diabe se passait-il ici ? Qu'est-ce que cet inconnu voulait lui montrer ? Que voulait-il qu'il trouve dans cette forteresse démoniaque ? Par les jupons d'Ehol, que se passait-il en ces lieux ? Qu'est ce que la famille royale d'Ignis faisait ici?

Tout ça n'avait plus aucun sens. Reno s'adossa à l'arbre et inspira, profondément et silencieusement, pour se calmer. Son cœur battait à tout rompre, menaçant de s'expulser de son enveloppe charnelle. Tout ça le dépassait, quand bien même il estimait avoir une capacité de compréhension satisfaisante. Il fallait qu'il se calme et réfléchisse... rester ici était dangereux, il suffisait qu'on le remarque et c'était la mort qui le guettait... mais d'un autre côté, quelque chose se passait dans cette bâtisse et rester dans l'ignorance pourrait le travailler jusqu'à ce qu'il comprenne par un heureux hasard au gré de ragots ou bien il ne saura jamais et ce mystère le tourmentera jusqu'à la tombe.

Un bruissement le tira de sa méditation. Rien de discret, mais surtout rien que ne provienne de derrière lui – donc de la forteresse – mai bien de devant lui. Quelqu'un arrivait... est-ce qu'on l'a vu ? Est-ce qu'il a été repéré ? Son rythme cardiaque s'accéléra encore. Cette fois, c'était trop dangereux, il n'aurait pas du attendre. Ni une ni deux, l'archiviste observa autour de lui en quête d'une cachette adéquate au cas où on ne l'aurait pas vu. Il y avait un fourré. Il pourrait s'y cacher mais le bruissement de l'arbuste pourrait bien attirer l'attention des protagonistes du spectacle infernal... non, il allait juste changer d'arbre et adopter une position qui le cacherait et de l'armée Ignisienne et de l'invité surprise.

Il procéda étape par étape, s'arrêtant à chaque gros arbre pour s'assurer que ni l'armée, ni le visiteur surprise ne l'aie vu. Visiteur qu'il n'a toujours pas aperçu d'ailleurs. Une fois arrivé à une position qu'il jugea adéquate, soit après avoir atteint l'angle du mur du fort pour pouvoir quand même avoir une vue sur la scène, il souffla et tendit l'oreille et les yeux, observant son ancienne position pour chercher le visiteur surprise.


*Dans quoi je me suis encore fourré, moi ?*

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