Du rhum, des femmes et une bonne bagarre [Ft. Nymeria]



 

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Du rhum, des femmes et une bonne bagarre [Ft. Nymeria]

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Dim 30 Juin - 23:30
» 16 Janvier 762 » 22h45 » Au carrefour des saoulons


    Les lanternes éclairaient timidement les rues de la cité alors que quelques braves osaient si aventurer. L’air froid de ce mois de Janvier fit en sortent que nombreux voyageurs sont venu rechercher le confort au cœur de la taverne où notre exotique personnage se trouve. À travers les craques de la portes le vent soufflait, mais ont ne pouvaient point ressentir le froid lorsque près des flammes qui dansaient doucement. Des gens des quatre coins du monde s’y trouvaient, tous se réchauffant à leur façon. Certains préférait la douce chaleur du feu, d’autres trouvaient ce confort au fond d’un verre rempli d’alcool et d’autres auprès d’une jolie femme. Peu importe la façon de ce réconforté, cet établissement renfermait un peu de tout pour tout les goûts. Alors que dans les rues un silence presque sinistre régnait derrière la porte du vieil albatros - la plus célèbre et sans doute sinistre taverne d’Hystia – le bruit de nombreuses rumeurs envahissait les oreilles. Certains discutaient de trésors et de légendes, d’autres ne faisaient point de sens tellement l’alcool les avaient affectés. Cependant, toute personne portant une oreille attentive aurait sans doute l’occasion d’entendre une rumeur qui saurait le guider vers sa prochaine aventure.

    Derrière le comptoir un vieil homme servait une autre bouteille avant de soulever la tête d’un vieil homme qui s’était endormi afin de pouvoir laver le comptoir. Quelques jolies filles travaillant dans ce sinistre établissement passaient d’une table à une autre afin d’encourager les hommes venues de loin à consommer les divers produits de la maison… et là ont il ne s’agit pas nécessairement d’alcool. Dans un coin un peu plus éloigné quelques membre de l’équipage d’un navire marchand arrivant tout juste d’Ha Long partageaient quelques bouteilles et quelques histoires avec quiconque souhaitaient les entendre. Debout sur une chaise, un exotique barbu racontait le récit d’une de ses nombreuses aventures. Ce personnage dont l’enthousiasme ne manquait n’aucunement était déjà bien connu en ce lieu. As’ad Maïha, un marin marchand, membre de l’équipage du Virgo Mare. Hommes et femmes étaient accrochés aux lèvres du marin alors qu’il racontait sont récit. Non loin de lui, d’autres membres de l’équipage ne pouvaient s’empêcher de rire chaleureusement alors qu’ils écoutaient les «aventures» de ce dernier. Les récits de notre exotique Ventusien n’étaient pas faux, toutefois par moment certains faits étaient un peu enjolivés. Alors qu’il fit un bon soudain sur la table, évitant habillement les bouteilles qui s’y trouvaient, notre charmant barbu dit tout haut :

    «Et je vous le dit mes amis ! Il était si gros qu’il a quasi fait chavirer le navire ! Il nageait si rapidement qu’il a créé un tourbillon à travers moi et mes confrères avons navigués »

    Les bras ouverts afin de démontrer la taille de la bête, l’intense regard du marin regardait le visage de chaque membre de son audience. Un grand bon sur le sol il attrapa par le cou l’un de ses confrères le tirant vers lui avec vigueur.

    «Et ce petit gars à faillit passer par-dessus bord !»

    Il n’y avait pas une grande différence d’âge entre notre cher As’ad et le jeune homme, deux, trois ans peut-être, toutefois le jeune homme dont le cou était sous l’emprise du bras d’As’ad était un jeune matelot, le plus récent ajout à l’équipage du Virgo Mare. Ce sentant généreux, sans doute un peu dû aux grandes quantités d’alcool qu’il avait déjà consommé, notre protagoniste attira une jeune fille de joie à s’assoir sur les cuisses de son jeune ami. Il s’agissait de sa première visite en ce port, donc mieux vaut initier ce jeune homme aux jolies filles d’Hystia ! De toute façon il en avait plusieurs autres. Malgré ce petit sacrifice, notre cher As’ad finira sans doute par trouver une chaleureuse demoiselle suffisamment libertine afin de partager son lit avec lui. Il n’a jamais eut beaucoup de difficulté à trouver confort entre les cuisses d’une femme c’est un fait. Bien qu’il passe la plupart de son temps en mer et retourne occasionnellement après un long voyage au même port, il est rare qu’il visite la même demoiselle deux fois. Enfin, il y a certaine exception à cette règle c’est bien sûr, mais la rumeur dit que la fille de joie avec qui notre protagoniste à eut plus d’une aventure aurait eut une mésaventure. Nous allons vous épargner les détails un peu trop sinistres de ce récit, car l’heure n’est pas aux sombres histoires.

    Les bouteilles sur la table sont vides et notre marin souhaite boire un peu plus de rhum. S’aventurant à travers la foule des gens se trouvant dans la taverne, tentant de ne pas trop bousculer la foule, ce cher As’ad frayait son chemin. Arrivé au bar, il posa ses coudes sur le bord et s’écria afin d’attirer l’attention du vieux tenancier.

    «Une bouteille de votre meilleur rhum mon cher ami !»

    Le vieil homme regarda notre protagoniste, émit un petit grognement et puis se pencha derrière le comptoir afin d’y prendre une bouteille. La transaction fut complétée une fois que notre marin paya pour le tout afin de prendre le magnifique produit qui rend tout le monde plus beau et plus heureux. Boire du rhum est sans doute un peu cliché direz-vous, mais c’est ce qu’il préfère. C’est donc avec sa bouteille en main qu’il s’aventura une fois de plus à travers la foule de gens qui se trouvaient au carrefour des saoulons. Toutefois, cette fois-ci ce dernier ne s’aventura pas vers ses vieux amis, mais plutôt vers de nouveaux. Enfin une nouvelle amie. Une jolie fille de joie semblait, aux yeux de notre protagoniste, bien triste. Ce genre de regard ne devrait jamais être présent sur le visage d’une demoiselle dans sa profession, mais pourtant une certaine mélancolie semblait s’être installée dans les douces prunelles olive de celle-ci. Sans doute l’homme qui était avec elle ne l’avait pas remarqué puisque son regard était bien plus attiré par le généreux buste de cette dernière. Habituellement les prunelles de notre cher As’ad auraient sans doute elles aussi été posés sur la généreuse poitrine de cette jolie demoiselle, toutefois il a d’abord croisé son regard et maintenant il ne pouvait plus l’ignorer.

    Un homme intelligent aurait sans doute ignoré la situation, mais en cette soirée notre marin n’était sans doute pas le plus sage des hommes. Approchant peu à peu la jolie demoiselle et son ami du moment, notre protagoniste fit feinte de trébucher afin de s’approcher un peu plus discrètement de sa cible. L’homme fut furieux alors qu’As’ad renversa par la même occasion une pinte rempli de bière sur ses cuisses.
    «Espèce d’abrutit!»

    Se levant brusquement l’homme attrapa notre marin par le collet avant de le plaquer contre un mur. Autour d’eux les rumeurs laissèrent place à un silence inconfortable. Soulevant sa bouteille de rhum tout en regardant dans les yeux son antagoniste, As’ad prit un air un peu innocent avant de s’adresser à l’homme.

    «Oh je suis certain désolé l’ami ! Allez partageons le rhum et retournons en compagnie de cette jolie dame»

    Un sourire un peu bête s’affichait derrière la barbe ébène du marin. Malgré les excuses d’As’ad, l’homme ne semblait point vouloir les accepter. Nettement plus gros et nettement plus larges, si une bagarre devait éclater notre protagoniste devra utiliser son agilité et non la force. Les prunelles d’azure d’As’ad demeurèrent plonger dans celle de son antagoniste. Le dos contre le mur, il ne peut aucunement reculer, de plus la poigne ferme de l’étranger ne lui donne pas beaucoup d’option non plus. Pourquoi notre cher protagoniste c’est-il mit dans une telle situation ? Cherche t-il à jouer les héros ? As’ad le héro des filles de joie, quel étrange titre n’est-ce pas ? Il les fréquente souvent, mais jamais il ne les maltraite.

    La jeune demoiselle décida alors d’intervenir, tentant d’attirer l’attention de la montagne de muscle ne souhaitant pas qu’une bagarre éclate au cœur de la taverne. Eylle prit le bras de l’homme cherchant à l’attirer vers elle, mais il ne semblait point vouloir bouger. La situation pour le moment était plutôt bien, mais le vent pouvait rapidement souffler vers le sud. Tirant une fois de plus sur le bras de l’homme, ce dernier perdu toute patience qu’il avait avec elle. D’un geste brusque avec son bras gauche, il poussa la jeune femme. Cette dernière en a perdu l’équilibre, trébuchant puis tomba sur le sol ce frappant la tête sur une table non loin.

    D’un geste rapide, fracassa la bouteille de rhum sur le crâne de la grosse montagne de muscle. Le choque permit à notre marin d’échapper l’emprise de cette dernier… mais les problèmes ne faisaient que commencer…





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Jeu 4 Juil - 19:44
L’hiver. Je pense que c’est ma saison préférée, quoique peut-être en concurrence avec l’automne. Enfin, toujours est-il que j’adore les mois les plus froids de l’année à Hystia, et que je suis bien décidée à profiter de ceux-ci… Donc à profiter d’aujourd’hui-même, puisque nous sommes à peu près à la mi-janvier. Je me promenais donc dans les rues de la capitale, l’air glacé du soir m’enveloppant. A cette heure-ci, et vu la chaleur, il n’y avait que peu de personnes qui parcouraient les allées de la ville, et encore moins qui sortaient principalement pour profiter de l’air frais. Tant mieux, je n’aimais pas trop la foule de toute façon, et ça me laissait le temps de flâner autant que je le souhaitais. Je levais les yeux vers le ciel qui était dégagé, et où les étoiles finissaient de se dévoiler pour mon plus grand plaisir… J’adorais cet endroit dans de telle circonstance, et le silence ambiant laissait mon esprit vagabonder. Ces étoiles je les connaissais depuis ma naissance, et j’aurais pu toute les nommer ou presque, elles m’avaient vu grandir, et aujourd’hui c’était moi qui les observais, pleine de question sur ce qu’était la réelle nature de tels objets.
Oui, la nuit me rend curieuse, et parfois poète. Je traversais l’un des petits parcs de la ville, un carré de verdure de quelques dizaines de mètres de côté à peine mais suffisamment garni en arbre et fleurs de tous genre qu’une fois au centre, on ne voyait presque plus les maisons qui étaient toutes proches. Un petit sourire étira mes lèvres, et je continuais d’avancer, le traversant pour rejoindre une autre ruelle. J’errais un peu au hasard, mais je savais que je saurais me repérer une fois que j’aurais réellement décidé d’une destination, je connaissais bien trop cet endroit pour m’y égarer maintenant. Un vent frais gonfla mes habits, un haut léger d’une matière qui devait être du lin (mais la couture, c’est pas trop mon truc en général), et un pantalon de toile grossière qui tenait attaché par une ceinture de cuir un peu usée. Ma démarche faisait contraste avec les habits larges et peu féminins que je portais, mais ça ne me gênais pas le moins du monde. Et puis soudainement, une idée. Bon, pas vraiment une idée, une envie plutôt… J’avais soif, et en une soirée comme celle-ci, je pourrais sans doute profiter des bienfaits d’une taverne chauffée et servant de l’alcool.

Je me mis donc en quête d’un tel établissement, tout en me demandant en réalité lequel allais-je rejoindre. J’avais du fréquenter la plupart des tavernes d’Hystia, et maintenant il fallait choisir laquelle me conviendrait le mieux… Celles qui servaient les meilleurs alcools, ou plutôt une avec un bon feu, et une ambiance détendue que je savais capable de me faire rire… Une gargote mal famée où se passaient des tractations louches, ou encore le genre où tout le monde regardait son verre en silence, plongé dans ses pensées… En un soir comme celui-ci, les deux dernières options étaient exclues, j’avais juste envie de passer un bon moment… Bon, va pour le bon feu, et les soûlards joyeux je suppose ! En faisant un rapide inventaire des endroits qui correspondaient à cette description, je finissais par comprendre que chercher compliqué n’était pas nécessaire, au contraire même. Le vieil Albatros ferait l’affaire, et c’était l’une des tavernes les plus célèbres de la ville, et surtout l’une des plus fréquentée… Elle avait son côté morose à l’occasion, mais elle savait s’animer, et avec un peu de chance ce serait le cas ce soir. Ah, et puis elle n’était pas loin, ce qui m’évitait de continuer à marcher trop longtemps.
Je prenais donc le chemin de l’établissement de boisson… J’avais emmené de l’argent sur moi, et ça suffirait sans doute à payer quelques verres pour me réchauffer, surtout accompagnés d’un bon feu. En quelques minutes à peine j’étais rendue, devant une porte en bois que je savais grinçante, fêlée en bon nombre d’endroits, et ouvrant sur un bâtiment qui n’était guère mieux. Mais je m’en moquais, je l’avoue. J’entrais donc dans ce lieu d’alcool et parfois de débauche, noirci par la fumée et à l’odeur typique des établissements de boisson. Mon sourire, déjà présent, s’élargit. J’adorais cet endroit. Je scrutais un instant la salle, mais personne ou presque ne semblait avoir remarqué mon entrée. En quelques instants je repérais une place près du feu qui brûlait dans la cheminée à moitié bouchée de l’endroit. Celle-là serait pour moi d’ici peu. Mais d’abord, quelque chose à boire, j’avais déjà la gorge sèche. Je m’approchais donc du comptoir à grandes enjambées, esquivant les soulards souhaitant glisser leurs mains à des endroits inopportuns de ma personne, jusqu’à arriver au large comptoir derrière lequel le tenancier se tenait, le même d’aussi loin que je m’en souvienne :


«-Une bouteille de whisky, et un verre s’il vous plaît. »

Mon sourire et ma voix assurée avaient dû motiver le vieil homme, car quelques secondes à peine plus tard, il était revenu avec ma commande, et me la tendait. Je sortais quelques piécettes de ma poche et les lui tendait, connaissant fort bien les tarifs de la maison à présent. C’était l’un des bons côtés de cet endroit, il n’était pas vraiment cher, au contraire même. En revanche, lui ne semblait pas m’avoir reconnue, malgré le nombre de fois où j’avais poussé le battant de ce lieu. Tant mieux, je n’aime pas que l’on me remarque sans que je puisse le cacher, pas plus que je n’aime laisser une marque dans les esprits, d’une façon ou d’une autre. C’est pour cela que la cicatrice qui tranche le côté gauche de mon visage était invisible une fois encore, couverte par un peu de maquillage savamment disposé par Sarah, et une mèche de cheveu écarlate. Enfin, bref, en reprenant la même démarche que tout à l’heure, visant à éviter les mains baladeuses, je m’approchais du siège que j’avais repéré en entrant, accélérant le pas pour le chiper de justesse à un lourdaud la chaise près du feu. Celui-ci grogna mais alla se trouver une autre place… On ne se bat pas avec une fille à l’air aussi innocent que le mien voyons !
Mon regard se porta sur l’assistance… J’étais bien loin d’être la seule ici, et c’était exactement ce que je recherchais. L’assistance, la compagnie pourtant distante des gens du commun qui venaient satisfaire leurs désirs ici, autant pour l’alcool que pour les joies des ébats charnels qui avaient lieu dans des coins un peu plus discrets du bâtiment. J’aimais voir tous ces gens, que je protégeais d’une certaine façon, vivre leur vie de tous les jours, profiter de ce temps qui leur était donné par les plus puissants qu’eux… Et pourtant, j’aurais eu du mal à aller vers eux, alors je préférais cette place, observatrice silencieuse des futilités humaine, et pourtant heureuse d’en être le témoin. Mon regard se posa sur un cercle de personnes qui entouraient un homme relativement athlétique et barbu qui s’exprimait en faisant de grands gestes… Il était facile de comprendre que c’était un conteur, et je tendais l’oreille pour entendre ce qu’il disait… Des années passées à me concentrer sur un son en particulier me permirent de bannir le brouhaha ambiant pour entendre ce qu’il disait, d’autant qu’il n’était pas bien, et captivée comme tous les autres, je le regardais pendant qu’il s’exprimait, prise dans le flot de ses paroles… Un sourire étira mes lèvres alors que je buvais une gorgée de plus dans mon verre, c’était agréable, et ça n’était pas si souvent qu’on avait une telle animation au vieil Albatros. Soudain, il sauta sur la table, évitant gracieusement de renverser les consommations sur celle-ci pour continuer son conte et lui donner un côté plus grandiose. Un petit rire retentit du fond de ma gorge alors qu’il redescendait pour attraper un garçon par le col, et s’écrier :


«Et ce petit gars à faillit passer par-dessus bord !»

L’hilarité générale ne m’épargna pas, et je riais maintenant à gorge déployée. Cela faisait un certain temps que je ne m’étais pas montrée aussi joyeuse, et cela me faisait plaisir… Si Sarah avait été ici, l’ensemble aurait été parfait je suppose. Rire un peu après l’horreur du reste de ma vie me faisait simplement plaisir, aussi je ne me gênais pas pour continuer, mais cela décrut bien évidemment, jusqu’à ce que le silence m’emporte à nouveau pendant que le reste des clients reprenaient leurs habitudes. Le conteur était allé boire un coup, et je restais là, à me tourner les pouces, et à apprécier cela. Mes yeux coururent encore un peu sur la foule, passant avec pitié sur les filles de joie qui se trouvaient là, prises dans un tourment que je connaissais bien… Mon regard se posa ensuite sur les hommes avec elle, un fond de mépris dans les yeux, mais également de la compréhension, la compréhension d’un désir humain qui ne leur avait jamais ou presque été refusé. C’étaient peut-être des porcs, mais alors qui ne l’était pas ? Moi moins que toute autre, en toute objectivité qui plus est. Mais je n’étais pas là pour ça, alors je bannissais ses sombres pensées de mon esprit… Je voulais passer un bon moment, oui ou non ?

Mais, en parlant de bon moment, quelque chose d’un peu plus agité que l’ambiance couvait ici. L’ambiance n’était pas aussi chaleureuse que d’habitude, et il y avait plus d’une personne qui lançait des regards méfiants à ses voisins… Certains affichaient même ouvertement leur mauvaise humeur, voire une franche agressivité… Non, la soirée n’allait pas être totalement calme. Les circonstances comme celles-ci dans les tavernes étaient courantes, j’avais suffisamment fréquenté de tels établissements pour le savoir… La tension montait petit à petit, non pas à cause de quelque chose qui pouvait se dérouler ici, mais à cause d’éléments extérieurs… L’ambiance allait se refroidir encore un peu, puis quelqu’un ferait une bêtise, une fausse manœuvre, quelque chose, et là, la soupape exploserait. Cette pression et cette agressivité latente allaient se libérer dans toute leur violence, et une bonne bagarre allait éclater, pour mon plus grand plaisir… Moi aussi j’avais besoin de décompresser, et coller des coups à un ou deux soulards était de loin le mieux à faire… Si je m’échappais avant que les autorités ne soient alertées de la situation, ce qui était relativement rapide en général à Hystia. La question de vouloir assister à cela ne se posait même pas pour moi : c’était un grand oui.
D’ailleurs, c’est à vitesse grand V que je vis approcher cet élément déclencheur. L’homme qui avait raconté son histoire à grand renforts d’illustrations corporelles tout à l’heure, avait l’air décidé à provoquer cela, consciemment ou non… Il se dirigeait vers l’une des filles de joies… Le problème, c’est que celle-ci avait déjà de la compagnie (bien qu’elle ne semble guère ravie)… Et c’est typiquement le genre de choses qui finissent mal. Qu’il soit simplement stupide et veuille l’aider, ou qu’il veuille délibérément provoquer un affrontement, il n’aurait pu choisir meilleur moyen à mon sens. Mais, provoquer la bataille était visiblement dans ses plans, qu’importent ses motivations. Il fit semblant de trébucher, suffisamment près pour que je me rende compte qu’il n’avait pas rencontré d’obstacles particuliers, juste qu’il souhaitait avoir une raison pour ennuyer ce couple forcé. Ce qui marcha à merveille puisqu’une fois qu’il eut renversé un peu de son rhum sur l’homme face à lui, celui-ci se leva visiblement furieux pour lui apprendre les bonnes manières. Oui, la bagarre allait commencer, et j’en voyais déjà se frotter les mains en périphérie de la scène, elle ne manquerait donc pas de participant. Un coup d’œil au tavernier m’appris qu’il n’ignorait pas non plus ce qu’il se passait puisqu’il rangeait en vitesse ses possessions les plus fragiles.

Malgré une phrase –sans doute d’excuse- de la part de notre conteur improvisé que je ne pus entendre, le ton commença à monter… Et alors que la jeune prostituée essayait de désamorcer le conflit, le lourdaud qui souhaitait quelques instants plus tôt profiter de sa compagnie la poussa violemment, l’envoyant s’assommer contre l’une de tables… Un fond de colère me pris, mais je me refusais à intervenir pour le moment, j’aurais bien assez vite l’occasion de lui faire payer cet acte de cruauté gratuite. Son opposant direct semblait du même avis que moi, quoique plus volontaire, aussi il brisa violemment sa bouteille sur le crâne de son assaillant, projetant des éclats de verre partout alentours, et trempant l’homme dans du bon alcool… J’en aurais été presque dépitée dites donc. Enfin, la victime de cette agression verrière tituba un instant sous le choc, et au vu des regards colériques aux alentours, je décidais d’intervenir pour ne pas laisser ce jeune homme se faire charcuter, d’autant que s’il était mignon, et assez bien bâti, il n’aurait pas pu gagner un bras de fer contre les brutes de cette taverne. J’engloutissais donc le fond de mon verre de whisky avant de rejoindre le lieu de l’affrontement, me plaçant devant l’homme insulté qui fulminait visiblement. Sachant que toute l’assemblée avait son regard sur moi, et qu’un silence de mort régnait dorénavant dans ce lieu, je prenais la parole d’une voix forte et claire :


« -Tu ne veux pas faire ça. »

Mon regard déterminé planté dans celui de l’homme face à moi, je su dès avant qu’il ne me réponde que sa réponse serait négative. Enfin, il ne prit même pas la peine de me faire part de son opinion d’ailleurs, puisqu’il envoya son poing dans la direction approximative de ma tête. Un coup que je n’eus aucun soucis à éviter. Mieux, je me servais de son élan pour l’attraper par son bras tendu, et le tirer vers l’avant en me servant de mon dos comme balance. Sa force et la mienne combinée n’eurent aucun problème pour le faire passer par-dessus moi, puis voler quelques mètres avant de s’écraser violemment sur une table de vieux bois, la fracassant par la même occasion, ainsi que toutes les consommations disposées dessus. Le regard des propriétaires des dites consommations devint encore un peu plus hostile, et je savais que je venais de lancer pour de bon la bagarre qu’il fallait à cet endroit. Un petit sourire étira mes lèvres, et je jetais un coup d’œil vers le conteur amateur de rhum… Je pense que j’allais bien m’amuser. En m’élançant dans la mêlée qui n’attendait plus que moi pour démarrer, je m’écriais à son attention :

« -Maintenant, chacun pour soi ! »

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Ven 5 Juil - 2:39

    Il s’agissait d’une soirée si agréable avec du bon rhum et de la bonne compagnie.  Notre marin et ses confrères était il y a de cela un bref instant autour d’une table buvant jovialement à leur santé et aux plaisirs de la vie et voilà que le tout changea alors qu’As’ad décida de jouer le héro ! Enfin le héro cela est un bien grand mot pour décrire les actions de notre exotique personnage.  Notre charmant barbu semblait avoir trouvé une façon de plus pour semer la zizanie dans cette si charmante taverne… quoi que cette même charmante taverne à vu nombreuses bagarres et n’a sans doute pas fini d’en voir c’est certains.   Il aurait pu tout simplement retourner à sa table, raconter d’autres histoires à faire rêver les gens, mais non il a fallu qu’il ce mêle de choses qui ne le regarde pas !  Le voilà donc en train de provoquer une bagarre au Vieil Albatros.   Le tenancier à l’habitude, car déjà il cache tout ce qui est de valeurs ou pourrait servir d’arme improviser aux autres gens qui chercherait possiblement à ce joindre à la fête.

    Occasionnellement les bagarres dans les bars sont simplement un contre un, mais cela est généralement uniquement en début de soirée quand aucun des combattant possède beaucoup d’amis.  Par une heure si tardive, il est fort probable que plus d’une personne va s’en mêler.  Déjà au fond de la taverne, ses confrères ont remarqués que notre cher As’ad c’est mis dans de beaux draps.  Enfin, ils savent aussi qu’il a l’habitude de bien s’en sortir, mais puisqu’il est évident que cela ne va pas rester qu’un simplement combat d’homme à homme, ceux-ci s’avance tranquillement vers ce qui est devenu le centre d’attention de la soirée !  Une soirée typique dans une taverne près d’un port inclus généralement beaucoup de rhum, des jolies filles et une bagarre, donc cette situation n’a rien qui sort hors de l’ordinaire.  

    Son adversaire est tombé après le coup de bouteille sur le bord du crâne, mais ce n’est certainement pas la fin !  Il s’agit là d’un colosse capable d’encaisser plus d’un coup c’est sûr.  Certes notre marin est loin d’être tout petit tout frêle, mais lui c’est une véritable bête.  Le voilà d’ailleurs qui se relève déjà, contrairement à la charmante jeune fille de joie qui semble avoir prit un sale coup !  La pauvre, elle n’aurait pas du s’en mêler… enfin As’ad non plus n’aurait pas du s’en mêler et il l’a bel et bien fait donc il ne peut pas vraiment la juger.  Heureusement pour elle que ses consœurs de professions ont eut le réflexe de s’occuper d’elle.  Avec un souci en moins pour l’instant, notre exotique personnage pouvait en revenir à la bête qu’il avait provoqué.  D’ailleurs cette bête était à nouveau debout, se frottant un peu le crâne à cause du choc, mais cela n’allait certainement pas s’arrêter là.  Les prunelles remplis de rages de ce dernier étaient posés sur notre marin qui lui fit un petit sourire.  Quoi ? Sourire à ce dernier après l’avoir frapper ainsi ?  Il faut croire que le Vieil Albatros sert le meilleurs rhum d’Hystia, car As’ad à sans doute perdu sa tête!   Peut-être est-ce une étrange tactique ?  Non, rien de tout ça, c’est simplement notre cher As’ad étant lui-même… il aime sourire même dans les pires situations.

    Alors que non loin de lui quelques hommes cherchaient à venir rejoindre le colosse afin de tabasser notre marin, les autres marins du Virgo Mare ont décidé de prendre part à la bagarre.  Vous pouvez donc vous imaginer le chaos actuel dans la taverne.  Des coups de poids, des bouteilles qui volent – ce qui est un peu triste car le rhum est si bon ici – des tables et des chaises qui se font briser… bref il est claire qu’As’ad va devoir donner un peu d’argent au pauvre tenancier pour les réparations !   Toutefois les confrères de l’enfant de la mer ne sont pas les seules à être de son côté, cette jolie demoiselle semble vouloir s’amuser elle aussi.   Les prunelles azures du marin seraient demeuré posées sur la jolie silhouette de cette dernière un peu plus longtemps si ce n’était pas qu’il devait éviter un coup de poing qui lui fut balancer en plein visage.   Agile comme un singe, ce fut sans trop d’effort qu’il évita la chaine de coup qui lui fut balancé avant de répliquer d’un crochet de la gauche.  

    Il est évident qu’il ne s’agira certainement pas d’une bagarre qu’il va remporter facilement, une réalité qu’il a dû durement avaler alors que son adversaire le frappa durement dans le ventre à quelque reprise.  Heureusement qu’il possède de l’endurance et qu’il est agile comme tout, sinon ce très cher As’ad aurait pu finir en manger pour chien !  Reprenant ses esprits, le voilà qu’il dû malheureusement ce battre un peu en traitre.  Évident un crochet de la droite, le marin ce déplaça derrière son adversaire afin de l’assommer avec une chaise.  Une attaque un peu traite, mais face à une si grosse bête il faut savoir utiliser tout ce qu’on a à notre disposition !  D’ailleurs autour de lui la bagarre avait prit de l’ampleur !  Dans tous les coins ils y avaient des gens qui se bagarraient et lorsqu’ils ne faisaient pas parti de ce chaos, ils essayaient de s’en échapper par toute sortie possible !  

    Toute bonne bagarre à ses nombreux plaisirs, il s’agit d’un bon moyens de se détendre, de faire de nouvelles rencontres – même si celle-ci cherchent sans doute à vous tabasser -  c’est aussi une bonne façon de faire un peu d’exercices.   Malheureusement ce n’est pas ainsi que la plupart des figures d’autorités voient ce genre de situation.  Dans la plupart des coins du monde, les gardes des cités n’ont aucun problème à venir tabasser les troubles fêtes et les jeter au cachot.  C’est un peu hypocrite quand même,  ils viennent se joindre à vous, vous tabasse et vous envoies au cachot pour avoir fait la même chose qu’eux !   Bon c’est vrai que c’est vous qui avez commencé… mais s’ils ne veulent pas être bon joueur qu’ils ne jouent pas !  Et oui c’est un sport pour notre marin, autant en mer que sur terre, les bagarres font parti de son rythme de vie.  Celle-ci aurait sans doute pu être évitée… ou peut-être qu’elle serait tout simplement arrivée un peu plus tard en soirée.   Certains dirons à la fin de cette soirée qu’As’ad est un trouble fête c’est certains, mais il n’aurait pas pu simplement ignorer cette jolie fille de joie qui ne possédait dans ses yeux aucune joie.

    Alors que la bagarre continuait, que les coups de poings volaient et que le nombre de combatant diminuait, il était temps de sortir de la taverne avant que les gardes arrivent. Ne craignant point pour ses confrères qui allaient tous éventuellement se rejoindre au Virgo Mare, As’ad fini par sortir du Vieil Albatros.  Au loin dans la rue il pouvait déjà voir quelques un des autres matelots célébré cette grandiose bagarre tout en trainant avec eux le petit nouveau dans leur famille.  Il n’a rien de mieux pour souder les liens d’une confrérie qu’une bagarre dans une taverne ça c’est sûr !  La loyauté qu’il faut démontrer lorsqu’un d’en eux provoque un gros colosse est bien grande.  Souriant à pleine dent après avoir ramassé une bouteille à moitié vide, As’ad s’installa au côté de l’établissement dans une petite rue isolée un peu à l’abri de la cavalerie qui s’annonçait au loin.  Les gardes d’Hystia ont l’habitude de prendre bien plus de temps que ça à arriver, il faut croire que tout en haut de l’échelle un petit bonhomme n’était pas content avec leur performance et les a sévèrement punies !

    Assis les fesses sur le sol froid de la rue, dans son coin sombre As’ad souriait jovialement tout en observant discrètement les gens qui tentaient d’échapper aux autorités.  Avec un peu de chance, cette jolie demoiselle  sur laquelle les prunelles d’As’ad se sont brièvement posées à l’intérieur ne se fera pas arrêter.  Une si jolie jeune femme en prison, ça serait triste quand même !  Même plus triste que ne pas avoir eut l’occasion de boire le bon rhum qui se trouvait dans la bouteille utilisé pour tabasser le gros colosse !  Un personnage si magnifique serait sans doute la proie de tout les vilains prisonniers, quoi qu’elle semble être capable de bien se défendre !  

    Essuyant le sang qui coulait de sa lèvre, il bu un gorgé de rhum avant de lever les yeux vers les cieux.  Il ne mettra pas les pieds de si tôt au Vieil Albatros ça c’est sûr… sauf peut-être pour payer en partie pour les dégâts causer.   C’est quand même un peu dommage de détruire une si charmante taverne ainsi, le tenancier doit sans doute être furieux en ce moment.  Ce pauvre vieil homme qui travail si dur pour gagner sa vie, voilà qu’As’ad vient de détruire sa taverne en provoquant une grande mêlée !  Se passant la main dans sa crinière ébène, il bu une autre gorgé de rhum avant de siffloter doucement un air.  Ici il n’attire pas trop l’attention et si quelqu’un le remarque il donnera sans doute l’impression d’être un simple clochard.   Cette nuit est dédié aux jolies femmes pour qui un homme est près à ce battre.  

    D’ailleurs qu’en est-il de cette jolie fille de joie ?  Voilà qu’elle se trouvait au cœur des songes du marin.  Le gros idiot lui a sans doute fait très mal… en espérant qu’elle va bien s’en sortir.  Si jeune et si charmante, ce serait dommage que ce conflit soit la dernière chose qu’elle aura vécue.  Peut-être que demain, une fois le soleil lever, As’ad tentera de prendre de ses nouvelles en approchant ses contactes.  Un homme tel que lui n’a généralement point de difficulté à connaître ce qui ce passe dans les rues des cités.  Certes il n’est pas un maître espions, il y a sans doute quelques rumeurs qu’il ne peut entendre, mais lorsque cela implique une bagarre, une fille de joie ou des transactions au port, As’ad possède nombreuses sources d’information.  Il a beau ne pas connaître son nom, il saura tout de même trouver l’information.  Au fait qu’elle est le nom de cette jolie combattante ?  Il ne l’a pas vu ce faire arrêtée ou même s’échapper !  Il est possible qu’elle fût déjà partie lors de la sortie de scène du marin.  Il aurait bien aimé la connaître un peu plus celle là !  Un si jolie visage et des jolies courbes, une crinière de feu… c’est très doux pour les prunelles azure du marin.

    De toute façon le Virgo Mare ne quittera pas le port demain, la mer na point envie de se faire chevaucher par le navire et il serait fou de s’y aventurer.  De plus, quelques travaux doivent être faits sur le navire avant leur départ.  Une horrible tempête les a quasi emportés il y a de cela quelques jours… mieux vaut s’assurer que le navire soit en parfait état avant de partir vers la prochaine aventure.





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Sam 20 Juil - 16:32
La violence. Voilà un sujet qui occupait beaucoup de ma vie de tous les jours… Au vu de ma fonction à Terra en même temps, ça paraît logique. Ce genre de violence, brutale et froide, je commence à la détester, car elle me semble terriblement inutile, mais également cruelle… Mais aujourd’hui, ça n’est pas le cas. Aujourd’hui, la violence est salvatrice, un moyen de relaxation assez extrême il faut avouer, mais qui pourtant a fait ses preuves. Cette violence n’est plus celle d’une lame qui tranche la gorge de quelqu’un, mais celle d’un poing qui va s’écraser sur la figure du type qui vous fait face. Ça n’est plus un sujet triste, un sujet qui apporte mort et désolation, mais une violence presque conviviale je dirais, mettre un coup, puis en recevoir un en retour, c’est presque de bonne guerre je dirais, et en vouloir à votre adversaire serait malvenu. Elle perd son côté définitif, sa cruauté et son inhumanité, pour devenir presque un instant de camaraderie, l’être humain se laissant aller à ses travers en toute connaissance de cause, en compagnie de personnes qui sont totalement d’accord… Ça, c’est amusant, et ça ne me fera rien regretter plus tard dans mon lit.
Et, ça, c’est typiquement ce qu’il se passe en ce moment même. Les tavernes ne subissent que rarement des bagarres mortelles… Certaines tournent mal, certes, mais ça n’a jamais été consciemment voulu par l’un des participants… D’ailleurs, bien peu sont ceux qui veulent réellement tuer dans une taverne, et ils ne sont jamais bienvenus. Bref, ce que je vivais à ce moment-là, c’était effectivement la violence presque reposante d’un établissement de boisson où justement, ils étaient beaucoup à avoir trop bu. C’était volontaire remarquez, je m’étais embarquée dans cette histoire comme une grande, et j’avais décidé de me mêler à la bataille de mon plein gré… Je l’avais même provoquée en réalité. Et on va encore dire que j’ai des distractions bizarres… Peut-être, après tout, mais je dois bien avouer que cela m’amusait au plus haut point. Ne le dite pas à Sarah en revanche, je tiens à rester en vie à mon retour à la maison… Si tant est qu’elle ignore encore que dès qu’elle me lâche une seconde, je fais une bêtise… Je lui expliquerais sans doute un jour à quel point cela peut être rigolo. Et peut-être même viendra-t-elle avec moi pour en faire l’expérience directement, ça pourrait également se montrer intéressant.

Bien sûr, il ne me viendrait pas à l’idée de philosopher ainsi sur les bagarres de tavernes assise seule dans un coin tranquille… Non, c’est juste pour m’occuper l’esprit pendant que je laisse mon corps prendre le relais. Une formation longue m’a appris à laisser le contrôle à mes instincts lors d’un affrontement, cela réduit votre temps de réflexion, et donc améliore votre vitesse d’action. Et hop, un coup de poing éviter, et voilà le mien qui part… Sa mâchoire n’a pas aimé, je crois. En réalité, c’est presque comme assister à la bagarre d’un point de vue extérieur… Tout en étant en plein cœur de celle-ci. C’est tout à fait grisant malgré tout, et vous ne perdez pas un instant les sensations qui vont avec. Et dans le cas d’une mêlée comme celle-ci, mieux vaut être rapide si l’on ne veut pas prendre un coup, car ceux-ci pleuvent de toutes part, on ne frappe pas sur quelqu’un en particulier dans ce genre de situations, on attaque à la ronde en espérant toucher un endroit douloureux. Ceux qui s’effondrent sont les moins chanceux, les moins endurants, et les moins rapides… Je n’en fais pas partie.
Je ne sais pas exactement combien de temps s’est écoulé depuis les premiers coups, mais sans doute pas tant que cela… Certes, le temps passe plus vite lorsque l’on s’amuse, et il est indéniable que je m’amuse beaucoup, mais il reste encore plus de la moitié des concurrents debout. On ne doit pas avoir passé trop de temps à se filer des mandales, les pertes vont vite dans ces situations là… Vous comprenez, la plupart sont déjà ivres, alors il suffit d’une pichenette pour les faire choir au sol, et qu’ils ne se relèvent pas avant le lendemain matin. Je ne fais pas partie de cela, je n’ai pas suffisamment bu pour cela. Un coup sur la gauche. Je me cambre pour l’éviter, mais je suis trop compressée par mes voisins pour véritablement bouger, et les phalanges écrasent mon flanc. Je grimace un instant, et la douleur irradie le côté gauche de mon corps, mais je reste debout, avant de retourner son assaut à l’envoyeur, dans l’épaule cette fois-ci. La bagarre continue, et les participants se raréfient… Je sais que je devrais sans doute filer, car la garde civile ne doit pas être bien loin, mais c’est tellement prenant que j’ai du mal à me détacher de la mêlée… Et il n’est pas dit que les autres participants le souhaitent également.

Et puis j’entends les premiers cris de l’autre côté de la porte. Il se passe quelque chose dehors, et je me doute de ce qui arrive… Les forces de l’ordre de la ville sont là, il s’agirait de bouger, et en vitesse. Si jusqu’ici mes assauts et mes esquives étaient chaotiques et sans but précis, ils recherchent maintenant un objectif : me frayer un chemin jusqu’à la sortie de cet amas de corps. Mes coups se font plus précis, plus rapides, et je suis plus prompte à éviter… Mais ça ne fait pas tout, et je suis cueillie par un coup de poing dans le dos qui me projette en avant, me faisant tomber sur un lourdaud face à moi. Celui-ci ouvre de grands yeux réjouis, visiblement agréablement surpris de voir une jeune femme aussi charmante se jeter sur lui… Désolé mon vieux, mais tu n’es vraiment pas mon style. Je lui envoie un coup de poing dans le visage, écrasant un peu de graisse avant d’atteindre l’os et de faire retentir un choc dans son crâne dont il se souviendra sans doute un certain temps… Tant mieux pour lui. Je prends ensuite appuie sur ses épaules avec mes mains, avant de m’y hisser complètement et sauter en avant, survolant quelques soulards supplémentaires avec grâce. J’atterris sur une table visiblement ancienne qui craque sous mon poids, et je me laisse tomber en avant de faire une roulade sur le sol pour retrouver mon équilibre. Je ne suis qu’à quelques mètres des derniers lutteurs, et je m’éloigne en catimini pour ne pas me faire plus remarquer que je ne le suis déjà. Je plaindrais presque le tavernier, son établissement n’est pas bien reluisant après un tel combat. Mais ceux qui se feront attraper par la garde municipale paieront sans doute pour les autres, dommage pour eux.
En parlant du loup, la porte s’ouvre avec fracas sur des soldats qui se précipitent à l’intérieur pour tenter de calmer les pugilistes. Bonne chance, vu la situation et la quantité d’alcool dans le sang de ces messieurs, je doute que ça soit possible avant qu’ils n’aient dessoûlé. Mais je ne compte pas me faire attraper pour ma part, et je cherche du coin de l’œil les sorties de la salle… Un escalier monte au premier à côté du comptoir, et l’entrée principale est bloquée… Eh bien, voilà mon échappatoire alors. Je passe rapidement par mon ancienne place pour récupérer ma bouteille de whisky, payée de mes deniers, avant d’esquiver un soldat désireux de m’attraper visiblement… Un croche patte bien placée le fait tomber pendant que je m’esquive, me ruant sur cette sortie improvisée que j’ai repérée… Je ne peux m’empêcher de remarquer le regard semi-dépité, semi-haineux du patron qui sait que je ne me ferais sans doute pas attraper. Avec un haussement d’épaules à son attention, mouvement qui vaut de rapides excuses à mon goût, je continue ma route, et pose le pied sur la première marche en direction de l’étage supérieur.

Je sais pertinemment ce que je vais trouver en haut… Des hommes en galante compagnie sans doute alertés par les cris venant de l’étage d’en dessous, et se demandant ce qu’il se passe… Je n’aurais qu’à les ignorer de toute façon, je suppose. Les gardes se chargeront de leur compte. Je monte donc quatre à quatre les marches de bois noirci et poli par les années de passage pour continuer mon chemin. Et, en haut, ça ne manque pas, je tombe sur un attroupement de personnages essayant de deviner ce qu’il se passe rien qu’au bruit, et au peu que l’on peut deviner par l’embrasure de la porte qui donne sur la salle. Bonne chance, les gars, ça risque d’être compliqué. Certains d’entre eux sont même dans le plus simple appareil, visiblement tirés du sommeil par le brouhaha qui règne en bas… Et même s’ils n’y sont pour rien, il est possible que plusieurs d’entre eux se fassent embarquer par la même occasion… Mauvais endroit, mauvais moment, voilà la seule raison, dommage. Je continue mon trajet en ignorant leurs questions, jusqu’à un second escalier qui continue vers le haut, jusqu’à une trappe dans le toit. Je fais glisser le loquer avant de pousser le battant, et de me ruer dehors.
Après la chaleur presque étouffante de l’intérieur, il fait terriblement froid ici. Je frissonne un instant en observant la scène à mes pieds… La porte de l’établissement est toujours grande ouverte, et j’entends d’ici les sons venant de l’intérieur. Ça continue de se battre on dirait… Voilà ce que j’appelle de l’ambiance ! Un sourire recommence à étirer mes lèvres, j’ai effectivement passé un bon moment, même si je regrette sa brièveté. Ma bouteille de whisky toujours à la main, je la débouchonne pour en avaler une gorgée, qui me réchauffe un peu de l’intérieur, avant de visser à nouveau fermement le capuchon dessus. Je ne souhaite pas en perdre une goutte, le whisky c’est sacré ! Mais, même ici, je ne suis pas en sécurité… Les gardes finiront par vérifier cet endroit, il faut que je cours encore un peu. C’est ainsi que je prends mon élan pour courir quelques secondes avant de me jeter sur le toit adjacent, et me recevoir avec toute la grâce dont je suis capable. Plutôt réussi comme atterrissage. Descendre maintenant, et se calmer… Je m’approche du bord opposé du toit et me laisse tomber de quelques mètres sur le balcon qui se trouve en dessous de moi, m’accroupissant à l’arrivée pour ne pas me faire mal. Je lève une dernière fois les yeux au ciel pour observer les étoiles… Elles sont magnifiques en ce ciel clair d’hiver… Mais je suis encore chez quelqu’un. Prochain étage, le rez-de-chaussée. Je m’accroche d’une main sous ledit balcon, l’autre toujours occupée par la même bouteille d’alcool, et finalement je me laisse tomber au sol, qui ne doit pas être bien plus loin que ma première chute. Même manœuvre, je ressens à peine que j’ai touché le sol, et je me relève aussitôt pour regarder autour de moi. Je suis dans une petite ruelle un peu sombre qui se fini en cul de sac, et il y a un homme à quelques mètres de moi.

Après quelques secondes, je le reconnais… C’est celui de tout à l’heure, le conteur. Il a l’air plutôt gentil, et je me sens heureuse qu’il ait réussi à s’en sortir, il ne méritait pas de se faire arrêter alors qu’il essayait simplement de sauver une jeune femme en détresse, comme les héros des récits épiques… Quoique le cadre est nettement moins travailler, la princesse devenue fille de joie dans une taverne… C’est la crise ma bonne dame, j’en ai bien peur. J’aspire une gorgée de plus de ce liquide ambré qu’il reste dans ma bouteille, avant de m’avancer vers lui, le détaillant plus précisément. Il a la peau tannée par le soleil, et les muscles visiblement sculptés par des années d’efforts physiques… Il pourrait être ouvrier agricole, ou peut-être marin... Je me souviens soudain de son histoire de tout à l’heure… C’est un marin, ça ne fait aucun doute maintenant. La question suivante qui me vient à l’esprit est « qu’a-t-il vu comme merveilles ? », mais je me vois mal la lui poser de but en blanc ainsi. Finalement, j’arrive face à lui, et je me laisse tomber, adossée au mur, avant de dire doucement :


« -Vous étiez aussi là-dedans je me trompe ? Sacré ambiance hein ? »

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Dim 21 Juil - 14:54
    La mélodie de la bagarre continuait d’être chanter au cœur de la taverne malgré la nouvelle voix qu’apportaient les gardes de la cité. Heureusement que notre cher marin avait eut la brillance de quitter les lieux, car si ce n’avait pas été le cas il aurait sans doute eut besoin de se battre contre les forces de l’autorité d’Hystia et risquer la prison. Il n’est pas un criminel et la prison ne lui ferait aucun bien… c’est juste un peu dommage que nombreux patrons de la taverne finirons leur soirée dans une petite cellule avec les autres gens sur qui ils ont tabassés. Enfin, c’était à eux de ne pas se mêler de tout ça non ? Notre protagoniste n’a aucunement chercher à ce que cette bagarre entre lui et une grosse brutes sans cervelle finisse en grosse mêler, mais c’est souvent ainsi que les choses tournes dans les tavernes. L’homme qui entre dans ce genre d’établissement croyant point courir le risque d’une bagarre est soit naïf ou un véritable abruti.

    Enfin cela est chose du passé, mieux vaut apprécier le moment présent et le bon rhum, il ne faut surtout pas oublier le bon rhum! Assit sur le pavé froid, notre protagoniste boit une gorgé d’alcool afin de se réchauffer un peu. En principe il aurait passé la nuit à l’intérieur de l’établissement sans trop se soucier du froid, mais là mieux vaut avoir un autre plan pour la nuit. II pourrait sans doute retourner à bord du Virgo Mare avec ses confrères, mais puisque les soirées a terre sont rare mieux vaut les vivres pleinement. Une douce brise souffla, frigorifiant un peu notre exotique personnage. Une autre gorgé de rhum l’aidera sans doute à se réchauffer à nouveau.

    Les songes de notre cher As’ad était toujours à propos de cette mystérieuse demoiselle dont les talents ne faisait qu’accoster sa beauté. Il ne faut jamais assumer qu’une femme ne peut se défendre, certaines d’entre elle vous étonnerons sans doute par leur capacité. Avec ses nombreux voyages, notre marin a su apprendre qu’il ne faut jamais ce fier aux apparences. Nous n’allons point entrer dans les détails de ses expériences personnels à se sujet, mais disons tout simplement que notre héro des filles de joies à déjà reçu quelques bons coups balancer par des jolies demoiselles. Jamais il n’a répliqué… ou du moins jamais il ne les a frappés en retour. Il n’est pas totalement con notre cher As’ad, dans ce genre de situation il se défend, mais tente tout de même d’éviter de les blesser physiquement. Pourquoi une jolie demoiselle souhaiterait tabasser le marin ? Si vous le connaissez un peu vous savez sans doute qu’il n’est pas exactement fidèle à une seule femme et ça ne plait pas toujours à celles-ci.

    Un bruit en provenance du toit attira l’attention du marin. Une sombre silhouette se dessina dans la lumière de la lune, mais il était toujours impossible de distinguer à qui elle appartenait. Peu importe à qui cette silhouette appartenait, il s’agissait là d’une personne fort athlétique c’est un fait ! Cela avait sans doute peu d’importance, tant qu’il ne s’agit pas d’un garde ou bien d’une personne cherchant à venir tabasser notre marin un peu ivre il n’y aucun problème. Un peu de compagnie avec cette température merdique serait la bienvenue, surtout la compagnie d’une jolie femme. D’ailleurs, parlant de jolie femme, voilà que cette même silhouette s’approcha tranquillement avant de s’adosser contre le mur en fasse de lui.

    « -Vous étiez aussi là-dedans je me trompe ? Sacré ambiance hein ? » - Lui dit-elle.

    La voix lui était inconnue, mais dès que la lumière de la lune sue éclaire un peu le visage de son interlocutrice, notre protagoniste ne mit point de temps à la reconnaître. Il s’agissait de la jolie demoiselle qu’il avait remarquée durant la bagarre. Est-ce possible que les Dieux existes vraiment et qu’ils ont entendu l’appel d’As’ad pour un peu de compagnie ? Ce genre de situation pourrait quasi donner la foi à notre marin… mais non… désolés mes chers croyants mais il n’y croit toujours pas. Le destin peut-être ou la chance tout simplement, mais qu’une jolie femme vienne se joindre à lui n’est certes pas la preuve d’une divinité. Notre marin lui fit un petit sourire, mais elle ne pouvait sans doute pas le voir avec l’ambiance ténébreuse de l’allée et la sombre barbe de notre marin. Oui, il était heureux d’avoir un peu de compagnie, mais encore plus heureux qu’il s’agissait de la jolie demoiselle sur qui les prunelles azures de notre loup de mer furent jadis posées. Dans une tonalité similaire à celle de son interlocutrice, notre exotique personnage lui offrit sa réplique.

    «Aye! Rien de mieux pour mettre un peu de vie !»

    Levant sa bouteille de rhum comme lorsqu’on porte un toast afin de célébrer, notre protagoniste continua de parler un peu.

    «Eh bien je vois que vous avez de quoi célébrer ma jolie demoiselle hehe» Ajouta-t-il en remarquant la bouteille à la main de l’étrangère.

    Buvant une grosse gorgé afin de combattre le froid, il aurait sans doute dû se vêtir un peu plus chaudement c’est certains. Enfin, une fois que le soleil sera levé la cité d’Hystia aura sans doute un climat un peu plus agréable. Il doit tout simplement ce compté encore chanceux de ne pas être à Aquaria durant cette période de l’année ! Il devra trouver un endroit ou passer la nuit, car dormir dans cette triste allée n’est sans doute pas recommander par le médecin de bord ! Le rhum a beau le réchauffer, toutefois la nature finira sans doute par l’emporter si notre protagoniste ne trouve pas un endroit plus chaud et plus sec. Mieux vaut oublier la taverne du Viel Albatros avec les gardes qui visite ce n’est sans doute pas l’endroit le plus recommandé de la ville en ce moment. Peut-être qu’après avoir fait plus ample connaissance avec la jolie inconnue notre marin possèdera quelques options en ce qui concerne le future de la soirée. S’adressant à nouveau à cette dernière, la voix profonde de notre marin fit un peu écho dans l’allée.

    «Vous bougez plutôt bien, ce n’est pas tout les jours que l’ont voit ce genre de danse!»

    Oui, une bagarre est parfois comme une danse, il faut suivre le rythme et faire attention à ne pas se marcher sur les pieds. Il s’agit sans doute de la seule danse connu par notre marin, enfin il sait «danser» autour d’un feu lorsqu’il est ivre et qu’une jolie demoiselle l’invite… mais si votre concept de cet art est le même que celui des nobles alors vous allez sans doute trouver qu’il est un peu barbare notre marin. Il a toujours su apprécier les talents des gens, autant ceux de ses amis comme ses ennemies et lorsqu’il voit ce genre de talent chez une magnifique demoiselle dont les courbes en font sans doute rêver plusieurs… cela plait beaucoup à notre cher As’ad.





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Lun 9 Sep - 16:49
Je frissonne un instant dans l’air frais du soir… Oui, c’est agréable après l’atmosphère presque étouffante de l’intérieur de la taverne, mais je ne compte pas en profiter toute la nuit non plus… J’ai une maison où rentrer, et même si Sarah m’accueillera sans doute avec des questions qui me mettront mal à l’aise, je retrouverais toute de même avec joie mon foyer. Mais, la question ne se pose pas encore… Ca n’est que le début de la nuit, et je suis en bonne compagnie apparemment… Je vais rester ici encore un peu, il est possible que cela se montre intéressant. Et puis, j’ai de l’alcool. C’est important ça, l’alcool. En parlant de ça… J’en ai un peu envie, tiens. Une fois de plus, j’agrippe le bouchon de ma bouteille, le retire et boit un coup. Le liquide ambré court dans ma gorge, brûlant, mais agréable. Le goût fort me ferait sans doute grimacer, si tout au moins je n’en avais pas l’habitude… Mais, je le connais, et je l’apprécie. Mes yeux pétillent alors que je repose ma bouteille, déjà vidée de plus d’un quart de son contenu. Je sens la douce torpeur qui accompagne l’excès d’alcool aux frontières de mon esprit, mais je suis encore loin d’être véritablement soûle. Juste agréablement installée ici.
Enfin, visiblement, face à moi, l’homme semblait heureux. Je ne sais pas s’il s’en rendait compte, mais un petit sourire étirait ses lèvres, que je pouvais distinguer malgré le pauvre éclairage de l’endroit. La lune n’était pas visible d’ici, mais ses rayons éclairaient les étages les plus élevés des bâtiments bordant la ruelle, illuminant juste assez l’endroit pour que je puisse distinguer vaguement le visage de mon interlocuteur. Le peu de lumière qui filtrait se reflétait d’ailleurs dans ses yeux clairs, que je pouvais voir courir un peu partout… Et passer régulièrement sur ma personne. Et, pas seulement au niveau du visage. Certaines s’en seraient sans doute offusquées, mais ça n’était plus mon cas depuis bien longtemps déjà. Si ça l’avait été… J’aurais sans doute dû être bien plus prudente face à cela, car il était bien loin d’être le seul à me regarder ainsi. Ca me plaisait d’une certaine façon, oui, mais… Mais, au final, ça n’importait que peu. Il commença à me répondre sur un ton semblable à celui que j’avais employé, et je me concentrais pour l’entendre, par-dessus le brouhaha qui régnait à quelques dizaines de mètres de là.


«Aye! Rien de mieux pour mettre un peu de vie ! Eh bien je vois que vous avez de quoi célébrer ma jolie demoiselle hehe»

Lui-même portait sa bouteille comme un toast, levée au niveau de son visage. Et il avait remarqué la mienne… Eh bien, s’il voulait boire, ce serait une honte de le laisser le faire seul. Je l’imitais donc, avant de m’affaler un peu plus contre la pierre. En fait, ça me semblait de plus en plus confortable ici… Même si je savais que ça n’était dû qu’à l’alcool, et que je ne devais pas me laisser emporter par cette fausse illusion. Pas de problème pour l’instant, je savais mesurer mon état d’ébriété. Scrutant toujours mon nouveau compagnon de boisson, je voyais ses yeux se perdre dans le vague… Je me faisais alors la remarque qu’il avait de beaux yeux, certainement agréable à observer… Les miens, vairons, n’étaient pas différenciable dans cette noirceur ambiante. Il était perdu dans ses pensées… Ou peut-être était-ce l’alcool qui commençait à faire son effet. Visiblement, il n’en était pas non plus à son premier verre… Et sans doute pas à son dernier pour aujourd’hui. La bouteille qu’il avait emportée faisait foi : il n’en avait pas fini avec cette soirée… Et moi non plus. Il se réveilla un peu, pour m’adresser à nouveau la parole :

«Vous bougez plutôt bien, ce n’est pas tous les jours que l’on voit ce genre de danse!»

Oui, il avait raison. Je me battais comme je dansais, avec grâce et agilité… D’une certaine façon, c’était effectivement de la danse que j’avais effectuée dans cette taverne… Violente, efficace, n’ayant pas forcément pour but la beauté, tout cela était vrai… Mais, les mouvements fins, précis et presque subtils que j’effectuais formaient effectivement une chorégraphie. Les soulards avaient la leur. Plus violente, pataude et alourdie par l’alcool… Mais, également une forme de danse. Arrêtée par les autorités, semblerait-il, puisque j’entendais de moins en moins de remue-ménage venant de l’extérieur. Dans la rue, il restait les badauds, mais ils étaient silencieux… Bientôt, le calme reviendrait, et pendant une petite demi-heure, on n’entendrait plus rien. Et puis, les clients des tavernes reviendraient, et le cycle recommencerait… Si la bagarre n’éclatait pas ce soir, ça serait demain, peut-être après demain avec un peu de chance… Mais, s’ils étaient bons et loyaux, les citoyens de Terra pouvait également se montrer stupide… Et, la stupidité entraînait les affrontements. Toujours de la même façon. Ça devait être une caractéristique humaine remarquez, puisque c’était le cas partout où j’étais allée… Ou presque. Les Aquariens ne comptent pas… Ce peuple est terriblement rabat-joie, ça me rend presque malade. Ma plus grande activité lorsque je vais dans ce pays est dormir, il n’y a rien d’autre à faire d’intéressant de toute façon.
Je m’agitais un peu… Je venais de me rendre compte que je me perdais dans mes pensées, et ça n’était jamais très bon… Enfin, plutôt, ça n’était pas véritablement la chose à faire ce soir. Au contraire même, je voulais me sortir la tête de ce genre de réflexions. Et, j’avais quelqu’un avec qui le faire apparemment… Un compagnon de boisson, et de bagarre, voilà quelqu’un qu’il est bon de fréquenter. Et, il devait être aussi triste que moi que cela soit déjà fini. Mais, si c’était fini ici… Ça n’était pas le cas partout. Et, s’il était marin, il y avait des chances qu’il ne connaisse pas si bien la capitale de Terra. Peut-être souhaitait-il continuer les festivités, mais ignorait-il comment ? Entre la bouteille d’alcool qu’il avait dans la main, et le regard qu’il posait sur moi… Eh bien, je pouvais prédire qu’il avait en tête plusieurs formes de réjouissances. Autant les lui offrir, lui faire passer une bonne soirée et en profiter pour faire de même… Il n’y a pas de raisons après tout. Je m’étirais, pour chasser cette douce torpeur qui s’emparait petit à petit de mes membres… Allez, debout, si on ne bougeait pas maintenant, nous n’en aurions sans doute pas le courage plus tard. Je me levais donc en m’appuyant sur le mur derrière moi, et me campait sur mes deux jambes face à lui.


« -Bon, cette soirée vient à peine de commencer, il serait triste qu’elle se termine déjà. Les gardes civils ne sont pas du genre à rigoler par ici… Et du coup, ils ne laissent personne s’amuser, ça serait presque triste. Mais, il paraît que c’est pour notre bien, difficile de s’y opposer alors, n’est-ce pas ? Enfin, qu’importe, je ne suis pas là pour disserter sur la discipline Terrane… Pas dans cette situation, et pas maintenant. Désolé de vous… De t’embêter avec des conneries comme ça. Je reviens. »

Je sentais un besoin urgent de me dégourdir les jambes… Je faisais donc quelques pas vers le fond de la ruelle, évitant habilement les quelques ordures qui jonchaient le sol. Une fois mes muscles déliés, je me retournais pour sortir de notre repaire. Je voulais voir ce qu’il se passait à côté, si nous allions finalement être tranquilles. Une fois passé l’angle de la rue, je scrutais sur ma gauche pour voir ce qu’il se passait dans la taverne, et devant elle… La garde civile était toujours là, et avait finalement réussit à calmer les derniers récalcitrants apparemment. Eh bien, ils n’allaient pas tarder à partir alors, c’était une bonne chose que le quartier puisse retrouver son ambiance… Mais il serait bien trop long à le faire, l’ambiance de la soirée, et l’excitation retomberaient, et je finirais par rentrer. Non, il fallait bouger, retrouver un autre quartier de boisson… Et, ça, je savais où l’on pouvait en trouver. Il existait tellement d’endroit où étancher sa soif ici-bas, que je me demandais parfois si je les avais tous vus depuis ma petite enfance, ou s’il me restait encore quelques surprises à découvrir. La découverte occasionnelle d’établissement de qualités variables dans des quartiers que je n’aurais pas soupçonné continuait à alimenter ces questions. Non, Hystia était une ville gigantesque, et je n’en ferais probablement jamais le tour.
Et, aujourd’hui, j’allais puiser dans mes connaissances déjà encyclopédiques de l’endroit pour me trouver… Ou plutôt nous trouver un autre débit de boisson. J’avais déjà quatre ou cinq images en tête à quelques minutes de marche à peine, ce qui était bon signe. Ça ne serait pas compliqué, ça non. Je prenais une grande inspiration alors qu’une brise fraîche soufflait dans la rue, pour finir de me dégager le nez de la fumée qui avait empoisonné l’air de la taverne. Oui, c’était agréable, mais encore frais. Le vent jouant avec mes vêtements, se glissant sous ceux-ci et caressant ma peau de son toucher glacé était au final revigorant, cela me remettait les idées en place… J’appréciais l’ambiance d’une taverne, ça oui, mais j’avais parfois besoin d’une pause, seule avec moi-même. Sentir trop de monde autour de moi me stressait, au bout d’une certaine période de temps… Peut-être était-ce le fait qu’on m’avait appris à redouter tous ceux que je rencontrais, du fait de ma macabre activité, ou peut-être mon propre caractère était-il à remettre en cause, mais le fait était là. Dans quelque secondes, ça irait mieux.

Je laissais donc passer un peu de temps avant de revenir vers mon compagnon. J’avais également laissé ma bouteille à ma place, il faudrait que je pense à la reprendre… En espérant qu’il n’ait pas tapé dedans. J’avais du mal avec les gens qui me chipaient mon alcool sans me demander mon autorisation… Non pas que je rechignais à le partager, c’était même le contraire, profiter d’un bon verre avec un ami était une félicité, mais… Eh bien, il fallait demander avant. Enfin, il était courtois jusqu’ici, je me doutais bien qu’il ne se permettrait pas de telles largesses. Surtout si sa bouteille de rhum le tenait captivé, ce qui était sans le moindre doute le cas. Tout au moins jusqu’ici. Mais, si je savais qu’il apprécierait son tête à tête avec celle-ci, je pouvais également lui proposer de l’emmener voire d’autres tavernes, une chose qu’il souhaitait sans doute également, si j’avais bien analysé le côté festif du personnage. Je faisais donc demi-tour, ne l’ayant laissé que quelques instants seuls, et alors que je rentrais à nouveau dans l’atmosphère à la fois plus sombre et plus légère de cette petite ruelle. L’odeur m’assaillit immédiatement, après l’air frais du dehors, mais je l’ignorais, ne signifiant ma gêne que par un léger plissement du nez. D’un air enjoué traduisant à peu près les sentiments que j’éprouvais, je lançais :


« -Bon, la garde civile est toujours là, et ça va pousser les établissements voisins à faire attention, pendant un certain temps au moins. Mais, je n’ai pas envie de m’arrêter là, et je suppose que vous non plus… Donc, je veux retrouver une taverne animée. Et, pour cela, j’ai bien peur qu’il nous faille nous déplacer un peu… Vous souhaitez me suivre ? »

Même si je ne souriais pas, le ton de ma voix, et l’expression de mes yeux traduisaient mon excitation, plus facilement exprimée avec un peu d’alcool dans le sang, il faut bien avouer. En temps normal, j’étais un masque de glace, mais pas un soir comme celui-ci. Mon interlocuteur pourrait se vanter d’avoir été l’un des rares hommes à m’avoir vu ainsi… Et d’avoir discuté avec moi pendant relativement longtemps, ce qui n’était pas chose courante. Et, je m’en moquais, honnêtement… Les responsabilités que l’on m’imposait dans ma vie de tous les jours se faisaient trop lourdes parfois, et c’étaient de telles occasions qui me faisaient décompresser. Encore une fois, ça n’était pas le sujet. Je ramassais ma bouteille de whisky avant d’en lamper une longue gorgée, avec un petit frisson de plaisir une fois de plus… Au moins un tiers de la bouteille avait disparu maintenant, ça allait bien trop vite à mon goût… Je faisais la moue pendant une demi-seconde en contemplant le résultat de ma dernière gorgée, avant de me retourner à nouveau vers mon camarade, toujours assis, et lui tendais ma main, pour l’inviter à se relever, et à me suivre vers un autre lieu d’excès où nous pourrions profiter de cette fraîche soirée d’hiver, dans un endroit un peu plus chaud, dans le sens du terme que vous préférerez.

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Jeu 12 Sep - 3:11
    Ô douce lune, ta lumière serait quasi romantique si ce n’était pas que notre protagoniste était un peu plus préoccupé par le rhum restant dans sa bouteille que par ton charmant visage masqué par les nuages. Enfin, bien qu’il soit reconnu comme étant un grand séducteur, cet exotique personnage n’est sans doute pas l’exemple parfait que l’ont retrouve dans les comptes à faires rêver les jeunes femmes. Il s’agit là d’une créature un peu plus indomptée, ou plutôt indomptable. Nombreuses ont cherché à faire en sorte que le marin venu de loin demeure les pieds sur terre ou du moins leur revienne, mais il ne s’agit pas de ce genre d’homme. Un peu plus libertin, il ne peut pas qu’aimer une seule femme. Qu’en serait-il pour cette fascinante beauté avec qui il a le plaisir de partager un verre… enfin avec qui il a eut le plaisir de boire. Ils ont dansés et maintenant il partage les divins plaisirs de l’alcool dans un sombre passage entre deux établissements. Quelques mots furent échangés, mais ils sont toujours jusqu’à présent de simples étrangers.

    Certes ce très cher As’ad aimerait bien faire de plus amples connaissances et il est sans doute évident dans son regard azure qu’il aimerait bien connaître les séduisantes courbes voilés par les vêtements. À travers l’obscurité ce dernier avait tenté d’observer la figure de celle-ci d’un peu plus près… mais il faut dire que l’éclairage de l’endroit n’est pas ce qui a de mieux. Ce dernier n’avait nullement pu discerner les prunelles de celle-ci, ce qui l’aide généralement à prédire comment les choses vont se dérouler avec les gens. Enfin, qui sait, avec un peu de chance il la lune percera un peu plus et le regard de cette dernière lui sera alors révélé. Les prunelles azures de notre protagoniste sont facile à distinguer, le contraste de celle-ci avec la peau sombre. Si celle-ci l’a remarqué, ce qui ne le surprendrait point, elle a sans doute pu lire en lui les mille et un désires que referme son âme. La passion qui l’anime, le rêve et la fantaisie.

    Enfin voilà qu’elle s’adresse de nouveau à notre cher loup de mer. Il n’était donc pas le seul à trouver que le moment présent devenait un peu lourd. Certes notre cher As’ad peut apprécier les moments un peu plus calmes, toutefois lorsqu’il a les pieds à terre ce dernier aime bien célébrer ! De plus, sortir un peu du froid et de l’humidité de ce trou lui ferait sans doute le plus grand bien. Observant donc sa séduisante interlocutrice dont l’accent était un peu difficile à distinguer, le marin suivit des yeux les gracieux mouvements de l’inconnue. Habituellement, le marin arrive à en savoir un peu sur l’origine des gens par leur façon de parler, leur façon de bouger… mais celle-ci lui était un charmant mystère. Plus il la regardait, plus elle lui était fascinante. Il s’agit là d’un mystère, elle est telle une sirène sur terre… enfin presque. Notre protagoniste avait bien envi de faire de plus ample connaissance, de continuer la soirée avec celle-ci… et de toute évidence ce désire était réciproque.

    La soirée était encore si jeune et b le rhum dans la bouteille disparaissait à vu d’œil dans une autre taverne non loin d’ici l’alcool coulait sans doute toujours. Le marin ignorait comment la soirée allait finir, où elle allait l’emporter, mais vu la danse de celle-ci, il ne pouvait point s’attendre à un endroit bien chic. Oh cela ne lui déplait nullement, c’est les endroits quasi pourri qui sont les plus intéressantes. Le Vieil Albatros possède une certaines réputation, mais ne vous attendez pas à voir des gens de la haute société y séjourné ou même y venir prendre un verre. Il y a des gens de toutes les espèces… ou du moins de toutes les espèces de rats que la société nous offre. C’est pas une très jolie façon de décrire les gens, dire qu’ils sont des rats, mais aux yeux nos très cher nobles, ô de très sages êtres, les gens comme As’ad qui leur apporte leur fins tissus afin de confectionner les magnifiques robes ou bien les fameuses épices venu de loin qui fait en sorte que leur plats possède un goût si distinguer… c’est des rats qui leur apporter tout ça. Enfin, la plupart d’entre eux ne savent sans doute pas d’où tout ça vient, leur chien de services veille sur tout pour eux.

    Tranquillement, alors que sa nouvelle amie était un peu plus au loin, le marin se leva. Le sol frigide avait un peu engourdi ses jambes, car ce dernier eut un brin de difficulté à se lever. Certains diront que c’est à cause de l’alcool qu’il a consommés… peut-être qu’ils ont raisons, mais le loup de mer blâmera toujours le pavé froid. D’ailleurs, avec cette gorgés la bouteille de fait de plus en plus vide. Mieux vaut trouver un autre trou afin de boire, sinon le beau marin sera bien triste. À moins bien entendu qu’il substitue l’alcool par le corps nue de l’étrangère. Si vous êtes surprit que notre cher As’ad désire passer une nuit passionnée avec cette ravissante inconnue, c’est que vous le connaissez très mal. Ou peut-être que vous n’avez simplement pas suivis ce qui ce passe jusqu’à présent. Enfin la voie est libre, l’aventures continuera donc sous peu. Lorsqu’il reçu l’invitation c’est avec un charmant sourire qu’il répondit celle-ci.

    «Jn’ai pas voyagé jusqu’à Hystia afin de passé ma soirée ici! J’suis donc le guide!»

    Dit-il d’une voix joviale tout en approchant la mystérieuse demoiselle. Elle est un visage sans nom… ce qui n’est pas chose si nouvelle pour notre cher marin. Les noms… est-ce si important ? Tant de gens semble penser que oui. En cette magnifique soirée, la lune dont le visage apparaissait entre les nuages, l’air frais… la seule chose qui importait était le moment présent. Célébrer avec une inconnue, passer une soirée des plus agréables et qui sait comment le tout finira. Avec un peu de chance la suite des évènements iront bien au-delà d’une simple beuverie. Il prit donc la main qui lui fit tendit, glissant ses doigts usés sur la douce peau d’une inconnue. Cherchant à voir le regard de celle-ci, d’un geste gracieux il la tira un peu vers lui. II ne s’agissait point d’un geste brusque ou rude, mais plutôt d’une invitation à se rapprocher un peu plus. Mieux vaut ne pas la provoquer… et possiblement mieux que notre marin. Doucement il s’adressa à celle-ci.

    «Allons boire et peut-être même danser…»

    Un petit sourire un peu séducteur était visible malgré la barbe épaisse d’As’ad. Ce dernier n’était pas reconnu pour sa discrétion, l’approche un peu directe de ce dernier est autant un de ses traits les plus charmants que les plus détestés, cela dépend de la situation. Enfin, pour être le genre de femme à venir dans un endroit tel que Le Vieil Albatros, elle ne doit pas être du genre à être froissée facilement.





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Dim 5 Jan - 0:02
Je souriais légèrement en entendant la répartie de mon compagnon de beuverie, d’infortune, hypothétiquement d’ivresse, même si cela restait encore à venir. Je n’étais pas la seule à vouloir continuer de boire, de danser, de m’amuser… Mais dans notre état, après une interruption aussi soudaine qu’inopportune de la part de la garde civile, je ne sais pas quel fou aurait véritablement refusé de prolonger le plaisir encore un peu plus. Un fou sans doute. Ou une vieille dame frigide… Mais, ni lui, ni moi, ne correspondions à cette description. Je veux dire, regardez-moi bien… Si vous me dites que j’ai l’air d’une vieille dame, je vais me vexer, et vous envoyer mon poing dans la gueule. Est-ce qu’une « personne âgée », comme le dise les gens possédant un balai dans le cul, serait capable de faire ça ? Ah ! Enfin, bref, je divague, je divague. J’envisageais donc de me remettre en route, puisqu’ici, les tavernes ne recommenceraient pas à accepter des clients avant un certain temps. Je connaissais au moins deux établissements de boisson pas trop éloignés qui pourraient accueillir nos envies de célébration, et envisageait donc de les rejoindre au plus vite Et, pas trop éloignée, dans le cas où vous avez une bouteille  à la main, et de l’alcool circulant déjà dans votre système sanguin, ça veut dire grand maximum trois pâtés de maison, sinon c’est l’autre bout du monde, dans le froid et la noirceur de la nuit à Hystia. Non, ça, c’est pour l’effet dramatique, les torches flamboyant sur leurs appliques nous offraient bien assez de lumière et de chaleur pour que les rues ne soient pas lugubre, malgré l’heure déjà bien avancée.
Enfin, bref, alors que je jetais un dernier coup d’œil à mon nouvel ami, avant de prendre la route, vers la contrée éloignée où whisky et rhum coulaient à flot, celui-ci me retint. Pas méchamment, ni même brutalement… Non, il tenait simplement mon bras, tirant doucement vers lui, sans vouloir me faire mal… Non, son but était tout autre : il m’attirait à lui. Je me laissais emporter, faisant un instant semblant de résister avant de me laisser attirer… Je ne pouvais pas non plus céder à tous ses caprices sans rien dire non plus, il allait finir par prendre de mauvaises habitudes. Au vu de son sourire charmeur, je devinais que je n’étais ni la première, ni la dernière des jeunes filles à qui il faisait son numéro. Ca n’était pas bien grave, j’avais eu mon nombre d’amants également… Et même une qui m’attendait à la maison. Enfin, toujours était-il que j’étais maintenant très proche de lui, et que je pouvais sentir son souffle chaud, et alcoolisé, juste au-dessus de moi. Sa phrase suivante fut largement marquée par les sous-entendus salaces, ce qui me fit sourire intérieurement, alors que j’affichais toujours la même expression passablement neutre en extérieure… Tu vas peut-être un peu vite en affaires mon grand, et je ne suis pas née de la dernière pluie. Cédée à la première invitation, ça n’est pas drôle… Non, autant s’amuser un peu avant cela. Si tout au moins je finissais par m’offrir, ce qui n’était pas garanti non plus. Mais il avait sa chance, à lui de bien l’utiliser.

Pour répondre à son invitation, je me levais sur la pointe des pieds, arrivant presque visage contre visage avec lui… Je pense que n’importe qui, qui aurait assisté à la scène, aurait pensé que j’allais l’embrasser. Encore plus après que j’ai passé ma langue sur mes lèvres de façon provocatrice… Nous pouvions être deux à jouer au jeu de la séduction, et je pensais y être plutôt douée. Tout ça pour dire, que, à quelques centimètres de son visage, je finissais par déclarer, d’une voix joviale, enjouée, mais également un peu espiègle :


« -Effectivement, nous devrions nous mettre en route… Si nous ne voulons pas rater également la fin de cette soirée. »

J’apercevais excellemment bien ses yeux d’ici, bleu azurs, comme la mer un jour d’été…  Ils étaient beaux. Je pense que lui également pouvait apercevoir mes prunelles si spéciales. Quoique l’obscurité du lieu pouvait peut-être porter à confusion. Enfin, après un petit clin d’œil qui signifiait que j’avais bien compris à quoi il voulait jouer, je redescendais, passait pas main sous son bras pour ensuite l’agripper, comme se tenaient les couples dans le coin, et l’entraînait vers notre nouvelle destination. Je m’attendais à croiser plusieurs personnes en chemin, et il serait amusant de nous voir passer pour deux tourtereaux. Même si j’avais sans doute devant moi une relation plus durable avec la bouteille de whisky dans ma main gauche, qu’avec l’homme qui occupait la droite. Et je pense que celui-ci aurait été d’accord avec moi. Finalement, je me mettais en route vers la prochaine taverne, tirant derrière moi cet illustre inconnu avec qui je n’avais d’autres liens que ceux que créait l’alcool.  En sortant de la ruelle, je jetais un œil à l’entrée du vieil albatros… Cela faisait à peine quelques minutes que la garde civile était arrivée, mais tout semblait désespérément calme… Ils avaient dû faire évacuer l’endroit, au grand dam du patron qui voyait s’envoler une soirée complète de bénéfices. Il tiendrait peut-être un peu mieux ses clients la prochaine fois… Et je ferais mieux de l’éviter quelque temps, puisque j’étais en grande partie responsable de la bagarre qui avait fait rage dans l’établissement.
Mais ça n’était pas mon problème, ou plutôt « plus » mon problème. Ce soir, je voguais avec un marin vers de plus brillants rivages. Les dits rivages étant des endroits paradisiaques où l’alcool coulerait à flot, et où nous pourrions continuer de nous amuser encore un petit peu. Je tournais donc le dos à cet endroit, m’élançant vers l’inconnu. Non, encore une fois, je vous fais marcher, effet dramatique tout ça… Nous n’allions pas à plus de 200 mètres. Je menais donc mon compagnon vers la prochaine taverne, toujours accrochée à lui, une lèvre légèrement relevé dans un sourire espiègle… Et je me doutais qu’il pouvait l’apercevoir. J’espérais juste qu’il avait suffisamment d’humour pour comprendre que si je me moquais de lui, ça n’était pas vraiment méchant… Non, j’étais plutôt comme une gamine qui a reçu un joujou, elle ne peut pas vraiment s’empêcher de le tester dans tous les sens, de s’amuser à chercher ses limites, ses imperfections… Sauf que c’était un être humain que j’avais face à moi, et ce genre de chose pouvait mettre les gens en rogne aussi sûrement qu’une insulte bien placée… Si c’était mal fait. Mais, bon, je suis douée d’une certaine finesse tout de même, ne me prenez pas pour une brute écervelée. Ça serait un petit suicide pour vous, et un affront dans les formes à mon égard.

Rapidement, après quelques minutes de marche à peine, bras dessus-bras dessous, les premiers bruits se firent à nouveau entendre… La garde civile, tueuse d’ambiance réputée, n’avait pas encore sévit ici, et si je pouvais prédire qu’elle allait sans le moindre doute faire un tour dans le coin dans la semaine, ça ne serait pas ce soir. Non, ils avaient fait leur part voyons, pas besoin de forcer. Et puis, ça m’embêterais franchement, c’était d’un mal poli d’être interrompu pendant une soirée comme celle-ci… En arrivant en vue de la taverne qui allait nous accueillir, un joyeux petit établissement à peine mieux famé que le vieil Albatros, mais à l’allure extérieure bien plus recommandable (bien que l’intérieur ne change guère du l’établissement de boisson précédent), je faisais un signe de tête dans cette direction au marin auquel j’étais accrochée, pour lui montrer que nous arrivions. Le nom de cet endroit si charmant ? « Au rat d’égout lubrique ». Oui, le patron aussi devait être totalement torché lorsqu’il a choisi un nom aussi peu approprié, mais que voulez-vous, il faut de tout pour faire un monde… Et honnêtement, ça donnait quelque chose d’assez plaisant au final.
J’en profitais pour rajuster ma  frange en entrant dans la lumière des torches qui encadraient la porte de l’endroit. Elle tombait carrément sur mon visage, et si je m’arrangeais pour qu’elle dissimule ma cicatrice, je ne tenais pas particulièrement à ce qu’elle m’aveugle complètement. Je veux dire, si je tenais vraiment à ne pas voir, je n’aurais pas esquivé ce coup, et j’aurais perdu mon œil. N’étant pas masochiste, je pense que vous comprendrez le pourquoi de ma réaction. Enfin, bref, après ce petit ajustement discret, mais nécessaire, je poussais notre couple hétéroclite en avant, et poussait la table de la prochaine étape de notre croisière de l’ivresse. Je viens d’inventer, ça vous plaît ? Enfin, bref, toujours accrochés l’un à l’autre, nous entrâmes au milieu des quelques tables qui jouxtaient la porte, délaissées par les habitués car chaque ouverture de celle-ci faisait ressentir à leurs occupants le froid de l’extérieur. On se serait pour un peu cru de retour au vieil Albatros en réalité. La population était semblable, je me demandais même si d’autres personnes ayant eu le temps de fuir la garde civile à l’établissement précédent n’avaient pas eu la même idée que moi, et s’étaient ensuite acheminées (tant bien que mal, et sans doute en titubant) jusqu’ici. Le même feu brûlait également dans une cheminée semblable, et l’ambiance était à la fête, tout le monde buvait, s’amusait, se taquinait… Je surprenais même au moins trois tablées de jeux de cartes, et d’argent, et il devait y avoir une bonne moitié des joueurs qui trichaient allègrement… Non, nous étions définitivement de retour du bon côté d’Hystia, celui où nous allions pouvoir nous amuser. Je lançais alors un regard interrogatif à mon compagnon, qui demandait presque aussi explicitement qu’une question :
« Que veux-tu faire ? »

[HRP : Ok, désolé pour le temps de réponse, j’ai eu une grosse période de dé-motivation qui m’a coupé du RP… Et je me suis fait à ma nouvelle fac entre temps  ^^
Enfin, bref, je suis de retour, et pour de bon, je vais reprendre un rythme de RP normal… Normalement o/]

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Jeu 16 Jan - 3:04
Ah l’ivresse, voilà ici une chose qui fait en sorte qu’une soirée des plus banales se transforme en un évènement légendaire ! Tout cela grâce à une potion magique… aussi connu sous le nom d’alcool. Dans le cas présent, la potion magique de choix pour ce très cher marin était du bon vieux rhum. Il s’agit sans doute du poison favoris de nombreux marins, ce qui fait en sorte que ce très charmant As’ad est sans doute un peu un stéréotype dans ses buveries. Enfin, celui-ci apprécies divers types d’alcool, mais il arrive difficilement à résister à une bonne bouteille de rhum importé de Ventus. Ce vieux fou du Vieil Albatros connait son alcool et ne sert ce qui a de meilleure ! Il faut dire que notre charmant marin sait ce que celui sert car il lui a livré le tout un peu plus tôt! Un prix d’amis aux marins qui lui livre l’alcool qui coule à flot les des soirées froides à Hystia. Il faut dire que le capitaine Baruk et ce dernier ont depuis longtemps une très bonne entente. Le Virgo Mare lui apporte le meilleur alcool des quatre coins d’Albion pour un prix raisonnable et celui-ci laisse les hommes du navire boires pour un prix d’amis.

Enfin les affaires entre marins marchands et les commerces n’est pas exactement ce qu’il y a de plus intéressant en ce moment, il ne s’agit là que d’une parenthèse un peu futile. En cette charmante soirée d’hiver notre marin c’est fait une nouvelle amie de buverie. Oh cette mystérieuse étrangère a su attirer l’attention de notre loup de mer depuis la petite bagarre qui avait éclaté un peu plus tôt au cœur de la taverne. Leur retrouvaille dans une sombre ruelle était sans doute un signe du destin, leur disant qu’ils étaient fait un pour l’autre… ou du moins qu’ils étaient fait pour se mettre dans la merde ensemble! Enfin, pour ce qui est de notre cher barbu celui-ci tente d’éviter les mésaventures un peu trop majeur, le genre de mésaventures qui ferait en sorte qu’il passerait du temps en prison ou serait bannis des terres d’Hystia. Cela est sans la dernière chose qu’un bon marchand souhaite ! Il ne peut pas en dire autant de sa partenaire en crime, car celui-ci ne la connait point suffisamment pour bien la juger, mais le fait qu’elle soit sorti aussi rapidement lorsque les gardes la cités se sont présentés est un signe qu’elle ne souhaite pas non plus passé une soirée dans les sombres cachots d’une prisons avec d’autres ivrognes. Cela aurait été une chose malheureuse de voir une si jolie demoiselle en prison.

Il s’agit là d’une si charmante demoiselle qui de tout évidence plait bien à notre cher protagoniste Leur aventure ne fait que débuter, la soirée est encore si jeune. Un être un peu séducteur, ce très cher As’ad à fait part de ses intentions sans trop de discrétions. Certes les gestes et paroles de celui-ci ne manquaient aucunement de respects, toutefois il annonçait clairement ses intentions. De toute façon il s’agissait ici d’un jeu qui se jouait à deux. Cette mystérieuse demoiselle connaissait elle aussi les pas de cette danse et part sa façon de suivre le pas, notre cher As’ad savait très bien que cette dernière avait eut quelques amants. Ayant approché celle-ci prêt de lui, elle à d’abord jouer la femme difficile avant de se laisser faire. Il faut dire que le marin ne s’attendait pas à ce qu’il s’agisse là d’une conquête facile…. Si elle l’avait été, ce dernier s’en serait rapidement désintéressé. Quel est le but de « conquérir » une femme si elle ne présente aucuns défis ? Il n’y a aucune fierté avec le succès. Enfin, le terme conquérir, il s’agit d’un terme un peu vulgaire non ? Sans doute un peu inapproprié pour la relation entre les deux êtres et les intentions du marin. La conquérir se serait de dire qu’elle ne possède aucunement les mêmes intentions que notre protagoniste, chose qui est totalement faux. Sa façon de se rapprocher du marin, si prêt, ses lèvres à quelques cheveux. Malgré la proximité, notre protagoniste avait réussi à voir celle-ci se lécher les lèvres alors que leur regards s’étaient une fois de plus croisée.

Ce dernier avait toujours eut un peu de mal à bien distinguer la teintes des prunelles de celle-ci, la douce lumière de la lune n’éclairaient pas suffisamment les yeux de sa compagne. Ils étaient de toutes évidences plus sombres que les prunelles azures du marin, mais leur teinte et contraste demeuraient toujours un peu une énigme. Cela faisait parti du jeu, la découverte progressive de cette séduisante étrangère ne faisait que débuter. Il s’avait déjà que peu importe la façon dont cette aventure ce terminerait qu’il ne connaîtrait pas tout d’elle, tout comme elle ne connaitra pas tout de lui, mais avec le temps ils vont finir par se découvrir et possiblement s’il joue bien ses cartes un peu plus intimement.

Bref, les deux êtres s’apprêtaient à s’aventurer vers de nouveaux horizons. Notre étrange couple d’ivrogne déambulait dans les rus d’Hystia, bouteille en main. Le temps était venu de trouver un autre endroit afin de faire le plein, car la bouteille de rhum à la main de notre protagoniste se faisait de plus en plus vide. Une gorgée ou deux, mais pas plus. Il regretta presque d’avoir fracturé la bouteille sur le crâne de l’abrutit, mais bon c’était pour la bonne cause. Le duo approcha donc un autre trou d’Hystia ou les rats nocturnes amateurs de bonne buveries se ramassaient afin d’échanger des paroles vulgaires, histoires et rumeurs. Un endroit parfait afin d’y trouver un peu de réconfort dans les bras d’une étrangère ou au fond d’une bouteille. Alors qu’ils approchaient la seconde taverne de la soirée, le regard du marin jeta un coup d’œil au nom de l’établissement. Un endroit fort chaleureux avec un nom des plus intéressants, « Au rat d’égout lubrique ». Le marin avait entendu parler de l’endroit, mais malgré ses nombreuses visite en cette citée Terran, celui-ci ne s’y était jamais aventuré. Il y a toujours une première à toute chose, non ?

Le duo fit donc leur entrée dans la taverne. Les prunelles du marin observèrent la scène locale de façon discrète tout en tenant sa compagne non loin de lui. Notre jovial protagoniste déambulait donc sous les regards curieux de certains habitués de l’endroit. Il est difficile à dire sur qui les regards étaient posés, sur sa compagne ou notre charmant barbu… ou peut-être les deux ? Ils formaient ici un couple un peu particulier c’est un fait. Il avait bu avec beaucoup d’étranger, mais si nul n’était comme sa compagne de la soirée. Alors que celle-ci s’adresse à notre marin, celui-ci plongea son regard dans le sien. Voilà que les charmantes prunelles de cette dernière lui étaient plus clairement révélées. Depuis leur rencontre, As’ad cru avoir remarqué qu’elle tentait constamment de masquer certains traits de sa figures… de quoi avait-elle honte ? Il le découvrira sans doute bientôt. Il doit d’abord répondre à la question qui lui fut adressé… que souhaite t-il faire ? Quelle bonne question, tant de choix et si peu de temps. La bouteille pratiquement vide dans sa main lui dit qu’il était le temps d’en avoir une autre… mais la soif peut bien attendre encore un peu. Les courbes de sa compagne lui murmuraient doucement de s’abandonner aux divers plaisirs charnels… mais le jeu entre les deux êtres ne faisaient que commencer. La musique créant une ambiance un peu plus jovial dans le pathétique endroit lui donna le goût de danser. Le marin ne fit que sourire à sa compagne avant de l’abandonner brièvement. Ce dirigeant vers le musicien, celui-ci murmura quelques paroles à son oreille avant de retourner vers sa mystérieuse amie. Doucement, une mélodie un peu plus vive et rapide ce fit entendre. As’ad tendit alors la main vers sa partenaire avant de finalement lui offrir une réplique.

« Dansons à nouveau! »

Certes leur danse précédente était la danse du combat… celle-ci est au rythme d’un flamenco aux saveurs Ventusienne avec une touche Terran. As’ad souhaitait savoir à quel point sa partenaire de la soirée bougeait bien.







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Ven 24 Jan - 23:43
J’aurais presque sautillé en entrant dans la taverne… Je ne sais pas vraiment pourquoi aujourd’hui plus qu’un autre jour, mais… Voilà, j’étais joyeuse. J’avais eu envie d’alcool, de m’amuser ? J’avais fait un tour dans une taverne. Même si je savais que Sarah désapprouverait, même si elle allait sans doute râler quand je rentrerais, sans doute largement éméchée (si ça n’était pas déjà le cas en réalité), je m’amusais comme une petite folle. Peut-être même plus encore, en sachant ce qui m’attendait lorsque je rentrerais à la maison… Je me sentais comme une adolescente qui faisais le mur, sachant que si elle se faisait attraper par ses parents, elle serait réprimandée, peut-être sévèrement, mais qui était là pour s’amuser, et tant pis pour les conséquences à long terme. En pensant à cela, je souriais presque… Mon adolescence, elle ne m’avait pas appartenue… Est-ce que je me rattrapais maintenant, d’une certaine façon ? Oui, c’était bien possible. Je me rendais même compte de la puérilité de ma démarche, mais que voulez-vous, on peut bien s’amuser ? Adulte irresponsable, citoyen de valeur discutable, Terran qui ne fait pas honneur à son pays… Oui, sans doute, mais de toute façon, je n’ai jamais été du genre à être adulée par le peuple. Adulée par personne plutôt, sauf peut-être Sarah aujourd’hui. Et je m’attirais délibérément ses foudres. Bon dieu, mais quel génie je pouvais faire. Enfin, tout ça pour dire que c’était une joie presque enfantine qui m’habitait, alors que nous pénétrions dans un nouveau débit de boisson, presque au bras l’un de l’autre, non pas avec ma compagne habituelle, qui n’aimait pas ce genre d’endroit, mais avec un presque-inconnu qui était aussi intéressant qu’amusant dans son attitude, et sa descente. Car, oui, c’était visiblement un habitué de l’alcool, autant que je pouvais l’être… Et si ça n’était pas forcément une bonne chose, au moins était-ce agréable. Vous connaissez beaucoup de personnes qui seraient capable de descendre une bouteille de rhum sans rouler sous la table ? Eh bien, c’est peut-être la caractéristique la plus remarquable de mon compagnon. Tout au moins pour une première rencontre.
Et, l’étrange couple que nous formions, comme je le disais plus tôt, attirait tous les regards. Je savais qu’ils me regardaient moi, sans doute pour mes formes, ainsi que mon attitude plus que détendue… Mais également l’homme à mes côtés, qui devait sans le moindre doute être considéré comme un rare chanceux, ou comme quelqu’un suffisamment riche pour se payer une prostituée à l’air presque respectable, et qui en plus possédait l’avantage d’être jolie. J’en aurais presque ri… Oui, j’avais été cela, auparavant. Mais, ça commençait à dater… Et si je possède encore la capacité à procurer du plaisir, peut-être l’une des meilleures de tout Terra, d’ailleurs, cette fois-ci j’étais présente de mon plein gré, sans paiement d’aucune sorte, et avec une idée de la fin de la soirée assez vague… Je suppose qu’il y avait effectivement une chance que nous finissions tous deux dans la même chambre, à faire autre chose que dormir jusqu’au matin, mais ça n’était pas la seule option. Peut-être le ferais-je rouler sous la table, à force d’alcool ? Ou alors rentrerai-je, taraudée par l’envie de voir ma compagne pour une raison X ou Y ? Enfin, cela pouvait finir presque « normalement », nous nous séparerions bons amis, avec peu de chances de se rencontrer à nouveau, mais ça n’était pas bien grave, car nous avions profité de la soirée. Et, tous ces bœufs, déjà avinés, se trompaient sans le moindre doute… Peut-être que certain voudraient même faire concurrence au marin me tenant compagnie, le forçant à défendre son honneur… Ou à faire courbette. Ce qui n’était pas prêt d’arriver, j’en étais certaine… Si du moins j’avais bien jugé le fringant jeune homme qui me suivait. Si ça n’était pas le cas… Je m’éclipserais sans doute. Ça serait bien triste.

Enfin, en me retournant vers l’homme qui m’intéressait ici, je plongeais dans ses yeux bleus… Oui, il avait de beaux yeux. Ils me faisaient penser aux fonds marins… Même si je n’avais jamais vraiment aimé, ou fréquenté, les côtes de l’océan. Et, j’avais facilement le mal de mer, alors ne me parlez pas de bateau. S’il vous plaît. Mais, là, sur la terre ferme, dans un milieu que je fréquentais depuis bien longtemps déjà, c’était agréable d’imaginer les vagues se balancer sur fond de turquoise. Enfin, si ces yeux rappelaient la mer, que mon compagnon devait sans doute apprécier, puisqu’il avait choisi de passer sa vie sur celle-ci, ils étaient également, selon la formule consacrée, « les fenêtres de l’âme ». Et, c’est par ses fenêtres que je pouvais lire, presque comme dans un livre, ce qu’il pensait de moi… Je ne sais pas si c’étaient des années d’espionnage, de tromperies et de mensonges qui m’avaient permis de faire cela, ou simplement que mon vis-à-vis était honnête, et expressif, mais j’avais une idée assez précise de l’opinion du jeune homme sur moi. Lui aussi me désirait, j’en étais à peu près certaine… Mais ça n’était pas l’envie brute que je pouvais discerner dans les prunelles de certains autres occupants de la taverne, c’était plus… léger ? Je ne sais pas véritablement si c’est le meilleur terme que je puisse utiliser, mais si je pouvais distinguer çà et là des personnages qui ne pensaient pas bien plus que des animaux, à mon sujet comme sur ce qu’ils souhaiterait entreprendre avec mon corps, le marin qui me tenait compagnie avait visiblement la volonté de passer un bon moment, et de s’amuser, avant même de penser à assouvir un désir somme toute très humain. Je ne sais pas vraiment à quel moment je m’en suis rendu compte, mais j’arrivais finalement à le formuler… Mais c’était peut-être le sentiment que lui, au moins, n’essaiera pas de se jouer moi pour ses intérêts personnels qui m’avait attiré vers lui au début… Ou alors, c’était totalement autre chose, et je me faisais des idées. Mais ça n’aurait pas été la première fois de toute façon.

J’ajustais la mèche qui me tombait sur le visage d’un rapide coup de main, la faisant couler sur mon œil sans y faire vraiment attention… Lorsque vous cachiez quelque chose depuis plusieurs années, c’était un réflexe de s’assurer du bon fonctionnement de vos artifices de temps à autres. En fait, je pense que je n’aurais même pas remarqué ce que je venais de faire si le marin n’avait pas détourné les yeux pour fixer ma mèche… Mais surtout, la peau qu’il y avait en dessous. Avait-il vu la cicatrice ? Non, ses yeux ne traduisaient pas de surprise, juste un intérêt croissant, il devait se douter que ce geste n’était pas entièrement innocent. Je ne tenais pas particulièrement à lui révéler le secret de mon visage balafré, non pas que je souhaitais que lui l’ignore tout particulièrement, je n’aimais juste pas que cela se sache, pour qui que ce soit. Je portais une dernière fois la bouteille de whisky à mes lèvres, et la finissait d’une longue gorgée… Bon, ça n’était pas une si grosse, mais boire de l’alcool fort en chaîne, comme je le faisais depuis le vieil albatros, ça avait son petit effet. Si mon sens de l’équilibre n’était pas touché, je sentais une certaine inhibition de mes sensations, qui devenait au final assez familière, au vu de ma large consommation de substances psychotropes par le passée. Enfin, je posais doucement la bouteille sur une table non loin. Oui, la table était occupée, mais non, je n’y avais pas fait garde. Et, je pense que ses occupants s’en moquaient éperdument.
Je remarquais, après un petit signe de tête à l’adresse du poivrot occupant la table où venait de se poser ma flasque, et en relevant les yeux, que mon cher compagnon s’était éloigné, en direction du musicien de service. Celui-ci devait être un barde itinérant, quelque chose comme ça, car rares étaient les tavernes d’Hystia pouvant se permettre d’engager un troubadour à domicile. Et, je savais de source sûre que le « rat d’égout lubrique » ne faisait pas partie des richissimes établissements de la haute pouvant se permettre ce genre de frasques. Ou il faudrait que j’inspecte leurs comptes d’un peu plus près l’un de ses jours. Enfin, toujours était-il que, si jusqu’ici, le musicien ne jouait qu’une douce musique d’ambiance, propice aux soirées calme où l’on peut s’asseoir autour d’un verre avec des amis et discuter, une fois que l’ex-conteur lui eut glissé quelques mots à l’oreille, la mélodie s’accéléra brusquement. C’était une rythmique typique de Ventus, et l’ouest en général, je savais qu’une partie de Terra dansait également sur les mêmes rythmes, mais, s’ils n’étaient pas étrangers à Hystia, ça n’était pas la norme. Non pas que ça me dérange. Le retour presque triomphal de celui qui partageait ma soirée fut rapide, et marqué par son large sourire. Je me demandais un instant ce qu’il avait en tête, avant qu’il ne s’exprime sur un ton tout à fait calme, mais également enjoué :


« Dansons à nouveau! »

Je faisais mine d’y réfléchir une demi-seconde avant de lui tendre ma main. Celui-ci m’attira vers lui doucement, et je me laissais entraîner, positionnant mes pieds pour imiter les premiers pas d’une danse Ventusienne. Ce fut lui qui guida notre couple sur la piste de danse par la suite, mais sans jamais bloquer mes mouvements… Il voulait que je puisse jouer autant que je le voulais de volutes, tourbillons et autres manœuvres gracieuses qu’il m’offrait. Il ne fallait pas me le dire deux fois, je montrais ce dont j’étais capable, me reposant plus sur mes habitudes d’assassins que de danseuse aguerrie pour placer chacun de mes pieds. Oui, la grâce, la légèreté, même la beauté, pouvaient être au rendez-vous, mais pas que. Il y avait quelque chose de plus félin dans ma démarche, dans mes pas. C’était l’habitude de danser avec la mort peut-être, qui transparaissait. Je suis certaine que le spectacle était tout à fait charmant à regarder, mais je sentais une tension dans mes muscles, différentes d’un simple moment de détente. Peut-être cela ne se voyait à l’extérieur ; peut-être que je passais juste pour une danseuse moyennement douée… Mais peut-être que les plus expérimenté verraient que c’était un peu plus que cela également.
Ce n’était pourtant pas la faute de Sarah, qui m’avait appris à danser dans la coquetterie de notre maison commune. En effet, elle m’avait rencontrée alors que je pouvais à peine poser un pied devant l’autre sur une piste de danse, et m’avais formée pour que nous puissions valser ensemble… Mais j’avais gardé trop de réflexes professionnels, malgré les réprimandes, et tentatives diverses de ma compagne de m’apprendre à bouger à peu près correctement. Enfin, ça n’était pas aussi visible que là, lorsque j’étais avec elle… Peut-être que le public me déplaisait, et que j’étais mécaniquement sur mes gardes ? C’était bien la première fois que j’effectuais une valse en public il faut bien le dire. La nervosité, le trac ? L’idée est presque comique, mais ça n’est pas exclu, je n’ai pas l’habitude de paraître en publique, peut-être que le simple fait d’être là était déjà un facteur d’inconfort. Enfin, je continuais à danser de mon mieux, remplaçant mes connaissances défaillantes en matière de danse Ventusienne par mon agilité exemplaire. S’il voulait un show, le jeune homme à mes côtés serait certainement servi. Je posais des yeux amusés sur lui, alors que nous ralentissions doucement… Cela lui suffisait-il ?


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Dim 2 Fév - 23:15
    Certes il s’agit ici de la première fois que notre marin eut mis les pieds dans ce charmant petit trou de misère… un endroit ô fort charmant si ont cherché à s’endormir une bouteille à la main. Nombreux tentent de noyer ici les ennuies du moment et dans l’alcool, d’y trouver un peu d’espoir dans le fond d’une bouteille… qui sait peut-être qu’ils auront de la chance avec la prochaine ? À quoi bon boire, cela ne fait que généralement repousser les ennuies à demains ou accroître la chose. Voilà une très bonne question ! Pourquoi tant d’hommes et femmes de ce monde cherche le réconfort au fond d’une bouteille d’alcool ? Si vous demandez cette question à notre cher marin, qui est un habitué de la buverie, il ne saura nullement quoi vous répondre…. Ou peut-être, si vous avez de la chance, vous pondra une magnifique théorie à sa sauce ! Toutefois, vous n’aurez sans doute pas une réponse à cette question en cette magnifique soirée, car ce soir il boit pour le simple plaisir. Il vit le moment et célèbre la vie, sa vie. Il a survécu aux tempêtes, il s’est laissé bercer par la furie de la mer et ne s’est pas endormis. Lorsque la mer vous berce doucement, le repos est permis… toutefois lorsqu’elle est en furie… alors là mes amis si vous dormez vous n’allez jamais vous réveiller ! C’est donc pour célébrer le tout que notre marin a entamé cette buverie avec ses confrères dans une petite taverne à Hystia. Une soirée qui comme vous le savez n’a su demeurer tranquille bien longtemps !

    Le voilà debout, nettement affecté par l’alcool mais encore debout, dans ce charmant petit trou de pays. Une différente taverne certes, mais là où il y a de l’alcool As’ad est chez lui! D’ailleurs c’est sans doute ce que les gens ont dû penser en le voyant entrer dans ce misérable établissement accompagner d’une demoiselle des plus sublimes. Une mystérieuse demoiselle sans nom qu’il connaissait que depuis leur rencontre dans une sombre allée. À vrai dire, les deux personnages de cette aventure ce sont déjà vu un peu plus tôt lors de la charmante petite bagarre qui a éclaté au Vieil Albatros, gracieuseté de l’héroïsme de notre exotique barbu. Enfin de l’héroïsme, c’est vite dit. Cela n’empêche qu’il est entré dans cette taverne comme s’il en était le roi accompagné de la reine des buveries. Il ne s’avait pas si elle avait bu plus ou moins que lui… mais une chose qui est certain c’est que cette femme-là a su accoté notre loup de mer. Il a vu des hommes tomber sur leur derrière bien avant d’avoir bu autant qu’elle ! Est-ce étrange qu’il trouve cela un peu charmant ?

    Ayant été murmuré à l’oreille du barde présent dans cette malheureuse taverne où les gens était à peine plus vivant que des pierres, notre marin chercha à mettre de la vie. Non mais, ont est pas ici dans un sanctuaire Aquarien ou tout doit être prononcé en susurrement! À moins que vous comploté pour votre nation, nul besoin de parler tout bas ici et vu la populace présente… ce n’est pas pour juger mais un singe aurait une meilleure chance à un coup d’état! Bref, aux premières notes avec un peu plus de vigueur émise par la lutte du troubadour, le marin s’était dirigé vers sa compagne. Elle lui avait montrée comment elle bougeait lorsqu’elle a du se défendre lors de la mêlé au Vieil Albatros, voyons maintenant comment elle bouge au rythme de la musique. Il s’agit de la meilleure façon de juger une femme, c’est sur le plancher de danse. Il s’agit là de la meilleure façon de la découvrir intiment sans avoir à la dévêtir.

    Et oui, il sait danser notre cher As’ad… comme tout bon marin qui se respect d’ailleurs ! L’une des choses que tout loup de mer apprend c’est faire la fête, donc chanter et danser… il s’agit là que de chose naturel. Vous ne les verrez sans doute pas très adroit avec une danse que l’on retrouve dans les courts des nobles… mais pour ce que demande une bonne vieille taverne alors là il est le roi ! Invitant donc sa charmante compagne à le rejoindre… celle-ci lui fit mine d’un moment d’hésitation. Il s’agit ici pour eux d’un petit jeu, car notre barbu savait très bien qu’elle en avait envi ou du moins c’est l’impression qu’elle lui donnait. Il ne faut surtout pas être certains de bien comprendre une femme, c’est là que ça devient dangereux. Il la connait à peine et apprend tout juste à la lire. Il l’emporta donc vers lui doucement avant de guider le premier pas. Initiant cette dernière à cette danse aux saveurs Ventusienne… en moins de deux temps la jolie compagne de notre protagoniste su suivre le pas. Un pas de danse vigoureux, joviale… mais puisque c’est As’ad qui mène le bal ici… il n’hésita point pour y ajouter une touche de sensualité. S’il souhaite finir la soirée à partager le même lit que celle-ci, mieux vaut pour lui d’afficher son intérêt.

    Elle savait danser, cela il n’en avait pas le moindre doute. Certes quelques maladresse, mais notre barbu n’était pas bien mieux. L’alcool avait coulé à flot et les deux corps présent avaient été affectés par les propriétés de leur poison magique. Observant celle-ci d’un peu plus prêt, As’ad plongea son regard dans celui-ci de l’inconnue qui se trouvait sans ses bras… une charmante dame fort mystérieuse. Ses yeux affichaient le masque du secret. Notre protagoniste ne savait nullement à qui il avait affaire, mais cela importait peu en cette soirée, elle pouvait être la reine du monde ou le pire rat, tout ce qu’As’ad voyait en ce moment était une jolie demoiselle avec qui ce dernier s’amusait. C’est à mi valse lors d’un moment de rapprochement que notre marin alla déposer quelques mots à l’oreille de sa compagne.

    «Vie le moment, oublie le monde»

    Il s’agissait ici d’un simple souffle, la voix grave du marin était sans doute difficilement audible pour quiconque était à plus de deux pas du duo. Affichant sur ses lèvres un magnifique sourire alors que son regard demeurait posé sur sa partenaire, il espérait qu’elle s’amusait autant que lui. Il ne faudrait pas que les soucis viennent gâcher le moment présent, la vie est bien trop courte.

    La danse progressait et tirait à sa fin, il est donc venu le temps pour la grande final. Il éloigna donc sa compagne de son corps, sans toutefois lâcher sa main avant de la tirer à nouveau vers lui. Une petite vrille et les deux êtres se retrouvaient à nouveau corps à corps. Le dos de celle-ci contre son torse et le fessier de celle-ci contre le bassin de notre marin alors que la dernière note fut jouée. Il la tenait prêt de lui tout en lui souriant doucement. Le cœur de celui-ci battait nettement plus rapidement qu’au tout début et son souffle en cadence affichait l’effort physique requit à cette danse. Le visage de notre marin tout prêt de la jeune femme… celui-ci osa lui dérober un baisé. Quel petit voleur ! Il ne savait pas à quoi s’attendre… mais puisqu’il avait envie de gouter aux lèvres de celle-ci depuis cela un bon moment… l’enfant de la mer se dit que l’occasion était la bonne. Il n’y existe pas de moment parfait afin d’embrasser quelqu’un pour la première fois… Une fois leur lèvre séparé celui-ci relâcha doucement son emprise sur celle-ci avant de lui sourire. Quelques qui furent réveillé par la mélodie des plus vives et amusé par le spectacle ont applaudis, d’autres ont même sifflés. Il faut croire que le duo a su plaire à la foule ! Et même si ça n’avait pas été le cas, As’ad s’en moquait un peu.



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Dim 9 Fév - 23:27
La danse se poursuivait, alors que je pensais qu’elle touchait à sa fin quelques secondes auparavant, mais toujours aussi étrange pour moi… Je n’avais eu qu’une partenaire de valse jusqu’ici, et c’était presque étrange de m’y essayer avec quelqu’un d’autre… Il était très différent de Sarah à vrai dire, car celle-ci dansait bien plus sensuellement, doucement, avec patience… Le marin en revanche, si l’idée qu’il avait derrière la tête en dansant était claire dans ses mouvements, était plus porté sur l’agilité, et ma réaction à ses mouvements. Nous nous séparions régulièrement pour mieux nous rapprocher, et si, lorsque j’étais contre lui, je pouvais sentir son corps aussi clairement que si nous étions en train de faire quelque chose de plus privé, il n’hésitait pas à me faire tourbillonner loin de lui. Ses mouvements étaient également plus rapides, s’enchaînant les uns à la suite des autres. C’était ce qu’on pouvait appeler une danse de Taverne, effectivement, alors que celles que j’avais pratiquées avec ma compagne, jusqu’ici, étaient bien plus raffinées, et n’auraient certainement pas fait tâche à la cour de la reine du pays. Ca n’était pas désagréable pour autant bien sûr, juste inhabituel. Et puis, on sentait les relents Ventusiens dans chacun de ses pas… A Terra, on dansait majoritairement pour s’amuser, mais cette fois-ci, c’était aussi se mettre en avant, avec son corps, ces capacités. D’aucun auraient qualifié ça d’obscène, dans les milieux « bien-pensants » de la ville, mais de toute façon, ils n’avaient aucun sens de l’amusement là-haut, juste la critique facile sur tout et n’importe quoi.
Enfin, toujours était-il que j’étais prise dans les pas de danse. Mon partenaire menait la danse, mais si chacun de ses pas provoquait l’un des miens, ça n’était jamais véritablement imposé, je pouvais remodeler notre valse à mon bon plaisir… Si j’en avais eu le talent. Mes connaissances plus que limitées du monde de la chorégraphie m’empêchaient de n’en faire véritablement à ma tête, mais au moins ne me sentais-je pas oppressée, ce qui était une bonne chose… Je détestais me sentir enfermée, obligée, j’avais déjà trop vécu ce genre de situations pour avoir le goût de recommencer. Et j’avais toujours pris mes précautions pour que cela ne m’arrive pas. Je me souvins de la nature de ces précautions un peu par hasard en fait… Après un mouvement particulièrement large, qui nous sépara presque mon partenaire et moi, je sentais quelque chose contre ma cuisse. Un instant surprise, je me souvenais aussitôt de ce que c’était : une dague. Si je voulais me protéger, ou me libérer,  c’était mon assurance. Je ne me souvenais même plus de l’avoir prise ce soir, mais je ne pouvais ignorer l’étui en cuir qui battait doucement contre ma cuisse… Personne ne pouvait l’avoir remarqué dans la salle, mais savoir que j’avais un tel objet sur moi me rassurait, d’un côté, mais également me crispait. On ne pouvait jamais vraiment laisser sa vie derrière, les habitudes que l’on avait pris en travaillant revenaient donc à la charge sitôt oubliée. Merde.
Alors que je fronçais les sourcils, légèrement contrariée par ce rappel quelque peu malvenu, le conteur m’attira contre lui. Comme s’il avait perçu ma mine un peu assombrie, il susurra à mon oreille :


«Vit le moment, oublies le monde»

Je sentais son souffle chaud contre mon oreille, rassurant d’un côté, mais également beaucoup trop proche… Quelques secondes plutôt, je l’acceptais sans soucis, alors pourquoi soudainement réagissais-je comme ça ? La question tourna une seconde dans ma tête, et je ratais un pas, avant de reprendre aussitôt mon équilibre. J’étais en train de faire une crise de paranoïa, ou quelque chose s’en approchant… Je ne m’étais jamais froissée pour si peu jusqu’ici, mais maintenant je n’arrivais plus à l’ignorer. Toutefois, l’homme n’était pas une menace, je pouvais continuer de prendre du bon temps. Je me répétais cela, espérant que ce sentiment de rejet qui m’étreignait la poitrine s’en irait, et me laisserait profiter tranquillement de la fin de la soirée. Oui, j’étais lunatique, mais je pouvais également devenir obsédée par quelque chose très rapidement, et ça m’avait déjà pourri de bien trop nombreuses soirées… J’espérais qu’il n’en irait pas de même avec celle-ci. J’étais sortie pour oublier, et voilà que tout revenait, plus présent que jamais… Ma chance légendaire qui s’en mêlait, une fois de plus. Je me forçais à arborer un sourie à la hauteur du sien, je n’avais pas envie de jouer la trouble-fête pour lui aussi, et recommençait à danser avec une ardeur renouvelée. Mais, si je m’appliquais à bouger avec grâce, et légèreté, mon esprit quant à lui n’était on ne peut plus lourd de réflexions désagréables sur tous les aspects de ma vie ou presque… J’avais envie de me rouler en boule, et de ne plus rien faire, mais je ne pouvais me laisser aller en public. Montrer sa faiblesse une fois devant des personnes, c’est prendre le risque qu’elles vous croquent toute crue.
Plongée dans le tourbillon de mes pensées, je ne ressentis même pas la fin de la danse approcher en vérité. J’aurais dû pourtant. Le tempo avait ralenti, plus clairement que la première fois, et les mouvements de mon partenaire se faisaient plus larges, mais également plus lent, comme s’il se préparait pour un grand final. Mais, tout cela, je ne l’avais pas remarqué. Aussi, ma surprise était totale lorsque son idée d’un bouquet final réussi se mit en place. Une fois de plus, je m’éloignais de lui pour mieux me rapprocher dans une vrille qu’il avait provoquée. Sauf que cette fois-ci, le mouvement n’était pas tout à fait innocent. Je me retrouvais plaquée contre lui alors que la musique se taisait. Je pouvais sentir son cœur qui battait vite, bien plus vite que le mien… Ce n’était pourtant pas si fatigant de danser, fut-ce une danse de son pays d’origine… Je m’apprêtais à me dégager, pensant qu’il avait eu ce qu’il voulait, touchant mon corps au plus près, le sous-entendu sexuel était débordant, avec  son bassin positionné juste derrière le mien… Mais, alors que je bougeais pour m’éloigner, je sentis une résistance dans la poigne de mon partenaire… Pas méchante, non, juste douce, une invitation à rester en place. Je levais donc les yeux vers lui, surprise de sa conduite, alors qu’il m’avait laissée libre comme l’air jusqu’ici. Et, c’est alors qu’il en profita pour m’embrasser à pleine bouche.

Mes réflexes prirent alors le dessus, résultats d’une vie de méfiance, et cette fois-ci motivés par un état d’esprit quelque peu assombri. Mes muscles se crispèrent alors que nos lèvres se joignaient, et l’une de mes mains se porta vers la dague que je portais cachée sous mes vêtements. Je ne m’en étais même pas rendue compte, ce genre de réactions faisait tellement partie de moi qu’elles se faisaient presque automatiquement… Et que ça en devenait inquiétant. Toutefois, je pris conscience de ce que je faisais alors que mes doigts se refermaient sur la poignée de l’arme. Cela eu un effet coup de fouet sur moi, et je me crispais complètement, les muscles tendus, et me giflant mentalement pour m’obliger à reprendre mes esprits… Ce n’est pas parce que les mauvais moments de ma vie m’étaient revenus en mémoire que j’avais le droit d’assassiner un compagnon au demeurant charmant. J’étais donc figée, ma main sur la poignée de ma lame, prête à dégainer, mais surtout souhaitant ne pas le faire, alors que mon Don Juan continuait de m’embrasser. Mon instinct me criait de me dégager de là, par tous les moyens possible, y compris utiliser l’objet que j’avais dans ma poigne… Mais je savais que pour une fois mieux valait l’ignorer. Alors je laissais faire, paralysée, plus d’horreur devant ma réaction que de surprise devant le geste du jeune homme.
Je doute qu’il ait véritablement apprécié le baiser, j’étais trop tendue pour  y mettre du mien… Je ne sais même plus pourquoi j’aurais dû y mettre du mien en fait… Et lorsque nos lèvres se quittèrent, je repris profondément mon souffle, légèrement haletante… Mais cela passa inaperçu, ou alors comme un résultat de la danse que nous venions d’achever. Alors que je posais les yeux sur le public face à moi, je voyais des sourires, des rires, et des gens qui applaudissaient… Et j’étais une fois de plus au centre de l’attention. Sauf qu’au lieu d’être une simple gêne, cette fois-ci, la sensation m’étreignait au fond de la poitrine, me disant de fuir. Mon visage avait repris son masque impassible habituel, comme à chaque fois que quelque chose n’allait pas… Si vous avez des expressions lorsque vous êtes choqués, tristes ou horrifiés, moi, c’est simplement un masque figé que je présente au monde. Finalement, j’essayais de me reprendre… J’avais subi des années de formation, ça n’était pas pour perdre mon sang froid maintenant, après un simple instant d’inconfort… J’avais vécu bien pire non ? Oui, ça, certainement. Non, ce qui me gênait le plus n’était pas la situation, qui, même si elle était oppressante à mes yeux, restait dans la limite du raisonnable. Non, ce qui me dérangeait, c’était ma réaction. Il ne m’avait fallu que quelques secondes pour que mon corps décide de son propre chef que la violence était la solution, et ça me terrifiait autant que je détestais cela… Je ralentissais doucement ma respiration, calmait mon cœur qui battait dorénavant la chamade, et m’empressait de lâcher la dague, qui n’était même pas sortie de son fourreau. Bon. J’étais en contrôle. Tout allait bien, pas la peine de s’en faire, n’est-ce pas ? Tout allait bien se passer. Plus de raison que quoique ce soit de regrettable arrive.
Je m’écartais doucement du marin rencontré un peu plus tôt, et qui venait de m’embrasser. Visiblement, il attendait une réponse de ma part, une réaction, quelque chose. Je doutais juste d’être en mesure de lui donner. L’alcool n’aidait pas vraiment il faut dire, garder les idées claires étant déjà suffisamment difficile sans cela. Je rassemblais toutefois ce qu’il restait de mon courage à deux mains pour lui glisser, sous les regards attentifs de la foule, mais suffisamment bas pour qu’il soit le seul à entendre :


« -J’ai trop chaud, il faut que je sorte un peu, prendre l’air. Je reviens vite. »

Je savais que ça ressemblait exactement aux genres d’excuses qu’une fille aurait pu sortir pour s’éloigner d’un inconnu un peu trop collant, mais c’était cela d’une certaine façon… Sauf que c’était moi qui étais entièrement responsable ici. Moi et mes démons en tout cas. Je me retournais avant d’avoir vu l’expression sur son visage, mais je me doutais qu’il devait être dépité. Désolé, mais ça n’est pas ma soirée visiblement, désolée de t’avoir donné de faux espoirs. Je me dirigeais vers la sortie, me forçant à ne pas presser le pas alors que je désirais sortir de l’établissement bondé. Mon pas était ralenti mais ferme, s’il essayait de m’attraper, je ne m’arrêterais pas. Mais, je sortais finalement du bâtiment sans encombre, posant les pieds sur le pavé froid des rues désertes d’Hystia. Il était tard, et plus âme qui vive n’était visible ici, et je savais que bien rares étaient les Terrans vagabondant dans la capitale à cette heure-ci. Je prenais une longue inspiration, emplissant mes poumons de la senteur familière de la capitale… La fraîcheur de la nuit sur ma peau était agréable, et je me calmais peu à peu. Je m’adossais contre un mur, à une vingtaine de mètres de la taverne. Après ce qu’il venait de se passer, je ne me sentais pas de passer la nuit aux côtés de quelqu’un, fut-ce Sarah, aussi je doutais de la marche à suivre… Devais-je m’en aller, malgré mes paroles d’un peu plus tôt ? Mais pour aller où, alors ? Et, tout en pensant à la marche à suivre, je me sermonnais sur mes réactions… Mais je n’arrivais pas à  m’y  faire. Qui réagirait de la sorte au moindre petit problème ? J’aurais pu le tuer, si je n’avais pas réagis suffisamment vite… Pour me contrôler ? Je crois que je me fais peur à moi-même, en réalité.

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Mar 11 Fév - 4:50
    La soirée avait passé si rapidement, notre protagoniste n’avait nullement vu le temps passer. Une autre buverie, une autre danse, celui-ci vivait chaque jour comme s’il s’agissait de son dernier. Certes, notre cher As’ad n’avait aucune idée à quel point cette magnifique soirée aurait pu facilement être sa dernière. En sortie d’une taverne où il avait semé la zizanie, le marin avait trouvé une jolie compagne. Il ne savait rien d’elle et elle savait sans doute rien de lui non plus, les deux êtres s’étaient simplement retrouver sous l’ombre de la lune dansante en cette froide soirée. Leur aventure les avaient mené jusqu’à ce misérable nouveau trou où ils avaient dansés. Notre cher marin possédait certes quelques intentions que certains jugeraient comme étant impure, mais à ses yeux il n’y a rien de plus pure que deux êtres qui s’abandonnent aux plaisirs charnels. Certes, il s’agissait là plus ou moins du plan… ou d’une possibilité si la soirée allait dans cette direction… une direction naturellement désirable et désiré par l’enfant de la mer. Dans ses quelques gestes afin de se rapprocher, celui-ci n’avait point masqué ses intentions, étant parfaitement honnête avec la belle inconnue qui l’accompagnait. Ce n’est pas parce qu’il s’agit ici d’une étrangère qu’il ira démontrer un visage qui n’est pas le sien, As’ad possède ses défauts et vices, mais il demeure un homme honnête!

    N’importe quel homme aurait sans doute cru que le tout allait relativement bien, surtout après avoir bu une telle quantité d’alcool. Le rhum, ce puissant élixir, son poison de la soirée avait fait effet. Il demeura relativement agir, lorsqu’on le comparait avec la populace moyenne de l’endroit, mais il faut dire que notre loup de mer est le genre d’homme capable d’accoter les titans des buveries. Un moindre homme aurait sans doute été malade ou aurait perdu connaissance. Il ne s’agit sans doute pas du trait le plus impressionnant de sa personne lorsqu’on tente de présenter ce cher As’ad à des un peu plus «correcte», mais lorsqu’on observe la vermine que ce dernier côtoie, il est un des rats du monde et il ne possède aucune honte ! Bien que la noblesse du monde leur crache dessus, les rats savent danser lorsque les chats ne sont pas là ! D’ailleurs, danser… celui-ci et sa partenaire avait tournoyé et bougé au rythme d’une mélodie aux saveurs Ventusienne. Il ne s’agit pas ici d’une danse de grand Bal, mais celle d’une taverne. Il aurait sans doute été un peu plus adroit dans ses gestes si celui-ci n’avait pas pu autant, c’est à se demander si sa partenaire avait su remarquer sa maladresse.

    Notre cher As’ad avait remarqué chez sa séduisante compagne ce qu’il a facilement su confondre avec un peu de maladresse dû au trac ou au manque de familiarité de cette danse. Il faut dire que celle-ci avait su accoté notre marin dans sa buverie, donc la maladresse causée par l’alcool est une possibilité. Vous comprendrez donc que celui-ci n’aurait point pu point de douter que leur magnifique soirée qui a débuté de façon si amusante aurait eu une telle suite. Notre exotique personnage avait fini la danse avec sa partenaire et l’avait embrassé. Toute la soirée, celui-ci eut affiché divers signe de son intérêt pour celle-ci… ce n’était sans doute pas si choquant. De plus, il y a de cela quelques minutes plus tôt alors que le couple était toujours en route pour ce misérable établissement, celle-ci lui avait démontré un certain intérêt. Leurs cœurs battants rapidement au rythme de la danse, il était donc facile pour lui de confondre la joie et le plaisir avec ce qui semblait être un moment de malaise.

    Il fut un peu choqué et même un peu déçus lorsqu’elle se sépara de lui en plein cœur de la taverne. Les magnifiques prunelles azures du marin, demeurait posés sur la silhouette de sa magnifique compagne. Voilà qu’elle lui avait donné une excuse pour sa réaction.

    «J’ai trop chaud, il faut que je sorte un peu, prendre l’air. Je reviens vite.»

    As’ad était peut-être saoul, mais pas un con. Lorsqu’une femme vous dit cela, c’est souvent afin de mettre les voiles. Certes, il ne s’agit pas d’une chose qu’il lui est arrivé souvent, notre cher Ventusien a habituellement aucun problème à emporter les jolies femmes dans son lit. Il ne fut certes pas toujours le Don Juan qu’il est aujourd’hui, dans sa jeunesse il y a eu nombreuses maladresses qui ont fait de lui le centre de l’amusant pour ses confrères marins. Elle avait chaud, cela il n’en doutait certes pas, avec cette danse, lui-même avait eu chaud… mais il y avait autre chose. Elle n’avait sans doute pas vu le vue le visage de noter exotique protagoniste changer d’expression. Passant de son air de joli séducteur à une symbiose de déception et d’inquiétude. Il demeura planté là alors qu’elle quitta rapidement la taverne. Il ne lui avait rien dit en réplique… la laissant cette mystérieuse étrangère sortir de sa vie aussi rapidement qu’elle avait entrée.

    Il entendit non loin quelques rires moqueurs. Certains disaient que les baisés de notre marin, rien de mieux pour peur à une femme. Notre cher As’ad ne s’en préoccupa pas trop, une opinion d’abruti ivre… rien de plus. Certes le baisé de l’enfant de la mer n’avait sans doute pas aidé… il est possible qu’il eut s’agit de la goutte qui a su faire déborder le vase. La passion qu’ils avaient précédemment partagé avait toutefois peu à peu disparu avant même que celui-ci déposa ses lèvres sur les siennes. Est-ce donc ainsi que cette aventure se termine ? Il s’agit ici d’une fin pitoyable à ce récit et en tant que bon raconteur, As’ad le sait très bien. Si cette histoire se termine ainsi, il ne s’agira certainement pas d’une qu’il va raconter autour d’une bonne bouteille. N’allez pas croire que le sentiment que celui-ci ressent est un amour véritable, le même que lors des magnifiques comptes à faire rêver les jeunes filles… celui-ci possède un certain amour pour elle, mais il s’agit là d’un amour qu’il possède pour toute femme ou presque. Il y a quelques exceptions un peu précieuse à son cœur, mais cette mystérieuse demoiselle lui était encore inconnue, il serait un peu fou de lui faire une telle place ! Surtout qu’il n’est pas du genre à croire à l’amour au premier regard. Il possède toutefois cette amour de la vie et celui-ci est toujours affecté face aux diverses tristesses du monde. Sous son visage devenu un peu plus sobre et concerné, le marin n’affichait pas ici un cœur brisé.

    Celui-ci avait le choix entre retourner vers le Virgo Mare ou bien possiblement de partir à la poursuite de cette mystérieuse étrangère. Peu importe la décision de celui-ci… même après avoir mis le pied dehors lui aussi, il n’avait nullement prit sa décision. Ayant maintenant abandonné les rumeurs de la taverne pour la mélodie nocturne d’Hystia, celui-ci fut accueilli par une brise glaciale du nord. Le vent avait tournée, la soirée lui semblait nettement plus sombre et froide que lors de sa balade précédente dans les rues mal éclairé de la cité. Jetant d’abord un regard à la lune et aux étoiles, il posa son regard par la suite vers chaque côté de la rue. À droite et puis à gauche dans l’espoir de la voir non loin. Quelques rumeurs lointaines des rares passants, mais rien indiquant sa compagne. Alors que les prunelles de celui-ci s’ajustait à la nouvelle lumière ambiante, il crue au loin une silhouette familière. Était-ce elle ? Devait-il l’approcher ou bien est-ce que le retour de notre barbu ne ferait qu’aggraver les choses ? Il se demanda s’il avait été à ce point maladroit.

    Certains croient qu’avec ses nombreuses aventures… et on ne parle pas ici de ses voyages, que notre cher protagoniste est un être insensible et sans véritable respect pour les femmes. Bien au contraire, celui-ci possède un énorme respect pour la gente féminine. Ils les apprécient certes pour les divers plaisirs charnelle… les abandonnes après une soirée de passion, mais ce n’est pas comme si celui-ci leur faisait de fausses promesses non plus. Il est un marin venu de loin et celèrent elles le savent tous ! Notre barbu colla un peu ses bras contre son corps afin de demeurer un peu au chaud… la sueur sur son front avait rapidement refroidie depuis son premier pas à l’extérieur. Celui-ci marcha vers l’ombre, sans toutefois s’y adresser avant de mieux voir le visage. Faisant quelques pas en sa direction, les bottes du marin claquaient contre le pavée gelé de la rue. Maintenant un peu plus prêts, les yeux d’As’ad était en mesure de mieux discerner certains traits. Il continua de s’en approcher sans rien dire… de toute façon elle l’avait sans doute remarqué déjà Avec ce froid et l’ivresse, le marin ce moque un peu de posséder un pied plume. S’en approchant, il lui fit un petit sourire, cette fois-ci plus amical que charmeur avant de s’installer non loin d’elle. Un peu un sentiment de déjà vu non ? Il ne dit rien, il était sans doute mieux qu’il ne dise rien. Si elle souhaitait parler, elle allait le faire de son plein gré, si elle souhaitait s’en aller, il s’en ira tout simplement dans l’autre direction et l’aventure se terminera ainsi. Le joviale marin d’un peu plus tôt avait maintenait laissé place à un homme bien différent… une facette que quelques gens connaissent à propos de celui-ci… mais pas une qui est vue comme étant habituelle c’est sûr.



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Sam 22 Fév - 0:26
Le vent soufflait doucement dans les ruelles d’Hystia. Je l’entendais souffler dans les rues larges, siffler dans les passages étroits, s’engouffrer et ressortir en tourbillonnant ici et là… Cette danse tranquille, bien différente de celle que je venais de pratiquer, était bien plus reposante… Ici, personne ne posait ses yeux sur moi, et je ne risquais pas de tuer quelqu’un sur un réflexe aussi stupide que méprisable. Le froid qui passait sur ma peau, les cheveux qui jouaient autour de mon visage… Même mes vêtements, plaqués contre mon corps par le vent, et rafraichis par son souffle, me semblaient porter une parole d’apaisement. Doucement, je retrouvais mon calme, que je n’aurais jamais dû perdre… Cela ne me gênait pas de tuer, dans le cadre de mon travail, mais… Tuer un inconnu, innocent, par habitude ? Cela, en revanche, me révoltait. Me révoltait contre moi-même, contre ce que j’étais devenue. Etais-je un monstre, pour prendre la vie d’un homme sans me poser de question, sur une impulsion ? Celle-ci avait-elle donc si peu d’importance que je puisse m’offrir ce droit ? Je savais que, si je ne voulais pas être prise, je ne le serais pas, et je pouvais donc me soustraire à la justice terrestre… Et, ne croyant pas en dieu, point de justice divine non plus. Impunité totale, donc. Je suis incapable de me juger moi-même, et de m’accorder la punition appropriée… Et je ne voulais mêler Sarah à tout cela. Est-ce que je cherchais l’expiation sans la trouver ? Sans doute.
Malgré ces pensées, je sentais les battements de mon cœur ralentir, puis arriver à leur rythme normal, cognant doucement pour chaque instant de la nuit. Je tentais de me concentrer dessus. J’avais fermé les yeux, n’écoutant plus que l’organe pulsant doucement dans ma poitrine. Un battement, puis un autre, comme une mélodie apaisante. Une berceuse qui ne me donnait pourtant pas envie de dormir, mais qui me rassurait, comme une mère pour son enfant. Il ne s’était rien passé, pourquoi s’inquiéter ? Je m’en voulais d’avoir agi ainsi, car ça n’était pas correct pour mon compagnon de soirée, mais il le fallait… Pour moi, et peut-être un peu pour sa sécurité également, je devais le tenir loin de moi. Je ne faisais pas ce constat à contre cœur, c’était simplement une vérité. Mieux valait tenir les gens éloignés de moi, je le savais depuis longtemps déjà. On me l’avait appris en réalité, un ami, c’est quelqu’un que l’on risque de blesser… Et si ce n’est pas nous qui le faisons, alors ce sera lui qui nous trahira. Je  l’avais vécu, cela m’avait marqué… Et je ne tenais pas à ce que cela se reproduise. Pourtant, je n’avais pas de soucis à me rapprocher d’un homme pour passer la nuit en sa compagnie, me satisfaisant simplement d’un plaisir charnel simple, et brutal. Mais, ce marin là, celui qui m’accompagnait depuis le vieil Albatros… Il était bien trop gentil.  Coucher avec une ordure était facile, et le quitter l’était encore plus, mais celui-là… J’étais à peu près sûre que c’était un type bien, qui ne méritait pas de vivre ce que je pouvais lui apporter. Une lame dans la gorge n’avait jamais véritablement convenu à de gentils personnages comme il devait sans doute l’être. Cela se sentait dans son attitude, dans ses paroles, il était quelqu’un de bon, de gentil, d’attentionné, mais aussi de vivant, et qui aimait bien s’amuser. Et je ne pouvais lui apporter ça.

Alors que je réfléchissais, presque totalement calmée, je remarquais mon analyse de la situation… J’étais surexcitée il y a quelques minutes à peine à cause de ce que j’avais faillis faire, et maintenant, ça ? La froideur qui semblait diriger mon esprit dorénavant ne m’était pourtant pas étrangère. Elle était même trop familière en réalité. Analyser froidement la situation, mettre ses sentiments de côté, on me l’avait appris il y avait des années. C’était même la leçon la plus importante que mon maître m’avait apprise. Lorsque l’on est un assassin, on ne réfléchis pas, car réfléchir, c’est mourir. Une seconde d’hésitation, et l’arme que vous alliez ficher dans la gorge de votre adversaire vient d’ouvrir la vôtre de part en part. Les sentiments n’ont pas leur place lors d’un meurtre, pas plus qu’ils ne l’ont sur le champ de bataille. Cette froideur calculatrice, mathématique, et simple, c’était mon instinct de tueur. Toute cette formation pour arriver à cela : un être à peine humain, capable de neutraliser ses émotions avec juste un peu de concentration. J’avais perdu les pédales un peu plus tôt, mais ça ne devais pas arriver à nouveau. Oui, j’avais failli le tuer, mais ça n’avait pas été le cas, car je suis capable de me maîtriser. Et, la meilleure situation pour évaluer chacun de ses propres gestes, c’est celle où je me trouve maintenant : détachée, froide, observatrice. La force de l’habitude qui reprenait le dessus visiblement, tout au moins c’est ce que je concluais sans un sourire, mais sans une larme. Cette anesthésie de l’esprit, qui me laissait ressentir uniquement ce dont j’avais besoin, c’était ma vie dorénavant, et c’était ce que je pouvais faire de mieux dans une telle situation. Je laissais donc la torpeur atteindre mes émotions, ne gardant que le nécessaire. Je n’avais pas le droit d’être trop sensible, non, mon rôle était de prévoir, et j’allais devoir mettre cela en œuvre dès à présent.
Car, je n’étais pas encore décidée sur ce qu’il me fallait faire. Retourner dans cette taverne était hors de question, c’était simplement une perte de temps de plus, et je ne souhaitais pas soutenir tous les regards interrogateurs, mais également méprisant qui se poseraient alors sur moi. Le marin, bien que je regrettais ce que je venais de lui faire subir, allait devoir finir la soirée seul, et se faire une raison. Peut-être devrais-je lui laisser un message ? Mais, comment ? Non, c’était trop compliqué, pas la peine. Il devait déjà s’être fait repousser de la sorte par le passé, je ne doutais pas qu’il surmonterait également cette fois-ci sa douleur. Si je ne retournais pas à l’intérieur, alors que faire ? Je refusais de retourner à la maison ainsi, Sarah s’inquiéterait de mon état plus que si je passais la nuit dehors, et je n’étais pas en état de répondre à ses interrogations, pas plus que je n’avais le courage de soutenir une véritable conversation avec elle. Non, ce soir, je dormais à l’extérieur, ou je ne dormais même pas. Une demi-douzaine de lieu où je pouvais dormir pour pas cher –voire carrément gratuitement- me passèrent par la tête… Non, je ne serais pas obligée de rester dans le froid jusqu’au matin.

Je sentais mes doigts qui pianotaient sur ma jambe alors que je réfléchissais… Rester ici n’était plus qu’une perte de temps supplémentaire, dorénavant. Mon corps avait besoin de s’occuper, de distraire mon esprit. J’avais besoin de me plonger dans une activité physique, aussi stupide soit-elle, pour me sortir toutes ces idées noires de la tête une fois pour toute. Enfin, je dis « aussi stupide soit-elle », ce n’est pas véritablement ainsi que je le conçois. Non, en vérité, j’ai juste envie de jouer un peu de musique. De l’harmonica, ou du violon, je sais que je pourrais facilement. Une mélodie douce, mais lancinante, qui vous emporte… Cela fait longtemps que je n’ai plus besoin de me concentrer véritablement pour jouer quelque chose d’écoutable, mais ce n’est pas pour autant que cela m’ennuie… La musique, tout au moins celle que l’on joue, a le don tout à fait exceptionnel de nous faire oublier où nous sommes… Si l’on le souhaite. Se laisser emporter par le courant des notes, comme dans une rivière, et plus rien n’importe que la prochaine chose que l’on jouera. Dommage que je n’ai pas prévu d’emporter de quoi jouer… Mais il faut reconnaître que j’envisageais la soirée autrement.
Enfin, je réfléchissais à l’endroit où je pourrais me procurer un tel instrument, à une heure aussi tardive, lorsque la porte de la taverne face à moi s’ouvrit. Je la remarquais à peine au premier abord, pensant que ce devait être un autre soulard qui voulait sortir de là, et qui se dirigerait vers sa maison pendant quelques mètres, avant de s’effondrer ivre mort contre un mur. Mais, après quelques secondes, je remarquais qu’il n’en était rien. La silhouette, qui se découpait clairement sur la lumière provenant de la taverne, observa un instant les alentours avant de se diriger vers moi. L’idée qu’il s’agissait d’un homme animé d’intention on ne peut plus répréhensibles envers ma personne traversa mon esprit pendant une fraction de seconde. Mais, outre le fait que je savais me défendre, je compris bien vite qu’il n’en était rien : c’était le marin de tout à l’heure. Sa démarche était reconnaissable, et si on l’ajoutait à la silhouette qu’il partageait avec l’ombre qui s’avançait vers moi en ce moment même, on ne pouvait arriver qu’à cette conclusion. J’espérais simplement qu’il n’était pas stupide au point de m’accoster pour me demander des services… Privés. Mais, je doutais qu’il agisse de cette façon, comme je le disais plus haut, s’il n’était pas parfait, il n’était certainement pas non plus ce genre de grossier personnage.

Et, comme je m’en doutais, il était effectivement un peu plus fin que cela. Il s’approcha de moi, mais au lieu de chercher à discuter, il s’installa simplement contre le mur à mes côtés, regardant face à lui, sans montrer particulièrement d’intérêt pour ma personne. Il n’était plus le marin enjoué d’il y a quelques minutes, non, il semblait bien plus sérieux dorénavant. Une envie de m’aider ? Peut-être. Il devait également avoir compris que je faisais une overdose de présence humaine, et qu’un peu de silence m’aiderait certainement. Et, il n’avait pas tort. J’esquissais un léger sourire, invisible dans la pénombre ambiante. Il connaissait effectivement bien les femmes, s’il savait comment réagir à leurs côtés. Je laissais un peu de temps passer, et le silence continuait. Toutefois, ça n’était pas un silence lourd, désagréable, simplement calme, voir même réconfortant. Finalement, je me décidais à prendre la parole, sachant que je lui devais quelques explications sur mon départ précipité… Ca n’avait pas été très correct, et il ne l’avait certainement pas mérité. Mais, mon humeur avait changé, et les idées d’amusement avaient été laissées loin derrière moi, et ce serait autant une explication qu’un au revoir auquel il aurait droit. Sans poser mes yeux sur lui, j’élevais la voix juste suffisamment pour qu’il puisse m’entendre, mes mots portés par la brise qui soufflait :


« -Je suis désolée pour tout à l’heure, j’ai… Paniqué. De vieux démons à moi. Je m’excuse encore d’avoir gâché de ta soirée, mais je ne me sens pas de continuer notre petit jeu plus avant. Bois encore un coup à mon compte, et retrouver ton bateau avant qu’il ne lève l’ancre. On se retrouvera peut-être un jour dans une situation plus favorable. »

Ma voix n’avait pas tremblé. Elle était douce, mais ferme, mon verdict était sans appel,  et n’acceptait aucune contestation… Mais je ne l’affirmais pas brutalement. Je lui donnais simplement ma décision. Et, n’ayant qu’une parole, je lui lançais une pièce qui suffirait amplement à lui payer un verre de plus. Il méritait bien cela après tout, c’était moi la fautive ici. Ne souhaitant pas plus que cela me lancer dans de grandes explications qui me demanderaient d’expliquer ma position, je me redressais, et m’apprêtais à partir. Un coup d’œil en coin m’appris qu’il n’avait pas bougé, mais je n’arrivais pas à déterminer si c’était parce qu’il réfléchissait à sa prochaine réplique, ou s’il acceptait simplement ma décision. Je m’étais faite suffisamment claire de toute façon, je voulais être seule maintenant. Avec un petit geste de la main, je lui tournais le dos, et m’éloignait doucement dans une ruelle adjacente, disparaissant rapidement dans les ténèbres omniprésentes. La seule trace qu’il restait de moi, c’était les cliquetis de mes pas sur le pavé des rues de la capitale Terranne.

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Mar 25 Fév - 2:17
    Cette soirée a connu des hauts et des bas, mais c’est sans doute ce qui fait de celle-ci l’une une soirée fort intéressante. Notre cher marin ne peut pas dire qu’il s’agit d’une soirée extraordinaire, mais elle est tout de même toute sauf ordinaire. Le voilà à nouveau dans les rues d’Hystia au côté de la mystérieuse inconnue. Les deux se connaissent à peine, ils n’ont nullement partagé leur identités, mais ils ont tout de même passé un bon moment ensemble. Certes le tout aurait sans doute été nettement plus agréable si les deux avaient fini ensemble nu célébrant les divers plaisirs que peut offrir la chaire. Enfin, notre cher marin n’est pas du genre à se faire trop d’illusion, même ivre ce dernier est plutôt réaliste. Par la réaction de celle-ci, il n’y a aucune chance que cette magnifique soirée se termine avec les flammes de la passion. C’est un peu dommage, elle sait bien danser cette mystérieuse demoiselle… As’ad sait donc qu’elle est sans doute douer entre les draps.

    Sous la lumière de la lune argentée, notre marin n’avait rien dit, s’installant tout simplement au côté de sa nouvelle amie. À quoi bon parler, il ne saurait quoi véritablement dire. Certes il pourrait demander des explications pour cette sortie si soudaine, pour le moment de détresse, mais la questionner ainsi ne ferait sans doute qu’empirer les choses. Notre cher protagoniste connait bien les femmes… et pas seulement ce qu’elles aiment charnellement. Si ce dernier était qu’un gros imbécile qui aime coucher avec les femmes, une belle gueule sans esprit… il ne serait sans doute pas aussi charmant. Les femmes, elles sont complexes, lorsqu’on croit enfin les connaitre elles nous rappellent rapidement que nous n’avons découvert que la pointe du iceberg. Cependant, As’ad connaît les femmes suffisamment pour savoir quand parler et quand ce taire. Il a beau être ivre en cette magnifique soirée à Hystia, mais pas suffisamment ivre pour être un complet abruti.

    Alors qu’une douce brise soufflait, celui-ci écoutait les bruits de la nuit. Il écoutait les explications de sa tendre amie et ne répliqua pas. Le visage jadis jovial de notre marin était nettement plus sérieux en ce moment, mais pas sévère. Notre cher As’ad lui avait fait connaître le côté le plus léger de sa personne, le visage le plus commun pour la plupart des gens. Cet enfant de la mer affiche rarement cet aspect de sa personnalité, il est à l’habitude un être si léger… mais il sait très bien que la légèreté en ce moment n’aurait pas été convenable. Elle a paniqué… c’est ce qu’elle lui a dit… cela il s’en était douté, mais pourquoi ? Alors cela demeurait le plus grand mystère ici. Des anciens démons… le passé qui refaisait surface ? Quel genre de démon avait dansé et but avec elle ? Peu importe la bête, une chose est certaine, notre cher marin espérait que celle-ci n’allait pas hanter cette ravissante demoiselle jusqu’à la fin de ses jours. Il est dommage qu’elle vive dans le passé, que les monstres d’antan viennent la hanter en cette soirée. Il ne s’agit certes pas de quelque chose qu’une personne peut contrôler et de toute évidence afin de déclencher une telle réaction, il s’agissait ici d’une créature obscure qui la hantait. Elle n’avait pas donné l’impression à As’ad d’être une femme faible et ce moment de panique ne changeait pas l’opinion du marin. À chacun ses démons…

    Il avait passé ici une magnifique soirée. Certes il est triste qu’elle se termine ainsi, mais ce n’est pas la fin du monde. Alors qu’elle lui offrit ses excuses, sous la pénombre le marin fit un petit sourire. Elle allait le quitter et cela il le savait bien avant même qu’elle se déplace ou même qu’elle dise le moindre mot. Ce n’est pas comme si notre marin avait l’espoir d’un amour éternel, d’une romance digne d’un grand livre ici ! Nous parlons tout de même d’As’ad… si sa vie devenait un roman d’aventure il faudrait sans doute oublier quelques passages afin de ne pas trop choquer les Aquariens ou jeunes enfants. Ce dernier est loin d’être un saint et savait déjà qu’une fois le soleil levant les deux êtres se serait sans doute déjà séparé. Elle lui offrit donc ses meilleurs vœux selon les circonstances avant de lui lancer une pièce. Notre l’attrapa avec sa main droite sans que son regard ne quitte l’horizon. Peut-être irait-il boire un autre verre… peut-être qu’il ira sur le navire afin de dormir. Il n’avait pas encore prit sa décision la dessus.

    Alors que la mystérieuse inconnue le quittait, notre marin observait celle-ci du coin de l’œil. Un petit sourire quasi ironique s’affichait sur les lèvres de celui-ci. Il était un peu triste de la voir partir ainsi, de la voir quitter alors qu’elle était dans un si sombre état d’esprit. Toutefois, il s’avait qu’il n’aurait pas pu la retenir. Qui sait, peut-être que le bon vent les réunira un autre jour… l’avenir demeure ce pays mystérieux. Peut-être qu’un jour il connaitra son nom… mais pour l’instant elle ne sera que connu comme étant la mystérieuse dame d’Hystia. Les prunelles d’As’ad demeurait posées sur celle-ci alors que sa silhouette se faisait de plus en plus distante sous la pénombre. Se redressant à son tour, celui-ci marcha en direction du Virgo Mare. La pièce en main, il se à chanter doucement.

    «Depuis longtemps… depuis longtemps dans la baie… Lon la lon la lonière… un beau navire attendait tout endormi… voguez sur l’eau…»

    Le pas léger, la voix grave d’As’ad se faisait entendre doucement dans les rues d’Hystia. Il ne chantait pas à plein poumons, il chantait que pour lui-même. Le pas léger, il tournait la page de cette aventure afin de lever le voile vers de nouveau horizon. Le soleil n’était pas encore levé, mais le nouveau jour avait déjà débuté…


[HRP : Il s'agit ici du message de fermeture du RP, une fois de plus merci Nyméria pour ce magnifique RP, qui sait que ce l'avenir nous réserve]



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Du rhum, des femmes et une bonne bagarre [Ft. Nymeria]
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