D'or et d'Histoire [PV Kasumi] [+18]



 

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D'or et d'Histoire [PV Kasumi] [+18]

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Lun 24 Juin - 1:29

3 Janvier 762



Il court, il court, il sait qu'il risque d'être en retard et Octavia n'accepte pas les retards. Alors il s'époumone et fonce, la moindre déviation, la plus petite erreur est tout bonnement impardonnable. Et il sait comment se comporte sa régente quand elle n'obtient pas ce qu'elle veut.

Alors c'est pour cela qu'il court comme il n'a jamais courut dans les rues de Gehanna, ses pieds battent sur les pavés, ses cheveux bruns mi-longs volent doucement en même temps que sa tunique blanche prend l'air. Ses yeux bleus regardent de tous les côtés pour l'aider à éviter les badauds dans les rues. Néanmoins, à cette heure-ci et à ce moment là il n'y a déjà plus grand monde dehors. Ils sont déjà tous en direction du Colisée et cela, au final, ne lui fait qu'encore plus peur, si il ne se dépêche pas, il sera carrément en retard.

Enfin, il arrive aux limites de la ville, il souffle quelques secondes et voit enfin l'objet de ses sueurs, un petit convoi tiré par un cheval, il se plante devant le chauffeur et se met à lui demander :

"Kasumi Von Horstmann est là ?"

L'intéressée semble sortir de la voiture alors qu'elle entend son nom, Claudius frissonne en la voyant, elle est terriblement belle, il lui proposerait bien de venir avec lui visiter les rues de Gehanna mais il sait qu'il ne le peut, la flamme qui naît en lui en voyant une telle femme se voit apaisée tout de suite. Il fait signe à l'homme qu'il peut aller faire reposer ses chevaux dans l'étable non loin et se présente aux gardes avec la jeune femme, ces derniers les laisse rentrer et il s'adresse alors simplement à elle;

"Excuse-moi du... Hm, excusez-moi de mon retard, Dame Von Horstmann, je recevais des ordres précis qui ne pouvaient attendre, veuillez me pardonner aussi de ce manque de respect envers une telle femme comme vous. En Latia nous avons pour habitude de tous nous tutoyer, j'imagine bien qu'en Ventus cela n'est pas réciproque. A présent veuillez me suivre s'il vous plaît, la princesse Octavia vous recevra bientôt."

Sans plus de vices de formes il s'inclina extrêmement bas, comme si il avait affaire à un membre d'une famille royale. Il n'était pas dur de deviner qu'il était un esclave, sa tunique était des plus rudimentaires et ses ornements du métal le plus commun possible. Néanmoins, il n'avait pas l'air maltraité, ni semblait par ailleurs souffrir d'un quelconque manque alimentaire.

Il s'empressa de continuer sa route aux côtés de Kasumi, les rues étaient à présent totalement désertes ce qui pouvait sembler terriblement étrange pour un jour n'étant pas un de congé mais il continua, pour lui cela était une routine à laquelle il était habitué à présent. Il ne s'arrêta qu'aux portes d'un gigantesque bâtiment tout de pierres, le Colisée. Arrivant devant des soldats de la garde prétorienne, reconnaissables à leur armure de meilleure facture et leur glaive ainsi que leur bouclier il l'accompagna devant un escalier, suite à quoi il s'inclina une nouvelle fois et se mit à parler humblement.

"Veuillez m'excuser, je ne peux vous suivre plus loin, j'espère que vous ne prendrez pas cela pour un affront."

Il recula lentement, face à elle, presque plié en deux jusqu'à sortir totalement des portes qui se refermèrent, elle n'avait qu'à monter quelques marches pour se rendre compte qu'elle arrivait à la place d'honneur du Colisée, celle où siégeait Octavia elle même, deux sièges avaient été préparés pour l'occasion, deux très confortables sièges en velours d'un rouge flamboyant. Néanmoins, les deux étaient visiblement vides. Seul un homme blond, semblable à un ours se tenait sur le côté comme une ombre, il s'adressa de sa voix grave et ne dit que quelques mots.

"Vous êtes invitée, Dame Von Horstmann à bien vouloir vous asseoir, les jeux vont bientôt reprendre, Octavia vous adresse sa plus grande tristesse d'en avoir raté le début. Je suis Néron Bacchus, chevalier de la princesse, si vous avez une question, posez-là moi."

Dans son regard se lisait une méfiance certaine, pas d'envie de meurtre, non, il se contrôlait parfaitement, il se demandait juste à quoi pouvait bien encore jouer sa demi-sœur.

Soudainement, un bruit de trompettes, une explosion de pétales de fleur tomba sur la foule qui, jusque lors calme, se mit à hurler et à acclamer le retour des jeux, puis une flamme dorée se mit à jaillir de l'une des entrées des gladiateurs et à nouveau un tonnerre d'applaudissements suivit de cris se mirent à percer la populace. Mais quand le premier pied se posa sur le champ de bataille ensablé tous firent silence. Elle était magnifique, impressionnante dans son armure d'or, elle brillait au Soleil en même temps que son sourire et ses yeux semblaient forcer l'admiration. Ses plaques dorées tintaient doucement dans l'air et Aestus Estus, son épée, scintillait elle aussi de milles feux. Ce n'est qu'une fois, arrivée au milieu du côté gauche de l'arène qu'elle leva sa main et en libéra une parfaite rose rouge qu'elle huma quelques secondes avant de la jeter dans les airs en riant, ce n'est qu'une fois que la fleur toucha le sol qu'elle s'exprima d'une voix forte.

"PEUPLE DE LA LATIA ! TA REGENTE SE BAT POUR TOI DANS LE SABLE DU COLISEE, SOIS FIER D'ELLE !"

Une nouvelle clameur assourdissante perça alors que déjà, les portes s'ouvraient et trois hommes en sortaient tous armés de tridents, glaives ou autres filets.

Un sourire traversa ses lèvres fines alors que le premier se jeta sur elle avec vigueur, elle para simplement avec sa claymore le coup, cela n'était pas difficile, après tout n'était-elle pas une maîtresse d'arme quand il n'était qu'un enfant avec un jouet en bois ? Elle glissa le long de sa lame et se retrouva derrière lui, avec une certaine grâce elle leva la grande lame et lui trancha le bras, un rictus presque dément au visage. Le membre de l'homme tomba au sol en même temps qu'une gerbe de sang vint tâcher le sol de l'arène et que des applaudissements se mirent à retentir.

C'est sous les cris du gladiateur que les deux autres agirent, pensant pouvoir la prendre par surprise ce furent plutôt eux les incrédules quand une armure de flammes vint recouvrir le corps de la régente et les empêcha de la toucher ne serait-ce que correctement. Sans plus de longs discours elle leva sa main vers l'un d'entre eux prononça, un plaisir certain au visage :

"Rose, annihile nos adversaires dans les larmes de ta mort."

Le visage du combattant au glaive se décomposa alors qu'une magnifique rose dorée fit son apparition en face de lui, Octavia, aimant le spectacle, fit en sorte qu'elle s'ouvrit très lentement en retenant sa mana, le public lui même retenait son souffle alors que l'homme tremblait. Le rayon ne parti que quelques secondes après mais laissa derrière lui un homme calciné et ne pouvant visiblement plus vraiment bouger, son compère ayant eu le temps de s'enfuir à l'autre bout de l'arène non sans avoir accusé quelque peu les flammes lui aussi.

Mais le devenu manchot décida que c'était le parfait moment pour une contre attaque, courant vers elle, son arme à la main, il voulu l'abattre sur la jeune femme qui laissa un sourire mauvais illuminer son visage. Il n'eu le temps de comprendre ce qui venait de se passer qu'uniquement quand il posa son pied sur un pétale, un pétale doré, ce dernier prit un certain temps pour s'illuminer, seulement maintenant il comprit qu'il s'agissait d'un sort, qu'elle avait profiter pour poser bien en face de lui alors que sa rose finissait son travail. Il avait été idiot.

L'explosion enflammée se concentra là où il avait posé le pied, emportant tout le bas de son corps et sa vie par la même occasion. Alors Octavia se mit à bailler et avança doucement, vers le couard qui restait contre un des murs, pensant qu'avec, un peu de chance on l'aurait oublié.

"Hm... Nous nous ennuyons... Tout est allé trop vite, qu'on donne à cet homme une arme."

Une épée fut jetée au gladiateur qui l'attrapa tant bien que mal. Il n'avait pas le choix, lui même le savait. Alors il se rua contre la princesse et lui adressa de nombreux coups, ils enchaînèrent les échanges pendant quelques minutes, chaque épée provoquant un bruit de métal contre l'autre. Ils avaient l'air de force égale, il avait peut être donc une chance de gagner ? Il frappa, encore, plus vite, plus fort ! Il avait peut être une chance de s'en sortir !

Un sourire brisa tous ses espoirs, soudainement elle pivota, frappant dans son tibia avec son propre pied, le forçant à tomber sur ses genoux, un cri perça de nouveau dans la foule, elle n'avait fait qu'assurer le spectacle, faire croire qu'elle perdait du terrain, elle était diabolique. Alors, elle plaça sa claymore le long de son cou, un seul mouvement et elle le décapitait.

"Que veux-tu, ô notre peuple ?"

Un silence retomba dans l'assemblée, puis une main, le pouce vers le bas, et une autre, puis encore une autre, enfin ce fut une véritable cohorte de mains, pouces tournés vers le bas, le gladiateur savait ce que cela voulait dire.

Puis un mouvement de bras, tout ce qu'il y a de plus simple. Et sa tête roula au sol.

Puis ce fut l'allégresse, la liesse, la foule hurlait le nom d'Octavia, les pétales de rose tombèrent à nouveau et cette dernière parada quelques bonnes minutes.

Ce ne fut qu'un quart d'heure après, qu'elle arriva enfin dans la place maîtresse, celle où Kasumi était restée tout le temps du spectacle. Elle ne portait plus que sa robe rouge aux ouvertures pour le moins... Pécheresses.

"Kasumi Von Horstmann ! Votre réputation vous précède, nous avons beaucoup entendu parler de vous... Que diriez-vous d'un tour dans nos bains pour ensuite parler affaires ?"

Son sourire était magnifique, ses yeux étincelants mais ils ne laissaient pas le choix, elle la suivrait, elle le savait, après tout ne l'avait-elle pas fait venir spécialement pour cela ? Elle avait besoin de son expertise, elle avait besoin de ses livres anciens, elle avait besoin d'un savoir prohibé en Ignis. Il fallait qu'elle remonte dans le temps... Mais cela pour l'instant, n'était ni discuté, ni encore vu. Encore fallait-il que la concernée accepte n'est-ce pas ? Mais elle le ferait, Octavia le savait, pour elle le ferait, pour elle, tout le monde faisait toujours tout. Car elle était belle, flamboyante et absolue, voici comment était la régente de la Latia.

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Mer 26 Juin - 16:25
Il y avait des invitations qui ne pouvaient être refusée de manière décente. Pourtant, Kasumi devait avouer qu'elle avait hésiter en recevant celle-ci, émanant d'une princesse d'Ignis elle-même, qui l'invitait chez elle sans plus d'explication. Les cadres de la Confrérie des Assassins y avaient vu une opportunité autant qu'une menace : était-ils découvert ? Egrim rechignait a mettre en danger de mort sa fille pour obtenir des informations sur Ignis, l'opinion qu'il tenait de cette nation, même s'il avait épousé une femme originaire de cette contrée, n'était guère très difficile a deviner... Toutefois, Kasumi restait l'un des meilleurs, si ce n'était la meilleure agent de la Confrérie et sa réputation de boutiquière et d'aventurière s'était répandue comme une traînée de poudre dans Albion tout entier. Autant dire qu'elle était la mieux placée pour s'y rendre. Puis la rouquine était quelqu'un de particulièrement polie : cette invitation était magnifique, richement décorée et avait était rédigée avec beaucoup de classe et de respect, alors qu'elle émanait d'une princesse de sang pour la commerçante qu'elle était, ce qui éveilla la curiosité de la rouquine : Octavia D'Ignis était assez intéressante pour qu'elle prenne le risque de se déplacer en personne jusqu'à son domaine afin d'estimer son potentiel de dangerosité.

Elle n'avait même pas eue besoin de préparer un mode de transport, après avoir envoyée une réponse positive, l'on avait fait menée une calèche a sa boutique avec escorte pour la mener a bon port ! Son hôte accordait visiblement de l'importance a sa sécurité, Kasumi ne savait pas réellement quoi en penser, mais cela promettait d'être intéressant, très intéressant. En savoir plus sur les intrigues qui se jouaient a la cours de la royauté et pouvoir en jouer pour éliminer quelques personnes trop dangereuses pour les idéaux de la Confrérie restait un objectif tout a fait convenable. Elle avait choisie pour l'occasion une tenue qui rappelait, comme son apparence d'ailleurs, ses origines Azaïrienne, a savoir une tunique bleue échancrée, dotée d'un décolleté profond, ainsi qu'une paire de collant blanc immaculée qui recouvrait quand même assez ses jambes, mais ne laissaient toutefois que peu de place a l'imagination. Classe et séduction faisait partie de ses maîtres mots et jamais elle n'abandonnerait cette démarche. Elle n’eut toutefois pas l'occasion de regarder le paysage, tout était voilé, probablement autant pour assurer la tranquillité des passagers que de casser les regards des curieux, mais Von Horstmann ne s'en préoccupa pas vraiment. Lorsqu'elle fut arrivée au bout du voyage, elle entendit son nom et descendit de la calèche.

Elle fit fort impression a l'homme chargée de la recevoir et cela se voyait. Il ne devait pas avoir l'habitude de voir des étranger et la venue d'une aventurière devait lui avoir fait imaginer quelqu'un d'un peu coincée sur les bords, mais Kasumi venait de Ventus, elle avait fréquentée Mihailov, l'école du vice. Celui n'était pas si mal, certes, sa tenue laissait quelque peu a désirer, mais il n'était pas mal nourris et elle n'était pas non plus indécente, non, même pour les esclaves, l'on semblait mettre ici un point d'honneur a choisir les meilleurs éléments et a soigner l'esthétique, et bien qu'elle n'appréciait pas trop Ignis en général, Kasumi devait admettre qu'elle trouvait cet effort louable, elle-même fut toujours esthète et savait faire beaucoup de chose en gardant beaucoup de classe, y compris tuer... L'homme bafouillait quelque peu, mais un simple rire cristallin s'échappa des lèvres de la demoiselle lorsqu'elle fut définitivement dehors, elle allait lui répondre simplement, car il semblait qu'il se faisait beaucoup d'idée sur Ventus, des idées fausses... Quel genre de choses pouvaient-on raconter sur ce pays en dehors.


« Oh, tu peut très bien me tutoyer si tu veux, nous autres a Ventus ne nous soucions qu'assez peu des convenances, c'est plus un jeu qu'une réelle nécessité. A ta place, je garderais les courbettes pour les Terrans, ils sont beaucoup plus a cheval la-dessus, crois moi. »

Elle accepta néanmoins de le suivre. Il n'était pas laid et Kasumi trouvait sa timidité mignonne. Elle ne pouvait se permettre de faire attendre une princesse, mais sinon, elle se serait probablement bien amusée un petit moment avec lui, elle était certaine qu'il devait avoir des tas de choses intéressantes a dire... Mais la jeune rouquine ne s'attarda guère et poursuivit son chemin vers un bâtiment qui n'était autre que le Colisée. Les rues étaient déserte, mais en voyant la forme du bâtiment leurs faisant face, la jeune femme compris rapidement pourquoi : la population était partie pour pouvoir admirer les différents spectacles offert dans cette arène. La forme magistrale de cette dernière éveilla la curiosité de la Ventusienne, qui se demandait bien ce qui pouvait se trouver derrière leurs murs. La jeune femme si dirigea donc naturellement d'un pas rapide et leste, son déhanchée toujours étudiée pour pouvoir attirer le regard des hommes, mais aussi des femmes qui sauraient acceptée le spectacle. Une fois devant l'entrée, il s'inclina en affirmant qu'il ne pouvait poursuivre plus loin. Elle n'insista pas, l'embrassa sur la joue pour le remercier, puis lui offrit un clin d’œil complice avant de remonter les marches, semant probablement de nouveau des pulsions chez ce pauvre homme qui n'avait pourtant rien demander.

En montant les marches, elle abouti finalement dans la tribune d'honneur, ayant une vue parfaite sur l'arène en-dessous d'elle. Un homme en armure, très bien bâti, attendait devant deux sièges en velours et la rouquine en conclue que cela la concernait. C'était tout de même étrange pour une simple aventurière d'être reçue comme un chef d'état, mais Octavia savait ce qu'elle faisait : si elle séduisait Kasumi, elle pouvait en faire l'une de ses portes-paroles dans le monde entier et améliorer son image. L'homme semblait en revanche que modérément apprécier sa présence et répondit de manière assez brusque. Elle ne s'en offusqua pas et le remercia avant de prendre place sur l'un des deux sièges, sachant maintenant qu'il lui était destinée. Elle croisa les jambes d'une manière quelque peu suggestive et pencha la tête sur le côté droit, observant l'entrée d'Octavia dans l'arène avec un mince sourire. Son arme faisait partie des reliques des temps obscurs, ses épées a la puissance redoutable qui attendait simplement qu'un homme soit de nouveau capable de prononcer la formule de réveil pour déchaîner leurs puissances... Elle était admirative devant l'arme et elle rêvait depuis longtemps de se procurer l'une de ses reliques, imaginant le prix qu'elle pourrait en tirer... Ceci dit, la princesse elle-même était très loin d'être dénuée d'intérêt, une belle blonde au physique de femme enfant qui savait se mettre en valeur et galvanisait la foule qui répondait avec entrain a ses déclarations.

Était-elle sincère, ou l'exclamation de la foule était-elle davantage due a la peur de ce qui arriverait a ceux qui n'osaient pas saluer dignement la princesse ? Kasumi n'en savait rien, elle n'en saurait probablement pas assez en un seul voyage d'affaire, mais espérait tout de même pouvoir esquisser quelques hypothèses en rentrant a Ventus. Pour l'instant, elle se pencha sur le combat a venir qui était, il fallait bien l'admettre, a sens unique : les gladiateurs n'étaient pas forcément mauvais, mais ils n'avaient pas le niveau ni l'éducation de la belle princesse de la Latia. La ou cela était réellement impressionnant, c'est que l'on sentait que la jeune femme faisait preuve d'une mise en scène parfaite. Des espions de ses frères et sœurs devaient se dissimuler dans la foule et elle souhaitait les impressionner, probablement dans l'espoir de terroriser ses rivaux dans l'impitoyable course que se livraient les princes et princesses d'Ignis pour la quête du pouvoir. Von Horstmann devait admettre que cette femme maniait l'épée mieux qu'elle ne le faisait elle-même, dans un combat singulier, a la loyale, elle n'aurait aucune chance d'en venir a bout, c'était bien pour cela qu'elle s'était lancée dans l'assassinat ! Mais qu'importe, après tout, elle était invitée ici donc elle n'avait rien a craindre, surtout avec pareil traitement.

Le dernier adversaire vaincu, elle laissa même le choix a la population du sort du dernier vaincu, qui connu donc la peine de mort... La violence engendre la violence, l'humain était fait de cette pulsion de cette haine profonde envers ceux de son peuple et appréciait le spectacle de souffrance et de mort, ce qui laissait Kasumi persuadée que la Chair était invariablement Faible. Pourtant, elle avait choisie de la défendre envers et contre tout, entre autre parce qu'elle en faisait partie et que le péché de chair était quelque chose qui l'avait corrompu depuis de nombreuses années. Après le spectacle, la princesse disparu un moment, le temps qu'on la débarrasse de son armure, puis vint rejoindre son invitée dans les tribunes, trouvant la place d'honneur, soit la première. Sa robe rouge, très échancrée, aurait fait pâlir d'envie n'importe quel femme de Ventus et Kasumi ne se gêna nullement pour la déshabiller du regard. En cet instant, si quelqu'un fut capable de lire dans ses pensées, il aurait probablement put écrire un livre sur les meilleurs moyens possible de s'offrir du plaisir entre femmes, certain particulièrement tendancieux... Toutefois, elle ne manqua pas les compliments que lui adressa Octavia et prit la parole, les joues quelque rouge, ce qui lui donnait un air encore plus craquant


« C'est beaucoup d'honneur que vous me faite princesse, je ne suis qu'une aventurière essayant de donner un peu de piquant a son existence. Votre technique de combat est impressionnante, et cette grâce dans chacun des gestes... J'accepte volontiers votre invitation, au vu de la splendeur de votre cité, je doute être déçue par la qualité de vos bains. »

Pour le moment, la jeune femme était plus qu'enthousiaste ! Elle devait admettre qu'un bon bain ne lui ferait certainement pas de mal, le voyage fut long après tout et de plus, ce lieu plus isolé serait plus propice pour parler affaire et savoir pourquoi la Latia faisait tant d'effort pour s'offrir les services de Kasumi Von Horstmann...

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Jeu 27 Juin - 2:25
Magnifique, elle aimait déjà cette jeune femme. Et très franchement... Cette fameuse Kasumi avait même été sous-estimée, une politesse à toute épreuve, un regard vif, brillant, celui de l'intelligence et une beauté des plus flagrantes ainsi qu'un goût vestimentaire laissant voir sa belle plastique ? La régente eu un sourire tentateur, vraiment, elle tenait une belle plante en face d'elle qu'elle cueillerait bien de ses délicates mains. Elle émit un léger son, presque comme un ronronnement alors que sa poitrine se réchauffait déjà d'une chaleur bien connue, elle voulait déjà cette femme. Mais elle saurait se montrer patiente, après tout, tout ne venait-il pas à point à qui sait attendre ? Elle frissonna légèrement, ces douces lèvres, ces vêtements de facture ou bien d'inspiration azarienne, venait-elle de cette région par ailleurs ? Elle n'en savait rien mais seule la luxure réchauffait son corps, seule cette insidieuse flamme faisait régner sa loi au sein du corps de la Vestale. Cette dernière émis un soupire, proche d'un gémissement après l'intervention de la jeune femme et ne prononça que quelques mots.

"Très bien, nous supposons que nous pouvons y aller alors, Néron, sois mignon, va chercher le char..."

Le chevalier grogna l'espace d'un instant, il n'aimait pas laisser la princesse, SA princesse en compagnie d'une étrangère, surtout vu la façon dont elle l'avais regardée. Non, il n'aimait déjà pas cette Kasumi -même si la réelle question à se poser aurait plutôt été de savoir qui est-ce qu'il aimait en dehors d'Octavia-, mais il ne remit pas l'ordre de cette dernière en cause et passa entre les deux femme, s'inclinant légèrement non sans laisser une de ses mains glisser le long d'une des hanches de la fille du Feu, jetant un regard en disant long sur ce qu'il ferait à cette chère antiquaire de luxe si elle avait le malheur de faire du mal à sa bien-aimée. Il supportait les frasques de la régente uniquement car sa dévotion pour elle n'était qu'un amour tordu de la plus belle espèce. Finalement il disparu dans l'ombre du Colisée en s'en allant, uniquement suivi par les cliquetis de son armure et de ses armes.

"Excuse nous donc Kasumi, Néron est du genre... Possessif dirons-nous ? En tout cas, il ne sait pas ce qu'il rate, cela est un dommage des plus délectables pour nous..."

Ceci dit elle caressa doucement son cou en attendant, son sourire n'était que plus grand, ses yeux vert d'émeraude brillaient intensément, on aurait pu dire qu'une flamme rougeoyante y brillait en son centre. Et si il était difficile de comprendre où voulaient vraiment en venir la belle blonde il était clair qu'elle brûlait de cette passion ignisienne. Pire, elle en avait fait un mot d'ordre, une réelle philosophie qu'elle avait suivit avec une violente et pure dévotion. Et maintenant elle avait en face d'elle une proie, une proie qu'elle payait pour ses services et qui en plus s'avérait être magnifiquement bien constituée. Son réseau d'espions ne s'était pas trompé, elle valait son pesant d'or, et Octavia ferait en sorte qu'elle voit de la Latia la plus belle des choses. Elle allait faire passer Ventus pour une court d'enfants.

Soudainement, alors qu'un silence à la limite de l'ambigu s'installa elle gloussa doucement et un bruit retentissant de trompettes se fit entendre, le sourire de la régente devint alors grand, elle tourna ses orbes précieuses et enflammées vers sa future proie et lui tint ces quelques mots d'une voix promettant milles plaisirs et désirs;

"Suis-nous, tu vas voir en quoi la Latia est sublime, en quoi la Latia n'est rien d'autre que notre âme."

Et elle se mit à marcher délicatement, ses hanches penchant de chaque côté à chacun de ses pas dans un parfait déhanché, alors qu'elle descendait les marches des esclaves et soldats étaient placés ici et là pour lui faire un chemin à elle et à son amie du jour, les trompettes se firent plus importantes et les grandes portes du Colisée s'ouvrirent.

La foule était amassée dans tous les sens, certains n'hésitaient pas à marcher sur d'autre pour pouvoir voir la régente de près, les gardes faisant de leur mieux pour qu'ils restent tout de même à une distance sécurisante. Puis une nouvelle pluie de pétales de fleurs, de magnifiques roses qui tombèrent à nouveau, illuminant l'arrivée de la fille du Feu de façon spectaculaire, cette dernière leva le bras, sa main suivant la ligne de l'horizon et siffla, à peine quelques secondes plus tard un gigantesque rapace fondit dans le ciel et se nicha sur la main de la princesse, une nouvelle acclamation dans la foule retenti alors que cette dernière prenait place sur ce qui était réellement un char, tiré par deux magnifiques chevaux blancs. Ce dernier était recouvert d'or, plaqué du métal précieux et de pierreries probablement hors de prix. Néron suivait en cheval, le regard porté sur tous les alentours alors que les badauds se massaient, essayant désespérément de pouvoir toucher la main de la jeune blonde qui les laissait passer de temps à autre, laissant des hommes et femmes s'évanouir quand ils posaient leurs doigts sur elle. Certes ils étaient très peu nombreux mais le plus étonnant était qu'il y en avait.

Elles continuèrent ainsi de faire des tours de foule pendant une bonne demi-heure pour enfin se diriger vers les bains. Elles faisaient donc face à de terriblement grands bâtiments du marbre le plus beau sur lequel des traces d'un ancien dialecte de l'empire obscure y était encore présent. Est-ce que cela était fait exprès ou d'origine ? Dur à dire, le peu d'archives restaient floues mais cela semblait bien dater de ce temps là. Les deux femmes pénétrèrent dans l'enceinte de l’édifice entre les colonnes de marbre et le carrelage aux scènes mythologiques datées depuis longtemps. On les accueilli à bras ouverts, les esclaves se prosternant devant la venue de la grande Vestale. Elles furent conduites dans une sale privatisée où d'autres esclaves leur retirèrent leur vêtements, prenant soin de ne pas les abîmer et laissèrent le relais à des employés qui cette fois massèrent d'huiles légères le corps des deux femmes. Seul Néron, resté en armure, les accompagnait de son air stoïque. Ce n'est qu'après ce rituel qu'elles purent enfin goûter au plaisir d'une eau terriblement chaude mais douce. Octavia s'y glissa d'une seule traite, laissant un soupir d'extase prendre le contrôle de son corps non sans ne pas même cacher son corps nu qui pouvait tout à fait être à la vue de Kasumi pour peu qu'elle baisse les yeux. Les pétales de fleurs blanches et rouges flottaient, des esclaves portaient des éventails en plantes exotiques et les agitaient doucement. Aucun d'entre eux ne semblait par ailleurs maltraité comme le jeune homme de l'entrée.

Elle se retourna dans l'eau doucement, se posant sur le ventre, un nouveau gémissement de plaisir passant à travers ses lèvres, elle avait les yeux fermés et profitait visiblement des plaisirs de l'eau, elle finit tout de même par ouvrir un œil et regard le corps de Néron, en face de la sortie, d'un air amusé avant de revenir vers Kasumi qui semblait elle même se détendre.

"Bien... Tu imagines bien que nous ne t'avons pas faite venir ici pour rien. Nous avons besoin de tes services, de tes plus beaux services et nous payerons tout ce qu'il faut pour."

Elle claqua simplement des doigts et une jeune femme arriva, Aestus Estus, l'épée de la passion enflammée dans ses mains qu'elle posa délicatement sur un socle prévu à cet effet. La lame avait été visiblement nettoyée de toute traces de sangs.

"Nous savons beaucoup de choses, mais quoi de mieux que les talents d'une délicieuse antiquaire pour nous aider ? Sais-tu la provenance de cette arme ? Et si oui, pourrais-tu nous permettre d'en apprendre plus sur elle ?"

Juste un petit jeu, elle ne faisait que vérifier si la réputation de cette femme était vraiment ce qu'on disait dans les rues. Après tout, les murmures, les rumeurs, elles enflent. Elle avait besoin de cela, après tout, si elle n'était que jolie, où passerait tout son amusement ?

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Sam 29 Juin - 21:10
Désire moi, aime moi, provoque moi, fais moi mal, fais moi l'amour... Ce flot d'affirmation ininterrompu avait quelque peu envahie l'esprit de la tueuse face a la princesse en face d'elle, mais elle avait bien l'impression que c'était également le cas de cette dernière. Cette pulsion primaire, animale, qui vous fait désirez l'autre, n'espérer rien d'autre que de devenir le jouet de ses caresses et de pouvoir goûter vous-même a la texture de cette peau si douce et désirable étreignant votre âme, c'était exactement ce qui traversait l'esprit de l'assassin libertine. Toutefois, elle ne se laissait pas déconnectée de la réalité, elle avait ressentie cette sensation bien trop de fois dans sa vie pour s'y prendre sans pouvoir choisit quand elle s'y abandonnerait sans aucune retenue et resta donc calme et avec le sourire, observant le comportement d'Octavia, remarquant qu'elle lui plaisait, le langage du corps ne trompait pas, et encore moins ce soupir qui poussa Kasumi a se mordre l'espace d'un instant la lèvre inférieure. Mais la blonde, qui n'était probablement pas née de la dernière pluie non plus en ce qui concerne la séduction et le plaisir, su se retenir, même si elle fit de nouveau preuve d'enthousiasme.

Octavia repris la parole en affirmant que tout était prêt et en demandant a son chevalier d'aller rechercher le char d'une manière fort amusante, qui laissa un sourire sur les lèvres de la belle rouquine, qui ne s'estompa même pas sous le regard lourd de menace vers l'homme, visiblement très possessif envers la princesse. Kasumi nota que cette dernière s'exprimait toujours au pluriel pour parler d'elle, ce qui était une information plus qu'intéressante : elle essayait de faire corps avec son peuple, ou alors, il s'agissait simplement de se rendre plus intéressante ou une marque d'égo, peut-être tout a la fois... Il faudrait qu'elle le précise dans son rapport pour son père également. La belle Ventusienne ne comptait cependant pas prendre ombrage du comportement du chevalier, dans le fond, elle comprenait tout a fait ce dernier, tant les hommes étaient tous les mêmes : ils se permettaient de papillonner partout, mais dès qu'une femme faisait pareil, ce n'était plus la même histoire... Ajouter a son devoir de protection envers sa supérieure et alors la logique était respectée jusqu'au bout. Octavia tint toutefois a l'excuser, craignant peut-être que son invitée la juge sur ce point, mais agitant la main d'un air presque négligée, Kasumi balaya la question avant de reprendre la parole.


« Il n'y a pas de mal. Vous savez, les hommes sont souvent les mêmes, ce n'est guère le premier que je croise ainsi. Il fait bien son travail, gardez le a vos côtés et il ne vous arrivera rien. »

Bon, si elle voulait vraiment la tuer, elle trouverait un moyen de le contourner ou de le neutraliser, mais pour l'instant, elle était très loin d'en être là, ce qu'elle désirait concernant Octavia était bien différent et bien plus plaisant que le meurtre, même s'il y avait un frisson a accomplir l'acte criminel, elle ne le faisait que pour une cause juste... Elle s'était machinalement levée et l'espace d'un instant, elle se demanda si Octavia n'allait pas lui proposer de faire l'amour tout de suite, tant la tension semblait avoir soudainement monté d'un cran, mais un bruit de trompette vint calmer l'atmosphère, dommage... Ce n'était pas l'exposition eu public qui aurait stoppée la rouquine, a Ventus, l'on avait pas de problème avec ce genre de choses... Octavia annonça qu'elle allait lui montrer les merveilles de la Latia et la jeune femme décida de suivre, il s'agirait probablement d'une expérience des plus intéressantes et elle ne pouvait faire faux bond a une hôtesse aussi charmante. Elle descendit donc derrière elle, son déhanché n'ayant rien a envier a celui de la princesse, observant esclaves et soldats ainsi que les portes du Colisée qui s'ouvrirent en grand pour laisser place a un spectacle digne des légendes de jadis.

La population se presser pour avoir le loisir de toucher la princesse, certain même tombait dans les pommes et Kasumi dû se retenir de demander un peu de temps a la princesse pour en aider un ou deux, cette dernière ne souhaiterait peut-être pas être ralentie dans sa grande démonstration. Il n'y avait plus qu'à espérer que quelqu'un d'autre saurait s'occuper de cela. Pétale de rose, vol de rapace, rattrapé avec célérité par Octavia, tout y était pour entretenir le culte de la personnalité et cela semblait fonctionner, tout du moins, l'image renvoyé était que tous seraient capable d'offrir spontanément leurs vies afin de pouvoir défendre leurs régente. Kasumi suivit la jeune femme sur son char dorée, bien évidemment, et poursuivit ce bain de foule étrange dont elle était la spectatrice attentive, souriante, enviée, mais sans aucun honneur ni reconnaissance pour elle, d'ailleurs, elle se demandait si elle n'était pas ici simplement pour prouver aux rivaux d'Octavia que cette dernière était prête a tout, y compris faire appel a l'aide d'une aventurière célèbre, pour obtenir le trône d'Ignis qu'elle convoitait. Kasumi ne savait pas encore si la belle blonde ferait une meilleure reine qu'Iskandar, bien que cela ne lui semblait pas trop difficile, il y aurait probablement des bons comme des mauvais côtés, mais l'on ne peut changer un pays en une seule journée...

Cette procession dura jusqu'au bain, un magnifique bâtiment suivant l’architecture de la cité et portant des inscriptions dans un langage remontant plus loin encore que la langue ancienne, que Kasumi n'était pas en mesure de traduire, mais dont elle ne pouvait, pour le moment, s'assurer de l'authenticité. En revanche l'intérieur du bâtiment présentait des fresques historiques de plusieurs personnages importants de l'âge obscur et l'une d'entre elle était particulièrement identifiable : une silhouette féminine brandissant une épée écarlate et d’obsidienne se tenant fièrement au-dessus des cadavres de dix rois vaincu... Aucun doute, l'héraldique indiquait bien que l'on avait affaire a nul autre que Mona Mayfair, la première de la lignée des sorcières. Voir un hommage a l'une des personnalité les plus honnis de l'histoire, mais également l'héritage d'une lignée de très haute noblesse Terrane. Bien évidemment, l'on trouvait également des scènes plus récente, la révolution d'Ignis, la montée sur le trône d'Iskandar et tout au bout, peut-être plus resplendissante encore, Octavia régente de la Latia et Grande Vestale, figure incontournable de la région. Elles furent menée dans un salon privée ou plusieurs esclaves prirent le relais afin de les préparer au bain, retirant avec soin leurs vêtements. Écartant les bras, Kasumi se laissa faire sans pudeur, s'offrir nue au regard d'Octavia ne la dérangeait absolument pas, bien au contraire.

D'autant plus qu'après ceci, elles eurent le droit a un massage des plus confortables et que cela plaisait forcément a la Ventusienne, qui pouvait, après un long voyage, disposer de relaxation en sentant des mains agiles répandre de l'huile sur son corps. Fermant les yeux et soupirant d'aise, la jeune femme ne bouda pas son plaisir, se fiant a son sixième sens afin de pouvoir détecter un danger éventuel qui ne vint naturellement jamais, Neron restant droit comme un I et veillant a ce que sa maîtresse ne souffre d'aucune agression que ce soit. Après ce moment agréable, elles purent enfin accéder au bain, se laissant glisser dans l'eau chaude, Kasumi ne manqua pas d'admirer la princesse, dissimulant guère le désir qu'elle nourrissait en son égard. L'eau chaude avait un effet relaxant que la jeune femme appréciait particulièrement, s'appuyant sur le rebords tout en fermant les yeux, la sensation de l'eau chaude sur son corps ne faisant qu’enivrer ses sens, ce qui n'était pas bon pour un assassin, mais ici, elle n'était rien d'autre que l'antiquaire invitée par l'une des personnalités les plus puissantes et influente d'Albion tout entier. Octavia se montra plus active, peut-être pour le plaisir de révéler plus de secret de son anatomie a la Ventusienne qui appréciait le spectacle a sa juste valeur.

La jeune femme repris enfin la parole, abordant les affaires, mais toujours de la manière la plus agréable. Elle affirma qu'elle ne l'avait pas fait venir ici pour rien, mais qu'elle payerait le prix qu'il faudrait pour disposer de ses plus beaux services. La jeune femme attendit d'en savoir plus et bientôt, une servante fit son apparition apportant la lame de la princesse. Cette dernière demanda a Kasumi de l'identifier, elle essayait probablement de la tester. Celle-ci reposait sur un socle prévue spécialement a cet effet, mais Kasumi ne se contenterait certainement pas de l'admirer de loin. Elle se rapprocha et sorti quelques instants de l'eau, jouant la carte de la séduction a fond, chacun de ses gestes étant parfaitement millimétré pour mettre son corps en valeur et permettre a Octavia de nourrir quelques fantasmes supplémentaire sur la suite de la soirée. La jeune femme s'empara de l'épée, caressa la lame d'une main admirative, observa les inscriptions gravée, tout ce qui pouvait permettre de l'identifier, avec un respect que seul quelqu'un de sa profession pouvait témoigner pour une arme comme celle-ci, puis la déposa de nouveau sur son écrin avant de reprendre la parole


« Aestus Estus, une arme de l'Age Obscur, forgée a l'origine pour le compte que l'un des plus puissants Seigneurs de Guerre de cette époque. La légende veux qu'elle fasse partie des dix épées collectée comme butin de guerre par l'Empire Mayfair lorsque Mona vainquis la coalition de la dizaine de roi coalisée contre elle a l'aide de l’Épée Sanguine. Elle est revenue a l'Ordre des Vestales en gage de service rendue. Les dix lames sont très recherchée, cette arme dispose d'une très bonne côte sur le marché des antiquaires princesse, c'est un honneur que vous me faite en me permettant d'en examiner une de plus près... »

L'histoire pouvait laisser penser que l'épée était plus faible que l'épée sanguine, mais c'était avant tout le porteur de l'épée qui faisait la puissance de cette dernière, même si dans le cas des armes de l'âge obscur, rien n'était moins sûr, et les histoires sur Mona laissait présager que cette femme était bien différente de celle qu'elle avait connu. Kasumi reposa l'arme sur son écrin puis retourna dans l'eau, faisant quelques brasse afin de pouvoir se rapprocher d'Octavia. Elle avait probablement réussit le test, car après tous, la légende portant sur Mona Mayfair était surtout connu de milieu privilégié, les noms des armes des rois vaincu n'étaient pas particulièrement connue également. Toutefois, la belle rouquine n'était pas dupe, elle n'était pas ici que pour un travail d'identification. Elle repris alors.

« Outre faire l'amour, qu'attendez-vous de moi princesse ? Je suppose que vous saviez déjà tout ceci a en juger par les fresques qui nous ont guidée jusqu'ici, Mona y figure en très bonne place. Sollicitez-vous mon assistance pour tenter de décrypter le langage de cette épée ? »

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Dim 7 Juil - 15:53

Elle la regardait, non, mieux, elle la dévorait du regard, ses yeux d’émeraude brillaient de cette indicible volupté, elle la voulait, connaître les douceurs de son corps, les senteurs de ses zones, la violence de ses pensées, elle voulait goûter au feu ardent de la conquête, au raisin de l'amour. Elle aurait pu faire des poèmes, des sonates, des opéras, elle aurait pu combattre en son nom. Elle aurait pu lui faire connaître une fabuleuse et aphrodisiaque beauté. Les vents de Ventus n'est-ce pas ? Elle n'était rien face à l'enfer d'Ignis qu'elle n'aurait pour rien échangé au paradis aqueux d'Aquaria. Des rêves d'une stupeur interdite étaient sien, elle aurait pu la prendre tout de suite, lui faire l'amour dans cette eau sublimée de leurs corps, elle aurait pu lui faire comprendre à quel point la Latia était la plus grande des régions. Non, des NATIONS !

Mais elle se retint, seul son sourire lubrique et ses yeux embrasés restaient, seules ses mains continuaient de bouger doucement, dans le vide, comme si elle pianotait de ses doigts graciles en écoutant la jeune ventusienne lui parler de son épée. Oh qu'elle continue, qu'elle utilise donc cette verve, cette magnifique verve ! Qu'elle lui parle ainsi pendant des heures, qu'elle lise une de ces ennuyantes ordonnances de médecins qu'elle serait toujours enchaînée à cette voix !

Seulement, cette dernière, bien qu'ayant réussi avec brio son petit test brûla une étape tout de suite, ne pas parler d'amour de cette façon, on aurait dit quelque chose de vulgaire et de sale. Elle ne le pensait pas, non, ce n'était pas de l'amour pour elle, mais une fusion du corps et de l'esprit, voilà pourquoi, quand la jeune femme revint dans l'eau, Octavia plaqua un doigt sur sa bouche, sensuellement, lentement, elle ne souriait plus réellement mais ses yeux brillaient toujours de cette inquiétante flamme.

"Cela est bien plus que de l'"amour", ma chère, c'est une fusion du corps et de l'esprit, ne sois pas si vulgaire et apprécies donc ce que l'on t'offres veux-tu ?"

Ce fut une menace, mais le ton utilisé était si emplit de douceur que la violence insidieuse de ses propos se perdait dans ses lèvres qui virent bien vite se poser sur le cou de l'antiquaire alors qu'elle l'embrassa de sa chaire charnue et experte du corps humain. Elle ne pouvait le voir, mais ses yeux se posèrent sur Néron qui se mit à frémir en la voyant faire, ses poings fermés, durs, une chaleur naquit dans la poitrine de la régente alors qu'elle jubilait, faire mettre l'homme dans tous ses états, voilà ce qu'elle aimait le plus. Ses mains baladeuses, elles, étaient déjà posées sur les hanches de la jeune femme, mais voilà qu'elle recula, se posant en face d'elle, croisant allègrement les jambes alors qu'elle toucha ses lèvres du bout des doigts. Elle aimait déjà le goût de la peau de sa future conquête...

"Bravo, tu as réussi, nous sommes heureuse de voir que tu l'as passé avec une grâce certaine. Et oui, tu as tout à fait raison, nous ne sommes pas assez dupe pour ne pas savoir qu'Ignis manque encore de culture de l'âge obscur. C'est ce dont nous avons le plus besoin ici, en Latia, et si nous voulons être une régente acceptable, alors nous nous devons de l'acquérir. La connaissance est beauté, le savoir, force, manier les deux, qui sont fondamentalement différents, ne feront que confirmer notre dessin divin. Alors, Kasumi Von Horstmann, aventurière, antiquaire, délicieuse créature... Dis nous donc tout ce que tu sais..."

Sa voix était plus langoureuse que du miel, pourtant personne ne pouvait en douter, c'était un ordre qu'elle venait de donner, elle voulait ces informations et l'avait bien fait comprendre, elle ne serait satisfaite qu'en les obtenant, Kasumi avait joué le jeu, elle était venue en Ignis, jusqu'en Latia même, elle avait répondu positivement à l'invitation. La suite des événements étaient clairs, Octavia n'accepterait la moindre déception, même venant d'une femme d'une autre contrée, aussi séduisante qu'elle était. Après tout, la régente de la Latia n'était-elle pas un tyran avec des gants de velours ? Si l'antiquaire ne l'avait pas remarqué alors elle le comprendrait tout de suite.

Un simplement claquement de doigts de la part de la Vestale brisa le silence et, sans un bruit, un esclave apparut, un plateau de nourriture dans les bras qu'il déposa délicatement sur l'eau, ce dernier flottant sans aucun soucis. On pouvait y trouver de nombreux fruits latiens, des raisins, des pommes trempées dans du miel, des oranges, des fraises. La régente ne fit que prendre du bout des doigts un quartier de pomme qu'elle lécha doucement de sa langue avant de le manger, un sourire de plaisir aux lèvres.

"Hm... Mange donc Kasumi, après tout, l'homme ne converse-t-il pas mieux le ventre plein ? C'est un simple plaisir, mais ces derniers ne sont-ils pas des plus délectables ?"

Elle se mit à rire, détendant soudainement l'atmosphère, même les esclaves semblèrent récupérer une stature normale. Ces derniers n'avaient pas réellement peur de la femme en elle même mais plutôt de ce dont elle était capable quand elle devenait plus tyran qu'hédoniste. Elle n'était pas passé loin du premier stade et quelques regards qui savaient qu'ils n'étaient pas remarqués de la régente en profitèrent pour voguer vers Kasumi, lui faisant comprendre de répondre sagement, elle n'était pas menacée et ne le serait pas, pas tant qu'elle ne deviendrait pas une déception pour la Vestale.

Elle était d'Ignis après tout, le culte de la force restait sien.

Et si elle était capable de bassesses, jamais elle ne s'abaisserait à l'idiotie ventusienne et leur jeu de politique. Sa force était sublime, sa force était supérieure, sa force était bien plus que ce qu'un être humain de son âge devrait posséder. Cette pensée, traversa l'esprit de la concernée qui se mit soudainement à rire de nouveau mais d'un violent, d'un rire presque possédé, du rire de celle n'ayant peur de rien et savant qu'elle n'avait aucune raison d'éprouver ce sentiment.

De celle qui créerait des rivières d'un sang enflammé avec la grâce d'une déesse pour obtenir ce qu'elle voulait, voilà où venait de mettre les pieds Kasumi Von Horstmann. Heureusement pour elle qu'Octavia la trouvait tout aussi amusante que séduisante.

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Lun 8 Juil - 19:00
Von Horstmann le savait, elle n'avait pas mis les pieds dans l'endroit le plus sur d'Albion. Se rendre en Ignis, faire face a l'un des enfants héritiers de ce pays, donc l'une des personnes les plus puissantes du continent, n'était pas l'idée la plus intelligence pour conserver sa tête sur ses épaules, pourtant, elle s'en moquait éperdument. Le risque, elle l'avait acceptée lorsqu'elle était enfant, lorsque son père lui avait fait rejoindre le centre de formation de la Confrérie des Assassins. Elle connaissait elle aussi le frisson que pouvait procurer le fait de retirer une vie, elle avait appris a le contrôler afin de ne pas libérer la bête qui était en elle, pour ne pas devenir la jeune femme qu'elle avait en face d'elle. Cependant, cela ne l’empêchait pas d'apprécier particulièrement les courbes de la princesse d'Ignis, de ressentir son corps bouillonnait de désir, son bas ventre frémir a la simple idée de sentir le contact de sa peau contre la sienne. Et cela, même une menace a peine voilée ne pourrait le réduire, peut-être un côté sadomasochiste, ou un désir de mort refoulé, mais diable, cette puissance ne faisait que représenter un attrait supplémentaire chez la rouquine qui ne semblait demander que cela. Cela lui permettait également de mieux cerner Octavia, qui visiblement, comme certain hédoniste Ventusien, n'appréciait pas l'expression « faire l'amour », trop connotée comme fleur bleue sans doute. Soit, elle trouverait bien autre chose.

Elle n'essaya même pas de résister lorsque la princesse vint a son contact pour embrasser la peau de son cou, bien au contraire, offerte, Kasumi pencha la tête et ferma les yeux quelques instants, laissant un soupir satisfait s'échapper de ses lèvres. Elle capta, lorsque la blonde se recula, la sourde colère du garde du corps en pleine crise de jalousie, mais la jeune femme s'en amusa, après tout, elle aimait provoquer cette réaction chez les autres, prouver qu'elle était capable de s'offrir ce qu'elle souhaitait en matière de rapport charnel. Elle espérait toujours pouvoir séduire un homme d'Aquaria et mettre en scène l'arrivée de son épouse alors qu'elle serait en plein ébat avec le mari... Mais elle avait encore un peu de travail pour cela ! Pour l'instant, elle écoutait la princesse la flatter en sachant bien que cela ne serait pas la seule chose qu'elle ferait. Octavia voulait les connaissances de l'âge obscur, ni plus ni moins, pour pouvoir diriger de manière complète la Latia, voire bien plus, et elle attendait de Kasumi une assistance, connaître toutes les choses que connaissait la rouquine a se sujet. Un sujet fastidieux, il existait encore de nombreuses histoires, certaines n'étaient que des mythes et des légendes, d'autres des histoires avérés, mais il était difficile de démêler le vrai du faux et cela nécessitait un travail archéologique.

Mais avant que la rousse ne puisse reprendre la parole, la princesse claqua des doigts et fit apparaître un plateau repas. Cet intermède permis a certain esclaves de lancer a l'étrangère un regard qui signifiait de prendre garde et de ne pas décevoir la régente. Pourtant, Kasumi aimait le risque, elle était sûre d'elle et persuadée qu'elle ne pouvait pas décevoir, car depuis le début de son existence, elle rêvait d'être exceptionnelle et était persuadée de pouvoir prouver a la princesse tout son intérêt. En faisant cela, elle jouerais certes son jeu, mais c'était ce que l'on attendait d'elle, Octavia devait savoir a quoi s'attendre un minimum en contactant l'une des aventurières les plus fantasques d'Albion et Von Horstmann tenait a prouver que sa réputation était encore en dessous de ce qu'elle était réellement. Kasumi porta son choix sur une orange en tout cas et commença a retirer la peau avec une certaine grâce, se contentant pour cela de ses ongles, puis croqua quelque peu dans cette dernière pour en goûter la saveur, fermant les yeux pour mieux en imprégner son corps. Puis elle afficha un sourire avant de répondre a la princesse tout en se rapprochant d'elle, mais de manière subtile pour pouvoir passer dans son dos.


« Il est vrai qu'il s'agit d'un plaisir simple, mais essentiel. Vos mets sont délicieux, je ne doutais point de la qualité de ses derniers, mais ils parviennent encore a me surprendre. Vous faire part de manière orale de mes connaissances dans l'ère obscur serait long et fastidieux, et peut-être pas très productif. Il s'agit pour la plupart de récit et légendes sur des personnalités illustre de cette époque que des ancêtres ont sauvé et que je m'efforce aujourd'hui de maintenir loin des déprédation Aquarianne. Si cela vous intéresse ceci dit, je pourrais vous faire part des ouvrages susceptible d'attirer votre auguste attention, moyennant la somme appropriée bien entendu... Cependant... »

Elle marqua une pause, juste pour pouvoir se rapprocher d'elle et poursuivre la suite en murmurant. Elle voulait prouver qu'elle n'était pas sotte et qu'elle avait conscience de la position particulière d'Octavia, des difficultés qu'elle pouvait avoir avec ses frères et sœurs, voire son père, après tout, elle ne devait, comme les autres, n'avoir que pour seul et unique objectif devenir la reine d'Ignis, voire d'Albion tout entier. Pour marquer cela, il fallait que les choses les plus intéressantes, celle qui ne relevaient pas du commerce, mais de la recherche et des progrès, soient édictées simplement par des murmures, que seul Octavia et personne d'autre n'entendraient. Il fallait que tout ceci passe cependant pour quelque chose de plus anodin et vu leurs situation, Kasumi jugea soudainement plus opportun de jouer a la tentatrice. Elle vint se coller contre le dos de la princesse, comprimant sa poitrine et laissant sa main gauche glisser sur son ventre plat. Pressant l'orange dans sa main droite, elle en laissa le jus couler sur le corps de cette dernière, épousant les formes de sa poitrine en murmurant de tel sorte a ce qu'elle seule puisse comprendre.

« Les Ventusiens créèrent la langue courante de l'ancienne, l'Empire créa la langue ancienne de l'obscur... Si nous voulons décrypter se langage, nous devons nous lancer dans la redécouverte du passé perdu. Aquaria dissimule peut-être la clef, mais nous devrions pouvoir reconstituer la « pierre philosophale », l'objet de recherche absolu des antiquaires du monde entier, en fouillant les sites archéologiques de l'âge obscur. Vous savez, je connais l'ancien langage, je l'ai étudier a Mihailov, offrez moi l'accès a vos archives sur l'ère obscur, ainsi qu'à certain site de fouille, avec certains de vos esclaves, que j'aimerais pouvoir choisir, et je vous promet des résultats que vous ne pourrez jamais obtenir de quiconque en Ignis... »

Elle avait murmurée juste au creux de son oreille et pour renforcer sa mise en scène, elle vint lui mordiller tendrement le lobe, espérant bien lui offrir quelques frissons, mais aussi prouver qu'elle était capable de faire preuve d'initiative également. Elle tourna de nouveau autour d'elle ensuite, revenant en face d'elle, mais elle s'abaissa afin de pouvoir aller lécher le jus d'orange couvrant désormais le corps de la princesse, laissant sa langue jouer de manière taquine sur la peau de l'héritière d'Ignis, chatouillant quelque peu le nombril, embrassant le sommet des collines de chairs, puis revenant vers le cou, enlaçant par la taille Octavia avant de terminer par une phrase fort élogieuse...

« Sachez en tout cas, princesse de l'astre solaire, que quelque soit votre décision, je serez toute a vous le temps que vous le jugerez utile... »

Elle jubilais a l'idée d'imaginer la rage du garde du corps a cette simple idée, mais se stopper en si bon chemin serait stupide. Caressant la joue d'Octavia de la main gauche, elle posa ses lèvres sur les siennes pour lui faire découvrir l'art des baisers étrangers, montrant une fougue presque insoupçonnable...

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Dim 21 Juil - 1:20
Elle soupira... Non, le soupir n'est qu'un spasme volontaire du corps afin de montrer un ennui, une lassitude, un bien être voir même une provocation. Dans le cas d'Octavia revenir à dire que le bruit qu'elle émit était un "soupir" serait pur mensonge. Pire, ce serait dénaturer la teneur de son comportement.

Elle gémissait, son corps laissait une chaleur indescriptible prendre part d'elle. Ce que lui faisait Kasumi était presque insoutenable. Elle voulait le clamer, elle voulait la prendre, là, maintenant, tout de suite, laisser ses lèvres parcourir les siennes, laisser son intimité fantasmer de violentes passions, de lugubres tentations, elle voulait devenir le pire des péchés aquarien pour passer une nuit avec cette nymphe.

Elle laissa la ventusienne l'approcher plus que nécessaire, elle la laissa poser ses mains sur son corps de déesse. Elle la laissa faire tout ce qu'elle voulait, le désir grimpait dangereusement en sa personne. Un peu plus et elle craquerait, un peu plus et elle franchirait une barrière.

Mais ce que disait la jeune femme était tout sauf insensé, et déjà elle prenait une réelle forme, elle comprenait ce qu'Octavia voulait impliquer de façon interne. Oui bien sûr, elle aurait besoin du langage ancien afin de décrypter l'obscur, elle n'était pas assez idiote pour ne pas y penser et cela faisait partie de ses plans. Néanmoins, pour l'instant, l'antiquaire n'était ni une amie, ni une personne de confiance. A vrai dire, très peu de gens l'étaient et même parmi eux la confiance d'Octavia était plus que limitée. La jeune Kasumi n'était donc qu'un pion, quelqu'un dont elle avait besoin et qu'elle devait abuser. A moins qu'elle montre une indéfectible loyauté il faudrait la surveiller quitte à la faire tuer. Mais avant cela, elle préférait s'amuser.

C'est pourquoi elle ne la coupa jamais dans son discours, la laissa parler, s'exprimer librement, car c'était aussi cela la Latia, la patrie de la libre parole. Chacun avait le droit à sa voie et la régente faisait extrêmement attention à ce que cela en soit bien le cas. Un gémissement nouveau proche d'un début d'orgasme traversa ses lèvres lorsque la ventusienne termina ce qu'elle avait à dire et s'approcha d'elle par derrière. Elle se sentait fondre, elle aurait pu laisser sa passion brûler en ces ardents transports quand elle le voulait. Elle se serait donnée corps et âme pour passer une minute de plus avec elle.

"Sortez..."

Sa voix était extatique, pas besoin de plus que les esclaves étaient déjà tous partis, seul Néron s'éloigna dans l'ombre de la pièce, et se mit derrière la porte, tout simplement. Il devait rester pour la protéger après tout, peu importe les invités.

Sans aucune autre vice de forme la régente se retourna, son regard était devenu celui d'un prédateur, celui d'une reine, non, d'une impératrice, elle avait cette folie, celle des meneurs d'homme, cette insanité qui forge les légendes. Celle faisant la différence entre la plèbe et les héros.

Sa bouche rencontra avec une violence incroyable celle de la rouquine, ses lèvres eurent à peine le temps de se remettre de ce choc que déjà sa langue violait la bouche de l'autre jeune femme, jouant à des jeux sensuels, barbares, durs et sans pitié mais dotés d'une sensualité et d'une beauté primaire. Celle de l'amant, de l'ardente passion, de la dévorante soif de l'autre. Son corps se mit tellement proche de celui de son invitée que cela en devenait presque obscène. Chaque parcelle de son être touchait l'autre et son intimité glissait sans vergogne contre celle de la jeune femme. Ses mains caressaient tout son corps, son dos, la courbure de ses hanches, la ligne de ses fesses. Elle voulait tout savoir, absolument tout, elle voulait obtenir son corps. Réclamer ce qui lui était dû, elle, la future reine de ce royaume décédant, elle voulait imprégner sa beauté, la rendre dépendante, d'elle.

Et elle s'arrêta, subitement tout cessa, elle recula, ses yeux étaient ceux d'un félin, ses joues, rouges du futur ébat, annonçaient des positions incroyables. Tout en elle se résumait au sexe primal. Il n'y avait plus de place à la douceur, seulement à une indicible force.

"... Il est temps que nous allions nous préparer, suis nous Kasumi."

Elle se releva, claquant des mains une nouvelle fois et les esclaves qui étaient partis revinrent en force, des serviettes dans les mains ils essuyèrent chaque partie du corps des deux femmes et les emmenèrent toutes les deux dans un lieu différent. Ici elles furent habillées des mains de maître des femmes latiennes. Pour Kasumi, une robe simple en soie blanche et des cothurnes dorées lui furent données, on aurait pu croire cet accoutrement sommaire, mais ce n'était pas le cas, la qualité des tissus parlait pour elle. La robe partait en un décolleté en V relativement impressionnant, tombant jusqu'à son nombril qui était dévoilé, les longs pans de la tenue cachaient ses jambes tout en étant assez transparent pour laisser entrevoir ce qui était derrière. Il lui fut ajouter nombre de bijoux, un collier en plaques d'or, des boucles d'oreilles formant elle aussi des plaques rectangulaires ouvragées de nombreuses pierreries. Ses cheveux furent dressés en un chignon simple et pourtant dont la complexité était certaine, dans ces derniers des huiles parfumées furent passées et des broches fleuries continuaient de l'orner. Ses bras furent couvert de moult bracelets dorés aussi, l'ostentatoire était presque une religion.

Quand Kasumi pu sortir, elle pouvait remarquer un carrosse les attendant, en son bord, Octavia y était déjà présente, son sourire parlait pour elle même, elle était visiblement contente du travail de ses petites mains. Elle portait aussi le même genre de tunique, extrêmement simple, à la différence qu'au lieu d'un décolleté en V cette dernière était bien plus osée. Seuls deux pans de tissus couvraient ses seins et épousaient tellement bien ses formes que dire qu'elle ne portait rien revenait presque du pareille au même. Les pans laissaient donc tout son torse de visible aussi bien de face que de dos. La seule chose permettant à ceux-ci de tenir sur elle étaient les épaulettes stylisées militaires qui tenaient. Sur son cou trônait un bijoux parfait, une chaîne dorée, de la finesse la plus totale et dont une simple goûte de diamant tombait dans son dos, tenue par la continuité de cette chaîne. Ses cheveux, eux étaient relâchés, seulement quelques tresses les parcourait, laissant l'or blond qu'elle possédait briller des mêmes huiles que l'antiquaire avait reçues. Ses bras tintaient de nombreux bracelets d'or entremêles les uns dans les autres, enfin, sa taille portait une ceinture de cuir magnifiquement ouvragé de lettres du langage obscur, laissant le reste de sa tunique envelopper ses jambes dans une fine transparence laissant voir ses longues bottes métalliques dorées. Elle arrivait, à concilier le militaire et la séduction. Pour elle, cela était total.

"Ne t'inquiètes pas, Kasumi, nous avons fait parvenir tout tes effets personnels jusque dans notre chambre, tu pourras les récupérer là bas quand le moment sera venu."

Cela était bien joué, d'une certaine façon elle empêchait son invitée d'avoir accès à tout objet qu'elle aurait caché au préalable dans la tenue qu'elle avait emporté avec elle. Mais cela était présenté avec tant d'envie et de candeur, qu'il était pour ainsi dire presque impossible de penser qu'elle l'avait fait exprès. Et après tout... N'était-ce pas réellement le cas ?

Elle se mit à rire doucement et fit signe au cocher de commencer à avancer. Le voyage ne dura pas longtemps bien que les foules se prosternaient en voyant le carrosse passer. La régente leur faisait des signes de la main, tous avaient l'air heureux. Gehanna avait l'air d'une utopie réelle, personne ne semblait réellement en mauvaise santé ou maltraité. Mais cela n'était possible que car le peuple était fort et que la faiblesse n'était pas acceptée. N'importe quel idiot l'aurait remarqué. Et c'était l'une des principales raisons pour lesquelles les mendiants ne pullulaient pas, ici bas.

Enfin elles arrivèrent au palais, sur ce dernier on pouvait lire des inscriptions en langage obscur et une en ancien "Domus Aurea" le nom de l’édifice. Les deux femmes furent accueillies avec un éloge impérial, à la limite du divin, Néron les suivant toujours de près comme une ombre silencieuse. Enfin, elles furent conduites, toutes les deux, dans une pièce, visiblement une salle de réception dont les statues en marbre, les instruments de musique, les tables royales et les tapisseries fines étaient les seules personnes pouvant les écouter. De nombreux rideaux de lin blanc voletaient doucement sous le souffle du vent. Et quelques mots murmurés plus tard, les quelques bougies qui étaient présentes se mirent à éclairer la pièce qui commençaient à sombrer dans le noir alors que la nuit menaçait.

"Bien... Nous voici à présent seules, nous pouvons donc parler pleinement affaires." Elle se posa calmement sur une chaise digne d'un roi, croisa les jambes de façon sensuelle et posa sa mâchoire contre son poing, la regardant comme un chasseur voyait une proie. "Le souper arrivera bientôt ne t'inquiètes pas, à présent que tu sais ce que nous voulons nous devons savoir ton prix, celui de ta loyauté. Tu l'auras deviné. Nous sommes passion, nous sommes amour, nous sommes divine, nous sommes tout ce dont ce monde à besoin pour prospérer mais nous n'y arriveront pas seule. Alors dis-nous, dis-nous quel est ton prix et nous exauceront ce souhait... Tu veux avoir accès à des chantiers d'excavation ? Accordé, tu veux pouvoir voir toi même certains objets, offert. Mais nous voulons savoir, qu'est-ce qui te pousse à ne pas nous trahir ?"

Son sourire était carnassier, elle était plus effrayante qu'autre chose. Mais le désir en elle, le danger de l'inconnu, la puissance qui était sienne, tout cela était affreusement érotique et elle ne voulait qu'une seule chose. Faire gindre le corps de la ventusienne. L'abuser de toutes les formes les plus sensuelles, les plus belles, les plus gracieuses, elle ne serait rien d'autre qu'une fantasque conquête, l'une des plus belles. C'est pourquoi ce feu intérieur brûlait en elle, c'était pour cela qu'elle était née.

Elle ferait sienne la jeune antiquaire.

Elle la rendrait dépendante.

Elle lui ferait comprendre que la puissance d'Ignis n'était rien face à sa passion dévorante.

La flamme éternelle de l'auto-destruction...

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Mar 30 Juil - 21:27
Alors qu’enfin, elle pensait avoir suffisamment placée l’ambiance sur le ton de l’érotisme, voilà que la princesse se dérobait soudainement à ses délicates attentions après pourtant avoir répondue de fort belle manière à ses sollicitations. Octavia n’était pas née de la dernière pluie, elle semait le chaud et le froid avec une maitrise étonnante, prouvant ainsi qu’elle valait probablement mieux que nombre de ses mâles de frère qui se serait probablement déjà jeté sur elle avec impatience et désir. Kasumi aimait particulièrement cela, les surprises rendaient les choses plus amusante et la résistance apportait plus de piquant, elle ne connaitrait qu’un moment meilleur lorsqu’enfin, elles s’abandonneraient définitivement à leurs pulsions primaire les poussant toutes deux l’une vers l’autre dans une fusion des corps extatiques. Pour le moment toutefois, la princesse dictait naturellement la suite du voyage et d’un claquement de main, fit revenir tout le monde. La jeune femme devrait se soumettre une nouvelle fois à une phase de préparation avant de pouvoir passer à la suite de son voyage. Elle se laissa guider, elle ne pouvait faire chose, mais n’en avait également nullement l’envie, laissant les dames de compagnies de la régente s’occuper de sa nouvelle tenue et le moins que l’on puisse dire était que malgré son statut social, elle n’avait que rarement l’occasion d’être aussi bien vêtue.

La robe en elle-même n’était pas vraiment en cause, même s’il s’agissait d’une robe magnifique, blanche en soie exposant à merveille ses atouts féminins sans les montrer, tout dans l’art de la suggestion, exactement le genre d’atours qu’elle dissimulait dans sa garde-robe. On lui fit une coiffure pouvant être considéré comme sophistiquée, qu’elle appréciait également, bien qu’elle se sentait tout aussi bien en libérant sa chevelure sans complexe, appréciant celle-ci a sa juste valeur, il était rare de trouver des rousses en Albion, elle l’était et en plus, elle était magnifique. Non, c’était au niveau des bijoux que cela était réellement impressionnant : des bracelets dorées en nombre impressionnant, un collier en or magnifique et des boucles d’oreilles serti de nombreuses pierres précieuses capable de faire rêver n’importe quel Ventusienne pour qui le cliquant avait bien plus d’importance que le sexe (chose assez rare certes, mais…) quoi qu’il en soit, une preuve supplémentaire que la régente plaçait l’ostentatoire et le magnifique au-dessus de tout, sinon, elle n’aurait guère prit la peine de vêtir la demoiselle ainsi, elle une simple étrangère venu d’un pays lointain aux mœurs légère et bien différente de celle de sa région, encore que…

Lorsque la tueuse rejoint son hôte, cette dernière avait également changée de tenue et l’attendait devait un carrosse. Sa robe, ou plutôt son maillot, était du genre a ne même pas laisser de place à l’imagination : cela ne dérangeait pas outre mesure Kasumi, d’autant plus que ce spectacle était un réel plaisir pour les yeux. Toutefois, la demoiselle n’en perdait pas pour autant sa vigilance ni même son sens de l’observation : malgré un désir réel coulant dans ses veines, elle était toujours capable de faire fonctionner son cerveau, elle admettait volontiers qu’il s’agissait de quelque chose qu’elle avait apprise a Mihailov : être capable de profiter des plaisirs de la chair en toute occasion. Elle était bel et bien consciente qu’il ne s’agissait probablement pas d’un hasard si on l’avait dépouillée de ses effets personnels pour l’habiller ensuite des costumes locaux. Bien entendu, Octavia savait le souffler de ses lèvres sensuelles avec toute l’innocence d’une Succube désirant dévorer sa victime, il était également exact qu’ainsi, Von Horsmann correspondait davantage aux canons de la société de la Latia, à savoir la beauté, le luxe et l’ostentatoire. Toutefois, la tueuse savait que cela ne se limitait guère à ses deux seules notions, il s’agissait d’une mesure de sécurité bien entendu.

De cette façon, ils pouvaient au loisir fouiller ses effets personnels, s’assurer qu’elle n’aurait pas accès a certain moyen d’agresser la princesse ou de lui faire du tords. Kasumi s’attendait de toute façon à subir de nombreux contrôle, une étrangère dans un pays comme Ignis, son statut comme son sexe en faisait quelqu’un de suspects. Toutefois, elle en savait désormais plus sur les méthodes de la princesse et de son entourage, ce qui l’amena à conclure que si elle désirait venir à bout de la belle blonde un jour, ce qui n’était pour l’instant pas au programme bien entendu, elle devrait disposer d’un soutien local afin de dissimuler ses armes et pouvoir les récupérer à l’insu du service de sécurité d’Octavia et surtout de son chevalier. Pour l’instant toutefois, elle savait qu’elle n’avait rien à se reprocher car elle n’avait rien emmenée de compromettant et pouvait donc poursuivre son parcours dans la découverte d’une région qu’elle n’aurait pas soupçonné une seule seconde en Ignis sans aucun problème. Elle répondit a la princesse d’un geste accompagné d’un sourire signifiant qu’il n’y avait pas de problème avant de monter dans le carrosse pour ce qui semblait être l’ultime étape de ce voyage.

Le voyage fut plus court, le palais étant situé non loin de leur point de départ. Celui-ci, comme tous les éléments de cette ville, transpirait l’opulence ainsi que la majesté et portait de nombreuses inscriptions en langage obscur ainsi qu’une dans la langue ancienne. L’espace d’un instant, Kasumi se demanda combien de prince et princesse, voire peut-être si le roi lui-même, se rendait compte que l’une de ses filles avait une citation dans la langue honnis sur son palais… Bien que rien n’en fût visible, ceci l’amusait fortement, même si elle ne se perdit guère trop longtemps dans l’étude de cette question. Le décorum était encore plus grandiose ici que dans les autres bâtiments, hormis peut-être le colisée. Statue, tapisserie et autre éléments du décor étaient désormais éclairé par des chandelles, la nuit s’approchant, offrant un spectacle encore plus splendide dont le jeu de lumière tournait de tel sorte à ce qu’il place naturellement Octavia en valeur plus encore que ses formes et sa prestance ne le faisait déjà ! Cette dernière avait pris place sur son trône et repris rapidement la parole après avoir adoptée une pause probablement totalement calculée.

Sa question était légitime : Kasumi venait d’un autre pays, vivait dans d’autre mœurs et était une commerciale, ce qui signifiait dans l’esprit de nombreuses personnes qu’elle ne travaillait que pour le plus offrant, comme un vulgaire mercenaire. Pourtant, il y avait différente façon de voir cela et elle allait présenter des arguments particuliers. Il suffisait de présenter la chose correctement et elle ne doutait pas qu’Octavia serait conquise. Si cette dernière arborait un regard carnassier, Kasumi aussi était dans une entreprise de séduction dont les résultats pouvaient jouer sur son existence. Cela signifiait qu’elle n’avait guère le droit à l’erreur et qu’elle devait donc convaincre rapidement. Fort heureusement, la séduction fut toujours l’une de ses qualités premières, de plus, elle disposait d’arguments qui, elle l’espérait, saurait convaincre la princesse de sa bonne foi. Enfin, il y avait ce désir qui les attiraient l’une envers l’autres, sur lequel elle pouvait également jouer afin d’être plus facilement acceptée. Elle se rapprocha d’elle, s’installa sur un siège non loin du trône et débuta donc son récit.


« Une question légitime, qui offre toutefois une réponse fort simple : vous m’offrez une opportunité unique d’entrer dans l’histoire. Je ne suis qu’une simple antiquaire, même si je suis l’une des plus reconnues, il semblerait que les gens de mon peuple est sous-estimé mes talents. Vous, vous m’offrez l’opportunité de pouvoir me pencher sur un sujet qui, si nous atteignons notre objectif, et je suis certaine que nous réussirons, sera capable de changer ce monde. L’histoire retiendra qu’Octavia d’Ignis a conquis le monde en découvrant la langue obscur, une tâche dans laquelle moi, Kasumi aurait offert mon soutien. Comment résister à une telle offre ? J’ai l’opportunité de vous permettre de prendre la place que vous méritez dans l’histoire, moi, simple commerçante sans importance. Abandonner cela ne serait que folie pure, je ne pourrais jamais m’y résoudre. »

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Mer 7 Aoû - 14:47
Octavia souriait, elle aimait terriblement voir Kasumi à son aise. Cette dernière ne semblait pas impressionnée -ou bien elle le cachait diablement bien-, non, au contraire, elle avait l'air habituée à une certaine opulence. Ou bien alors elle était de ce type de femmes à savoir se maîtriser à la perfection à un tel point qu'on n'en voyait jamais transparaître la moindre émotion.

Mais la régente n'aimait pas ce type de personnes. A quoi bon cacher ce que l'on ressent ? Il est tellement meilleur et naturel que de se laisser submerger par les torrents brûlants des transports humains. Pour rien au monde elle ne se serait laissée tomber à une telle bassesse. Les arts exigent l'Emotion. Et elle, et elle seule, était capable de les fournir de façon indécente en ressenti divin. Après tout, n'était-elle pas sublime ? Sublimée ? Magnifiée ? Prophétesse ? Elle voyait dans le feu des choses, de nombreuses choses, elle pouvait tout ressentir.

Alors quand la marchande lui parla de sa puissance et célébrité à venir, cette dernière senti la chaleur remonter en elle, oui, c'était si beau, si bon, la force, la beauté, le pouvoir. Tout cela serait à elle si elle obtenait tout simplement ces langages anciens. Même la langue interdite lui ferait plaisir, elle n'était pas idiote, elle connaissait l'histoire, elle savait plus que bien quel sort avait ravagé Lex et qui l'avait lancé.

Elle voulait ce sort.

Elle voulait cette force, écraser ces misérables insectes qu'étaient ses ennemis de ses mains. Montrer qu'une femme est un sexe bien plus pertinent qu'un simple pénis. Enflammer le cœur de tous. Cette promesse lui était bien plus qu'alléchante. Pire, ce n'en était pas même une. C'était une prophétie, quelque chose qui allait se réaliser. Elle le savait, elle marcherait sur tous, elle les tuerait tous pour peu qu'ils se mettent en travers de son chemin. Et, alors qu'elle écoutait avec un silence presque religieux Kasumi, son regard devint presque vitreux, perdue dans ses pensées elle se noyait dans les flammes de son futur règne. De la transformation que Lex allait subir, de l'avènement des Vestales à la tête de ce royaume. Non, de cet Empire. Oui, elle ferait tomber son père de ses propres mains, elle ferait couler le sang bleu de cet être si puissant elle même. Et elle n'aurait aucune pitié, la pitié est faiblesse, Ignis n'est que force, ce serait faire honte à cette nation que d'utiliser de telles méthodes. Ce qui est né par le feu, doit périr par le feu.

Alors, soudainement, elle revint comme à la vie, son regard se posa de nouveau sur Kasumi, embrasé, un rire perça doucement de ses lèvres, tout doucement, d'abord lascif et presque inexistant, puis soudainement endiablé et finalement hystérique. Elle riait comme une folle, telle une possédée, elle tenait ses propres côtes comme si ces dernières menaçaient de tomber au moindre faux mouvement. Et elle riait, elle riait, de cette voix cristalline qui annonçait des cauchemars à venir, l'intensité des flammes de bougies augmenta soudainement, comme si la propre mana d'Octavia lui échappait même. Et le rire s'amplifia, devint gigantesque et résonnait dans la pièce. Dire que cela était inquiétant sera un euphémisme. Elle faisait terriblement peur.

Mais, subitement, elle s'arrêta en penchant la tête en avant, cachée sous ses cheveux ses épaules étaient encore saccadées de sa frénésie et on pouvait encore l'entendre glousser. Une main était posée sur sa bouche, comme si elle voulait se taire elle, enfin, seulement après quelques minutes, sa voix perça;

"Kasumi..."

Elle était douce, comme si sa crise n'avait jamais eu lieu. Pire encore, quand son visage fut de nouveau visible, il avait déjà perdu toute traces de cela. Elle se leva donc, marchant calmement, ses pas faisant un léger claquement à chaque fois qu'elle posait son talon par terre sur le marbre polis de la pièce. En passant, elle caressa le dos de la jeune femme et lui prit la main, la forçant à la suivre, l'attirant dehors, elle poussa l'un des longs pans de tissu lourd qui voletait agréablement au vent. Ce dernier s'était rafraîchi et les deux femmes pouvaient le sentir sur leur corps. Seulement, alors qu'elles avançaient en dehors du palais, un grand brasier dominait la ville. d'une hauteur d'à peu près deux mètres, il surplombait en hauteur la cité et semblait la surveiller. Le regard de la régente fut plus hypnotisé par lui que par le coucher de Soleil.

"Regarde, que vois-tu ? Ce qui est né par les flammes doit mourir par les flammes. Quand on joue à un jeu de pouvoirs, soit l'on gagne, soit l'on meurt. Nous ne sommes pas de celles qui veulent mourir. Nous voulons cet Empire. C'est pour cela que nous devons obtenir ton aide, sois loyale et tu seras plus riche que tu ne l'as jamais rêvé, tu pourrais même avoir une place dans notre Empire. Nous avons vu ton sceau dans les bains, tu es magicienne ? Tes capacités pourraient être fort utiles. Trouve nous le véritable nom d'Aestus Estus, nous te donneront tout ce qu'il faut pour mener tes recherches. Comme ces flammes nous sommes force, beauté, violence. C'est pour cela qu'elles sont l'élément ultime, l'homme est né des cendres et y retourne à sa mort. Nous devons faire comprendre cette magnificence au monde, le comprends-tu ? Mais nous ne sommes pas idiote, il nous manque bien trop pour frapper. Commençons pas une chose alors, nous voulons que tu nous vendes des livres d'apprentissage de langue ancienne. N'importe lesquels tant qu'ils nous aideront."

Elle se retourna vers la ventusienne, elle savait qu'elle se mettait dans une position étriquée, mais encore une fois, qu'avait-elle réellement à craindre, elle pouvait la tuer, là, maintenant, sans la moindre trace ni représailles part la suite. Elle pouvait la faire surveiller tout aussi efficacement que les espions de Ventus. Elle pouvait la détruire de l'intérieur. Elle pourrait lui faire les pires maux, elle savait qu'elle resterait fidèle pour l'instant et qu'elle n'ébruiterait pas le mot. Et quand bien même, elle les ferait tous tuer. Personne ne crache sur son honneur et on se moque encore moins d'elle. Elle était faite pour régner, mais on obtient pas le pouvoir en s'énervant très fort contre son paternel, non. Si elle devait apprendre cette soit-disante langue des traîtres pour gagner, alors elle le ferait. Elle ne possédait pas la virtuosité et de Waëlen aussi douloureux que ce fusse pour elle de le reconnaître. Alors il faudrait ruser, se montrer plus intelligente, plus forte. Et au final, n'était-ce pas non plus une force que de détruire son père soit même, même si les outils utilisés sont ceux qu'il déteste le plus au monde ?

Elle prit la main de Kasumi dans la sienne, rapprochant leurs deux corps par conséquence, elle lui parla doucement, sur un ton lascif, presque trop séducteur pour pouvoir humainement y résister;

"Nous avons terriblement besoin de tes dons, donne-nous la connaissance, femme du pays des vents..."

Et elle lui embrassa lentement et sensuellement le cou, l'antiquaire ne pouvait le voir, mais le regard d'Octavia, niché dans son cou devint presque malsain, elle allait obtenir sa puissance, elle allait devenir omnisciente.

Et elle ne s'arrêterait qu'une fois Impératrice.

Elle serait la régente de ce royaume décadent et le ferait fleurir, elle magnifierait sa beauté actuelle.

Et à ce moment là, Ventus, Aquaria et Terra s'agenouilleront tous face à elle.

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Jeu 22 Aoû - 0:34
Dans le fond, il n’était pas si difficile de comprendre Octavia. Elle représentait un torrent de passion et d’ambition, le premier se libérait constamment tandis que le second restait tapi en attendant de pouvoir se déchainer de manière bien plus violente que le premier. Kasumi avait bien vite compris cela et c’était dans l’objectif justement de pouvoir toucher ses cordes si particulières dans l’âme de la régente de Latia qu’elle avait choisi son discours. Bien entendu, elle avait parlé d’elle-même, puisque c’était ce que la blonde avait demandée à l’étrangère rousse, mais elle avait tournée subtilement ses interrogations afin de mettre en valeur la blonde, replacer la princesse au centre des préoccupation et créer un rapport ou elle admettait de facto son infériorité, même si en réalité, elle n’en pensait pas un mot. Pourtant, il y avait une part au fond d’elle-même qui était tentée de se lancer pleinement dans cette aventure et elle savait qu’elle le ferait, du moins en grande partie, la personnalité d’Octavia, bien que Chaotique, la rendait intéressante et sa beauté en faisait un objet de désir constant que la rouquine avait bien du mal à garder en dehors de son esprit, peut-être parce qu’elle était toujours dans son champ de vision, ce qui nourrissait nombre de pensée qu’il est préférable de taire, quoi que…

Von Horstmann n’était pas la seule à fantasmer, même si la princesse d’Ignis n’était pas particulièrement sur la même longueur d’onde que la rouquine, cette dernière avait atteint son objectif : plonger la princesse dans les rêves de gloire et de commandement, celui de son propre empire ou tout le monde s’agenouillerait devant elle et la vénérerait. Personne ne savait jusqu’où s’étendait le pouvoir de la magie obscure, l’on en connaissait certain danger, comme la folie qui avait conduit Mona Mayfair a l’autodestruction après un magnifique baroud d’honneur, mais pas tous les bienfaits qu’elle était capable d’apporter. Si la vie éternelle, ou au moins la jeunesse, pouvait être acquise, Octavia n’en serait surement que plus ravi, Kasumi imaginait volontiers que la belle blonde n’accepterait certainement pas de voir son corps décliner et devenir faible et décrépit, dépourvue de la beauté qu’elle arborait en ce moment. Autant dire que la tueuse avait toutes les cartes en main pour faire naitre la tentation chez elle, mais elle n’en avait plus guère besoin, Octavia était dans son monde, celui où elle était reine éternelle et Kasumi n’avait plus d’effort à faire pour l’y glisser.

Elle sorti toutefois de son monde pour observer la rouquine avant d’éclater d’un rire d’abord sensuel, puis d’un coup extatique, le genre qui vous glaçais le sang, mais a la place, la tueuse afficha un sourire qui semblait affirmer qu’elle appréciait particulièrement le spectacle, elle ne fit aucun commentaire et la laissa rire, puis reprendre ses esprits avant d’être de nouveau capable de parler. Elle se contenta de la nommer avant de se lever et lui prendre la main pour la mener au dehors. La nuit était maintenant en train de prendre le dessus, ce qui avait rafraichit l’atmosphère, toutefois, l’on pouvait encore admirer le coucher de soleil, même si dans l’instant, ce n’était pas la chose la plus importante dans le paysage, mais un magnifique et puissant brasier qui dominait celui-ci. Von Horstmann se demanda de quoi il pouvait s’agit : brûlait-elle un village d’opposant, ou bien s’agissait-il d’un brasier sacrificiel ou encore juste d’une lumière fêtant son passage… Mais son regard se posa sur la silhouette de la princesse et ses questions prirent soudain l’allure de simple préoccupation futile face au besoin de plus en plus grand qu’elle avait de dénudée cette sirène, de pouvoir gouter a sa chair et s’enivrer de ses douces sensations orgasmique… Toutefois, ce n’était pas encore le moment de céder, même s’il devenait de plus en plus difficile de résister à la tentation.

Il n’y avait pas à dire, Octavia savait séduire. Il y avait quelque chose de terriblement tentant à entrer dans ce jeu de pouvoir, permettre à cette créature d’exception de devenir une véritable impératrice et avoir le plaisir de voir le roi Iskandar, ce butor prétentieux et misogyne, implorer une pitié dont il ne bénéficiera jamais. Oui, il y avait quelque chose qui pouvait pousser l’âme de l’antiquaire à vouloir soutenir pleinement la cause de la blonde. Toutefois, elle ne devait pas oublier le tyran qui se dissimulait derrière la silhouette de la tentatrice pleine de grâce. Kasumi servirait Octavia, elle retrouverait le nom de son arme, elle aurait tout loisir de s’abandonner à la passion charnelle qu’elle ressentait pour la magnifique blonde, mais lors de l’instant fatidique, elle serait amenée à glisser sa lame d’assassin dans le cœur de la blonde afin de s’assurer de l’avenir du peuple d’Albion, elle en avait pleinement conscience, même si pour la première fois de sa vie, cette idée la répugnait quelque peu… Juste quelque peu. Son malaise intérieur restait invisible, car tout cela se mélangeait avec le désir et l’admiration du décor, conjuguer a son entrainement faisant d’elle une parfaite actrice.

La blonde était obligée d’admettre qu’elle avait besoin de quelqu’un, être dépendante de Kasumi lui serait probablement difficile, elle devait essayer d’effacer ce sentiment en goutant au corps de la rouquine. Cette dernière la laissa sans rechigner lui embrasser le cou, penchant la tête sur le côté et laissant des gémissements s’échapper de ses lèvres, elle n’avait plus envie de les retenir. Il y avait pourtant encore des choses à dire, des choses à discuter, mais elle irait à l’essentiel, les détails, bien qu’important, viendrait seulement après, une fois qu’elle aurait consommée la passion qui brulait au plus profond de son être pour la blonde qui lui faisait face. Pour cela toutefois, il lui fallait faire preuve de sa loyauté et donc faire serment d’allégeance. Pour cela cependant, elle allait faire une petite mise en scène à sa façon. Hors de question qu’elle devienne comme n’importe qui, Von Horstmann avait sa fierté et comptait bien baser en partie sa relation avec Octavia sur le fait qu’elle était profondément différente des autres et donc qu’elle méritait sa place à ses côtés car elle était exceptionnelle, sortant de l’ordinaire, en un seul mot : totalement indispensable. Elle voulait séduire autant qu’elle, même si ce n’était pas dans son objectif d’assassin, elle l’aurait fait quand même, car c’était dans son tempérament naturel.

A regret, elle s’éloigna de la princesse, ne pouvant ainsi plus profiter des caresses de ses doigts, ni des baisers de ses lèvres, mais elle restait patiente, cela viendrait. Puis elle se retourna et fixa la régente droit dans les yeux l’espace de quelques instants. A partir de maintenant, elles seraient deux conspiratrices associées dans un même objectif, elles ne feraient qu’une dans le but d’atteindre le renversement du tyran et l’établissement d’un nouvel ordre mondial. Remontant ses mains vers ses épaules, Kasumi attrapa les bretelles de sa robe avant de la faire tomber sur le sol, se retrouvant de nouveau dans le plus simple apparat, ignorant totalement le froid qui glissait en cette heure tardive. Elle fit quelque chose qu’elle n’aurait jamais faite naturellement, mais que ses talents d’actrice lui permettaient d’imiter à la perfection, c’est-à-dire plier un genou à terre en baissant la tête, en signe de fidélité et de soumission d’une certaine façon. Elle faisait cela en partie pour effacer le malaise chez Octavia qui la poussait à dépendre d’elle pour acquérir les connaissances dont elle avait besoin. Lorsqu’elle reprit enfin la parole, elle le fit dans un ton clair et limpide, scellant ainsi définitivement le pacte.


« Je serais le catalyseur, le vent tonitruant qui donnera à ce brasier la force de s’affirmer comme le plus fort et consumera tout ce qui se placera sur votre route. Je retrouverai le nom véritable de votre lame, je vous offrirez la puissance nécessaire pour réduire des cités en cendre afin de pouvoir porter votre étendard et inscrire mon nom en dessous du votre dans l’histoire. Aujourd’hui, je m’engage à faire de vous l’être ultime qui sommeille encore, attendant le renversement implacable des imbéciles et des lèches bottes. »

Toutefois, Kasumi sans provocation ne serait décemment pas Kasumi, aussi cette dernière se releva sans même attendre un mot d’Octavia, même si elle faisait preuve de soumission, elle voulait tout de même imprimer sa marque, montrer une fois encore sa différence, elle était l’étrangère, avec ses coutumes et sa personnalité et c’était pour cela qu’Octavia l’avait fait venir, pas pour avoir une chienne servile, elle en disposait d’autant qu’elle en avait besoin en Ignis et pouvait en soumettre autant qu’elle le désirait. Elle vint coller son corps nue contre celui de la princesse, glissant sensuellement vers elle, l’enlaçant avec prestances et laissant son souffle chaud se glisser dans le cou, puis sur les lèvres de la blonde, qu’elle décida finalement de capturer de nouveau dans un langoureux baiser, ses mains glissant dans la longue chevelure blonde. Voilà la manière dont une femme de Ventus scellait un accord aussi important que celui-ci. Mais toutefois, elle finit par l’interrompre et murmura une demande qu’elle ne pouvait plus retenir, en ayant définitivement assez d’attendre.

« Maintenant, et si nous rejoignons un endroit plus approprier pour consumer enfin le désir que nous nous efforçons de faire bruler depuis plusieurs heures ? »

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