Le bon vent nous guidera toujours au bon port [Libre]



 

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Le bon vent nous guidera toujours au bon port [Libre]

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Sam 22 Juin - 20:43
­» 20 Février 762, 14h30 » Au coeur du chaos de la citée portuaire


    Cela fait déjà plus de quatre mois depuis la dernière fois où l’équipage du Virgo Mare a mit le pied à terre. Certes la vie en mer est fort plaisante et notre cher protagoniste y demeurait sans doute un peu plus longtemps si ce n’étaient pas que les rations sont basses et que nombreux marchands attendent avec impatience l’arrivé des nombreux produits à bord du navire. Une douce brise souffle faisant gonfler les voiles. À l’horizon les premiers signes de terre apparaissent peu à peu. Percher tout en haut du grand mat, les prunelles de l’enfant de la mer sont posées sur l’horizon. Le soleil à son zénith, avec le vent actuel ils arriveront au port avant dans environ deux heures. Bercer par les vagues, il s’agit du calme avant la tempête du marché d’Iris Mona.

    À la barre le capitaine cri haut et fort ordonnant aux hommes de se préparer peu à peu avant l’arriver au port. Tel un singe, notre exotique personnage se laissa alors glisser le long d’une corde avant d’atterrir pieds nus sur le pont. Aux yeux des gens qui ne sont point familier avec le mode de vie navale, il s’agit d’un véritable chaos alors que chaque hommes cours à son poste, mais pour nos fils de la mer il s’agit d’une simple routine. Affalent la grande voile, hissant les bonnettes, tout devait être en place avant l’atterrage. La vie de marin n’est point pour les fainéants, sur le Virgo Mare mieux vaut faire sa part ou sinon attention à la fureur du capitaine Elone!

    Les doux parfums du port atteignit les narines d’As’ad. Bercer par la douce mélodie des vagues ce brisant sur le bois du quai, le chant des goélands annonçant que la terre n’est plus bien loin, notre protagoniste ne pu s’empêcher de sourire à pleine dents. Il doit se l’avouer, le chaos d’Iris Mona lui a manqué. Les jolies filles libertine, l’alcool en abondance et de la nourriture qui ne goûte pas l’eau de mer est toujours apprécier par tout loup de mer. Certes son cœur appartient aux eaux qui bercent le continent d’Albion, mais le retour sur la terre ferme fait du bien par moment… surtout avoir l’occasion d’être en compagnie de jolies jeunes filles. C’est vraiment ce qui lui manque le plus lors de ses voyages. Certes ses confrères sont de bonne compagnie, mais ils sont des hommes et As’ad aime bien le confort retrouver entre les cuisses d’une séduisante femme.

    Voilà le temps du mouillage, l’encre touche donc le fond alors que les voiles sont affaler, le Virgo Mare à sec toile, As’ad et ses confrères larges les amarres avant de décharger la marchandise. Chaleureusement accueillit par les marchands locaux, alors que le capitaine discute avec les acheteurs, le reste de l’équipage débarque le cargo. Des épices de Ventus, des tissues d’Aquaria, le Virgo Mare possède des produits des quatre coins d’Albion et les gents d’Iris Mona sont toujours prêt à payer le prix afin d’obtenir les produits les plus exotiques.

    Certes cela est bien beau, mais une fois le cargo à terre, que faire ? Cette nuit ils vont demeurer au port, demain ils vont charger de la nouvelle marchandise et des rations pour leur prochain voyage. La vie dans la marine marchande est riche en aventure, mais pauvre en repos. Enfin, ce soir on célèbre dans la taverne du coin ! Laisser à lui-même, notre exotique personnage décida de s’aventurer un peu plus profondément dans la cité, il rejoindra ses confrères à taverne plus tard. Le «Vieux loup» est leurs endroits favoris pour boire car l’alcool coule à plein et les femmes sont chaudes et toujours prête à réconforter un charmant marin. Des femmes, de l’alcool, il en aura plus tard, pour l’instant les mille et une babioles du marché d’Iris Mona attirent notre cher As’ad. Avec tant de chose à voir, sans être trop distrait par les charmantes demoiselles, l’enfant de la mer a de quoi s’occuper pour la journée. Ce n’est pas comme si c’est uniquement pour le plaisir vous savez ! Ce dernier en profite par la même occasion afin de retrouver les meilleurs endroits afin d’acheter des rations.

    Cela fait quinze, vingt minutes peut-être que ce dernier ce balade ainsi, mieux vaut faire une petite pause. En mer il y a toujours une douce brise pour rafraichir lors d’une journée aussi chaude, mais en plein cœur d’une cité le vent est nettement plus rare. Le dos appuyé contre un mur lui offrant un peu d’ombre, As’ad observe les gens qui l’entoure. Quel bel endroit tout de même, tant de culture, de vie ! Un léger sourire à ses lèvres, ce frottant la barbe du bout des doigts, As’ad ne pouvait se sentait heureux en voyant quelques jeunes enfant jouer non loin. Tant de bonheur et d’innocence, trop de gens perdent leur imagination et leur capacité à s’émerveillé face aux merveilles du monde en grandissant. Notre protagoniste a su conserver un cœur d’enfant et le monde ne cessera jamais de l’émerveiller !



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Lun 1 Juil - 22:52
Sur le port, parmi les étals des marins marchands et la foule, à travers la bise qui charriait l'odeur iodée de la mer et les fragrances de fruits de mer, un duo se frayait un chemin dans la foule de quidams. Le premier, prenant les devant, était un terran massif. Malgré son accoutrement de civil, son épée massive attachée au dos et sa carrure athlétique parfaitement entretenue trahissaient un statut qui n'était pas banal. Derrière lui, une femme habillée de façon bourge sans être trop opulente. Cette dernière observait d'un œil critique chaque étal, comme si elle cherchait une pierre précieuse de la taille d'un grain de poussière. Bien qu'elle ne fasse que passer devant la plupart, elle s'arrêtait parfois, examinait un article, demandait le prix, marchandait jusqu'à avoir l'avantage et donnait l'adresse de l'auberge où elle séjournait avant de repartir. Le marchandage durait parfois tellement longtemps que la patience du grand homme était mise à la plus rude des épreuves.

« Je croyais qu'on devait rester discret.
- Et nous le sommes.
- On s'arrête à un étal sur 3 pour que tu marchandes des babioles, des potteries, des œuvres d'art ou que sais-je encore, ce qui indique que tu as probablement plus d'argent que tous les passants réunis. Je sais que je dois assurer ta protection pendant ton « voyage d'affaire », mais j'aimerais éviter d'avoir à sortir mon épée.
- Notre navire quitte le port demain à l'aube. Je doute fortement qu'on s'en pernne à nous d'ici là. Et quand bien même un groupe de manants aurait l'audace de s'en prendre à nous, il leur en cuira.
- Et au nom du ciel, fais l'effort de parler comme n'importe qui ! Tu parles de manière trop noble ! Même un ours lépreux rose fuchsia serait plus discret que toi !
- N'aurais-tu point pu me comparer à un animal plus noble qu'un ours ? Tel un chaton, une lionne ou un papillon ?
- J'y penserais la prochaine fois... si tu fais des efforts pour modérer ta fièvre acheteuse et ton dialogue de bourge. »

Une fois encore, la sénatrice ventusienne a entrainé son pactisant dans un de ses voyages. Bien que le motif officiel, à savoir faire un séjour en Ignis étudier leur politique afin de s'inspirer des meilleurs points (aussi peu nombreux soient-ils) pour améliorer le niveau de leur patrie, Lucrecia a une fois encore insisté pour dilapider son argent dans l'acquisition de produits locaux. Pas une fortune, évidemment, mais si la quantité d'or n'était pas élevée, elle n'en a pas moins acheté énormément d'articles et ce sera encore à Kerrys de jouer les porteurs.

« Bon... on bouge ou je dois te confisquer ta bourse ?
- Je te mets au défi d'essayer. N'oublie point que je suis sénatrice, mon cher. Un mot de moi et je te renvoie récurer les latrines de ton complexe militaire. »

Kerrys se tut. Il savait bien que, même si elle en avait le pouvoir, Lucrecia ne se risquerait pas à rétrograder son pactisant : sa situation militaire lui était nécessaire, même si Kerrys ignorait encore comment et pourquoi. Toutefois, attiser la colère de son amie était tout sauf une bonne idée.

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Mar 2 Juil - 15:38
    La chanson des quartiers ne changent jamais et cela peu importe la cité dans laquelle vous vous trouvez mes chers amis. Dans tous les coins il y aura toujours des marchands en train de venter la qualité de la marchandise qu’il vous offre. Il n’y a rien de plus beau, rien de mieux et aucun meilleur prix à travers tout Albion, c’est ce qu’ils vous diront tous et vous allez les croire la plupart du temps. Il y aura toujours de tout afin de satisfaire les besoins des gens dont la bourse est bien remplie. Les marchands vous direz qu’ils vous font un prix d’ami, car ils vous aiment bien. Ce que vous ne savez pas toutefois c’est qu’il vous revend le produit le double du prix qu’il a payé les marins qui l’ont livré à ce port. Enfin, ce n’est pas comme si les marins marchands s’en soucis énormément non plus, car la plupart du temps eux même ce font un certains profit sur la marchandise. C’est ainsi que la vie fonctionne, si le produit ce doit d’être importé ne vous attendez pas à payer le prix juste pour le produit, mais plutôt le double du coût de ce que ça vaut dans la province d’origine.

    Toujours appuyé contre un mur de pierre, notre marchand écoute les rumeurs du marché tout en observant des jeunes gens jouer non loin de lui. Ils courent entre les adultes, jouant au chat et à la sourie. Derrière la barbe ébène de notre exotique protagoniste un petit sourire s’affiche face à une telle innocence. Oubliant un peu les rumeurs du marché, se dernier ne fait qu’écouter la mélodie du rire d’enfant. Les jours d’enfance, c’est comme si son enfance était hier, il s’en souvient toujours et ne s’en détache aucunement. Il a conservé le cœur jeune notre cher As’ad, refusant de vieillir trop. Le monde est bien plus magnifique à travers les yeux d’un enfant que ceux d’un vieux soldat. Ils arrivent toujours à voir la beauté dans ce monde que nombreux semble avoir oublié. C’est pour cela qu’il y a tant de conflit, en vieillissant les gens oublient ce que c’est d’être simplement heureux. Certes travailler apporte la fortune qui aide à créer un certain confort financier, mais les plus beaux bijoux du monde, les plus doux tissus d’Albion ne font pas le bonheur. Certaines personnes vous diront qu’ils rêvent de richesses et de vivre dans un grand palais, mais les gens tout haut sont parfois bien seul. Certes ils ont leur entourage, mais est-ce qu’ils peuvent véritablement compter sur eux durant les jours les plus sombres ? Est-ce que les réels amis existent chez les nobles ? Notre marin à souvent vu les fameux amis se poignarder dans le dos pour un peu plus de pouvoir politique. Notre protagoniste n’est certes pas au cœur de tout cela, mais les rumeurs circulent plus rapidement que le vent et lorsqu’on possède les bons contactes et une oreille attentive, ont apprend rapidement ce qui ce passe aux quatre coins du monde.

    Enfin, les enfants que notre exotique personnage observait ce sont fait appeler par leurs parents et maintenant rendu bien loin du cœur du marché. Il se souvient très bien des jours où sa mère dû crier son nom haut et fort à travers les rues de la cité qui l’a vue grandir afin qu’il retourne à la maison. Déjà à l’époque ce dernier était un véritable petit singe grimpé un peu partout. Les voisins ont dû le chasser des toits de maisons à nombreuses reprises, car ce dernier cherchait toujours à monter plus haut afin de voir plus loin. L’horizon qui lui était inconnu le faisait rêver à l’époque, ceci est quelque chose qui le fait toujours rêver d’ailleurs. Certes il voyager d’un port à un autre, vu nombreux paysages de différentes cités, mais il ne cessera sans doute jamais d’être émerveillé par les charmes de l’aventure.

    Non loin de lui, une noble dame et cette montagne qui est de toute évidence son garde du corps semblaient être à la recherche de marchandises de toute sorte afin de satisfaire les goûts excentrique de la noble dame en rouge. Les expressions d’exaspération du preux chevalier amusaient un peu notre marin, il faut croire que son mode de vie n’est pas que du glamour! Ayant observé les deux êtres, notre protagoniste semblait s’intéresser un peu plus à eux. De toute évidence la dame n’était pas un personnage que l’ont croise tout les jours dans les quartiers marchand et son accompagnateur non plus. Les voilà qu’ils se mettaient en route et tel un petit singe curieux, As’ad ne pu s’empêcher de les suivre. Naturellement notre protagoniste gardait ses distances avec eux… qui sait peut-être qu’il va s’avérer qu’ils sont des personnages forts ennuyant. Les suivant pratiquement à la trace jusqu’au prochain arrêt, As’ad continua de les observer discrètement de son coin. Voilà que la noble dame en rouge cherchait à marchander avec un homme fort connu par notre protagoniste. Il s’agissait de Yazim, dont l’honnêteté n’est pas le point le plus fort de ce dernier.

    «Yazim!» s’écria notre marin alors que ce dernier cherchait à vendre une statuette à la noble dame.

    S’approchant du trio, notre protagoniste prit la parole et interrompu l’entretient.

    «Tu ne va tout de même pas vendre cela à cette charmante dame n’est-ce pas ?»

    Prenant un air un peu plus sérieux, As’ad approcha ce cher Yazim qui semblait maintenant transpiré à grosse goûte. Il faut dire que ce dernier avait l’habitude à revendre des produits à un prix ridicule pour ce que ça valait réellement. Notre cher As’ad n’a rien contre faire un profit, cependant il n’a jamais pu apprécier la méthode de Yazim. Les deux êtres s’étaient rencontré d’abord dans à Port Tristan alors que ce cher Yazim essayait d’arnaquer le capitaine Baruk. Comme vous pouvez vous en douter, le Virgo Mare et ce cher Yazim ne font plus affaire. Tant qu’à As’ad, il a conservé une certaine dent contre ce dernier, mais pas au point de le faire pendre tout de même ! Il cherche simplement à lui enseigner une leçon d’honnêteté c’est tout. Prenant la statuette des mains de Yazim, les prunelles azures du marins observèrent l’objet en questions, le style de l’objet était typique du sud de Ventus… mais tant qu’aux origines cela est une autre histoire. Redonnant la statuette au marchand il se retourna vers le duo qu’il avait suivit depuis un bref moment. Faisant face à l’imposante figure de l’homme, As’ad lui fit un petit sourire.

    «Cela serait un très mauvais achat!» Dit-il gaiment tout en tapotant délicatement l’épaule de grand guerrier.



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Mer 3 Juil - 19:17
Et la journée continuait, rythmée par une lente progression du duo qui s'arrêtait de temps en temps pour observer le contenu d'un étal, marchander un prix, repartir avec un article à livrer... Kerrys n'en pouvait plus de cette journée harassante dont raffolait sa mage.

Les voilà finalement devant l'étal d'un camelot. Lucrecia examina une statuette. A en juger l'icône, elle était originaire de Ventus ou a en tout cas été sculptée selon une méthode locale. Le débat sur le prix était lancé. La sénatriceusa de son don en affaires et de son charme naturel pour tenter de modifier le prix en sa faveur. La lutte était partie pour durer un temps quand...


«Yazim!»

Un illustre inconnu, chariant une odeur iodée, au physique imposant et à la pilosité avancée s'imposa dans le groupe.

«Tu ne va tout de même pas vendre cela à cette charmante dame n’est-ce pas ?»

Le marchand se drappa alors du voile de l'appréhension. Qu'avait-il donc à craindre ? Vraisemblablement, il s'agissait là d'un charlatan. Bah, Lucrecia devait sans doute le savoir et aurait réduit le prix de l'article jusqu'à un niveau juste. Il était difficile de berner une femme qui vivait dans une maison emplie d'objets d'art, d'ouvrage anciens et qui avait un savoir incroyable sur la culture artistique des 4 nations. L'inconnu attrapa la statuette et l'examina avant de la reposer en tapotant l'épaule de Kerrys qui ne broncha pas.

«Cela serait un très mauvais achat!
- Ce n'est pas moi qui désire acheter cette babiole.
- Qui êtes-vous donc pour accoster sans vergogne un couple de voyageurs venu faire son marché, messire ? D'autant plus qu'il ne regarde que ma personne quand à l'acquisition d'un objet, même contrefait. Si vous ne m'aviez point interrompu, j'aurais pu acheter cet article à son tarif véritable. »

Kerrys laissa échapper un léger souffle d'agacement. Pourquoi diable la sénatrice ne faisait-elle pas un effort pour parler de façon plus courante ? Et pas la peine de s'offusquer comme ça pour une statuette ! Laissant de côté toute politesse vis à vis du statut de son amie, Kerrys lui attrapa le poignet et mit le large.

« En tout cas, si tu te dépêches pas, on va être en retard. Allez, au revoir vous deux. »

Faisant la sourde oreille aux protestations de Lucrecia, qui prenaient la forme de plainte quand à la poigne du général, de l'indignation quand à être traînée comme un sac à patate et la contestation sur le fait qu'il n'y avait rien de prévu pour le reste de la journée, Kerrys la traîna sur quelques mètres jusqu'à être noyé dans la foule et la lâcha enfin.

« Laisse tomber la statuette. Ce mec s'est imposé dans le débat, ce n'était pas pour rien à mon avis, il voulait quelque chose et je présume que ça doit être de l'or ou un truc du genre. Et vu comme tu as parlé, tu as du confirmer ses soupçons.
- Mon cher Kerrys, la paranoïa dont vous faites sans cesse preuve est d'un ennui profond. Ignis a beau être réputé pour être peuplé d'individus de la pire espèce, il ne faut point faire une généralité de tous ces préjugés. »

Le général se passa distraitement une main sur le visage en soupirant d'agacement alors que la sénatrice reprit sa route. Il la suivit alors, priant pour qu'elle fasse quand même preuve d'un peu plus de prudence maintenant.

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Jeu 4 Juil - 2:54

    Dans quel genre de situation notre cher marin c’est-il mis ?  Quel genre d’homme approche de parfaits étranger ainsi en leur disant que la transaction qu’ils allaient possiblement exécuter ne valait aucunement le coup ?   Elle doit sans doute croire qu’il a un sale culot tout de même de l’approcher ainsi, lui qui est un homme sans nom, un rien de rien en comparaison à elle.  Par ailleurs, qui est-elle ? Cela notre cher protagoniste n’en sait rien.  Voilà que ça fait un petit moment qu’il observe le duo, mais leurs visages lui sont totalement inconnus. Bon, il ne faut pas oublier qu’As’ad a oublié au fil du temps nombreux visages lors des grandes beuveries, il y a un grand nombre de jolie fille de taverne dont il ne souvient aucunement!  Toutefois ce genre de visage lui serait resté à l’esprit malgré tout, il s’agissait bel et bien de parfait étrangers.  Surtout à voir cette jolie noble demoiselle, une si charmante figure, cela notre cher marin ne l’aurait sans doute pas oublié c’est certains!  

    C’était-elle sentit un peu offensé par l’intervention de notre exotique protagoniste ?  En observant les réactions de celle-ci il était très clair que le marin avait probablement touché une corde sensible.   D’un côté il y avait la jolie noble dame qui tentait sans trop de succès de masquer sa classe sociale derrière ses vêtements du jour, de l’autre le géant armé jusqu’aux dents qui la protégeait des fous… des fous un peu dans le genre à As’ad.  Enfin, il n’est pas un criminel, ni un voyou cherchant à tuer, voler ou exploiter la gente demoiselle !  Ce dernier cherchait tout simplement à jouer le bon samaritain en l’empêchant de commettre une erreur.  

    Souriant doucement face à la montagne de muscle et la charmante demoiselle, notre protagoniste fini par retourner ses prunelles azure vers ce très cher Yazim.  Ce très cher Yazim qui semblait vouloir prendre les voiles afin d’éviter les problèmes.  Notre protagoniste avait retiré le masque de l’escroc plus rapidement que ses potentiels clients auraient pu le faire, mais cela est simplement dû aux expériences du passé.  Nous n’allons point entrer dans tout les détails de ce qui c’est passé, cela serait nettement trop laborieux et sans doute même un peu ennuyeux, tout ce que vous devez savoir c’est que ce cher Yazim a eut de la chance que le capitaine Baruk ne l’ai pas fait pendre ou bien qu’il ne l’ai pas traîner sous le navire afin qu’il ce fasse dévorer par les poissons.

    «Ce n’est pas moi qui désire acheter cette babiole» Lui a dit le garde du corps.

    Cela était évident, nullement besoin de le préciser notre cher As’ad l’avait déjà bien remarqué.  Certes, l’approche du marin aurait pu sans doute laisser le preux chevalier croire qu’il s’adressait à lui.  Il s’agissait tout simplement d’une approche indirecte, car voyez-vous il est fort probable que si As’ad, aussi charmant qu’il soit, ait directement approché la gente demoiselle sans nom, il aurait goûté au fer froid d’une lame.   Puisqu’il cherche à demeurer en vie le plus longtemps possible, il préfère ne pas trop s’approcher de celle-ci pour l’instant.  Les paroles du preux chevalier en vêtements d’homme commun n’étaient pas les seules paroles qui furent dites à l’attention du marin, la charmante demoiselle c’est elle aussi adressée à lui.  De toute évidence par sa façon de bien dicter ses mots et la terminologie utilisé, elle n’était pas du coin ou du moins pas du peuple commun.

    Tournant sur lui-même une fois de plus, la charmante petite statuette toujours en main, le marin fit un petit sourire à la charmante dame qu’il avait de toute évidence un peu agacé par ses gestes et son approche un peu grossier.  Il ne faut pas lui en vouloir, il n’est qu’un homme du peuple, un marin qui ne sait pas mieux ! Cela est un mensonge, il sait mieux approcher les gens que ça, surtout lorsqu’ils affichent très clairement qu’ils sont d’une noble lignée ou bien qu’ils sont d’une classe supérieur, mais puisque le couple en question semble ne point vouloir trop l’afficher… As’ad a choisi de les approcher tout comme il approcherait les gens du commun.

    Il continua d’observer l’interaction entre les deux êtres tout en redéposant la statuette sur la table de Yazim sans rien ajouter de plus pour le moment.  Écoutant attentivement les échangent entre eux, le marin s’appuya de façon non chalande sur le bord de la table du marchand.  Un petit sourire derrière la barbe ébène de notre exotique personnage s’affichait toujours alors qu’il était un peu amusé par la situation.  Peut-être que le soleil fut trop fort sur la mer et qu’il a fini par brûler son cerveau, mais il était véritablement amuser par la situation.  Une fois qu’il remarqua que le débat entre le duo était terminé, il reprit la parole.

    «Je suis certainement désolé de vous avoir offensé chère demoiselle… As’ad est le nom qui me fut donné…»

    Il fit une courte pause alors que ses prunelles étaient doucement posées sur la charmante figure parfaite de la demoiselle.  Une dame d’un si grand charme était rare, mais notre marin n’allait tout de même pas jouer les séducteurs puisqu’elle était de toute évidence accompagné.  L’homme du nom de Kerrys était de tout évidence exaspéré par l’attitude de sa compagne, il semblait faire tant d’effort afin de demeurer discret alors qu’elle utilisait un jargon de nobles retirant tout masques qu’il avait tenté de créer.  Le marin continua de petit monologue.

    «Votre or ne m’intéresse pas… si cela aurait été le cas je vous l’aurais dérobé autrement… votre posture et le géant qui vous accompagne chère jolie demoiselle démontre que vous n’êtes pas du peuple c’est sûr… vla que les beaux mots que vous me dites ne font que le prouver… mais je suis curieux… maintenant qu’on ce connait mieux, combien auriez vous offert à ce cher Yazim?»

    Elle a dit qu’elle aurait su payer le prix juste pour l’artéfact en question, pourquoi ne pas lui prouver ?   C’est bien d’être capable de bien parler, de dire qu’ont est capable de certains exploits, mais le prouver est un jeu avec d’autres règles.  Le bluff n’est plus possible lorsqu’il s’agit de prouver ce dont ont est capable.  Une chose à laquelle notre marin doit faire attention c’est de ne pas trop offenser afin d’éviter le fer froid du géant… ou peu importe que la jolie demoiselle pourrait faire.  




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Jeu 4 Juil - 14:13
La petite à côté de lui l’effrayait et ce n’est qu’à contrecoeur que Dolores Coral avait accepté Mia pour cette mission déjà périlleuse. Sa douce partenaire était enveloppé dans un kimono de soie noir et laissait pendre nonchalamment un katana sur une hanche au galbe aussi fin que les sables de Ramsdale. Monsieur le Prince avait insisté pour que sa chevalier prenne part à l’expédition bien que ces pouvoirs soient affaiblis loin d’Akindor et de son maître. Malgré cela, Mia Blaze restait une arme redoutable, imprévisible et incontrôlable dont les ordres pouvaient être différent des siens. Son visage ne trahissait aucune émotion, sa posture toujours alerte et une lueur de non-humanité semblait flotter au fond de ses yeux noirs. Térence n’a aucun intérêt à m’éliminer, elle est juste là pour me servir de laisser passer si l’autorité de la province s’en mêle. La Flamme Blanche d’Ignis n’était pas réputé pour sa tolérance envers les pirates et autres sous-espèces de voleurs, mais l’on n’arrête pas un chevalier royale sans consulter préalablement son maitre. La présence de l’adolescente continuait de l’effrayait cependant. En même temps, quand on sait quelle sorte de psychopathe lui donne ses ordres, on ne pouvait que trembler. Le psychopathe est celui qui me donne le beefsteack de toute façon, je n’ai pas vraiment le choix. Et puis Dolores Lolita Coral n’était pas non plus un être frèle et sans défense.

Sa main se referma sur son sabre quand elle aperçut sa cible. L’homme était un marin dans la force de l’age, une barbe noir et des cheveux hirsutes apparaissaient en champ de bataille par-dessus la peau de son visage tanné par le soleil et l’air marin. Des yeux bleus profonds semblaient refléter l’infini du ciel. Un homme dont je cèderai volontiers aux avances si c’était dans un troquet de Valdor. Mais elle n’était pas là pour flirter. Elle devait récupérer la griffe d’or, que l’homme avait acheté lors de son dernier voyage en Akindor. Un objet dont il ignorait surement la valeur et le propriétaire. Le marchand corrompu qui la lui avait vendu et qui l’avait lui-même volé à Térence était en chemin pour une mort horrible. Une nausée lui revint en voyant le corp mulité de l’homme sur la grande arche de Port-Tristan où les corbeaux se nourrissaient de ses limbes tandis qu’il hurlait pour qu’on lui offre le Dernier Don. Mais le Prince Térence n’offre jamais le don. Car ce qui est déjà mort ne peut plus mourir mais uniquement se relever plus fort et courageux. Comme elle.

Elle marcha à travers le marché en suivant l’homme discrètement, laissant parfois trainer ses mains parmi les fruits, s’emparant d’une pomme au passage, dans laquelle elle croqua à pleine dent. L’aventure ça donne faim. Son corps se balançait adroitement entre les gens et Mia la suivait comme une ombre. A seulement 17 ans, Dolores Coral avait connu bien des heures en mer et bien des combats sur les planches ou sur le sol. Certaines cicatrices qui venaient parsemer le bout de ses bras le certifiait. Une beauté dur et après comme les vagues et le sel qui se brisent sans fin sur les récifs l’habitait. Ses corps étaient fermes, ses cheveux noirs se déroulaient comme les lacifs goémons et sa peau, son corps et tout son être jusqu’au tréfonds de son âme, était parfumé à l’air iodé de la mer.  Magicienne de naissance, son oncle l’avait prise très jeune sur son bateau afin de la former pour pouvoir ensuite profiter de ce don rare qu’est la magie. Ce n’est bien qu’après que Térence avait mis à sa disposition un navire et qu’elle avait pu choisir son équipage pour parcourir les mers au nom de sa majesté. On a rien sans rien. Je voulais un bateau, je l’ai eu.

En s’approchant, elle remarqua que l’homme était en discussion avec un couple pour le moins atypique. La femme dégageait une certaine noblesse alors que l’homme ressemblait à un ours lépreux rose, mais en encore moins discret. Lolita avait appris à se méfier des couples atypiques. La dernière fois qu’elle s’en était pris à un, c’était pour dérober l’or d’un Térence endormi dans un lit miséreux d’une taverne de Valdor où ils avaient partageaient la même couche. La surprise avait été de taille quand le sabre de Mia s’était posé sur sa gorge et que le jeune homme s’était relevé en faisant brûler au-dessus de lui une flamme multicolore. Les deux jeunes adolescentes s’arrêtèrent donc d’un endroit où elle pouvait observer la scène.

« Tu sais qui sait ? »

Mia hocha la tête négativement.

« Bon ils ne devraient pas trop s’éterniser ensemble, on pourra lui poser des questions après, et plus si affinité ».

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Ven 5 Juil - 19:41
Kerrys n'avait plus qu'une envie : emmener Lucrecia jusqu'à l'auberge afin de mettre un terme à cette sortie. Le marin qui les a accosté voulait forcément quelque chose et si Lucrecia savait employer la diplomatie pour se tirer de toutes les situations commerciales, Kerrys n'avait pas envie de sortir son épée pour écarter un groupe de malandrins.

Toutefois, l'homme en question n'abandonna pas et les suivit pour reprendre la conversation.


«Je suis certainement désolé de vous avoir offensé chère demoiselle… As’ad est le nom qui me fut donné…
- Vous m'en voyez fort aise.
- Votre or ne m’intéresse pas… si cela aurait été le cas je vous l’aurais dérobé autrement… votre posture et le géant qui vous accompagne chère jolie demoiselle démontre que vous n’êtes pas du peuple c’est sûr… vla que les beaux mots que vous me dites ne font que le prouver… mais je suis curieux… maintenant qu’on ce connait mieux, combien auriez vous offert à ce cher Yazim?
- Sans doute même pas le 20ème de ce qu'il m'aurait proposé comme tarif initial.»

Lucrecia attrapa alors la statuette et l'agita sous le nez du marin.

« Le bois qui compose l'oeuvre est du pin tout ce qu'il y a de plus normal, comme on en trouve partout dans le monde. Qui plus est, il n'est traité avec aucun revêtement, le rendant vulnérable au climat et invasion d'insecte. D'ici peu de temps, la détérioration s'opérera. Rien que pour cela, elle ne mérite pas une pièce. »

Sur ce, elle reposa la statuette sur la table et tourna les talons.

« Ce fut un plaisir de vous rencontrer. Kerrys, allons nous-en. »

Le général haussa les épaules et suivit la sénatrice à travers la foule. Nul doute que le marin allait revenir à la charge pour une raison ou une autre.

« Cherchons un endroit moins peuplé pour poursuivre nos emplettes
- Et si on rentrait ?
- Point de suite. J'ai encore quelques pièces à débourser. »

Un soupir agacé accueillit la réponse de Lucrecia.

« Plus jamais... ne m'emmène plus jamais pour tes emplettes, Lucrecia... »

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Sam 6 Juil - 16:18
    Alors que le soleil continue progressivement son chemin dans le ciel et que la journée progresse, notre cher marin semble vouloir continuer la conversation avec la charmante demoiselle dont le nom lui est toujours inconnu. Certes depuis sont intervention peu apprécié ce dernier su obtenir comme information le nom qui fut donné au garde du corps, mais toute personne qui connait un peu notre le charmant personnage qu’est As’ad sait très bien qu’il ne possède aucun intérêt pour le chevalier. Il n’a que d’yeux pour la mystérieuse noble cherchant à jouer la dame du peuple. Il n’y a rien a faire pour cela, le marin a toujours aimé les jolies demoiselles et encore plus lorsqu’elle semble posséder un certain côté mystérieux et dangereux. Il s’agit là de son amour pour les femmes et l’aventures qui s’entremêlent, le mystère qui ce cache derrière une jolie demoiselle qu’As’ad ne connait rien d’elle… cela est ce qu’il aime le plus. Enfin, dans le cas présent il ne devrait sans doute pas chercher à en savoir davantage puisqu’il tien à conserver sa tête sur ses épaules le plus longtemps possible. Surtout lorsqu’il est évident que la mystérieuse demoiselle ne cherche point à converser plus longtemps. Voilà que devant les prunelles azure du marin, le duo s’apprêtait à ce mêler à nouveau avec la foule, mais pas avant que notre exotique personnage ajoute à cette conversation. Il ne peut point la laisser partir sans rien ajouter !

    «Au plaisir de vous revoir un autre jour charmante mystérieuse demoiselle!»

    Il dit cela haut et fort d’un ton jovial et quasi insouciant tout en la saluant gracieusement comme le ferait sans doute les nobles gens… un geste sans doute un peu moqueur de sa part d’ailleurs. Elle l’avait entendu c’est certains, mais cela ne veut pas dire qu’elle n’ignorait pas les paroles dites par le marin. Elle n’avait sans doute aucune raison de vouloir revoir un tel homme, il est sans doute à ses yeux rien d’autre qu’un rustre personnage sans bonne manière. Enfin, cela ne serait pas la fin du monde si As’ad ne revoit jamais cette charmante demoiselle, mais quelque chose lui disait que leur chemin allait se croiser à nouveau ou du moins qu’il allait revoir l’un des deux personnages du duo. D’ici là, mieux vaut en revenir à ce très cher Yazim qui a faillit faire dans son pantalon!

    Retournant son regard vers ce cher Yazim, notre exotique personnage lui fit un magnifique sourire tout en le fixant. Il est fort probable que le marchand soit un peu en colère envers As’ad pour avoir intervenu lors d’une vente potentiel, mais bon l’enfant de la mer s’en moque un peu.

    «Tu sais t’as de la chance…» Dit As’ad d’un ton sobre et léger. «Sans moi tu serais sans doute déjà pendu ou bien décapité» ajouta-t-il en riant un peu.
    «De la chance! À cause de toi j’ai perdu une vente!» Répliqua Yazim furieusement.

    Croyait il sérieusement que la mystérieuse demoiselle n’aurait pas pu voir qu’il s’agissait d’une misérable réplique sans valeur ? Elle avait des goûts distingués c’est un fait, car malgré les vêtements du peuple qu’elle portait pour masquer son identité il avait été facile pour notre marin de voire qu’elle possédait un certain statut social. À l’occasion certains gens plus nobles cherches à traverser les eaux d’Albion de façon incognito et font appel à des navires marchands tel que le Virgo Mare afin de voyager, donc des gens en déguisement notre exotique personnage en a vu plusieurs.

    Un petit rire léger fut émit par le marin alors qu’il dit à la prochaine a l’escroc d’un simple geste de la main. Maintenant que le duo n’était plus présent, As’ad n’avait plus aucun intérêt à demeurer en place. Le voilà donc qu’il reprit la route, mais sa destination importait peu. Il ne faisait que suivre ses pieds et la brise qui soufflait entre les rues de la cité. Un pied devant l’autre, souriant aux jolies dames qu’il croisait les faisant rougir un peu par ses charmes, As’ad continua son chemin avant de s’arrêter devant un marchand de fruits. Le temps avait passé et l’appétit commençait à s’installer. Sortant quelques pièces de sa bourse, le marin paya pour une pomme. Il s’agit là d’un luxe rare tout de même puisque les agrumes sont généralement les fruits de choix en mer! Croquant à pleine dent dans le fruit rouge et juteux, il prit place sur un banc non occupé non loin. Observant les gens qui l’entourait, sans doute à la recherche d’une prochaine petite aventure, tous semblait être ennuyeux. Il n’y avait plus rien d’excitant, plus rien de mystérieux à découvrir.

    Avec un tel ennuie, cela ne prendra pas beaucoup de temps avant que ce dernier quitte le marché afin d’aller boire un coup à la taverne avec ses confrères. Là au moins les probabilités que quelque chose d’intriguant ce produis est nettement plus haut. Tout endroit où l’alcool et les jolies demoiselles se mêlent peut rapidement devenir intéressant. Enfin pour l’instant il ne fait que savourer le fruit tout en laissant une douce brise caresser son visage. Quelques morceaux de pommes ont malencontreusement tombé dans sa barbe, mais cela n’est pas grave il n’aura qu’à nettoyer le toute une fois qu’il aura terminé. Fermant les yeux se laissant bercer par les rumeurs des environs, le marin appréciait le moment présent. Le visage de la mystérieuse demoiselle était imprégné dans sa mémoire, mais aucun nom ou identité ne pouvait être associée à cette dernière pour l’instant. C’est un peu dommage il aurait bien aimé la connaître un peu plus, voir qui elle est sous le costume qu’elle portait.

    Les prunelles closes, chaque bruits de son environnement s’amplifiait et il pu entendre le claquement de bottes sur le pavé s’approchant dans sa direction. Quelqu’un cherchait-il une place sur le banc à ses côtés afin de se reposer ? Écoutant attentivement le rythme, le pas était trop pressé, trop décidé pour être celui d’une personne cherchant le repos. Il n’ouvrit cependant pas les yeux écoutant avec de plus en plus d’attention le claquement des pas sur le sol. Écouter le bruit de pas est un jeu auquel il joue depuis qu’il est tout jeune. Lors de sa première aventure à bord du Virgo Mare qui fut de façon clandestine, il a apprit à écouter les pas des gens afin de savoir où ils étaient et si sa cachette était toujours un endroit sécuritaire. Certes, à l’époque la technique de ce dernier n’était pas très perfectionné, car il fini par se faire prendre malgré tout. Il attend donc patiemment sur le banc, les yeux clos et la lumière su soleil caressant sa peau déjà sombre.



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Mer 17 Juil - 10:09
Le duo s’arrêta dans un café, ne quittant pas des yeux le marin ventusien qui s’était assis sur un banc publique. Il avait vaguabondé à travers les allées, profitant des charmes de l’errance avec un manque de modestie qui amusa Lolita. Un phaon dans une arène se pavane surement moins. Certaines filles cela dit le dévoraient des yeux en passant, plongeant un regard d’où la pudeur était absente sur la peau basanée du marin ainsi que sur sa longue barbe noir.

« On y va ? »

La jeune fille ne semblait pas particulièrement pressée, mais l’occasion était bonne. Si As’ad tentait une fuite, le terrain était dégagé et ses chances de lâcher Mia à la course était surement faible. Si As’Ad acceptait de répondre à leurs questions sans résister, personne ne se demanderait ce qui est en train de se passer, pour peu que la conversation ne dégénère pas. Ca ne peut pas dégénérer, ce n’est ni dans son intérêt, ni dans le notre. Elle jeta un regard sur sa compagne d’aventure. Avait’elle reçu l’ordre d’executer le marin une fois qu’elle l’aurait interceptée. Anxieusement, elle embrasa le paysage des yeux afin de trouver un échapatoire si le pire devait se produire. Et quand on est pirate et que l’on veut survivre, on doit toujours se préparer au pire.

La jeune fille sirota d’un coup le reste de son lait de chèvres et toutes deux se levèrent. Une sorte de tension avait envahi la rue, un vent tendu et froid qui pouvait se transformer en une violente bourrasque à tout moment. Lolita aimait les vents, elle savait lequel ferait gonfler sa voile et lequel représentait un danger. Elle utilisait souvent sa magie pour le contrôler du mieux qu’elle le pouvait.C ‘était son affinité. Pirate aéromancienne, on est bien mal parti.  Ses pas sur le sol lui semblaient pesant et lourd alors qu’elle n’entendait pas ceux de Mia, aussi léger que le vent lui-même. As’Ad semblait presque dormir, les gens autour d’eux passaient sans se soucier de rien alors que son cœur s’était arrêté de battre. Le monde ne tournait plus, sauf pour elle, uniquement pour elle. Je suis bien étrange.

Une fois de plus elle se repassa ses buts et objectifs en revu. La griffe d’or, l’on doit juste retrouver la griffe d’or. Térence n’avait jamais parlé d’exécution. Cet homme n’était surement même pas au courant qu’il avait commis un crime. Elle pouvait encore voir le jeune prince lui donner ses directives. Un rictus douloureux vint déformer son visage l’espace d’un instant. La posture de Térence lui faisait mal rien que d’y penser, on avait l’impression que quelque chose aller surgir de n’importe où pour s’attaquer à lui. On avait l’impression qu’il était frèle et sans défense… Pourtant sa voix était souvent chantante et son discours toujours entrainant et positif. Souvent incohérent aussi. La griffe d’or. Les ruines dans les mines. Ramener la griffe à Port-Tristan et se préparer à explorer les mines. Parfois elle se demandait quels secrets perdus le jeune homme pouvait bien chercher de ses yeux jamais au repos. Que cherchait-il dans ce miroir fêlait où il ne cessait de se contempler ? Que cherchait-il quand il faisait souffrir un homme comme lui avait souffert ? Que-cherchait il en essayant de soulever de manière impudique les voiles du passé ? L’image de sa propre félure, les échos de son propre tourment, les secrets de son âmes.

Parfois elle se prenait à penser que si elle trouvait les mots pour le soulager, tout ceci prendait fin. Quand ils s’étaient rencontrés, elle ignorait qu’il était un prince. Si jeune et déjà prête à faire le tapin pour survivre. Attendre que l’homme dorme et lui ouvrir la jugulaire puis s’enfuir dans les brouillards de Valdor. Jusqu’à la mer. Il n’y a que sur l’eau que l’on est à l’abri. En ce-temps la, elle ne se faisait pas confiance elle-même, et le jeune homme saoul lui avait parlé d’abandon, de départ et de nouvelles vies. Puis ils s’étaient rendus dans la chambre et elle s’était emparé de son couteau… pour sentir le sabre de Mia se poser délicatement, à la manière d’une pétale de rose attérissant dans une baignoire de lait, sur sa propre jugulaire. Et si je lui avais fait confiance, serait-on vraiment parti tout les deux ? Loin d’Akindor, loin de la royauté, loin de cette folie douloureuse qui le mettait au supplice ? Elle repoussa la réponse qui lui disait que non, que jamais elle n’aurait pu être heureux avec lui car elle n’aurait jamais pu le faire renoncer à sa propre folie. Il ne l’aimait pas. Seul Mia avait se pouvoir. Mais entrevoir un bonheur qui lui était toujours refusé lui permettait de se sentir mieux. Quand on a plus que chimères et regrets pour se consoler de l’armertume de la vie, qu’est’on ? Sa main se referma sur son sabre mais c’est de manière stoique qu’elle prit place au coté du marin, Mia en face d’elle de tel sorte qu’As’Ad ne pouvait plus que s’enfuir en ligne droite.

« Pardon excusez-moi de vous déranger, mais je suis à la recherche d’une griffe d’or. Ca ne vous direz pas quelque chose ? ».


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Mes excuses pour le post précédent qui était truffé de fautes, je viens seulement de m'en apercevoir. J'espère que celui-là est plus propre.

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Dim 21 Juil - 2:26
    Une douce brise souffle entre les édifices du quartier marchand de la cité caressant le visage bronzé tout en se dessinant un chemin dans sa chevelure ébène. Le bon vent avait soufflé apportant avec lui les nombreux parfums du port d’Iris Mona. Nombreux souvenir reviennent l’esprit de notre protagoniste, ce loup de mer est venue plus d’une fois en ces lieux. Rémanences de nombreux plaisirs et d’aventures, cette cité portuaire possède une très bonne réputation chez les marins, tant que vous n’êtes pas un pirate bien entendu. Il est vrai que durant sa vie il est possible que notre cher As’ad eut le malheur de commettre quelques actions nous faisant douter de sa moralité – cela est sans comptés le côté libertin de celui-ci – toutefois il s’agit là d’un homme plutôt droit. Il ne prend point plaisir à la souffrance d’autrui et s’il doit dérober quelqu’un de ses possessions c’est souvent avec une bonne raison. Enfin, nous n’allons tout de même pas commencer à philosopher alors qu’il fait si beau ? Il serait un véritable gâchis de perdre notre temps à se pencher sur la question de ce qui est bon et mauvais.

    C’est pour ça qu’il semble un peu insouciant en ce moment notre charmant ténébreux, il ne songe à rien sauf le moment présent. Laissant les rayons chaleureux du soleil caresser sa peau déjà assombri, il ne sert à rien de se faire du souci. Les gens qui se font trop de souci finissent par mourir jeune, ce n’est pas bon pour le cœur. Il ne se fait même pas de souci lorsqu’il entend les pas s’approcher en sa direction. Il ne s’agit pas là d’un pas sournois ni d’une marche menaçante, mais plutôt légère… féminine même. Enfin avec un peu de patience il finira par savoir de qui il s’agit… ou du moins il finira par connaître les intentions de quiconque possède les pieds dont les chaussures claques sur le pavé.

    « Pardon excusez-moi de vous déranger, mais je suis à la recherche d’une griffe d’or. Ca ne vous direz pas quelque chose ? ».

    Voilà qu’on s’adressait à lui, car la douce voix féminine venait de la même direction que les pas qu’il avait entendu. Il ne réagit pas immédiatement, songeant un peu à la question qui lui fut posée. Ouvrant les yeux tranquillement, il perçu peu à peu les silhouettes qui se trouvaient devant lui. Les prunelles azures du marin prirent un bref moment à se réajuster à la lumière, mais rapidement la silhouette sombre et flou se remplit de détails. Voyant les jeunes visages devant ses yeux, As’ad leur fit un charmant petit sourire puis caressa doucement sa sombre barbe. Alors que les doigts usés de sa main gauches caressait sa barbe il utilisa son bras droit comme appuis sur ses genoux alors qu’il se pencha un peu par en avant.

    Une griffe d’or, voilà un cargo étrange, mais pas totalement inconnu du marin. À quand cela remonte… oh avec les nombreux voyages et transactions ont fini parfois par oublier ce qu’on transporte. Il prit un air un peu songeur alors qu’il essayait de se souvenir de l’objet mentionné par la demoiselle. Bien qu’elle soit une parfaite étrangère, les gens de demande pas des renseignements concernant ce genre d’artéfact sans avoir de bonne raison. Avec les abus d’alcools et les cargaisons complexes, il est facile d’oublier ce que l’on transporte par moment. Prenant un peu de recule, s’appuyant le dos contre le mur derrière, le marin leva les yeux vers les cieux.

    «hmmm… j’en ai peut-être vu une… ou peut-être que c’était… non c’était définitivement pas ça… a moins que c’était lorsque j’étais… ou bien peut-être durant mon voyage…»

    C’est certains que d’un point de vu extérieur, les paroles du marin ne font pas vraiment de sens, mais le but n’est pas non plus de répondre immédiatement aux jeunes demoiselles qui se trouvaient devant lui. Il ne connaissait point leur intention et le cargo mentionné par celles-ci lui était effectivement familier. À pondérer ainsi, cela test sans doute la patience des demoiselles, mais il s’agit aussi d’une bonne façon de montrer leur intention. Il l’avait bel et bien vu cette griffe d’or et celle-ci se trouvait toujours en sa possession. Il ne s’agissait pas là d’un objet qui l’intéressait énormément non plus, certes la valeur monétaire derrière l’objet est sans doute très élevé, toutefois il ne s’agit point d’un objet qu’il a acheté… ou volé. Il s’agit d’un artéfact oublié à bord du Virgo Mare par un passager. Enfin, oublier… plutôt laisser derrière. On n’oubli pas si facilement un objet d’une telle valeur à bord d’un navire sans s’en apercevoir.

    Notre protagoniste savait bien qu’un jour cet objet allait refaire surface, mais il ne s’attendait pas à ce que deux charmante demoiselles soient celles qui questionnent notre loup de mer à propos de celui-ci. Il devait avoir bien plus qu’une valeur monétaire derrière l’objet afin qu’il soit approché ainsi. Cet homme qu’ils ont embarqué à Port Tristan lui avait semblé bien pressé de quitter le port cette journée là… et encore plus heureux de débarquer du navire une fois le voyage terminé. Est-ce possible qu’il s’agissait là d’un bandit en cavale ? Pour un bon montant d’or le capitaine ne pose jamais trop de questions… ou du moins il croira avec un peu plus de facilité les histoires que vous allez lui raconter. Il faut dire qu’As’ad non plus n’a pas trop questionner le passager… il aurait sans doute dû le faire un peu plus lorsqu’il a vu que ce dernier avait laissé l’objet derrière lui.

    Enfin, elles attendaient sans doute une réponse un peu plus claire de la part de notre charmant ténébreux, ce dernier n’avait pas exactement été utile jusqu’à présent. Les observant tout en leur souriant le marin s’apprêtait à leur offrir une réponse à leur question. Elles étaient à la recherche de l’objet, mais celui-ci ne leur appartenait sans doute pas. Qui donc envoie deux demoiselles vers une quête afin de récupérer cette fameuse griffe d’or. Le propriétaire de l’objet ou bien un bandit ? Notre marin ne connaissait point la réponse à cette question.

    «Eh bien… il est possible que j’en ai vu une, vous savez ont voit beaucoup de chose quand ont fait mon métier… faudrait être un peu plus précis…»

    Se levant du banc, il ne quitta pas les deux demoiselles des yeux. Notre marin sait que trop bien qu’il ne faut point ce fier aux apparences et qu’il est fort probable que celles-ci possèdes nombreux talents pouvant compliquer la situation. Passant une main dans ses cheveux, notre marin leur fit un gros sourire un peu bête puis haussa les épaules.

    «Elle ressemble à quoi cette fameuse griffe d’or ? Elle vient d’où? Ça aiderait un peu ma mémoire!» Dit-il jovialement.

    À quoi bon être sérieux dans ce genre de situation ? Ce n’est pas comme si l’objet avait été revendu, de plus As’ad ne possède aucune raison de la garder. Si son ce trouve il s’agit là d’une véritable porte malheur ! Non mais c’est vrai, depuis que cet étrange personnage a apporté l’objet à bord du Virgo Mare, nombreux malheurs sont arrivés à l’équipage… dont le potage empoisonné… des cordes qui se brisent facilement, des rats de cales qui venant dévorer les provisions et là ce n’est qu’un début. Un homme à beau essayer de ne pas être superstitieux, mais quand ce genre de malheur arrive il est facile de les associer avec le mystérieux objet. Si les petites dames veulent l’avoir… tant mieux… mais notre protagoniste aimerait bien en savoir un peu plus à propos de celui-ci.

Spoiler:
 



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Jeu 1 Aoû - 9:56
«hmmm… j’en ai peut-être vu une… ou peut-être que c’était… non c’était définitivement pas ça… a moins que c’était lorsque j’étais… ou bien peut-être durant mon voyage…»

Le marin tergiversait comme le font tout les marins. Au cour d’innombrables heures d’attente dans les ports, Dolores avait appris à reconnaitre ce discours sans queue ni tête, parfois jovial, souvent dit avec légèreté, certitude, gentillesse et rapidité qui caractérisait celui-qui voulait en savoir plus sans oser trop en dire.C’était un homme de la mer pur souche, et elle pouvait identifier parmi cents autres monologues cette façon de parler… de marchander, voila, c’était le mot. Il était en train de chercher l’information pour voir si il pouvait en tirer un prix quelquonque.  

Elle l’observa de plus près. Il avait une trentaine qui semblait bien affirmée, à moins que ce ne soit l’excès de l’air marin qui ait fait disparaitre sous les embruns salés les airs de jeune premier d’As’Ad. Une crinière noire parcourait son visage d’où ressortait très fortement des yeux où se réfléchissait les eaux de la lagune d’Akindor. Plus que d’une couleur exquise, ses yeux étaient pétillants de vie, son regard vous emportait avec lui en accélérant le rythme de votre cœur, vous charmait en vous entrainant dans la mélodie transcandante d’un tambour de rameur auquel vous êtes forcés de vous abandonner. C’était un bel homme malgré sa petite taille et ses habits de marins, pauvres, forcément. Dolores sentit son cœur passer en double croche mais n’en laissa rien transparaitre. Malgré son expérience de la mer et un vécu qui commencait à s’étoffer lentement, elle n’était encore qu’une enfant. Du moins se pensait elle encore comme telle. Et cet homme rude ne laissait pas une femme indifférente… enfin si peut être une. Elle regarda Mia, de quantre ans sa juniore, dont le regard s’était fronçé pour essayer de comprendre les paroles incohérentes d’As’Ad. L’idée de négociation lui était surement inconnu. La possibilité qu’on puisse être coupable sans le savoir n’effleurerait même pas son esprit dans cette affaire. Tout ce que la jeune chevalier pourrait comprendre, c’est la vérité ou le mensonge. Et jamais elle ne comprendrait qu’As’Ad essaie de récupérer de l’argent en échange des informations qu’il possède. Que cela était dépourvu de bonnes ou mauvaises pensées, de culpabilité et d’innocence. Mia ne savait pas traiter avec l’humanité. En-cela elle était comme Térence. La notion de bon sens lui échappait.

«Eh bien… il est possible que j’en ai vu une, vous savez ont voit beaucoup de chose quand ont fait mon métier… faudrait être un peu plus précis…»

Le sourir un peu gêné qui leur adressa ne déforma pas la beauté de ses prunelles turquoises. Au contraire cela le mettait en valeur. Mais sa phrase lui confirma qu’il savait surement où était la griffe. Peut être l’avait il en sa possession ? Ce serait plutôt bien, cela faciliterait les choses. A condition qu’il ne marchande pas trop. Elle sentit peser dans sa poche la bourse que Térence lui avait donné pour la mission… bien sur celui-ci n’avait pas dit de racheter la griffe, mais elle pourrait l’utiliser pour obtenir des informations. Tout était encore ouvert et une pièce d’or lui délierait la langue. Quelle serait son prix ? Comment le convaincre de parler ?

«Elle ressemble à quoi cette fameuse griffe d’or ? Elle vient d’où? Ça aiderait un peu ma mémoire!»

Non. Enfin oui. Enfin c’était stupide mais compréhensible. On ne pouvait pas deviner qui était Mia ni comment elle penser. Elle n’avait pas l’air d’un chevalier d’ignis et encore moin d’un psychopathe… quoique pour le côté psychopathe peut être que si en fait on pouvait s’en rendre compte. Quoiqu’il en soit, le sabre accrochait à son kimono avait l’air d’un jouet par le simple fait que ce soit elle qui le porte. Elle était frèle et avait un air fragile, dans ses yeux l’on pouvait lire une tristesse désespérante, c’étaient le regard éperdu d’une de bichequi vous accroche le cœur tant vous pressentez à quel point les ténèbres, par leurs froides influences, les ont laissés de glace. As’Ad venait de faire une grosse erreure mais il ne devait surement pas s’en être rendu compte. D’un regard léger, elle aperçu le visage de l’adolescente qui se métamorphosait à mesure qu’elle comprennait. Ne sachant si c’était de l’empathie ou si c’était à cause du charme que l’homme exercait sur elle, Dolores tenta de prendre les devants pour désarmocer la situation. Sa main alla à sa poche pour s’emparer d’une pièce d’or. Elle voulut articuler en même temps un « Une pièce d’or vous aiderait à retrouver la mémoire peut être » mais dans son empressement, la bourse lui échapa et les pièces d’or se déversèrent sur les pavés d’Inis Mona.

« Une pièce d’or… et... oh...  »
Elle s'empourpra

Un désastre n’arrivant jamais seul, elle entendit le bruit du sabre de Mia  tiré vivement de son fourreau, sentant sans pouvoir la voir la jeune fille se déplaçait rapidement. Un rire d’homme virile et gras s’échappait d’As’Ad jusqu’à ce que la lame de la jeune fille se pose sur sa jugulaire sans l’entaillée. Mortellement précise, comme toujours, ne put elle s’empêcher de penser. Le marrin s’était tu observant la chevalier d’un air circonspect. Autour d’eux plusieurs hommes avaient entendus les pièces d’or tombaient et des gardes observaient la scène. Les badaux se regroupaient comme des pigeons autour d’un reste de crouton et les gardes qui arboraient les couleurs de Scandia cherchait visiblement un moyen d’intervenir pour éviter que la situation ne dégénère en effusion de sang.

« Par la volonté de Sa Majestée Térence d’Ignis, je vous ordonne de me conduire à la griffe d’or et de m’aider à la ramener à Port-Tristan ».


Dolores faillit éclater d’un rire nerveux en entendant le ton froid de Mia dépourvu de toute émotivité. Elle avait parlé d’une voix haute et clair et les gardes qui avaient entendu semblaient plus circonspect que jamais. Elle vit un d’eux partir, surement chercher une plus haute autorité. La foule n’avait pas osé approcher malgré l’attrait de l’or. Elle se baissa pour les ramasser rapidement puis jeta au marin un regard souriant.

« Ca veut aussi dire qu’on réquisitionne ton bâtiment ».


//

Bon si ca te va absolument pas, j'éditerai (on enlève pas les gens complètement de force dans ce monde). Sinon, mes excuses par avance, j'ai eu l'impression d'écrire facile tout du long, sans que ce soit recherché, et du coup je pense pas que le style soit terrible terrible.

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Ven 2 Aoû - 0:48
-Bien... tout est prêt Morrigan?
-Oui, vingt baptistrels sont prêts à intervenir et, les insulaire vont coopérer.
-Et pour la garde Minato?
-Dans moins de vingt minutes personne ne pourra plus quitter Inis Mona.
-Parfait, nous pouvons donc commencer

Les trois individus quittèrent alors la taverne dans laquelle ils étaient réunis, relavant les capuches de leurs capes alors que, tout le monde se levait pour les suivre, désertant tous la taverne. Le second prince d'Ignis ne pu s'empêcher de sourire, cela faisait un an qu'il préparait l'opération, celle ci était parfaite... comme tous les plans qu'ils avaient toujour établis avec Morrigan et Cathbad. Sauf que le vieux barde lui, était resté à Avalon. Il était temps pour Inis Mona de redevenir une forteresse et, pour ses habitant de cesser de passer pour des barbares avides de verroterie.

***

Affalé sur le toit d'un bâtiment quelconque, enveloppé de sa cape couleur pierre, il était telle l'ombre insaisissable, tel le faucon guettant sa proie, personne ne le remarquait, personne ne semblait le remarquer. En dessous de lui, une discussion s'engagea alors, il n'y prêta guère attention jusqu'à entendre quelque chose qui le poussa à se pencher sur la discussion. Le bruit d'un sabre qu'on sort, chose à peu près inexistante en Scandia.

-Par la volonté de Sa Majestée Térence d’Ignis, je vous ordonne de me conduire à la griffe d’or et de m’aider à la ramener à Port-Tristan.

Alors comme ça des hommes, ou plutôt des femmes, au service du neuvième prince d'Ignis étaient sur l'île?  Et bien et bien, c'était à lui d'intervenir afin de s'assurer que les chose ne dégénère... et surtout pour voir qui sortir un sabre de cette manière. Tel un fauve agile, il se laissa glisser du toit, se réceptionnant sans aucun problème, sa cape glissant dans le même temps, un mouvement parfaitement exécuté, bien plus furtif que ce que l'on aurait pu croire... Une entrée en scène parfaite! Du haut de son mètre quatre-vingt, avec ses cheveux d'une teint bleuté si proche de celle du gardien des porte du palais d'Ignis, doté d'yeux couleur rubis, torse nu et tatoué, le chevalier du second prince d'Ignis saisit dans le même mouvement, d'une main sure le sabre de la... gamine?

Woh woh woh! C'était quoi ça? Ou plutôt, c'était qui? Lui qui aurait espéré voir une jeune femme plantureuse en kimono maniant le sabre comme une fleur de cerisier prête à éclore... contemplait une gamine d'un peu moins de quinze ans! Evènement rare dans sa vie, il du réfléchir et aller chercher au plus profond de sa mémoire pour se rappeler ce que son père lui avait une fois écrit. Une gamine en kimono, au service d'un prince d'Ignis, avec des cheveux noirs, qui manie un sabre... Mia Blaze! Celle qui veillait sur le prince complètement barge des Marches Dernières!

Il eut un sourire joviale tandis que de sa main libre il débarrassa son sabre, aussi long que lui grand, de son fourreau.

-Mia Blaze, vous êtes sur les terres du second prince d'Ignis, peut importe que vous agissiez au nom du neuvième prince d'Ignis, vous devez vous plier aux règles de Scandia. Mettez votre sabre au fourreau et suivez moi... Ou battez vous.

Il fit un signe de tête au marin qui était menacé ainsi qu'un sourire, comme pour lui dire de se faire la malle si il le voulait, prenant une posture plus menaçante à l'égard de la jeune fille qui tenait le sabre

- Tels sont les paroles de l'homme qui sert le second prince d'Ignis. Et un homme ne revient jamais sur sa parole!

Le hurlement furieux et plein des flammes se fit alors entendre plus loin, aux abords d'un quai t ndis que n'importe quel mage pouvait sentir le déferlement de mana gigantesque.


***


En voyant les deux énergumènes déambuler comme si de rien n'était, la première baptistrelle de Scandia secoua la tête et poussa un long soupire, à moitié amusée, à moitié ennuyée. Décidemment, le beau peuple n'était pas doué pour passer inaperçu. La femme, dans ses vêtements d'opulence était doté d'un port un peu trop fier pour être une petite bourgeoise. Mais l'homme détonait encore plus, avec sa stature droite et martiale, il ne pouvait qu'être militaire, son physique ainsi que son arme le faisant ressortir encore plus. Ce que faisaient ici ces gens, elle n'en avait aucune idée. Le problème était qu'il cherchaient, avec plus ou moins de succès, à se faire discrets. Vu l'opération qui avait à présent lieu il valait mieux qu'elle aille s'occuper elle même de cette affaire ci. Si Minato avait pour une fois le bon sens d'agir, une catastrophe pourrait avoir lieu, il valait mieux pour tout le monde qu'elle gère cette affaire avant qu'il ne leur tombe dessus.

Elle fit signe à cinq hommes de la suivre, envisageant l'espace d'un instant le pire. Ils pourraient bien tenter de prendre la fuite, ou ils pourraient réagir violemment. Si elle n'avait aucune crainte sur ses capacités quand à faire face à plus ou moins la grande majorité des individus foulant le sol d'Albion, elle ne pouvait se permettre de prendre le risque de leur permettre de s'en prendre à des civils. Avançant d'une manière ouverte à leur rencontre, les badauds s'écartait naturellement de son passage. Tous les scandiens d'Inis Mona la reconnaissait, il s'agissant de Morrigan Ulster, première baptistrelle de Scandia, conseillère et amante du second prince, une des personnes les plus influente de ce territoire d'Ignis bien qu'elle soit une femme... Comme si cela changeait quoi que ce soir sur ces terres hostiles.

Son pas était vif et alerte, sa démarche sure était un équilibre adroit entre la sensualité et instinct guerrier, ses yeux rouges et profond comme une mer de sang d'un calme absolu. Elle portait pour tenue une simple robe moulante et finement taillée aux reflet moirés hypnotique, laissant son dos nu, dévoilant à ce qui aurait pu ressembler à un tatouage tribale, son sceau de mage. A ses hanches ressortaient deux épées battarde, plus fine cependant que les modèles habituels, des armes faites sur mesure, ainsi qu'une lyre.

Arrivé juste devant eux elle les salua d'un signe de tête.

-Bonjour, laissez moi me présenter, Morrigan Ulster, première baptistrelle de Scandia et conseillère du second prince d'Ignis. J'en suis navré mais j'aimerai que vous me suiviez, je puis vous expliquer pourquoi si vous le désirez.

Le hurlement rageur des flamme se fit subitement entendre plus loin, aux abord d'un quai tandis que n'importe quel mage pouvait sentir el déferlement de mana gigantesque.


***


-Mon prince, un bateau vient de quitter le port, ses marins ont tué plusieurs hommes avant de prendre la fuite.
-Quel quai?

Le soldat eu a peine le temps de lui faire signe que déjà le prince se jetait en direction du quai, faisant appel à la catalyse magique pour aller bien plus vite, accompagné de son familier qui ne le lâchait pas d'une semelle. Il ne lui fallut qu'un instant pour atteindre le quai et voir le bateau fuir. Indiquant aux hommes de ne pas bouger, il commença l'incantation de son sort.

- Mes pleurs seront les flammes de la Haine! Hurle, Mer de flammes!!

Väino surchargea à son maximum le sort et tandis que la mana s'échappait de son corps, le mer fut recouverte un instant d'un manteau de flammes gigantesques, incinérant immédiatement le vaisseau fuyard. Se tournant vers un capitaine de bateau qui le regardait, plus effrayé qu'autre chose, il s'exprima tranquillement.

-Faites passer le mots aux autres vaisseaux, la mer ne protégera pas ceux qui tentent de fuir.

Quittant le quais il héla un homme qui portait deux épée ainsi qu'une lyre à la hanche.

-Mènes moi à Morrigan l'ami s'il te plais... Et si tu peux faire passer le message pour que Minato nous rejoigne ça m'aiderai.
-Pas de problème... et démonstration de pouvoir un peu abrupte que ce qui est arrivé à ce bateau non?
-Mais de quel bateau tu parles?

Les deux hommes éclatèrent de rire, personne n'était autorisé à quitter Inis Mona à présent. L'île allait retrouver sa nature première de forteresse marine et, au passage plusieurs vaisseaux pirates allaient être saisis, leur équipage jugés de manière juste... juste mais impitoyable, à la scandienne. Il était temps de voir tous les oiseau marins qui avaient été piégés sur l'île...




[HRP: bien, j'espère ne pas trop vous déranger dans vos innocents badinages et autres instants de détente. Un petit point sur la situation s'impose cependant. Il n'est actuellement pas possible de quitter Inis Mona, on peut considérer que la loi martiale vient d'entrer en vigueur, et tous les bateaux sont sur le point d'être fouillés... sauf qu'à part les gens de passage, tous les habitants de l'île semblent avoir été prévenus. Térence, Minato serait presque en train de provoquer Mia si tu ne l'a pas remarqué XD. As'ad, je serait presque désolé pour ta situation si je n'était pas un vilain XD. Kerry... bon bah ta situation à toi et Lucrecia est assez claire je crois XD.

Oh et dernier détail, bienvenu en Scandia, plus précisément sur l'île d'Inis Mona!]

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Ven 2 Aoû - 19:44
Enfin un peu de paix. Kerrys et Lucrecia s'étaient éloigné du marin et du charlatan, poursuivant tranquillement les emplettes de la bourge.

Kerrys remarqua tout de même que l'ambiance n'était plus vraiment aussi joyeuse qu'avant. Les mines des passants se faisaient plus préoccupées, plus inquiète... que diable se passait-il ?


« Lucrecia...
- Interdiction de te retourner pour vérifier si on est suivi, Kerrys. »

Ce n'était pas du tout envisagé par le général. De toute évidence, vu la mine des passants, c'était une personne importante qui les accosterait, si accostage il y avait. Restait à deviner les intentions de la personne en question.

Et c'était justement ce qui se passa : une femme les accosta, loin d'être laide, mais loin d'être désarmée aussi. Kerrys eut le temps de distinguer un tatouage sur un dos dénudé... et une lyre ?


« Bonjour, laissez moi me présenter, Morrigan Ulster, première baptistrelle de Scandia et conseillère du second prince d'Ignis. J'en suis navré mais j'aimerai que vous me suiviez, je puis vous expliquer pourquoi si vous le désirez. »

La vigilance de Kerrys s'intensifia alors qu'ils s'arrêtèrent. En plus du trio, ce fut cinq personnes à proximité qui s'arrêtèrent. Face à un tel surnombre, inutile de tenter quoi que ce soit qui relève de l’agressivité.

Restant passif et observateur, Kerrys laissa à Lucrecia le soin de répondre.


« La famille royale d'Ignis daigne nous accoster ? Je présume donc que vous aurez la preuve matérielle de votre poste de conseillère de sa majesté le second prince, n'est-ce pas ? »

C'est alors qu'une explosion retentit au loin. Kerrys sentit jusque dans la moelle de ses os l'intensité du mana libéré. C'était effarant et effrayant. De ce qu'il savait, seul un membre de la famille royale, ou un enfant perdu ayant du sang bleu dans les veines, pouvait détenir une telle puissance de feu, au sens littéral.

Lucrecia se tourna vers la détonnation, encore visible par dessus les bâtiments, perdant un peu de son calme devant tel spectacle.


« Par tous les saints. Mon cher Kerrys, si j'avais su que de tels événements se passeraient, j'aurais accordé plus d'importances à vos suppliques et nous serions en ce moment même en train de siroter un thé dans notre chambre.
- Evidemment, c'est que maintenant que mon avis a de l'importance. »

Ca sentait la merde, cette histoire... Kerrys en avait par dessus la tête de tout ça. Il mourrait d'envie de rentrer au pays.

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Mar 6 Aoû - 4:10
    La situation semblait être plutôt calme et pacifique, notre marin rigolait un peu légèrement en conversant avec les deux jeunes demoiselles. Enfin c’est l’impression que notre cher As’asd avait, rien n’aurait pu préparer ce dernier pour les évènements qui allaient s’enchaîner par la suite. Les regards d’azure de notre marin au teint assombri par les mille et un jours passé en mer observaient ses interlocutrices sans de soucier véritablement des problèmes que sa langues pouvait par moment lui causer. Cela n’est pas la première fois que les paroles d’As’ad lui ont causées du tord, mais semblerait-il que notre loup de mer n’apprendra jamais! Voilà que dans un battement de paupières le fer froid d’une lame se trouvait un peu trop près de son cou pour être confortable. Ah mais pourquoi les gens ont toujours recours à la violence quand les choses ne suivent pas le cours désirés ?

    Il y a de cela un bref moment, notre charmant ténébreux souriait, mais un peu surpris par le geste de la jeune demoiselle, notre protagoniste devint un peu plus sérieux. Était-il affolé ou effrayé ? Cela serait sans doute un peu exagérer ses sentiments face à la possibilité de sa mort, disons qu’il ne s’attendait tout simplement pas de potentiellement finir ses aventures si tôt. Il a tant de choses qu’il aimerait voir en ce monde ! Les prunelles azures de notre cher As’ad étaient en ce moment posés sur les jeunes demoiselles qui le menaçait de son sabre. Il pourrait sans doute tenter de la poignarder avec son couteau, mais un geste brusque risquerait de surprendre la jeune fille et faire en sorte qu’elle lui tranche la gorge… ont ne veut pas ça c’est sûr! De plus, As’ad serait moralement incapable de lui enlever la vie, même dans ce genre de situation.


    « Par la volonté de Sa Majestée Térence d’Ignis, je vous ordonne de me conduire à la griffe d’or et de m’aider à la ramener à Port-Tristan »

    Cria-t-elle. Alors ce voleur avait dérobé le fameux prince Térence d’Ignis… et bien il a du culot ! Dommage que cet idiot n’a point su conserver cette fameuse griffe d’or ! Objet de malheur, notre marin ne peut que maudire cette griffe et l’inconnu qui l’a apporté à bord du Virgo Mare ! C’est à cause de cela que notre cher As’ad est dans une situation que l’ont pourrait sans doute qualifier comme étant un peu sérieuse. Enfin ce n’est pas comme si c’est la première fois qu’on le menace ainsi! Il s’agit toute fois d’une mauvaise habitude devrait sans doute abandonner, ce n’est pas exactement très bon pour la santé. Il jeta alors un rapide coup d’œil à la jeune inconnue qui l’avait d’abord approchée, un peu plus mure que celle qui le menaçait. Elle semblait un peu tendue par la situation, il faut croire que brandir le sabre ainsi ne faisait pas parti du plan initial.

    Même dans ce genre de situation, notre protagoniste semblait demeurer relativement positif. Ce n’est pas exactement une tâche facile lorsque notre vie est entre les mains d’un autre, mais mieux vaut demeurer positif, c’est ainsi qu’on attire la chance ! La chance il en aura de toute évidence besoin notre cher As’ad. Comment allait-il se sortir de cette situation ? Il va falloir être fort prudent si ce dernier ne souhaite pas finir comme nourriture pour chien royal! Retournant son regard une fois de plus vers la jeune demoiselle tenant notre marin en hottage, ce dernier s’apprêtât à s’adresser à cette dernière, toutefois il fut interrompu avant même d’avoir débuté !

    Non loin d’eux une silhouette masculine et autoritaire c’était montrer le bout du nez, ce mêlant de leur petite affaire. Est-ce que la chance souri enfin à notre beau ténébreux? Peut-être que oui, peut-être que non, cela dépend sans doute de la façon dont les choses vont tourner par la suite. De toute évidence, il s’agissait d’une des figure de haute autorité de la cité, du second prince d’Ignis. Heureusement que notre marin ne c’était pas fait une mauvaise réputation auprès des gardes de la cité ! Avec un peu ce chance, la jeune demoiselle portant apparemment le nom de Mia Blaze ce pliera aux règles de Scandia. Mia Blaze ? Était-ce là une figure dont notre marin devrait connaître en principe ? Avec le nombre de nobles et de preux chevaliers dont les noms sont connu, notre cher As’ad a un peu de difficulté à suivre… de toute façon ce n’est pas comme il a l’habitude de jouer dans la même cours qu’eux. Aujourd’hui est un peu l’exception à cette règle… une exception qu’il va tenter de ne pas refaire.

    Alors que son destin est encore incertain, mieux vaut pour notre marin de jouer les meilleurs cartes de sa main. Il ne peut pas uniquement compter sur la chance ou même sur les probabilités qu’il soit relâché par la jeune demoiselle. De toute évidence les autorités d’Ignis ne se pavane pas dans les rues sans raisons… une raison que notre marin mit peu de temps à comprendre alors qu’il entendit les flammes hurler au loin. Certes, il ne pouvait point voir la mer d’où il se trouvait, mais la lueur à l’horizon racontait une bonne partie de l’histoire. Peut-être qu’il aurait été sage de la part du capitaine Elone de suivre les rumeurs politiques…. Iris Mona vient de lever les grands murs de flammes, s’isolant du reste du monde. Devoir demeurer sur la terre ferme ne plaisait point à notre marin… presqu’autant qu’avoir une lame près de sa jugulaire.

    Dans ce genre de situation, les navires venant d’ailleurs sont souvent fouiller, le Virgo Mare ne sera point l’exception à cette règle d’or. Et en parlant d’or, cette fameuse griffe d’or est toujours à bord du navire… cette même griffe d’or qui a foutu notre charmant ténébreux dans de beaux draps. Lui qui croyait que la situation ne pouvait être pire… voilà que les jeux politiques des nobles finissaient par empêcher notre loup de mer de quitter la cité. Plongeant alors ses prunelles azures sur la jeune demoiselle, notre beau barbu murmura alors.

    «J’sais pas ce qu’il vous veut ma p’tite dame… mais j’sais qu’ils vont finir par trouver la griffe avant vous…»

    Il fit une pause, attendant une réaction quelconque de la part de la jeune demoiselle avant de poursuivre.

    «J’suis un homme honnête… pas un pirate et cette griffe j’vous la redonne… mais avant…»

    Il posa son regard sur la lame qui était à son cou. Il irait bien la chercher cette fameuse griffe porte malheur, même s’il ne fera point de profit sur celle-ci… il sera bien heureux de s’en débarrasser. Peut-être qu’après l’avoir rendu, il aura l’opportunité de quitter l’île… si les jeux politiques ne s’éternisent point et que le Virgo Mare aura la chance de mettre les voiles bientôt.

    ---

    Alors que notre cher As’ad semblait s’être mis dans de beaux draps… les aventures des autres membres de l’équipage du Virgo Mare n’était pas plus calmes. Au port le capitaine Baruk Elone était en plein cœur de négociation alors que les autorités de la cité ont décidé de créer le mur de feu, empêchant tout navire d’entrer ou de quitter le port. Le vieux loup ne fut point heureux de voir les flammes s’élever. Nombreux navires ont alors tenté de quitter les lieux… la plupart finirent par brûler dans les flammes… toute fois la rumeur courait qu’un navire à su s’échapper… laissant derrière eux un sentier de sang où l’ont pouvait y sentir le sombre parfum de la mort. Sombres fous…sans doutes des trafiquants d’esclaves ou des pirates… seules des gens craignant les autorités auraient risqué leur peau afin de s’échapper. Enfin, ne croyez surtout pas que si l’occasion se présente que notre capitaine ne mettra pas les voiles suivant le vent fort afin de voguer loin d’ici ! Il ne peut tout simplement pas se le permettre en ce moment, les membres de son équipages ne sont pas tous présent…

    Voyant au loin des soldats d’Iris Mona, notre vieux loup de mer s’approcha d’eux. Les épaules carrés et l’air fier, il s’agissait là du portrait typique d’un vieux marin ayant pratiquement tout vu ce que le monde avait à offrir… ce n’est pas des soldats qui vont l’impressionner ! Les pas pressés il approcha les hommes tout en hurlant.

    «ÉHO! Vous là bas! Nom d’une tempête, c’est quoi cette connerie !»

    La colère du vieil homme se fit sentir dans sa voix, bien qu’il n’avait pas le choix d’accepter la situation, il exigeait tout de même des explications ! Les prunelles de Baruk démontrait sa colère et à bord du navire les quelques marins dû demeurer à bord observaient attentivement la scène qui se déroulaient devant leurs yeux, eux aussi grandement irrités par la situation.


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Mar 6 Aoû - 11:29
Mia

Le jeune homme posa une main assurés sur son épée, l’écartant sans effort de la jugulaire du marin. Elle ne l’avait ni vu ni entendu mais sut ne montrer aucun signes de stupeur quand à cette intrusion. Le geste de l’homme aux cheveux azurée avait été plein de calme et il transpirait de tout son être autosatisfaction, assurance et sérénité. Son physique atypique ne laissait aucun doute quand à son identité. Des yeux grenats venaient contrastés au cyan de sa longue chevelure. Il dévoilait un corps taillé pour le combat au sabre, rêvélant une musculature que seule une pratique rigoureuse et quotidienne permettait d’acquérir.

« Mia Blaze, vous êtes sur les terres du second prince d'Ignis, peut importe que vous agissiez au nom du neuvième prince d'Ignis, vous devez vous plier aux règles de Scandia. Mettez votre sabre au fourreau et suivez moi... Ou battez vous. »

Ses traits ressemblaient à ceux de son père de manière troublante, mais il transpirait une certaine fougue qu’on ne retrouvait pas forcément dans la force tranquille qu’inspirait le portier. Minato Myamoto… chevalier du Second Prince d’Ignis dont la réputation de guerrier n’était plus à faire. Avait elle le niveau pour se mesurer à un tel escrimeur ? Son combat contre Musahi lui avait donné l’impression d’être face à un mur que rien ne pouvait entamer. Elle avait alors compensait son sentiment d’impuissance par toute la dévotion qu’elle possedait pour son prince et avait fini par réussir l’épreuve… d’une certaine manière. Elle se souvenait encore du froid de l’épée de son adversaire posée délicatement contre sa gorge alors qu’elle était convaincue d’avoir réussie. Et son lapidaire jugement « tu es morte ». Morte… elle était morte il y a 8 ans de cela, mais qu’est ce que ces deux guerriers pouvaient en savoir ? Elle était morte et ressucitée dans le souffle d’un jeune homme aux cheveux d’or.

«  Tels sont les paroles de l'homme qui sert le second prince d'Ignis. Et un homme ne revient jamais sur sa parole! »

Minato la provoquait délibérément mais Mia resta de marbre et le dévisagea de ses grandes iris où s’insinuait le jais. Son cœur battait plus lentement que jamais et sa concentration était absolu. Une pointe d’envie l’envahissait en pensant au combat qui peut être l’attendait. Sa mission ne passait pas forcément par un combat contre les hommes de mains de la Flamme Blanche d’Ignis, mais il était dur de refuser un combat à cet homme.

« Cette homme est  peut être en possession d’un objet appartenant au second prince. Je ne viens pas violer les règles de la Scandia mais simplement récupérer cette objet ».


Elle dégagea son sabre de la poigne de Minato d’un geste élégant et ferme. Celui-ci dessera son étreinte à temps de sorte à ne pas être coupé ; la jeune fille fit deux trois pas en arrière pour se mettre en garde, détermination et concentration brûlant en un feu mêlé dans son regard.

« Et je ne vais nul part mais où cet objet est, Minato Myamoto. Libre à vous de m’accompagner et prouver que la justice est encore un terme qui règne en Scandia. Je vous suivrai une fois l’objet en ma possession, vous avez ma parôle ».

Elle le dévisagea d’un ton de défi, se demandant sans trop d’illusion si il saisirait l’opportunité de régler la situation de manière pacifique.

« «J’sais pas ce qu’il vous veut ma p’tite dame… mais j’sais qu’ils vont finir par trouver la griffe avant vous…»


C’est alors que le marin pris la parole de sa voie d’embrouilleur que Mia avait entendu un peu plus tôt.  Sa façon de s’exprimer l’exaspérait, il ressemblait à une commère incapable de la moindre affirmation ni certitude. La vie dans la tête de cet homme semblait être une sorte d’eau troubles où rien n’était clair à part le possible profit qu’il pouvait tirer des choses. Ses traits honnêtes n’étaient qu’un mensonge de plus, incrustait au cœur même de sa personne ; Térence voulait l’objet et le voleur, et cet homme l’était sûrement. Et si il ne l’était pas, il saurait qui ce dernier était. Peut être l’avait il aidé. Nul ne pouvait voler en objet appartenant au Prince Poète et s’en sortir indem. Sans parler du manque complet de politesse du marin à l’égard de l’autre chevalier qui venait quand même de s’interposer entre son épée et la gorge de l’homme susnommé.

« J’suis un homme honnête… pas un pirate et cette griffe j’vous la redonne… mais avant… »

La griffe était donc en sa possession. Cela semblait confirmer sa pensée de départ quand à la culpabilité du marin. La jeune fille qui l’accompagnait et qui semblait depuis le début du périple préoccupée par son issu était restée muette mais dans son dos Mia pouvait sentir Dolores sur la défensive, prêt à se battre à la moindre provocation en son encontre. Si elle manquait parfois de sérénité, elle n’en était pas moins redoutable. C’est moi que Minato veut ; on évitera pas un combat car il brûle de se battre.

« La balle est dans ton camp chevalier. Mais si c’est un duel que tu recherches, je serai honorée de te l’offrir… une fois que Dolores sera en possesion de la griffe d’or. »


Dolores

La situation s’était clairement tendue et la tournure des évènements en étaient devenus imprévisible. Mia avait su rester, comme à son habitude, d’un calme étudiant alors que l’homme qui lui faisait face était un chevalier d’Ignis. Elle aussi… mais ce n’est qu’une enfant comparée à lui. Le marin semblait avoir abandonné l’idée de toute négociation et duperie et voulait juste rendre l’objet pour racheter sa vie. C’était surement la solution la plus sage au vu de sa situation et peut être cela aiderait à résoudre le nœud gordien que formait ses deux combattants se faisant face comme deux coqs de duel.

Tout aurait surement pu se régler facilement mais le fameux Minato brûlait d’envie de se battre, c’était criant sur son visage, et Dolores n’était absolument pas certaine qu’il saurait écouter la voie de la raison et attendre que leurs missions respectives soient achevées pour avoir son duel. Quand à Mia, l’idée d’un tel combat à venir ne semblait pas la déranger non plus. D’autant qu’une opération militaire d’envergure semblait avoir pris place dans la ville. Sans le soutien des autorités, ça allait devenir très compliqué de récupérer la ville. Peut-être moins de quitter la ville pour elle. Je pourrai m’enfuir maintenant. Mon sort me permettrait de m’approcher suffisement des cotes pour les rejoindres à la nage.

Dolores soupira puis posa sa main sur l’épaule d’As’Ad avec fermeté. Si combat il y a je dois récupérer la griffe d’or d’abord. Elle sourit au marin.

« Ne vous inquiétez pas tout va bien se passer, ce sont de grands enfants mais ils savent ce qu’ils font » Quoique des fois, on pouvait en douter…

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Mer 7 Aoû - 15:27
"Tu es sûre de ce que tu fais là ?"
"Bien sûr que nous le sommes, quelle question idiote, depuis quand n'avons nous plus le droit d'aller faire une petite visite de courtoisie chez l'un de nos frères ?"
"Certes mais bon... Ta tenue est pas vraiment appropriée au lieu."

La régente se retourna subitement et Néron se mit à pâlir de façon très peu naturelle. Il se bloqua, comme si prit d'une soudaine crampe. Le visage d'Octavia était refermé, ses yeux sombres, elle respira, un grand coup;

"NOUS SOMMES OCTAVIA D'IGNIS, REGENTE DE LA LATIA ET NOUS N'AVONS RIEN A FOUTRE DE TON AVIS !"

Des gens se retournèrent presque apeurés par la performance vocale de la jeune femme, ou plutôt parce qu'ils venaient d'entendre une princesse se présenter comme si de rien n'était. Néron, quand à lui, venait de tomber par terre, incrédule, poussé par la force du cris de la jeune fille qu'il devait protéger. Il se releva tout de même rapidement et toussota, époussetant son armure avec toute la dignité du monde alors que l’intéressée était déjà partie en avant en boudant. Le fameux objet du délit était bel et bien sa tenue, elle portait une robe à cerceaux, à la différence que le tissu n'était qu'une mousseline légère qui n'était tenue et moulée sur son corps que par un embrochement savant de branches d'arbres dont le blanc cassé naturel épousait la couleur de peau diaphane de la jeune femme. Ces éléments naturels recouvraient la poitrine de la jeune femme ainsi que ses bras en bonne partie, ne laissant que certaines parties à l'appréciation du regard de chacun. Et plus on descendait, plus la présence des branches se faisait mince, au final, elle n'arrivaient qu'à mi cuisse, le reste laissant voir ses jambes entourées d'un collant blanc et ses pieds chaussés de talons vertigineux de la même couleur. C'était à se demander comment elle arrivait à marcher dans cet accoutrement plus digne d'une soirée mondaine avant-gardiste que d'une simple visite de courtoisie chez de la famille. Mais après tout, ce n'était pas comme si la vision des choses d'Octavia pouvait être considérée comme normale par le commun des mortels. Ses cheveux eux, gardaient leur chignon habituel, seul un voile était enroulé autour de celui-ci et tombait doucement, fleuri de dentelles sur ses épaules.

Ils déambulèrent tout deux de nombreuses minutes voir même quelques heures, causant les chuchotement de quelques femmes et les commentaires grivois d'hommes. Néron failli ce battre une bonne demi-douzaine de fois mais à chaque fois, le regard meurtrier d'Octavia le calmait et l'empêchait de mettre à exécution ses pensées sombres.

On ne pouvait pas dire que les compères passaient inaperçus, l'une enchevêtrée dans une robe coûtant probablement plus chère que les magasins des commençants du coin avec un port altier et s'exprimant toujours avec la première personne du pluriel et un guerrier blond, bâtit comme un ours et portant une armures aux accents clairement latiens.

Puis ce fut l'apocalypse, une explosion retenti, on ne voyait plus que des flammes au loin, Octavia se mit à sauter, ce ne pouvait être que Vaïno, elle ne connaissait qu'une personne à la beauté aussi sauvage après tout, elle courut voir ce qui se passait, laissant derrière elle un Néron râlant et lui intimant de ne pas s'éloigner de sa personne, ce fut à cet instant qu'elle vit en face d'elle un grand guerrier, bien bâtit lui aussi, à son goût même, dans d'autres circonstances elle aurait pu en faire son goûter. Mais il trimbalait avec lui une femme à l'allure trop noble pour être honnête, des étrangers ? Non, en fait, elle n'en avait à rien à faire. Seule la panthère devant eux l'intéressait.

Ses courbes, son regard de chasseuse, sa démarcher féline, tout était, tout était...

"PAR LA FLAMME ÉTERNELLE !"

Le cri poussé par la princesse avait plus l'air d'un gémissement proche de l'orgasme que d'une personne réellement impressionnée. Poussant les deux gueux qui lui parlait sans la moindre vergogne, allant même jusqu'à écraser copieusement le pied du guerrier. Elle se ficha devant celle qui se présentait comme Morrigan Ulster. Le nom ne lui était pas inconnu, au contraire, elle ne pouvait qu'avoir entendu parler d'une femme si belle et si puissante. Plaçant une main sur sa poitrine, elle leva la main gauche, comme sachant ce qu'elle voulait, Néron lui plaça directement Aestus Estus qu'il avait gardé avec lui dans la main, elle leva alors la lame vers les yeux et s'exprima avec force.

"Morrigan Ulster ! Nous sommes Octavia d'Ignis, soeur de Vaïno d'Ignis et régente de la Latia. Nous ne te voulons, nous te voulons à nous toute seule !"

La princesse la regarda de ses émeraudes embrasées, oh oui, elle la voulait, elle voulait lui faire toutes sortes de choses toutes plus inavouables les unes que les autres, mais tout d'abord, elle voulait la combattre, elle, Morrigan Ulster. Une beauté parmi les beautés, une magnifique sauvageonne, oh oui, elle voulait tout d'un être comme elle.

"Égide d'Ignis, sois belle et protège !"

Des flammes dorées prirent place sur le corps de la princesse, l'entourant, elles avait l'air d'une délicieuse chaleur, elles formèrent une parfaite armure tout le long de sa robe, la magnifiant, comme si une forêt brûlait sur son dos. Elle était prête, elle voulait se battre contre une si belle créature, pas la tuer, non, pourquoi faire ? Mais la mettre à terre serait si bon...

Se positionnant en garde avec son épée des temps obscurs elle fonça sur sa nouvelle ennemie et leva l'épée d'un coup en haut à gauche, seul son regard portant une certaine folie fut visible au moment où une inscription sur la lame se mit à briller avec violence et que d'autres flammes dorée ne prirent possession du métal avant qu'elle ne l'abatte sur la baptistrelle.

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Mer 21 Aoû - 1:52
Alors qu'il allait pour retrouver sa conseillère,  le second prince d'Ignis entendit la voix pleine de colère d'un marin à l'égard de ses hommes... En soit, que le marin insulte ses hommes ne l'importait guère, que ses homme réagissent mal non plus. Le problème était que dans la situation actuelle, cela risquait de provoquer un chaos propice à la fuite pour les rats de lie marine; et ça, il ne pouvait se le permettre. mais de ce qu'il entendit, il y eu une chose qu'il n'acceptait pas le moins du monde... qui osait dire qu'il s'agissait d'une connerie si ce n'était un homme de la mer qui n'était pas de Scandia? A cette pensée, le fauve qui était son familier se dirigea immédiatement vers la source du problème.
Jezaig, spécimen de panthère scandienne plus qu'impressionnant, ne pouvait accepter que le seul être qui avait le droit de se penser supérieur à elle puisse se sentir insulter. A foulées prestes et lestes, le fauve était presque arrivé à destination, les misérables hominidés s'écartant immédiatement de son chemin. Ils savaient à qui ils avaient affaire, leur supérieur naturel. Le fauve se serait bien immédiatement jeté sur la cible de sa gène si, la voix de son maître ne s'était pas élevée et, qu'une de ses maudites flèches de feu ne fasse exploser quelques pavés à ses côtés.

-Suffit Jezaig.

La voix du prince d'Ignis était d'une neutralité absolue tandis qu'il avançait avec morgue, il n'avait effectué aucun geste et n'avait prononcé aucune formule magique, utilisant une des multiples formules gravées dans sa chair. Gae Bolga à la main, il toisait l'homme qui avait osé dire que ce qui se passait était une connerie. Apparemment les gens semblaient incapable de reconnaitre une manœuvre militaire. Il n'allait pas laisser cet homme provoquer le chaos et, encore moins insulter ses actions, surtout pour quelqu'un qui n'était pas au courant. Portant son armure, il pointa sa lance vers le marin, sa voix naturellement grave ayant l'accent régalien de ceux qui n'acceptent pas que l'on ose s'opposer à eux.

-A genoux chien. Tu n'es pas scandien mais tu es sur nos terres, alors soumets toi à nos règles ou meurs... Et après je t'expliquerai ce qu'est ta fameuse... connerie.

Il avait craché le dernier mot comme si une insulte lui avait été faite.

***

Contrairement à ce que l'on aurait pu croire, Minato n'était pas complètement stupide... dans une certaine limite. Et son intellect allait à la fidélité qu'il avait envers son prince. S'il brulait d'envie de se battre immédiatement et dans l'instant avec la jeune Mia, ce qu'elle lui répondit eu le mérite de le rappeler à certaines obligations qu'il avait quand à son seigneur. Il posa son sabre long avec nonchalance sur une de ses épaules, poussant un soupire.

-Soit, je doute que Väino apprécierai que nous nous battions inutilement là maintenant.

Quand à la question de le suivre une fois l'objet en leur possession... il ne pu s'empêcher de rire légerrement. Il se devait de prévenir l'envoyée d'un des frères de son meilleurs amis. Après tout, il n'y avait aucun risque qu'un bateau puisse quitter le port et, si celui que cherchait Mia était bien celui du marin qu'elle avait arrété... Alros il était surement toujours à bon port.

-Par contre gamine, pas besoin de se presser vu que ton bateau ne devrais pas avoir quitter le port.

Il se tourna alors vers le marin.

-Si c'est bien ton bateau.

Un éclair de génie traversa alors le cerveau du chevalier de Scandia et il tendit la main au fameux marin, lui présentant un sourire des plus francs. Il fallait au moins faire quelque chose avant de partir en direction du bateau

-Miyamo Minato sinon, enchanté de te rencontrer... eux... tu t'appel comment? Et tu pourrais nous amener jusqu'à ton bateau?

Il se tourna alors vers la jeune fille au katana.

-Et j'accepterai avec plaisir ton offre de duel une fois ce bordel réglé!

***

Tout personne un minimum perceptive au monde l'entourant aurait immédiatement remarqué la lueur glaciale et mortelle qui traversa les yeux de Morrigan un instant... si ses pupille n'avaient pas été deux rubis à l'éclat naturellement sombre. L'ire glaciale qui traversa l'échine de la première baptistrelle de Scandia aurait été mauvais signe si la cible de sa fureur avait été scandienne et, si la baptistrelle n'avait pas eu le bon sens de considérer que son interlocutrice n'était pas de Scandia. Aucun scandien n'aurait jamais osé remettre en doute l'identité de Morrigan Ulster, aucun homme né en ces terres n'aurait pu douter de son identité, aucun individu sain d'esprit sachant qui elle était n'aurait ainsi insulter la conseillère de Väino d'Ignis et contestant son identité.

Et bien soit, ils ne savaient pas qui elle était, après tout dans leur veine ne coulait pas le sang fier et froid de la Scandia, il n'étaient pas ses fils et, ne comprenaient pas, sans aucun doutes, les règles et traditions de cette terre sauvage et sans pitié. Encore des voyageurs qui prenaient les scandiens pour des barbares... Et bien soit, elle ferait l'effort de s'abaisser à leur niveau, elle parlerait dans leur langage barbare et prétentieux... et leur prouverai plus tard qui elle était vraiment. Mais comme ils ne la connaissait pas, le doute était naturel et acceptable... pas la manière de l'annoncer.

-Et quelqu'un sans nom daigne me répondre, j'en suis enchanté! Quand à prouver qui je suis, mes deux lames ainsi que ma lyre et mes yeux en sont la preuve. Mais vu que vous n'êtes pas scandiens il est normal que vous ne le sachiez pas. Alors laissez moi vous poser une question, si tous les hommes de cette place confirmaient qui je suis, accepteriez vous de ne plus danser à la frontière de l'affront envers mon prince ou serais-je obligée de vous remettre à votre place?

Elle n'eut pas le temps d'en dire plus, qu'une présence des plus incommodantes fit irruption dans la discussion. La grande vestale de Latia, cinquième princesse d'Ignis et, demi-sœur de Väino au plus grand dam de Morrigan entrait en scène. Non pas que la première baptistrelle de Scandia ai un quelconque problème avec cette dernière... Si l'on oubliait qu'elle appartenait aux vestales de Latia et, qu'elle était l'archétype de femme qu'elle ne pouvait supporter d'imaginer dans l'entourage de son prince, lien du sang ou non. Aussi bien le discour que l'attitude de l'héritière d'Ignis furent des signes avant-coureurs de ce qui allait arriver juste après. Et plutôt que d'écouter stoïquement le discours de la grande vestale, l'amante du second prince n'attendit pas que celle ci esquisse le moindre mouvement agressif.

Déjà la mana se diffusait à travers son corps, le flux de la vie se répandant comme un torrent enflammé à travers son corps. La souffrance diffuse de son corps bruissant de magie lui arracha un frisson de plaisir alors qu'elle devenait plus forte, plus vive et agile que n'aurait pu l'être un être humain. Mais elle était première baptistrelle de Scandia, une chantelame de talent et d'expèrience. Alors que la demi-sœur du seigneur et maître de Scandia se jetait sur elle arme à la main et couverte de flamme, elle se porta à sa rencontre avec légèreté, sans avoir encore dégainé ses deux lames. Au dernier moment, à l'instant même ou la lame d'Octavia allait s'abattre sur elle, elle exécuta une volte parfaite, y mettant toute la vitesse que son corps renforcé par la magie le lui permettait. Elle sentit le vrombissement de l'acier fendre l'air, la frôlant à peine, effleurant presque du bout des doigts les flammes d'Ignis avec tranquillité tandis que sa robe tournoyait à peine. Grâce féline et sensuelle, désinvolture maîtrisée et dansante étant sa marque.

Et elle se retrouva dans le dos de la cinquième princesse d'Ignis, à moins d'une dizaine de centimètre de son chevalier, lui offrant elle même de contempler son dos dénudé.

-Octavia d'Ignis, je vous prierai de déposer votre arme ou je serait forcée de sortir mes lames.

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Mer 28 Aoû - 22:47
    Généralement, le bon vent à toujours bien guide notre cher marin. Malgré les nombreuses péripéties, ce dernier semble toujours trouver le moyen de s’en sortir sans trop de difficulté, cependant la situation actuelle est bien différente ce tout ce qu’il a connu par le passé. Habituellement il s’agit que d’embrouilles de tavernes ou des pirates, mais là semblerait-il que le Virgo Mare a jeté l’ancre en plein cœur d’un conflit politique. Alors qu’il venait de se faire harceler et pratiquement traiter de voleur, voilà que la cavalerie locale débarque mettant en quarantaine la région de Scandia. Certes, notre charmant marin aime bien passé un peu de temps les deux pieds sur la terre ferme, mais avec les flammes bloquant toute porte de sortie… il ne risque pas de revoir la mer de si tôt. Enfin, mieux vaut se concentrer sur le moment présent et non aux rêve de naviguer nouveau !

    Voilà que notre cher As’ad cherchait une porte de sortie à cette sombre situation. C’est à se demander ce qu’il avait bien pu faire afin de mériter une telle emmerde en ce jour ? Certes, notre cher protagoniste est loin d’être un saint, mais jamais il n’a réellement fait du mal à qui que ce soit… enfin sauf peut-être briser quelques cœurs. Est-ce là une véritable bonne raison d’avoir de tels ennuies ? Cette foutu griffe d’or il ne l’a jamais souhaité ! Certes il s’agit d’un magnifique artéfact, mais pour être entièrement honnête notre cher marin n’en voit aucunement l’utilité. La mer et la liberté est tout ce qui compte réellement à ses yeux, c’est ça la véritable richesse dans la vie. Certes posséder quelques pièces d’ors aide un peu, surtout afin de satisfaire son envi de boire un coup.

    Enfin, en ce qui concerne les évènements à suivre, la balle est apparemment dans le camp de notre très cher marin. Il à certes l’habitude d’avoir l’attention de tous sur lui, surtout lorsqu’il vous raconte une de ses aventures, mais là scène actuel est bien différente de celle d’une taverne ! En ce moment il y a très peu d’espace pour la rigolade, mais bon… faut tout de même prendre la vie à la légère non ? Après tout on ne vie qu’une seule fois, il serait simplement un peu malheureux pour ce dernier de périr si jeune les pieds sur la terre ferme. Les prunelles d’azures du marin était posés sur la jeune demoiselle dont le sabre avait fait connaissance avec le beau marin, mais cela fut de très courte durée. Rapidement l’accompagnatrice de celle-ci attira l’attention de notre beau ténébreux en posant sa main sur son épaule.
    « Ne vous inquiétez pas tout va bien se passer, ce sont de grands enfants mais ils savent ce qu’ils font »
    Écoutant les paroles de la demoiselle notre marin lui fit un magnifique sourire affichant pratiquement toutes ses dents avant de s’adresser à cette dernière.

    «Ô, mais jm’inquiète pas ma jolie p’tite dame! M’enfin, pas pour eux ! La seule chose qui m’inquiète un peu c’est ça!»

    Il dit le tout d’un ton plutôt jovial et léger tout en pointant vers les flammes à l’horizon. C’est à croire qu’à présent sa situation actuel était une banalité, quelque chose pouvant arriver dans son quotidien… enfin ce n’est pas si loin de la vérité lorsqu’on y pense vraiment. Il ne s’agit pas de la première fois qu’une femme apporte une lame à son coup ou bien qu’il soit dans le pétrin, la plus grande variable ici ce sont les personnages de cette scène. Il a peur de ne pas pouvoir quitter Iris Mona, mais aussi de la réaction du capitaine Baruk face à tout ça. Enfin, avec un peu de chance le vieil homme n’a pas encore bu aujourd’hui… il sera donc capable d’être un peu plus sage.

    «Miyamo Minato sinon, enchanté de te rencontrer... eux... tu t'appel comment? Et tu pourrais nous amener jusqu'à ton bateau?»

    Lorsque le militaire s’adressa à notre protagoniste avec un magnifique sourire, notre cher As’ad ne put s’empêcher de lui sourire aussi. Lorsqu’on est possiblement dans la merde, mieux vaut garder le sourire ça aide souvent à s’en sortir ! Qui était-il ? C’est un peu décevant de voir qu’il n’est pas encore connu de tous! Ou peut-être est-ce un peu mieux ainsi… parfois être une célébrité peut se montrer problématique. À cela le loup de mer répliqua de façon tout aussi allègre.

    «Ah, mais c’est que mon nom te dira sans doute rien, mais si t’insiste l’ami… As’ad est le nom qui me fut donné… tant qu’au Virgo Mare, c’est bien plus qu’un simple bateau l’ami!» Dit-il tout en serrant vigoureusement la main de l’homme.

    Mieux ce faire des amis que des ennemies en ce moment, ça c’est sûr. Avait-il était bien sage de divulguer le nom du navire ? Alors là seul l’avenir lui dira. Il est impossible de prévoir les actions d’autrui, surtout lorsqu’il s’agit de jeu politique… les nobles sont parfois plus sournois que les voleurs.

    «Mais sinon l’ami… si ça t’va j’vais aller avvec la p’tite dame afin de lui rendre ce qui lu appartient!.. À moins bien sûr que vos hommes l’ont déjà…»

    Retournant alors son regard vers la plus âgée des deux jeunes demoiselles, As’ad cherchait à retourner au navire afin de s’assurer que le capitaine n’avait pas fait de bêtise et qu’il n’allait pas devoir passer plus de temps que requis en terre Scandiennnes…

    - - - -

    Ce très cher Baruk, un jour il finira par mieux ce contrôlé. Apparemment son attitude un peu rebelle face aux jeux politiques ne semble point plaire aux autorités de l’endroit. C’est un peu de leur faute, c’est eux qui empêchent les gens honnêtes de retourner chez eux, de plus tout ce qu’il souhaite c’est d’obtenir des réponses. Certes l’approche de ce dernier n’est pas exactement très sympathique, de dire ouvertement qu’il s’agit là d’une véritable connerie, cela n’est certainement pas une douce mélodie aux oreilles des autorités. D’ailleurs, ce dernier le su très rapidement en entendant les rugissements d’un fauve et les ordres de son maître. Devant les yeux du vieil homme se trouvait un personnage de toute évidence relativement important ici dans cette cité, mais le fier capitaine n’allait pas pour autant se mettre à genoux comme souhaité !

    Le traiter de chien, non mais pour qui ce prend t-il celui-là ? Il s’agit là d’un fier personnage ce très cher Baruk et même la présence du Dieu unique ne ferait pas en sorte que l’homme se mettre à genoux, surtout pas lorsqu’on lui demande ainsi. Les prunelles du vieux barbu rencontrèrent celles de l’homme qui se trouvait devant lui. Sur le pond du Virgo Mare les marins observaient attentivement la situation. Ils ne sont certes pas supérieurs en nombre ou bien armé, mais ils sont toujours prêts à défendre leur capitaine. Le vieil homme jeta un regard à ses hommes afin de les rassurer afin qu’ils ne viennent pas chercher la bagarre. Retournant par la suite son regard vers l’homme qui venait de l’insulter, il lui offrit donc la réplique et demeura aussi poli que possible.

    «J’aimerais bien savoir ce qui ce passe, pourquoi nous empêcher de sortir d’Iris Mona?»

    Mieux vaut demeurer civilisé ou du moins tenter de l’être, si l’homme avait une explication le capitaine aimerait bien l’entendre. Il détourna son regard alors que quelques soldats approchaient le Virgo Mare. De toutes évidences, ils cherchaient quelque chose… mais quoi exactement. Certes, le capitaine n’avait rien à cacher, mais d’avoir des étrangers sur son navire sans invitation, cela ne lui plaisait nullement. Enfin, mieux vaut rien dire afin de ne pas mettre de l’huile sur le feu et attendre les explications de l’étranger, qui de toute évidence devait être un homme important ici.

Spoiler:
 



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Lun 2 Sep - 10:13
// Dolores //

Le vent s’engouffrait avec puissance sous les toits d’Inis Mona et venait se buter en d’incessant boulet sur les mats de bois des bateaux. La mer que la jetée avait adoucie avant de la laisser pénétrer dans la rade de la ville était d’un calme plat et les marins attendaient désoeuvrer que les soldats viennent leur rendre compte de la situation. Certains patientaient calmement, d’autres jouaient alors que les plus malhonnêtes d’entre eux affichaient désormais sur leurs visages bouffés par les embruns un début d’anxiété. Une opération de grande envergure s’engrenait à l’échelle de la ville et les alizées contemplaient de leurs couches célestes les hommes concerrnaient qui se mouvaient et s’agitaient comme d’innombrables fourmis. A l’instar des clapotis de l’eau, le vent était une auspice favorable aux marins et la jeune fille respira fortement afin d’en inhaler l’essence positive.  

Dolores marchait  aux côtés d’As’Ad, épiant par de petites oeuillades discrètes le charme ténébreux et virile du marin qui, si il avait remarqué ce jeu de regard, avait la décence de n’en rien laisser paraître. Il était quelque part l’antithèse de Térence, fort et  ténébreux, et doté du bon sens des hommes simples. Au fond de son cœur la jeune fille sentait les vagues cahuter la barque de son cœur, et alors qu’elle luttait pour s’accrocher, le vent soufflant dans ses oreilles lui murmurait l’histoire d’une vie sans aventure ni Prince Poète Fou dont elle serait à moitié amoureuse. Il suffisait de laisser la barque chavirer dans les eaux noirs de l’ennuis et de la vie maritale… Mais en voyant les soldats de Scandia aller et venir dans les rues sans se soucier d’eux, elle comprenait aussi que le danger et la mer étaient devenus des éléments dont elle ne pouvait plus se séparer ; devait elle se résigner à mourir au combat ? Pouvait-elle se résigner à vivre loin de l’effervescence de sa flotte et de son rôle de corsaire. Elle serra une des haches de lancées dont elle ne se séparait jamais, un peu à la manière d’une demande de confirmation auprès d’une amie de longue date. Une fois que tout cela sera fini, elle exécuterai une danse des haches histoire de sentir son cœur battre d’excitation à l’idée du danger… afin de ressentir ce sentiment grisant qui lui procurait la joue et l’adrénaline nécessaire à sa vie.  

Derrière eux marchaient Minato et Mia presque comme un vieux couple. Sa cadète avançait d’un pas agile et ne laissait transparaître sur son visage aucun sentiment et Dolores put en conclure qu’elle avait hate d’en finir, elle-aussi. Minato avait un air gêné surement du à la locacité spectaculaire et à l’absence de sérieux de la jeune chevalier qui l’accompagnait. Finalement ils étaient ici tous pressaient d’arriver au Virgo Mare… le marin ne voulait surement que terminer cette étrange affaire en vie, Minato interrompre ce silence gênant qui les avaient gagnés… et Dolores ? Mettre fin à cette aventure que la présence de Mia transformait en un long marasme où l’omni-présence d’un danger froid et mortel contre lequel rien ne pouvait être fait le disputait à l’absence complète d’adrénaline et d’action. Seul l’interruption de Minato avait mis un peu de piments et cela était déjà retombé. Et puis Minato c’était comme Mia… affronter un chevalier d’Ignis était une action hasardeuse. Quoique il n’est pas pactisan comme Mia. Avec mes sorts de vents cela devrait me donner un avantage sur lui si la situation dégénère. Un autre élément auquel elle réfléchissait était la distance qu’elle serait capable de parcourir sur l’eau, en utilisant ses sortilèges de vents. Pouvait elle quitter l’île en cas de besoin ? Surement.

Des flammes d’origines magiques continuaient de bruler à l’entrée du port, comme les restes d’un immense incendie mais dont la localisation était complètement absurde. Cela ne pouvait être que l’œuvre d’un prince d’Ignis. La présence de Minato attestait surement de celle de Vaino. Partout les soldats bloquaient les entrées mais le Virgo Mare, qui était encore à une distance raisonnable, n’avait pas encore était fouillée. Elle connaissait déjà ce navire pour l’avoir aperçu plusieurs fois en Akindor. Le port d’Auriphage était l’objet d’un commerce intense mais en tant que chef des corsaires, elle avait su développer un certain coup d’oeuil et une bonne mémoire des bâtiments qui y pénétraient. De ce qu’elle savait, c’était un navire marchand sans histoire dont le capitaine, dont elle ignorait le visage jusqu’à aujourd’hui, était un honnête commercant, du moins jusqu’à ce qu’on lui propose un contrat juteux et pas dangereux. Ce qui rendait peu probable le vol volontaire d’un prince d’Ignis. Ce type n’avait vraiment pas de chance…

C’est dommage d’ailleurs pensa t’elle avec une douce ironie. Si j’avais su que le Virgo Mare avait un capitaine aussi charmant, j’aurai peut être fait une petite inspection dessus lors de sa dernière incursion à Auriphage. Cette fois-ci As’Ad attrapa son regard en pleine oeuillade prolongée et elle se fendit d’un sourire très naturel pour cacher sa gène… Le virgo mare approchait.

// Mia //
La présence de Minato à sa droite était quelque peu semblable à celle d’un lion en laisse qui vous accompagne. Cela demandait une vigilance constance malgré son air docile pour l’instant. Son regard un peu imbécile ne montrait aucune agressivité et sa posture n’était pas celle du combat mais la jeune fille restait sur le qui-vive, se répétant que rien ne justifiait une attaque. Autour d’elle c’était plus d’une vingtaine de soldats scandiens qu’elle avait pu dénombrer, dont certains avaient dévisagés Minato, étonnés par l’étrange équipage qu’il trimballait à travers les rues d’Inis Mona.

De cette effervescence militaire la jeune fille ne put que conclure à une opération d’envergure. Les paroles de Minato semblait indiquer un blocus du port et donc une fouille des navires et une élimination systématique de tout ce qui appartient, de prêt ou de loin, à une mafia quelquonque. Elle admirait le professionalisme des soldats et la justesse du plan. Quand ils pénétrèrent sur la rade principale dans laquelle était amarré le Virgo Mare, elle put apercevoir le reste de la mer de flamme de Vaino, autographe si il en est du sang d’Ignis. Ce fut presque un étonnement de voir des flammes orangées alors que celle de Térence étaient plus souvent vertes, bleues, roses ou violettes mais jamais rougeoyantes. Les hommes étaient placées aux entrées des ports, sur les jetées, afin de barrer la route à tout capitaine un peu aventure et trop malhonnêtre pour survivre à l’inspection… L’organisation et la répartition des soldats avaient été plannifiées avec rigueurs et des hommes en armes parcouraient les rues pour éviter tout débarquement. Le genre d’opération qu’il serait bon de mener aussi dans le port d’Auriphage, si les hommes de la ville trouvait la discipine pour se joindre à une telle opération.

« On approche du Virgo Mare ? »


Récupérer la griffe d’or lui pressait, même si le temps ne pressait pas, elle le savait. C’était plus une sorte de désir du devoir accompli qui ne la lâcherait surement qu’au moment de sa propre mort. Mais après tout une épée était faîtes pour trancher et rien d’autres, jusqu’au moment où sa lame devient trop émousser pour effectuer cette tâche ou au moment où le fer se brise, se plie, cède aux épreuves et au temps. Alors n’était il pas naturel pour une épée de désirer servir, trancher, encore et toujours ? Une fois la griffe en leur possession, Dolores irait la ramener à Port Tristan pendant qu’elle se jeterait à la poursutie du voleur. D’après les informations recueillies avant leurs départs, il était peu probable d’un homme comme As’Ad soit le voleur. Celui-ci avait réussi à pénétrer la défense, assez lâche il faut l’avouer, du palais… le marin ne ressemblait pas à un équilibrise capable de se déplacer sur les rebords de falaises qui bordent la demeure de Térence.

Devant elle, As’Ad et Dolores s’arrétèrent. Dans leurs regards Mia comprit que le bâteau de commerce robuste qui se tenait à quelques mètres de la était le fameux Virgo Mare, au bord duquel une étrange scène sembler se dérouler. Deux hommes se faisaient face, un sur le pont et l’autre sur le quai, derrière lesquels se mêlaient marins et soldats ; entre ses deux atroupements qui se regardaient  avec des yeux en fayence se tenait un fauve aussi immaculé que gigantesque. Sa présence en liberté avait de quoi effrayer les plus courageux des hommes…

L’homme qui se tenait sur le quais n’avait pas encore réagi mais la lance qu’il tenait dans sa main et sa prestance naturelle l’identifiait naturellement auprès de tout chevalier d’Ignis. La flamme blanche de Scandia, Vaïno d’Ignis, se cambrait dans toute la majestée de sa colère et seul un fou maintenant aurait pu oser se mettre sur son chemin. La température ambiante avait chuté, du moins le semblait il à l’audience de cet angoissant spectacle ; un silence tendu preuve d’une nervosité palpable avait gagné les témoins de cette étrange scène. Même le fauve attendait désormais le verdict de son maitre devant l’affront qui lui était fait, dans une souission bienveillante et une certitude carnivore.

Un soldat pourtant brûlait de rompre le silence. Il avait rejoint l’attroupement au pire des moments, à l’évidence pour délivrer un message important mais n’osait pour l’instant briser la confrontation des deux hommes. Un homme ne se mettait pas si facilement entre un prince d’ignis et sa proie quand il tenait à la vie, fut’il le plus valeureux des soldats. Aux cotés de Mia, Minato semblait lui aussi avoir remarqué la présence de son prince et du messager qui attendait. Les deux chevaliers accélérèrent donc le pas, passant devant Dolores et As’Ad qui durent suivre tant bien que mal ; ainsi le quatuor se dirigea vers le groupe de soldat.

Le visage du messager s’illumina quand il vit le prince approcher, comme si un fardeau venait de lui être ôter. Les autres purent s’étonner de l’étrange équipe que la petite troupe formait. Une adolescente en kimono azairien, une fille en tenue de marin, un ventusien ténébreux et un chevalier d’Ignis au physique particulier, voila qui formait décidément un groupe des plus inattendus.  L’homme se dirigea vers le chevalier avant que celui-ci n’atteigne Vaîno.

« Nous avons un problème. Morrighan a été pris à parti par une inconnue… certains disent qu’il s’agit d’Octavia D’ignis…  Nous avons accouru ici pour trouver sa majesté le prince… »

Il marqua un petit silence discret pour marquer la gène qu’il avait à s’exprimer sur les évènements susnommés. Mia pour sa part s’agenouilla avec respect à proximité de la flamme blanche, laissant Dolores et As’Ad un peu en retrait du groupe.

//

Bon un second jet un peu moins incohérent, du moins je l'espère. Je suis désolé d'avoir pris des libertés avec vos personnages ou pnj (faire avancer As'Ad et Minato ou intervenir des soldats scandiens), si cela vous pose problème vous pouvez bien sur me prévenir et j'éditerai pour correspondre à vos désirs.

- je suis conscient que les paragraphes qui s'enchainent c'est très chiant à lire, surtout quand il ne se passe absolument rien d'excitant. Disons que c'est un mal nécessaire... enfin bref, si le poste est trop chiant, désolé.

- Sinon vous avez vu on se retrouve tous en Scandia, à l’exception d’Octavia… moi je resterai la par l’intermédiaire de mon dc (et pas décès) Rpistement votre.

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Jeu 24 Oct - 13:12
(Désolé pour le temps d'attente >< j'ai complètement zappé que c'était mon tour ^^')

« Et quelqu'un sans nom daigne me répondre, j'en suis enchanté! Quand à prouver qui je suis, mes deux lames ainsi que ma lyre et mes yeux en sont la preuve. Mais vu que vous n'êtes pas scandiens il est normal que vous ne le sachiez pas. Alors laissez moi vous poser une question, si tous les hommes de cette place confirmaient qui je suis, accepteriez vous de ne plus danser à la frontière de l'affront envers mon prince ou serais-je obligée de vous remettre à votre place?
- Vous pardonnerez ma méfiance naturelle, ma chère, mais en territoire inconnue, prudence est de mise. Au vu de ce qui se déroule en ce moment même, j'aurais été bien sotte de suivre la première personne venue qui prétend travailler pour un représentant de la noblesse. »

Kerrys n'écoutait que d'une oreille, ruminant de sombres pensées. Parmi toutes les destinations touristiques du monde, Lucrecia semblait avoir choisi la pire. Certes, les contrées d'Ignis avaient leur petit attrait attypique, un charme régional qui pourrait donner envie d'y faire une pause, mais entre les badauds, les charlatans, la famille royale qui pouvait vous accoster sans vergognes, les explosions de mana et maintenant une tarée blonde qui vous fonce dessus... non, franchement, Kerrys aimerait bien plus rester chez lui, au chaud...

La blonde arriva donc, emmitouflé d'une aura qui respirait tant la puissance que la démence...


« PAR LA FLAMME ÉTERNELLE ! »

... surtout la démence... Kerrys n'a jamais eu d'expérience du lit à ce jour, mais il était presque certain que le ton de la voix de la femme devait être, peu ou prou, identique à celui d'une conquise après quelque effort. En revanche, ladite conquise ne l'aurait sans nul doute pas poussé comme elle l'a fait et encore moins broyé le pied. Kerrys ne laissa transparaître qu'une grimace et réprima toute envie de lui rendre la pareille pour le moment

« Morrigan Ulster ! Nous sommes Octavia d'Ignis, soeur de Vaïno d'Ignis et régente de la Latia. Nous ne te voulons, nous te voulons à nous toute seule ! »

Encore une sang bleu ? Bon sang, à croire qu'Ignis n'étaient peuplé que d'employés à la cour et de batards de sang royal ! Et celle-ci devait être le fruit de moults unions consanguines avec énormément de nymphomanie dans les gènes vu la déclaration qu'elle venait de faire... de la nymphomanie et de la barbarie vu que son suivant venait de lui donner une magnifique épée à brandir... seigneur Ehol, puissiez-vous faire en sorte que Kerrys ne soit pas sur la liste de cette... succube en armure ?

Et la voilà qui prenait feu, en plus. Kerrys se rapprocha petit à petit de Lucrecia.


« Nous n'irons nulle-part, Kerrys. Ce serait grossier de refuser une telle invitation à la cour... grossier et suicidaire. Je n'ai point envie de risquer ma robe dans l'humidité d'une geôle.
- Tu vois bien qu'il n'y a que des tarés à la cour...
- Je n'en ai vu qu'une seule pour le moment. »

La tarée en question venait de porter un coup qui fut esquivé in extremis d'une pirouette parfaite. Kerrys se doutait que quelque magie a été ajoutée au mouvement pour éviter une telle attaque.

« Octavia d'Ignis, je vous prierai de déposer votre arme ou je serait forcée de sortir mes lames. »

Bon...

« Si elles se battent, je te parie ma solde sur 5 mois que, à moins qu'une personne extérieure n'interrompe le combat, on va passer au moins 2 heures à les regarder se battre.
- Je ne tiendrais pas ce pari, mon cher, je me serais lassé avant que le 60 ème minute ne soit écoulée. »

Kerrys soupira et observa les deux Ignisiennes qui semblaient prêtes à se mettre sur la gueule.

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Lun 13 Jan - 22:41
Octavia se mit à sourire de son rictus habituel, de celui entre folie et sagesse, de celui ne permettant pas de différencier le bord sur lequel elle dansait quand bien même beaucoup la jugeait avant même de la connaître. Après tout ses titres n'étaient rien d'autre que des déformations mérités de son comportement. "La catin d'Ignis", "Le tyran aux flammes dorées", "La grande prêtresse du sexe" et j'en passe des meilleures. Effectivement, il était facile de ne faire d'elle qu'une blonde abrutie de pouvoir et aux compétences plus que douteuses. Néanmoins elle avait bien compris que cela la desservait tout autant qu'elle pouvait en jouer. Elle laissait donc qui voulait penser d'elle ce que ses oreilles voudraient bel et bien entendre sans jamais véritablement s'en occuper. Elle jouait dans le jeu de la vérité et non de l'intrigue bas de gamme. Après tout, si l'on omet de parler d'une chose, ce n'est pas un mensonge, n'est-ce pas ?

Mais elle avait prévu ce revirement, après tout elle connaissait très bien les légendes sur les baptistrels ou tout du moins, ce dont elle pouvait avoir accès. Vestales et Baptistrels. D'une certaine façon, sans même ne s'être jamais combattus ni même qu'il y ait eu de rencontre officielle il était aisé de deviner que les deux philosophies n'étaient de toute façon pas faites pour s'entendre et qu'elles étaient plus ou moins rivales. Ainsi, ne connaît pas encore mieux ses ennemis que ses amis ? Cela serait insultant pour Vaïno, mais après tout il était en effet un cas à part.

Sa claymore qu'elle maniait comme un simple fétu de paille virevolta un instant alors que l'espace d'un instant, les flammes entourant Octavia s'intensifièrent à des points stratégiques et de son corps et de son arme, lui permettant aisément d'améliorer la vitesse de ses mouvements pour se rapprocher de celle de la jeune femme. Et, c'est ainsi qu'elle pu se retourner elle aussi avec une grâce quasi divine pour pointer son arme dans le dos affiché par la guerrière.

Un silence de mort s'en suivit, silence pendant lequel la princesse regarda longuement la belle barde. Suite à quoi, un gloussement se fit entendre et la lame d'Aestus Estus se planta dans un bruit mélodieux dans le sol, les flammes, quand à elles s’éteignirent subitement comme coupées de toute volonté. Un sourire gracieux ornait le visage de la régente. Et, si elle passait souvent pour folle, on pouvait comprendre à présent à quel point son charisme se montrait écrasant, elle ressemblait plus à la grande prêtresse d'une religion à niveau mondial qu'à une princesse. Elle ouvrit délicatement les bras, comme pour accueillir une personne ne venant à elle et s'exprima avec une douceur qui était étrangère à ceux ne la connaissant pas.

    Et nous supposons que te demander de rejoindre nos Vestales te paraîtrait être une hérésie, hm ? Et bien, il semblerait que Vaïno sache terriblement s'entourer, c'est que nous en serions presque jalouse. Notre offre est posée en tous les cas, Morrigan Ulster, les portes des Vestales te sont à jamais ouvertes. Fais-en ce que tu veux et ne nous donne pas de réponse, qu'elle soit positive ou négative. Prend le temps de réfléchir, laisse donc cette possibilité s'emparer ton âme veux-tu ?


Elle prononçait ces mots avec une bonté aberrante, il n'y avait aucune méchanceté dans ses propos, aucune mesquinerie. Rien d'autre qu'une infâme vérité, elle savait qu'elle n'accepterait pas, elle ne se faisait aucune illusion mais pourquoi pas ne pas proposer tout de même ? On ne perd rien à essayer après tout. Cela dit, elle n'était pas venu pour combattre la jeune femme, ce n'était qu'un contre-temps.

    Oh, par ailleurs, Morrigan, pourrais-tu avoir l'obligeance de nous conduire jusqu'à notre frère, nous avons tellement de choses à lui raconter et à lui offrir, après tout c'est bientôt l'anniversaire d'Illyasviel n'est-ce pas ? Nous voudrions lui offrir le plus beau des anniversaires, nous avons besoin de lui pour cela ! Utilisez cette beauté qui est votre, allez donc jeune femme !


Et elle se mit à glousser à nouveau, heureuse d'elle même et de ses tirades qu'elle seule devait apprécier. Mais elle n'était pas sérieuse pour l'instant bien que le motif de voir Vaïno pour ceci l'était lui totalement. Oui, elle venait d'annoncer devant toute une partie du peuple scandien qu'elle allait organiser l'anniversaire d'Illyasviel mettant par la même occasion Vaïno et Morrigan, d'une certaine façon, contre le mur sans pouvoir faire quoi que ce soit. Et après tout, elle savait très bien elle même que cette rumeur se colportait déjà dans tout Ignis par ses propres soins, ce n'était qu'une petite démonstration d'influence, toute gentille bien évidemment et sans la moindre mesquinerie ~

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Sam 8 Fév - 0:48
Octavia d'Ignis... Le sœur de son prince... Un proverbe récurrent de Scandia disait que l'on ne choisissait pas sa famille mais, que l'on choisissait ses amis. Et présentement Morrigan se disait que ce proverbe faisait tout son sens en cette situation. Elle n'avait dans l'absolu aucun grief envers la reine des garces. A vrai dire, il ne pouvait que reconnaitre la force et la valeur de cette femme. D'aucuns auraient considéré la folie qui semblait atteindre la princesse d'Ignis comme un mal... Mais la conseillère de Väino d'Ignis ne pouvait se permettre un tel jugement. Elle savait à quel point la flamme d'Ignis était puissante, manquant de consumer ses porteurs au moindre signe de faiblesse. Térence en était le parfait exemple, il avait été faible une fois... une fois. Et la sentence s'était abattue sur lui, brutale et implacable, l'esprit du neuvième prince était maintenant consumé par un feu qui le dévorait, un feu qui un jour ne laisserait plus que des cendres.

Non, elle ne pouvait pas voir la "folie" d'Octavia comme un mal. Son prince lui même n'était-il pas sujet à la soif de sang? Elle qui le comprenait mieux que quiconque, elle voyait danser au fond de ses yeux cet instinct primal et sauvage, elle connaissait le fauve qui dormait au plus profond de l'âme de Väino. Si il se laissait aller, il partirait en errance, ne laissant dans son passage qu'un sillage de sang et de cendre. Mais il était pleinement conscience de cela. Mais cette soif de sang qui aurait pu être son point faible, qui aurait pu l'entrainer dans une spirale infernale de violence, il l'avait domptée, maitrisée. Il la canalisait, le tenait en laisse sans faillir, sans la moindre difficulté à présent et, la libérait lorsque cela était utile avec une désinvolture déconcertante.

Non, la démence d'Octavia n'était pas un mal, elle était la preuve que le sang d'Ignis était puissant en elle. Alors soit, la cinquième princesse d'Ignis était aussi la grande vestale. La, cela devenait plus problématique. Dans son orgueil et sa dévotion, envers son prince mais aussi envers l'ordre des baptistrels, cela éveillait sa méfiance. Les vestales étaient dangereuse par leur dévotion à l'égard de la princesse, elles n'étaient pas comme les baptistrels complètement indépendants et libres. Si ceux ci suivaient Väino sans hésiter, ce n'était par pour une quelconque question de hiérarchie ou de tradition. Non, les baptistrels suivaient le second prince car celui ci partageait leurs idéaux, qu'il était prince d'Ignis et seigneur de Scandia, car il s'était engagé sur leur voie. Elle n'arrivait pas à concevoir l'ordre des vestales ainsi, quelque chose la dérangeait... Mais au final rien de bien important.

Et, alors qu'Octavia mettait fin à son spectacle, après avoir pointé son épée dans le dos de la première baptistrelle, Octavia confirma ce que pensait Morrigna. Elle ne pouvait tout simplement pas supporter le cinquième princesse, celle ci l'insupportait purement et simplement, ce gloussement débile et puéril, par la flamme d'Ignis qu'est-ce que c'était exaspérant! Que ne pouvait-elle pas la gifler pour la calmer un bon coup... C'était une idée tentante... trop tentante pour être mise à exécution. Si elle n'avait pas été l'amante de Väino... oui, elle l'aurait fait alors. Mais elle ne pouvait se permettre de risquer de mettre son prince en défauts. Au moins, l'affaire était réglé et le jeu calme. Elle ne pris pas la peine cependant de répondre à la proposition qui lui avait été faite quand à rejoindre l'ordre des vestales. Mais et mesquine victoire futile.

-Je vais vous conduire jusqu'à mon prince soit. Mais avant pardonnez moi... Elle se tourna alors vers les deux terrans. Vous deux suivez moi. Sachez que n'étant pas scandiens comme vous l'avez prouvé, votre doute n'a pas lieu d'être car vous n'êtes pas sur votre domaine et qui plus est, les soldats m'accompagnant prouvaient aussi mes paroles au moins quand à une question d'influence. Enfin, ne vous avisez jamais de rabaisser un prince d'Ignis au statut de vulgaire noble, je manquerai de croire qu'en plus d'être aveugles vous êtes irrespectueux.

***

Pendant un instant, la tension sembla monter entre le prince de Scandia et le capitaine du Virgo Mare. Ce dernier n'avait pas ployé face aux ordres et aux menaces de l'héritier d'Ignis, le défiant presque ouvertement... Sauf que le capitaine était sur son navire et, seul maître à bord dans l'absolu, il était dans une position de pouvoir d'une certaine manière lui aussi. Un sourire se dessina sur le visage de Väino. Le prince de Scandia n'était pas marin, il était certes habitué à prendre le bateau pour aller sur Inis Mona et pour voyager de temps à autre, mais il n'était pas un marin. Pourtant il savait une chose, en tant que capitaine il était hors de question que cet homme montre le moindre signe de faiblesse, il était capitaine. Non, il n'avait pas montré signe de faiblesse, il avait prouvé un caractère fort, puissant. Quelque chose que Väino aimait. Il éclata alors d'un rire puissant et joyeux, le second prince aimait les hommes de ce style.

-Vous êtes un brave! Si vous voulez savoir, sachez que vous vous trouvez au cœur d'une opération militaire. Si vous n'êtes pas un ennemi d'Ignis, alors en tant que second prince, ce soir je vous invite à manger à ma table. Veuillez coopérer avec les autorités du port cependant, rien ne vous sera pris tant que cela a été obtenu dans le respect des "lois" par contre, je m'en porte garant.

A peine eut-il terminé son petit discours, que Jezaig émis un grognement à l'égard de son maître, comme pour désigner de nouveaux arrivants. le porteur de Gae Bolga se retourna pour contempler son chevalier qu'un soldat venait d'intercepter, toujours  aussi désinvolte que d'accoutumé et... par la Valhall, ou était-il allé pécher la protectrice de son frère Térence?! Ce fut lui qui se dirigea vers eux en premier, prenant comme il sied à un prince d'Ignis l'initiative.

-Relèves toi Mia Blaze, seuls les traitres et mes ennemis s'agenouillent ainsi devant moi. Et tu n'en fais pas partit que je sache. Quand à toi Minato, explique moi ce qui se passe, que je sache si je dois m'attendre à voir débarquer la moitié de la famille.
-Mia et son amie ont été envoyées par Térence pour récupérer un objet qui lui appartiens et, qui doit être sur ce bateau de ce que j'ai compris. Et As'ad que voilà, dit-il, désignant le marin, s'est proposé de l'accompagner pour la rendre vu qu'il est marin sur le dit navire. Sachant que le doute à été émis quand à la présence d'une quelconque justice en Scandia de la part de la chevalier. Puis, au moment ou nous sommes arrivé, un soldat vient de m'annoncer que Morrigan se trouve dans un démêlé avec quelqu'un clamant d'être Octavia...
-... Sérieusement?  Et tant qu'on y est, tu vas me dire qu'un membre du sénat terran et un membre du conseil ventusien ont débarqué aussi? La perplexité se mélée à un certain énervement étaient clairement présents dans la voix du second prince.
-Aux dernières nouvelles non.

L'espace d'une second un silence lourd de sens plana sur l'assemblée. Cette opération militaire avait des faux airs de farce, et il n'avait toujours aucune confirmation quand à la présence de l'Eperon de Lorkainn. Si la personne qui clamait être Octavia ne l'était pas, Väino la marquerait du sceau des parjures et l'enverrai en colis expresse à sa sœur, qu'elle puisse meubler son colisée avec la vermine... A moins qu'il ne la dépèce en la gardant vivante avant de la décapiter et d'envoyer la tête dans un panier à sa sœur, avec un cadeau digne d'intérêt l'accompagnant. Mais, cela était bien dans le style d'Octavia de débarquer en foutant le bordel, sa demi-sœur aimait attirer l'attention sur elle. Et si Octavia était belle et bien présente, elle tombait cependant à point.

Il n'appréciait guère cependant qu'on mette en doute la justice en Scandia, il avait choisit et, avait annoncé devant tous qu'il ne participerait pas au jeu du trône tant que l'ordre n'était pas revenu en Scandia. Aujourd'hui il était second prince d'Ignis, et menait à terme une opération qui ne touchait pas seulement la Scandia mais toute une partie du commerce maritime... entre autre. Il ne s'agissait pas d'une opération pour rétablir l'ordre, mais d'une opération pour rappeler à tous que le second prince était celui qui pouvait décider de l'avenir du commerce maritime entre Ventus et Ignis sur une partie du continent, il ne s'agissait pas de pacifier la Scandia non, il s'agissait de montrer sa puissance aux autres, de montrer que la puissance de Väino d'Ignis n'était pas que son talent guerrier, mais aussi sa force politique... et assez ironiquement, de retrouver les pillards qui avaient osé voler les baptistrels. La Scandia était un carrefour économique important, une chose que nul ne pouvaient plus ignorer.

-Suivez moi. Tous. Sa voix indiquait n'acceptait aucun contestation venant du petit groupe. Quand à toi soldat, mène nous au lieu de cette... altercation. Et pardonnez moi capitaine mais, j'ose espérer que nous nous reverrons ce soir! Et alors qu'il s'engageait derrière le soldat, son ton n'était même plus impérieux mais, se fit menaçant. Et une chose Mia Blaze, quand il s'agit de mettre en doute la justice scandienne, pliez vous à ses règles,  vous êtes sur mon territoire et, malgré tout l'amour que je porte à mes frères et sœurs, en agissant comme vous l'avez fait vous ne vous êtes pas plié à une règle primaire de Scandia... Le respect. Expliquez moi votre présence et n'omettez rien.

N'attendant pas la  réponse et ne prétant guère attention quand au fait que le groupe le suive ou non, il suivit le soldat avec hâte. Peu importait qu'ils le suivent à vrai dire, ils ne pourraient partir et, si ils osaient défier sa parole il réglerai les choses à la scan... Et il s'agissait bien d'Octavia! Accompagnée de son chevalier  et suivant Morigan. Un sifflement admiratif s'échappa des lèvres de Minato... comme à chaque fois qu'il voyait Octavia en vérité, au moins ne laissait-il pas de traînée de bave, ce qui était presque digne... ou était tout du moins un reste de dignité.

-Hé bien ma sœur! Quelle idée de débarquer ainsi en pleine opération militaire! Soit cependant la bienvenue et, qu'est-ce qui peut bien t'amener ici?

Il la pris dans ses bras sans aucunes cérémonies. Octavia Agripina Maxima était une garce de première à l'appétit sexuel apparemment sans limite entre autre. Soit. Mais Octavia était sa sœur et, la cinquième princesse d'Ignis. Quoi que puisse penser d'elle Morrigan, il ne pouvait que l'aimer comme, à peu près tous les membres de sa famille et, ne pouvait que la respecter. Elle faisait partit des cinq plus puissants héritiers d'Ignis ce qui lui accordait plus de crédit que beaucoup d'autre. Peu importait ce qu'elle faisait tant qu'elle se montrait digne du sang d'Ignis et respectueuse... D'aucun auraient pu objecter que son arrivée en Scandia ne s'était pas faite de manière "orthodoxe", mais c'était dans la nature de la jeune femme et, il n'avait encore aucune idée de sa présence. Cela pouvait être aussi futile qu'utile. Et sa présence arrangeait bien Väino qui pourrait lui faire part d'un projet qu'il avait.

Morrigan toussa, se rappelant plus ou moins à Väino.

-Et nous avons deux invités, qui ne sont ni d'Ignis ni de...
-Mon prince. L’Éperon de Lorkain est à quai. Vos ordres.

Contrairement à ce que l'on aurait pu croire, Morrigan ne s'offusqua guère de cette intervention. Il fallait avouer que l'homme qui l'avait interrompu était le genre de personne impossible à ignorer. Son armure de plates complète d'un gris mat ou seul un dragon pourpre brillait, son heaume rabattu, sa longue cape d'un sombre incarnat, son épée battarde massive au fourreau d'acier gris à la hanche et, le bouclier semblant être à mis chemin entre le pavois et l'écu  avait de quoi refroidir toute velléité. Et, fait encore plus  surprenant celui ci s'agenouillant sans que le prince ne dise cette fois quoi que ce soit. Un dragon de sang, l'élite de l'élite scandienne, des chevaliers ne s'exprimant qu'avec parcimonie quand ils n'étaient pas totalement silencieux. Juges et bourreaux au nom du prince, implacables, sans émotion, surhumains...et bien d'autres rumeurs sur ces hommes encore. Des guerriers qui obéissaient aveuglement aux ordre de Väino d'Ignis, ils étaient son épée la plus dangereuse.

-Que le sang coule dragon.



[Bon, désolé pour le temps mis à poster, si quoi que ce soit vous gène ou vous semble obscur n'hésitez pas à m'en parler! Et désolé pour ce rp un peu abdrupte et qui prend des raccourcis de cheminement, mais je préfère faire la fête avec plein de gens /porte]

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Dim 9 Fév - 22:27
As’ad
Un plaisant arrêt dans un port Scandien, voilà que cette magnifique journée est devenu une pour le livre des récits les plus fous ! Certes cette étrange aventure affiche notre cher marin comme étant un être un peu ridicule par moment, surtout la partie où une jeune fille aurait pu en un instant mettre fin à sa vie. Enfin, lorsqu’on sait de qui il s’agissait, cela devient plus étonnant qu’il soit toujours en vie… ah ces Ignisienne… quand une personne cherche une façon rapide et facile de se mettre dans la merde… il ne suffit que mettre le pied à terre sur n’importe quel terre du feu! Il ne s’agit pas de la première fois où notre cher As’ad c’est retrouvé dans une situation embarrassante ou dangereuse en terres Ignisienne… et semblerait-il que malgré les judicieux conseils du capitaine… il semble que celui-ci n’a pas pu s’empêcher d’aller patauger chez les requins. Enfin, suivre les judicieux conseils de Baruk… c’est une chose, mais il s’agit là aussi d’un homme où faire ce qu’il vous dit et non ce qu’il fait ce doit d’être une règle d’or. Le capitaine a lui aussi une certaine tendance à se mettre un peu dans la merde avec son sale caractère de vieux loup de mer !

Maintenant en compagnie des autorités locales et de ses deux nouvelles amies, notre cher marin avait en ce moment bien envi de rendre ce qui est dû à qui de droit. Si la vie à su lui porter jusqu’à présent nombreux conseil, l’un des plus brillant est sans doute de ne pas trop faire attendre la haute noblesse d’Ignis ou ses représentant. Notre protagoniste a vu lors d’un de ses premiers voyages dans un port Ignisien un navire victime des flammes Ignisienne. La raison ? Les rumeurs racontait que le capitaine n’avait pas su livrer à temps le cargo promis au prétend au trône… enfin il ne s’agit là que de rumeurs, notre cher As’ad qui avait à peine 2 poils sur son menton n’avait pas osé poser trop de questions. C’est donc avec le pas léger, mais un peu accélérer que notre exotique personnage se dirigeait vers son navire. La lueur à l’horizon n’affichait rien de bien gaie c’est sûr… il espérait un peu que le Virgo Mare était encore en un seul morceau et que le capitaine n’avait pas dit aux autorités locale d’aller chez les Aquariens! Ayant il y a de cela quelques instants vu une lame de prêts, notre cher marin n’avait pas envie de trop tenter sa chance… car demain est un autre jour et celui-ci à bien envie de voir le soleil se lever à nouveau.

Notre charmant marin souriant doucement aux deux jeunes demoiselles, peut-être que s’il affichait un côté un peu charmant… que d’ici la fin de la soirée le trio arriverait à rire joyeusement tout en regardant leur rencontre avec un peu de recul. Cette jeune Mia Blaze… celle qui avait apporté une lame au cou d’As’ad… il s’agissait là d’une véritable jeune flamme. Le style de celui-ci lui était fort familier, il était évident qu’elle n’était pas de Scandia et lorsque prêt du prince qu’elle sert, celle-ci est sans doute loin des terres qui l’ont vu naître. Il s’agissait là d’une jeune fille bien froide en apparence… notre marin avait pour elle un peu de pitié. Il ne connaissait point son histoire, mais à ses yeux nul jeune être ne devrait afficher un tel visage. Là n’était certes pas le moment de poser trop de questions, As’ad apprendra à connaître cette dernière en temps et lieu.

Que dire que l’autre côté de la pièce… cette fameuse Dolores à qui notre cher marin semblait un peu plaire. Celle-ci possédait un air particulier et un parfum familier. Se faire d’elle une amie est sans doute une bonne idée. Enfin As’ad n’est pas le genre d’homme à se faire des amis qui peuvent uniquement lui être utile… il s’agit là d’un homme sincère ! Cependant, entre les deux jeunes flammes, celle-ci est la plus facile à approcher, du moins en apparence et les apparences peuvent être parfois bien trompeuses! Posant ses prunelles azures sur cette dernière il lui fit un charmant sourire avant de retourner son regard vers l’horizon.

Continuant leur progrès au rythme régulier de leur pas, notre petite troupe se dirigeait rapidement vers le port. Vous comprendrez sans doute que lors qu’As’ad eut la chance de voir le pavillon du Virgo Mare, celui-ci se sentit un peu soulagé. Certes le visage aux airs légers de notre exotique personnage n’affichait sans doute pas de façon évidente les quelques soucis de celui-ci. Ce faire un peu de soucis dans ce genre de situation est ce que tout homme raisonnable ferait et puisqu’As’ad est un homme relativement raisonnable… il ne s’agit là que d’un sentiment naturel. Notre cher protagoniste prit donc les devant avant de se retourner vers ses compagnons du moment, marchant maintenant à reculons. Souriant jovialement aux gens en sa compagnie il leur adressa alors la parole.

«La voilà ! La jolie femme des mers! » Se retournant un peu vers le navire, celui-ci montra d’un geste avec sa main droite un peu plus loin le navire «Le Virgo Mare! » Le ton d’As’ad démontrait sa fierté et son appartenance à ce navire.

À ses yeux, le Virgo Mare était bien plus qu’un simple navire, il s’agissait là de sa maison, son palais sur les mers d’Albion. Celui-ci avait passé la moitié de sa vie à bord et celle-ci et comptait y passer encore nombreuses années à voyager et voir le monde. Un jour peut-être lorsqu’il aura vu tous les ports d’Albion… il tentera de s’aventurer plus loin… voir ce qu’il y a au-delà de l’horizon. Certains disent qu’au-delà, là où le soleil se lève et se couche, il y existe des terres inconnus, d’autres racontent que tout navire osant s’aventurer aussi loin que le soleil fini par tomber en dehors du monde. Peu importe ce qu’il y a au-delà de l’horizon, il s’agit là d’un mystère que seuls les plus fous souhaite découvrir. Toutefois pour aujourd’hui le seul horizon que ce dernier souhaite voir est le Virgo Mare en bon état et ses confrères loin des emmerdes et prisons Scandienne… ou pire au gibet! Voilà au loin que le capitaine Baruk semblait discuter avec des hommes militaires. Notre protagoniste ignore le sujet de leur discussion, mais en s’approchant et en voyant le visage peu content du bon vieux capitaine.

«Eh ben! J’me demande si les militaires du coin vont m’laisser aller la chercher…»

Notre jeune marin s’approcha de son capitaine, mais ne s’adresse pas immédiatement à celui-ci puisqu’il semblait bien occupé. D’ailleurs, celui-ci n’a même point eut besoin de s’adresser au groupe que l’un d’entre eux prit la parole afin de s’adresser à la jeune miss Blaze. Lorsque les Ignisiens se parlent entre eux, il est nettement plus judicieux pour notre Ventusiens de se taire. S’approchant de son capitaine, celui-ci s’adressa alors au vieux loup de mer...

«hoy cap’tain… les ptites dames sont des envoyés du princes des marches… sont là pour la griffe…»

Les deux hommes échangèrent un bref regard sans avoir besoin d’en dire plus long. Le visage d’As’ad était ici un peu plus sérieux, puisqu’il savait qu’avec les autorités de Scandia fouillant les navires, c’est à se demander ce qu’ils vont faire avec la griffe s’il la trouve avant qu’il puisse la rendre à son propriétaire. Notre marin avait bien envie de s’en débarrasser et le vieux capitaine aussi… celle-ci semble être une véritable porte malheur.

L’homme avec qui le capitaine s’était adressé au groupe, de toute évidence ici une figure d’autorité en cette terre. Il demanda au groupe de le suivre, mais est-ce que cela impliquait aussi notre jeune marin et ses confrères ? À quoi bon leur présences dans les affaires Scandienne ? Notre marin observa son capitaine afin de savoir si celui-ci souhaitait suivre ou non. Personnellement, notre marin croyait bon qu’il règle l’affaire avec les émissaires des marches avant de s’aventurer vers d’autres aventures en Scandia, mais si le capitaine le veut à ses côté alors qu’ils ont reçus une «invitation» à se mêler d’affaires qui ne les regardes point. Le vieil homme lui fit un signe de la tête d’aller sur le Virgo Mare et de s’occuper du problème venant des marches. Nul besoin d’échanges de paroles entre les deux loups de mers, leurs nombreuses aventures ensemble fait en sorte qu’ils sont capable de se comprendre sa utiliser de mots.

Il laissa donc le groupe s’éloigner un peu avant d’inviter ses compagnes à bord de son palais sur mer. Il leur fit signe de monter à bord avec ses mains avant de prendre la parole.

«Après vous, j’suis certains que vous êtes impatiente d’avoir ce qui vous est dû!»

Baruk

Voilà que le vieil homme avait choisi de confronter les autorités Scandiennes sur leur façon de faire les choses. Les prunelles de notre cher Baruk étaient posées sur le prince de Scandia, ne démontrant aucune crainte ou désire de se plier face à celui-ci. Il s’agit ici d’un fier homme, du seul maître à bord du Virgo Mare et bien qu’il ne possède point de sang royal ou qu’il possède un titre de noble, il demeure un capitaine ! En tant que capitaine, ce dernier possède une certaine importance au sein des divers ports du monde et aux dernières nouvelles il était encore sur un port ! Certes ce dernier avait les pieds sur la terre ferme Scandienne et non sur le pont de son précieux navire, mais cela ne change nullement sa perception des choses. Il possède une personnalité aussi grosse que son ventre notre vieux loup de mer et du se mordre la langue afin de ne pas envoyer le p’tit bouc de prince chez les Aquariens ! Demeurant toujours aussi fier et le menton légèrement lever, le vieil homme caressa sa grosse barbe alors qu’il attendait une réplique à sa questions.

De toute évidence, le fait que notre vieux loup de mer ne démontre aucune peur face au prince Scandien a su amuser ce dernier. Alors que Baruk demeura toujours aussi sérieux, l’homme en face de ce dernier se mit à rire haut et fort. C’est sans doute mieux qu’il rigole qu’il ordonne sa bête de bouffer notre capitaine! Le vieux loup de mer posa alors que très brièvement son regard sur ses hommes afin de s’assurer que ceux-ci demeurait tranquillement à leur poste avant de retourner vers son interlocuteur qui lui fit l’honneur d’une réplique.
«Vous êtes un brave! Si vous voulez savoir, sachez que vous vous trouvez au cœur d'une opération militaire. Si vous n'êtes pas un ennemi d'Ignis, alors en tant que second prince, ce soir je vous invite à manger à ma table. Veuillez coopérer avec les autorités du port cependant, rien ne vous sera pris tant que cela a été obtenu dans le respect des "lois" par contre, je m'en porte garant.»

Cette invitation, s’agit-il ici d’une plaisanterie ? Il est normal que les militaires de l’endroit souhaitent la coopération des marchands de l’endroit, mais cela ne répond pas à la question de ce qu’ils veulent réellement. Habituellement ce genre d’opération n’est pas mené sans bonne raisons, déplacer autant de monde que pour s’amuser… cela ne donne pas habituellement très bonne réputation à l’endroit. Un port avec une mauvaise réputation n’est pas un port très prospère où les marchands iront sur une base régulière pour affaires. À cela le vieil homme offrit alors une sa réplique.

«J’nai aucun problème à coopérer, mais faut pas oublier que mon navire est mon domaine, le pied à terre j’me dois de respecter les lois local, mais quiconque met le pied sur le pont se doit de faire de même.»

C’est le problème avec ces foutus Ignisiens, ils se croient tout permis et ses hommes du feu ne possèdent souvent aucun respect pour les autres éléments du monde. Il ne possède sans doute pas le pied le plus marin celui-là ! Il est sans doute un marin d’eau douce qui ne met que le pied à bord d’un navire une fois par an! Enfin, notre cher Baruk n’est pas ici afin de déclarer la guerre avec les Scandiens. Au loin la figure de son bosco apparu. Il faut croire que celui-ci a su lui aussi faire de charmante rencontres. Arrivant au port accompagné, le jeune As’ad approcha notre capitaine. Quelques paroles furent dites avant que le prince Scandien décida qu’il devait être à nouveau le centre de l’attention ! Une seconde invitation, une autre où notre vieux loup de mer n’avait point envi de se joindre. Il répliqua d’abord sans dire le moindre mot à son bosco avant de suivre le Scandien. Il savait qu’en laissant son bosco derrière avec le navire, qu’il laissait le Virgo Mare entre de bonne mains. Le jeune As’ad fut jadis un jeune homme qui n’avait jamais mis le pied sur un navire… et voilà qu’avec un peu de temps et de patience, notre cher capitaine a su faire du jeune Ventusien un véritable marin digne de son navire.






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Jeu 20 Fév - 10:01
Le regard de Mia était aussi perçant que celui d’un rapace. Il décelait les mouvements imperceptibles et les vibrations apeurées de ses proies. Mais en aucun cas elle n’était apte à lire sur le visage d’autres êtres humains de la complicité. Surtout quand les deux invidividus se connaissaient bien et qu’ils partageaient tout deux les même codes, la même vie. Ainsi quand Baruk fit comprendre à son mâtelot que la griffe d’or se trouvait bien sur le Virgo Mare, la chevalier n’eut même pas l’impression que les deux hommes venaient de communiquer. La seule personne qu’elle pouvait comprendre sans parôle ni mouvement, c’était bien Térence et elle n’avait nul besoin de croiser son regard pour ressentir ses émotions.

A la différence de sa cadette, Dolores percevait très bien ce genre de méta-messages échangés entre deux complices. Elle était une fille de la rue, de la pauvreté, qui avait appris pour survivre les codes les plus tacites. Elle jugeait du désir d’un homme d’un seul regard, de ses émotions ou de son gêne, si facilement que c’était devenue chez elle un réflexe. Les courtes et pourtant si longues années qu’elle avait passé à tapiner à Valdor lui avait au-moins apporté ça : un sens des réalités et une perception du non-dit plus élevée que la norme, et à des années lumières du vide sensorielle qui habitait Mia. Elle partageait aussi les codes des marins, de ceux qui depuis plusieurs années déjà chevauchaient cette bête farouche qu’on nomme Océan, fréquentait ce milieu viril où les hommes se comprennent souvent à mi-voix et la présence d’As’Ad et Baruk, bien qu’ils soient pour elle de parfaits inconnus, était presque une routine familière.

Elle comprit du premier coup d’oeuil que la griffe se trouvait sur le bâteau. Elle ne chercha pas à en avertir Mia. A l’impossible nul n’est tenu de toute façon. Et tandis que la chevalier faisait une courbette à sa Majestée Vaïno d’Ignis, elle s’approcha avec délicatesse d’As’Ad. Le jeune homme continuait de l’attirer, comme ce jeune homme que l’on rencontre par un soir d’été, au bord des flots. Le soleil se couche alors  à l’horizon, et on s’étend sur le sable, étirant ses membres félins de tout son soul. Et quand l’inconnu disparait, bien qu’on ne lui ait pas adressé la moindre parôle, on reste le cœur tout heureux de ce nouveau béguin. Il y avait dans le marin un je-ne-sais-quoi de tendre derrière ses faux airs de virilités. Peut être était-ce la profondeur de ses yeux bleux qui venaient adoucir son visage érodé par l’air marin ? Il souffla dans un mot :

«Après vous, j’suis certains que vous êtes impatiente d’avoir ce qui vous est dû!»

Et nul autre qu’elle ne sembla l’avoir entendu. Elle lui répondit d’un sourire tout en réprimant une vague inquiétude. Mia tuerait certainement la personne responsable de ce vol, à moins que Vaino ne l’en empêche, et le capitaine ne semblait pas avoir envie de se livrer lui-même à la justice. On était là dans un cas étrange d’inversion du danger. On fuyait le législateur pour négocier directement avec la personne que l’on avait dupé, espérant en cela faire amende honorable et échapper à la justice. Souvent pourtant ce sentiment de sécurité que la rétribution frauduleuse du bien volé apporte n’est qu’une illusion qui s’effondre quand la sœur jumelle de la justice, que l’on nomme vengeance, abbat sa sentence malsaine. Et lorsque que le bras qui brandit son épée se nomme Mia, craindre la vendetta et se jeter dans les bras du législateur, fut il le réputé intraitable second prince d’Ignis, avait un petit quelque chose de rassurant.

Pendant ce temps la, Mia s’était agenouillée en signe de respect devant la Flamme Blanche. Elle se releva avec dignité et commmença à réfléchir à la situation. Väino semblait contrarié, mais c’est surtout la présence d’Octavia qui rajoutait de la complexité à la situation. En tant que chevalier d’Ignis, elle était capable de faire entendre sa voix au conseil d’un Prince, en tant que représentante de Térence. Mais on parlait là de l’ennemi de son Prince, d’une femme enfonçée dans une folie plus tyrannique et dangereuse encore que celle de son cadet, et dont la présence pouvait amener un grand nombre d’évènement purement aléatoire. Octavia était semblable à ces omens qui volent dans le mauvais sense, une sinistra lumineuse qui venait toujours avec la tempête

-Suivez moi. Tous. Quand à toi soldat, mène nous au lieu de cette... altercation. Et pardonnez moi capitaine mais, j'ose espérer que nous nous reverrons ce soir! Et une chose Mia Blaze, quand il s'agit de mettre en doute la justice scandienne, pliez vous à ses règles,  vous êtes sur mon territoire et, malgré tout l'amour que je porte à mes frères et sœurs, en agissant comme vous l'avez fait vous ne vous êtes pas plié à une règle primaire de Scandia... Le respect. Expliquez moi votre présence et n'omettez rien.

Le respect était une notion soumise à l’interprétation. Cela le rendait difficile à suivre, et facile à manipuler. C’était une épée de damocles sur la tête de chacun ainsi que la porte de sortie d’une sordide cellule.  Térence n’avait de toute évidence pas envie de mêler les autorités scandiennes dans cette histoire de vol. Le fait que la statuette provienne d’un ancien temple de l’empire d’Eholis et qu’il possède « peut êtr »e des capacités magiques en était la raison évidente. Ce n’était toutefois pas marqué dessus et il y avait de grande chance qu’il passe aux yeux de tous comme un objet des plus ordinaires. Ce qu’il semblait être, d’ailleurs, Térence n’ayant jamais réussi à en tirer la moindre réaction magique. A par son âge et sa valeure due à l’or, c’était une sculpture de griffe de belle facture tout à fait inutile. Néanmoins les instructions étaient clairs et la jeune fille répondit à la Panthère de Scandia d’une voix neutre. Sa voix était toujours neutre et les notions de peur ou de honte l’avaient quitées depuis bien longtemps. Elle pouvait mentir et dire la vérité exactement sur le même ton.

« C’est par respect pour vous en fait, que nous sommes intervenues de nous-même. Pour vous dire la vérité, monseigneur, nous avons poursuivi le Virgo Mare et c’est incidemment que nous nous sommes retrouvés dans votre province. Comme nous pensions pouvoir résoudre cette affaire sans éffusion de sang et sans avoir à appliquer aucun châtiment, nous avons pris sur nous d’intervenir sans votre aide. Il est notoire que vous consacrez à la sécurité de la Scandia votre temps précieux et il aurait été irrespectueux d’interrompre vos opérations pour un simple vol, le lesé fut-il un prince. »

Elle s’inclina et le groupe arriva devant Octavia et Morrigan. Les deux femmes étaient étrangément différente et pourtant similaire. Elles dégageaient toutes deux cette force féline propres aux femmes certaines de leurs beautés. Il brillait derrière leurs iris cette lueur de certitude pour qui tout les hommes ne sont que des jouets que l’on peut aussi bien manipuler qu’aimer. Et qu’en aucun cas on ne considère comme supérieure. C’était une aura de maturité, une aura de force. Mais alors que Morrigan était entouré d’une force sanctifiée, d’Octavia émanait une autorité profane. Sa quète de l’innocence première l’avait conduite sur la voix de l’anti-pureté. Et si sa folie lui avait permis d’entrevoir que ce qui est réellement pure n’est jamais innocent, ce qui ne l’est absolument pas ne devient pas nécessairement innocent. Elle était la lueur stellaire travestie par les ténèbres, une insulte vivante à ce qui est sacrée et devenait de la même manière le sacrée de tout ce qui est profane. Elle portait cette croix comme elle portait sa folie toutefois : fièrement. Et dans un pays où l’on tentait de redéfinir la notion de sacrée, au sens religieux du terme, par une hérédité de la force, elle était une digne princesse de son sang. Väino quitta alors le groupe et alla étreindre sa sœur.

Pendant ce temps là, As’Ad et Dolores ne s’étaient pas quittés. La jeune femme affichait sur son visage un sourire un peu niais, pour feindre un béguin certe réelle, mais qu’il était utile de montrer. Elle répondait à ses phrases proncaient d’une voix carverneuse par des sourires faciles, et se déhanchaient aprfois innocemment. Sa posture s’était naturellement fait plus féminine, ses mains passaient rapidement dans ses cheveux âpres. Pendant la marche, le duo trouva un peu d’espace afin de converser à voix basse sans être entendus.

« Si vous possedez la griffe d’or, remettez la moi avant que la justice scandienne ne la trouve » Elle hésita puis rajouta d’une voix pleine d’humanité « Ou que Mia ne la trouve. Je vous assure que ce serait pire. Dites moi, comment s’est elle retrouvée en votre possession ? »

-Hé bien ma sœur! Quelle idée de débarquer ainsi en pleine opération militaire! Soit cependant la bienvenue et, qu'est-ce qui peut bien t'amener ici?

La jeune fille se rapprocha donc de Mia, dont le flanc venait d’être délaissé par la Flamme Blanche. Elle lui glissa à l’oreille.

« Je sais comment obtenir la griffe. Tu t’occupes du Prince, je m’occupe de l’objet. On repart d’ici aussitôt qu’on nous laisse repartir ».

Elle jeta à la cadette un regard appuyée pour faire taire l’objection vengeresse qui monterait naturellement de la bouche de la chevalier. Aussi froide que les roses bleutées de sa tenue azairienne, cette jeune fille. Qu’importe, la situation commençait toutefois à évoluer. Elle retourna vers As’Ad en arborant un sourire presque énamurée, voilant la peur qui la taraudait. Si elle arrivait à sortir Baruk et ses hommes de l’impasse scandienne, Térence apprendrait des leurs retours qui étaient les responsables et l’égide de la Flamme Blanche n’échoirait pas éternellement à leurs protections. Elle devait trouver une solution pour les sauver, et donc commencer par apprendre comment il s’était retrouvé en possession de l’objet coupable.

« Dites moi comment vous l’avez obtenu… Je veux vous aider, je vous assure. Je ne peux pas trahir mon prince pour vous, mais si je peux récupérer la griffe et vous tirer d’affaire, je le ferai ».

C’est alors qu’un homme arriva. Il portait une armure lourde avec laquelle il se déplacait pourtant avec vivacité. Les plates grises étaien tachés d’un dragon pourpre. Il était lourdement armée. Quand il s’approcha de Väino, l’instinct de chevalier de Mia prit le dessus et elle faillit s’interposer. Mais le sourire presque amusé de Minato à l’arrivé de l’homme la retint. Un bref échange s’ensuivit.

-Mon prince. L’Éperon de Lorkain est à quai. Vos ordres.

-Que le sang coule dragon.

Dragon. C’était de tout évidence le régiment auquel l’homme appartenait. Les armoiries qu’il arborrait n’était que trop évidente. Alors elle fit un pas et mis un genou à terre.

« Votre majestée, en cas d’intervention militaire, je suis à votre disposition. Ce serait un honneur pour moi que de me joindre à vos force. »

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Dim 23 Fév - 21:34
Le combat a démarré avec une magnifique pirouette pour éviter l'attaque... une pirouette qui n'était pas totalement naturelle, Kerrys en mettrait sa main à couper. Cette blonde qui se faisait appeler « Octavia d'Ignis »... Kerrys a entendu quelques récits racontés par des passants à la voix qui portait trop. On la disait nymphomane, tarée, surpuissante, dangereuse... bref, elle était tout ce qui pouvait attirer n'importe quoi sauf sympathie et respect de la part du général. Si les rumeurs étaient vraies, son adversaire finira au mieux menottée dans un lit pour subir de force une nuit ardente, au pire dans l'incapacité physique de mener Lucrecia et Kerrys suite à un décès l'arme au poing. Bien évidemment, ces possibilités ne s'appliqueront que si le combat continue et qu'Octavia remporte la victoire. Ledit combat sera peut-être intéressant à voir : Kerrys prenait toujours un petit plaisir à observer deux forces en pleine lutte où sang et sueurs coulent à flots, même s'il préférait que les deux parties survivent à cette joute.

Le général observait la danse de la claymore d'Octavia. Très peu de terrans maniaient une arme aussi lourde avec une telle dextérité. Et ce pour une simple et bonne raison : aucun n'utilisaient la magie pour manier une arme comme celle-là. Octavia était en feu, sa magie suintait de tout son corps et même sur l'arme. La pression exercée par l'éjection des flammes devait lui servir pour propulser la claymore comme bon lui semblait, c'était vraiment astucieux et redoutable. Kerrys aurait bien du mal s'il devait l'affronter... et vu les vues qu'elle a sur son adversaire du moment, il n'avait aucune envie de mener un duel contre elle. La blonde virevolta, la lutte continua jusqu'à ce que la sang-bleu se retrouve dans le dos de son adversaire, lame pointée vers le dos. C'était fini, le combat prenait fin. Il aurait pu y avoir une éclaboussure de sang pour le grand final, mais ce fut le sol et seulement le sol qui prit un coup d'épée alors que les flammes s’éteignirent. Heureusement que Lucrecia a décliné le pari, Kerrys aurait eu du mal à payer son dû et à vivre sans 5 mois d'argent...

L'adoratrice du sexe ne semblait pas si atteinte de folie que ça en cet instant. Elle avait vraiment l'air majestueuse, depuis son apparence jusque dans sa gestuelle.


« Et nous supposons que te demander de rejoindre nos Vestales te paraîtrait être une hérésie, hm ? Et bien, il semblerait que Vaïno sache terriblement s'entourer, c'est que nous en serions presque jalouse. Notre offre est posée en tous les cas, Morrigan Ulster, les portes des Vestales te sont à jamais ouvertes. Fais-en ce que tu veux et ne nous donne pas de réponse, qu'elle soit positive ou négative. Prend le temps de réfléchir, laisse donc cette possibilité s'emparer ton âme veux-tu ? »

Néanmoins, elle parlait comme la prêtresse d'un culte obscur... comme quoi, il y avait de tout parmi la famille royale d'Ignis.

« Oh, par ailleurs, Morrigan, pourrais-tu avoir l'obligeance de nous conduire jusqu'à notre frère, nous avons tellement de choses à lui raconter et à lui offrir, après tout c'est bientôt l'anniversaire d'Illyasviel n'est-ce pas ? Nous voudrions lui offrir le plus beau des anniversaires, nous avons besoin de lui pour cela ! Utilisez cette beauté qui est votre, allez donc jeune femme ! »

Illyasviel ? Kerrys était quasi certain qu'il devait s'agir d'un autre membre, ou au moins un proche, de la famille royale.

« Je vais vous conduire jusqu'à mon prince soit. Mais avant pardonnez moi... Vous deux suivez moi. Sachez que n'étant pas scandiens comme vous l'avez prouvé, votre doute n'a pas lieu d'être car vous n'êtes pas sur votre domaine et qui plus est, les soldats m'accompagnant prouvaient aussi mes paroles au moins quand à une question d'influence. Enfin, ne vous avisez jamais de rabaisser un prince d'Ignis au statut de vulgaire noble, je manquerai de croire qu'en plus d'être aveugles vous êtes irrespectueux.
- C'est entendu. »

Lucrecia avait répliqué sans réfléchir et avec un calme remarquable. « c'est entendu ». Deux mots qui pouvaient tout dire et rien dire à la fois. Beaucoup de personne, trop de personnes, traduisaient ces mots par un consentement, un accord, mais pour Lucrecia, ça signifiait juste qu'elle tenait compte de ces mots, qu'elle signalait qu'elle a ouï et compris la demande. Évidemment, Kerrys ne la pensait pas assez folle pour rabaisser Vaïno d'Ignis au statut de noble une nouvelle fois. Néanmoins, si désobéir se révélait être à son avantage, nul doute qu'elle transgressera les « ordres » de cette femme.

Un sifflement brisa alors le silence. De nouveaux arrivants, encore.


« Hé bien ma sœur! Quelle idée de débarquer ainsi en pleine opération militaire! Soit cependant la bienvenue et, qu'est-ce qui peut bien t'amener ici? »

A en juger l'allure de l'homme, malgré son comportement indigne de la famille royale, il s'agissait du frère de la tarée, le dénommé Vaïno d'Ignis. Et comme si ça ne suffisait pas, il était accompagné d'un soldat, donc plus aucun doute possible. Comme si Ehol en personne avait décidé qu'une avalanche de preuves était nécessaire, l'homme enlaça en prime la folle du sexe. Décidément, on était loin de l'entente cordiale entre frères et sœurs de sangs royaux, polis et courtois, comme se l’imaginent les quidams.

« Et nous avons deux invités, qui ne sont ni d'Ignis ni de...
-Mon prince. L’Éperon de Lorkain est à quai. Vos ordres ».

Kerrys n'avait jusqu'à présent accordé presque aucune importance au soldat accompagnant Vaïno, mais l'allure qu'il dégageait, tant par son apparence que par son aura, l'assurait que cet homme d'armes était puissant, sans nul doute le bras droit et l'homme de confiance de Vaïno d'Ignis.

« Que le sang coule dragon. »

Le général tourna les yeux vers Lucrecia qui lui rendit son regard. Tous deux pensaient, et ils le savaient, à la même chose : Ce n'était pas le meilleur jour pour faire une pause en Scandia et ce n'est pas pour tout de suite qu'ils sauront ce que leur veut la famille royale Ignisienne.

« Votre majestée, en cas d’intervention militaire, je suis à votre disposition. Ce serait un honneur pour moi que de me joindre à vos force. »

La femme qui a parlé... Kerrys ne la connaissait pas, mais pour s'adresser directement à un prince, elle devait être au moins familière à un membre de la famille royale. En tout cas, Lucrecia ne se mêlera pas à cette manœuvre militaire à venir sans être totalement certaine des tenants et aboutissants de cette histoire. On pouvait rapidement deviner, au vu du dragon gravé sur le torse du soldat, que « Dragon » désignait un régiment d'infanterie, que l'Eperon de Lorkain était un navire et que visiblement l'équipage dudit navire a causé des torts à Vaïno d'Ignis... mais sans savoir qui est en tort dans l'histoire, pas question que la sénatrice Terrane ne trempe ne serais-ce que le petit orteil dans cette affaire.

Autrement dit, une fois encore, la sénatrice et son général resteront passifs et observeront ce qui se passe avec toute la courtoisie et la discrétion qui sera exigé par la loi scandiane et attendront qu'on daigne s'intéresser à eux.

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Mer 27 Aoû - 20:17

Elle avait été surprise par cette femme. Cette baptistrelle. Comment avait-elle pu lui tenir tête avec tant de facilité ? En voilà un beau mystère. La femme aux cheveux d'ébène avait beau ne pas apprécier Octavia elle en devenait intrigante aux yeux de la régente. Manipuler la mana avec une telle facilité... Elle en était impressionnée bien qu'elle n'en dit rien. Elle ne put totalement comprendre comment cette nymphe faisait mais elle comptait bien analyser plus en profondeur cette technique lorsqu'elle en aurait le temps. Renforcer son corps de la sorte c'est tout simplement... Prodigieux ! Mais elle garda ces pensées pour elle même lorsqu'elle arriva enfin en face de Vaïno.

Ce qu'il pouvait avoir changé depuis les derniers moments où elle l'avait vu. Le cœur de l'Imperatrix ne fit qu'un bond dans sa poitrine. Elle aimait son frère, bien évidemment, elle aimait toute sa famille après tout. Beaucoup jugeaient, peu savaient. C'était une phrase qu'elle avait fini par comprendre d'elle même sous les enseignements de cette mère adoptive que fut l'ancienne grande vestale. Il était beau, fier ce prince d'Ignis était tout bonnement parfait dans sa propre splendeur. Elle ne pouvait remettre cela en cause, jamais elle ne pourrait traiter la Scandia de région de paysans n'ayant aucune idée de l'étiquette et de la bienséance.

Elle avait beau vivre dans le luxe, dans le faste, elle savait cela illusoire bien qu'indispensable. Et si la beauté était physique, elle était aussi présente dans d'autres merveilles et Inis Mona, Vaïno, et toute cette région en faisant un magnifique étal.

Peu comprenaient qu'Octavia aimait cette puissante famille de sang de feu d'un amour ardent. Et si elle voulait être l'Imperatrix de cette nation elle ne souhaitait nullement la mort des autres membres de sa fratrie. Illyasviel, Rin, Terence elle leur donnerait tout leur amour. Et, malgré les rivalités, elle ne souhait qu'une entente cordiale, que tous se réunissent sous ces sentiments purs malgré les méfiances de chacun. Bien évidemment que la relation qu'elle avait avec le poète maudit était des plus tumultueuses mais elle ne voyait rien d'autre, pour sa part, qu'une rivalité artistique et jamais, ô grand jamais elle n'aimerait avoir à lever réellement sa main sur elle.

Car, si elle devait les tuer, elle le ferait, mais cela ne se ferait jamais sans une amertume certaine, elle préférait les belles fins aux tragédies funestes. Pourquoi tout devait toujours se terminer mal après tout ? Pourquoi d'aucun ne pouvait se rendre compte de la supériorité et de la force de chacun et accepter le plus fort comme roi ou reine ? Octavia ne prenait guère plaisir à recourir à des méthodes basses pour saborder les plans de ses frères et sœurs, mais après tout, que pouvait-elle faire d'autre que cela ? La plupart ne voyaient en leur propre famille que des pions à éliminer. Et si cela était triste, et si cela faisait une sublime légende à raconter et à embellir, l'idiotie de ces gens lui paraissait absurde. Elle aimait d'un amour inconditionnel, d'un amour brûlant.

C'est pour cela, que lorsqu'il la prit dans ses bras, la jeune femme aux cheveux d'or se mit à rougir doucement, lui rendant cette affection, le serrant des siens comme pour l'empêcher de s'en aller. Elle blottit son visage dans le cou du guerrier, humant l'odeur qu'il portait telle une fière fragrance. Sueur, forêt, embruns, il sentait magnifiquement bon. Qu'il était beau... Voilà pourquoi cet homme était probablement l'une des personnes qu'elle préférait dans sa propre famille, il était chaleureux, et jamais il n’accueillerait mal la latienne, jamais il ne lui ferait cet affront comme jamais il ne lui montrerait aucun respect. Il l'aimait aussi et cela était indiscutable malgré ce que certaines mauvaises langues pouvaient penser des relations entre ces gens de pouvoir.

Elle fut prise d'une légère moue lorsqu'il brisa leur union quasi sacrée. Elle aurait préféré le tenir contre elle plus longtemps, sentir ses muscles saillants, sa crinière d'un bleu de nuit, ses yeux d'une rougeur écarlate et sa pilosité d'une virilité certaine. Cet homme était un animal, un sauvage, un loup solitaire à la tête d'une meute blanche. Mais il était l'âme de la Scandia et en cela il était plus beau que la blancheur des pavés d'Aquaria. Elle l'écouta, il lui demandait ce pourquoi elle était là, au moins pouvait-elle lui annoncer fièrement ses plans, c'était déjà cela ! Elle lui sourit tendrement, de cette expression enfantine, parfois, Octavia semblait encore être une petite fille.

Si nous sommes venues, aujourd'hui cher frère, c'est pour nous entretenir avec toi d'un sujet fort important, l'anniversaire de cette chère Illyasviel, nous voulons lui faire une fête digne de ce nom, quelque chose de mémorable, elle devient une adulte après tout n'est-ce pas ? Ne devrions-nous pas donc lui préparer des festivités à la auteur de sa beauté ? Et par ailleurs, de quelle opération militaire parles-tu ?

Bien évidemment, la question était rhétorique, si Vaïno n'acceptait pas de l'aider elle se débrouillerait seule. Maintenant que son motif de visite était annoncé à tous il pouvait sembler parfaitement superflu de venir de soit même dans une autre région à plus jours de voyage juste pour parler de l'anniversaire d'une enfant. Mais c'était Octavia n'est-ce pas ? Elle aurait détesté de parler de quelque chose qu'elle jugeait si important par l'intermédiaire de messagers.

Mais, alors que la dite Morrigan embranchait à son tour un homme apparu et cassa cette sublime scène. La régente haussa un sourcil contrarié lorsqu'il parla. Il faisait partie de cette fameuse opération donc ? Intéressant, voilà qu'elle voulait à présent y participer. Fallait-il donc punir quelques opportuns d'avoir cru en le nom d'Ignis qu'il ne s'agissait que de racontars pour enfants?Elle n'en savait rien, mais déjà son sang bouillonnait, oui, quand bien même elle n'y serait pas invitée qu'elle s'y amènerait, ne serait-ce que pour observer la beauté des agissements de guerre de son frère.

Néron.

Dit-elle simplement en levant légèrement les bras. Le jeune homme qui était resté jusqu'ici impassible et qui tenait Aestus Estus dans un fourreau dans son dos hocha doucement la tête, son regard inspectant rapidement Vaïno avec la neutralité la plus totale. Voilà quelques temps qu'il s'était entraîné à maîtriser l'art de dévisager des personnes sans en avoir l'air, il en était devenu un maître, que pouvait-elle lui trouver à ce sauvage ? Il ne méritait pas autant de sentiments. Elle ne devrait l'aimer que lui ! Mais alors qu'il ruminait ses pensées il s'attela à la tâche silencieuse que venait de lui donner la régente. Il s'approcha d'elle, défaisant de minuscules mais pourtant présentes attaches qui tenaient les boiseries de sa robe. Il les défit, toutes. Et alors, ces beaux ornements tombèrent au sol pour révéler le corset qui était jusqu'à présent invisible. Etant de la même couleur que les branches il ne pouvait être vu avant qu'elles ne tombèrent de la base principale. Il fit de même en ce qui concerna le bas de sa tenue et retira même les cerceaux tenant les boiseries. A présent, seule une tunique dégradée de fourrure brune recouvrait ses jambes pour la protéger du froid, de même que Néron installa sur les épaules de la jeune femme un solide manteau d'un brun clair aux broderies d'argent représentant ce qui semblait être un paysage d'hiver. Il défit aussi les cheveux de la régente, sembla les ébouriffer quelque temps et les attacha de nouveau, faisant une grande queue de cheval blonde et deux petites tresses sur les côtés qui se lièrent la queue. Tout cela lui donnait un style plus sauvage mais encore une fois, ce qu'elle faisait était maîtrisé et si elle venait de prendre d'une façon, un genre scandien, cela était clairement une inspiration, un hommage rendu. Satisfaite, elle se mit à sourire alors que le chevalier lui tendit le fourreau de son arme qu'elle accrocha dans son dos calmement, enfilant enfin, pour terminer des gants bruns et caressant doucement la fourrure de sa tunique et du manteau qu'on venait de lui donner.

Elle repéra cependant, après seulement quelques secondes de ce petit spectacle, la charmante Mia Blaze, Terence était-il ici ? Non, elle en doutait, sans quoi il n'aurait pu s'empêcher de venir ruiner sa mise en scène au moment même où il l'aurait vue commencer. Elle lança alors un sourire à la femme chevalier à la différence près que celui-ci était peu avenant.

Mia Blaze, quelle charmante surprise que tu nous fait ici, Terence n'est-il pas à tes côtés ? Dit-elle avec tout le sarcasme dont elle était capable. Mais le manque de sentiments de la jeune fille ne lui ferait peut être pas comprendre l'ironie de ses mots. Peu importe, la régente tourna la tête, ignorant de nouveau la femme au kimono avant de se concentrer sur son cher frère.Nous souhaitons te porter main forte Vaïno, nous savons bien que notre présence n'est pas nécessaire mais nous aimerions voir la beauté dont tu sais si bien faire preuve!

Encore une fois elle lui jetta ce sourire, ce sublime sourire qu'une petite fille ferait à son frère qui lui offrirait des sucreries. Car pour elle, voir ce monument érigé à la gloire de l'Homme se battre serrait la plus savoureuse des confiseries...

Et puis, châtier des importuns qui plus est ? Sa journée était décidément fantastique de rebondissements ! Déjà elle pensait à écrire une légende, une ode, peut être même un opéra qui sait ? Oh oui, elle bouillonnait d'impatience, mais elle ne pouvait se permettre d'agir, après tout elle n'était pas maîtresse en ces lieux...

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