Admettre n'est pas croire [Reno PV Sophian]



 

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Admettre n'est pas croire [Reno PV Sophian]

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Dim 5 Mai - 14:06
29 février, 6h50

L'ouvrage se glissa sans problème entre les deux autres, comme si ça a toujours été sa place. Reno se recula et observa la grande étagère. Pas un millimètre d'espace libre pour y insérer un autre livre, peu importe sa position, rangement parfait, tant pour l'organisation de l'étagère que l'esthétique de la chose. Reno n'était pas peu fier de son œuvre qui était pourtant ephémère, il le savait. L'heure d'ouverture approchait et, sous peu, la grande bibliothèque sera envahi d'étudiants, d'érudits, de quidams avide de trouver une information qui leur manquait et qui les torturait, les livres s'en iront et reviendront, mais pas à leur place, et ça sera à Reno le magicien de les remettre au bon endroit. Travail ingrat...

C'était un des mauvais côtés de son travail : le rangement ne servait à rien car au final, personne ne respectait les consignes de rangement, pourtant très simples. Reno soupira et s'en alla déverouiller la porte d'entrée, laissant ainsi quelques matinaux accéder au savoir. Il aimait bien son travail car non seulement il oeuvrait, même de façon anodine, pour la gloire de la connaissance, mais aussi parce que cette bibliothèque renfermait ce dont il avait besoin pour ses recherches. Malheureusement, la majeure partie de ces outils lui étaient innacessibles. On lui a confié la clef, mais pas le moyen d'y accéder.

Une clef, une simple clef, c'était la seule chose qu'il détenait pour ouvrir un des verrous. Le reste, seuls le personnel autorisé savait comment faire pour l'ouvrir. Un système complexe que Reno ne saurait décrypter. Il était évident que ça a été conçu justement pour qu'un simple archiviste n'y comprenne rien. Un dispositif mécanique avance ? Un sortilège d'une puissance phénoménale ? Ou bien les deux combiné ? Reno n'en savait rien et doutait avoir ses réponses dans l'immédiat. Pour l'heure, il se contentait de faire ce qu'il pouvait faire : étudier avec les moyens du bords. Il approfondissait ses recherches sur la langue ancienne et la religion comme il le pouvait... et accessoirement il faisait des études sur comment éduquer un enfant. Sa vie de père de famille approchait à grand pas et son quota de temps libre quotidien disparaissait peu à peu. Bientot, il devra rogner sur son temps de travail pour poursuivre raisonnablement ses recherches.

Et dans un coin de la tête résonnait encore les paroles d'un inconnu :


« Ce n'est pas à toi de devenir Dieu mais à ta fille. »

Parole d'un fou ou bien prémonition d'un devin ? Quoique Reno ne croyait que ce qu'il voyait.

Et ce qu'il voyait pour le moment, c'était un livre qui trainait par terre. Il n'était même pas 9 heures 5 et déjà un sans gène ne prenait pas le temps de ranger ce qu'il faisait tomber.

Travail ingrat...

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Dim 5 Mai - 21:35






Il est tôt, bien tôt pour s'aventurer dans la bibliothèque d'Aquaria. Il n'est même pas encore l'heure de l'ouverture. Cependant, déjà, les bibliothécaires travaillent. Après tout, gérer un tel marasme de feuilles et de livres est une tâche ardue. Il faut de nombreuses personnes dévouées à leur travail pour cela. Alors, mieux vaut ne pas prendre trop au sérieux ce que ces dernières pourraient dire. Comme, par exemple, le fait que tous les étudiants soient des sagouins. C'est absolument faux, il n'y en a qu'une maigre poignée. En effet, il est ridicule de penser qu'à Aquaria, où les études sont érigées en dogme, la majorité des personnes ne soient pas soucieuses du bien-être des livres. Veuillez, donc, ne pas prêter un trop grand crédit aux indignations scandalisées de quelques érudits trop zélés. Faites comme s'il s'agissait du cri d'une autruche venant de pondre un œuf, ignorez cela. Quoiqu'il en soit, il en est un qui s'est introduit ici bien en avance, ou plutôt deux. Il s'agit de deux enfants, même si l'on peut les associer à de très jeunes adolescents. En soit, cela soulève de nombreuses interrogations. Tout d'abord comment ont ils passé l'accueil ? Ou plutôt le personnel, qui, surveille et garde la bibliothèque. Ensuite, pourquoi viennent-ils ici ? Ou encore, que font leurs mères voyons, ils devraient être à l'école religieuse. Ces maigres détails ne semblent guère gêner ce duo. Un jeune garçon a l'air pur est suivi de près par une enfant immature. Le premier porte une soutane, qu'il a voulu aussi sobre que possible, mais l'on ne l'a que guère écouté. La seconde porte des vêtements blancs semblable à celui des prêtresses du culte. Ces petits anges marchent nonchalamment en quête d'un archiviste. Pourquoi donc ? Car les archivistes ont une clef très spéciale, celle qui ouvre l'unique porte menant à la partie secrète de la Grande Bibliothèque.


Cela veut-il dire que cette clef est unique ? Spéciale ? Dans un premier temps, elle n'est pas unique, plusieurs gardiens de ces lieux en possède une. Ensuite, est-elle spéciale ? Oui, très certainement. Elle ouvre une mécanique sensible nommée serrure, rien de plus, rien de moins. Même s'il est vrai que chaque clef est aussi porteuse d'une empreinte magique faite afin que seule cette dernière puisse ouvrir la porte. La magie runique peut receler bien des mystères. Par exemple, placer une rune d'eau faisant geler, puis, briser un objet étranger, est un assez bon système antivol. C'est pourquoi, seules ces clefs peuvent défaire le verrou placé sur l'épaisse porte de chêne. Cependant, ce n'est là que la partie la moins complexe du long chemin à parcourir. Au contraire, on ne peut pas considérer cette porte comme un réel obstacle. Il s'agit d'une protection. Il s'agit d'une protection pour ceux qui voudraient aller à la dernière aile. Les innombrables pièges et les conditions pour les passer ne sont pas à la portée du plus grand nombre. Seul un faible nombre de personne pourrait espérer passer. Cette clef est donc le bouclier des faibles et des ignorants face à leur propre bêtise. Après tout, le Saint-Prêtre pourrait tout à fait se passer de cette clef. Avec ses sorts de création de glace, il pourrait très bien forcer la porte, sans l'endommager. Cette action nécessite un haut-niveau, la personne qui pourrait réaliser pareille maîtrise pourrait bien être capable de passer sur le chemin. La porte est-elle, donc, le véritable rempart ? Cela est très possible.


Alors, pourquoi Sophian se soumet-il à cette limite ? Peut-être par principe et politesse. Il semble normal de laisser les bonnes gens faire leur travail, le contraire serait insultant. D'où le fait que le jeune garçon ait prit la peine de partir du sanctuaire aussi tôt, afin de rencontrer un archiviste. Ce, avant que la foule ne converge, afin d'éviter de surmener de travail ces fiers croyants. Pendant que le jeune garçon arpente les couloirs, Index, elle, vient de trouver la pauvre victime d'un de ses tours. Quoi de plus énervant pour une personne devant ranger une ultime fois les rayons, que de laisser traîner un livre qu'il vient à peine de ranger ? Surtout, lorsque ce livre a été posé exprès au milieu du chemin, qui, va être emprunté. La jeune fille n'avait rien de mieux à faire ce matin, si ce n'est accompagner Sophian, qui, la rejoint. Ce dernier se rend immédiatement compte de la situation et réprimande mentalement sa pactisante. Néanmoins, il laisse faire la plaisanterie, car il est déjà trop tard et l'homme piégé ne semble pas être très réactif ce matin. Trouver un livre par terre, alors que tout a déjà été rangé hier soir et ce matin, n'est-ce pas étrange ? Quoiqu'il en soit, ce n'est pas important, Watos aime tout ses enfants. Le jeune garçon s'approche doucement, non sans que cette incorrigible Index. Son sourire est comme à son habitude chaleureux et ses yeux expriment un certain amusement, malgré tout.



Bonjour. Serait-il possible de vous emprunter la clef menant droit à la dernière aile de la bibliothèque, ou m'indiquer une personne en ayant une, s'il vous plaît ?







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Lun 6 Mai - 18:42
Pourquoi diable personne ne respectait les ouvrages ? L’ingratitude de l’être humain ressortait énormément dans cette situation. un livre procurait la connaissance et le savoir qu’ils recherchaient et, plutot que le ranger respectueusement à sa place, ils le laissaient trainer par terre. Cette ingratitude était monnaie courante quand on y pensait : le “merci” que l’on adresse au marchand avec un sourire quand il nous donne notre pain en échange de nos denier, est-il sincère ou bien mécanique, sans aucun sentiment réel ?

Après s’être relevé et avoir rangé le livre à sa place, Reno dirigea ses yeux vers deux enfants, un en soutane du plus bel effet et l’autre dans une robe de prêtresse... des étudiants d’une école religieuse pour suivre les préceptes d’Ehol sans doute.

Le jeune duo se dirigeait vers lui.


Bonjour. Serait-il possible de vous emprunter la clef menant droit à la dernière aile de la bibliothèque, ou m'indiquer une personne en ayant une, s'il vous plaît ?

- Avec tout le respect qui vous est du... ma clef seule ne saurait ouvrir la porte et, si j’en croie votre âge apparent, vous ne faites pas parti des membres les plus éminents du clergé et ne savez donc pas comment l’ouvrir. Pardonnez-moi de ne pas pouvoir vous aider.

Reno leur adressa un sourire avenant. Ce n’était pas la première fois qu’on lui demandait sa clef pour atteindre l’aile réservée au clergé. Quand le client se faisait trop insistant, et afin de lui clouer le bec, Reno déverouillait la serrure correspondant à sa clef et prenait plaisir à voir l’homme tenter d’ouvrir la porte avant de finalement comprendre qu’il n’aura jamais accès à ce qu’il veut. Ces jeunes gens veulent sans doute accéder à une connaissance à laquelle ils n’auront droit qu’à la fin de leur formation, les pauvres petits.

Mais peut être que le savoir que vous recherchez se trouve dans les ailes qui vous sont autorisées. Puis-je savoir ce que vous recherchez exactement ? Je pourrais peut être vous aider.

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Mer 8 Mai - 12:12







Un archiviste est sensé savoir beaucoup de choses. Sa culture, qu'elle soit religieuse, philosophique ou factuelle, est étendue. Après tout, ils ne sont pas de simples bibliothécaires, ils sont ceux qui étudient et entretiennent les textes. On peut les reconnaître, car ils portent, normalement, tous un certain insigne, même s'ils n'y sont pas forcés et, que, quelques oiseaux rares ne les portent donc pas. Ainsi, il est possible de venir leur demander conseils et aides, en toutes circonstances, ce sont de fier érudits, dont beaucoup sont prêtres. Ils sont révérés dans tout Aquaria et par-delà même. Chaque archiviste possède une clef. Il s'agit de leur fierté et de leur symbole. Cette clef ouvre une certaine porte. Cette porte mène sur l'ensemble des couloirs réservés au personnel de la Grand Bibliothèque. De ces couloirs, il est possible d'avoir accès à la porte menant à un autre couloir bien plus dangereux... Terriblement plus dangereux. Il s'agit du dernier couloir, celui menant à la dernière aile où sont entreposés les documents « sensibles » d'Aquaria. Même s'il existe une autre bibliothèque du même acabit, mais de bien moindre mesure sous le sanctuaire. Il sert à entreposer quelques livres empruntés de temps à autre à cette aile, ou bien encore à laisser certains livres particuliers de façon permanente. Cette pièce cache un autre passage dissimulé menant au lieu où sont entreposés les véritables mystères d'Aquaria. De ces archives secrètes, l'ascète Index est la responsable, mais nul ne le sait.

C'est pourquoi, elle est l'archiviste des secrets. Elle partage, donc, ce même orgueil commun avec les autres archivistes, même s'ils ne le savent pas et ne le sauront jamais. Donc, si jamais un archiviste se ridiculisait ou bien faisait mal son travail, Index serait terriblement en colère. Maintenant, imaginez qu'un habitant d'Aquaria ne reconnaisse pas le Saint-Prêtre devant une ascète. Ajoutez y le fait qu'un archiviste est une personne ayant été informée de quelles personnes laisser passer, ou non, et quelles personnes servir avec plus ou moins de déférence. Désormais, quelle serait votre réaction ? Celle de Sophian est d'avoir été quelque peu surpris ; Index, quant à elle, charge le malotru. Le pauvre Saint-Prêtre n'a même pas eu le temps de réagir, la petite none a été d'une rapidité fulgurante. Tout d'abord, elle le regarde en souriant de manière un peu forcée, droit dans les yeux.


Malotru, tu peux t'aider toi-même. A genoux !


Quelque ait pu être la réaction du pauvre archiviste, Index, elle, exécute un mouvement très simple, très mesquin et très rapide. Elle lui donne un coup de pied dans le tibia pour le mettre par terre et un coup dans le plexus s'il y était. Pourquoi un geste d'une telle violence ? Surtout, comment une aussi petite fille peut être aussi dévastatrice ? Ce sont là, très certainement, les questions du pauvre hère, s'il a subi l'assaut. Après tout, il ne l'avait certainement pas mérité, avec le fait qu'il n'ait pas remarqué, maladroitement, que c'était encore à peine l'heure d'ouverture, que les livres ne tombent pas tout seul, et qu'aucun étudiants ne laisseraient un livre par terre aussi tôt, ou qu'un enfant portant le Sceau d'Ehol a son doigt est le Saint-Prêtre. D'autant qu'il a été informé, voir a même aperçu le Saint-Prêtre, lors d'une de ses visites ultérieures. Il n'a aucune excuses et Index aucunes justifications à donner. Sophian, lui, a quelques remarque à faire.


Index, ce n'est pas la peine d'être aussi violente, nous avons juste besoin de sa clef pour notre prochaine visite à la dernière aile. Vous allez bien, mon enfant ? Vous voulez que j'appelle un médecin ? Je suis vraiment dés... Tente d'avancer Sophian, alors que la jeune fille énervée lui coupe la parole.

Oui, vous avez raison. Toi ! Je ne sais pas qui tu es et je m'en fiche ! Mais, je te confisque ta clef ! Dit-elle d'une façon étrangement calme et énervé à la fois, comme si elle aurait voulu lui infliger une vraie correction, plutôt de le laisser partir la queue entre les jambes.

Soit polie Index, c'est la moindre des choses et excusez la, mon fils, mais vous faites mal votre travail et...Une fois encore interrompu par une ascète trop zélée qui s'est levée du mauvais pied.

Ouais, mais d'abord, respecte son autorité ! Et la mienne ! Hurle-t-elle violemment près du pauvre archiviste.


Il s'agit là de la dernière chance du misérable. L'impie, l'insolent ignare ne saurait échapper à son courroux, pense Index. Après tout, comment faire l'insulte suprême à la bibliothèque autrement qu'en ne reconnaissant pas l'idole de plus d'un peuple ? Il est le représentant d'Ehol sur terre, ne pas le voir, ainsi, est une grave insulte envers le messie. Ce genre de comportement infantile ne devrait pas exister à la cité blanche, ou bien, on le récompense par bon nombre de coups de sermons ou de bâtons pour les plus stupides, afin que la leçon entre dans leurs têtes vides. Surtout que, quatre fois l'an, une fête majeure emplit tout Aquaria. Où tout le monde est convié et où le Saint-Prêtre communie avec son peuple. Ne pas avoir vu le Saint-Prêtre signifie ne pas être allé aux messes les plus importantes ou aux festivités de la ville. Ce qui implique une impiété ou une misanthropie sans communes mesures. Dans tous les cas, cela implique l'hérésie, l'apostasie, l'athéisme ou au mieux, dans des cas extrêmes et compréhensibles, un fanatisme illuminé d'ermite. Peut-on imaginer un ermite vivre en pleine communauté humaine ? Éventuellement à l'intérieur de la Grande Bibliothèque, mais cela nécessite tout de même quelques contacts humains, ce qui signifierait un ermitage bien limité, voir même inexistant. Alors, quelque ait été les véritables intentions de cet homme, il est fautif et doit-être puni.







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Ven 10 Mai - 11:53
Reno n'a pas eu le temps de suivre ce qui s'est passé tant la scène s'est déroulée trop vite. La jeune fille le regarda avec un regard qui semblait contenir toute la haine du monde.

« Malotru, tu peux t'aider toi-même. A genoux ! »

Peu de temps après, Reno sentit un coup heurter son tibia, suffisamment violent pour l'inciter à soulever son pied pour le porter à ses mains dans le but de calmer la douleur, mais un coup lui heurta ensuite le plexus, le projetant au sol. Que se passait-il donc ? Qui était cette furie ? Qui a donc hébergé un démon dans le corps d'une innocente jeune fille ?

« Index, ce n'est pas la peine d'être aussi violente, nous avons juste besoin de sa clef pour notre prochaine visite à la dernière aile. Vous allez bien, mon enfant ? Vous voulez que j'appelle un médecin ? Je suis vraiment dés...
- Oui, vous avez raison. Toi ! Je ne sais pas qui tu es et je m'en fiche ! Mais, je te confisque ta clef !
- COMMENT ? »

Qu'est ce qu'elle a dit ? Cette gamine ? Lui prendre sa clef ? Pas question ! Ça serait manquer à son rôle d'archiviste que de la donner à n'importe qui !

« Soit polie Index, c'est la moindre des choses et excusez la, mon fils, mais vous faites mal votre travail et...
- Ouais, mais d'abord, respecte son autorité ! Et la mienne !
- Mais comment puis-je respecter l'autorité d'une personne qui m'est inconnue ? »

Levant son regard vers le jeune homme qui semblait encore plus dépassé par les évènements que l'était Reno, il apperçu alors un étrange anneau à son doigt, un insigne que même l'archiviste un peu à l'ouest en ce moment reconnut comme étant le symbole du saint prêtre.

« Par les j... entama-il avant d'interrompre un juron mal venu devant l'éminence du clergé étant donné que ça concernait le linge de corps d'Ehol Vous êtes le Saint Prêre d'Aquaria ? »

Il le saviat, pourtant, que le Saint Prêtre était d'apparence juvénile, il l'avait vu de nombreuses fois pendnat la messe. Toutefois, sa myopie (d'où la présence de lunette) et la trop grande distance qui le séparait de l'estrade où il venait prêcher les saintes paroles d'Ehol et la place où Reno se retrouvait (généralement tout au fond) l'empêchait de discerner clairement les traits du jeune homme.

Reno se releva et s'agenouilla, faisant peu de cas de la jeune femme qui était encore à le menacer de prendre sa clef.


« Votre sainteté, je vous prie d'accepter mes excuses les plus humbles. Je ne vou avais point reconnu malgré le nombre de fois que j'aie pu vous apercevoir auparavant. »

Il était dans de beaux draps. Le saint prêtre avait parfaitement le droit de lui retirer sa clef et même de l'expulser de son poste d'archiviste. Le cas faisant, tous ses projets seraient mis à mal. Heureusement qu'il avait l'air plus compréhensif que l'autre furie... qui était-elle au fait ?

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Ven 10 Mai - 20:55




PAIX


Malgré toute sa candeur, devant les attitudes ridicules combinées de ces deux personnages, le Saint-Prêtre se doit de faire preuve d'un tant soit peu d'autorité pour les calmer tout deux. Certes, il est doux et bon, à un tel point que cela en devient absurde et que cela touche à une sorte de mollesse. Cependant, ce n'est pas pour autant, que, lorsque la situation l'exige, le Saint-Prêtre ne peut pas faire preuve de sévérité. Quand bien même sa figure et sa voix n'y soient pas propice, car oui, c'est une voix pure et cristalline d'enfant, qui vient de commander avec force et gravité. Les iris de saphir du religieux jettent des éclairs, son regard est lourd, seulement durant quelques secondes, le temps de les faire réagir, de leur faire comprendre qu'ils devaient écouter. Intérieurement, Sophian soupire. Il n'aime pas agir, au contraire, il déteste cela. C'est pourquoi, bien vite, il reprend sa calme et belle figure souriante avec ses yeux pétillants et son regard pur. En entendant cet ordre, Index semble se paralyser brusquement, comme si l'on l'avait piqué. Pourtant, très vite, elle redevient elle-même, avec cette moue boudeuse de petite fille que l'on vient de gronder, alors qu'elle pense avoir raison. S'il n'y avait pas cet archiviste, elle l'aurait mordu pour avoir été aussi gentil avec un ver de terre pareil. Quoiqu'il en soit, en tant qu'ascète, en tant que religieuse, en tant que proche, elle doit obéir. Donc, elle fait la moue de son coté. Maintenant, le Saint-Prêtre a, face à lui, un homme agenouillé faisant pénitence de sa bêtise, quel sera son sort ? Il est déjà pardonné, bien évidement. Sophian ne s'occupe pas de menus détails concernant les maladresses inopportunes, que l'on essaie de racheter. Si la démarche est sincère, tout est déjà oublié. Ainsi, le Saint-Prêtre continue de parler, tout comme Index le faisait avec lui, en langue ancienne, mais avant, il posa sa belle main blanche sur une épaule de l'archiviste, pour l'en retirer.


Ce n'est pas important, car vous vous êtes ressaisi. D'autant que l'ascète Index, ici présente, a fait preuve d'un trop grand zèle, veuillez l'en pardonner de même. Veuillez vous relever archiviste. Quoiqu'il en soit, j'espère qu'elle ne vous a pas fait trop de mal.

Ce n'est pas comme si j'avais fait attention à ne pas lui briser les os de suite.

Je t'en remercie Index, néanmoins, ne t'emporte plus. S'il avait été réellement blessé, cela aurait extrêmement fâcheux pour toi, bien plus que pour lui.

Si c'est ça, je me tais !

Comment vous appelez-vous mon fils ? Outre le fait que je doive rapporter votre nom à l'évêque de la sagesse, je me dois aussi de vous connaître. Ne vous inquiétez pas, il s'agit simplement de lui signaler l'emprunt de votre clef pour faciliter l'accès aux véritables passages de la dernière aile.
D'autant que je compte réparer l'emportement d'Index.
J'aimerai faire quelque chose pour vous... Pourquoi ne pas vous accorder un peu de mon temps ? Nous pourrions ainsi parler et mieux nous comprendre, il s'agit du moindre des dédommagements.



Le jeune homme sourit. Il est radieux, trop radieux. Là est cet horrible défaut, qui, en rebute plus d'un. Il est assez beau, certes, mais ce n'est pas être beau, qui, cause ce malaise. Le Saint-Prêtre est physiquement parfait à sa manière, trop parfait... Il y a ce sentiment de rejet, de fêlure insupportable. Est-ce de l'envi ? Ou bien est-ce une peur ? Peut-être peut-on avoir naturellement cette même sensation face à un étranger, qui ne ressemble en rien aux hommes que l'on a connu. A moins que celle-ci ne soit inférieure ou supérieure à ce que peut faire exprimer Sophian chez les autres. Après tout, pourquoi partir dans de telles extrapolations illuminées ? Cela veut simplement dire que le Saint-Prêtre ne peut pas laisser indifférent. Soit vous le détesterez, soit vous l'adorerez, mais en aucun cas de l'ignorerez. Même un homme ayant une terrible myopie serait à même de ressentir cette atmosphère mystérieux et étouffante, que peut dégager le Saint-Prêtre dans Aquaria. Quelque part, cela donne cette impression ; l'impression qu'il fait parti du décor majestueux de la cité. Après tout, il n'est qu'un pion de bien des forces, de bien des factions. Il n'en n'a pas conscience, on le maintient dans l'ignorance. Cependant, il n'a jamais gouverné les croyants... Oui, il fait parti de la cité, comme un meuble ferait parti d'une maison. Il n'est guère autre chose qu'un pantin, une sorte d'idole vivante que l'on exhibe. Voilà pourquoi, le Saint-Prêtre est semblable aux empereurs passés. Il est le guide, mais il est guidé. Un jour, peut-être, ce fait pourrait être changé, mais pour l'heure, les rares occupations du jeune garçon ne peuvent que se résumer à discuter avec un archiviste. Index est toujours là, mais se tait, continuant son caprice et à ignorer ce qui l'entoure. Elle avait raison de faire ce qu'elle a fait, ce n'était pas Sophian et sa clémence, qui allaient apprendre à cet homme comment suivre la Voie. Que les incroyants tombent sous les coups des croyants.





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Sam 11 Mai - 19:05
Reno s'en voulait sincèrement. Il n'était pas spécialement croyant, bien qu'il admette qu'Ehol aie existé, mais il respectait la religion comme n'importe quel Aquarien. Il allait à l'église quand il ne travaillait pas, au moins une fois par jour, et ce n'était pas juste pour faire comme tout le monde. Il en apprenait un peu plus chaque jour sur la religion et réécouter le prechi-precha des hommes d'église permettait de comprendre un peu mieux Ehol et ainsi ses recherches peuvent peut être trouver de quoi progresser. De ce fait, il reconnaissait le Saint Prêtre comme une personnalité importante malgré son très jeune âge. Comment un si jeune homme a bien pu finir propulsé à un poste si important ? Les voies du seigneur sont impénétrables...

Néanmoins, ils n'avaient visiblement pas choisi un bébé au hasard dans le couvent du coin pour l'éduquer en conséquence : sa voix, qui sonnait pourtant d'une note pure et innocente, vibrait d'une forte autorité, suffisante pour calmer l'autre furie d'ailleurs. Mais qui est donc cette femme, d'ailleurs ? Reno ne l'identifia pas comme une personnalité connue, mais elle lui adressait la parole comme si elle lui était supérieur et agissait vraiment de manière puérilement excessive avec son air de gamine boudeuse et ses coups pour le moins violents... Reno avait d'ailleurs honte d'avoir été mis au sol par une gamine. Il faudra qu'il s’entraîne un peu...

Le saint prêtre posa alors sa main sur l'épaule de Reno.


« Ce n'est pas important, car vous vous êtes ressaisi. D'autant que l'ascète Index, ici présente, a fait preuve d'un trop grand zèle, veuillez l'en pardonner de même. Veuillez vous relever archiviste. Quoiqu'il en soit, j'espère qu'elle ne vous a pas fait trop de mal.
- Ce n'est pas comme si j'avais fait attention à ne pas lui briser les os de suite.
- Je t'en remercie Index, néanmoins, ne t'emporte plus. S'il avait été réellement blessé, cela aurait extrêmement fâcheux pour toi, bien plus que pour lui.
- Si c'est ça, je me tais !
- Comment vous appelez-vous mon fils ? Outre le fait que je doive rapporter votre nom à l'évêque de la sagesse, je me dois aussi de vous connaître. Ne vous inquiétez pas, il s'agit simplement de lui signaler l'emprunt de votre clef pour faciliter l'accès aux véritables passages de la dernière aile.
D'autant que je compte réparer l'emportement d'Index.
J'aimerai faire quelque chose pour vous... Pourquoi ne pas vous accorder un peu de mon temps ? Nous pourrions ainsi parler et mieux nous comprendre, il s'agit du moindre des dédommagements.

- Mon nom est Reno Kusanagi, votre sainteté. »

Il hésita un moment à donner son nom de famille. Après tout, il était associé à une puissante famille Ignisienne, pas forcément bien vu en Aquaria. Pourtant, l'évêque connaissait son nom et l'a admit comme archiviste... Enfin, peu importait son nom, une autre information ne lui avait pas échappé : le saint prêtre voulait parler avec lui.

« Je serais ravi de converser avec vous, votre sainteté, mais je n'oserais jamais vous faire perdre votre temps. Vous devez être diablement occupé et je ne vois pas en quoi une personne aussi insignifiante que moi pourrait vous aider autrement qu'en vous confiant ma clef. »

Bien qu'il se rabaisse comme il était de coutume, Reno jubilait à l'idée de discuter avec le saint prêtre. Un échange avec lui ne pourra qu'être enrichissant.

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Dim 26 Mai - 19:59




Qu'importe le rang, qu'importe le sang, qu'importe le pénitent ; Aquaria, douce mère, tu les enveloppes de tes bras chauds. Aquaria ! Oh, belle Aquaria ! Tu les accueilles en ton sein, afin de leur faire téter la sagesse, qui, y coule à flot. Ces enfants sont là, ils ont peur, ils sont ignorant. Aquaria ! Oh, superbe Aquaria ! Ta beauté argentine pénètre leurs âmes afin, de les rendre vertueux. Ces enfants sont là, ils ont froid, ils sont pauvres. Aquaria ! Oh, sublime Aquaria ! Les chants sacrés, que tu entonnes, sont autant d'hymnes à l'amour véritable, afin que tous puissent trouver l'âme-soeur et le bonheur. Toi, étranger, au nom exotique, tu es le bienvenu. Nous ne jugeons, nous ne punissons pas. Nous ne faisons que servir les desseins du Grand Courant. C'est pourquoi, nous t'offrons notre eau et notre pain, qui sont autant savoir et bonté. Reno Kusanagi, tu as été impie, mais aujourd'hui, tu ne l'es plus. Les miroirs de saphir du Saint-Prêtre ne voient rien d'autre qu'un être chère en toi. Tu es un de ses frères, non, même s'il est jeune, le Saint-Prêtre assume sa charge, tu es un de ses fils. Alors, qu'il y a-t-il d'étrange à ce qu'un père veuille passer du temps avec son enfant ? N'est-il pas naturel de chercher à connaître ceux que l'on aime ? Le cœur du Saint-Prêtre a été bâti de cette façon. Il est le foyer dans le chaos des nations. Il est une lumière, qui, réchauffe et protège les croyants. Il accorde la joie et la grâce. Priez... Priez ! PRIEZ ! Car la nuit est sombre et pleine de terreurs. Priez pour que le jour se lève et que le lendemain promis par le Saint-Prêtre advienne. Oh, ignissien, devenu aquarien, joint tes prières aux cantiques et appelle demain. Tu es l'un des notre. La langue ancienne du Saint-Prêtre te le rappelle.


Mon fils, vous n'êtes pas insignifiant. Vous êtes un enfant d'Aquaria Réno, ne l'oubliez pas. Soyez fier de ce que vous êtes, mais humble de ce que vous savez. Notre voie, la Voie, est celle que nous a révélée le Messie.

Alors, vous ne me faites pas perdre mon temps, bien au contraire.



L
e ton est fort, confiant même. Il n'y pas de doutes, ni de reproches. L'enfant béni ne fait qu'énoncer ce qu'il croit du fond du cœur. Même si la jeunesse teinte encore sa voix, il n'en reste pas moins que ses échos n'y correspondent pas. Quel étrange décalage entre la profondeur millénaire de ces mots et la personne, qui, les prononce. De même quel sourire pure et radieux, il n'y a rien d'autre que cette chaleur et cette lumière. Elle émane et embaume, elle sauve celles qui croient. Beaucoup de personne l'ont été, beaucoup de personnes le sauront encore à l'avenir. Tel est le rôle de Sophian Lancasttle, tel est son sacrifice. Son enfance a été offerte à l'autel du Bonheur, son esprit a accepté sa tâche. Ses ailes sont l'altruisme et ses plumes l'amour. Le jeune garçon est l'oiseau bleu, mais il ne s'envolera jamais. Le Saint-Prêtre fait un geste, il demande à Index d'approcher. Elle approche, mais celle-ci s'approche de Reno avec un grand sourire, faussement innocent.


Bien, donne la clef, que l'on parte d'ici. T'as bien dit que c'était pas la peine de te parler, pas vrai ?


La gentille et douce Index a cessé de se braquer, mais dans quel but, si ce n'est d'avoir cette clef ? Peut-être est-ce une idée fixe ? Un moyen de se venger ? Ou bien une tentative de revenir dans la conversation pour humilier l'archiviste et partir au plus vite ? Il ne faut guère se faire d'illusions, Index est une fillette très très rancunière. Elle compte les points, tout en se vengeant immédiatement. Quoiqu'il en soit, malgré son sale caractère, elle a un cœur d'or. Sophian, pour sa part, remarque ce revirement. Il connaît trop bien son ascète, c'est pourquoi, il enchaîne aussitôt.


Index, il est de mon devoir de Saint-Prêtre d'écouter les aquariens, alors, il est nécessaire que je lui parle.






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Lun 27 Mai - 9:04
Contrairement à la harpie, le saint prêtre semblait être une personne des plus gentilles et compréhensive. Reno avait de la chance de tomber sur quelqu’un comme lui. Un saint prêtre plus à cheval sur la mentalité Aquarienne aurait probablement approuvé les paroles, voir les actes, de la dénommée Index, ce qui aurait constitué un paradoxe quand aux messages de paix et d’amour véhiculé par la mentalité nationale.

« Mon fils, vous n'êtes pas insignifiant. Vous êtes un enfant d'Aquaria Réno, ne l'oubliez pas. Soyez fier de ce que vous êtes, mais humble de ce que vous savez. Notre voie, la Voie, est celle que nous a révélée le Messie. Alors, vous ne me faites pas perdre mon temps, bien au contraire.
-Je comprend, votre sainteté. »

Il avait beau être jeune, le saint prêtre inspirait le respect et l’autorité. Même Reno n’oserait pas aller contre son sens. Actuellement, c’était surtout parce que converser avec le saint prêtre était une occasion unique et probablement enrichissante. Le point de vue de l’éminence en matière de religion concernant Ehol serait une information capitale pour ses recherches, mais il fallait qu’il la joue fine pour cela, rester dans la banalité, ne pas se montrer trop curieux. Une simple conversation de saint prêtre à croyant avide d’en savoir plus sur l’entité qu’il vénérait.

La harpie s’avança quand le saint Prêtre l’y invita, mais le regard qu’elle lançait à Reno alors qu’elle s’avançait vers lui indiquait clairement qu’elle n’était pas d’accord pour que leur petite conversation aie lieu.


« Bien, donne la clef, que l'on parte d'ici. T'as bien dit que c'était pas la peine de te parler, pas vrai ?
-Index, il est de mon devoir de Saint-Prêtre d'écouter les aquariens, alors, il est nécessaire que je lui parle. »

Index allait vraiment être une épine sur laquelle Reno ferait mieux de ne pas marcher. Devrait-il feindre une ignorance polie ou bien lui répondre de façon courtoise mais indiquant clairement qu’il n’écoutera que Sophian ? Mieux valait opter pour la première option pour le moment.

« Si je puis me permettre, nous serons mieux loti dans mon bureau plutôt que dans la bibliothèque pour discuter. Je pourrais vous y proposer du thé et des gâteaux. Il ne sont pas de la meilleure qualité, mais ils feront l’affaire. »

Le bureau de Reno, son sanctuaire. Aussi désordonné que bien arrangé. Certes, il y avait toute sorte d’ouvrages et notes pêle-mêle, mais étonnament désordonné de façon à ce qu’on y retrouve en un clin d’œil ce qu’on voulait y trouver. Dans un coin, des livres rendu après emprunt à ranger, dans un autre des livres que Reno venait de recevoir et devait archiver afin de le ranger ensuite sur l’étagère qui sera sienne. Dans un autre coin encore ses notes diverses dans l’apprentissage de la langue ancienne, pour parfaire sa maîtrise de sort, sur la religion ou, plus récemment, sur la manière de s’occuper de ses enfants. Ses recherches les plus secrètes, qui pourraient mettre à jour ses ambitions, elles n’étaient pas ici.

Outre le désordre ordonné, il y avait un mobilier tout ce qu’il y a de plus banal : un bureau, des chaises, des armoires contenant de tout et n’importe quoi dont le service à thé pour les visites, des rouleaux de parchemin, une collection de plumes et encres et une icône à l’effigie d’Ehol tel que se l’imaginaient les croyants.

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Lun 1 Juil - 16:51




Certaines choses sont et resteront au-delà du regard et de l'esprit des hommes. Ces mystères mystiques sont entourés d'un brouillard protecteur et ce pour une bonne raison, car il y en a toujours une. Ce n'est pas un moyen d'empêcher l'homme de les utiliser, mais plutôt d'empêcher l'homme d'en souffrir. Un être humain est, après tout, bien peu de chose, deux bras, deux jambes, une tête et une âme. Il peut accomplir bien des choses, créer des objets ou invoquer la magie. Il a, même, créé les mathématiques et les sciences afin de percer les secrets du monde. Cependant, est-ce que Watos a pensé aux mathématiques ? Le créateur a-t-il pensé à chacune de ces sciences en tant que telle ? Son génie est-il humain ? Non, le tout-puissant est insaisissable, ses connaissances et sa puissances tout autant. Tenter de les appréhender n'est pas possible ou souhaitable pour la logique, en tout cas, celle des mortels. Cette puissance infinie briserait leurs corps. Ce savoir infinie briserait leurs esprits. Cette conscience infinie briserait leurs âmes. Tout cela les dépasse et ils ne devraient pas pécher par orgueil. Cet avertissement est pour leur propre bien, si Dieu était accessible à la compréhension humaine, chaque homme le serait devenu. Or, pas un seul ne l'est.


Le seul homme à ne s'être jamais rapproché du divin est connu de tous, cependant. Il se nomme Ehol, il est le messie. Son pouvoir le prouve, il n'est pas totalement humain, son corps est homme, mais son esprit, comme son âme, ont été forgés par le génie des Douze au travers du Grand Courant. Il est l'incarnation de la lumière miséricordieuse, celle qui sauve et apaise. Plus ange, qu'homme, plus divin, que mortel, telle est la réalité miraculeuse. C'est pourquoi, il est naturel de l'adorer, car il est notre seul unique lien avec les anges et avec la volonté suprême, qui, gouverne ce monde. Chaque être vivant a pour devoir de le connaître et de connaître ses actes. Les sages le savent et sont toujours heureux de partager cela avec les enfants de la femme, tout comme avec chaque créature. Le Saint-Prêtre est censé être le parangon de ces sages. Pourtant, est-ce le cas à présent ? Est-ce qu'un adolescent est le digne récipiendaire de la foi de millions ? Ce n'est pas à nous de le juger, seul ses actes parleront et seul ses mots agiront. C'est pourquoi, cette conversation avec l'archiviste Kusanagi sera un test de plus. Cette épreuve sera celle d'une prêche, celle d'un enseignement. Comme le père apprend au fils, le Saint-Prêtre apprend au fidèle, tel est le saint ordre. Au milieu de cela se tient Index, la jeune et impulsive Index, dont l'adoration tend plus au Saint-Prêtre, qu'au messie. Cette douce enfant, maudite par son pacte et bénie par ce dernier, ne peut se séparer du jeune garçon. Donc, quoi de plus normale à ce qu'elle l'accompagne, tandis que ce dernier suit tacitement l'archiviste ? D'autant plus qu'elle a entendu quelques paroles magiques et douces à ces oreilles. En effet, il a proposé des gâteaux. La gloutonne petite ascète ne peut y résister. Même si Réno est bas dans son estime, il vient de remonter de l'état de ver de terre à celui de cafard.


Ainsi donc, les deux enfants entrent dans un bien étrange capharnaüm d'ouvrages et de feuilles, aussi bien composé de notes, que d'écrit. Cet amas confus peuple une pièce étroite, assez petite, très certainement à cause de la taille des étagères, mais pas que. En effet, un archiviste a un bureau afin de pouvoir s'isoler et faire quelques recherches, cependant, les plus importantes se font dans des lieux à part ou bien spécialisés. Alors, même s'il est nécessaire que ces savants puissent ranger leurs notes et travailler dans un confort personnel, il n'en reste pas moins que son importance reste marginale aux yeux des évêques de la sagesse successifs. Le zélé intéressé souhaite faire prendre le thé au Saint-Prêtre au milieu de tout cela. Ce fatras chaotique nommé bureau est la preuve d'un travail acharné, mais aussi d'un sens du rangement propre au personnage. Qu'importe, le Saint-Prêtre s’installe là où il le peut, de même pour Index. Cependant, une chose interroge le Saint-Prêtre, sans le choquer pour autant, pourquoi laisser une statue d'Ehol ici ? Non pas que cela soit inhabituel, loin de là, mais pour le pieux innocent, nul besoin d'idoles personnelles. Les représentations publics ont un but sacré sur la foule des croyants, les représentations privées lui semblent bien païennes, même si elles ne sont pas rares. Ce détail n'a, pourtant, guère gêné le garçon, qui, s'en détache bien vite en attendant les actions de Réno, silencieusement, presque religieusement, il agit poliment devant le maître de ces lieux. Index, elle, piafferai d'impatience si elle était une jument...






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Mar 2 Juil - 14:43
Des milliards de scénarios auraient pu se jouer, des milliards de possibilités de réactions et d'actions. Le saint prêtre aurait pu refuser, Index aurait pu lancer une nouvelle réplique cinglante pour tenter de dissuader son maitre de s'engager dans une conversation, ils auraient pu critiquer l'entretien du bureau de Reno, ils auraient pu tout simplement refuser ou bien accepter mais parler, agir... mais non. Etonnament, Index resta silencieuse et ne manifesta aucune réticence à prendre le thé. Le saint prêtre conserva un calme religieux et s'installa poliment, Index était quand à elle plus agitée, animée par une force différente de celle qui a valu un hématome à la jambe du pauvre archiviste.

Reno s'installa sur son siège et ouvrit le petit placard du bureau, en sortant un service à thé, une boite en fer dont il ôta le couvercle pour faire apparaître  une brioche moelleuse mais tout ce qu'il y a de plus banale. Une autre boite fut sortie, en bois celle-là, avec quelques herbes à thés dont la fragrance embaumèrent la pièce. Reno s'empara de la théière et s'en alla la remplir d'eau avant de l'installé sur un petit socle sous lequel il glissa sa main puis il ferma les yeaux.



« Ô toi qui donne la vie et détruit la matière, offre moi le présent de la chaleur».

des flammes s’échappèrent alors de sa main, léchant la théière.En attendant que l'eau chauffe, il était du devoir de Reno de meubler le silence qui commençait à s'installer. Restait à trouver une idée de conversation. L'idéal pour commencer serait peut être de flatter l'ego du prêtre en posant des questions à son sujet, mais des questions le moins indiscrètes possible.

« Votre sainteté... si ce n'est point trop indiscret... je me suis toujours demandé : comment une personne aussi jeune que vous a pu accéder à un poste aussi éminent que celui de saint-prêtre ? Non pas que je vous trouve trop jeune, vous faites un excellent travail, surtout pour votre âge, mais je me suis toujours imaginé les membres éminents du clergé comme des personnes plus... mûres. »

Il devait bien y avoir une signification derrière l'accession au poste le plus convoité de la religion par un enfant. Ca ne pouvait pas être un simple hasard. D'autant plus que cet enfant faisait un travail exemplaire que même un prêtre plus mur ne saurait réaliser.

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Mar 9 Juil - 16:38





L'archiviste sert, donc, une brioche et du thé à ces deux jeunes personnes. Somme toute, la brioche est tout à fait acceptable, même bonne, quand bien même le Saint-Prêtre ne la touche, par soucis d'hygiène de vie. En effet, comme lui avait bien souvent conseillé Sofia, sa chère ascète, il ne fallait pas manger entre les repas auxquels son corps était habitué. Ainsi, l'éphèbe ne mangeant que quatre fois par jour, il laisse le soin à Index d'honorer l'hospitalité de Reno Kusanagi. C'est une gloutonne qu'il connaît trop bien. Même s'il lui demandait de ne pas faire d'écarts, elle en ferait. La jeune fille, aux yeux émeraudes, dévore, littéralement, la pauvre viennoiserie, mais elle n'est pas totalement à son goût. Ce n'est en rien étonnant lorsque l'on vit au sanctuaire. Après tout, qui pourrait résister à la cuisine d'Anthéa ? Pendant ce temps, le thé est servi, après avoir été chauffé par magie. Le Saint-Prêtre remercie son hôte d'un grand sourire et dit, toujours en langue ancienne, comme à son habitude : Merci. Alors que, lui, souffle légèrement sur sa tasse pour boire à petites gorgées, Index, elle, préfère tout engloutir, quitte à se brûler la langue. Ce qu'elle ne manque pas de faire. Elle la laisse légèrement pendre, après avoir sursauté. Au moins, pense-t-elle, je ne sentirai plus le goût de la brioche. Bien vite, elle retourne à son festin solitaire, écoutant la conversation d'une oreille distraite, ou tout du moins, le début de la conversation. En vérité, alors que le Saint-Prêtre sourit et est sur le point de répondre ; une furie coupe la parole. Elle lance en langue ancienne : Lèche-cul. La seule réaction de Sophian, face à cette pique, ne peut-être qu'un regard sévère, mais qui s'apaise bien vite pour reprendre la conversation avec Réno et faire oublier ce « détail » qu'il ait compris ou non.


Malgré l'évidente flatterie mielleuse de l'archiviste, il y avait du vrai dans ces mots... L'adolescent tombe dans ses pensées, ou plutôt les retrouve en l'espace de quelques secondes. Pourquoi Sophian Lancasttle ? Pourquoi lui ? Personne ne le sait, lui-même ne le sait pas. Pourtant, il est là, incarnant la foi et le bien pour des millions de personnes... Encore une fois, pourquoi ? Pourquoi les hommes ont-ils besoin de bergers ? Pourquoi ont-ils besoin de quelque chose de tangible pour comprendre l'invisible ? Pourquoi avoir désigné un enfant à cette tâche ? Tout cela est bien ridicule, ou infiniment pervers, mais tout cela montre la folie ou l’immaturité humaine. L'homme n'est pas encore assez sage pour se gouverner seul et vivre avec ses semblables sans contraintes. C'est pourquoi, l'homme a créé des souverains et des lois. L'homme n'est pas encore assez sage pour distinguer du vrai du faux, le bien du mal. C'est pourquoi, l'homme créé des distinctions entre eux et qu'ils façonnent des idoles pour se rassurer. La faiblesse... Voilà le vrai péché de l'homme... Il est faible face au monde, il est faible face aux autres, il est faible face à lui-même. Il refuse de comprendre le monde, il refuse de faire confiance aux autres et il refuse de reconnaître ses erreurs. Malgré tout, l'homme possède quelque chose de merveilleux et fantastique. Il s'agit d'une lumière divine, qui éclaire cette longue nuit ; l'espoir illumine le futur. Les faibles, se rendant compte de leurs faiblesses, se sont réunis et ont prié. Ils ont souhaité de toutes leurs forces un monde meilleur et ont confié leurs espoirs à un seul homme. C'est ainsi que chaque pays naît. Après tout, personne ne veut être malheureux et tout le monde pense que faire cela est ce qu'il y a de mieux.


Pourtant, il n'existe pas de bonnes nations, pas plus qu'il n'existe de solution au désespoir au dedans. Ce n'est pas en se déchargeant de sa faiblesse sur un autre que l'on devient plus fort. Au contraire, c'est fuir, c'est faire preuve de lâcheté, c'est oublié la vertu divine du courage. Vivre par soi-même est le vrai devoir de l'être humain. Pourtant, doit-on pour autant abandonner les autres ? Ceux qui ne peuvent se prétendre des humains accomplis ? Non, il ne faut pas, il faut les aider. La Voie enseigne d'abord la servitude et l'apprentissage pour mieux s'en libérer. Le Saint-Prêtre sait qu'il faudra faire de même avec l'humanité tout entière. Ces réflexions bouillonnent encore et toujours dans son esprit, en cet instant aussi. Il a déjà pensé et repensé son élection, ce choix mystérieux. Tout ce qu'il en retire est un sentiment d'acceptation et une foule de décisions. Sa main se porte inconsciemment sur le haut de sa soutane, un peu en-dessous de son coup. Il touche son pendentif, il touche l'étoile d'argent nommée Lucifer. L'éphèbe doit donner une réponse. Index va probablement se tenir tranquille pour le moment.



Mon fils, bien souvent dans ce monde, ce qui est difficile à appréhender est simple à comprendre. En vérité, accéder au poste de Saint-Prêtre n'a jamais été clairement codifié. Il doit s'agir d'un consensus commun des membres les plus importants du clergé et cela s'est fait jusqu'à présent du vivant des Saint-Prêtres successifs.

Beaucoup pourraient voir cela comme un système pouvant se briser à chaque instant, ils ont raison. Malgré tout, par ce choix commun et presque informel, le clergé désigne la personne la plus apte à porter le message d'Ehol. Son savoir et son âme doivent être digne du récipiendaire du verbe saint.

Seul, les plus sages peuvent jauger pareil don.

Il n'est rien de plus à connaître. Le Grand Courant nous a tous façonné avec une mission, il ne tient qu'à nous seul de la mener à bien. Afin que tous puissent goûter au bonheur.








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Dim 21 Juil - 20:31
L'archiviste nota que le saint prêtre ne touchait pas à la brioche. Peut-être sa sainteté était-elle conditionnée pour ne consommer que des petits gâteaux raffinés que ses fidèles lui servaient ? Malehreusement, Reno n'avait pas les moyens de se permettre de telles choses, il devra donc faire sans. Ce n'était pourtant pas faute d'avoir proposé de la brioche. Enfin, l'homme aux lunettes n'allait pas se facher pour si peu. En revanche, la petite peste ne se fendit même pas d'un merci et se jeta sur la confiserie, comme si elle avait peur qu'une nuée de rats se jettent dessus et dévorrent tout pour ne lui laisser que des miettes. Rassure toi, gamine, pas un seul rat ne se trouve dans cette bibliothèque.

Pour le thé, ce fut un scénario très légèrement différent qui se produisit : le saint prêtre le remercia en langue ancienne et souffla sur sa tasse tandis que l'autre avala cul sec... et sembla bien vite le regretter. Eh oui, ce n'était pas du thé glacé que Reno servait... enfin, ça ne l'empêchait pas de retourner dévorer la brioche. Il n'y avait donc rien de bien chez elle ? Reno ne voulait même pas d'elle en peinture. Franchement, comment le Saint Prêtre pouvait la supporter ?

Quand Reno posa sa question au jeune homme, elle lança une réplique dont Reno ne comprit que « lèche ». Sachant que le mot inconnu était tout seul, on pouvait le remplacer par ce qu'on voulait, on ne se trompait pas par ce qu'elle voulait dire. Si lui faisait de la lèche, elle enfonçait carrément la langue dans chaque pore pour qu'il aie l'air bien propre de partout, intérieur comme extérieur, à en juger sa réaction quand Reno n'avait pas reconnu le saint prêtre. Reno brûlait d'envie de répliquer, mais il se retint... peut être que si l'occasion se présente d'être en tête à tête avec elle... De toute manière, ce qui l'intéressait était d'avoir une réponse à sa question : pourquoi lui, Sophian Lancastle, enfant sans histoire apparente, est devenu saint prêtre plutôt qu'une personne plus mûre ? Il sembla s'écouler une éternité avant qu'il ne réponde, un main vers le haut de sa soutane, comme si la réponse se trouvait là.


« Mon fils, bien souvent dans ce monde, ce qui est difficile à appréhender est simple à comprendre. En vérité, accéder au poste de Saint-Prêtre n'a jamais été clairement codifié. Il doit s'agir d'un consensus commun des membres les plus importants du clergé et cela s'est fait jusqu'à présent du vivant des Saint-Prêtres successifs.

Beaucoup pourraient voir cela comme un système pouvant se briser à chaque instant, ils ont raison. Malgré tout, par ce choix commun et presque informel, le clergé désigne la personne la plus apte à porter le message d'Ehol. Son savoir et son âme doivent être digne du récipiendaire du verbe saint.

Seul, les plus sages peuvent jauger pareil don.

Il n'est rien de plus à connaître. Le Grand Courant nous a tous façonné avec une mission, il ne tient qu'à nous seul de la mener à bien. Afin que tous puissent goûter au bonheur.
 »

Sur la forme, il avait répondu, mais sur le fond... il y avait quelque chose de mystérieux, une réponse qui aurait pu signifier « je suis là car on m'a choisi, tout simplement. Mais une telle réponse ne satisfaisait pas Reno. Qu'est ce qui est passé par la tête du clergé pour mettre un enfant à leur tête ? Un enfant, bon sang, qui ne devait ,à l'époque, même pas saisir l'importance du rôle qu'on lui confiait ! Comment ils ont su ? Des enfants, il y en avait plein ! Certains étaient sages et éduqués, d'autres étaient de petits voyous condamnés à devenir des brigands, d'autres – son regard se posa brièvement sur Index – étaient certes issu d'un milieu où ils ont pu être éduqué, mais n'en restaient pas moins des pestes. Alors comment ? D'un point de vue externe à l'église, c'était impossible à comprendre.

« Je comprend. »

Oui, il comprenait : il n'était pas encore apte à savoir, il devait d'abord progresser dans ses recherches. C'était un mystère de plus à éclaircir dans son parcours pour devenir Dieu.

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Mar 30 Juil - 20:16





Un petit moment de flottement tend à apparaître. En effet, le Saint-Prêtre vient de répondre à une question somme toute peu banale. Après tout, toute la sainte cité sait que la précédente Sainte-Prêtresse l'a recueilli et éduqué pour le désigner comme successeur. Les mystères entourant le jeune hommes sont, quant à eux, bien moins connus. Cependant, tous s'accordent à dire que tous les dirigeants de l’Église doivent nécessairement avoir raison, ou du moins des desseins cachés, dans chaque parole et décision. Ainsi, une fois les évêques convaincus du bien-fondé de la nomination de l'éphèbe au titre, nul ne l'a remis en question. Par ailleurs, la nature même de ce pontificat entretient une forme bien mystérieuse. Le Saint-Prêtre ne sort pour certains événements et les célébrations, on ne le voit guère plus. Peut-être cela entretient-il un certain mystère ? Son allure pure et fragile ne doit qu'en renforcer le trait sacré. Pourtant, ce n'est pas l'apparence, le pouvoir, ou même le savoir, qui est le plus important pour être Saint-Prêtre. Atteindre cette fonction signifie devenir un lien, un pont entre le matériel et l'immatériel, le temporel et l'intemporel. Être Saint-Prêtre signifie unir et relier les croyants, c'est être l'incarnation de la foi. La qualité primordiale, la plus essentielle, ce n'est ni le pouvoir, ni le savoir, c'est l'amour.

Il s'agit d'un amour inconditionnel, qui, n'est ni paternel, ni maternel, ni passionnel, il s'agit d'un amour absolu. Ehol, notre messie, a érigé ce sentiment, comme une valeur fondamentale, car mère de toutes les vertus. Il s'agit, donc, de ce qui est le plus important pour le monde entier. Après tout, pourquoi Watos a-t-il tant été déçu par les hommes ? Ses espérances supérieures et son amour surhumain ont été trahis par nos actions, par nos péchés, ceux nés de la mauvaise utilisation de la liberté offerte par le créateur. Alors, il a créé les Douze, afin qu'ils puissent agir en son nom et qu'ils puissent nous sauver de nous-mêmes. Par amour pour le seigneur, ils ont agit encore et encore. Bien qu'ils aient aimé les hommes, le cycle sans fin des guerres et du mal les ont usé, les ont déçu. Alors, ils ont créé Ehol le sauveur, qui, nous a enseigné la vérité de la Voie ; il faut atteindre le bonheur par l'amour.

C'est pourquoi, le Saint-Prêtre aime ce monde et chaque être, qui, le compose, mais il sait que bien d'autres sentiments pourraient venir s'y mêler dans le futur peut-être. En attendant, il est jeune et curieux. La conversation étant bloquée, il se met à se poser des questions sur son interlocuteur. Qui était-il réellement ? Cet archiviste, qui s’intègre parfaitement au décor, n'est pas un natif d'Aquaria probablement. Son nom, en effet, est éloigné des canons classiques de la cité blanche. Par ailleurs, son intonation et sa façon de parler... Un aquarien, natif ou depuis longtemps naturalisé, serait bien plus fluide, avec un accent propre au pays. Bien entendu, ce n'est qu'une simple supposition, mais elle est terriblement attractive. Le Saint-Prêtre a, toujours, été avide de rencontrer des personnes étrangères ou ayant passé du temps à l'étranger. L'éphèbe ne connaît le monde que par les livres. Il aimerait voir ce qu'il a lu de ses propres yeux, mais écouter une personne parler n'est pas si mal non plus. Un témoin apporte toujours un point de vue intéressant et rafraîchissante : une fenêtre s'ouvre sur le monde. Donc, alors qu'Index achève sa pauvre proie viennoise, le jeune adolescent boit une nouvelle gorgée de thé, afin de voir si Reno Kusanaga va dire quelque chose. Néanmoins, il enchaîne, bien vite, en langue ancienne. Le jeune homme veut apprendre à connaître cet homme, pour faire grandir son monde et devenir meilleur. Son inexpérience est sa faiblesse, il veut y remédier. Quelle preuve de dévotion et de courage à sa tâche, c'est tout à son honneur.


Maintenant, Reno, parlez-moi de vous, s'il vous plaît. Je souhaiterai vous connaître, vous et le lieu, qui, vous a vu naître.







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Jeu 1 Aoû - 14:36
Maudits soient les religieux et leurs secrets. Reno n'était guère avancé par la réponse du Saint Prêtre, mais un jour il comprendra... un jour... Bien sur, il n'était pas sans savoir que le saint prêtre a été choisi et éduqué par son prédécesseur, mais quand bien même un tel privilège ne saurait justifier une élection aussi précoce. Quels secrets se cachent derrière sa nomination ?

« Maintenant, Reno, parlez-moi de vous, s'il vous plaît. Je souhaiterai vous connaître, vous et le lieu, qui, vous a vu naître. »

Parler de lui ? Reno n'aimait pas beaucoup parler de de lui, en particulier de son passé, son enfance peu glorieuse au sein d'une famille d'Ignis peu scrupuleuse, versée dans le trafic d'esclaves. L'archiviste hésita un court instant où le silence ne fut dérangé que par la mastication d'Index, puis se jeta à l'eau. Il conversait quand même avec une personnalité éminente de la vie Aquarienne.

« Eh bien... c'est loin d'être une vie glorieuse, votre sainteté. Je suis né à Ignis. N'ayant jamais connu ma mère, c'est mon père qui m'a éduqué. Il... était versé dans un commerce peu scrupuleux. Un jour, un regrettable accident lui a coûté la vie et j'ai du quitter le pays avec Siphel, une amie très proche originaire d'Aquaria. On a voyagé vers Ventus où nous avons étudié un temps, puis nous avons finalement atterri ici et nous nous sommes installé. Depuis, je travaille ici et nous attendons un enfant. »

Voila qui devrait faire l'affaire. Si le saint prêtre demandait à Reno de lui décrire la patrie qui l'a vu naître et grandir, il serait bien incapable d'en donner une image positive. Il était évident que lui et son père n'avaient de commun que le nom et quelques traits physique. Tout le reste devait venir de sa mère... et qui donc était sa génitrice ? Il l'ignorait.

L'archiviste souffla sur sa tasse et dégusta un peu de thé dans un moment de silence en quête d'une idée pour reprendre la conversation et décida donc de reprendre sur le sujet de l'étranger.


« Votre éminence, vous est-il déjà arrivé de quitter la nation ? Pour un voyage officiel ou bien pour officier dans les lieux de cultes des autres nations ? »

Il serait intéressant d'évaluer l'ampleur de l'influence du jeune homme dans le monde. Peut-être était-il plus important qu'il n'y parait et que les 4 pays se l'arrachaient pour diverses raisons et peut être que Reno pourrait en apprendre plus sur lui... peut-être.

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Mar 3 Sep - 18:50




Le jeune homme écoute, buvant lentement sa tasse de thé. Index, elle, n'en a que cure, mais l'enfant, lui écoute et regarde l'archiviste avec ses grand yeux bleus. Les yeux du Saint-Prêtre sont bleus, terriblement bleus. Ce bleu est pur, ce bleu est apaisant. Pourtant, ce bleu vacille, change de couleur ou de forme... Il semble plus brillant et en même temps moins assuré. L'iris se teinte d'une émotion. Ce disque de saphir exprime... Une compassion ? Un léger regret ? Sophian sent des émotions monter en lui, tout comme il ressent des sensations désagréables le déranger. L'histoire de cet archiviste semble dur, il n'aurait peut-être pas du demander. Néanmoins, son intuition et son empathie lui murmurent que quelque chose ne va pas. La pureté de l'éphèbe l'empêche de sentir l'étrange insinuation, si certains peuvent y voir une, dans les propos mesurés de Reno Kusanagi. Il ne disait pas tout, il masquait sciemment des éléments... Même l'innocent et naïf Saint-Prêtre pourrait s'en douter, non, il doit en douter. Pourtant, il n'en tient pas compte, il l'occulte même. Il semblerait bien, que la bonté du Saint-Prêtre soit à ce point maladif. En effet, au lieu d'être méfiant face à un flatteur, le jeune garçon choisit de n'entendre que ce qu'il désire entendre, au nom du fait que l'archiviste soit un aquarien, donc, un croyant, donc, un homme incapable de faire le mal, probablement. Même si, l'éphèbe a déjà envisagé de nombreuses possibilités et considéré, maintes fois, que tout le monde puisse être mauvais... Il ne peut s'y résoudre... Il ne peut pas abandonner sa foi en son prochain. C'est pourquoi, par courage ou faiblesse, il voit le bien, même là, où il ne saurait y en avoir. Ainsi, seul une certaine empathie, biaisée par la sensibilité, guide le choix des pensés et des mots du jeune garçon...


Mon fils, je ne puis comprendre votre parcours, votre périple, car je ne l'ai pas vécu. Cependant, je vois que vous avez une vie difficile... Par-là même, vous avez grandit, vous avez changé. Je compatis à votre malheur, sincèrement.

Une douceur infinie se dessiner sur son visage, il irradie le sincère amour guérisseur.

Bien que ces mots soient une maigre consolation, sachez qu'ici à Aquaria, vous pourrez vivre en paix. Ainsi, puissiez-vous trouver du réconfort dans ce que vous êtes devenu et dans ce que vous avez accompli. Cela devait faire parti des plans qu'avait Watos pour vous.

Après tout, si vous n'aviez pas eu à endurer ce malheur, auriez-vous changé ? Auriez-vous trouvé le bonheur d'Aquaria et du message enseigné par le Messie ? Excusez ces paroles douces-amères, mon fils... Soyez, pourtant, rempli de joie, bientôt vous serez père. Toutes mes félicitations.



Son visage achève sa métamorphose graduelle. Tout au long de ses paroles, son corps et ses traits ont bougé, mué, comme son attitude. Inconsciemment, son être s'est adapté au discourt, à ses mots. Ces phrases ont, alors, eu un écho particulier, comme plus fort ou transcendant. Le Saint-Prêtre a occupé tous les espaces, qu'il soit visuel, sonore ou encore sensible. Il s'agit d'un don d'orateur bien rare. C'est pourquoi, en entendant les paroles de l'archiviste le questionnant sur sa vie, ses yeux deviennent songeur, ou mélancoliques. Non, il n'est jamais encore sorti de sa nation. Il sort à peine du sanctuaire. Ce n'est pas qu'il craint le monde, mais il est tellement jeune, si jeune... Et à la fois, déjà si connu, si adulé, il lui est impossible de vivre comme un enfant, de simplement sortir, jouer et voir le monde. Il ne regrette pas nécessairement ces privilèges, mais il s'est toujours demandé ce que cela faisait. S'il sortait, il serait surveillé, escorté et bon nombre de personnes s'approcheraient de lui pour le voir, le toucher ou le bénir. Donc, il semble improbable qu'il sorte pour tout autre chose qu'accomplir son rôle. Tel un oiseau dans une cage que l'on montre aux hommes pour réchauffer leur cœur, Sophian est un symbole qui réconforte les hommes. Il ne peut en être autrement. Pourtant, il ne pourrait pas le dire à cet homme ou à qui que ce soit, ce serait trop triste à entendre, bien que cela ne le soit pas pour lui. Ainsi, le Saint-Prêtre serait songeur, non pas sur sa vie, mais sur ce qu'il devrait répondre. Cet instant de flottement est rompu, avec un grand sourire indulgent, un peu gêné, mais aussi adorable.


Non, je ne suis encore jamais parti d'Aquaria. Après tout, mon fils, je ne suis Saint-Prêtre que depuis quelques années et je suis bien jeune. C'est pourquoi, afin de pouvoir rendre juste grâce au message que je porte, il a été préférable pour moi d'en devenir digne, pour pouvoir me présenter à tous ceux, qui, ont besoin les mots du sauveur.

Quoiqu'il en soit, avez-vous déjà décidé du nom de votre enfant? Réfléchissez-y bien. Les mots ont un pouvoir incommensurable, même si ce ne sont pas des sorts... Alors choisissez bien. J'espère, d'ailleurs, que le prêtre, ou la prêtresse, dont, vous suivez les enseignements sera d'une grande aide lors de la naissance de votre enfant.

Puisse le destin être favorable à votre famille Reno Kusanagi.






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Jeu 5 Sep - 20:34
Reno vidait consciencieusement son sac, triant ce qu'il pouvait dire de ce qu'il préférait garder pour lui. Peut-être qu'il se fera ainsi mal voir du saint prêtre mais certains faits étaient bien mieux lorsqu'ils étaient gardés secrêts.

« Mon fils, je ne puis comprendre votre parcours, votre périple, car je ne l'ai pas vécu. Cependant, je vois que vous avez une vie difficile... Par-là même, vous avez grandit, vous avez changé. Je compatis à votre malheur, sincèrement.  »

Lancées par pure politesse ou bien sincèrement pensées, Reno devait reconnaître que les paroles du saint prêtes apportaient un certain réconfort. Peut-être que c'était justement parce que c'était le saint prêtre qui les prononçaient.

« Bien que ces mots soient une maigre consolation, sachez qu'ici à Aquaria, vous pourrez vivre en paix. Ainsi, puissiez-vous trouver du réconfort dans ce que vous êtes devenu et dans ce que vous avez accompli. Cela devait faire parti des plans qu'avait Watos pour vous. 

Après tout, si vous n'aviez pas eu à endurer ce malheur, auriez-vous changé ? Auriez-vous trouvé le bonheur d'Aquaria et du message enseigné par le Messie ? Excusez ces paroles douces-amères, mon fils... Soyez, pourtant, rempli de joie, bientôt vous serez père. Toutes mes félicitations.
 »

Le souhait de Watos, vraiment ? Reno ne pensait pas vraiment qu'un Aquarien aurait souhaité voir un Pyrelien s'intégrer parmi ses brebis et travailler en secret pour devenir l'égal d'Ehol. Certes, il n'y avait nul intention malsaine dans son but, juste prouver que n'importe qui pouvait atteindre le rang de Dieu et non pas user de son pouvoir à des fins égocentriques, mais malgré tout... non, Watos n'avait probablement pas demandé ça.

Outre cette parole, Reno ne pouvait être insensible au charisme du jeune Saint-Prêtre. Quand l'enfant parlait, c'était l'univers entier qui se taisait, se tournait vers lui et l'écoutait avec assiduité. Un orateur comme lui était une perle rare en ce vaste monde où chacun ne vit que pour soit.

Puis, comme une bulle de savon qui éclate au contact d'une pointe, le charme se rompt alors que l'enfant semble tout à coup songeur. Reno n'avait pourtant posé qu'une question toute bête. Aurait-il touché un point trop sensible ?


« Non, je ne suis encore jamais parti d'Aquaria. Après tout, mon fils, je ne suis Saint-Prêtre que depuis quelques années et je suis bien jeune. C'est pourquoi, afin de pouvoir rendre juste grâce au message que je porte, il a été préférable pour moi d'en devenir digne, pour pouvoir me présenter à tous ceux, qui, ont besoin les mots du sauveur.

Quoiqu'il en soit, avez-vous déjà décidé du nom de votre enfant? Réfléchissez-y bien. Les mots ont un pouvoir incommensurable, même si ce ne sont pas des sorts... Alors choisissez bien. J'espère, d'ailleurs, que le prêtre, ou la prêtresse, dont, vous suivez les enseignements sera d'une grande aide lors de la naissance de votre enfant.

Puisse le destin être favorable à votre famille Reno Kusanagi.
 »

L'archiviste ne put réprimer un sourire mi-joie à l'idée d'avoir un enfant, mi-grimace en raison d'une Siphel plus tyrannique que jamais à cause de ses hormones agitées.

« Nous avons déjà décidé du prénom si c'est une fille, mais s'il s'agit d'un garçon... nous avons plus de mal, il faut le reconnaître. »

Ils ont choisi Amalia, si c'est une fille. L'accord a été presque imminent, mais s'il s'agit d'un garçon, ils ont bien du mal à se mettre d'accord. Siphel souhaitait un prénom qui appelait la grandeur d'âme et une volonté sans faille et Reno un qui évoquait la curiosité et la soif d'un savoir infini. De toute façon, il savait déjà comment ça allait finir : même si Reno jouissait de libertés qu'il acquérait en travaillant dans son coin, c'était Siphel qui portait la culotte de par son autorité et son caractère bien trempé. Quand on savait qu'elle a pourtant été une esclave soumise lors de leur première rencontre, on se demandait ce qui l'a transformé comme ça.

Un soupir amusé lui échappa. Il avait beau se plaindre, il ne pouvait nier qu'il l'aimait bien comme ça malgré tout.


« Mais ne doutez pas qu'on finira par arriver à un commun accord pour le prénom masculin aussi. »

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Dim 8 Sep - 13:50




Que signifie le savoir ? Que signifie la foi ? Que signifie Watos ? Ces notions sont des plus difficiles à définir. Elles regorgent de pièges, coquilles et faux-semblants. Après tout, que peut signifier Dieu ? De nombreux termes peuvent être reliés à ce concept : sublime, omniscience, omnipotence, infinie, intemporel, absolu... Il existe en existe encore bien d'autres, mais rien que l'humanité ne puisse réellement comprendre, seulement imaginer avec son faible entendement. C'est là, la limite pour l'Homme. Il n'a pas été créé à l'image de Watos, il n'est pas semblable à Watos. Même les anges et les séraphins ne partagent pas la même apparence ou le même esprit que Watos. Dieu est lointain, inaccessible. C'est pourquoi, même s'il est juste et bon de le vénérer, mais les fidèles d'Ehol ne devraient le faire qu'avec déférence, parcimonie et reconnaissance. Il est préférable de suivre un des rares désirs connus de Watos, que, de passer son existence à attendre des réponses de Dieu, qui, est inaccessible. Tenter de percevoir ou devenir semblable à Watos est, donc, d'une sottise insensée. Comment un être humain fait de chair pourrait-il être capable de créer un monde et du mana par ses simples mots ? Les doctes ecclésiastiques sont tous d'accord sur le fait, que, notre mana n'est en réalité qu'un mana, que nous avons consommé et transformé. Oui, par le miracle du repas et du repos, nous pouvons prendre le mana là où il est, c'est à dire tout autour de nous. La Vraie Magie, elle-même, ne peut créer un monde, elle ne fait que manipuler un mana existant. C'est pourquoi, même si Ehol nous montre une partie de la pensé de Watos pour l'homme et qu'il en est plus proche que nous tous, il ne saurait être semblable à Watos.

Les pensés du grand architecte nous échappent et nous échapperont toujours. Alors, vénérons Ehol, homme touchant au divin. Vénérons ses mots, car ils sont bons et justes. Vénérons ses mots, car ils sont issus de la volonté de Watos. Oh, malchanceux, ceux qui sont sourds à cet appel. Ils connaîtront l'hubris et leurs destins les condamneront à souffrir inéluctablement d'une terrible fin. Seule la bonne tempérance mène à l'arétè. Il faut être juste en toute chose, que ce soit dans ses raisonnements, dans sa mesure et dans ses sentiments. Tout excès pourrait donner de mauvais fruits. Un homme ne peut récolter, que, ce qu'il a récolté, en bien ou en mal. Quand bien même le jeune garçon ne le sait pas, l'homme en face de lui travaille à sa propre déception. Alors qu'il range et trie ce sac, ce qui est assez impolie dans cette situation, l'archiviste reste aveuglé par son hubris. Tel est son destin. Le Grand Courant décide pour nous tous. Si nous allons en son sens, nous pouvons obtenir la fin la plus douce. Si nous en perturbons le flux, nous n'obtenons que la douleur. Est-ce que Reno Kusanagi suit les desseins du Grand Courant ? Nul ne peut le savoir, si ce n'est Ehol. Quoiqu'il en soit, l'éphèbe finit son thé et retrouve un sourire plus pur et plus insouciant, en entendant et en voyant la joie de l'archiviste. Même s'il ne connaît pas les noms choisis, qu'importe, l'essentiel est que ce couple soit heureux. Cela suffit amplement au Saint-Prêtre, qui, les regarde et les regardera autant qu'il le pourra.

Le jeune homme a cette volonté, celle de protéger et d'être en contact avec son peuple. Ce peuple est universel, ce peuple appelle à l'universel, ce peuple est formé des croyants. Néanmoins, que pourrait-il bien dire de plus à ce Reno Kusanagi ? Il ne sait pas. Index a finit de dévorer avec voracité les quelques morceaux, qui, restaient encore. Une fois de plus, elle finit son thé à grandes gorgées, on dirait qu'elle voudrait s'en aller. Après tout, ces deux personnages semblent s'apprécier. Sophian, lui aussi, en a terminé. Cependant, ne souhaitant pas importuné l'archiviste et ne sachant pas s'il voulait une conversation plus approfondie, préfère attendre et voir. En effet, il est un invité et, qui, plus est, il en sait désormais, peut-être assez. Il serait inconvenant de trop en savoir, car il n'est pas assez proche de l'homme. Qu'importe, il regarde et sourit. L'éphèbe observe avec attention les gestes de l'hôte et peut-être voit-il, quelques objets de ce sac ou aucun. Seulement, il a une seule idée afin de continuer cette conversation manquée.


Tristan pourrait être un bon nom, s'il s'agit d'un fils, tout comme Sofia pourrait l'être, s'il s'agit d'une fille.







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Lun 9 Sep - 15:20
La conversation était de plus en plus difficile à tenir avec le saint prêtre. Outre l'absence (bienheureuse) de participation de la jeune fille, ils étaient passés de questions religieuses à questions familiales et une fois le sujet tari, il était évident que les deux parties allaient se séparer. Après tout, le jeune garçon était avant tout venu pour consulter un ouvrage se situant dans une aile spéciale dont Reno détenait la clef.

Peut-être le sujet du prénom était-il un sujet un peu trop intime ? Enfin, peut-être le Saint-Prêtre saurait-il le guider... En attendant, Reno avait fini son thé et la garce en fit de même, d'une seule gorgée. Quand à sa sainteté, difficile de dire si c'est Reno qui ne faisait pas assez attention ou bien s'il n'y avait VRAIMENT pas touché par manque d’appétit ou bien parce qu'il avait des goûts de luxe.


« Tristan pourrait être un bon nom, s'il s'agit d'un fils, tout comme Sofia pourrait l'être, s'il s'agit d'une fille. »

L'archiviste leva les yeux vers le saint prêtre, interloqué

« Vous me suggérez de donner le nom d'un Emissaire à mes enfants ? »

Ca se faisait, évidemment, beaucoup donnaient des noms de grandes figures à leurs enfants en espérant que ça leurs offriraient un futur prometteur, qu'ils deviendraient de grandes figures de leur patrie. C'est assez naïf de croire ça : si donner un nom suffisait à décider du destin d'un homme, on s'appellerait tous Ehol. Non, il fallait construire sa vie soit même. En tout cas, la suggestion du saint prêtre était étonnante.

« Je dois reconnaître qu'une telle suggestion de votre part est étonnante. Qu'est ce qui vous pousse ainsi à me proposer des noms aussi sacrés ? »

Peut-être que la conversation allait durer plus longtemps que prévu, finalement. A moins que le saint prêtre ne remballe l'archiviste par une excuse du genre « oh j'ai juste donné ce nom au pif en fait ».

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Mar 10 Sep - 22:21




Le Saint-Prêtre boit lentement le thé, qui bientôt, serait terminé. Tout comme le temps, le thé avait coulé, lentement, mais sûrement, bientôt il serait épuisé et ce serait la fin du temps de cette conversation. Après tout, l'enfant n'avait répondu qu'avec politesse à cette invitation. En effet, c'était quelque part pour faire amende honorable de la conduite d'Index, qui, depuis lors, ne cessait d'être silencieuse et de mauvaise humeur. Bien heureusement, tant qu'elle mangeait la brioche, elle n'agissait pas. Néanmoins, elle vient tout juste de finir et son ire ne s'est pas atténuée. Au nom d'Ehol, pourquoi sommes-nous encore ici, pense-t-elle, ce demeuré ne possède qu'une des clefs et on n'a même pas de la sienne en particulier. Le mécanisme pour accéder à la dernière aile de la bibliothèque est très loin de dépendre de l'influence des archivistes. Ils ne peuvent même pas y accéder, même s'ils gardent les clefs de l'entrée la plus simple d'accès pour la plupart des mages et non-mages. Le Saint-Prêtre connaît plus d'une façon de contourner ce faible obstacle, d'autant qu'il s'agit d'une très faible sécurité en comparaison de ce que cache les pièges de la dernière aile. Ce n'est pas une aile spéciale, il s'agit de l'aile ultime de cette bibliothèque. Combien d'hommes et de femmes ont pu fantasmer sur son contenu ? Combien d'entre eux peuvent-ils seulement y accéder ? Les douze évêques, les plus éminents membres de la famille Colchide ou des douze familles fondatrices et le Saint-Prêtre dans la seule nation des mages. Somme toute, il n'y a qu'une trentaine ou une quarantaine de personnes sur le continent, qui, pourrait y entrer. Cela est bien peu sur les millions de mages, car la magie et la vraie sagesse sont les clefs pour ouvrir la voie.

Ainsi, Reno Kusanagi ne pourrait, par exemple, jamais y accéder, car son élément est le feu et sa sagesse ne semble suffisante, au vue de ses capacités linguistiques. Quoiqu'il en soit, le Saint-Prêtre n'a posé qu'une seule question jusqu'à présent, car il en attendait bien d'avantage de ce fidèle. Ehol nous a, pourtant, enseigné que le premier pas vers le savoir est de poser une question, aussi futiles soient-elles. C'est par la connaissance de sa propre ignorance, qu'il nous est possible d'accéder à la connaissance véritable. Tout le monde n'a pas la maturité nécessaire pour accepter cela. Tout comme tout le monde ne peut comprendre la portée véritable du prénom et du nom. Le nom est l'origine, votre chair, il représente le choix du destin dans la filiation et l'atavisme, qui, est promis. Le prénom et le futur, une attente, il représente les espoirs du père et de la mère et donne une identité propre à l'enfant. Il ne faut pas choisir un prénom de manière hasardeuse. L'harmonie entre le nom, le prénom et l'enfant sera un soutien ou une croix pour son porteur. C'est pourquoi, Sophian, dans son cœur d'enfant, a proposé des noms, qui, lui semblent correspondre au profil de l'homme. Il s'agit d'un archiviste, un homme en quête de connaissance, de vérité et de justesse. Cependant, au vu de son histoire difficile, la douceur et la bonté seraient autant un baume, qu'un puissant lien dans cette famille, qui, ne pourrait que les rendre plus heureux. Pourtant, avant même qu'il ne puisse seulement dire un mot, Index, sournoisement, agit. La jeune fille en a assez d'attendre, assez de cette situation et assez de ce misérable archiviste. Elle se met à sourire en se resservant du thé, qu'elle renverse, maladroitement, évidement... Ces retombées allant dans la direction de Reno, évidement... Celui-ci rangeant ou ayant terminé à peine terminé de ranger ses affaires, bien évidement... Index lance alors, innocemment :


Quel malheur, je suis désolé, il va falloir vous changer je pense. Donc, nous devrions vous laisser et prendre la clef.

Index...
Dit-il doucement en la regardant dans les yeux.

Après tout, si vous ne comprenez pas le réel sens des noms offerts par le Saint-Prêtre, c'est que vous êtes indigne de lui parler. Continue-t-elle en l'ignorant.

Arrêtons en là, Index. Je crois que tu en assez dit et surtout fait, je m'en excuse mon fils. Je ne pouvais faire autrement que de l'amener et elle n'est pas ainsi d'habitude...


Index ronchonne et boude à nouveau, est-ce surprenant ? Elle partira en tirant son protégé, une fois la clef en main.






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Sam 14 Sep - 13:07
Reno n'était pas sans connaître l'origine de l'existence du nom de famille, qui représente le passé, un lien avec ses ancêtres, l'héritage de la lignée et des gênes, et le prénom, qui incarnait l'avenir souhaité par les géniteurs, l'espoir placé en leur enfant et le désir de le voir devenir ce qu'ils souhaitent. Pourtant, Reno n'était pas tellement à cheval sur ces croyances. Jamais un prénom ne pouvait décider du destin ou de la personnalité d'une personne. Certes, un prénom avait une forme d'importance et trahissait souvent la classe politique de la personne. Ainsi, un homme de la plèbe, de la plus basse classe sociale, se retrouvera avec un prénom monosyllabique tel que Pit, Brad ou autre tandis qu'un homme éminemment puissant aura une appellation emplie de de noblesse et de puissance. Quoi qu'il en soit, pour en revenir à la signification du prénom, pourquoi le saint prêtre voudrait-il que l'enfant de Reno porte un prénom aussi sacré ? Certes, c'était lourd de signification et une forme de vœu de réussite pour sa progéniture mais...

Quelque chose de chaud coula alors sur les jambes de Reno... du thé... qui innondait son bureau et provenait de la tasse de...


« Quel malheur, je suis désolé, il va falloir vous changer je pense. Donc, nous devrions vous laisser et prendre la clef. »

Une soudaine envie de brûler cette petite peste ici et maintenant naquit en Reno. S'il n'y avait pas le saint prêtre, elle aurait été réduite en cendres dès le début.

« Index..
- Après tout, si vous ne comprenez pas le réel sens des noms offerts par le Saint-Prêtre, c'est que vous êtes indigne de lui parler.
- Arrêtons en là, Index. Je crois que tu en assez dit et surtout fait, je m'en excuse mon fils. Je ne pouvais faire autrement que de l'amener et elle n'est pas ainsi d'habitude... »

Le poing serré sous le bureau, Reno s'efforce d'afficher un visage avenant.

« Ce n'est rien. Je suppose que mademoiselle n'apprécie guère le fait d'être écartée de la conversation, à moins que ce soit la viennoiserie qui passe mal. »

Et si d'aventure il devait offrir une nouvelle brioche à cette garce, il rajoutera un peu de poison dedans.

« Je ferais peut-être mieux de ne pas vous retarder plus longtemps. Ce fut un immense honneur et une joie de pouvoir m'entretenir avec vous, votre sainteté. »

Reno fouilla dans sa poche et sortit la clef des archives qu'il tendit au saint prêtre, conservant malgré tout une certaine poigne sur celle-ci. Il n'a pas oublié le désir d'Index de lui prendre à jamais cette clef et préférait largement la confier au saint prêtre plutot qu'à cette petite garce.

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Dim 22 Sep - 18:34




Il semble qu'Index n'ait pas encore la clef en main, elle ne peut donc pas tirer son protégé et s'en aller. Elle soupire même, pensant, qu'est-ce que j'ai bien pu faire de mal pour avoir à le supporter. Cette remarque n'est guère surprenante venant d'une jeune fille au caractère... Aussi difficile... Malgré tous les sermons de Thémis ou toute la gentillesse ingénue de Sophain, rien n'y a fait, la parole d'Ehol n'a pas suffit à l'adoucir. Pourtant, un cœur d'or se cache sous ce mauvais caractère, encore faut-il la connaître... Quoiqu'il en soit, le Saint-Prêtre est estomaqué, il ne peut pas réagir comme il le devrait. Sa vivacité d'esprit devrait lui permettre d'agir, mais ses pensés sont comme ankylosées. Jusqu'à présent, l'éphèbe n'a rien vu de semblable. C'est la première fois qu'Index va aussi loin dans sa grossièreté et sa sottise, mais elle se trouve accompagnée, qui, plus est. En effet, l'archiviste monte, aussi, dangereusement, dans la provocation. Quelque part, cette simple agressivité stérile et irrationnelle désarçonne le Saint-Prêtre, car il ne la comprend pas. Cette étrange immaturité est presque enfantine. Watos seul sait à quel point voir un archiviste expérimenté se disputer avec une jeune ascète, est « bizarre » Ce mot souligne tout le décalage de cette scène. Cette guerre surréaliste et puérile ne mérite pas d'exister et pourtant... L'éphèbe en est le témoin.

Néanmoins, il est vrai que la conduite d'Index a été inacceptable, Sophian devra en faire part à Thémis en rentrant. Certes, il est déçu par sa conduite, néanmoins, la véritable cause de ce futur acte, est une inquiétude pour son amie. Il souhaite qu'elle puisse mûrir et apprenne à bien se conduire en société. Cela ne serait, que, pour son propre bien. A contrario, peut-on expliquer pareille conduite venant d'un archiviste, malgré tout ce qu'il a subit ? N'est-il pas censé faire preuve de maturité et de sagesse, comme l'indique sa fonction ? Il semblerait que non. C'est pourquoi, ce conflit continue et continuera jusqu'à ce qu'ils s'en aillent. Le regard froid et colérique d'Index anime ses yeux verts. Ces flammes vertes sont décidés à s'en aller ou faire payer à cet homme toute sa stupidité ou son insolence. Jusqu'à ce que le Saint-Prêtre dise :


Index, cela suffit. Tu en as fait plus qu'assez, arrête-toi là et prend la clef.


Le jeune homme espère que ces paroles mettront fin à la ire, qui, alimente cette rixe. Quelle doux et bel espoir trahit, lorsque une partie de la colère de la jeune fille se porte, désormais, sur lui. Index attendra son heure et se vengera aussi de son ami, plus tard, par une plaisanterie sournoise, ou peut-être en le mordant, elle ne sait pas encore. Pour le moment, toute sa concentration est mobilisée sur cet horrible homme impie. Oh, Ehol, si seulement tu pouvais chuchoter tes paroles au creux de ses oreilles. Là, elle se saisit sans ménagement de la clef, pour la tirer avec violence et force, comme pour l'arracher des mains de Reno Kusanagi. Qu'importe ce que fera le chétif érudit, il ne saurait contre-carrer la pactisante. S'il tente d'user de la force, il sera supplanté et emporté, par la puissance brute de celle, qui, est le plus proche de Sophain. S'il tente d'utiliser la magie, le peu de temps qu'il aura pour incanter ne lui permettra qu'un faible sort, ce dernier sera aisément retourné par le pouvoir de la pactisante. Le sceau apposé par Sophian est ce, qui, la rend si incroyable. Par ses regards, gestes ou paroles, toute magie est comprise, apprise et manipulée. C'est pourquoi, son nom est semblable à celui de son pacte, car elle est l'index des archives secrets d'Aquaria, mais son pacte est l'index d'une bibliothèque magique : son esprit. Quelle sera la réponse de Reno ? Que fera-t-il ? Dans tous les cas, Sophian est excédé par ce déploiement inutile de velléité. Si la situation s'envenime, il devra intervenir, bien qu'il soit toujours sous le choc... Ce genre de chose ne lui est, encore, jamais arrivé auparavant.







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Lun 23 Sep - 18:22
Reno tenait bon sa clef. Pas question de laisser la chippie s'en emparer, il savait que s'il la laissait faire, même le Saint Prêtre ne pourra pas l'empêcher de la garder pour elle et ça sera sur Reno que toute la faute retombera. La clef était pour le Saint Prêtre et personne d'autre !

« Index, cela suffit. Tu en as fait plus qu'assez, arrête-toi là et prend la clef. »

Reno ne quittait pas la gamine des yeux et il eut tout juste le temps de jauger la haine dans ces iris émeraude qu'elle tira avec une force inhumaine pour une enfant de son âge. L'archiviste vola par dessus le bureau et lâcha la clef de surprise, se retrouvant projeté par dessus les deux garnement. Son dos heurta la massive porte en chène qui s'ouvrit sous le choc alors que lui finit son vol plané par terre.

Que de douleur, que de souffrance. S'était-il cassé quelque chose ? Il ne saurait le supporter. Rien n'était pire qu'un congé au lit alors que la grossesse de sa femme progressera et nécessitera plus d'attention encore. Et que dire de ses recherches ? Et son travail d'archiviste ? Non... pourvu que... Reno prit son temps pour se relever et bouger chaque muscle. Ses os tremblaient mais tenaient bon. Ouf, il n'avait rien de cassé. Quel soulagement.

Cette sale gamine... le sang de Reno se mit à bouillir, comme si les flammes de l'enfer elles mêmes les chauffaient. Il allait la réduire en cendres ! Mais pas aujourd'hui, pas devant l'archiviste, ça non. Mais un jour, un jour cette petite garce mourra ! Même si ça sera la dernière chose qu'il fera de sa vie avant de rendre le dernier souffle.

Les visiteurs de la bibliothèque l'observaient. Reno ne les regardait pas. Il ne voulait pas voir ces yeux ahuris qui l'interrogent sur la raison de cette sortie... absurde.

Une fois qu'il retourna dans son bureau, tout son self control ne sut apaiser sa colère ou ne serais-ce que étouffer. Ses yeux azurs brillaient de colère et de haine.


« C... c'était quoi cette force ? »

Reno serra son poing, se retenant de l'abattre sur le nez de cette petite peste. Un jour... un jour il l'abattra.

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Admettre n'est pas croire [Reno PV Sophian]
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