Brunhild Mayfair



 

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Brunhild Mayfair

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Messages : 126
Age : 37
Métier : Grand Général
Humeur : Sérieuse
Points Histoire : 38
Mer 24 Avr - 17:45
Identité
Un silence inhumain succéda au massacre. N'oublions pas que bêtes et gens naissent pour, un jour, exhaler leur pestilence. Dieu, dans sa miséricorde, verse le sang des hommes pour les laver de leurs péchés. La mort était prête a frapper une nouvelle fois...
Mon père m'avait prévenu « Tu reconnaîtras la Mort à son grand cheval noir. Et si par malheur, elle s'arrête devant toi, surtout, ne la regarde pas ! Ne la regarde pas ! »

Mémoires d'Andrew McCormak, 662

Nom: Mayfair
Prénom(s): Brunhild
Titre: Égide du Valhalla
Âge: 37 ans
Genre: Femme
Nature:  Magicien
Affinité: Terre
Pays: Terra
Métier: Grand Général
Langues: De part un enseignement poussé comme il sied a tous membre de la très haute noblesse, plus particulièrement chez les dames Mayfair, Brunhild maîtrise couramment les deux langages d'Albion. En outre, elle s'intéresse également a quelques langages oubliées, même s'il s'agit de longue recherches souvent infructueuses...
* Thème:Richard Wagner : La Chevauchée des Walkyries


Caractère et Morale
Un bon soldat obéit sans poser de question.
Un bon Officier commande sans connaître le Doute.

Phrase d'introduction de la préface du manuel d'instruction a destination des officiers
Ecole d'Albio


Faisant partie des familles fondatrice de Terra, les Mayfairs se sont toujours échinées, malgré les critiques et nombreuses rumeurs circulant a leurs sujet, d'incarner les valeurs prônées par la nation et les portent ainsi avec une grande fierté. Devant a l'origine être l'héritière de la fortune et de la direction familiale, Brunhild a donc reçu une éducation centré sur le respect ainsi que la défense de ses valeurs, faisant d'elle un parangon de tout ce que la nation de la terre peut offrir de mieux. Des valeurs qu'elles se doit, aujourd'hui qu'elle est parvenue au plus haut sommet de la hiérarchie, d'incarner dans sa forme la plus pure. Pourtant, fonction oblige, ce n'est pas la camaraderie qui semble faire partie de ses valeurs premières lorsqu'on l'observe de loin. Qu'elle soit juchée sur son cheval ou au contraire a pied dans les rues de la capitale aussi bien qu'entourée de ses troupes, la dame apparaît comme quelqu'un d'assez froid, le regard fier et droit, jugeant ce qui se trouve face a elle avec un air qui semble toujours implacable, mais les observateurs jugent le plus souvent qu'il s'agit de l'air de la justice et non d'une arrogance qui pourrait pourtant ce justifier de part ses prouesses martiales.

Depuis son enfance, elle a appris a adoptée une pensée rationnelle. Le système éducatif Terrane, très centré sur l'art de la guerre, autant qu'Albio puis sa formation au sein de l'Ordre de la Walkyrie n'ont fait que renforcer ce trait de caractère, inestimable et absolument nécessaire lorsque l'on occupe les plus hautes fonctions. Comme d'habitude avec le genre humain, il s'agit de trouver un équilibre subtil entre la confiance en soit, qu'il faut afficher en toute circonstance lorsque l'on est engagé au sein de la voie du Commandement, ainsi que la remise en question, qui pourrait paraître opposée, mais qui est pourtant nécessaire afin de s'assurer de prendre les bonnes décisions, la différence entre une victoire éclatante et une défaite ignominieuse pouvant se jouer sur si peu de choses que chaque mouvement doit-être réfléchit et chaque décision pesée d'une manière juste : la vie du personnel militaire, surtout aussi élitiste que celui de Terra, ne doit pas être sous-estimée et le sacrifier en vain ne serait pas digne d'un Grand Général. Avant d'atteindre ce poste, Brunhild a connue nombre de rang au sein de l'armée de Terra, elle a donc conscience des nombreux échelons que doit traverser un homme et la responsabilité de chacun d'entre eux, ce qui l'encourage a peser justement ses décisions lorsqu'elle déplace les petits pions représentant ses unités sur une carte.

Le pouvoir ayant tendance a isolé, la dame n'a désormais plus beaucoup d'ami, elle n'en a jamais réellement eue beaucoup en réalité, des frères et sœurs d'armes oui, mais peu de personne réellement proche. Bien évidemment, le sens familial a beaucoup d'importance pour elle, peut-être plus encore que l'ordinaire des Terrans car les Mayfairs sont pétri de tradition et d'histoire sur leurs longues familles. En revanche, il lui fallut également assumer leurs réputations, les regards lourds pouvant se porter sur sa personne ainsi que le poids de l'héritage Mayfair, elle y fait encore face, malgré sa position, avec dignité et respect, offrant le meilleur des mépris, c'est-à-dire son silence, a ses détracteurs, surtout présent dans le milieu de la haute noblesse, chez le peuple, les mythes et légendes entourant les « sorcières » étant bien moins répandue que dans la noblesse. Elle se défend, comme beaucoup de ses consœurs, en affirmant que c'est une forme de discrimination envers les femmes qui pousse la noblesse a diaboliser ainsi sa famille, même si elle sait au fond qu'elle-même que toutes les fables que l'on raconte sur sa famille dissimule une part d'ombre dans la réalité, personne n'est parfait, surtout pas les Mayfairs...

Toutefois, dire que Brunhild est une personne sans affection serait quelque chose de faux. Lorsque vous obtenez son respect et son amitié, alors elle se montrera une compagne fidèle et dévoué sur qui vous pourrez inlassablement compter et qui se démènera pour vous autant qu'elle le pourra. Sa plus grande affection va pour les deux membres de sa famille les plus proches encore en vie, son père Julien ainsi que sa sœur cadette, a qui elle a offert l'apposition de la marque des Pactisant pour lui permettre de se défendre. Toutefois, faite lui injure et elle deviendra alors un ennemi redoutable et obstiné qui ne cessera de vous poursuivre afin de pouvoir laver son honneur bafouée, comme n'importe quel Terran. Bien qu'elle ne soit pas vraiment croyante, la dame pratique la religion d'Albio comme un style de vie et une philosophie davantage que comme un véritable culte, se reconnaissant dans ses valeurs de courage et d'abnégation, car c'est bien cela qu'elle applique et demande a ses propres hommes au nom de l'idéal Terran. Bien qu'elle sait que cette dernière est parfaitement capable de se défendre et qu'elle ne lui rendrait probablement pas l'ascenseur dans le cas, improbable, ou elle serait prise pour cible et mise en difficulté, Brunhild donnerait tout pour sa sœur, comme le veut l'idéal de sa nation.

Toutefois, elle n'est pas exempte de reproche, ni même l'image du parangon de la vertu qu'elle essaye pourtant d'incarner avec un certain brio. Brunhild Mayfair n'a eue d'autre choix que d'assassiner son mari, qui l'a défié dans un duel a mort a cause de sa stérilité, cette même tare qui l'a finalement privée de l'héritage du clan au profit de sa cadette. Cette stérilité a créer un vide dans son cœur, celui d'être privée d'une descendance que, jeune femme, elle appelait de ses vœux, portant en elle la volonté de transmettre son savoir, de trouver quelqu'un pouvant le faire perdurer plutôt que de laisser son existence devenir une entreprise vaine qui n'aura jamais de descendant. Elle dissimule ce manque derrière ses responsabilités et tente de le combler en accumulant les connaissances dans tous les domaines, une passion qui ne l'a jamais quittée, ainsi qu'en travaillant sur ses traités de stratégie, espérant pouvoir faire passer son nom a la postérité autrement et rendre service en inspirant les prochaines générations de stratège de son pays. Elle doit également assumée la malédiction de la « Faiseuse de Veuve », et comme beaucoup d'autre avant elle, recherche, pour l'instant en vain, la manière de pouvoir comprendre le langage obscur afin de pouvoir se défaire de cette malédiction... Ou libérer le pouvoir de l'épée maudite...

Car bien qu'elle ne semble jamais s'être réellement intéressée a la politique jusqu'ici, comme beaucoup d'autres militaires, une position prudente et raisonnable, Brunhild sent l'approche de la fin du traité de paix avec une certaine fébrilité. Si les dirigeant ne parviennent a se mettre d'accord, ce qui paraît peu probable tant tout semble les opposer, alors il y aura un nouveau conflit et c'est elle qui aura la responsabilité de le remporter. Bien que son père siégea durant de nombreuses années au sénat et que sa sœur s'y trouve aujourd'hui, sa confiance dans le système politique qu'elle fréquente depuis plus d'un an et aussi limité que celle des deux membres de sa famille. Elle connais les discours enflammées de sa sœur concernant la couardise de ses pairs, ainsi que ses manières de les humilier publiquement, mais pour l'instant, elle n'a jamais fait autre chose que plaider la cause de l'armée et prendre les ordres, lorsque la reine ne les donnent pas. Petit a petit, Brunhild est parvenue a se construire son influence dans l'armée, poussant vers des stratégies plus osées, sortant des sentiers battu, et elle espère que sa sœur saura insufflée cet élan de renouveau au sein du Sénat afin de permettre a la nation de devenir réellement l'incarnation de son dogme et non pas simplement un fantôme imparfait. Toutefois, les sorcières Mayfair sont-elle réellement capable de se prodige, ou poursuivent-elles un dessein bien plus sombre ? Seul l'avenir nous le dira...


Physique
Quoi qu'en dise les étrangers, votre corps est votre arme la plus fiable et la plus efficace si vous l'entretenez avec la rigueur et le respect qui lui est dû.
Les guerres mettent en branlent des sorts d'une puissance cataclysmique, mais au final, c'est toujours l'humble soldat armée de son épée qui fera la différence.

Traité de stratégie du général Kurt Helborg, 701


Depuis que les femmes Mayfair sont Mayfair, elles eurent toutes la réputation d'être des beautés étranges, fascinante sans pour autant entrer dans les cadres préconçue des courtisanes aux formes voluptueuses recherché par bien des hommes. En tant que guerrière, elles se doivent d'entretenir leurs corps et c'est donc ainsi que Brunhild a sculpté le sien. Pourtant, il y a un charme indéniable dans cette silhouette fine et élancée d'un mètre soixante et onze gardant la tête haute et se déplaçant d'une allure assuré, portant par ses simples mouvements la signature de son état de noblesses. Une féminité transparente et assumée malgré des tenues souvent typiquement masculine ainsi que des formes bien plus discrète que chez nombre des grandes dames de la nation, la reine comprise. Son apparence incarne en réalité une certaine idée de la nation et impose le respect a ceux qui la rencontre, car il ne fait plus aucun doute que la dame qui vous fait alors face est dotée d'une force de caractère et de compétences sortant de celle du commun des mortels, après tout, l'on arrive pas dans les sommets de la hiérarchie Terran sans sacrifice, ni travail.

Son visage lui-même et l'incarnation de ce portrait, le paradoxe vivant dans chacune des femmes du clan : il dénote une féminité étonnante rien que par la coiffure de la dame : une crinière d'une couleur rose saumon qui est bel et bien naturel, comme le témoigne ses sourcils, dont les pointes les plus longues descendent sur sa poitrine. Alors qu'elle pourrait être confondue avec de la négligence, la forme de celle-ci est en réalité travaillée : ne laissant pas descendre les plus longues mèches sous son coup, Brunhild à préférer les ramener devant, créant ainsi une longue cascade ondulée sur le côté gauche, alors que le droit, lui, est composé de nombreuses mèches semblant prendre des angles improbables, l'effet du vent pouvant parfois amené certaine capricieuse a barrer son visage. Au contraire, la forme même du visage est plus anguleuse, plus guerrière. Sans être disgracieux, il forme un ovale aux traits fins, mais également ferme, preuve de son sérieux. Son regard bleu horizon laisse le plus souvent apparaître une grande force de détermination, celle-ci étant bien entendu calculé, mais pour les rares faisant partie de ses intimes, ils savent qu'il peut se montrer bien plus expressif et refléter toutes les complexités de l'âme de l'officier supérieure, quand elle accepte de briser la glace. Il est intéressant de noter que la belle ne s’embarrasse pas de maquillage, son nez fin surplombe des lèvres a la couleur naturelle et au volume modeste, sans être ridicule.

Naturellement, le reste du corps suit cette tendance en commençant par le buste : ainsi, si la féminité est indéniable, elle n'est pas non plus exacerbée, gracieuse, sans être désirable aux yeux d'une majorité n'appréciant que les sentiers battus. Ainsi, les épaules sont plus dessinées que celle d'une courtisane, le ventre plus ferme et les muscles du dos plus robuste, se dessinant donc souvent sous l'effort physique. Son allure générale présente bien la poitrine féminine, mais comme ses hanches d'ailleurs, elle n'adopte qu'un volume discret, suggère plutôt que marque, charme sans séduire. Pour la dame, cela ne représente pourtant que des avantages : elle peut ainsi monter a cheval bien plus facilement et ne risque pas de subir l'assaut de soupirants dont elle devrait sans cesse repoussé les avances malsaines, de plus, il s'agit d'une preuve de l'attention qu'elle prête a l'entretient de son corps et lui permet donc de se poser comme un modèle aux yeux de ses troupes, ce qui est très important pour un officier de haut rang. Pourtant, malgré une pratique de l'art de la guerre quotidienne, Brunhild a su conserver des mains étonnement douce, même si sa poigne est de fer, son mari a put constater par le passé que ses caresses avaient quelque chose d'électrisant, l'on ne trouve pas, pour une raison étrange, probablement un soin particulier apporté a ses dernières, les marques des années de combats et d’entraînement qu'elle possède derrière elle.

Même chose au niveau de la taille : les courbes sont présente, mais seulement esquissée, quelqu'un n'y prenant pas réellement garde pourrait même facilement la prendre pour un homme de ce côté : ses fesses sont loin d'être d'un grand volume tandis que ses jambes sont plutôt longiligne. Comme le ventre et le dos, l'on y trouve parfois le dessin d'une musculature pendant l'effort, résultats de nombreuses heures de marches ainsi que passé sur la selle d'un cheval, aussi bien au trot qu'au galop, mais comme les mains, elles sont ironiquement d'une rare douceur et son mari ne se lassait pratiquement jamais de les caresser. Ainsi Brunhild affiche un charme particulier, cumulant les fonctions de soldat avec la nécessité d'affirmer haut et fort sa féminité comme le ferait n'importe quel Mayfair, en cela, elle incarne parfaitement le modèle défendue aussi bien par sa famille que par l'Ordre de la Walkyrie qu'elle a servit des années durant avec honneur et courage. Son physique n'est d'ailleurs pas la seule composante a refléter ce choix, puisque ses tenues vestimentaires sont également coincée entre ses deux extrémités.

Ainsi, elles sont pour la plupart du temps assez masculine, la jeune femme appréciant les uniformes proches du corps lui permettant d'afficher ses différentes décoration, un tricorne posé sur sa tête, généralement toutefois assez moulant, car dans le cas contraire, seul son visage serait réellement capable de la distinguer d'un homme. Il est toutefois intéressant de noter que comme beaucoup de Mayfair avant elle, la dame choisit souvent des tenues, lorsqu'elle n'est pas de service, assez avant-gardiste : ainsi, oublier les larges corsage, qui ne ferait que souligner son manque de poitrine face aux autres dames, elle préfère un style résolument plus moderne qui ne dénoterait pas a Ventus, soulignant son statut de soldat par la présence de pièce d'armure, comme les épaulières ainsi que les canons d'avant et d'arrière bras, mais se voulant résolument d'avant garde, la cuirasse étant remplacé par un bustier de cuir noir, et le cape étant divisé en deux, une accrochée a son dos et l'autre au niveau de sa taille par un dispositif qui n'a rien a envier a un porte-jarretelles.


*Compétences générales
Certains prétendent que les seuls connaissances militaires sont nécessaire a un général, mais c'est totalement faux. Les meilleurs stratèges sont toujours les personnes les plus cultivées, celles qui sont capable d'appréhender bien d'autres situations que celle de la guerre.
En accumulant les connaissances, les généraux apprennent ainsi a remettre en question leurs acquis et innover, la ou un banal militaire se contentera d'appliquer a la lettre des stratégies d'école, certes efficace, mais prévisible et pouvant devenir contreproductive.

Mérédith Mayfair, méditation d'une Walkyrie, œuvre posthume du premier Grand Maître de l'Ordre de la Valkyrie


Magie Mayfair : Ce n'est pas pour rien que l'on nomme les Mayfair « sorcière ». Lignée datant de l'âge obscur pour les racines les plus anciennes, les femmes Mayfair ont souvent comptée de très puissante magicienne et Brunhild a héritée d'une partie de ses pouvoirs magiques. Sans atteindre la légendaire puissance de son ancêtre Terrane, Meredith, elle est toutefois probablement l'une des meilleures, voire la meilleure magicienne du royaume, comptant notamment sur sa maîtrise parfaite de la langue ancienne, qu'elle a appris en même temps que la courante durant son enfance, héritage de l'éducation de sa lignée. Qu'il s'agisse de recouvrir sa cuirasse d'une protection de Terre, de créer un trait de baliste magique de terre propulsé a grande vitesse ou encore d'invoquer de puissants colosse de pierre capable d'éventrer les portes des châteaux forts, l'officier supérieur de l'armée de Terra prouve qu'elle peut rivaliser avec nombres de magicien adverse et que la réputation de sorcière des membres de sa famille est loin, très loin d'être usurpée...

Maîtresse absolue de l'escrime : Autant être clair : pour atteindre le grade suprême dans l'armée plaçant la force physique et la compétence martiale au-dessus de tout autre chose, il est nécessaire d'être capable d'atteindre un niveau de maîtrise dans le domaine des armes blanches inégalé. Brunhild peut actuellement se vanter d'être l’épéiste la plus talentueuse peuplant les quatre nations d'Albion. Ses armes de prédilections sont une épée runique, qu'elle a elle-même forgée et disposant d'un équilibre des plus intéressant entre la puissance et le poids, ainsi qu'une relique familiale transmise de génération en génération, la mystérieuse épée Sanguine, dont il est impossible de faire usage du pouvoir. Toutefois, Brunhild peut manier avec une efficacité redoutable n'importe quel type d'arme, égalant n'importe quel professionnel de cette dernière sans aucun problème. Cette science du combat en fait un véritable danger mortel au corps-à-corps qui sera fort probablement impossible a surprendre : il s'agit de son plus grand point fort et c'est cela qui fait sa force, comme la crainte qu'elle inspire a ceux lui faisant face sur les champs de bataille et résistant a l'aura de terreur de son patronyme.

Éducation de la Noblesse : Destinée a l'origine a devenir la prochaine Matriarche Mayfair, Brunhild a disposée de la meilleure éducation possible que Terra puisse offrir : fréquentant les écoles les plus réputées, sa mère n'hésita pas une seule seconde a offrir a sa fille les services de précepteurs privées dans tous les domaines : la guerre, bien entendu, fut le plus important, les Mayfair étant souvent, pour les héritières du clan, des officiers de mère en fille, mais également dans les arts, la culture, la politique, la vie en société, les mœurs, les codes de bonnes conduites, l'honneur, l'histoire... L'éducation particulière de la lignée amène chaque héritière, magicienne ou non, a l'apprentissage des deux formes de langages principales, la langue courante et l'ancienne, dès l'enfance, afin que chacune soit parlée aussi couramment qu'une langue maternelle, ce qui permet a Brunhild de pouvoir entamer une conversation parfaite aussi bien avec Joad Castamere que Sophian Lancasttle d'Aquaria.

Cette éducation supérieure a développer ainsi sa créativité ainsi que son esprit critique, lui permettant de disposer de sa lucidité en permanence, une qualité particulièrement importante lorsque l'on exerce dans le milieu du commandement. Mais cela fait également du Grand Général quelqu'un de bien plus cultivée qu'un simple « militaire sans cervelle » tel que l'on peut se le représenter dans les autres nations. Lorsqu'elle ne travaille pas (ce qui est certes désormais extrêmement rare...) il n'est pas surprenant de la retrouver assister a des pièces de théâtres ou aux concerts du compositeur de la chambre de la Reine, le grand Eadwin de Lysliaceae ou encore de comparer avec sérieux le style de divers peintre afin de s'offrir leurs toiles ou faire peindre son portrait pour l'histoire familiale des Mayfair.

Commandant Suprême : Vous vous en doutez sûrement, mais l'on attend du Grand Général de Terra autant qu'il apporte sa présence physique et magique sur un champ de bataille que son aura charismatique. Brunhild est actuellement la meilleure stratège du royaume et c'est aussi la raison qui l'a propulsée a la tête de l'armée de la nation. Formée a l'école d'Albio, puis ayant grimpée progressivement les échelons de l'ordre de Chevalerie de la Walkyrie, Brunhild a côtoyée de nombreux maîtres a penser de la stratégie et a beaucoup appris a leurs côtés, devenant ainsi la référence en la matière et obtenant le poste suprême de la hiérarchie militaire Terran. Aucun mouvements ne lui échappe, elle est capable d'anticiper les mouvements de ses adversaires et de s'adapter, son rôle insiste également sur la planification de campagne militaire a de très haut degré, s'assurant du positionnement de ses troupes, ajustant son dispositif chaque fois que cela s'avère nécessaire et veillant sur les lignes de ravitaillement, véritable cauchemar de n'importe quel stratège militaire.

Le rôle du commandement est aussi de veillez sur le morale des troupes et donc de disposer d'assez de verve pour pouvoir galvaniser des hommes pouvant, malgré une formation rude et impitoyable, ployé sous le nombre ou les affronts de l'adversaire ou tout simplement la peur de mourir, la plus ancienne des craintes et la plus primitive. L'éducation de la dame entre ici en jeu et lui permet de faire preuve d'inspiration, sachant rappeler les valeurs de la nation et menant par l'exemple, n'hésitant jamais a s'engager en première ligne aux points les plus chauds. Il est également intéressant de noter que contrairement a nombres de généraux, Brunhild a appris a faire preuve d'inventivité et d’anticonformisme, une caractéristique qu'elle a acquis lorsqu'elle était dans l'Ordre de la Walkyrie, inspiration de sa fondatrice, Meredith Mayfair. Elle n'hésite donc pas a prendre des décisions jugées souvent comme curieuse par ses pairs et doit même parfois élevé la voix pour s'imposer contre ceux qui la juge trop irrespectueuse des traditions, mais elle a déjà vaincu de nombreux obstacles et ne renoncera a rien pour assurer la victoire a sa nation. Afin de ménager les susceptibilité, mais aussi pour laisser ses connaissances a la postérité, elle a écris quelques traités de stratégies dont certains sont reconnue comme des chefs d’œuvre et désormais enseigner a Albio.

  
*Équipement, objets divers : 
Votre arme doit devenir le prolongement de vous-même, comme votre armure n'est rien d'autre que votre véritable peau. Prenez en soin comme de vous même et elles refléterons la puissance de votre âme et la force de votre détermination.
Manuel de l'aspirant, école d'Albio

Reliques des Temps Obscurs :



Épée Sanguine et Bouclier du Chaos : Héritage familial issue d'un temps ou les Mayfairs parvinrent a construire l'Empire qui firent d'elle des sorcières, l'épée Sanguine, dite également avec une douce ironie la « Faiseuse de Veuve » est une relique d'un passé révolue ou les mages n'hésitaient pas a faire usage de sorts interdit prononcé par des langues que l'Empire a détruit au fruit d'années de persécution et de destruction culturelle sans précédent. A l'instar de l'Excalibur d'Ignis, l'épée Sanguine a toutefois survécu a déprédation des censeurs et des inquisiteurs impériaux de tout poil, mais même pour les Mayfair, il aurait peut-être était préférable que cette relique disparaisse. Visuellement, il s'agit d'une lame d'excellente facture que l'épreuve du temps semble incapable d'émousser : forgée avec des matériaux étranges et n'existant probablement plus, elle est étonnement légère et très maniable et son tranchant n'a rien perdue de sa réputation légendaire, malgré la perte des connaissances nécessaire pour faire usage de son enchantement. Toutefois, là ou Excalibur est une arme raffinée, magnifique et offrant une majesté certaine a celui ou celle qui la porte, l'épée Sanguine est dotée d'une apparence sinistre, l'obsidienne la composant en partie n'y est probablement pas étrangère, la combinaison de la couleur rouge sang et noir donnant l'apparence d'une arme définitivement maudite, comme la lignée en ayant fait son héritage.

Le surnom de « Faiseuse de Veuve » est sujet a caution : si certains prétendent qu'il s'agit d'une sorte d'habileté naturelle a faucher les soldats comme les blés, d'autres défendent l'idée que les morsures de l'épée sanguine sont bien plus sadique et que le surnom vient d'une certaine habitude chez les Mayfair a assassiner leurs maris. Ses dernières s'en défendent avec véhémence, prétendant qu'il ne s'agit que de fable de rustre incapable d'accepter l'idée qu'une femme puisse être dans une position d'exercer le pouvoir, encore moins plusieurs femmes d'une même famille sur plusieurs générations. Toutefois, chez toutes celles qui ont héritée de l'épée Sanguine, l'arme semble avoir fini par provoquer des cauchemars, des rêves de gloire et de conquête, des visions de massacre permanent ou le sang coule sans cesse a flot. Certaines Mayfair, incapable de supporter ce fardeau, ce sont suicidée ou durent être neutralisée après avoir sombré dans la folie, massacrant tout être humain passant sur son chemin, car infliger la mort semble toujours avoir un effet apaisant sur les cauchemars. Brunhild emmène parfois l'épée Sanguine sur le champ de bataille dans cet unique but. Le Bouclier du Chaos est la protection forgée en même temps que l'épée, il porte les armoiries Mayfair depuis l'âge obscur et il ne fait aucun doute qu'il fut fabriqué avec les mêmes procédés, mais contrairement a l'épée, il n'est pas doté d'un enchantement quelconque, en faisant une relique simple, d'une grande valeur et très robuste, mais guère dangereuse pour celle qui l'utilise.

Équipement Runique :



Gram et l’Égide du Valhalla : A l'opposé complet de l'épée Sanguine, Gram, l'épée runique de Brunhild, ainsi que son bouclier, l’Égide du Valhalla, semble des armes noble et vertueuse, conçu pour défendre les innocents et n'inspire pas l'aura de terreur de l'artefact des temps obscur. Bien au contraire, il s'agit d'une arme que l'on admire facilement pour son apparence sortant des convenance, directement imaginé par le Grand Général pour répondre a ses besoins en combat, ainsi que pour le raffinement de sa forge et de son apparence. Gram bénéficia des meilleures techniques de forges ainsi que des meilleurs matériaux disponible a Terra, la plaçant ainsi parmi les armes les plus équilibrées et dangereuses d'Albion. Son enchantement runique, tracée durant la forge en langue ancienne, forme une ligne gracieuse que Brunhild se surprend elle-même parfois a caresser, il s'agit sans contestation possible d'une arme noble et efficace, capable de croiser le fer avec toute arme de corps-à-corps et grâce a son enchantement d'assurer un soutien a distance, puisque lorsque le sort est libéré, l'épée peut faire usage de la mana insufflée en elle afin de tirer des flèches de pierre magique ou au contraire d'immense trait de baliste tirée a très grande vitesse et capable d'éventrer des rangs entiers de soldats.

Fabriqué simultanément, en utilisant les mêmes matériaux et les mêmes techniques, l'égide du Valhalla est également enchanté avec l'un des sorts de langue ancienne du Grand Général. Lorsque l'enchantement runique est libéré, il se recouvre d'une large couche de pierre et son diamètre s’agrandit de manière démesuré, servant ainsi de bouclier contre les projectiles magiques de magiciens inférieur a son pouvoir ainsi que contre les pluies de flèches s'abattant régulièrement sur les troupes de Cavalerie en pleine charge héroïque. La fonction magique du bouclier ne sert qu'à distance, il serait bien trop grand pour être utilisé au corps-à-corps, ce qui explique que son apparence normale est bien plus petite, destinée pour les duels afin de protéger de manière efficace Brunhild sans pour autant l'alourdir et donc lui faire perdre en agilité, l'un de ses atouts principaux les plus fameux.

Armure Runique : L'armure runique de Brunhild répond a un besoin particulier en matière d'armure, celui de lui offrir la meilleure protection possible tout en limitant au maximum la surcharge de poids afin de ne pas ralentir son cheval, mais aussi dans l'objectif de pouvoir conserver un maximum d'agilité dans la bataille. Ses conditions l'ont donc amené a faire des choix drastiques changeant des classiques guerriers actuellement en vogue chez de nombreux guerriers. La chasse au poids superflus fut-elle que même le tissu de ses vêtements porté sous cette armure a était limité au maximum, c'est-à-dire uniquement sur les parties ou il est nécessaire d'accrocher les pièces d'armures, soit un body pour le corps ne recouvrant même pas les épaules, de long gants de cuir remontant jusqu'au niveau des bras permettant de fixer les gantelets et les canons d'avant bras, et enfin des sortes de collants pour éviter que les protections des jambes ne viennent directement toucher la peau et donc provoquer des blessures légères sans pour autant combattre.

Pour assurer l'allègement du poids complet, les pièces d'armures ont également étaient réduite a leurs strictes minimum, ainsi, plutôt que de conserver les points faibles habituel des armures, Brunhild a, lorsque la conception de son armure, décidée de finalement s'en défaire afin de pouvoir gagner en légèreté. Ainsi, l'armure en elle-même est composée de la cuirasse, qui se compose ellem-même de deux plaques reliées entres elles, une protégeant la poitrine et l'autre le dos, deux épaulières surplombée chacune d'une rondelle, deux cubitière, jouant ici surtout un rôle de protection du coude, et dotée d'une longue pointe acérée capable de s'enfoncer profondément dans les chairs, deux canons d'avant-bras, qui ne protège celui-ci que sur la face extérieure, pour parer les coups comme avec un bouclier, deux gantelets, dont les formes viennent prolonger les excroissances des articulations, agissant comme des poings américains, ainsi que deux jambières, composé des éléments habituels. Il est intéressant de noter qu'à l'instar des cubitières, les genouillères sont dotés de pointe effilées elles aussi capable de transpercer la chair, tandis que les solerets sont naturellement dotée d'éperons afin de pouvoir encourager son cheval a bondir plus vite lors de la charge.

Au niveau de l'enchantement, il fut donc nécessaire de passer la formule magique sur toutes les pièces de protection, toujours en langue ancienne, bien entendu. L'armure est enchantée avec le même sort que l'égide du Valhalla, ceci dit, l'effet est sensiblement différent, puisque la couche de pierre vint cette fois recouvrir son corps entier, lui donnant, lorsque c'est nécessaire, un surplus de résistance ainsi que de puissance brute au détriment de sa vitesse d'attaque. Brunhild est suffisamment intelligente pour pouvoir alterner entre les deux utilisations pour une efficacité optimale sur un champ de bataille et c'est en partie parce que son équipement est capable de parer a de nombreuses situations que la dame a aujourd'hui atteint le poste de Grand Général.

Possessions Diverse :



Sleipnir : Depuis qu'elles sont de nouveau sortie de l'Ombre, les Mayfair entretiennent un élevage de chevaux appartenant a une race de pur-sang d'une endurance exceptionnelle et Sleipnir est le dernier membre de la lignée. Ayant choisit cette race sur des critères de performances, les Mayfair n'ont toutefois probablement pas put ignorer que le choix d'un animal a la robe aussi noire que le jais leur attitreraient forcément toutes sortes de remarques sur le fait qu'elles sont si maudite que même leurs chevaux sont issue des ténèbres. Mais Brunhild s'en est toujours moquée, épaulée par les domestiques de la demeure familiale, elle continue a entretenir l'élevage afin de s'assurer que les générations futures puissent en disposer comme elle. Sleipnir est parfaitement adapté pour le combat : robuste, rapide et puissant, il n'est pas du genre a se laisser impressionner par les nuisances sonores très nombreuses d'un champ de bataille et se montre d'une fidélité a toute épreuve envers sa propriétaire, chacun percevant l'autre comme un ami fidèle. Dans les moments de doutes et les périodes les plus difficiles de sa vie, elle c'est toujours tournée vers ses chevaux, probablement parce qu'ils offrent sans rien demander en échange.

Ayant servit dans une cavalerie lourde dans l'Ordre de la Walkyrie, Brunhild a forgée un Caparaçon pour son cheval. Bien qu'il ne soit pas runique (l'animal est en effet incapable de faire usage de la magie) il a était conçu, comme son armure, dans un soucis d'allègement du poids pour ne pas pénaliser la vitesse et donc l'impact de la charge. Une pointe acérée a également était ajoutée sur la plaque protégeant la tête de la monture, permettant a l'animal d'empaler les menaces se présentant sur son chemin et se défendre plus facilement contre les ennemis, même si un bon coup de patte ou une ruade sont toujours aussi efficace. Sleipnir fait partie de l'image de Brunhild et comme son ancêtre Meredith, il est facile de la qualifier, pour les simples d'esprit ou les gens très pieux, la « Mort sur son grand cheval noir » qu'il ne faut jamais regarder...

Possession Diverse : Bien qu'elle ne soit plus désormais l'héritière du clan, Brunhild dispose toujours d'une fortune certaine, amassée durant ses années de service a l'armée ainsi que dans l'Ordre de la Walkyrie. Ses quartiers dans la demeure familiale Mayfair dispose d'une armurerie ou l'on trouve toutes sortes d'arme, y compris un fouet et des chaînes, qu'elle a appris a maîtriser durant de longue heures consacrées a l’entraînement personnel. Amatrice d'art, elle possède également de nombreux écrits, et pas seulement ceux consacré aux traités de stratégies, l'on trouve de la littérature, du théâtre et de la philosophie, ainsi que des tableau, dont un la représentant elle-même en charge sur son cheval, un portrait qu'elle a fait réalisé pour la postérité de la lignée Mayfair, comme toutes les femmes du clan avant elle.

  
Sorts - Rang A+ : 
La magie, que les religieux qualifient comme le Don de Dieu, celle qui rend nos ennemis si puissant, ne peut-être négligée sur le simple principe de son facteur aléatoire. Apprenez a la connaître, vous qui possédez le don, mettez le en pratique en gardant a l'esprit qu'elle doit-être votre alliée et non pas consumer votre cœur de soif de pouvoir, ou alors, vous deviendrez son esclave.
Introduction du premier tome d'apprentissage de l'art magique, ouvrage a destination des sorciers de bataille.


Les femmes de la maison Mayfair ne sont pas nommées les sorcières pour rien : depuis que la famille existe et fait perdurer ses tradition de génération en génération, la plupart des femmes de cette famille ont toujours montré, sauf cas très exceptionnel, des prédispositions pour la magie de manière naturelle. Il y a un siècle, Meredith Mayfair pouvait se vanter d'être l'une des mages les plus exceptionnelle de son temps et si aujourd'hui, nombres de demoiselle de la lignée vivent dans son ombre, aucune ne l'ayant égalée, Brunhild peut tout de même se vanter d'avoir l'une des réserves magiques les plus élevées de Terra et une maîtrise parfaite de ses sorts. L'une des raisons qui poussent tant les autres a considérer les femmes Mayfair comme des sorcières est qu'elle n'ont jamais négligée la transmission de leurs connaissances magique : la plupart des membres de leurs familles sont formée par des aînées et commence dès leurs plus jeunes âge, notamment grâce a un apprentissage bilingue leurs permettant de parler aussi facilement la langue courante que l'ancienne, ce qui reste relativement rare, même chez les familles de hautes noblesses Terran. Comme il sied a l'image du Grand Général, Brunhild utilise la magie de la Terre a haut niveau et ses sorts, tous dans l'ancienne langue, peuvent être considéré comme particulièrement redoutable.

La main de pierre - Rang D
« O Terra, condemna atque Judex, Advocatus et Carnifex fieri. »

Probablement le sort le plus basique du répertoire de Brunhild, ce sort est d'une utilisation simple et n'a pas beaucoup de subtilité. Elle consiste a invoquer une main de pierre sortant du sol pour venir attraper le cou de sa victime afin de l'éliminer par strangulation. En terme de bataille, elle s'en sert parfois lorsqu'elle se retrouve encerclée afin de pouvoir neutraliser un adversaire, mais ce sort, pour qui le connais ou dispose de réflexe vivace, est finalement assez simple a éviter. L'avantage est qu'il n'est guère très long a invoquer et de ce fait, la guerrière peut l'utiliser autant de fois que nécessaire, ce qui lui permet, dans le pire des cas, d'éloigner ses ennemis.
La lance d'ambre - Rang C+
« O Terrae spiritus, vocationem meam audi et vim tuam mihi praesta ut tuo nomine hostes tuos perfodere possim. »

Ce sort est, lui aussi, relativement simple : il est doté de deux utilisations bien distincte : dans sa forme la plus basique, il consiste a invoqué un certain nombres de flèches de pierre dépendant de la réserve de mana insufflée dans sa réalisation pour les lancer sur les ennemis, mais il peut également être focalisée afin de pouvoir prendre la forme d'un trait de Baliste et ainsi traverser les rangs des troupes adverses comme s'il ne s'agissait que de blé. Ce sort a était enchantée sur Gram afin de faciliter son emploi sur le champ de bataille, la version magique nécessitant parfois d'utiliser les deux mains, ce qui la rend difficile d'utilisation en combinaison avec des armes.
Carapace de Titan - Rang B
« O Pulchra Albio, adjumentum tuum imploro, te excita et armatura mea fieri. Nobilis justaque pugna tibi dabo ! »

Il s'agit du sort le plus utilisé par Brunhild, car outre son utilisation magique, il est également gravé sur son bouclier et son armure runique. Comme la lance d'ambre, la manière de manipuler le mana pour le sort peut varier de deux façons très proche : soit en faisant sortir des murs du sol afin d'en faire des barricades pour se protéger des projectiles, soit en créant une carapace protectrice autour de sa personne, exactement comme elle le fait lorsqu'elle porte son armure runique. Le tracé sur l'armure fut rendu nécessaire afin que le sort puisse en épouser les formes. Quoi qu'il en soit, ses barrières sont capable de bloquer tout projectile solide commun de petits calibres (balles, flèches...) ainsi que tous les sorts magiques inférieur a son niveau et les attaques de corps-à-corps des armes les plus faibles.
Éboulement rocheux - Rang B+
« O Terra, furorem tuam audire fac, adversus homines qui corrumpunt Felicitatem tuam te rebella atque sub indignationis onere eos comminue. »

L'éboulement Rocheux est un sort destructeurs qui demande toutefois un passage étroit pour révéler tout son potentiel de terreur. Bien que la formule soit assez longue, il permet d'invoquer plusieurs énormes rochers qui roulent a grandes vitesses sur les régiments adverses et les écrasent sans aucune considérations ni pitié. Ils sont particulièrement efficace dans des goulots étroits car ils rebondissent alors sur les murs et peuvent écraser plus de victime encore. Lorsqu'ils sont immobilisé, ils explosent en dispersant des éclats de roches effilées et mortels dans toutes les directions, ce qui en fait l'un des sorts les plus mortels de Brunhild.
Le Colosse - Rang A
« Quid referunt muros, quid referunt obstacula, O Terra, nihil numquam te occurrere poterit.Te voco, Colossus, Albionis furoris incarnatio, iram tuam libera ad Telluris Matris carnifices. »

Le Colosse est l'un des sorts de terre connu le plus redoutable, l'incarnation de la fureur de cette dernière et un véritable anti-forteresse. En puisant avec force dans sa mana, Brunhild peut invoquer un et un seul colosse de terre, dont la taille est si impressionnante qu'il surplombe les hautes murailles des forteresses et peut d'un seul coup de poing en ouvrir les portes. Bien que redouté a juste titre lors des batailles rangés impliquant des fortifications, sont utilité est surtout la destruction des bâtiments : en effet, bien qu'un modeste soldat ne pourra le mettre a terre avec une simple épée, le Colosse n'a contre eux qu'une puissante limité : il peut les piétiner ou les écraser dans ses mains, mais sa lenteur rendra cette tâche très fastidieuse, même la magie a ses limites... Il peut toutefois, si le besoin s'en fait sentir, arracher un mur ou un caillou pour le lancer sur ses ennemis.
Faille Infernale - Rang A
« Tellus Mater tremit, iliae suae se aperint, patitur et quos illam torqueant, ut aeternum crucientur condemnat, deglutiens in ventrem suum impios qui dominationem suam certare ausi sunt. »

Ce sort, probablement le plus puissant du répertoire du Grand Général, n'a strictement rien de subtil : a la fin de la longue formule magique en langue ancienne, la terre tremble sur une très large zone, perturbant tout ceux qui s'y trouve, puis une faille s'ouvre, engouffrant les malheureux se trouvant au-dessus a l'intérieur. Selon la quantité de mana utilisée, Brunhild peut faire ouvrir plusieurs failles en poursuivant les secousses, quoi qu'il en soit, une fois terminée, les failles se referment et broient les malheureux ayant glissé a l'intérieur et sans espoir de survie. Bien évidemment, ce sort ne sert pas qu'à tuer des soldats adverse, il peut facilement balayer des fortifications en sapant leurs fondations, prouvant que l’œuvre de l'homme n'est que peu de choses face a la nature.


Influence et Relations - Rang B+:
L'on juge la valeur d'une personne a celle de ses amis
Ancien adage Terran


En tant que Grand Général, Brunhild dispose naturellement d'une certaine influence au sein de Terra. Bien que plus limitée dans la conduite des affaires du pays, elle est, en revanche, bien plus grande dans le domaine militaire et si, en théorie, la reine joue le rôle de Commandant Suprême, elle délègue ce rôle au Grand Général en cas de besoin. Toutefois, son influence ne se limite pas totalement a sa seule fonction : en effet, elle fait partie du lignage des Mayfair, une grande famille de noblesse Terran au fonctionnement très particulier et a servit, chose rare pour une personne de son rang, au sein d'un Ordre de Chevalerie. Il n'y a que peu de Terrans qui ne la connaissent pas au moins de nom ou de vue et la dame ne laisse que très rarement indifférent : qu'on l'apprécie, ou qu'on la déteste, elle n'est pas le genre de personne que l'on oublie, certainement pas...

La lignée Mayfair :



Les nobles dames de la lignée Mayfair sont connue de tout Terra depuis sa fondation, mais l'historique de cette famille remonte a bien plus tôt. L'on trouve des traces de ses femmes guerrières jusqu'à l'âge obscur, ou elles firent partie des nombreux Seigneurs de Guerre qui se construisirent un Empire dans une période troublée. C'est de cette origine floue que les membres féminins de la famille tiennent la réputation d'être maudite : en effet, l'époque était dominée par les hommes et les femmes n'étaient alors bien souvent que des objets, mais certaines lignées matriarcales adoptèrent rapidement le système inverse, réduisant les hommes en esclavages et devenant des tribus, voire des domaines d'amazone. La croyance populaire veut que pour obtenir et conserver le pouvoir, la famille Mayfair lia un pacte avec une ancienne force obscure, dont l'épée Sanguine est aujourd'hui le dernier témoin. Mythe ou réalité ? Personne ne le sait, mais leurs existences dans cette époque troublée ne peut être remise en questions : de nombreux objets datant de cette ère et ayant survécu aux déprédation impériale portent l'héraldique de la famille.

Bien que l'avènement d'Ehol permis l'émancipation de la femme, il marqua également la disparition inexpliquée des Mayfair du devant de la scène politique. Elles disparurent corps et bien, traquée par les pro-impériaux qui ne voyait en elle que l'autre face des temps obscurs. Ce qu'elles sont devenues durant cette période reste un mystère, plusieurs théories s'affrontent. Les plus crédibles semblent vouloir affirmer qu'elles se sont simplement dissimulées dans les régions de Ventus pour échapper a la répression, mais d'autres affirment qu'elles se sont dissimulées dans l'Empire même, grâce a des soutien discret et efficace. Toujours est-il que lorsque, six siècles plus tard, le vent de la révolte souffla, l'on retrouva une Mayfair, la plus connue de l'histoire, Meredith, a la tête de l'Ordre de Chevalerie de la Walkyrie, une association de femme guerrière en arme. Elles furent parmi les premières, sous l'impulsion de leur leader, a rejoindre le mouvement de résistance sous la bannière du roi de Terra. Magicienne exceptionnelle au grand cœur, Meredith devint rapidement l'héroïne du peuple, mais sa langue bien pendue en firent le cauchemar des nobles. Lorsque l'Empire fut renversée et Terra fondée, Meredith hérita d'un domaine entier pour ses services rendues et la Walkyrie devint alors l'ordre de chevalerie le plus en vue.

Leur retour ne se fit toutefois pas sans les rumeurs. Dans l'imaginaire collectif, les Mayfair étaient des femmes maudites par le destin, certain pensaient qu'il ne fallait surtout pas les approcher. Il est difficile de leurs donner tord, dans le sens ou très rares sont celle a être parvenue a mourir dans leurs lit d'une belle mort, certaine effectivement décédée dans leurs draps semblaient avoir était soudainement frappée par un sort venu de nulle part, d'autre encore voyait des concours de circonstances invraisemblable conduire a leurs morts. Il est toutefois a noté que les hommes échappent a cette malédiction, mais il est dit qu'il s'agit d'un fait uniquement lié au fait qu'ils n'ont aucune importance dans la succession : en effet, une femme Mayfair doit conserver le nom Mayfair lorsqu'elle se marie, de plus, tous ses enfants féminin devront se nommer Mayfair, sans exception possible. De tradition, c'est la fille aînée de la branche principale qui hérite de la fortune, mais la découverte de la stérilité de Brunhild a amenée Deirdre Mayfair a lui préférée sa fille cadette dans la ligne de succession. Vous trouverez si-dessous la liste des membres de la branche principale des Mayfair, mais l'on trouve de nombreuses branches parallèles, si vous êtes intéressé a l'idée d'un incarner une (ou un), veuillez me contacter par MP.

Deirdre Mayfair
Générale de Terra [700/757]
est la mère de Brunhild et l'épouse de Julien Mayfair, elle dirigea d'une main de fer la lignée Mayfair jusqu'à sa mort, en sept-cent-cinquante-sept. Cette femme implacable et impitoyable mena une carrière brillante dans l'armée et éleva ses deux filles dans le plus pur respect des traditions Terran. Bien que plus proche de son aînée, Brunhild, Deirdre était quelqu'un de froid et d'efficace et lorsque la stérilité de sa première fille fut avérée, elle la déshérita au profit de sa fille cadette, Morgane Mayfair. Deirdre était une femme exigeante et froide, qui ne témoignait que très peu l'amour qu'elle pouvait avoir pour ses enfants et qui ne vit jamais autre chose chez son mari qu'un reproducteur. Elle ne le traita pas mal, mais avec une indifférence blessante qui laissa Julien dans l'embarras, car celui-ci était réellement amoureux de Deirdre, femme belle et mystérieuse qui sut jusqu'au dernier instant cultiver le goût du secret. Deirdre Mayfair est morte d'une longue maladie dont personne n'a su déceler l'origine, mais elle trouva le repos éternel dans une expression de force qui imposait définitivement le respect. Elle repose dans la crypte familial, un gisant la représentant en armure avec une épée a deux-mains trônant au-dessus de son ultime lieu de repos pour l'éternité.


Julien Mayfair
Ex-Sénateur de Terra [701]
est le fils d'une famille de petite noblesse. Homme intelligent et intègre, il devint totalement fou d'amour pour Deirdre Mayfair dès sa première rencontre avec elle, alors qu'il participait a une réunion de riche héritier durant laquelle ils étaient les deux personnes a s'ennuyer. Ce qu'il ignorait, c'était que Deirdre n'avait jamais fait que feintée l’intérêt qu'elle pouvait lui porter, il avait le mérite d'être plus intéressant que les autres et occupa sa soirée, puis son amour en faisait un candidat potentiel au mariage pour une famille qui connais toujours des difficultés pour trouver des époux. Une fois marié et après la naissance de Brunhild, Deirdre se désintéressa progressivement de Julien, qui faisait pourtant beaucoup d'effort pour témoigner de l'amour a sa femme. Elle consenti a lui offrir un second enfant, Morgane, mais ne fit aucun effort ni ne lui offrit l'amour qu'il recherchait dans son regard d'acier impitoyable. Julien alla même jusqu'à changer de nom, adoptant le patronyme de Mayfair en signe de dévotion pour sa femme, mais rien n'y fit.

Son esprit critique, sa vivacité d'esprit et ses qualités d'hommes lui permirent de séduire les Grands Électeurs comme le peuple et devenir sénateur, un poste qu'il occupa pendant de longue années. Il tenta de transmettre ses valeurs a ses filles, Deirdre, bien que se montrant plus protectrice avec Brunhild, lui reconnaissait des qualités et le laissa donc assurer une partie de l'éducation de ses filles. Brunhild apprit de lui les valeurs morales, tandis que Morgane connu son sens politique, sa rhétorique et ses engagements en faveur des plus faibles. Au final, il fit de sa cadette son héritière spirituelle. La mort de Deirdre, il y a maintenant cinq années, le laissa dévasté, il en était toujours amoureux comme au premier jour. Son manque d'affection l'a souvent amené a rechercher la couche d'autre femmes assez frivole pour l'accepter. Deirdre ne lui a jamais reprocher, elle s'en moquait car elle savait qu'elle le dominait, Julien, pour sa part, offrait a ses maîtresses l'amour qu'il n'a jamais eu de Deirdre et celui qu'elle n'a jamais acceptée de lui. Grand ami de Gabriel de Lioncourt, qui était son voisin au sénat, Julien Mayfair continue de conseiller Morgane, qui l'a remplacée a son poste.


Morgane Mayfair
Sénatrice de Terra [732]
est la dernière fille de Deirdre et Julien Mayfair et la sœur cadette de Brunhild Mayfair. Née sans le don de la magie, une chose très rare au sein de la famille, Morgane, qui n'était a l'origine pas l'héritière, connue donc une éducation différente de sa sœur. Si l'apprentissage des deux langues est restée, le standing Mayfair oblige, Morgane ne connu guère les longues heures d’entraînement de Brunhild et passa a la place beaucoup plus de temps avec son père, Julien. Aînée de sept années, Brunhild prenait alors a cœur la défense de sa petite sœur, mais elle compléta également au fur et a mesure, lorsqu'elle en avait le temps, son éducation, notamment en matière d'escrime, jusqu'à son mariage et sa rentrée dans l'école d'Albio. La vie de Morgane changerait quelques années plus tard avec la mort du mari de son aînée et la révélation de sa stérilité. Deirdre ne manqua guère de réagir en déshéritant Brunhild en faveur de Morgane.

Toutefois, elle n'essayerait pas de modeler sa cadette et devant le fiasco du mariage de sa première fille, décida de laisser sa nouvelle héritière faire ce qu'elle souhaitait. Malgré son apparente fragilité, Morgane ne rechercha guère a fuir le service militaire et l'effectua comme n'importe quel Terran, puis repris ses études politiques. Récemment, elle est parvenue a entrer au sénat, remplaçant son père, devenu son plus proche conseiller. Sous-estimée par ses pairs, a cause de son visage angélique et de son éternelle air de femme enfant, les sénateurs ont pourtant déjà appris a craindre les plaidoiries de Morgane Mayfair, qui, contrairement a son père, plus passif, est résolument active et n'hésite pas a placer ses pairs face a leurs contradictions. Incontestablement, c'est une jeune femme ambitieuse, reste a savoir jusqu'où poussera-t-elle le jeu de la quête du pouvoir...

L'Ordre de la Walkyrie :



Les Ordres de Chevalerie sont la fine fleur de l'armée Terran, des unités composées uniquement de cavalier, qu'il s'agisse du mobile, humble et patient chasseur jusqu'au fier chevalier en armure assurant le rôle de cavalerie lourde. Pour la plupart, il s'agit des anciens ordres de Chevaleries Impériaux s'étant révolté contre le régime au profit du Roi de Terra et qui obtinrent le droit de subsister pour service rendu a la nation au moment de l'indépendance. Les Ordres assurent leurs financement uniquement de don, venant des familles de Noble des fiefs qu'ils protègent ainsi que des sommes versées par ceux qui les rejoignent, la cagnotte servant a payer tous les frais de fonctionnements ainsi que les salaires des différents chevaliers, de l'humble écuyer jusqu'au Grand Maître de l'Ordre. Lorsque Terra part a la guerre, elle mobilise les Ordres de Chevaleries qui partent alors en croisade contre l'ennemi honni. Si beaucoup se revendique de la religion d'Albio ouvertement, certains ordres ont adopté des cultes plus modeste suite a certaines bataille dans l'influence de ses cultes. Celui de la Walkyrie se distingue avant tout par son recrutement, uniquement féminin, ainsi que sa réputation de « premier parmi l'élite », car il est toujours a la pointe de l'assaut. Brunhild a rejoint l'Ordre de la Walkyrie après avoir assassiner en duel son mari et monta tous les échelons jusqu'à atteindre le rang de Grand Maître, qu'elle n'occupera toutefois que peu de temps, préférant rejoindre de nouveau l'armée de Terra. Toutefois, l'héritière de Meredith Mayfair dispose d'une aura encore très puissante dans l'Ordre et peut toujours compter sur la présence de quelques chevaliers de l'Ordre muni de l'étendard sacré du Ragnarok afin de lui servir de garde prétorienne dans la bataille.


Mira Han
Aide de Camp de Brunhild Mayfair [???]
est une personnalité étrange que personne ne connaissait avant son entrée dans l'Ordre de la Walkyrie. Difficile de savoir ce qu'elle faisait dans l'ordre de chevalerie, l'hypothèse la plus probable est qu'elle soit entrée dans celui-ci pour échapper a différente poursuite judiciaire en changeant de nom ainsi qu'en s'assurant de la protection des Walkyrie tant qu'elle se tiendrait a carreau et obéirait au Grand Maître. Toutefois, elle fut une élève guère studieuse, si bien que personne ne voulu d'elle en Écuyer. Brunhild fut intéressée par son potentiel et la choisit finalement, débuta une longue relation professionnelle qui commença en étant conflictuelle, mais qui s'apaisa au fur et a mesure, alors que Brunhild et Mira parvenaient finalement a atteindre un respect mutuel. Si Mira resta d'un caractère difficile et garda la langue bien pendue, elle apprit toutefois a se tenir quelque peu afin de ne pas provoquer des soucis a sa supérieure.

Après la mort de Deirdre Mayfair, Mira Han suivit Brunhild dans l'armée et devint naturellement son aide de camp lorsque cette dernière fut Grand Général. Depuis, elle est chargée de nombres de tâches administrative autant que de elle d’écuyer qu'elle effectue déjà depuis des années, mais elle est également les yeux et les oreilles de sa supérieure et effectue le travail d'agent de liaison avec l'assassin officieux de l'armée, actuellement Nymeria Sand

Autre relations :


Pat et Hector Gareth
Mari [718/748] et Beau Frère [708]
de Brunhild, représente aux yeux de la jeune femme deux opposés. Lorsqu'elle rechercha un mari pour sa fille, Deirdre fut victime de sa réputation et aucune famille noble ne souhaitait prendre l’aînée des Mayfair pour épouse, que cela soit par crainte de leur autorité, de la malédiction ou encore tout simplement a cause du mépris qu'il vouait a la famille. Finalement, elle se résolue a choisir parmi les militaires en vogue le commandant Pat Gareth, qui lui semblait suffisemment ambitieux et stupide pour être contrôlé par Brunhild. Le mariage fut un fiasco complet : Pat et Brunhild ne voyait chacun qu'en reproducteur et leurs relations ne se composaient que de regard tendu entre deux étreintes charnelles. Toutefois, Brunhild ne tomba jamais enceinte et après avoir quitté l'école d'Albio, alors qu'elle était devenue Capitaine d'une petite compagnie dans la région de Pat, il réalisa qu'elle était stérile. Incapable d'accepter cet état de fait, il tenta de l'assassiner dans son sommeil, mais Brunhild fut plus prompt et un duel s'engagea. Pat est l'une des dernières victimes de la Faiseuse de Veuve, un destin qu'il a « bien mérité » selon son grand frère, Hector, qui prit pratiquement systématiquement le parti de Brunhild, parce qu'elle était plus inspirée et plus forte que son frère. Aujourd'hui, beau frère et belle sœur, bien qu'ils soient dans un rapport de supérieur a subordonné, sont resté des amis et se retrouvent parfois, en dehors des conventions de grades, pour discuter de tout et de rien.

Arghän Kane
Officier de l'armée de Terra [???]
est l'un des nombreux subordonné de Brunhild. Il ne serait qu'un nom parmi tant d'autre si la guerrière n'avait pas connue sa fille lors de sa première action en tant que Grand Général, alors qu'elle avait personnellement prit la tête d'un corps de cavalerie pour donner l'assaut d'une forteresse de bandit. Elle y tira une petite fille maltraitée en état de choc qu'elle décida de sauver, puis de ramener chez elle afin de la soigner et d'en apprendre plus sur elle. Au départ peu loquace, Brunhild s'employa a faire parler la petite fille, mais tomba dans le piège de l'attachement et découvrit qu'il s'agissait de la fille d'Arghän, connu pour être efficace, mais également divorcé suite a la trahison de sa femme, espionne pour Ignis. Plutôt que de rendre la petite fille, Brunhild c'est pour l'instant contenté de narguer la mère qu'elle retient prisonnière dans son quartier général en attendant son jugement. Elle sait toutefois que la solution raisonnable serait de rendre l'enfant, mais pour l'instant, son désir de maternité ayant brusquement refait surface, rouvrant de vieille plaie, elle n'arrive pas a s'y résoudre.

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Mar 30 Avr - 15:35
Histoire
Nous sommes les témoins désabusée d'une situation que les historiens futurs ne comprendrons jamais.
Nous allons perdre cette guerre parce que notre glorieux Empereur a pris un somnifère avant d'aller se coucher. Et qu'il a donner l'ordre de ne pas être réveiller !

Attribué a un général impérial inconnu, lors de la chute de l'Empire.


Enfance :


Par où commencer ?

Peut-être le plus simple est-il simplement que je me présente d'abord a toi. Mon nom est Brunhild Mayfair, je suis la fille de Deirdre Mayfair et l'héritière de cette noble lignée. Je ne sais pas qui vous êtes, lorsque vous lirez ses lignes, je ne sais ce que sera mon destin, dont vous connaîtrez probablement en partie les grandes lignes. Quoi qu'il en soit, je vous salue avec tous le respect que vous méritez pour avoir la sagesse de vous penchez sur mes écrits, aussi infantiles soient-ils. Car en effet, sachez que j'ai rédigée ses quelques lignes alors que je n'avais alors que huit ans, c'est l'âge que j'ai aujourd'hui, en l'an sept-cent-trente deux après la naissance de l'Empire. Comme le nom de ma lignée l'indique, je suis native de la grande nation de Terra, situé sur l'extrême est du continent d'Albion. Nous vivons dans le domaine Nibelungen, situé au nord est du royaume que nous protégeons par décret royal datant de la fondation de notre nation, soixante-dix ans plutôt. Notre demeure, une haute forteresse juchée sur le flanc d'une montagne, domine une large vallée servant de domaine de chasse ainsi que de zone d’entraînement. Elle n'est que rarement inactive, car même si mes parents n'y sont que rarement présent, ils veillent a faire venir de nombreux précepteurs pour moi. Après tout, ma destinée est de les remplacer un jour, je me dois d'être donc irréprochable et instruite, même si pour l'instant, je n'aie pas vraiment d'idée de ce que tout ceci peut bien vouloir dire.

Toutefois, je ne vois aucune raison d'être insatisfaite, au milieu d'un cadre magnifique et jouissant d'une liberté certaine, j'ai tout pour être heureuse et je le suis réellement. La forteresse est un coin de paradis ou je m'adonne a toute sorte de jeu afin de satisfaire ma soif d'aventure. Mère est générale et j'ai bien l'intention de suivre ses traces afin de pouvoir défendre l'honneur familial ainsi que la justice pour ceux que nous avons jurés de servir. Mère dit qu'il s'agit d'un devoir très important, mais je ne comprend pas vraiment ce que cela signifie, je sais juste que j'aurais un cheval et une épée pour aller combattre, le frisson de l'aventure me suffit, je ne vois comment je pourrais être davantage comblée dans la vie. Avant d'en arriver la, je me doit toutefois d'être une fille exemplaire et sans défaut, alors je suis religieusement les enseignements de mes parents ainsi que mes précepteurs et profite de mon temps libre pour me consacrer a la découverte du château, qui me semble si gigantesque que j'ai l'impression que je n'en verrais jamais toutes les pièces en une seule vie. C'est ennuyeux, car bien que cela soit plus rare, il m'arrive encore de me perdre et parfois, même le cœur le plus aventureux peut connaître la peur. Je fini toujours grondée, car j'ai désobéit, mais aussi parce que je n'ai pas était capable de retrouver mon chemin et que j'avais montrée de la peur. Mère dit que nous ne devons jamais avoir peur, mais comment fait-elle ?

Je me dois de suivre son exemple, elle qui est si belle et impériale, la tête haute et imposant naturellement le respect. Toutefois, mère n'est pas quelqu'un de réconfortante, lorsque je souffre et que j'ai besoin de quelqu'un pour rassurer mes peurs, il est préférable que je demande de l'aide a père, qui sera lui toujours prêt a essayer de me réconforter. Mère dit que la question n'est pas de savoir si elle m'aime ou non, mais qu'elle doit me préparer aux épreuves que la vie va m'imposer. Personnellement, je dois admettre que courir avec le chien de père dans les couloirs me paraît une alternative bien plus amusante, mais j'ai réellement envie de faire la fierté de mère, qu'elle me regarde avec une lueur d'amour, le même que celui que je lui porte. Mais pour cela, je dois suivre ce qu'elle me dit et redoubler d'effort, d'autant plus que depuis l'année dernière, notre famille c'est agrandie et m'a offert une petite sœur, Morgane, jeune enfant encore trop jeune pour réellement communiquer, mais qui apprend vite. Elle passe surtout du temps avec père et les nourrices, mais parfois, mère me demande de l'accompagner pour aller la voir. Elle me dit que Morgane ne sera pas aussi forte que moi et que j'aurais pour devoir de la défendre, car des gens lui voudrons du mal. Lorsque je lui demande pourquoi, elle répond invariablement « parce que nous sommes maudite... » avec le regard semblant ailleurs.

Je ne comprend pas vraiment, tout ce que je sais, c'est que je dois devenir forte pour pouvoir faire ce que j'ai envie, alors je m'y emploie. Les devoirs de ma mère l’empêche parfois de parfaire mon éducation elle-même, alors elle a engagé un maître escrimeur pour me montrer les ficelles. Je dois dire que c'est particulièrement amusant, cet homme a beaucoup de caractère et sais faire de ses entraînement un véritable jeu, je l'apprécie beaucoup. Nous rions beaucoup ensemble, remuant nos épées de bois, tombant, se relevant, enchaînant sans cesse afin de pouvoir progresser. Même si mère n'apprécie que modérément son style, elle me teste et semble satisfaite de mes progrès, pour elle, tant que je devient meilleur, le reste ne semble avoir que bien peu d'importance, mais moi, j'ai gagnée un compagnon de jeu fidèle et un véritable ami, je ne voudrais pas qu'elle change de maître, même si je sais que si elle décide ainsi, je n'aurais guère mon mot a dire. Mais je crois qu'elle ne le fera pas, dans le fond, je suis persuadée qu'elle m'aime et que son unique objectif est de m'offrir la plus belle vie possible, ce qu'elle fait du mieux qu'elle le peut.

L'escrime n'est pas mon seul domaine d'activité. L'on m'apprend également a monter a cheval ainsi qu'à pratiquer l'art mystérieux de la magie. Nous sommes tous bilingue dans la famille et l’entraînement magique ne se fait que dans l'ancien langage. Au dessus de ma poitrine se trouve un tatouage ayant la forme de l'emblème de la famille, mère dit qu'il s'agit d'une marque me permettant de faire usage du mana afin d'utiliser la magie... Je crois que j'ai pas vraiment encore assimilée de quoi il s'agissait, mais je peut dire en revanche que cela m'amuse beaucoup, même si pour l'instant, j'échoue encore souvent et que les effets de mes sorts peuvent être ridicule, j'arrive au moins a comprendre comment manipuler cette fameuse mana. Mère dit qu'il s'agit d'une affaire de patience et que je n'ai pas de quoi m'inquiéter, mais comment pourrais-je l'être face a son regard si puissant et déterminée ? Non, je ne peux pas échouer, elle y croit si fort que cela va forcément se réaliser, après tout, que pourrait-il m'arriver avec un enseignement et une famille comme la mienne ?

Extrait du journal intime de Brunhild Mayfair.

« Allez, essaye encore ! »

L'enfant se redresse, quelque peu épuisée par l'effort, mais consciente qui lui faut persévérer encore et encore. Elle s'empare de son épée de bois et la tien d'une seule main, fermement, comme son professeur lui demande. Toutefois, ce n'est toujours pas suffisant. Celui-ci insiste pour qu'elle ne fasse plus qu'un avec son arme, qu'elle devienne un simple prolongement du corps et non pas un accessoire agissant a sa propre guise. « Manier ne suffit pas, tu doit réagir de façon instinctive » c'était sa leçon la plus importante et il insistait toujours dessus. Le fier sourire de cet homme avait toutefois quelque chose de naturellement généreux, il y avait de l'amour pour cette gamine au cheveux rose qui voulait devenir général pour suivre les traces de sa mère et s'en montrer digne. Il s'occupait d'elle depuis plusieurs années déjà et avait eue l'occasion de constater ses progrès, elle en avait fait, c'était indéniable, mais a dix ans, cela restait encore un jeu pour elle, même au plus profond de son âme, sans qu'elle ne s'en rendent réellement compte, elle devait probablement avoir déjà compris ce que la voie qu'elle avait choisie allait l'amener a faire. Avait-elle seulement réellement choisit ? Il en doutait, mais en même temps, pouvait-elle se choisir un autre destin, alors que son corps et son âme transpiraient d'un désir ardent d'atteindre cet objectif ?

Non, humainement, il n'envisageait pas que cela soit possible. Alors il faisait ce qu'il fallait pour lui permettre d'être prêtre lorsqu'elle devrait affronter réellement les dures lois de la réalité, tout en préservant une part de son innocence, tout ceci n'était qu'une danse après tout, ou chacun des deux adversaires maîtrisaient un ballet des plus gracieux, tournant autour de l'autre avec des gestes vifs et précis, l'un ne pouvait aller sans l'autre. L'affrontement de deux personnes disposant d'un très haut niveau dans le domaine de l'escrime était réellement un spectacle saisissant et magnifique, devenir un maître de l'épée permettait de devenir un artiste encore plus expressif que le meilleur acteur de Ventus, car rien ne pouvait retransmettre avec plus de véracité les émotions que le spectacle de deux corps s'affrontant, leurs lames n'étant plus désormais que les prolongements d'eux-même alors qu'elles se cherchent et se croisent sans cesses, jusqu'à l'instant fatidique du jugement, ou le sort déciderait de celui qui serait le vainqueur. C'était cela qu'il enseignait a la petite fille, il n'était qu'un saltimbanque de l'escrime, mais tout le monde s'accordait a dire qu'il était le meilleur et c'était la raison pour laquelle Deirdre Mayfair l'avait engagé.

La petite fille se repris finalement et repris l'attaque, avec fougue et envie de bien faire. Mais son regard s'était soudainement fait plus dur, elle se concentrait, sachant qu'il s'agissait de quelque chose de très important pour sa mère. Elle avait accélérée le mouvement, pour tenter de le déstabiliser, et jouait même sur sa taille plus petite afin de placer des coups plus vicieux dans l'objectif de pénétrer sa garde. Il afficha un grand sourire et para avec célérité, il était le maître d'arme et elle était son apprentie, cela ne faisait pas encore assez d'années et elle n'était pas encore assez mure pour pouvoir le vaincre, toutefois, elle avait fait de si grand progrès pour un enfant de son âge qu'il ne faisait aucun doute qu'elle était sa meilleure élève. Deirdre Mayfair avait la réputation d'être impitoyable, les femmes de cette lignée était crainte pour des choses qu'il considérait comme vulgaire superstition, lui, le voyageur venu de l'étranger, mais il devait admettre qu'elles avaient quelques choses en plus, ses héritières que l'on nommaient toutes sorcières. Sa protégée en tout cas avait quelque chose en plus, que même sa mère ne possédait pas, il en était certain puisque la Matriarche du clan avait demander un duel pour pouvoir l'engager. Elle irait loin, il en était certain désormais et c'était cela qui le faisait sourire, car il tenait peut-être l'occasion ici de pouvoir lui offrir la maturité nécessaire pour être un meilleur chef que n'importe qui.

Toutefois, pour l'heure, l'élève n'allait pas dépassé le maître, pas encore toutefois. Reprenant son sérieux, sa main gauche toujours placée dans son dos, il para avec grâce un coup placée avec trop d'empressement et contra la lame de bois de tel façon a forcer la gamine a la lâcher. Elle était encore morte... Surprise, la jeune fille hésita un instant avant de soupirer, elle avait bien crue son heure arrivée, mais elle s'était faite surprendre par une vieille botte d'escrimeur classique. Cette erreur, il lui apprendrait a la compenser aussi, il allait lui offrit toutes les connaissances et la psychologie de son art afin de faire de ce diamant brut un véritable joyaux. Mais pour l'instant, cela ne servait a rien de s'obstiner, elle était trop épuisée pour cela, il fallait dire qu'elle avait beaucoup donnée. Il voyait bien qu'elle avait besoin de s'écrouler quelque peu dans l'herbe du jardin bordant le château, mais elle ne le faisait guère, attendant simplement qu'il l'autorise a le faire. Elle était déjà en partie une vraie Terran dans l'âme, le respect de ses aînées passait obligatoirement par l'obéissance. Il n'allait pas lui infliger ce supplice plus longtemps, sa voix chantante s'exprima donc afin de pouvoir la libérer enfin de cette souffrance.

« Cela suffit, assez pour l'instant, repose toi. »

Elle ne se fit pas prier et s'assit dans l'herbe immédiatement avec une expression de libération, son être se détendant enfin. L'homme afficha un petit sourire avant de ramasser l'épée de bois de son élève et de lui tendre afin qu'elle la récupère. La gamine s'en empara sans hésiter puis l'observa un moment, recherchant quelque chose a l'intérieur. C'était tout le sujet de l'énigme, cet enfant courrait vers quelque chose et c'était pour cela qu'elle faisait tant d'effort, mais quoi ? Qu'est-ce qui pouvait bien motiver une enfant de dix ans a se lancer dans la voie de l'épée avec tant de véhémence et d'abnégation ? Il n'en savait rien, mais c'était bien ce qu'il comptait découvrir en poursuivant son entraînement. Toutefois, il était certain d'une chose : avec son talent et sa volonté, rien, absolument rien ne pouvait lui faire obstacle si elle était vraiment décidée a obtenir ceux derrière quoi elle courrait.

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Le calme absolue, la maîtrise de soit ainsi que l'imaginaire, voilà les trois qualités principales qu'il était nécessaire d'entretenir pour un magicien digne de ce nom. A quatorze ans, Brunhild s'y retrouvait désormais bien plus confrontée, sa mère étant parvenue a se libérer plus de temps pour assurer cette partie importante de l'héritage Mayfair. L'enfant, devenue adolescente, devait faire face de manière quotidienne a cet entraînement intensif et parfois douloureux, plus complexe que celui de l'escrime pour deux raisons principale : la première était qu'il s'agissait d'une épreuve bien plus spirituelle que physique et qu'elle répondait a des concepts que la jeune fille trouvait très abstrait et la seconde parce que son professeur était bien plus dur, impitoyable et exigeant que ne pouvait l'être son maître d'arme. Le regard de Deirdre ne cillait jamais, elle restait droite, concentrée, s'exprimait d'une voix calme et posée, qui ne laissait aucune place au doute ni a la contestation. En réalité, elle traitait désormais sa fille comme ses hommes, non, elle était encore plus exigeante, l'héritière devait être la meilleure et pour cela, tout les moyens étaient bon, même prendre le risque de détruire l'amour familial. Pourtant, les relations n'étaient pas aux beaux fixes dans la famille, en négligeant Morgane, Deirdre s'attirait immanquablement son ire, mais le devoir passait toujours avant ses désirs personnels.

Si elle connaissait désormais la formule, il fallait encore être capable de la matérialisé, c'est-à-dire se représenter l'image même de ce que devait être le sort dans son esprit et manipuler son flux de Mana afin de pouvoir le créer correctement. C'était invariablement faire appel a son héritage familial et donc au sang Mayfair, mais il s'agissait de quelque chose dont elle était fière et donc elle redoublait d'effort pour pouvoir être a la hauteur de ce que l'on attendait d'elle. Fermant les yeux, elle tendit les mains, sachant qu'elle devait adopter une position particulière pour pouvoir lancer se sort. Elle devait rester d'une concentration parfaite afin de pouvoir réussir la ou jusqu'ici, elle avait échouée. Elle le savait, la première réussite était la plus difficile, plus elle pratiquerais ensuite et plus le sort serait instinctif et puissant, car toujours représenté dans sa plus puissante forme. Pour le moment, elle devait matérialisé l'image d'un bouclier de pierre fort et robuste devant elle, capable de la protéger des projectiles qu'elle ne manquera pas de recevoir lorsqu'elle se retrouverait réellement en situation de guerre, ou toutefois, c'était ce qu'elle espérait atteindre. Car la dernière tentative s'était soldé par un lamentable échec : le bouclier fut bien trop fragile et elle fut incapable de le maintenir, autant dire que le sort ne servait, en l'état, a rien.

Mais cette fois, elle voulait y croire, cela serait différent. Ressentant le flux de mana dans son corps, très puissant et enivrant, la jeune adolescente se représenta l'image de ce bouclier de roche qu'elle souhaitait obtenir et commença a réciter la formule sous le regard inflexible de sa mère. L'air de la grande pièce sembla soudain changer, il se gorgeait de puissance magique, ce qui pouvait facilement déconcentrer un magicien a plus d'un titre : en effet, s'il ne faisait pas abstraction et laissait son esprit vagabonder sur la forme de son mana sortant de son corps afin de créer le sort demander, alors son imagination ne serait plus sa forme la plus puissante et donc le sort perdrait fatalement en puissance ! Deirdre le savait, il s'agissait de l'étape piège, celle qui pouvait tout faire rater et forcer le magicien a reprendre toutes ses études depuis le début. C'était donc le moment de vérité, elle allait savoir si sa fille était digne de ses espoirs et pouvait donc résolument prétendre a lui succéder aussi bien a la tête du clan Mayfair qu'en tant que Général de Terra, les femmes de la famille ayant toujours occupé des rôles a hautes responsabilités.

Brunhild n'envisageait pas un nouvel échec sous le regard sévère et impitoyable de Deirdre. Il fallait qu'elle réussisse, dans l'espoir de trouver enfin une lueur d'approbation ou de fierté dans le regard de sa mère. Elle ne se laissa donc au final pas distraire par cet afflux de puissance magique et continua son sort avec une voie magnifique, déjà empreinte d'un certain sens du commandement. Brunhild avait de toute façon déjà la carrure d'une personne qui irait loin, son maître d'arme en était intimement convaincu, surtout depuis qu'elle était désormais capable de faire jeu égal avec lui, il avait diversifié son apprentissage en lui offrant et en lui apprenant le maniement de nombreuses armes, qu'elle assimilait toujours très vite, son génie était en train d'éclore au grand jour, pourtant Deirdre n'avait pas changée d'attitude, elle était inflexible et se montrait au contraire de plus en plus exigeante. Lorsque la formule arriva a son terme, le mana consommé pour créer le sort se matérialisa en un grand égide de pierre : lorsque l'adolescente ouvrit les yeux, elle put constater enfin sa réussite, cette fois, il était stable et parfait. Ses efforts furent finalement enfin récompensée pour son plus grand plaisir, pourtant, elle ne montra aucun signe de satisfaction, sachant que sa mère le prendrait très mal.

« Bien, c'est fini pour aujourd'hui, nous reprendrons demain »
« Oui mère »

La Matriarche se retira, sans un seul autres commentaire ni sourire, laissa sa fille seule face a son destin. Une fois encore, elle avait montrée le caractère impitoyable de sa personnalité et n'avait pas laissée de faiblesse transpirée de sa personne. Mais elle n'avait pas non plus montrée de fierté pour sa fille ni de satisfaction sur le fait qu'elle avait réussie son épreuve. Toujours plus d’exigence, toujours plus de performance, sous les yeux de sa fille qui ne recherchait rien d'autre qu'un signe d'approbation. Brunhild resta donc de nouveau seule, sans savoir si sa mère avait réellement une once d'amour pour elle...

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L'heure du grand départ avait sonné. Désormais, rien ne serait plus jamais comme avant, l'heure était venu de quitter l'enfance insouciante et l'adolescence pour l'enfer de l'âge adulte. Brunhild était désormais mariée, un époux qu'elle n'aimait pas, mais qui serait capable de lui offrir les enfants qu'elle désirait afin d'assurer l'héritage Mayfair. Mais avant de quitter la demeure familiale, laissant son époux retrouver son unité et elle se rendre a la capitale de Terra afin de suivre l'enseignement prestigieux d'Albio, la jeune fille de seize ans avait désormais rendez-vous avec sa mère dans la propre chambre de cette dernière. Deirdre avait mentionnée simplement quelque chose d'important et Brunhild savait que sa mère n'était pas le genre a plaisanter avec ce genre de chose. Elle avait préparée sa valise avec un calme méthodique, prouvant que ses leçons étaient assimilée et qu'elle était déjà prête pour la rigueur militaire. Le diamant brut était déjà bien taillé, maintenant, il allait connaître les finitions afin d'être parfait pour le combat sur le terrain ainsi que le commandement, car en tant qu'élève d'Albio, elle était promise au plus bel avenir ! En y réfléchissant bien, Brunhild réalisa que c'était la première fois qu'elle verrait sa mère dans sa chambre, quel genre de chose pouvait-être si importante pour la faire passer cette barrière ?

Emportant sa valise, la jeune épouse se dirigea donc vers la chambre de sa mère en abandonnant son homme nu sur le lit encore en train de dormir... Il manquait cruellement d'endurance après tout et il ne fallait pas compter sur elle pour jouer a la bonne épouse attentionnée. Elle conserva son calme durant la traversée du château, saluant le personnel travaillant dans celui-ci avec beaucoup politesse, comme elle l'avait toujours fait. Le départ de Brunhild pour Albio allait faire un vide, surtout pour sa petite sœur, dont les relations avec sa mère étaient chaotique, la jeune mariée avait bien l'intention d'aller la voir avant de partir pour la capitale. Mais pour l'instant, elle devait aller voir Mère pour savoir exactement de quoi il en retournait. Devant la porte de cette dernière, l'adolescente hésita soudain : c'était si incongrue... Elle ne pouvait se permettre d'entrer dans la chambre de sa mère sans frapper. C'était déjà si étrange qu'elle puisse y entrer. Elle posa sa valise et frappa, assez fort pour que sa mère l'entende, mais également assez faible pour éviter que cela ressemble a une sommation, il ne manquerait plus qu'elle donne l'impression de vouloir donner des ordres et cette fois, cela serait la réprimande assurée.

La porte s'ouvrit peu de temps après. Bien évidemment, Deirdre Mayfair avait ouvert en uniforme, non pas dans une tenue de nuit ou quelque chose de ce genre, elle avait tout préparée du début a la fin. Sans un mot, elle fit un signe de tête pour signaler a sa fille d'entrer et cette dernière le fit sans discuter ni se faire attendre, de manière respectueuse. Son visage était maintenant, en présence maternelle, presque aussi fermé que celui de la Matriarche, cette dernière avait bien fait son travail de préparation, même si Brunhild avait quelque chose en plus, des choses que lui avaient offerte son maître danseur. Comme elle s'y était attendu, la pièce était a mi-chemin entre spartiate et confort, fonctionnelle tout en étant tout de même élaborée. Un bureau s'y trouvait, Deirdre y préparaient peut-être ses campagnes militaires, en tout cas, ce que remarqua l'adolescente, c'était plutôt la mallette qui se trouvait au-dessus du bureau, elle était large et volumineuse et attirait la curiosité de la jeune mariée, d'autant plus parce que le symbole familial se retrouvait sur cette dernière, bien visible et très stylisée. L'étudiante compris que c'était spécifiquement pour cela qu'on l'avait fait venir jusqu'ici lorsque sa mère prit la mallette et la posa sur le lit avant de l'ouvrir et prenne la parole.

« Approche, ma fille, c'est important... »

Brunhild ne se fit pas prier, sans savoir a quel point ce que contenait cette mallette pouvait avoir une très grande importance dans sa vie dans les prochaines années. Elle se retrouva face a un équipement des plus particulier : une épée ainsi qu'un bouclier qui semblait très ancien, quoi que toujours en parfait état. La lame était une épée runique, fabriquée d'une manière que l'adolescente ne pouvait comprendre et ensorcelée dans une langue qu'elle ne connaissait pas, malgré sa maîtrise du langage ancien comme le courant. Sa combinaison de couleur, rouge et noir, ainsi qu'une sorte d'aura malsaine, la rendait toutefois curieuse, attirante et repoussante a la fois, comme si elle était capable de murmurer des promesses de conquête et de gloire, mais a un prix incommensurable. Le bouclier lui était également d'une très bonne facture, d'une couleur écarlate et noire, mais il n'était pas runique, l'insigne Mayfair y était toutefois visible. La jeune mariée allait poser la main sur la garde de la lame, mais sa mère la retint, apparemment, ce n'était pas encore la chose a faire, pas encore... Deirdre avait quelque chose a expliquer avant de pouvoir laisser Brunhild mettre la main sur la relique familiale : la présenter et parler de son sens symbolique.

« Tu a devant toi l'épée Sanguine, que les Matriarches de notre famille se transmettent de génération en génération. Il s'agit du symbole de l'ancienneté des Mayfair, l'une des raisons pour laquelle nous sommes nommées les sorcières. Nous ne sommes plus capable de faire appel a sa puissance., le langage servant pour cette épée c'est perdue dans les limbes de l'obscurantisme religieux Eholien. Si tu accepte de la reprendre, tu devra en assumer toutes les conséquences, fait ton choix maintenant, et part. »

Il s'agissait d'un choix difficile : si elle prenait l'épée, elle devrait assumer la quête de la recherche du langage perdu. Il y avait eu plus d'émotion dans la voix de Deirdre Mayfair, car en transmettant la lame a sa fille, elle faisait en quelque sorte face a son propre échec, mais quelque chose disait a l'adolescente qu'il y avait plus qu'une fierté écornée, a moins peut-être que c'était ce qu'elle souhaitait elle-même... Au final, le cœur l'emporta sur la raison et la jeune mariée se laissa tentée, elle tendis la main et s'empara de la garde de la lame avant de la sortir de la mallette. Elle était étonnement légère et très maniable, mais dès qu'elle posa la main sur la lame, elle fut marquée par une vision fugace d'une silhouette en armure portant l'épée et le bouclier au combat en hurlant, une silhouette féminine bien entendu... Chassant cette image de son esprit, Brunhild rangea l'épée et s'empara de la mallette une fois celle-ci refermée. Elle remercia sa mère et prit congé avec une révérence avant de quitter sa chambre. Sans le savoir, elle venait de sceller en partie son destin, mais surtout celui de son mari, perpétuant ainsi la réputation de malédiction de sa lignée...

Albio :


Je ne sais pas vraiment comment la femme moyenne se représente le mariage, l'image qu'il véhicule dans l'imaginaire collectif. Je sais en revanche que le mien n'était pas un mariage d'amour et qu'il fut un moment difficile pour de nombreuses personnes. Oh certes, il représenta un moment heureux pour certaines personnes, mais pas pour les jeunes mariés, juste certains amis de la familles ainsi que des cousins qui se retrouvaient. Je n'ai pratiquement pas vu père, celui-ci est resté avec son ami le Duc de Lioncourt, je ne sais pas ce qu'ils se racontèrent ce jour là, mais quelque chose me dit au plus profond de moi qu'il est préférable que je n'en sache rien. Pour ma sœur, ce fut un supplice. Même si cela lui offrait enfin une opportunité de sortie, elle s'ennuyait, c'était évident. Mais surtout, il s'agissait de l'image de l'autorité de mère, qui avait conçu ce mariage elle-même dans l’intérêt familial, et vu les relations difficile entre les deux... J'ai fini par la perdre de vue aussi, j'imagine qu'elle a du finir par rejoindre père, leur complicité fait plaisir a voir, notre père a besoin de l'attention de sa fille autant que la réciproque, je crois que cela leur permet de tenir face a la tour de Babel que représente la Matriarche, alors que moi, j'ai décidée de suivre ses traces. Même si cela ne m'offre pas que du bonheur, j'assume complètement ce choix et je n'ai aucun regret.

Toute la soirée, nous avons vu défilé de nombreuses personnes, de la famille et des amis, et nous avons reçu de nombreux cadeaux. J'ai également fait la connaissance de mon beau-frère, un homme amusant, dommage qu'il soit déjà marié, je crois que nous aurions fait un couple plus beau que celui que je forme avec son frère. Je n'ai jamais reçu autant de cadeau de ma vie, étant donné que mère ne juge pas bon de fêter nos anniversaires, mais la plupart étaient futile et sans intérêts. Toutefois, certains bijoux ou quelques armes étaient digne de mon attention, car ils étaient magnifique ou me serait utile dans la prochaine étape de ma vie. J'ai saluer et remercier chaque personne poliment, comme on me l'a appris a le faire, toutefois, je ne suis pas dupe, je sais que toutes les personnes présente n'étaient pas que des amis de la famille. Certaine m'ont observée avec une insistance étrange que je ne parvenais pas a comprendre, je crois qu'ils recherchaient quelque chose en moi, quelque chose … qui m'effraie, même si j'ai honte de l'admettre. Quelque soit ce que c'était, il ne faisait aucun doute que l'image qu'ils avaient de ma personne était foncièrement mauvaise, quelque chose que je partage avec ma mère, avec les regards en coin qu'ils lançaient vers la silhouette impériale de Deirdre. Mais en réalité, je crois qu'ils avaient surtout peur d'elle.

Quant a l'acte charnel... Je ne sais pas réellement quoi en penser. La première remarque qui me viendrais serait probablement « beaucoup de bruit pour rien », mais cela serait probablement présomptueux. C'est d'abord douloureux, puis enivrant... Je ne sais pas encore si j'apprécie réellement, d'un côté, les sensations procurées sont réellement belle, mais il y a un abandon des corps, nous ne sommes plus maître de nous mêmes, notre esprit est totalement concentrée sur l'adrénaline qu'il reçoit et en demande encore... Et cela ne me plaît pas beaucoup. Pour le reste, mon mari n'est probablement pas l'amant le plus extraordinaire, mais apparemment, il apprécie que je le domine et cela m'arrange, je ne voudrais pas étouffée en l'ayant constamment sur moi. Il faut être honnête, j'ai énormément insisté pour prendre l'ascendant, dans le fond, je me demande s'il n'a pas abandonné simplement parce je ne lui aie pas laissé le choix... Mais je m'en fiche, l'essentiel est simplement d'atteindre mon objectif, que je lui plaise ou non n'a pas d'importance a mes yeux, une fois que j'aurais mes enfants, nous vivrons séparément et je crois qu'il apprécierait de ne plus m'avoir a proximité, tant nos caractères sont radicalement opposées. Nous nous supporterons, mais nous ne formerons jamais une famille unie.

Mais tout ceci m'échappa rapidement. J'allais pour la première fois réellement quitté le cocon familial afin de rejoindre Hystia, la capitale, ainsi que l'école d'Albio, la plus prestigieuse de toute Terra. Et puis il y avait cette épée, l'héritage familial, qui m'intriguait particulièrement. Je ne savais pas réellement quoi en penser, cette arme dispose d'une force d'attraction puissante et je n'y suis pas indifférente, mais elle m'inquiète en même temps. Je ne peut m’empêcher de penser a toutes les âmes qu'elle a fauchées durant des années. Mon maître d'arme m'a appris que les armes avaient une âme, qu'il fallait que je la comprenne et que je la respecte afin de pouvoir l'employer le mieux possible. Mais que faire lorsque l'âme d'une arme est si noire, si dangereuse, qu'elle semble aller a l'opposé complet de vos convictions ? J'ai la nette impression qu'il me faudra m'abandonner a la haine pour pouvoir en faire usage, ainsi que comprendre ce mystérieux langage qui exerce une fascination peu commune sur mon âme. Au final, c'est la même chose que faire l'amour, pour accéder a sa pleine puissance, je devrais m'y abandonner complètement et il s'agissait d'un sacrifice que je ne n'étais pas prête a faire.

Je n'aurais toutefois que peu de temps pour avoir le loisir de tourmentée mon âme sur ses questions existentielle : a Albio, j'allais découvrir une nouvelle vie, celle de la caserne. Si d'apparence, cela n'allait pas réellement changer mon quotidien, car le cadre imposé par ma mère était très proche de celui de l'armée et je ne n'aurais qu'à m'y adapter dans les formes afin de m'y fondre, j'allais découvrir la vie en caserne et la camaraderie, ce que l'idéal Terran représentait réellement, car l'école ne faisait guère la différence entre les nobles et les gens du peuple, seul l'apport que nous pouvions offrir a l'armée nous plaçait ici. C'est ainsi que j'allais découvrir la vie dans la capitale, la camaraderie et le sens de l'amitié. C'est aussi le temps des escapades lorsque nous décisions de faire le mur la nuit afin de pouvoir découvrir les plaisirs d'Hystia. Il y avait le fait de braver l'interdit, l'adrénaline de pouvoir enfin faire quelque chose de notre propre initiative. Nous n'étions rien de plus que des jeunes sots en quête de connaissance et lorsque nous rentrions, nous nous faisions coincé automatiquement le lendemain, nos visages trahissant notre état de fatigue. J'en garde aujourd'hui un souvenir ému, l'époque d'une jeunesse qui finalement faisait de nous des gens naïf, mais plein de bonne volonté...

Extrait du journal intime de Brunhild Mayfair.

Six heures... Une bonne centaine de jeune étaient aligné parfaitement dans une cours au garde a vous, équipé pour la bataille et attendant les ordres... Régulièrement, les officiers instructeurs prenaient l'initiative d'organiser de fausses alertes et pour n'importe quel étudiant, ceci ne pouvait être qu'une seule chose : une preuve de leur sadisme éhonté ! Lorsque le son du clairon se fait entendre a cinq heure trente du matin, l'on sait qu'il ne reste qu'une demi-heure afin de se réveiller, enfiler son uniforme et rejoindre la cours au pas de charge, sans oublier toutefois d'avoir refait son lit, sinon c'était les pires corvées pour quinze jours... Au début, plusieurs étudiants se font fatalement prendre, même les parents qui ont fait Albio explique rarement de quoi il s'agit, persuadé que les choses « avaient forcément changées... »... Ce qui amenaient invariablement les étudiants a penser « Han les cons ! S'ils savaient... » car il s'agissait typiquement du genre de choses qui ne changeait jamais ! En réalité, c'était comme la stratégie militaire, si les tactiques elles évoluaient, les stratégies généralement restait pour beaucoup identique aux yeux de l'histoire, c'était immuable. En même temps, l'objectif ultime, détruire l'adversaire, ne changeant pas, il était difficile de faire évoluer les concepts les plus basique de la guerre, et le cadre militaire strict était aussi immuable que la guerre elle-même.

Brunhild pouvait s'estimer chanceuse, élevée avant tout par une femme générale impitoyable, elle était déjà habituée a faire de nombreuses choses elle-mêmes, mais pour d'autres, surtout les nobles, il s'agissait parfois d'un cauchemar, habitué qu'ils étaient depuis leurs naissances d'avoir tout effectué par des serviteurs. D'ailleurs, depuis les premières semaines, l'effectif s'était drastiquement réduit, ceux jugé finalement inapte était impitoyablement redirigé vers des écoles moins prestigieuses, car ils n'auraient pas l'occasion, du moins pas tout de suite, de devenir Officier. Pour les autres, le parcours continuait, chaque jours des exercices physiques plus dur et intense la matinée pour ensuite, après un repas souvent limité, amener les aspirants sur les cours théoriques de stratégies, tactiques, théorie et Kriegspiel, en bref, de quoi nous faire comprendre de quel façon les élèves étaient censé encadrer le personnel militaire une fois qu'ils auraient accédé aux fonctions qui les attendaient a la suite de ce long cursus scolaire. Il arrivait cependant que cette routine soit troublée : une fois, le Colonel Holland avait servit un repas bien plus copieux que d'habitude et personne ne s'était méfié, le footing qu'il imposa ensuite durant toute l'après midi fut... Dévastateur...

Quoi qu'il en soit, aujourd'hui, les élèves devaient s'attendre une nouvelle fois a un programme bien chargé : probablement divers parcours du combattant dès le matin, le genre de chose qui soit vous donnez le coup de fouet nécessaire pour la journée, soit au contraire vous enfoncez définitivement et vous plongez dans un sommeil involontaire dont vous sortirez dans la cellule d'isolement pour sept jours... Fort heureusement, cela n'était encore jamais arrivée. Les cadets durent rapidement faire face a la figure autoritaire du Lieutenant Johnson, un peau de vache notoire qui n'était pas du genre a faire des blagues. Une fois encore, il se lança dans un long discours sur le fait que les aspirants n'étaient rien de plus que de vulgaire gamins qu'ils fallait changer en véritable Terran et non pas en mauviette, ce qu'avait naturellement fait leurs parents depuis des années. Brunhild savait que ce n'était pas son cas, mais oser l'ouvrir pour contester ses dires serait faire preuve du contraire, dans l'armée, contredire un supérieur, même lorsqu'il ne déblatérait que des stupidités, valait un sale quart d'heure et elle ne tenait absolument pas a se faire remarquer de la mauvaise façon. Il annonça ensuite le programme de la journée : encore et encore des épreuves sportives : saut d'obstacle, entraînement a l'arc, escalade... Rien ne leurs seraient épargner. Toutefois, alors qu'il lançait le signal de départ, il leva la main vers l'héritière avant de reprendre la parole

« Pas vous Mayfair ! Il faut qu'on parle... »

Surprise, la jeune femme resta droite et attendit de savoir ce que le sous-officier voulait. Quelques-uns de ses camarades la regardèrent avec un air limite compatissant, chacun s'imaginant qu'elle avait du faire un écart quelconque qui allait lui attirer les foudres de l'homme lui faisant face, mais ils n'eurent que bien peu de temps pour cela, car Johnson les remarqua et leurs aboya que s'ils ne se décidaient pas a partir immédiatement, ils allaient connaître la puissance de son coup de pied dans leur fesses. Sachant qu'ils ne valaient mieux ne pas le provoquer, ils préférèrent partir au pas de charge, ils avaient certes du respect et de la considération pour Brunhild, mais pas au point de risquer de se prendre un blâme de ce tyran pour avoir soutenue une amie dans le besoin... Pas très Terran, mais terriblement humain et réaliste contenu du comportement du lieutenant ! L'héritière Mayfair essayait de ne pas se faire d'idée, mais lorsque ses quelques amis furent parti, le regard du lieutenant s'assombrit d'une manière grave ce qui l'inquiéta plus encore. Un élève avait-il fait une manipulation pour la faire accuser de quelque chose qu'elle n'avait pas commis ? Dans ce genre d'instant, l'on en vient a imaginer n'importe quoi, alors qu'en réalité, la situation était bien plus simple que celle-ci.

« Mayfair, vous allez retourner dans votre chambre et prendre votre équipement standard, je ne veux plus vous voir avec cette épée et ce bouclier dans les exercices, c'est bien compris ? »
« Affirmatif lieutenant ! »

La jeune femme, au premier abord, ne rechercha pas a comprendre, salua son supérieur et se dirigea directement vers sa chambre afin de pouvoir changer d'équipement. Jusqu'à présent, elle s'était toujours entraînée avec l'épée Sanguine et le Bouclier du Chaos car officiellement, le règlement autorisait l'emploi d'un équipement personnel, d'autant plus lorsqu'il s'agissait d'un héritage familial. Johnson désirait peut-être éviter qu'elle attire sur elle la convoitise des autres élèves ? La question du pourquoi l'effleura, toutefois, elle ne rechercha pas particulièrement a y répondre, il avait donné un ordre, elle devait y obéir. Une fois dans sa chambre, une petite pièce équipée d'une manière spartiate, elle rangea donc son arme et son bouclier dans leur mallette attitrée avant de prendre l'épée et le bouclier fournit par l'école pour les entraînements, un matériel beaucoup standard, robuste et efficace, mais sans charme particulier ni même d'efficacité réelle. Sur le chemin du retour, la question devenait de plus en plus prégnante, mais elle ne pouvait se permettre de la poser de but en blanc, sinon le lieutenant allait répondre comme la peau de vache qu'il était... Au final, il n'y avait qu'une seule façon d'avoir une chance de le savoir...

« Je demande la permission de parler Lieutenant »
« Accordé Mayfair, mais grouillez-vous, vous êtes déjà en retard!
« Pourquoi ce changement d'équipement ? »
« Soyez attentive Mayfair, n'avez-vous pas remarquer que plus de la moitié des membres de votre promotion vous évite. Cette lame leur fou les jetons ! Hors, j'ai besoin que vous soyez tous solidaire et au top, donc je prend les décisions qui s'imposent, allez au boulot maintenant ! »

La jeune femme approuva de la tête, salua puis se dirigea sans plus tarder vers le terrain d’entraînement. Elle n'avait qu'un début de piste, mais c'était toujours cela, même si pour le coup, elle avait l'impression que le mystère de l'épée Sanguine s'était épaissit davantage qu'il ne s'éclaircissait, mais s'était probablement le lot de tous les mystères du monde...

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La fin des études approchaient, doucement mais sûrement, Brunhild avait fait son nid a Albio. Elle avait suivit les conseils de Johnson, gardant l'épée sanguine dissimulée, ce qui lui avait finalement permis de se faire plus d'ami, puis de rejoindre un groupe d'étudiant aventureux composé autant de nobles que de gens du peuple recherchant simplement a vivre le grand frisson de l'aventure. Avec eux, l'héritière Mayfair découvrait une certaine joie de vivre, quelque chose qui lui rappelait invariablement son maître danseur ainsi que ses rêves d'enfants, alors qu'elle voyait encore sa mère comme une héroïne sans peur et sans reproche, ce qui était toujours le cas ceci dit. Elle était penchée sur la thèse qu'elle défendait sur l'emploi des unités de reconnaissance, dont elle avait fait son cheval de bataille au sein de l'école, au grand dam de beaucoup de ses amis qui considérait cela comme une voie suicidaire, mais la jeune femme de vingt ans était toujours aussi obstinée et travaillait avec acharnement. Toutefois, le groupe souhaitait aussi profiter encore un peu de la vie et aller a l'aventure et Brunhild avait l'intention de les suivre. Même si elle était plus effacée que la plupart, elle appréciait leur compagnie, rafraîchissante et agréable.

L'objectif de ce complot estudiantin était assez simple et terriblement stupide : partir pendant le couvre feu de la nuit afin de pouvoir visiter quelques peu les rues d'Hystia et rejoindre une taverne quelque peu sordide tenue par la mère de l'un des conspirateurs. Cette dernière l'avait mise au défi de quitter l'école sans se faire voir et renier une parole était impossible pour un Terran, il fallait qu'il le fasse. Les autres, Brunhild y compris, s'était alors échiné a construire un plan, fouillant chaque recoin, dessinant sur des feuilles dissimulée dans les endroits les plus improbables les plans des lieux afin d'en connaître les portes dérobées et suivre une stratégie, après tous, ils allaient devenir les stratèges de la nation, s'ils n'étaient pas capable de s'évader, ils feraient alors de très mauvais prisonniers en cas de coup dur ! La jeune femme entendit d'un seul coup trois coup frapper a sa porte, elle savait qu'il devait s'agir d'un membre de leur bande. Généralement, on venait la voir pour un conseil dans un exercice ou simplement prendre un peu de ses nouvelles, avoir une jeune femme mariée était rare a Albio, mais cette fois, la jeune fille qui lui face quand elle ouvrit la porte ne s'attarda pas.

« C'est pour ce soir Brunne ! »

L'héritière hocha la tête puis referma la porte. Enfin quelque chose d'intéressant a se mettre sous la dent. Elle n'avait toujours pas compris pourquoi on la nommait Brunne, mais dans le fond, pourquoi pas, cela lui permettait au moins, comme les autres, d'avoir un surnom qui lui donnait une identité dans ce groupe. Bien qu'elle fut très sérieuse, et l'était toujours, pour preuve, plutôt que de céder a l'excitation, elle était retournée a son devoir sans mot dire, elle n'avait finalement pas résister a cette ambiance estudiantine qui poussait naturellement vers le jeu et le goût du risque, l'accomplissement de choses insensées et stupide, mais qui permettait également de profiter de la vie. Finalement, malgré les sermons, chaque jours sans cesses plus carré et la somme de travail, de jeunes adultes restaient de jeunes adultes et même les futurs cadres de la nation avaient parfois besoin de décompresser, bien que ses amis avaient trouvé Brunhild flippante lorsqu'elle avait construit un véritable comité d'évasion et assignée a de nombreux collaborateur la surveillances des rondes afin de connaître leur tempo a la seconde près... Désormais, le plan allait se réaliser et elle espérait bien que tout se déroulerait sans accroc...

Trois heures plus tard...

Le plan avait parfaitement fonctionné, la petite dizaine d'élèves étaient finalement parvenue a semer l'univers de l'école d'Albio en violant le couvre feu et, maintenant hors de portées des gardes, ils pouvaient enfin se rendre a la taverne de leur ami afin de pouvoir lui faire gagner son pari. Cette entreprise insensées les rendaient particulièrement fier d'eux, ce qu'ils ne seraient probablement plus le lendemain, même s'ils allaient entrer d'une certaine façon dans la légende de l'école, mais qu'importe, pour le moment, ils profitaient de la fraîcheur de la nuit ainsi que du décorum nocturne d'Hystia, bien différent de celui de jour auquel ils étaient habitués. La taverne n'était pas située a l'endroit le plus chic de la ville, mais en tant qu'élève d'Albio, les élèves se sentaient tout puissant, ils faisaient partie de l'école militaire la plus coté du pays, d'Albion toute entière et ne pouvait donc pas risquer grand choses, mêmes dans des rues qui pouvaient être mal famée. La providence fut toutefois avec eux lors de cette soirée, car ils rejoignirent finalement le point de rendez-vous sans encombre et entrèrent d'un pas décider, Brunhild fermant la marche, mais adoptant le même pas de conquérant de ceux qui avaient réussit l'impossible et triompher !

Le fils prodige retrouva sa mère et alla empocher l'argent promis, fanfaronnant comme un coq, tandis que finalement, le groupe d'ami se dissous rapidement afin de pouvoir profiter de la soirée. Étant donné qu'ils avaient aidé son fils, les autres étudiants avaient le droit a consommation a volonté, ce qui était une très mauvaise idée pour le lendemain... L'héritière Mayfair en avait conscience, mais elle ne se voyait absolument pas leur déconseiller sous l'excuse de la prudence, sinon, ils n'auraient jamais quitté l'école... Soupirante, elle ce décida a rejoindre le comptoir et prit également un verre. Dans le fond, elle se demandait soudain ce qu'elle fichait ici, même si l'ambiance lui plaisait, on riait, jouait, il y avait même une arène pour des duels a l'épée de bois, autant dire qu'il y avait de quoi s'amuser ici et que l'endroit était typiquement Terran : chaleureux et solidaire ! Mais après seulement quelques gorgées de l'alcool qu'on lui avait servie et alors qu'elle reposait son verre sur le comptoir, elle reçu une énorme tape amicale dans le dos et entendit une voix qu'elle reconnu immédiatement, bien qu'elle ne s'était absolument pas attendue a l'entendre aujourd'hui !

« Brunhild ! Par tout les diables d'Albio, je te croyais a l'académie ! Qu'est-ce que tu fait la ? »
« Eh bien, je passais par là, accompagnant quelques amis et je me suis dit : « Et si j'allais voir ce bon vieux Hector ! » et me voilà ! »

Beau frère et belle sœur se serrèrent la main puis commencèrent a discuter de choses et d'autres. Les débats s'animèrent sur la place de l'école d'Albio, les problèmes d'une formation trop carré par rapport a celle du terrain, bien plus efficace, une chose sur laquelle les deux se retrouvaient facilement, mais Brunhild visait l'excellence et pour cela, il fallait avoir fait Albio ! L'héritière Mayfair parla de ses idées pour sa thèse ainsi que de son entraînement physique quotidien. Désormais totalement femme, elle affichait une beauté certaine, bien qu'elle était également très masculine par certain côté, mais elle s'en moquait en réalité, elle était déjà mariée, elle ne voyait plus vraiment d’intérêt a plaire ou séduire, elle n'y avait jamais vu quelque chose d'intéressant, ne vivant que pour la réalisation de ses rêves dans son amour du combat. Au final, Gareth lui proposa un défi : ils iraient tout deux dans l'arène afin de pouvoir savoir lequel des deux étaient le meilleur et voir si une formation académique d'Albio pouvait valoir son expérience sur le terrain. L'héritière Mayfair accepta immédiatement et chacun alla rechercher une épée de bois afin de monter dans l'arène.

Dans le fond, elle s'estimait déjà heureuse que cela ne se fasse pas a coup de poing, sinon, elle n'aurait probablement eue aucune chance de l'emporter. Gareth était un colosse la dépassant d'au moins trois tête et ce solide gaillard devait savoir s'y prendre en matière de boxe, alors que le pugilisme de Brunhild était basée sur la subtilité et l'exploitation de la souplesse au maximum pour pouvoir vaincre. Toutefois, ses critères entreraient également en ligne de compte dans un duel a l'épée, elle en était certaine et dès le premier échange, elle réalisa rapidement qu'elle ne pourrait pas le combattre dans ce domaine, même si elle y mettait toute sa bonne volonté et qu'elle disposait d'une poigne plus qu'impressionnante. Ses amis s'étaient réunit autour de l'arène pour l'encourager, tandis que les hommes de son beau frère étaient certain que leur officier parviendrait a vaincre cette opposition venu d'Albio. Elle devait défendre l'honneur de l'école et allait donc faire usage des techniques qu'elle lui avait enseignée afin de pouvoir combattre celui qui s'était fait le devoir d'être son anathème. Cette réaction de fierté était une erreur monumentale toutefois, la jeune femme aurait rapidement l'occasion de s'en rendre compte.

En effet, Gareth connaissait toutes les bottes académiques et les paraient avec une grande célérité. Il essayait pourtant lui-même de l'encourager, répétant des phrases comme « Allez, je sais que tu vaux mieux que cela ! » ou encore le particulièrement frustrant « Que dirait Deirdre si elle te voyait ? » mais rien n'y faisait, ses techniques n'étaient tout simplement pas suffisante pour venir a bout de la défense d'un Gareth qui ne semblait même pas a fond, ce qui engendrait une source de frustration supplémentaire pour Brunhild, qui ne tenait pas a se faire humilier devant ses meilleurs amis par son beau frère, aussi grand, beau et fort soit-il ! Si elle voulait redresser la barre, il fallait qu'elle cesse de se battre. Elle recula donc un instant afin de reprendre un peu son souffle et ferma un instant les yeux, se souvenant de toutes les leçons apprise avec son maître d'arme. Il était temps de changer de tactique, de devenir plus imprévisible et aérienne, de retrouver ses véritables qualité et pas seulement celle que lui avait enseigné Albio, aussi utile soit-elle. Elle accéléra soudain, regagnant l’intérêt des spectateurs et regonflant le moral de ses amis, qui s'était trouvé jusqu'ici en berne.

Les attaques se faisaient plus vive, elles visaient a déstabiliser Hector en l'attaquant a de très nombreux points a grande vitesse afin de le forcer a maintenir constamment sa garde. Elle reculait rapidement ensuite afin de pouvoir anticiper ses attaques, n'hésitant guère a aller jusqu'à fléchir les genoux afin d'avoir un meilleur appuis pour disposer de plus de force pour accueillir ses attaques dévastatrice. Satisfait, l'homme décida également d'accélérer l'allure et prouva qu'il savait faire preuve d'une souplesse qu'elle n'aurait jamais soupçonnée, toutefois, elle restait dans ce domaine meilleure que lui, simplement, c'était plus difficile d'exploiter clairement cet avantage dans ses conditions. Brunhild se permettaient toutefois d'en rajouter, en adoptant des poses apprise de son maître d'arme, qui était bien plus celle d'une danseuse que d'une guerrière accomplie, mais qui était efficace, entraînant le tonnerre d'applaudissement du public. Hector se prit au jeu, et bientôt, leur duel ressembla davantage a une interprétation artistique, les deux adversaires se lançant des répliques bien sentie, plus envolée pour Brunhild et bien plus terre a terre pour Gareth, mais tellement magnifique en même temps ! Au final, ils en revinrent en position de garde, après trente minutes d'échange, épuisé et sachant qu'il s'agissait de leur ultime passe d'arme.

Chacun chargea avec un objectif : désarmer l'autre afin d'être déclaré vainqueur. Les deux lames de bois s'entrechoquèrent et se fuirent, laissant un instant les spectateurs ahuri, puis... Volèrent tout deux dans le ciel dans un mouvement improbable qui surpris beau frère comme belle sœur. Les deux combattants se stoppèrent, regardant leurs deux armes de pacotilles voler au dessus d'eux, puis éclatèrent de rire devant le ridicule de la situation. Tombant dans les bras l'un de l'autre, ils décidèrent qu'ils en avaient assez fait et allèrent de nouveau se restaurer autour d'une bonne bière locale, le sourire aux lèvres. Après tout, la soirée ne faisait que commencer et maintenant, ils avaient encore probablement bien d'autres choses a se dire...

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Cette épisode nous valut un joli savon et six mois de corvées sans interruptions, toutefois, nous pouvions facilement considérée cela comme une réprimande légère au vu de ce que nous aurions put risquer. Ils nous ont longuement interroger a propos de notre plan et furent particulièrement impressionné par la manière dont nous avions ficelée cette pseudo-évasion, je crois que c'est cela qui nous a sauvée. En fait, je peux vous assurez qu'il fut bien plus simple d'endurer ses corvées que les réprimandes ainsi que le regard que mère posa sur moi lorsqu'elle apprit la nouvelle. Mais revoir Hector ainsi que passer une soirée dans une vraie taverne Terran, avec de vrais citoyen et non plus des nobles ou des étudiants, fut particulièrement instructif. Au moins, maintenant, je savais exactement pour qui nous nous battions, pour qui nous allions mettre en jeu notre honneur, sacrifier nos vies... Et j'étais fier d'avoir embrassée cette cause dès mon plus jeune âge, ses gens simples, disposant de chaleur humaine et d'un vrai sens de l’accueil méritaient que quelqu'un prenne leur défense. J'ai terminée ma dernière année de manière plus studieuse et je puis vous affirmez que j'ai terminée Major de ma promotion. L'on m'a promus Capitaine d'une unité de Cavalerie Légère, résultante de ma thèse sur son emploi, et je fut assignée a un rôle de reconnaissance et de harcèlement des bandits et espion dans le Nibelungen. Ce qui signifiait que je retournais la case départ. Mes retrouvailles avec ma famille furent compliquée : les choses avaient encore empirées entre mère et Morgane et mon mari était toujours aussi irascible. Malgré plusieurs tentatives, je ne tombais pas enceinte, ce qui le mettait dans une rage folle. Je connu le doute, et réalisa qu'il y avait quelque chose que les autres filles subissaient et que je n'avais connue seulement lorsque Morgane m'en parla. Je réalisais ainsi de la manière la plus cruelle qu'il soit que j'étais différente, stérile... Et mon mari fini par l'apprendre, ce qui lui fit commettre sa dernière erreur...

Extrait du Journal Intime de Brunhild Mayfair.

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Ven 3 Mai - 12:54
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En un seul instant, tout fut clair. Toutes les forces de la Magie prirent enfin un sens lorsqu'elles furent transcendées par le pouvoir du Chaos. Aucune montagnes n'étaient assez éloignées, aucune cités isolée... Affrontez moi, et vous périrez !
An zéro, citation d'un livre de l'Empire d'Eholis attribuée a une certaine Mona Mayfair, datation de la citation inconnue


Une bataille d'un autre âge, une silhouette féminine se tenant l'arme a la main, épée sanguine et bouclier sanglée, tenant tête a dix rois coalisé dans le simple objectif de la faire chuter de son trône. Une bataille impitoyable et sans merci a une contre dix, qui pourtant semblait tourner a l'avantage, contre toute attente, de la seule femme. L'épée Sanguine tournoyait, bloquant les attaques de ses adversaires qui ne pouvaient pas attaquer tous en même temps en étant sur cheval. Les protagonistes parlaient des langages incompréhensible, mais nul doute a l'expression de leurs visages qu'il s'agissait de paroles de haine et d'insulte caractérisée. La jeune femme combattaient avec grâce, elle était l'incarnation d'une beauté ténébreuses et ses armoiries, bien que plus primitive, ne laissait que très peu de doute sur ses origines... Elle parvint a briser la garde de l'un de ses adversaires et avec rage, lui trancha la tête d'un coup net, un seul avait suffit malgré la lourde cotte de maille du roi vaincu. Toutefois, le visage grimaçant qui gisait désormais sur le sol n'était pas celui d'un roi vaincu de jadis. Non, c'était celui de Pat Gareth...

Brunhild s'éveilla en sursaut pour découvrir ce qui aurait très bien put être sa fin : la silhouette de son mari, ivre de rage, brandissant sa claymore au-dessus du corps nue de sa femme. Cela faisait bien longtemps qu'ils faisaient chambre a part, il ne venait dans la sienne que pour faire l'amour, puis disparaissait aussitôt, incapable de supporter plus longtemps sa présence, ce qui permettait a sa femme de dormir avec l'épée sanguine sous son traversin. Il remarqua bien qu'elle était soudainement éveillée et tenta de saisir sa chance pour en finir, mais ce cauchemar avait eue le mérite de la tirer de son sommeil de manière brutale, lui permettant de faire appel a tous ses réflexes : elle se saisit rapidement de son épée, pencha la tête pour échapper a la morsure de celle de son adversaire et roula rapidement sur le sol, provoquant une douleur légère sur son flanc qui était handicapante, mais pas suffisamment pour l’empêcher de combattre. Un matelas et une taie d'oreiller ne serait toutefois jamais suffisant pour retenir sa lame, aussi recula-t-elle quelque peu afin de gagner une distance de sécurité avant de se redresser et de se mettre en garde, ignorant totalement sa nudité, il était décidée a la tuer, il n'allait pas lui laisser le temps de se vêtir...

« Mais enfin, quel est celle folie ! »
« Silence, femme inutile ! Contente toi de mourir et fou moi la paix ! »

Ivre de rage, il se jeta sur elle tel un berserker, son regard montrait bien qu'il n'avait plus qu'un seul objectif : séparer la tête de son épouse de son corps. Il devait probablement avoir compris qu'elle ne serait jamais capable de lui offrir d'enfant, peut-être l'avait-il entendu discuter avec sa cadette... Si elle voulait vivre, il fallait qu'elle se défende et ce fut ce qu'elle fit, brandissant son arme et bloquant la lourde claymore, provoquant même des étincelles, l'épée Sanguine s'opposant de toute sa qualité a l'acier plus rudimentaire de la claymore adverse. Le fait qu'elle se soit éveillée avant qu'il ne puisse commettre son forfait le rendait tout simplement fou, il ne tolérait pas qu'une fois encore, elle fasse obstacle a ses plans. Si elle était morte, alors il aurait fait quelques temps le deuil puis se serait rechercher une nouvelle épouse, mais ici, comme Deirdre l'avait roulé en lui vendant sa fille stérile, il avait l'impression que Brunhild faisait de même en refusant de mourir. Il haïssait les femmes, dont il n'avait aucun respect et qu'il traitait comme des reproductrices. Même son frère, Hector, le détestait, plusieurs fois, l’aînée Mayfair put compter sur son soutien contre son mari, mais jamais elle ne s'était comportée en victime et jamais elle ne lui ferait ce plaisir.

Coincée dans un espace confinée, c'est-à-dire l'un des nombreux couloirs de la chambre, avec des douleurs sur le flanc et quelques membres encore engourdie, Brunhild ne pouvait pas faire grand chose hormis concéder du terrain en gérant les assauts brutaux sans aucune subtilité de son mari. Reculant sans cesse, elle espérait bien le mener vers le grand hall afin de régler ses comptes avec lui directement dans cet endroit ou elle pourrait enfin faire parler tout son talent sans prendre le risque de prendre un grand coup de moulinet de la claymore sur le corps, ce qui signifierait sans aucun doute sa fin. Malgré les cris de rages et le fracas provoqué par les épées, une jeune servante, celle qui servait le petit déjeuner de Brunhild, avait fait son devoir et découvrit la scène avec stupeur : elle hurla en lâchant son plateau avant de fuir totalement horrifiée. L'héritière Mayfair le savait, si elle échouait, il massacrerait probablement tous les serviteurs après elle dans l'unique objectif de pouvoir effacer les témoins et s'assurer que Deirdre ne pourrait pas grand chose contre lui, mais elle ne le laisserait pas faire... Nouveau coup circulaire, sans subtilité, qui faillit séparer les jambes de Brunhild de son corps, mais elle se baissa suffisamment pour y échapper. Cette fois, la Claymore s'enfonça dans le mur, ce qui la rendrait plus difficile a tirer.

Profitant du répit, aussi court soit-il, Brunhild fit demi-tour et couru probablement plus vite qu'elle ne l'avait encore jamais fait dans son existence, la porte du hall était juste en face d'elle et si elle parvenait a l'enfoncer, alors elle aurait atteint son objectif. Plutôt que d'essayer de la trancher de l'épée sanguine, ce qui aurait était faisable, mais bien trop long, elle décida de foncer l'épaule la première dedans a pleine vitesse, déployant ainsi assez de force pour pouvoir la faire sortir de ses gonds, mais terminant sur le sol avec elle. Oubliant la douleur et se retournant, elle découvrit son mari, le visage plein de haine, déjà sur elle dans l'objectif avoué de lui planter l'épée dans le ventre. La jeune femme n'échappa a ce funeste destin qu'avec une roulade bien sentie et se redressa afin de pouvoir enfin inversé la tendance. Cette fois, elle pouvait repartir a l'assaut sans coup férir, profitant du large espace pour pouvoir faire parler son agilité. La haine de Pat l'aveuglait, ce qui le rendait beaucoup moins dangereux, elle n'avait juste qu'à attendre le bon moment... La voir repartir a l'offensive ainsi le rendait ivre de fureur, il ne comprenait pas qu'elle puisse lui résister ainsi nue, alors que par deux fois, il avait eu l'impression qu'il tenait enfin sa vie entre ses mains, bien plus toutefois qu'il ne l'avait fait a chaque fois qu'ils avaient fait l'amour...

« Pourquoi refuse tu de mourir sotte ? Une femme qui ne peut faire d'enfant ne sert a rien ! Tout le monde te tournera le dos, en réalité, je te rend service ! »

Brunhild fit l'effort d'ignorer cette pique, même si elle savait qu'il y avait une part de vérité dans le bas monde cruel ou elle vivait. Pour les nobles, les femmes stériles ne pouvaient perpétuée la lignée, elle ne servait a rien... Avouez cette tare a sa mère serait la chose la plus difficile qu'elle aurait a faire, toutefois, elle vit enfin ce qu'elle attendait : une faille béante dans la garde de son homme. Elle s'y jeta avec abnégation, se collant pratiquement contre lui en enfonçant avec force la pointe de l'épée sanguine dans son cœur. Celle-ci traversa les vêtements et le corps de son mari comme du beurre alors que de sa main libre, elle retenait le corps du géant pour le forcer a s'empaler le plus possible sur l'épée. Des flots sanguins giclèrent et la tachèrent, mais la haine avait prit le dessus, elle était devenue forte et intense et elle ne souhaitait plus qu'une seule chose : le voir souffrir encore et encore et encore... Sachant qu'il n'en avait plus pour très longtemps, elle murmura a son oreille les dernières paroles qu'il entendrait de son existence, d'une voix froide et sans aucune pitiés, tel l'avatar de sa propre mère.

« Tu avait perdu depuis le départ, j'ai toujours était la meilleure de nous deux. Savait-tu que l'épée Sanguine était surnommée « La Faiseuse de Veuve » ? Maintenant, tu comprend pourquoi... Va donc pourrir avec toutes ses victimes, immonde créature ! »

Walkyrie :


Malgré toute la force de haine lorsque je l'avais transpercée et libérer enfin des années de frustration et de colère, je savais qu'il avait dit vrai sur un point : j'allais tout perdre. J'ai laissé son corps sur le sol un moment et demander en premier lieu que l'on me prépare un bain. J'avais besoin de temps pour réfléchir, mais avant tout pour retrouver mes esprits et avoir de nouveau les pensées claires. Le contact de l'eau a quelque chose de revigorant, mais plutôt de me rester dans ce bain, je suis partie vers le lac qui se trouvait non loin de notre domaine, je ne supportais plus de voir le rouge sang dans l'eau. Je ne sais pas combien de temps j'y suis restée, plusieurs dizaines de minutes ? Plusieurs heures ? Je ne pouvais que constater amèrement que mon monde s'effondrait et que je ne pouvait rien faire pour l'en empêcher, rien faire pour échapper a mon destin. Jusqu'ici, je n'avais rien fait pour essayer d'échapper a mon destin et voilà que soudain, celui-ci prenait une route qui ne me plaisait guère, mais que je serais pourtant une fois encore obligée d'assumer : celle de la déchéance. Oh j'avais bel et bien une porte de sortie : tout abandonner et faire mes valises direction Ventus, changer d'identité, construire une nouvelle vie, j'étais suffisamment douée pour réussir au pays des cervelles égoïstes.

Mais je m'y refusais, je ne voulais pas abandonner Terra et ses gens simples vivant dans la camaraderie et la fraternité. J'avais jurée de les défendre et je le ferais, que je soit adoubée de titre de noblesse ou réduite a l'état de vulgaire roturière. Cependant, si la stérilité me rendait indigne d'hériter du destin de notre famille, le meurtre de mon mari, même s'il était réalisé en état de légitime défense, fragiliserait mon parcours dans l'armée et ferait de moi la paria qui n'a pas su construire l'idéal familial de la nation. Oh, je ne m'inquiétais pas pour mes hommes, eux me suivraient jusqu'au bout du monde, jusqu'à l'enfer de Lex sans même hésiter un seul instant, mais pour les autres, tout serait différent, surtout pour les officiers. Jeter opprobre sur une Mayfair était le genre d'occasion dont il devait rêver la nuit et je leur en apportait l'occasion sur un plateau d'argent. L'eau sur le corps eue au moins un mérite, celui de finir par me détendre. J'étais désormais prête a faire face a ma destinée et l'accepter, comme l'aurait fait n'importe quel Mayfair avant moi. Je fit préparer un messager pour que l'on prévienne ma mère et mon beau-frère, puis fit le nécessaire pour que le corps de mon mari soit préservé pour que sa famille puisse le reprendre.

Les réactions ne se firent guère attendre et furent celle que j'attendais : mère m'ordonna d'abord de rentrer a la demeure familiale puis fit changer la succession en faveur de Morgane, a la grande colère de cette dernière qui ne manqua pas d'exprimer une fois encore sa désapprobation, mais rien n'y fit, Deirdre resta inflexible. La seule chose qu'il me fut permis de conservée, c'était l'épée Sanguine et le Bouclier du Chaos : mère estimait que ma petite sœur n'était pas capable d'en assurer la garde, je porterais donc l'héritage familial jusqu'au moment ou les enfants de Morgane seraient assez grand pour pouvoir le revendiquer. Ma cadette du le vivre comme une humiliation, mais il ne s'agissait que de pragmatisme, comme d'habitude avec notre mère. L'amour n'existait pas chez cette femme, ou toutefois, elle veillait a ce que tout le monde croit dur comme fer a cette idée, nous comprises. D'héritière, j'étais désormais devenue le vilain petit canard, un enfant encombrant dont on ne savait désormais plus que faire. L’enquête officielle conclue rapidement sur un état de légitime défense dans un duel, ce qui m'évitait des poursuites judiciaires, toutefois, la rumeur circulaient et l'annonce du changement de la succession termina de ternir mon image.

Je dû affronter deux sortes de critiques : les premières, les plus répandues, étaient celle de machistes qui considéraient qu'une femme était déjà plus faible qu'un homme, mais que la stérilité les rendaient totalement inapte a combattre. La seconde, plus classique, mais plus insidieuse, voulait qu'il s'agissait de la marque de la malédiction familiale qui avait fait de moi une dame incapable d'enfanter. Bien entendu, j'essayais de ne pas y prêter attention, mais mes hommes semblaient bien moins enclins a les ignorer que moi-même : j'étais obligée de donner des sanctions a des militaires sous mes ordres dont la seule faute et d'avoir voulu me défendre a coup de poing contre les médisances de nobles stupides. Cette situation ne pouvait continuer et je savais que seul mon départ pouvait faire taire les critiques et rendre a mon unité ses lettres de noblesse, j'ai donc donner ma démission que l'état-major s'empressa d'accepter, lui aussi lassé de cette affaire qui s'était prolongé plusieurs mois. J'étais totalement brisée, sans aucune possibilité d'évolution sociale et je n'avais même pas le droit d'être mère, quand a l'amour, j'avais su avec mon premier époux qu'il ne frapperait jamais a ma porte. En gros, je perdais la volonté de vivre jour après jour...

Pourtant, une solution me vint finalement a l'esprit : la chevalerie. Même si j'y rencontrerais probablement les mêmes problèmes qu'à l'armée, rentrer dans le rang en tant que simple écuyer d'un chevalier me permettrait de me faire oublier suffisamment longtemps tout en m'offrant le temps nécessaire pour me reconstruire une nouvelle vie. L'Ordre de la Walkyrie, celui qui était située sur les terres du Nibelungen, était l'héritage de notre ancêtre Meredith Mayfair et sa forteresse était située dans la même chaîne de montagne que notre domaine. Composé uniquement de femme, il représentait la fine fleur de la chevalerie Terrane et je me décidais a m'y engager, emmenant mes maigres possessions personnelles avec moi. Je n'aurais aucun problème pour entrer : ma mère était l'une des plus généreuse donatrice au budget de l'Ordre et c'était le seul endroit de Terra ou le nom de Mayfair était traité avec un véritable respect et avec honneur, les filles de l'Ordre devant beaucoup a notre famille qui avait fait ses jours glorieux et lui avait donné la réputation élitiste dans Albion toute entière. Dans la Walkyrie, j'ai retrouvée le goût de la vie ainsi qu'un objectif qui me fit avancer sans craindre le lendemain, j'étais de nouveau moi-même et je trouvais aux contacts des chevaux un lien que je n'avais plus depuis Albio, ses nobles créatures offrant leurs attentions et réconforts sans rien attendre en échange.

Extrait du Journal Intime de Brunhild Mayfair.

« Et vous croyez vraiment que je vais m'abaisser a faire ce genre de truc ? Vous pouvez toujours rêver ! »

Bien qu'incontestablement féminine, cette voix tonnant dans le hall de la forteresse de l'Ordre de la Walkyrie était très différente de celle des membres de cette sororité guerrière, d'habitude plus prompt a la modestie ainsi qu'à la retenue plutôt qu'à l’insubordination. Mais c'était la force comme la faiblesse des ordres de chevaleries d'accepter tout le monde afin d'offrir une seconde chance a ceux qui avaient commis des erreurs et parfois, cela donnait de véritable cas difficile comme celui de cette matinée. Âgée désormais de vingt sept ans et devenue chevalier au sein de l'Ordre, Brunhild pensait pouvoir consacrer sa matinée au soin de son cheval ainsi qu'à la rédaction de son traité de stratégie, qu'elle peaufinait, raturer et recommencer alors sans cesse, mais le son de cette bravade parvint jusqu'à ses oreilles, pourtant guère très attentive lorsque la demoiselle était plongée dans ses écritures sur l'art guerrier. Il fallait dire tout de même que pour pouvoir faire abstraction du son de la voix de la furie qui se déchaînaient désormais dans le hall de la forteresse, il fallait être complètement sourd et jusqu'à présent, l’ouïe de la guerrière restait sans défaut. Bien qu'elle aurait très bien put ignorer l'incident, la jeune femme était curieuse de savoir de quoi il en retournait et décida donc d'aller se rendre compte par elle-même de qui infligeait cette cacophonie a ce lieu si simple.

L'aînée déchu des Mayfair avait fait son chemin et s'était battue bravement afin de faire oublier son nom et de se faire un véritable prénom, de faire oublier ses différences et se faire accepter pleinement. Elle avait d'abord surprise : ses antécédents, malgré les soucis rencontrées, étaient encore excellent et après avoir fait le dos rond quelques temps, les Walkyries semblaient persuadées qu'elle pourrait faire un coming out. Mais elle avait insisté et la politique de l'ordre n'étant pas de refuser l'asile a celles qui le demandaient, Brunhild fut acceptée, mais elle ne reçu aucun traitement de faveurs. C'est lors d'un tournoi organisé entre plusieurs ordres de Chevalerie qu'elle fut officiellement adoubée comme Walkyrie après avoir remplacée au pied levé son propre Chevalier, souffrante pour des raisons qui restait aujourd'hui obscure. Désormais, elle se déplaçait dans une magnifique armure de couleur argenté et s'était même fabriqué une épée et un bouclier runique assorti, afin de ne plus être forcée de toujours faire usage de la Faiseuse de Veuves, dont la réputation avait atteint les Valkyries, Meredith Mayfair l'utilisant comme arme principale, bien qu'elle fut tout aussi incapable que Brunhild de faire appel a sa puissance.

Comme n'importe quel personne en armure, elle produisait un cliquetis caractéristique lorsqu'elle se déplaçait, mais désormais, elle s'y était habituée et n'y prêtait plus réellement attention, il s'agissait de l'inconvénient principal de se déplacer avec de nombreuses pièces d'armure sur soit, et encore, la sienne était tout de même plus discrète, étant donné qu'elle avait chassé de nombreuses pièces qu'elle jugeait inutile, car trop fragile ou pas assez exposée a son goût. Une fois dans le hall, elle put observer un temps d'une position surélevée la responsable du chahut qui ne décolérait pas. Il s'agissait d'une belle jeune femme, plus jeune que Brunhild, dotée d'une chevelure rousse flamboyante ainsi que de formes généreuse, bien plus que celle de l'aînée des Mayfair. Elle était vêtue d'une tenue modeste et s'exprimait dans un langage qui évoquait davantage celui du peuple que celui de la noblesse, mais la jeune femme la trouvait intéressante. Elle n'avait toujours pas d'écuyer et elle ferait peut-être l'affaire, malgré son caractère difficile. Se rapprochant quelque peu, elle décida de s'interposer verbalement, en offrant son assistance a sa sœur d'arme actuellement en difficulté avec la jeune femme.

« Il y a un problème, Walkyrie Hélène ? »

Les deux femmes tournèrent leurs regards vers Brunhild, avec la formation d'Albio, cette dernière conservaient une certaine forme d'autorité dans certaine de ses intonations et ses consœurs se montraient assez bienveillantes pour vouloir lui pardonner, sachant qu'il ne s'agissait que d'écart involontaire née de l'habitude. Humble et disponible, la fille de Deirdre fut rapidement adoptée et appréciée au sein de l'Ordre de la Walkyrie et désormais, elle faisait partie de celles dont-ont louait le plus les mérites, représentant une fiertés de l'ordre et même d'après certain une candidate naturelle pour la succession au poste de Grand Maître, mais c'était des pensées qui dépassait totalement l'héritière déchue qui se concentrait désormais uniquement sur son devoir de chevalier. Hélène, une magnifique femme a la chevelure blonde, s'inclina rapidement en guise de salut, un salut qui fut d'ailleurs rendu par Brunhild, avant de répondre a la question. Elle le fit d'une voix neutre et plutôt claire, tandis que l'autre avait croisé les bras de manière renfrogner, apparemment, elle souhaitait se trouvait partout, sauf ici.

« Rien d'important Walkyrie Brunhild, mademoiselle ici présente prend connaissance des devoirs de notre communauté... »
« Devoir de mes deux ! Laissez tomber, j'ai jamais curer les chiottes de personnes et je ne vais pas commencer pour des vulgaires canassons ! »
« Et vous êtes mademoiselle ? »

Brunhild descendit les marches des escaliers avec une certaine grâce, ce retenant juste pour la forme a la rambarde tout en observant cette aspirante droit dans les yeux. Elle était dotée d'une très forte volonté, cela ne faisait aucun doute. Les regards étaient les parties les plus expressives des êtres humains, rares étaient ceux capable de dissimuler ce qu'ils pensaient dans leurs regards et cela jouait naturellement en faveur de Brunhild qui avait appris a lire a l'intérieur. Si elle devait se faire une idée, cette femme a la chevelure de flamme devait probablement avoir déjà connu le combat d'une façon ou d'une autre, elle n'avait pas peur de se battre, ni même de tuer, quelque chose qu'elle avait probablement déjà fait. Si l'on parvenait a lui instruire la vie militaire, elle deviendrait l'alliée la plus fiable et l'une des plus douées que l'Ordre de la Walkyrie pouvait obtenir, mais dans le cas contraire, alors la Sororité guerrière ne pourrait rien pour elle et elle finirait probablement rattraper par la justice, mais pour l'instant, un duel de volonté s'était engagé afin de savoir qui aurait finalement le dessus, elle, où l'ordre de chevalerie. Hélène était dépassée, elle était plutôt du genre impétueuse que diplomate, mais elle accomplissait l'office d’accueil comme tous le monde, a tour de rôle.

« Mira Han ! Et je te conseille de t'en souvenir si tu veux me chercher des noises le saumon ! »
« Bien. Vous n'étiez pas sans savoir ce qu'est l'Ordre de la Walkyrie avant de vous engagez, je suppose que vous l'avez fait pour une bonne raison. Quelqu'un dehors vous menace, probablement la loi que vous recherchez a fuir en obtenant une nouvelle « virginité » dans le service auprès de la Chevalerie. »
« Et alors ? »
« Alors vous devez croire que comme vous êtes effrayante et que vous avez de l'expérience, l'on fera de vous rapidement une Walkyrie et vous ferez ce que vous voulez, n'est-ce pas ? »
« Cesse donc de tourner autour du pot et accouche veux-tu ? »

L'insulte atteignit quelque peu Brunhild, qui ne s'y était pas attendu, parler d'accouchement et de maternité était toujours quelque chose de difficile, elle vivait avec sa stérilité depuis pas mal d'années, mais ne l'avait pas encore totalement acceptée. Toutefois, elle se maintint droite et alla jusqu'à la grande porte de la forteresse. Elle ne pouvait pas se permettre d'être faible maintenant, sinon elle donnerait un point a cette jeune femme et pour obtenir son respect, il fallait qu'elle soit capable de lui tenir tête et de lui prouver qu'elle serait inflexible. Avant d'entreprendre toute autres actions, elle repris la parole afin d'exprimer plus clairement son point de vue.

« Les ordres de chevaleries ne sont pas forcément très regardant sur leurs recrutement, n'importe qui peut entrer a partir du moment ou il respecte la vie de la communauté. Ici, point de privilège, je suis Brunhild Mayfair, fille de Deirdre Mayfair, pourtant, j'ai commencé écuyer et accomplit des tâches sans me plaindre, comme n'importe qui, et je n'aie point considérée ceci comme dégradant. Maintenant, si tu ne veux pas accomplir ses devoirs, alors... » et a cet instant, elle ouvrit la porte avant de conclure « Sort d'ici, et affronte seule les démons que tu fuit en demandant la protection de notre sororité guerrière. »

Surprise, la jeune femme hocha un sourcil. Brunhild ne broncha pas un seul instant, son regard restant plantée dans celui de Mira Han afin de pouvoir lui montrer qu'elle ne plaisantait pas et cette dernière semblait explorer dans sa tête toutes les options qui s'offraient a son esprit. Au final, elle baissa les bras et soupira, signe qu'elle avait capitulée, toutefois pour l'instant. L'héritière déchue Mayfair put alors refermée la porte, mais elle eue une surprise. La rouquine se rapprocha et lui tendit la main avec un sourire sur les lèvres avant de reprendre la parole

« Ok je marche, mais maintenant, je ne te lâche plus d'une semelle saumon, c'est clair ? »

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Il n'y avait pas grand chose a faire dans un pays en paix pour un ordre de chevalerie. En dehors de la chasse éternels aux brigands de grands chemins ainsi qu'aux différentes organisations tentaculaire dont l'Ordre de la Walkyrie s'était fait une préoccupation quotidienne, chaque Chevaliers ne faisait que s’entraîner sans cesse. Pour certain, la voie du commandement devenait toutefois rapidement une évidence qu'il était nécessaire de suivre afin de monter au sommet de la hiérarchie de leur ordre. Qu'ils soient utiliser comme tremplin afin d'obtenir ensuite une meilleure position dans l'armée ou que l'on consacre sa vie entière a la chevalerie, ils assuraient toutefois une vie d'honneur et de devoir, ou la richesse était remplacé par la vertu et le devoir de protéger les innocents a n'importe quel prix. Chaque chevaliers s’accommodaient comme il le pouvait de cette vie, certain ne renonçaient jamais a l'opulence, pour d'autre, c'était la vertu qui était quelque chose de difficilement acceptable. A trente ans, Brunhild n'avait plus grand chose a prouvée. Elle avait finalement atteint, grâce a son abnégation envers l'idéal de l'Ordre autant que ses prouesses martiales et tactique, le rang de Grand Maître, ajoutant un second nom Mayfair dans la liste de ses personnes révérées au sein de la sororité guerrière et aujourd'hui, elle se trouvait a Hystia pour un événement particulier que l'on nommait la « fête des lames ».

En effet, chaque année, les ordres de Chevaleries organisaient un tournoi afin de déterminer en quelque sorte lesquels étaient les mieux placées dans la proéminence guerrière. Il s'agissait autant d'une manière d'entretenir une rivalité amicale que de s'assurer une publicité et donc d’accroître son recrutement, quelque chose dont chaque ordre était particulièrement dépendant, car c'était le nombres de chevaliers qu'ils alignaient sous leurs bannières qui les rendraient plus puissant ainsi que plus riches et leurs offriraient donc la possibilité de disposer des aciers de la meilleure qualité pour fabriquer leurs équipements. Toutefois, dans ses tournois, l'équité imposait un équipement standard et il était hors de question de faire usage de la magie. Tout se déroulait par la simple force physique et les compétences martiales et en tant que Grand Maître de l'un des Ordres les plus proéminents, Brunhild avait le devoir de le représenter et de défendre sa bannière. Bien entendue, les Walkyries avaient désignées d'autres championnes afin de maximiser les chances de succès, mais il était plus que fréquent que les compétitions se terminent uniquement avec l'affrontement des Grand Maîtres de chaque Ordre. Le vainqueur recevait la récompense, une prime en or ainsi qu'une bannière attestant de sa victoire, des mains du souverain lui-même, ce qui rendait la compétition encore plus attractive.

L'héritière déchue n'était pas particulièrement inquiète. Elle savait qu'elle disposait de l'avantage d'une certaine expérience et sa formation d'Albio lui avait offert les armes pour pouvoir triompher au sein des Ordres de Chevalerie. D'ailleurs, ses performances au sein de l'Ordre avait fini par lui rendre un nom, mais il était désormais évoqué avec bien plus de respect que de moquerie : l'on murmurait qu'elle était devenue la plus fine lame de Terra : en effet, elle avait déjà représentée plusieurs fois l'Ordre au sein de ce tournoi et s'était toujours très bien placée, de plus, elle avait déjà tranchée la tête de plusieurs brigands célèbres pour leur capacité martiale ou leurs habileté a fuir toute embuscade, ce qui prouvait ses talents. Mine de rien, tout le monde savait que le Grand Général serait remplacé d'ici quelques années et les prétendants commençaient a se placer, ce qui rendait ce tournoi encore plus important, car les Grand Maîtres des Ordres de Chevaleries étaient reconnu au même titre que les Généraux de Terra, ce qui signifiait que malgré leurs statuts particuliers, ils étaient tout a fait éligible pour la fonction suprême militaire. Mais cette pensée n'avait pas encore effleurée la jeune femme a la chevelure saumon, bien trop occupée a construire des nouvelles stratégies et pour l'instant entièrement consacrée a ses prochains combats.

« Quand même, tu ne trouve pas cela stupide ? Je veux dire, quel intérêt d'aller jouter comme des gamins de deux ans en face du roi ? L'espoir d'avoir une belle image, comme un gosse devant son maître ? »

Brunhild fut quelque peu surprise, elle avait laissée, comme d'habitude, Mira Han l'équiper, mais d'habitude, la jeune femme ne posaient pas de question a propos de la légitimité du tournoi. Mais dans le fond, son analogie, bien que simpliste, pouvaient se tenir. Que sont réellement les humains, sinon des grands enfants poursuivant des rêves insensée ? Il était évident que ses joutes existaient afin de s'attirer les faveurs de la famille royale et s'assurer qu'en cas de conflit, son ordre serait toujours a la pointe afin de pouvoir collecter la gloire. Pourtant, l'héritière déchue y voyait d'autres intérêts que ceux-ci, peut-être simplement parce qu'elle baignait dans le domaine militaire depuis bien plus longtemps que son écuyère, ou simplement parce qu'elle y trouvait également ses motivations personnelle. En tout cas, elle se félicitait d'avoir choisie et conservée Mira auprès d'elle malgré toutes les critiques formulées a son encontre. Le Grand Maître de la Walkyrie savait a quel point il était difficile d'échapper a une mauvaise réputation, elle avait choisie de donner sa chance a quelqu'un lui semblant prometteur et jusqu'ici n'avait point eue a regretter son choix. L'ouverture d'esprit et le questionnement dont faisait preuve l'écuyère permettait a la supérieure de pouvoir se remettre plus facilement en question et donc d'être plus efficace, d'autant plus que ses réflexions étaient souvent plus que pertinente.

« Tu n'est pas très éloignée de la réalité, mais il y a bien plus de raisons que cela qui pousse a l'organisation de ce tournoi. Pour ma part, cela me permet de tester mes compétences martiales avec mes contemporains et de savoir quel discipline je dois encore améliorer et celle qu'il me faut entretenir afin de pouvoir défendre efficacement les miens. »
« Encore et toujours l'idéalisme... Parfois, je me demande si tu y crois vraiment ou si c'est juste un gros foutage de gueule. »
« Tu m'accompagne toujours, c'est bien parce que tu a déjà une idée sur la question n'est-ce pas ? »

Mira se contenta de soupirer, encore une réponse par énigme, Brunhild s'en était faite une spécialité parfois... Quoi qu'il en soit, elle était maintenant équipée et prête a rejoindre son cheval en attendant son tour. La journée était ensoleillée, parfaite pour ce genre de compétition, tout le peuple de Terra était venu assister comme chaque année a ce spectacle si intéressant et passionnant et cette fois, chaque ordre de chevalerie allait rivaliser de toutes ses forces pour obtenir la victoire. Brunhild ne s'inquiétait pas : certaine de sa force et ayant encore raffermi ses compétences, elle savait qu'elle ne pouvait pas être vaincue cette année : sa puissance restait ascendante alors que la plupart des autres Grand Maîtres, plus âgé, étaient en déclins et préparaient fort justement leurs succession. L'Ordre de la Walkyrie allait donc naturellement retrouver sa place de « Premier parmi l'élite » qu'il détenait lors du conflit contre l'Empire. Montant sur son cheval, elle attendit qu'on l'annonce puis sorti au trot, la tête haute et la lance en avant, son armure reflétant le soleil et lui donnant ironiquement l'air d'un paladin de jadis. Elle s'inclina en signe de respect devant la famille royale, puis se positionna sur la ligne, attendant l'entrée de son adversaire avec une seule idée en tête : vaincre !

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Lorsque l'on planifie une campagne, il fallait toujours faire attention a tous les détails. Même pour un simple Blitzkrieg, les militaires ne prenaient aucune décision au hasard et planifiait méticuleusement tout ce qu'ils avaient a disposition. C'était pour ce genre d’entraînement que Brunhild avait fait réunir, comme le voulait la tradition, tout l'état-major de la Walkyrie afin de décider de la stratégie qu'elle adopterait lors du prochain jeu de guerre. Tout ceci n'était que bouger des petits pions sur des cartes et Mira Han, désormais Walkyrie elle-même, trouvait tout ceci particulièrement ennuyeux, toutefois, elle restait au côté de l'héritière déchu des Mayfair qui elle prenait ceci très au sérieux, l'honneur de la Chevalerie étant alors en jeu. Cependant, elle ne s'était pas imaginée qu'elle n'aurait pas l'occasion de participer a ce Blitzkrieg, car il n'aurait en réalité jamais lieu. Un événement inattendu allait bousculer toutes les prévisions et la vie désormais bien rodée du Grand Maître de la Walkyrie allait de nouveau être bouleversée. Cela commença pourtant par quelque chose qui pouvait presque sembler banal : une porte qui s'ouvrait sur la silhouette d'Hélène, qui continuait son office de messagère et s'inclina devant l'état-major de l'ordre avant de prendre la parole, elle interpellait directement sa supérieure sur un point précis.

« Noble Grand Maître, pardonnez mon intrusion dans votre réunion, mais votre sœur vous demande et insiste, elle dit que c'est important... »

Brunhild fronça les sourcils, elle ne s'attendait pas a cela. Sa sœur n'était jamais venue la voir a la citadelle de la Walkyrie, cela devait signifier en effet qu'il s'agissait de quelque chose d'important. Elle espérait tout de même pouvoir en finir rapidement et décida donc, plutôt que de se déplacer jusqu'à elle, de la faire entrer dans la pièce. Morgane avait fait le service militaire et elle était donc habituée au milieu militaire, se trouver au milieu de tous l'état-major de la Walkyrie ne serait pas quelque chose de très surprenant pour elle. Elle indiqua donc a Hélène de la faire rentrer puis attendit que cette dernière fasse son apparition. Tout le monde connaissant, a ce niveau de responsabilité, les bonnes manières, les salutations d'usages furent rapidement échangées. Le visage de sa sœur restait totalement imperméable a la moindre émotion, Julien lui apprenait les rouages de la politique et elle semblait appliquer ses leçons avec bien plus de zèle que ne l'aurait cru son aînée. C'était toutefois bien la preuve qu'elle disposait de bien d'autres talents utile dans la vie et que l'absence de magie ne fut jamais un handicap chez elle. Elle prit la parole d'une voix dénuée d'émotion, annonçant pourtant une nouvelle terrible d'une voix particulièrement calme et neutre.

« Père te demande Brunhild. Deirdre est mourante et elle a quémandée ta présence. »

Cette simple nouvelle imposa soudain une chape de plomb dans l'assemblée de l'état-major ou les visages devinrent soudain plus grave. Si Deirdre Mayfair n'était pas une figure unanimement appréciée, elle restait quelqu'un de respecté dans l'armée et l'ordre de la Walkyrie était irrémédiablement associé aux Mayfair. La perte de l'une d'entre elle, même si elle-même n'avait jamais fait partie de l'Ordre, était quelque chose de difficile, bien que Brunhild savait comme n'importe qui que sa mère ne serait guère éternelle. Elle prit tout de même un coup et réalisa qu'elle était pratiquement totalement absente de la vie des siens depuis pratiquement dix ans. Son visage c'était soudainement fermée, piéger entre le devoir qui lui imposait de rester avec les Walkyries et sa volonté de rejoindre sa mère afin de pouvoir assister a ses dernières volontés. Pour le coup, même Mira Han, d'habitude prompt a lancer une pique acerbe, se retint, preuve qu'elle était plus attaché au Grand Maître de l'Ordre qu'elle ne l'admettrait jamais... Interdite, la jeune femme resta muette, mais l'intendante de l'Ordre posa soudain sa main sur son épaule et la tira de sa torpeur avant de prendre la parole d'une voix aussi compatissante que rassurante.

« Allez-y, la famille est un lien sacré et votre mère est une générale respectée. Transmettez-lui les salutation de notre Ordre et ne vous inquiétez pas, nous nous occuperons de tous jusqu'à votre retour. »
« Très bien, attend moi dans le hall Morgane, je dois prendre quelques affaires puis nous partirons ensemble. »

Elle quitta rapidement la pièce afin d'aller rechercher ses affaires. Fort heureusement, personne de l'état major de la Walkyrie n'avait fait de remarque sur le comportement particulièrement détaché de Morgane. Il n'était pas très difficile de comprendre que les relations entre la mère et la fille, qui deviendrait prochainement la Matriarche légitime du Clan Mayfair, ne s'était pas améliorée bien au contraire, mais peut-être que les dames et demoiselles composant l'état-major avaient simplement songé qu'il s'agissait pour la cadette de Brunhild un moyen de dissimuler son chagrin et sa peine. L'héritière déchue en doutait cependant, elle savait ses Walkyries assez intelligente pour comprendre la réalité des choses, mais aussi pour éviter de faire des remarques déplacées. Toutefois, la veuve se senti soudain prise d'un poids énormes sur ses épaules : il s'agissait de sa dernière chance d'obtenir une reconnaissance minime de la part de sa génitrice, aussi décida-t-elle de mettre toutes les chances de son côté : elle s'équipa de la Faiseuse de Veuve ainsi que du Bouclier de Chaos et porta ostensiblement les marques de son rang au sein de l'Ordre de Chevalerie. Lorsqu'elle eue pris les quelques affaires dont elle avait besoin, elle fit demi-tour la peur au ventre, pour la dernière fois, elle allait affronter le regard inquisiteur de sa mère et faire face a son modèle, qui était également en quelque sorte son pire ennemi...

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La vie conduit a des chemins parfois étrange. Deirdre Mayfair s'était probablement imaginée mourir au champ de bataille, comme Brunhild et non pas dans un lit, toutefois, le destin avait soudainement choisit de se montrer capricieux et de condamner Deirdre a une mort de femme plutôt qu'une mort guerrière. Lorsque la fille aînée retrouva sa génitrice allongée dans un lit qui serait probablement son lit de mort, celle-ci fut surprise par l'apparence même de Deirdre : elle avait bien remarquée que ses traits ne semblait pas vieillir aussi vite que la normale, mais c'était particulièrement visible sur Deirdre, elle devait approchée les soixante ans, mais elle semblait au minimum en arborer dix, voire quinze de moins. Elle était restée une très belle femme alors que son mari lui, bien que disposant encore de beaucoup de prestance, accuser tout de même le poids de son âge. Si elle n'avait pas eue le teint pâle et qu'elle n'était pas allongée dans son lit, son épée posée a côté d'elle, sa fille aurait était incapable de dire qu'elle était mourante et l'aurait probablement crue en bonne santé, mais après tout, elle avait toujours refusée d'admettre la moindre faiblesse, alors elle faisait tous les efforts possible afin de paraître forte, même dans les derniers instants de son existence.

Des trois personnes présentes, Julien Mayfair semblait et était probablement le plus affecté des trois. Son visage affligé montrait sa souffrance de perdre celle pour qui il avait nourris durant tant d'année un amour qui ne fut jamais réciproque et la regretterait probablement jusqu'à la fin de son existence. Morgane en revanche restait d'une froideur absolue, témoignant tout le dédain qu'elle pouvait avoir pour cette femme qui ne s'était jamais intéressée a elle autrement que dans l'objectif d'en faire une héritière Mayfair une fois que Brunhild s'était révélé inapte. Cette dernière maintenant une distance assez martiale, imitant sa mère, mais était très affectée. Dans le fond, l'image de Deirdre mourante était confronté a celle de la matriarche héroïque, juste et impitoyable de son enfance et il fallait dire qu'elle était fidèle a elle-même. Chacun était en face du lit, ils ne pouvaient ni l'approcher, ni lui prendre la main. Il n'y eu aucune paroles de réconfort, ni de la part de la mourante, ni de la part de ceux qui l'accompagnaient dans ses derniers instants, rien de plus qu'un silence patient qui attendait les ultimes décisions de la cheftaine de famille. Cette dernière ne se ferait plus attendre très longtemps.

« En qualité de Matriarche du clan Mayfair et par les responsabilités qui m'incombent au nom de notre famille ainsi que de la couronne, voici mes dernières volontés. »

Cérémonielle jusqu'au bout... Morgane lâcha un soupir d'exaspération, même si proche de la mort, Deirdre se sentait obligée de prouver une dernière fois qu'elle était supérieure a tout le monde. Elle ne disposait même pas d'un parchemin ou lire, elle ne faisait que citer son propre testament de tête. Julien n'avait pas changé pour sa part, Brunhild elle était impressionné par le timbre de voix encore très puissant de sa mère, même a l'article de la mort. Comment faisait-elle ? Dans quel force puisait-elle cette rage de rester digne jusqu'à la dernière seconde ? Était-ce cette fierté que sa cadette détestait tant ? Ou simplement l'enfer du devoir que Deirdre elle-même n'avait jamais cesser de rappeler et d'invoquer en toute occasion ? Difficile a dire et l'heure était bien tardive pour se faire ce genre de réflexion. Le Grand Maître de l'Ordre de la Walkyrie semblait d'un seul coup bien pathétique, le visage serré, attendant la boule au ventre de savoir si sa mère saurait finalement se montrer au moins une fois assez gentille pour dire a ses filles qu'elle était fière d'elle ou si elle partirait en emportant cette phrase dans sa tombe. Deirdre ne laissa toutefois pas très longtemps le suspens, elle repris la parole afin de pouvoir énoncer ses volontés, elle n'avait probablement plus beaucoup de temps pour vivre.

« Morgane, lorsque je ne serais plus, tu héritera du titre de noblesse te permettant d'administrer le Nibelungen en notre nom ainsi qu'au nom du roi, de la fortune de la famille ainsi que de l'administration de celle-ci en tant que Matriarche. Toutefois, contrairement a la tradition, je souhaite que Brunhild conserve l'épée Sanguine et le Bouclier du Chaos, son devoir sera de confier ses reliques a l'une de tes filles lorsqu'elles seront en âge de porter les armes. Elle hérite également d'une aile au sein du château, comme Julien. Notre famille a protéger Terra depuis sa fondation et c'est votre devoir de le poursuivre. Faite tout ce qui sera a votre pouvoir pour faire de notre clan l'incarnation de la vie Terran dans le monde... »

Il y eu un instant de silence perturbée par la respiration haletante de Deirdre, puis cette dernière s'éteignit délicatement, le corps de la matriarche reposant sur le lit comme si elle s'était endormi, ses traits soudain curieusement habité par un sourire qu'elle n'avait jusqu'ici jamais arboré, du moins, pas dans le souvenir de Brunhild. Elle était maintenant dans l'immobilité du dernier sommeil, laissant Julien dévasté. Sa fille aînée eue le réflexe de poser une main sur son épaule afin d'essayer de le soutenir, mais Morgane, pour qui cette scène fut simplement insoutenable, quitta la pièce immédiatement, elle en avait trop entendue. Brunhild le savait, il était bien trop tard pour arranger les choses, aussi ne rechercha-t-elle point a la retenir. Deirdre était parvenue a conserver une partie de ses secrets jusqu'à sa mort, comme ce qu'elle pensait réellement du parcours de ses filles. L'héritière déchue se trouvait devant celle qu'elle avait voulu suivre, qui avait forgée autant sa gloire que sa déchéance et soudain, fut assaillie de questions sans pouvoir y apporter la moindre réponse. Elle fit ce qu'elle avait alors a faire de plus simple. Se rapprochant du corps de sa mère défunte, elle leva la main afin de lui fermer les yeux a tout jamais. Maintenant, il faudrait aider Julien dans les préparatifs des funérailles, qui serait forcément grandiloquente, comme pour n'importe quel noble, mais en cet instant, elle ne savait même pas encore si elle aurait le courage d'y faire face.

Grand Général :


Nous n'avons eu aucun mal a assurer les préparatifs de l'enterrement. Mère avait en réalité tout préparée dans les moindres détails et nous n'avions plus qu'à suivre ses recommandations a la lettre afin d'éviter tout problème. Père a tenu bon, malgré tout ce qu'il avait subi durant toutes ses années, il rendit un hommage vibrant a la femme qu'il avait aimé toute sa vie avec passion et amour. Toute la division de Deirdre Mayfair, général de l'armée appréciée et respectée, était venu comme un seul homme salué le départ de leur chef avec regret. Au final, c'est dans les rangs de notre propre famille que les rangs furent plus contrastées, nos cousins ou cousines ne connaissaient pas tous très bien mère, d'autre ne l'appréciaient guère, comme ma sœur Morgane, pour qui l'enterrement représenta un véritable supplice. J'ai portée le cercueil en compagnie de membre de sa division jusqu'à la crypte familial creusé dans la montagne voisine de notre demeure, la plaçant sous une statue la représentant en arme et qui serait désormais la seule image dont je disposerait d'elle ailleurs que dans mes souvenirs. J'ai tenu bon, je n'ai pas pleurée, même si j'aurais appréciée qu'elle nous livre quelques uns de ses secrets intimes, mais même dans la mort, Deirdre a voulu nous apprendre qu'une dignité de noble ne se perdait point.

Cet épisode tragique m'a finalement conduit a remonter dans les pages de ce journal que je tient maintenant depuis des années et a faire le point sur mes choix de vies ainsi que sur ma relation avec mère, père et Morgane. Deirdre figure toujours en très bonne place, enfant je l’idolâtrais, adulte, je recherchais toujours a lui ressembler, considérant que son pragmatisme représentait pour moi un véritable modèle a suivre. Pourtant, c'est bien a cause d'elle que j'ai épousée Pat Gareth, c'est aussi elle qui me déshérita, mais je ne suis jamais parvenue a la haïr, ni a nourrir le moindre sentiments négatif a son égard, car j'étais persuadée qu'elle ne prenait pas ses choix par gaieté de cœur, j'étais convaincue, toute ma vie, que Deirdre Mayfair était profondément juste et humaine. Pourtant, n'avais-je point tord ? Aujourd'hui, je ne sais plus réellement ce que je dois en penser : en effet, Deirdre est morte sans jamais nous féliciter ou nous encourager, sa vie n'aura était qu'une seule leçon simple : seul les responsabilités priment. C'est la raison pour laquelle Morgane l'a haïe de toutes ses forces durant toutes ses années et que voir tant de personne la pleurer fut pour elle un véritable supplice, elle attendait de l'amour de sa mère et non simplement des responsabilités.

Pourtant, a nous deux, nous sommes l'image de notre mère : magicienne comme elle, je suis devenue le parangon de justice et de vertu guerrière qu'elle incarna durant toute sa vie, a force de volonté, d'abnégation et d'effort. Toutefois, je sais que j'ai toujours était un peu plus émotive qu'elle, après tout, Mira Han n'aurait jamais était mon écuyère si je n'avais suivit que des critères purement pragmatique. D'un autre côté, Morgane au contraire avait atteint son détachement, son esprit calculateur et sa volonté d'atteindre ses objectifs, peu importait le prix de celui-ci. Elle détesterait lire ses lignes, mais elle a beaucoup héritée de son caractère et deux femmes trempées dans le même acier ne peuvent pas cohabiter sans heurs. Dans le fond, je peux même m'estimer heureuse qu'elles ne se soient jamais entre-tuer, mais je dois également constater quelque chose : mère nous a modelée a son image et je suis persuadée qu'elle l'a fait en parfaite connaissance de cause, délibérément. Comment et pourquoi, cela... Je l’ignore encore. La logique aurait voulu qu'elle ne mise que sur moi, étant donné que j'étais sensé héritée, a l'époque, l'on ne connaissait pas ma stérilité, mais son comportement envers Morgane fut toujours le même et quoi qu'en dise cette dernière, cela n'est point innocent.

Avait-elle vue les ennuis venir ou craignait-elle simplement de mettre tous ses œufs dans le même panier ? Difficile a dire... Mais je ne puis restée sur le passé aussi longtemps. Même si j'ai probablement était stupide, je dois aujourd'hui assumée et aller de l'avant. J'ai décidée d'embrasser pleinement la suite du chemin de mère en quittant l'Ordre de la Walkyrie pour retourner dans l'armée. En tant que Grand Maître de l'Ordre et diplômée d'Albio, mon transfert vers une unité régulière s'opéra sans heurt et j’obtins rapidement le titre de général a l'évaluation de mes compétences. Mira Han décida naturellement de me suivre et j'en fit tout aussi naturellement mon aide de camp, son franc parler, ses conseils et ses services m'étant devenu pratiquement indispensable. La date des traités de paix rapprochaient inexorablement de leur expirations, ce qui signifiait que la guerre risquai de reprendre a tout moment et que je devais donc préparer mon pays a cette dernière. Payant de ma personne, je multipliais les efforts en ce sens afin de m'assurer que tous nos efforts ne seraient pas vain. Mon traité de stratégie fini par sortir en livre et connu un franc succès dont je fut surprise moi-même. J'ai même eue l'insigne honneur de le voir choisit pour figurer dans le programme éducatif d'Albio, une vraie reconnaissance de mon travail que je ne peux qu'apprécier a sa juste valeur.

Quant a Morgane, elle assume avec célérité son rôle de nouvelle Matriarche du clan, même si elle ne semble pas décidée a faire la recherche d'un mari. Si elle m'en a d'abord voulu de vouloir embrasser la carrière de mère en me lançant dans l'armée a sa suite, elle l'accepta finalement plus vite que je ne l'aurais cru. Elle se trouvait toutefois en position difficile, en étant a la tête du clan, elle risquait fort d'être la cible de nombreuses attaques et c'était quelque chose que je ne pouvais accepter. Je ne pouvais également assurer seule sa défense, alors nous avons réfléchit a toutes les solutions et la seule encore viable restait celle du pacte. Même si cela m'ennuyait quelque peu de faire un pacte sur ma propre sœur, c'était le seul moyen de lui offrir un moyen de défense efficace. Cette dernière est devenue capable de créer et modeler le cristal par la simple force de sa volonté en faisant usage du Mana que je lui est offert pendant le pacte. Maintenant, nous serons liées jusqu'à notre mort et nous nous défendrons l'une et l'autre comme nous avons toujours voulue le faire. Quelque chose me dit que nous aurons toutes deux un rôle a jouer dans le destin du pays, et j'ai bien l'intention que nous soyons prête a le tenir...

Extrait du journal intime de Brunhild Mayfair.

Si cela n'était pas la première fois qu'elle se rendait a Hystia, ni même la première ou elle se rendait dans le Grand Quartier Général de l'armée, cette visite avait un goût particulier pour Brunhild, car aujourd'hui, officiellement, elle devenait le Grand Général de Terra, accédant a trente-six ans seulement a la fonction suprême de la nation, un record, plus encore lorsque l'on considère qu'il s'agit d'une femme et non d'un homme. Elle succédait a un lord honorable ayant occupé la fonction pendant des années et prenant une retraite bien mérité. Si la cérémonie d'intronisation avait déjà eue lieu, il s'agissait aujourd'hui de s'installer dans ses nouveaux locaux afin de pouvoir reprendre et traiter tous les affaires en cours, le poste de Grand Général étant celui le plus important de l'armée, il était également le plus gourmand en temps autant qu'en devoirs administratif, chaque médaille avait son revers... L'héritière déchue avait toujours choisie de rester fidèle a son cercle de proche : Mira Han se voyait donc officiellement promu « Aide de Camp du Grand Général ». Elle avait grommeler pour la forme, mais changea vite d'avis en réalisant les avantages qu'elle tirerait d'une position comme celle-ci et cessa alors totalement de se plaindre.

Définitivement, Terra entrait dans une nouvelle ère, après une nouvelle reine, la première, la nation de la Terre plaçait désormais une femme a la tête de son armée, reconnaissance de ses talents martiaux et stratégiques supérieurs a ceux de tous les hommes peuplant cette terre, mais aussi a toutes les années de dévotions envers l'idéal de la nation que Brunhild avait toujours suivit et incarnée du mieux qu'elle le put, malgré les très nombreux obstacles s'étant dressée sur son chemin. Au final, c'était peut-être sa modestie qui lui avait permis d'être choisit, car alors que de nombreux nobles essayèrent de dissimuler leurs incompétences derrière l'ambition, elle n'avait jamais affichée ouvertement des prétentions envers la fonction suprême et fut même particulièrement surprise lorsqu'on lui proposa d'y accéder. Son sens du devoir bien trop aiguisée l’empêchait naturellement de refuser cette offre et maintenant, elle faisait face a un comité d’accueil enthousiaste qui se plaça au garde a vous avant de saluer chaleureusement leur nouveau leader. Le calme ne revint que lorsque les deux Grands Généraux, le partant et la nouvelle, furent ensemble et se serrèrent la main, une poignée ferme et vigoureuse. Malgré un âge avancé, le Lord avait gardé une poignée de main impressionnante et Brunhild était persuadée qu'il devait savoir tenir tête a beaucoup de jeune impétueux a l'épée ; peut-être qu'il prendra des fonctions dans l'enseignement, afin que la nation ne perdent pas son savoir.

Le trio, puisque Mira Han était également présente, dans une tenue désormais digne de son rang, mais toujours quelque peu échancrée, correspondant au tempérament provoquant de la demoiselle, se dirigea dans les longs couloirs qui menaient jusqu'au bureau du Grand Général, situé naturellement dans le coin le plus reculé de la forteresse. En chemin, ils croisèrent encore plusieurs personnels militaires qui saluèrent tous comme un seul homme, mais il fallut aussi monter quelques escaliers en colimaçon assez traître. L'héritière déchue découvrait des parties du QG qu'elle ne connaissait même pas, même durant ses quatre années en tant que générale de Division, elle n'était jamais venue jusqu'ici. Lorsqu'ils atteignirent enfin le bureau, ils découvrirent une pièce richement décorée ornée des portraits des différents Grand Généraux avec leurs dates de fonctions, des étagères contenant des archives très importante que le Grand Général devait conserver en permanence ainsi qu'un bureau, très bien rangé, ou il pourrait siéger, déployer des cartes, réunir son personnel, etc... L'officier a la retraite expliqua de nombreuses fonctions incombant au poste de Grand Général, les relations avec les autres postes a responsabilité, en clair, tout ce qu'il fallait savoir afin de pouvoir commander l'armée sans aucun problème.

« Ah oui, il y a quelque chose que je dois encore vous mentionnez, mais cela ne doit surtout pas quitter ses murs, il s'agit d'un secret que nous nous transmettons entre Grand Généraux seulement... »

Brunhild fronça un instant les sourcils, ce demandant soudain ce qui pouvait être si important pour que cela ne soit transmis qu'aux Grand Généraux et personne d'autres. Croisant les bras, elle repris toutefois une posture plus neutre et Mira Han resta silencieuse, étonnant venant de sa part, peut-être retenait-elle l'explosion. Il n'y avait plus qu'à espérer qu'elle serait capable de se retenir jusqu'à la fin de l'entretien. L'homme présenta a l'héritière déchue Mayfair un dossier portant le nom de Nymeria Sand et d'un geste, l'invita a l'ouvrir. La dame le fit sans méfiance, sachant que l'homme qu'elle avait en face d'elle n'était pas quelqu'un qui essayerait de la condamner a cause de la mauvaise réputation de sa famille. Il n'y avait qu'un feuillet réellement intéressant pour le moment dans ce dossier, celui du profil de la jeune femme portant le nom sur le dossier. Il s'agissait sans nul doute d'un assassin, mais elle semblait travailler pour le Grand Quartier Général. Le dossier indiquait un nombre de mission importants et des cibles multiples, Brunhild se souvenait même d'avoir enquêter sur la mort de plusieurs de ses personnes lorsqu'elle était au sein de l'Ordre de la Walkyrie... Il s'agissait d'une surprise, elle n'aurait jamais cru que l'état-major entretenait son assassin personnel pour les bases besognes...

« Un Assassin ? Mais pourquoi ? Le corps des Exécuteurs n'a-t-il pas déjà a charge la traque des indésirable ? »
« Le corps des Exécuteurs répond avant tout au sénat, Généralissime Mayfair. Vous constaterez rapidement que celui-ci n'a pas toujours la même notion du terme indésirable que nous. »
« Dois-je comprendre que vous utilisez cette femme comme une arme politique ? »
« Non, nous l'utilisons pour limiter l'influence de la corruption au sein de notre assemblée, ainsi que traquer les traîtres et les espions. C'est une nuance subtile, mais je suis certain que vous la comprendrez et l'approuverez également. Voilà, vous disposez désormais de toutes les cartes en mains. Bonne chance Madame, vous en aurez besoin. »

Tout le monde se leva et l'homme serra tour a tour la main des deux femmes une dernière fois, puis se retira, laissant le duo féminin a son nouveau travail. Bien entendu, la curiosité poussa Brunhild a regarder les autres feuillets du dossier de Nyméria en premier, mais elle n'y trouva rien d'autres de réellement significatif, hormis des ordres de missions sur des têtes a faire tomber. Elle vérifierait plus tard pour quelles raisons l'état-major avaient cru bon de faire disparaître ses vies de la circulation de Terra. Pour le moment, elle devait assurer les affaires courantes ainsi que travailler a la réorganisation de certaines unités afin de les rendre plus efficace, ce qui signifiait préparer un agenda qui serait chargée. Mira Han ricana toutefois lorsqu'elle était assurée que l'homme ne pouvait plus l'entendre et l'héritière déchue savait très bien pourquoi : l'existence de cet assassin prouvait ce qu'elle répétait a qui voulait l'entendre : le pragmatisme l'emportait toujours sur l'idéalisme.

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Lun 6 Mai - 21:01
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Je ne l'ai jamais revue. Mais jamais je n'oublierai l'odeur de son parfum et la douceur de sa peau tandis qu'elle m'emportait vers la Vie
Mémoires d'Andrew McCormak, 662


Normalement, une opération comme celle-ci n'aurait certainement pas nécessité l'intervention du Grand Général en personne, mais l’enchaînement des événements avait conduit Brunhild a en faire une affaire personnelle : en effet, un groupe de brigands accompli son macabre office durant plusieurs mois, voire années, et avait récemment accéléré le mouvement d'une manière précipité. Lançant ses unités de reconnaissances a leur poursuite, l'armée avait fini par débusquer la planque de ses scélérats : ils étaient dissimulés directement dans le Nibelungen. Alors qu'elle avait consacrée toutes ses années de Grand Maître de l'Ordre de la Walkyrie a les chasser de son domaine, les criminels revenaient de nouveau en force en se croyant intouchable. L'honneur bafoué de l'héritière déchue ne l'avait pas supporter et elle vit en cette opportunité l'occasion de pouvoir asseoir son autorité, car même lorsque l'on occupe la fonction suprême, il fallait savoir prouver que l'on était digne de son poste a Terra, ce qui signifiait affronter l'épreuve du feu sans faiblir. Rapidement, le campement fut encerclé par les unités de harcèlement et de cavalerie légère, qui interdirent a ses traînes savates la sortie de leurs domaines, elle les tenaient entre ses mains. Elle avait jugée la situation tellement grave qu'elle était venue avec la Faiseuse de Veuve plutôt que son épée runique classique.

Des hauteurs, les renforts lourds de Terra pouvait observer la cible offerte a leurs attentions. Il était évident que l'issue ne pouvait qu'être favorable aux assaillants, mieux entraîné, équipé et motivé que ne l'était les défenseurs, ainsi que bien plus nombreux. Leurs fort n'était qu'un assemblage de rondin de bois fait pour être discret et probablement confondu avec un avant poste provisoire, les gens n'y avaient vue que du feu. La porte interdisait le passage, mais un bon bélier ferait l'affaire et les autres généraux en avait fait venir un, alors qu'ils pensaient pouvoir régler l'affaire eux-même. Mais l'arrivée du Grand Général en personne, accompagné d'un renfort de Walkyrie, changeait la donne. On lui céda immédiatement le commandement en lui expliquant la situation, qu'elle connaissait en réalité déjà. Son regard bleuté était plein de dédains pour ses cibles et elle était décidé a faire un exemple. Elle avait repoussé toutes les suggestions de proposition de réédition aux troupes adverses et se préparait pour un assaut en bonne et due forme. Si certain s’étonnaient de cette décision, aucun ne recherchèrent a la remettre en question. La guerrière avait d'ailleurs son propre plan pour ouvrir les portes de la petite forteresse et elle démobilisa le bélier, hors de question de risquer la vie de ses hommes dans une opération hasardeuse alors qu'elle pouvait faire bien mieux.

Restant seule, bien trop exposée face au danger selon l'avis des autres officiers, hormis Mira Han, qui restait bien a l'arrière en ricanant, Brunhild entama une incantation dans l'ancienne langue. Celle-ci prit de l'ampleur et de la puissance tandis qu'elle faisait appel au circuit magique des Mayfair afin d'invoquer le puissant colosse de pierre. Celui-ci frappa le sol de son poing en signe de défi avant de s'avancer vers la porte. Les bras croisés sur son cheval, le Grand Général observait les tentatives désespérés des défenseurs pour le stopper a coup de flèches. Une Baliste l'engagea également, mais le trait se brisa sur la roche alors que les flammes le léchait sans aucun effet, les sorciers ennemis étant bien trop faible pour pouvoir venir a bout d'une incantation dans l'ancienne langue. Le colosse, qui dépassait en taille la porte, s'en empara de ses deux immenses mains de pierre et l'arracha d'un coup sec, ouvrant donc la forteresses aux troupes Terrans. Il n'y avait donc plus qu'à sonner le cor afin de pouvoir débuter la charge. L'une des Walkyrie qui l'escortait se tourna vers son ancienne supérieure et demanda les ordres. Brunhild serait claire et sans merci sur ce point : la stratégie étaient prête et les hommes de Terra savaient ce qu'ils avaient a faire, il n'y avait plus qu'à mettre le plan a exécution...

« Levez bien haut la bannière, que ses dégénérés sachent qui vient les tuer! »

Tirant son épée, elle pointa la forteresse de la pointe de la lame écarlate et obsidienne avant de hurler l'ordre de charge, repris rapidement par le cor. Aussitôt, les chevaliers se mirent au galop, monture et cavalier ne faisant alors plus qu'un dans la haine féroce contre l'ennemi et la volonté de vaincre. Les criminels étaient sortie dans une formation serré, mais la vue terrifiante de ses chevaux semblant invulnérable, les flèches tirées depuis les hauteurs ricochant sur les Caparaçons tandis que le Colosse prenait soin de tuer tous les sorciers adverses en les écrasant dans sa main géante, brisant leurs moral. Lorsque les chevaux furent au plus près, ils commirent l'erreur la plus irréparable en perdant totalement courage et s'enfuirent vers les murs du fort, qui ne leurs seraient d'aucun secours. Les chevaliers entèrent derrière eux en hurlant et d'un coup rageur en moulinet, Brunhild extermina le premier homme a passer a portée de sa lame dans un angle vicieux qui le laissa se vider de son sang, l'entaille ayant était créer a la gorge. Sleipnir n'était pas en reste, le grand cheval noir de la sorcière Mayfair se cabrait et frappait de ses sabots ceux tentant de s'en prendre a lui, voire chargeait la tête la première, empalant ses adversaires sur la pique de son caparaçon. Tel des anges vengeresses, les Walkyries semaient la terreur dans les rangs ennemis, elles furent rapidement rejointes par les troupes a pied de l'armée régulière, créant ainsi une mêlée informe et indescriptible de cri, de souffrance et de haine.

Le mot qui qualifiait le mieux cette situation était probablement la boucherie : mais c'est le lot de toute les guerres. La fougue des cavalières les guida jusqu'à un endroit reculé, défendu plus férocement que les autres. Un homme en armure de plate complète et armée d'un immense fléau d'arme parvint d'un mouvement ample a faire vider les étriers a l'une des Walkyries avant de la condamnée a la mort d'un puissant coup dans la ventre. La jeune femme voulu hurler, mais le sang sortant de ses lèvres l'en empêcha, elle trouva la mort dans des souffrances atroces et pourtant silencieuse, seul son visage empreint d'une expression de terreur et de douleur prouvait son martyr. La vengeance poussa Brunhild a maudire cet homme et lancer son défi en langue ancienne tout en cabrant sa monture, et le bourreau, bien qu'il était probablement pas capable de comprendre ce langage, y répondit en se dirigeant vers elle sans hésitation, après tout, ce n'était pas tous les jours que l'on avait l'occasion d'ajouter le Grand Général a son tableau de chasse. Maniant son fléau d'arme avec une célérité étonnante, il affrontait toutefois une cavalière d'une autre trempe. Se défendant a l'aide du Bouclier du Chaos, Brunhild détourna l'attaque avec vigueur avant de charger, profitant de la faille béante ouverte dans la défense du géant pour glisser la Faiseuse de Veuve dans la gorge de son assaillant.

L'épée maudite se glissa dans la chair du corps en perçant la cuirasse en son point faible. Brunhild ne savait pas vraiment ce qui se cachait sous l'épaisse armure, car avant de mourir, l'homme empoigna la lame d’obsidienne comme s'il recherchait a la défaire et fit preuve d'une très grande force, obligeant le Grand Général a raffermir sa prise sur son épée et la faire tourner sur elle-même d'une manière presque sadique pour augmenter les souffrances et en finir. Au final, le flot de sang devint trop grand et la silhouette s'effondra sur le sol, morte. Maintenant qu'elle avait le champ libre, Mira Han sur ses talons, elle se dirigea vers le lieu que protégeait cette silhouette en laissant son cheval défoncer a coup de sabot la grille. Le spectacle qui s'offrit a elle fut aussi saisissant qu'insoutenable, il était le reflet du lot de toute les guerres : la souffrance et l'exploitation des innocents. Elle faisait face a des personnes kidnappée et réduite en esclavage, probablement destinée au marché d'Ignis. Les Mayfair firent toujours part de leur indignation concernant l'esclavage et Brunhild espérait bien que la fin du traité encouragerait la reine et les sénateurs a envoyer un nouveau signal fort en interdisant l'esclavage. Quoi qu'il en soit, elle regarda derrière elle Mira, mais cette dernière n'avait pas attendue son ordre, écoutant sa fougue légendaire pour défoncer a grand coup d'épée les cadenas les liants. La générale l'imita soudain, prise d'une fureur sans nom.

Les captifs n'en revenaient pas de voir ses silhouettes de femme a cheval venu a leurs secours, peut-être croyaient-ils se trouver déjà en Ignis, mais les insignes des armures ne pouvaient pas tromper, le blason de la famille royale de Terra sur l'armure du Grand Général également. Sorti de cette surprise, ils en profitèrent pour sortir et s'échapper enfin. Les troupes Terran s'occuperaient d'eux, le nettoyage était terminé depuis longtemps et les derniers esclavagistes vivants étaient maintenant prisonnier. Toutefois, dans l'une des cages que Brunhild venait d'ouvrir se trouvait une enfant, rouée de coup, dont il était difficile de déterminer s'il s'agissait d'un garçon ou d'une fille tant ses habits étaient abîmées. Rangeant son arme, l'héritière déchue des Mayfair se rapprocha d'elle le plus calmement possible afin de ne pas l'effrayer. L'enfant recula d'abord, mais elle soutint le regard de celle qui l'avait délivrée rapidement. Afin de l'encourager, la sorcière lui offrit un sourire et lui demanda son nom, mais l'enfant refusa de répondre, encore sous le choc des journées de mauvais traitements et des privations. Alors l'adulte préféra lui tendre la main et l'enfant l'accepta. Elle l'aida a se hisser sur la selle de Sleipnir et la plaça devant elle avant de se retirer, elle avait des choses a faire, mais d'abord, elle ferait évacuer cet enfant en lieu sûr.

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Le sénat Terran était l'endroit le plus curieux du royaume : en théorie, les sénateurs étaient élus dans un scrutin indirect : le peuple votait pour des grands électeurs qui eux-même choisissaient ensuite les sénateurs en votant entre-eux. En réalité, l'identité du Grand Électeur n'importait que très peu : les nobles savaient faire usage de leur influence afin de corrompre les Grands Électeurs et être finalement choisit. Dans la plupart des cas, Brunhild avait sérieusement l'impression que les sénateurs ne dirigeaient pas le pays, ou du moins, pas comme ils le devraient. Depuis qu'elle était le Grand Général, elle devait rendre des comptes aussi bien a la reine qu'au Sénat et elle fréquentait donc plus souvent cette caste, d'autant plus que sa sœur Morgane avait succéder a son père dans la haute assemblée et n'hésitait pas a lui confier certaines aventures pittoresque s'y déroulant. Jusqu'à présent, elle s'y était toujours rendue seule, le caractère explosif de Mira Han ne cadrait pas particulièrement bien avec le langage feutré des sénateurs, mais cette fois, elle avait décidée de l'emmener car elle n'assistait pas a la séance en tant qu'intervenante. Son discours sur la nécessité d'investir dans des nouvelles recherches militaire afin de rendre l'armée plus efficace lui sembla convainquant, mais elle savait que c'était la corruption qui jouerait plus que tout autre chose.

Elle était donc assise dans le public, dans la tribune réserver aux officiels, souvent la famille royale, des familles nobles et des militaires influents, aux côtés de son aide de camp qui avait croisé les bras sous sa poitrine, la plaçant donc naturellement en valeur. Les deux femmes n'avaient pas fait particulièrement d'effort, préférant venir en armure afin de bien montrer l'importance de ce vote a leurs yeux : c'était la vie des soldats Terrans qui était en jeu, ainsi que la sécurité nationale. Si le Grand Général avait la main haute sur les décisions stratégique, il ne pouvait décider seul de l'augmentation du budget, ce qui signifiait qu'il n'avait d'autre choix que de proposer un projet au sénat et d'attendre qu'il le valide. Ce qui entraînait donc moult discussion ainsi que des amendements parfois stupide, fantaisiste et inapplicable, bref, tout ce qu'engendrait habituellement la politique lorsqu'elle se mêlait du domaine militaire : une somme incommensurable d'ennui et de problèmes. Les deux militaires observaient déjà cela depuis plusieurs heures et rien n'avançait, la stratégie des opposants les plus virulents semblaient être simplement de jouer la montre dans l'espoir de pouvoir amener plus de partisan a leur cause, ce qui ennuyait prodigieusement Brunhild.

Un autre sénateur prit la parole. Il s'agissait d'un homme âgé, entre cinquante cinq et soixante ans minimum, encore un homme bouffi d'arrogance qui, au vu de son aspect ventripotent, n'avait probablement jamais fait le service militaire en profitant du privilège accordé au sénateurs de s'en exempter, pas comme Morgane Mayfair qui revendiquait au contraire le fait que tous devaient se montrer patriotes et citoyens en ses heures difficiles. Il entama également un long discours sur les danger de la rallonge du danger militaire, évoqua même des questions aussi inutile que le partage de tel duché avec tel autre, qui n'avait strictement rien a voir avec le plan de défense proposé par le Grand Général, et observait Morgane avec un regard de dédain, presque de haine, typiquement le genre de personne persuadée que les Mayfair était maudite et qui devait les craindre autant qu'ils les méprisaient. Se désintéressant de son discours, Brunhild fit aller son regard entre les différents sénateurs afin d'observer leurs occupations, puis se tourna vers Mira Han afin de pouvoir lui parler, elle murmura bien entendu, si elles étaient prise a parler trop fort, alors on les forceraient a quitter la salle.

« Alors, tu en pense quoi ?
« Chiant, ennuyeux, stupide, décalé de la réalité, bouffi d'arrogance, d'autorité, persuadé d'avoir toujours raisons, corrompu... Je dois vraiment continuer ? »
« Non... Et vu l'heure, les débats ne se terminerons pas aujourd'hui, vient, rentrons au GQG, nous avons mieux a y faire. »

Mira approuva sans réserves et les deux femmes se levèrent pour quitter la tribune. Retrouvant les rues, le coucher de soleil était déjà présent, toujours aussi magnifique dans la ville d'Hystia. Ce genre de spectacle permettait a Brunhild d'oublier les contrariétés qu'elle devait subir en écoutant ses hommes politiques discuter. Elle avait compris désormais a quoi Nyméria servait, car cette assemblée était incapable de tirer parti correctement des Exécuteurs, on leurs avait offert une unité militaire d'élite qu'ils n'étaient pas capable de commander. Enfourchant son cheval, son aide de camp faisant de même, le Grand Général repris donc le chemin de sa demeure de fonction afin d'aller y accomplir son devoir, il fallait bien qu'au moins une chose fonctionne correctement dans ce pauvre pays. Bientôt, elle enverrait probablement Mira donner une nouvelle cible a sa tueuse, pas le sénateur directement non, mais les personnes qui le payait en sous-mains pour essayer de bloquer le projet, car il était évident qu'il n'agissait pas par intérêt de la nation mais pour sa poche personnelle. Restait a savoir qui le finançait... L'héritière déchue des Mayfair avait conscience de s'engager dans une pente dangereuse, mais il faudrait qu'elle se salisse les mains d'une façon ou d'une autre pour sauver Terra, l'héritage de son ancêtre. Pour pouvoir vaincre, il fallait qu'elle suive les règles du jeu, si elle jouait trop tendre, alors, elle serait vaincue...


Autre
Comment avez-vous connu le forum ?: 
DC de Kasumi

Des choses à améliorer ?:
Il faut que l'essaim Zerg soit représenté pour que moi et Kyriel nous puissions détruire le monde ! *caprice de gamin avec un hochet !*

Crédits:
Brunhild Mayfair > Lightning, La Saga de Lightning [Final Fantasy XIII, Final Fantasy XIII-2, Lightning Return's], Square Enix, Tetsuya Nomura
Morgane Mayfair > Lumina, Lightning Return's, Toshiyuki Itahana
Julien Mayfair > Comte Dooku, Star Wars Episode II, l'attaque des clones et Star Wars Episode III, la revanche des Sith, Christopher Lee
Mira Han > Legend of the Cryptid ICI

Un dernier mot ?:
Du Sang pour le Dieu du Sang !

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Mer 8 Mai - 22:27
Fiche désormais officiellement terminée. J'espère que la lecture vous plaira !

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Dim 19 Mai - 9:58
Très bien, je vais passer à la validation puisque les quelques détails qu'il reste à traiter sont vraiment mineurs. Très belle fiche, fidèle au contexte tout en l'enrichissant, un peu longue mais si on arrive à trouver un bon rythme de lecture ça passe bien =p (et j'ai déjà fait pire donc je ne ferai pas de leçons de morale xD).

Les rangs sont définis par défaut pour le Grand Général, mais je les re-précise tout de même ici.

Puissance - Rang S:

Et bien, tu es par défaut le personnage détenant le plus de puissance à Terra. Tes capacités au corps à corps et à l'escrime n'ont pour seul rival que le chevalier royal d'Ignis, bien que d'autres très bon guerriers puissent te donner du fil à retordre. En terme de magie tu n'es certes pas la plus puissante magicienne de Terra, mais tu figures aisément parmi les trois ou quatre meilleures, capable d'affronter des généraux Ventusiens et des hauts-mages d'Aquaria sur ce terrain. Et tu es une femme, ça fera les pieds aux généraux Ignisien.

Influence - Rang B+:

Terra étant une nation recherchant l'égalité, l'influence maximum des personnages est assez limitée - de la même manière qu'à Ventus - en tant que grand général Brune détient une autorité incontestée sur les questions militaires, seule la Reine et certaines directives du Sénat pourraient dans certains cas te crée des problèmes.

Voili voilou, je pense que tout est dit, (re) bienvenue sur le forum, et bon RP.




"J'effacerai toutes les tragédies de ce monde."

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Brunhild Mayfair
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