La valeur d'une vie [PV Kerrys]



 

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La valeur d'une vie [PV Kerrys]

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Ven 19 Avr - 17:16
Omnia, Boutique « Antiquaire Von Horstmann et associés »
2 Février 762


Le calme avant la tempête... C'est l'expression qui semblait le mieux convenir a la situation actuelle, toutefois, dans l'esprit de Kasumi. Bien qu'il ne semblait rien se passer d'exceptionnel, l'approche de la fin du traité de paix entre les différentes nations d'Albion était, en tout cas a Ventus, dans de nombreuses têtes, la Confrérie des Assassins n'y échappaient pas, mais ses derniers temps, il n'y avait pas beaucoup de cible s'étant suffisamment attiré les foudres de l'organisation secrète pour que l'on ordonne leur exécution et finalement, la jolie rouquine était assez libre de ses mouvements, ce qui signifiait qu'elle était très présente au sein de sa boutique d'antiquité et autre accessoire en tout genre. Les affaires étaient florissante, le pari de l’aînée des Von Horstmann semblait le bon : faire une boutique dont les marchandises pouvaient convenir a toutes les cibles, en structurant correctement les rayons afin que chacun retrouve son compte rapidement, dans le fond, elle n'avait fait qu'appliquer son idéal au sein de son magasin et ses profits prouvaient qu'elle avait bel et bien réussit, mais après tout, n'était-ce pas le propre des étudiants de Mihailov de transformer tout ce qu'ils touchent en or massif ?

Il y a quelques jours, la jeune femme avait reçu un courrier de sollicitation : une sénatrice venant de Terra souhaitait obtenir des livres traitant de la religion d'Ehol ainsi que de la langue ancienne. S'il s'agissait d'une magicienne, alors il ne faisait que peu de doute sur les raisons pour lesquelles elle voudrait se procurer ses livres... Dans le même temps, un politicien étant forcément un suspect potentiel, cette vente représenterait un premier contact intéressant : Kasumi pourrait estimer si cette demoiselle était ou non digne de confiance et ainsi savoir si la Confrérie pouvait ou non la laisser vivre. Bien entendu, il était hors de question qu'on la soupçonne de quoi que ce soit, aussi la jeune femme n'avait-elle même pas d'arme, se reposant uniquement sur la magie. Ayant étudier en partie la magie ainsi que la langue ancienne, Kasumi n'avait pas hésiter a sortir quelques ouvrages de sa collection personnelle, toutefois, concernant la religion, elle avait fait rechercher a ses employés les ouvrages dont elle disposait en traitant. Bien qu'elle-même soit une athée convaincue, elle savait également que sa clientèle comptait des religieux et le rôle premier d'un commerçant était de servir, non de vanter ses opinions personnelles.

La clé de cette affaire, ainsi que de cette vente potentiel, serait donc d’apparaître sous un visage respectable. Il était hors de question qu'elle se mette a aguicher la demoiselle, qui en tant que Terran ne devait pas apprécier les charmes féminins ni les plaisirs de la chair, ni l'un de ses accompagnateurs potentiels. Même si cela lui faisait mal, elle allait devoir choisir une tenue plus sage et garder ses instincts de séductrice enfouie au plus profond d'elle-même, car ce n'était pas cela qui lui ferait de la publicité au sein de la population de Terra, un client satisfait en amenait de nouveau grâce au bouche a oreille, donc il fallait faire tous les efforts pour remplir les parts de contrat. Afin de mettre toutes les chances de son côté, la demoiselle décida d'adopter un kimono bleu typiquement féminin, ne laissant toutefois que bien peu ses formes apparaître, noué au niveau de la taille par une ceinture jaune épaisse formant une sorte de paquet cadeau dans son dos et orné de motif a fleur blanche. Elle s'observa satisfaite dans la glace, arrangeant sa queue de cheval. Elle espérait que la demoiselle n'était pas du genre pressée, car si elle en avait la possibilité, elle comptait bien lui présenter l'une de ses activités annexes que nombres de ses clients appréciaient particulièrement.

En effet, elle avait crée des sortes de salon de thé ainsi que des tribunes permettant a tout ceux qui le souhaitait, moyennant une somme modique, de pouvoir organiser des réunions ainsi que s'exprimer. La jeune femme se voulait toutefois d'une neutralité absolue et laissait s'exprimer même ceux qui était en désaccord total avec ses idées. Bien entendu, tout ceci n'était pas innocent... Repérer les opposants potentiels aux objectifs de la Confrérie permettait de savoir lesquels étaient dangereux et donc devait mourir. Toutefois, personne ne se rendait compte de rien, toutefois jusqu'ici et Kasumi pouvait ainsi entretenir son image de parfaite démocrate offrant sa chance a tout le monde. Elle proposerait a la sénatrice Terrane, si elle l'acceptait, de débattre de divers sujets de politiques sociale avec des Ventusiens, ce qui mettraient les différences des nations en valeurs et promettait un débat riche, si tenté qu'il avait bien lieu... Quittant ses appartements, au dernier étage de la boutique, elle traversa de grand escalier, son enseigne étant tout de même étalée sur trois étages, afin de pouvoir récupérer les différents ouvrages qu'elle avait préparée pour sa cliente et conservée par une de ses employées.

Enveloppant les livres dans un paquet portant le nom de l'enseigne, la jeune femme le garda sous son bras et sorti afin de pouvoir accueillir personnellement sa cliente de marque. Elle ne tenait pas a faire d'impair et savait qu'elle devait afficher une image respectable afin de soigner son image a l'étranger. Elle salua plusieurs personnes passant dans la rue qu'elle connaissait bien par des signes amicaux de la main. La jolie rousse affichait un grand sourire décontractée, comme certaine de ce qu'elle faisait, ce qui incitait naturellement a lui faire confiance, comment refuser quelque chose a un visage aussi angélique après tout ?

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Sam 20 Avr - 19:40
Le carosse tanguait sur les pavés inégaux de la grande route qui menait vers Omnia. Le convoi avait l'air en toute somme banale. Des chevaux de pédigré moyen, un cocher qui, sans être un péquenaud crasseux, semblait dépenser ses sous à autre chose que de quoi soigner sa tenue et le compartiment bien entretenu mais sans offrir un quelconque luxe à ses passagers. En parlant de passagers, il y en avait deux actuellement. L'un était un homme bien bâti, visiblement peu dérangé par la dureté du bois qui constituait son siège. L'autre était une femme magnifique dans une tenue de voyage soignée qui mettait son apparence bien en valeur. Elle, en revanche, a fait arrêter le cocher trois fois, la première fois pour s'acheter un coussin afin que son séant cesse de souffrir, la deuxième fois pour déjeuner dans un restaurant et la troisième fois pour cause de mal des transports. Ni le cocher, qui était habitué à avoir des clients capricieux, ni Kerrys, qui était habitué à ses caprices soudains, ne s'étaient plaints.

« Je ne comprend pas pourquoi tu as appelé une voiture de seconde classe.
- Par soucis d'économie. J'ignore combien j'aurais à débourser pour ces ouvrages.
- Je ne comprend pas non plus pourquoi tu n'as pas fait livrer ces bouquins plutot que te déplacer en personne.
- Je profiterais du séjour pour faire un peu de tourisme, comme ça en plus je n'aurais pas à débourser de frais de renvoi si jamais les ouvrages ne sont pas ceux que je recherche. Et puis ça te sortiras un peu de ta caserne.
- Et enfin je ne comprend pas, d'ailleurs, pourquoi je dois t'accompagner.
- Je suis une faible sénatrice sans défense et tu es mon pactisant. Une permission de trois jours sans la passer auprès de ta famille, ça ne te fera pas de mal.
- Une permission de trois jours au sein d'un pays dans lequel s'installe la tension d'une fin de traité de paix. Nous sommes terrans, Lucrecia, on risque d'avoir des ennuis.
- D'où la nécessité de ta présence.
- Et pourquoi tu tiens à avoir ces livres, d'ailleurs ?
- Tu poses trop de questions, tais toi donc un peu. »

Kerrys soupira et se tut. Il savait à quoi pensait Lucrecia, même si son lien de pactisant avec elle ne permettait pas de confirmer par télépathie. Si elle voulait ces ouvrages, c'était ni plus ni moins que pour approfondir ses connaissances dans le domaine de la magie et la religion et en tirer des informations pour renforcer ses pouvoirs. De ce qu'il savait, les ambitions égoïstes de Lucrecia concernaient un but assez altruiste. Changer les règles de Terra pour redorer le blason de la justice. Mais il y avait forcément un quelconque profit qu'elle pourrait en tirer. Elle ne faisait rien que pour les autres, il y avait forcément quelque chose qui l'intéressait dans ce but, un profit qu'elle désirait et qu'elle obtiendrait forcément.

Le carosse s'arrêta devant la boutique qui ne payait pas de mine comparée à la personne qui se tenait devant. Une femme en kimono avec un joli minois. Kerrys fut le premier à descendre et aida Lucrecia à en faire de même. Sa carrure imposante, son uniforme de générale et la lourde épée dans son dos intimidaient plus d'un passant, effaçant tout potentiel envie soudaine de tenter de s'en prendre à lui ou à la sénatrice. Lucrecia s'avança vers la potentielle employée de la boutique et fit une révérence digne de son rang et son éducation.


« Bonjour, mademoiselle. Je suis Lucrecia, sénatrice de Terra. J'avais passé une commande à votre boutique par missive en vous avertissant de mon arrivée. »

Ne se sentant pas plus concerné que ça par la situation, Kerrys s'était contenté de faire un salut militaire et observait l'échange que Lucrecia engageait avec la supposée antiquaire en se disant qu'il faudra rappeler un jour à Lucrecia que Pactisant ne signifiait pas Larbin.

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Dim 21 Avr - 1:49
Kasumi s'était attendue a voir venir un carrosse pour les personnes fortunées, mais celui qui lui faisait face était bien plus simple, pendant un instant, elle crue même qu'il s'agissait d'un autre client moins aisé, mais lorsque la porte s'ouvrit, la grâce et la prestance de la personne qui en sorti, ainsi que la carrure de celui qui la suivait ne laissait aucun doute. Toutefois, cela laissa la commerçante perplexe, bien qu'elle n'en montra rien, son sourire professionnel restant attaché a son visage de femme enfant très attachant. L'assassin se demandait ce qui avait poussé cette sénatrice, qui devait disposer pourtant de moyens élevés, surtout pour ce qu'elle avait demander, la richesse de sa tenue et son maintient, typiquement de la noblesse, ne trompait pas. Soit elle était radine, ce qui n'était pas bon pour le commerce, soit elle manipulait très bien les apparences sur elle-même et les sénateurs de Terra n'étaient pas aussi aisée qu'elle ne le pensait. Elle aurait dû prendre l'option politique étrangère a Mihailov, Egrim lui avait bien dit pourtant... Toutefois, cela n'était pas le moment de se lamenter, elle avait deux missions a remplir en même temps et ne comptait certainement pas faillir a son devoir envers la Confrérie des Assassins.

Toutefois, bien qu'elle faisait mine de s'intéresser davantage a la demoiselle, qui mènerait probablement la danse, la jeune femme porta également son regard vers l'homme bien bâti et doté d'une épée solide et lourde qui devait décourager la plupart des malandrins de s'en prendre a celle qui semblait être sa maîtresse. Même si l'esclavage était toléré a Terra, Kasumi savait que les membres de cette nation n'était pas très favorable a sa pratique et donc qu'il était peu probable qu'il soit un esclave, il avait l'air lui-même trop noble, malgré sa cicatrice, pour cela. En revanche, un pactisant peut-être, ou un garde du corps, pourquoi pas ? Cela ne changeait rien dans l'esprit de la vendeuse, il avait son importance : client potentiel, il pouvait être un obstacle si la sénatrice se révélait représenter un danger tel que la Confrérie décide de l'assassiner, il fallait donc qu'elle l'étudie bien également. C'était un guerrier, originaire de Terra, ses deux seules informations suffisait pour en faire quelqu'un de probablement dangereux, au moins par le talent militaire, les combattants de cette nation étant inégalable dans un duel a la loyale, la fille d'Egrim en avait parfaitement conscience.

La jeune femme, qui dominait le duo, engagea naturellement la conversation après une révérence digne de son rang. Elle se présenta sous le nom de Lucrecia, sénatrice de Terra, mais ne fit rien pour présenter la personne l'accompagnant et a voir le visage de celui-ci, ce n'était pas quelque chose qu'il appréciait, très loin de là. Mais après tout, cela n'était pas son problème, elle devait essayer de contenter les deux afin de pouvoir se faire le maximum d'argent tout en apportant satisfaction, ce qui signifiait bouche a oreille, et donc client. Il était temps pour elle de se présenter a son tour. S'inclinant respectueusement devant ses deux illustres clients étrangers, Kasumi, dont le sourire n'avait point faiblit depuis l'apparition des deux Terranes, prit la parole afin de se présenter a son tour. Elle s'exprimait d'une voix claire et agréable, celle d'une commerçante exercée dont le but était de rendre ses clients a l'aise. Elle espérait d'autant plus faire impression et prouver que la maison avait a cœur de satisfaire ses clients en toute circonstance, quelqu'un d'aussi important méritait que la patronne se déplace en personne afin de la servir, vous ne pensez pas ?


« Salutation mademoiselle la sénatrice. Je suis Kasumi Von Horstmann, la gérante de cet établissement. J'ai bien reçu votre missive et préparer votre commande, qui se trouve dans le paquet que je porte. Mais je vous en prie, suivez moi a l'intérieur de la boutique, nous y serons plus a l'aise. »

La jeune femme ouvrit la porte et laissa ses deux clients entrés en premier avant de les suivre puis de refermer derrière elle. L'on trouvait de nombreux objets, tous plus ou moins insolite, dans une atmosphère feutré et calme ou de nombreux employés travaillait a l'entretient ainsi qu'à diverse tâches qu'ils avaient l'habitude de faire, la gérante ayant prit l'habitude de les responsabiliser très vite. Elle reprit toutefois rapidement la tête afin de mener ses deux clients dans l'un de ses salons, réservés d'habitude aux débats politiques ou sociaux qu'elle organisait, où ils seraient probablement bien plus a l'aise que devant le comptoir. Kasumi se déplaçait dans sa boutique avec aisance, bien que son kimono rendait son charme plus discret, il ne faisait aucun doute qu'il s'agissait d'une belle femme, qui devait avoir du succès, mais elle était loin, très loin de faire usage de son sex-appeal. Lorsqu'elle était décidée a séduire, alors elle se montrait bien plus provocante, avec des tenues qui ne laissaient que très peu de place a l'imagination, et généralement, elle obtenait ce qu'elle désirait des hommes comme des femmes : des aventures d'une nuit, intense et inoubliable...

Après avoir traversé plusieurs rayons, ou les deux Terranes auront peut-être reconnus des meubles d'un style datant de l'Empire, ou encore une épée datant de sa chute, Kasumi se dirigea vers une porte élégante qu'elle ouvrit la première, laissant une nouvelle fois ses deux clients la devancer, puis elle referma la porte et d'un geste les invita a s'asseoir. Elle prit elle-même place ensuite face a eux et posa le paquet sur la table basse les séparant avant de l'ouvrir. La jeune femme ayant toujours était soigneuse avec ses objets, ce qui était bien normal pour son métier, les livres étaient encore dans un très bon état, malgré l'âge avancé de certain. Il y en avait quatre en tout, ce qui lui semblait une bonne entrée en matière pour commencer. Un ouvrage était consacré aux bases de la langue ancienne, un autre pour l'approfondir dans la discussion, le troisième traitait de l'histoire de l'Empire d'Eholis et enfin le dernier des coutumes de base au sein de la cité d'Aquaria. Rien de très exceptionnels, mais tout de même très utile, il fallait toujours commencer par les bases. Toutefois, c'était, bien entendu, également une manœuvre, car les connaissances que pouvait acquérir la sénatrice avec ses livres n'étaient pas très dangereuse pour la Confrérie, elle n'aurait le droit aux plus avancées qu'une fois son profil établit.


« J'ai moi-même étudiée la langue ancienne au sein de l'université de Mihailov, avec un succès certes relatif, mais tout de même. J'ai donc choisit deux ouvrages, l'un pour commencer l'apprentissage, puis l'autre pour approfondir les connaissances de base du premier. Les deux autres livres traitent de l'histoire de l'Empire ainsi que des mœurs et us et coutume d'Aquaria, vous y apprendrez les pratiques religieuses, comme vous me l'aviez demander. Souhaitez-vous des rafraîchissements ? Et il y a-t-il quelque chose que je pourrais faire pour monsieur ? »

Son alibi restait parfait, commencer doucement pour éviter l'échec, puis approfondir ensuite. Bien sûr, la sénatrice pouvait feuilleter les ouvrages ainsi que poser toutes les questions qu'elle souhaitait, mais Kasumi souhaitait également faire participer l'homme l'accompagnant, rien que pour paraître agréable a ses yeux en montrant qu'elle ne le considérait pas comme un larbin...

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Dim 21 Avr - 23:08
Kerrys s'ennuyait déjà. Il ne comprenait toujours pas pourquoi il a accepté d'accompagner Lucrecia dans ce foutu voyage. Oh, en fait il y avait une raison toute simple et il la connaissait : c'était un putain d'altruiste pas foutu de dire non même à Lucrecia et pourtant Ehol savait que c'était pas forcément la personne à laquelle il tenait le plus. Il faudra quand même qu'il corrige ça un jour. Il y avait des tonnes de choses qu'il devait corriger, autant chez lui que chez les autres.

La vendeuse, qui disait s'appeler Kasumi, était en fait carrément la gérante de l'établissement et les invita à entrer. Elle s'exprimait d'une voix châleureuse et agréable, qualité sans doute travaillée afin de mettre le client en confiance. Stratégie marketing : ne négliger aucun détail dans la relation client/vendeur, qu'il s'agisse de la tenue de la boutique, de celle du vendeur ou encore de la qualité des produits et le client reviendra, parfois avec un nouveau client qui, s'il est satisfait, ramènera un nouveau client.

L'accueil était plutot agréable et l'intérieur de la boutique l'était tout autant. La variété des produits était tel qu'on pouvait en trouver de toutes les régions, Terra compris. Des vieux meubles, des armes de toute époque, celle datant de la chute de l'empire faisant de l'oeil à Kerrys qui la verrait bien au dessus de la cheminée familiale, mais il ne pouvait pas se le permettre : il n'a apporté que quelques pièces, de quoi se payer une auberge, un bon repas et une choppe de bière. La boutique était également bien entretenue par une poignée d'employés qui s’affairait à rentre l'endroit le plus convivial possible.

Mais il eut un détail que Kerrys n'avait pas prévu. Il s'était attendu à être conduit au comptoir, mais ce ne fut pas là qu'elle les mena mais à une pièce d'arrière boutique, équipé de fauteuils à l'air très confortable et la table de bonne facture. Le trio installé, Kasumi déposa le paquet et déballa le paquet qui contenait 4 livres qu'elle déposa de manière à ce que chacun soit déposé de façon visible et en valeur. Kerrys les observa, en identifiant deux comme des livres d'apprentissage de la langue ancienne, un à un niveau de base et l'autre d'un niveau plus avancé. Le troisième parlé de l'Empire Eholien et le quatrième de coutumes de la cité Aquarienne. Kerrys haussa un sourcil. Connaissances de bases... celui-là ne trouvera pas acheteur aujourd'hui. Lucrecia a déjà de bases des plus solides et même un bon niveau dans le domaine de la langue ancienne. En revanche, les trois autres avaient de fortes chance d'être emportées. A l'occasion, Kerrys empruntera sans doute le livre d'apprentissage de la langue ancienne histoire d'approfondir ses propres connaissances.


« J'ai moi-même étudiée la langue ancienne au sein de l'université de Mihailov, avec un succès certes relatif, mais tout de même. J'ai donc choisit deux ouvrages, l'un pour commencer l'apprentissage, puis l'autre pour approfondir les connaissances de base du premier. Les deux autres livres traitent de l'histoire de l'Empire ainsi que des mœurs et us et coutume d'Aquaria, vous y apprendrez les pratiques religieuses, comme vous me l'aviez demander. Souhaitez-vous des rafraîchissements ? Et il y a-t-il quelque chose que je pourrais faire pour monsieur ?
- Un verre d'eau me suffira amplement, merci.
- De même pour moi, merci à vous. »

Mihailov... elle avait étudié dans une académie de prestige au sein de Ventus, quand même. Mais Kerrys... comment dire... s'en fichait un peu. Enfin, la vendeuse pensait à lui, c'était sympa de sa part.

Le temps que la gérante aille chercher les boissons, Lucrecia tourna son regard vers Kerrys.


« Un livre pour débutant... pour qui elle me prend ?
- Pense à indiquer ton niveau de maîtrise en langue la prochaine fois, peut être qu'elle te proposera un livre à ton niveau.
- Je suis sénatrice,bon sang, elle devrait se douter que mon niveau en langue ancienne n'est pas celui d'un vulgaire écolier !
- Elle n'est pas de Terra, comment tu veux qu'elle devine que les sénateurs ont une bonne maîtrise de cette langue.
- Peu importe. Au moins 3 des ouvrages proposés conviennent à mes exigences. »

Elle s'empara alors de l'ouvrage traitant de l'empire d'Ehol et feuilleta les pages en prenant garde à ne pas abimer les pages, ce qui arracha un soupire agacé à Kerrys.

« Tu ne l'as pas encore acheté.
- D'ici peu, si. »

Le général passa une main sur son visage à l'expression agacée et ferma les yeux. Vivement que cette journée se termine. Il mourrait d'envie de rentrer à la caserne. Travailler lui changera les idées...

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Mar 23 Avr - 21:00
De l'eau plate... Kasumi se serait imaginée qu'un général et un Sénateur d'une grande nation étrangère préférerait plutôt un vin d'un bon cru, mais non, ils lui faisaient faire des économies et dans le fond, elle n'allait guère s'en plaindre, mais elle trouvait cela étrange... Les Terrans étaient-ils donc aussi coincé que les Aquarians ? Dans le fond, cela ne la regardait pas et elle savait qu'une mauvaise réaction risquait de la privée de sa vente et de la rendre moins sympathique aux yeux de ses clients, aussi décida-t-elle de ne pas montrer sa surprise. Lucrecia devait faire partie de ce genre de personnes considérant que les commerçants n'étaient présent que pour servir et non pour autre chose... Eh bien soit, la maintenir dans son illusion lui serait profitable et bien qu'elle mourrait d'envie de la remettre quelque peu a sa place, elle n'en fit rien. Alors qu'elle quittait la pièce quelques instants afin d'aller rechercher une carafe d'eau ainsi que trois verres, elle surpris toutefois la conversation des deux Terrans, ses pièces étaient construite de tel façon qu'elle permettait a la gérante d'entendre tout ce qui se disait lorsqu'elle se trouvait a proximité, une mesure nécessaire, car parfois, les débats s'envenimaient et il fallait alors que le personnel intervienne.

Apparemment, la jeune femme semblait vexée que la vendeuse lui aie proposer un livre sur la base de la langue ancienne. Mais le général tenta de la défendre, prouvant qu'il avait un peu plus de caractère qu'il n'en avait l'air. L'attention était délicate et arracha un sourire a la rouquine alors qu'elle préparait son plateau. Le pauvre, s'il savait... Mais en même temps, elle avait un peu de peine pour lui, il ne semblait pas du tout a son aise alors qu'elle pensait sa boutique adaptée a tout type de public. La conclusion de l'agent de la Confrérie était assez simple : la sénatrice prenait trop de place pour permettre au jeune homme de pouvoir s'affirmer, de plus, il était probablement d'une nature plus réservée, ou peut-être simplement plus a l'aise en faisant parler son épée que ses lèvres. Quoi qu'il en soit, il avait raison, sans avoir d'indication sur son niveau en langue ancienne, impossible d'adapter l'offre, alors elle avait choisit les bases, aussi parce qu'il s'agissait du moins dangereux et qu'il valait mieux éviter d’accroître la puissance d'un ennemi potentiel, mais cela, elle allait bien se garder de le dire aux deux Terrans, ce n'était pas le genre de raisonnement qui entrait en ligne de compte lorsque l'on était des vendeurs, des assassins en revanche...

Prenant le plateau, sachant qu'elle ne devait pas faire attendre ses deux clients trop longtemps, Kasumi fit donc le chemin inverse afin de rejoindre le salon pour pouvoir donner les verres, mais avant, elle demanda a l'un de ses employés de lui ramener l'épée de l'ère impériale. Elle avait bien remarqué que le jeune homme lorgnait dessus et cela ne lui coûtait rien de lui permettre de l'examiner. Peut-être serait-il même capable de lui faire une estimation de son potentiel, ce qui pourrait faire augmenter son prix : la jeune femme avait tendance a préférée les lames orientales, courbée et plus légère que les grandes épées que l'on trouvait a foison dans les armées d'Ignis, de Ventus et Terra, raison pour laquelle l'avis d'un général de cette dernière nation lui serait probablement plus que profitable. Toutefois, elle mettrait probablement du temps a faire son apparition, étant donné qu'il fallait que son employé la décroche de son écrin sur le mur pour la transporter emballé dans la mallette prévue a cet effet. Lorsqu'elle fit son retour, elle trouva la sénatrice penchée sur l'un des ouvrages, tandis que le général affichait une mine qui semblait désespéré, autant dire que rien n'avait changée depuis leurs arrivées...


« J'espère qu'il correspond a vos attentes... »

Posant le tableau sur la table basse, la demoiselle posa les trois verres de tel sorte a ce que chacun puisse en prendre un puis les remplit, en commençant toutefois par le jeune homme, plus proche d'elle que la sénatrice. Toutefois, elle se servit la dernière, comme n'importe quel hôtesse de maison digne de ce nom ferait. Elle se posa toutefois pas directement l'une de ses mains délicate sur le verre, préférant croiser les bras en se reposant quelque peu sur le dossier de son siège. Son visage n'avait rien perdu de son sourire et de son expression aimable, son regard affichant une lueur bienveillante, alors que son employé fit son apparition quelques secondes plus tard avec la mallette entre les mains. Se relevant, elle le remercia avant de le congédier rapidement, se doutant que Lucrecia considérerait probablement cela comme une vulgaire nuisance, mais jouant son rôle au maximum, il était normal qu'une commerçante démarche tout ses clients potentiels. Si elle ne montrait pas qu'elle éprouvait de l’intérêt pour leurs deux portes monnaies, alors elle risquait de paraître suspecte et l'assassin ne tenait absolument pas a faire naître les soupçons sur elle, il s'agissait de quelque chose qu'elle avait naturellement exclue dès le départ.

Elle retrouva sa position assise, posa la mallette sur ses genoux puis l'ouvrit et en tira l'épée. Bien qu'il était inutilisable aujourd'hui, le circuit runique en langue ancienne était toujours visible. L'homme ou la femme qui avait portée cette fine lame était probablement une personne qui possédait une affinité avec l'eau. La garde était incrustée d'un saphir et l'arme semblait assez maniable, malgré un poids important, elle réclamait de la force et il ne faisait aucun doute que l'officier impérial qui la portait devait en avoir. Les insignes officiels impériaux s'y trouvaient toujours, ce qui en faisait une rare pièce de collection : beaucoup d'armes impériales sont devenues des armes de prises après la guerre sous le règne d'Ignis et ses barbares n'ayant pour la plupart aucun respect pour l'histoire et l'art avaient détruit les symboles religieux pour les remplacer par leurs obscurs et pathétiques odes a la puissance brute au mépris de l'intellect. Elle la posa alors délicatement sur la table, en face du général, afin qu'il puisse sans emparer sans aucun danger. Même si le circuit magique était inutilisable, il était toujours possible de blesser quelqu'un, car la lame restait très affutée, prudence était mère de sûreté dans ce genre de cas.


« J'ai remarquée que vous l'aviez longuement examiné, j'ai penser que cela vous ferez plaisir de pouvoir la voir de plus près. Sénatrice, je prend la liberté d'organiser des sortes de discussion avec des intellectuels, ou nous parlons politique, philosophie, ce genre de chose... Si vous en avez le temps et l'envie, me ferez vous l'honneur de bien vouloir participer aux débats d'aujourd'hui ? Un point de vue Terrane sur de nombreux sujets de société aura le mérite de rafraîchir des débats parfois trop en sens unique je le crains... »

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Ven 26 Avr - 7:40
Kerrys était exaspéré de la situation. S'il n'a demandé que de l'eau, c'était uniquement par pure politesse : on ne demandait jamais à un hôte, sauf si on savait que c'était payant et s'il a proposé une liste de boisson, quelque chose de coûteux comme du vin. De l'eau, n'importe qui pouvait en trouver dans le puits donc ça ne coûtait rien. En revanche, ce n'était pas dans le style de Lucrecia de refuser un bon cru. Au contraire, dans cette situation elle aurait du devancer Kerrys sur la liste des commandes et demander son meilleur vin à la commerçante.

« Et pourquoi de l'eau ?
- J'ai encore l'estomac retourné par le voyage. »

Kerrys roula des yeux. Elle s'était parfaitement remise du voyge, il le savait. Au ton qu'elle employait, la réponse avait un gros sous entendu qu'on aurait pu souligner à l'encre rouge : « ferme la, je lis ». Finalement, la vendeuse fut de retour portant un plateau sur lequel on pouvait trouver les rafraîchissements demandés.

« J'espère qu'il correspond a vos attentes...
- Il y correspond déjà plus que le tome de base. Aurriez-vous un ouvrage similaire, mais d'un niveau supérieur à celui-là? »

Kerrys noya une réplique qui lui brûlait les lèvres dans son verre d'eau une fois celui-ci en face de lui. Un employé arriva alors avec une mallette. Qu'est ce que c'était encore que cela ? Kasumi récupéra la mallette et congédia le livreur avant de reprendre sa place et d'ouvrir la mallette, sortant l'épée que Kerrys avait remarqué dans la boutique, fait visiblement noté par la gérante. Elle déposa alors l'arme devant lui, laissant Kerrys l'observer dans toute sa splendeur.

« J'ai remarquée que vous l'aviez longuement examiné, j'ai penser que cela vous ferez plaisir de pouvoir la voir de plus près. Sénatrice, je prend la liberté d'organiser des sortes de discussion avec des intellectuels, ou nous parlons politique, philosophie, ce genre de chose... Si vous en avez le temps et l'envie, me ferez vous l'honneur de bien vouloir participer aux débats d'aujourd'hui ? Un point de vue Terrane sur de nombreux sujets de société aura le mérite de rafraîchir des débats parfois trop en sens unique je le crains... »

L'examiner et tenter de la lui faire acheter... si Kerrys avait emporté toutes ses économies, nul doute qu'il l'aurait fait tant cette lame était magnifique, mais il n'avait pris que le strict nécessaire sur lui. Le reste de ses économies étaient dans ses quartiers militaires, bien cachées. Le général attrapa la lame et l'observa sous toutes les coutures. On pouvait encore voir le circuit runique, aujourd'hui dépourvu de magie. L'emblème du royaume était encore clairement visible et le saphir brillait de mille-feux. Kerrys porta un doigt au tranchant pour en examiner l'efficacité. Il lui semblait pourtant que les armes qui ne sont pas vendues comme outil mais comme objet de collection ou décoration devaient être émoussées, mais celle-ci restait aussi affûtée qu'une lame de rasoir. Kerrys se leva et enchaîna une série de moulinets qu'on retrouvait dans les exercices militaires Terrans les plus courants. Magnifique, maniable mais lourde. Elle devait valoir une fortune. Kerrys n'était plus aussi certain que ça que ses économies soient suffisantes pour se payer une pièce de collection comme celle-là. Cette arme n'avait pas sa place chez un antiquaire...

De son côté, Lucrecia avait refermé et reposé le livre avant de se tourner vers son hôte.


« Etes-vous certaine que la présence d'une sénatrice soit bénéfique à vos débats ? En tant que personnalité politique, ne risquerais-je point d'influencer les autres participants qui craindraient mon courroux, inexistant dans ce genre de situation, s'ils me contredisent ? Je serais toutefois honorée de participer à votre séance. »

Elle ne pouvait nier qu'écouter l'avis du peuple ventusien sur des sujets politiques serait une expérience enrichissante. Le bla-bla de sénateurs trop murs pour se rendre compte qu'ils radotent devenait barbant à la longue. Et puis, qui de mieux que le peuple pour hurler les maux de la société ? Certes, ce n'était pas un peuple Terran donc elle ne saura que faire de leur avis mais un chat reste un chat, quelque soit sa race.

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Sam 27 Avr - 0:49
La sénatrice demanda un ouvrage d'un niveau supérieur a celui qu'elle était en train de feuilleté. Ce n'était pas quelque chose d'impossible bien entendu, hormis pour les plus avancés, ou elle devrait faire jouer quelques relations, elle pouvait théoriquement lui procurer tout ce qu'elle demandait, mais... La rouquine hésitait. Elle n'avait pas encore l'estimation du potentiel de dangerosité de la sénatrice, ce qui signifiait qu'elle ne pouvait pas lui vendre n'importe quoi sans le consentement de la Confrérie. Cependant, son dilemme ne serait pas un problème dans l'immédiat : en effet, après le second ouvrage, l'enseignement se divisait, selon les difficultés des apprentis ainsi que l'usage qu'il souhaitait faire de la langue religieuse : un usage d'arme, comme elle le faisait elle-même en tant qu'Assassin, ou un usage courant, qui nécessitait ici au contraire des ouvrages plus pointues et plus complexe que ceux qui faisait de la langue ancienne seulement le détonateur de sort puissant, comme l'utilisait nombres de magicien qui ne voyait aucun intérêt a parler une langue qu'ils considéraient souvent comme morte en dehors de son usage militaire. Son alibi était donc parfait, et son embarras n'était de fait pas visible sur son visage, Kasumi avait appris a jouer cette comédie qu'elle avait tant admirée en étant enfant.

Kerrys se montra toutefois très intéressé par l'épée. Le pactisant s'en saisit, l'observa sous ses moindres courbes, vérifia son tranchant que les employés du magasin avait pris soin d'entretenir depuis que leur patronne avait mis la main sur la lame et enfin fit quelques mouvements avec, ce qui permit a la demoiselle d'admirer autant sa carrure et sa maîtrise physique que sa technique a l'épée. Cela lui suffit pour comprendre que si elle était obligée de s'opposer a eux un jour pour une raison X ou Y, elle devrait donc veillez a neutraliser le général rapidement, sous peine d'être cruellement démunie face a sa puissance dans un combat loyal : sa seule chance serait d'exploiter rapidement une faille pour l'assassiner ou de tenter une manœuvre de désarmement, toujours très utile pour pouvoir combattre ses adversaires avec bien plus de chance pour l'emporter, elle ne pouvait lui faire face dans un duel physique, en revanche, avec un bon environnement et en jouant sur l'agilité... Mais ce n'était clairement pas le moment de penser a ce genre de chose. Elle afficha un regard impressionnée, après tout, elle était une simple patronne de magasin qui n'était pas sensée avoir de grande connaissances dans le combat, mais son regard semblait dissimuler la satisfaction d'avoir impressionné et donc l'espoir de conclure une autre vente...


« L'enseignement de la langue ancienne demande du temps madame, je pourrais vous vendre un autre ouvrage bien entendu, mais cela ne serait pas honnête sans savoir comment vous vous débrouillerez avec celui-ci ainsi que l'utilisation que vous comptez faire de la langue religieuse. Le plus raisonnable, a mes yeux, est de bien maîtriser cette ouvrage, puis revenir nous voir afin que nous puissions discuter d'un programme d'apprentissage plus approfondi. »

Elle s'était montrée mine de rien honnête, rien de ce qu'elle disait était faux, elle dissimulait simplement une partie de la réalité de part sa véritable fonction au sein de la société. Certes, cela risquait de blessé la fierté de la sénatrice, mais elle faisait face a une diplômée de Mihailov qui avait étudiée la magie et la langue ancienne, de plus Kasumi montrait une certaine honnêteté en prouvant qu'elle aurait put lui vendre des ouvrages qui n'étaient pas adapté a ses besoins sans aucune considérations. Elle espérait que le bon sens de Lucrecia serait capable de vaincre son arrogance, bien que jusqu'ici, elle semblait se contenir parfaitement et être capable d'afficher un vrai comportement de politicienne, pour cela, aucune différences avec les Ventusiens qui rivalisaient pour pouvoir aller au conseil... Ils étaient tous pareil de toute façon. Von Horstmann aurait volontiers soupirée si elle n'avait pas était en présence des deux Terrans. Mais elle allait pouvoir bientôt constater qu'elle se débrouillait fort bien, car Lucrecia allait répondre a sa proposition concernant les débats et cette réponse ne serait pas mauvaise très loin de là.

Elle était d'accord pour participer, mais demandait a la gérante si cette dernière ne craignait pas que son public habituel soit intimidé par la présence d'une sénatrice de Terra dans les débats, craignant un courroux qui n'existait pas. Si elle avait était naturelle, la jeune femme aurait rit aux éclats face a cette remarque. Ici, c'était Ventus, le pays de la liberté des cerveaux ! Toutes personnes se considérant de facto comme faisant partie des génies de ce peuple ne craignait le courroux de personne, surtout pas d'une sénatrice Terran. A la rigueur, ils ne feraient pas forcément les fiers face a Iskandar d'Ignis, et encore, Kasumi en connaissait deux trois assez stupide pour jouer la bravade contre le roi Tyran. Commerçante et intelligente, l'assassin prit un regard qui se voulait de confiance pour pouvoir lui répondre. Se resservant un verre d'eau et en proposant d'un geste a ses deux clients de les resservir, elle laissa de nouveau sa voix claire se faire entendre afin de pouvoir rapidement dissiper cette crainte et permettre a Lucrecia et déployer tout son talent persuasif et politique, cela en revanche, la gérante était sur qu'elle devait en avoir a revendre, car pour être sénatrice a Terra, il fallait disposer de persuasion, de poids et d'appui très important...


« N'ayez crainte, aucune des personnes qui participerons ne seront effrayé par la possibilité que vous vous mettiez en colère et je suis présente a titre d'arbitre, pour m'assurer que tous le monde aie le droit a la parole. Je vous propose d'ouvrir les débats en vous présentant ainsi que votre action au sein du Sénat, puis en choisissant vous même le premier sujet de discussion. Monsieur, l'arme vous plaît ? Elle n'est pas donnée je vous le concède, mais les pièces de l'ancien Empire sont devenu rare et précieuse, ce n'est pas l'épée de n'importe qui... »

[Si tu le désire, tu peut faire entrer les débatteurs et commencer les discussions avec Lucrecia, il y aura deux hommes et une femme. Je les feraient réagir a partir du prochain post.]

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Mar 30 Avr - 18:13
Kerrys acheva l’examen de la lame et la remit dans son coffret. Elle était vraiment magnifique, encore digne de servir bien que son circuit magique soit épuisé. C’était une arme de collection, extrèmement rare donc coûteuse, sans l’ombre d’un doute. il reprit ensuitesa place dans le fauteuil tandis que la vendeuse répondait à la demande de Lucrecia.

« L'enseignement de la langue ancienne demande du temps madame, je pourrais vous vendre un autre ouvrage bien entendu, mais cela ne serait pas honnête sans savoir comment vous vous débrouillerez avec celui-ci ainsi que l'utilisation que vous comptez faire de la langue religieuse. Le plus raisonnable, a mes yeux, est de bien maîtriser cette ouvrage, puis revenir nous voir afin que nous puissions discuter d'un programme d'apprentissage plus approfondi. »

Quand elle annonça ne rien pouvoir faire sans connaître le niveau de Lucrecia, Kerrys ne put réprimer un sourire et un regard voulant clairement dire “je te l’avais dit !” à la noble, celle-ci anticipant son intervention d’un regard signifiant : “oh tais-toi donc !” pour parler correctement.

« J’ai un accès privilégié à quelques ouvrages datant de l’ère d’Ehol, mais ceux-ci n’ont bénéficié d’aucune traduction, donc il me faut apprendre cette langue sous toutes ses coutures et tous ses us, sauf l’usage magique à moins que ça ne se révèle nécessaire. je désire examiner le contenu de ces ouvrages et potentiellement engager un éditeur afin d’en faire une version traduite si le contenu de ces oeuvres venaient à receler des informations qui pourraient être utile à l’humanité. »

Kerrys n’observa même pas Lucrecia. Il ne saurait dire si ce qu’elle disait était vrai ou pas tant cette sénatrice savait jouer la comédie ou bien se montrait honnête. Elle a promis à Kerrys de faire ce qu’elle pouvait pour aider le peuple, mais la lecture des livres à sa disposition devait également receler quelque chose qu’elle convoitait... mais quoi ?

De toutes manières, ce n’était pas aujourd’hui qu’il allait en apprendre plus à ce sujet. Aujourd’hui, Mademoiselle la sénatrice allait participer à un débat politique avec des Ventusiens, obligeant Kerrys à y assister. Les débats des vieux pompeux n’étaient pas du tout sa tasse de thé. il allait écouter et ne rien dire, comme d’habitude quand il devait assister à ce genre de spectacle pitoyable.. A ce sujet, Kasumi répondit à sa question.


« N'ayez crainte, aucune des personnes qui participerons ne seront effrayé par la possibilité que vous vous mettiez en colère et je suis présente a titre d'arbitre, pour m'assurer que tous le monde aie le droit a la parole. Je vous propose d'ouvrir les débats en vous présentant ainsi que votre action au sein du Sénat, puis en choisissant vous même le premier sujet de discussion. Monsieur, l'arme vous plaît ? Elle n'est pas donnée je vous le concède, mais les pièces de l'ancien Empire sont devenu rare et précieuse, ce n'est pas l'épée de n'importe qui...

- C’est une très belle arme, bien entretenue et d’une qualité rare. Elle est sans doute hors de prix, même pour moi. Si vous la vendiez aux enchères, vous en tireriez un sacré bénéfice. »

Lucrecia ne trouva rien à redire, pour sa part. Après avoir payé les 3 livres qu’elle allait emporter, ils attendèrent patiemment l’arrivée des participants au débat, deux hommes et une femme. Quand tout le monde fut prêt, la sénatrice se leva et s’inclina comme l’exigeaient l’ettiquette terrane lors d’un entretien politique.

« Je suis Lucrecia Adamante, Sénatrice au sein de Terra. Mon rôle en tant que tel est de débattre avec mes pairs des sujets qui touchent et affectent ma patrie afin de prendre les décisions qui, à long terme, apporteront les meilleurs solutions afin que Terra prospère et que ses habitants vivent en paix. »

Kerrys resta dans un coin, silencieux, observant ce qui allait se passer. Si seulement il avait la possibilité de s’éclipser...

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Mer 8 Mai - 0:31
La sénatrice justifia son intérêt pour l'ancien langage par l'accès a des ouvrages traitant de l'histoire datant de l'ère d'Ehol ainsi que la volonté, s'il détenait quelque chose d'utile a l'humanité, de les faire publier, mais Kasumi avait un doute sérieux a ce sujet. La langue ancienne était, pour une majorité de la population magique, avant tout une arme qui permettait de réaliser des sorts bien plus efficace et puissant que ceux de la langue courante. De toute manière, sa position de commerciale ne l'amenait pas a juger d'une quelconque manière de ses motivations pour apprendre la langue ancienne et pour l'instant, elle ne disposait pas assez d'élément pour savoir si elle pratiquait la langue de bois ou était sincère. Les femmes sénatrices étaient relativement rare en Terra et elle était assez jeune pour ce poste, ce qui pourrait signifier qu'elle était différente des autres et qu'elle pouvait être sincère, cependant, l'assassin n'était pas du genre a tirer des conclusions hâtives et cela serait aux différents cadres de la Confrérie de juger de l’honnêteté de la sénatrice ou non, ce qui déciderait si elle méritait ou non de vivre. Pour l'instant, ce qu'elle lui avait fournit était sans danger et elle pouvait donc jouer son rôle de commerçante sans problèmes.

En tout cas, de manière amusante, l'homme afficha a la remarque de la vendeuse un regard qui signifiait parfaitement « je te l'avais dit », enfin une certaine marque de résistance face au comportement de la sénatrice. La vente fut donc définitivement conclue et mine de rien, ses trois ouvrages représentaient déjà une somme plus que coquette, ce qui ferait du bien aux comptes de sa boutique. Même si Kasumi préférait le commerce d'objet précieux, comme l'épée qu'elle avait rapporté a Kerrys, elle ne pouvait pas cracher sur celui des livres anciens et particulièrement lorsqu'ils traitaient de la langue d'Ehol. Le général complimenta l'arme, qui était il est vrai d'une excellente facture et affirma qu'elle était sans doute hors de prix, même pour lui. Il se permit même un conseil en affirmant qu'elle en tirerait un très bon prix aux ventes aux enchères, mais le côté aléatoire de ses dernières ne plaisait guère a Kasumi. Elle s'y rendait pour acquérir, mais pas pour vendre, les pertes étaient souvent bien trop élevée et une vraie commerçante préférera toujours le contact directe, de client a client. Elle adopta donc un sourire aimable, voire même séductrice, dans le sens d'une vendeuse toutefois, avant de répondre calmement


« Vous savez, le prix reste négociable, si elle vous intéresse réellement, vous pourriez revenir pour qu'on en discute, je suis certaine que nous pourrions faire affaire. »

Elle espérait surtout en réalité qu'il revienne seul, de cette façon, ils pourraient discuter de choses et d'autres et peut-être même de Lucrecia. Sous couvert d'essayer de mieux comprendre ses besoins et donc de lui faire des offres plus adaptés, Kasumi en apprendrait plus sur elle et pourrait ainsi informer la Confrérie de ses agissements et ses motivations réelles, ou au moins en savoir un peu plus a ce sujet. Pour le moment en tout cas, le sujet ne portait guère la-dessus, mais sur le débat politique qui aurait lieu très prochainement. Les trois participants de Ventus firent leur apparitions et ils auraient probablement le mérite de surprendre le général, car très loin d'être des vieillards, il faisait au contraire face a des esprits vifs et déterminé. La demoiselle était chef d'entreprise et ne dépassait pas la trentaine. Comme n'importe quel Ventusienne, elle affichait une robe rouge moulante avec une jupe bien trop courte et un décolleté plongeant qui la mettait facilement en valeur et lui permettait ici d'éclipser très facilement la vendeuse en kimono. Sa longue chevelure blonde descendait en cascade dans son dos de manière élégante et elle disposait d'une certaine lascivité qui lui donnait les allures d'une reine alors même qu'elle n'était pas chez elle, mais davantage une reine de luxure que de vertu...

Le second était un homme, un peu plus âgé, entre trente cinq et quarante ans, avec une petite moustache bien taillé, une paire de lunette ronde, un chapeau qu'il retira avec politesse avant de saluer la sénatrice, et une veste en Tweed qui lui donnait un air élégant et respectable. Il s'agissait en réalité d'un détective privé très efficace qui ne perdait toutefois jamais l'occasion de s'engager dans de grands débats avec d'autres Ventusiens, il se montrait très critiques y compris envers le système de la nation méritocratique. Enfin, le dernier était un jeune noble qui vivait de ses rentes, sa famille étant très riche. Kasumi connaissait ce jeune éphèbe au physique de brun ténébreux, la chemise ouverte de deux boutons au niveau du col, puisqu'il avait fait Mihailov en même temps qu'elle, il était diplômé et très intelligent, nul doute que lorsqu'il voudrait réellement travailler, il trouverait, mais pour l'instant, après les dures épreuves de l'établissement, le jeune homme avait choisit de profiter de la vie et de se reposer sur ses lauriers, séduisant les demoiselles et vivant une vie de fête ininterrompu, ce qui ne l’empêchait cependant pas d'avoir parfois la critique acerbe. La sénatrice Terrane se présenta et expliqua sa fonction aux trois Ventusiens qui l'écoutait avec patience. Bien entendu, ses paroles entraînèrent des questions diverse, la demoiselle ouvrit d'ailleurs le bal


« Contanzia Cruz, je dirige une entreprise d'imprimerie ici a Ventus. Comment sont élu les membres de votre sénat et quel genre de personne y siègent avant tout ? Âge, sexe, origine sociale, etc... »
« Paul Nelson, détective privé. C'est un honneur de faire votre connaissance my Lady. Quels sont les motivations qui vous ont poussé a embrasser une carrière politique ? »
« Mario Graziani, je suis un héritier d'une famille noble de ce pays. Vous intéressez vous a l'art mademoiselle ? »

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Dim 12 Mai - 0:44
Depuis leur départ dans ce voyage en seconde classe, Kerrys a vu les pièces quitter la bourse de Lucrecia par poignées et pour des raisons parfois futiles comme son confort personnel sur le banc de bois dur qui ne seyait guère à son postérieur si délicat (et Kerrys savait bien que ça n'était la que pur caprice car, si elle n'avait pas les poches pleines, elle aurait supporté le voyage sans se plaindre une seule fois. C'est juste que Lucrecia adorait scier les nerfs des gens à la petite cuillère pour satisfaire son ego). Mais en dépit de tout ça, il lui restait actuellement encore bien assez pour voyager comme une reine sur le trajet du retour et apporter un souvenir à chaque sénateur de Terra.

Kerrys, lui, ne pouvait se payer qu'un seul luxe pour ce voyage : celui de rêver. Et du rêve, l'épée lui en vendait. Il n'avait jamais prêté la moindre attention aux objets qui finissait comme simple décoration, mais cette lame lui faisait envie, il ne pouvait le nier ni même le cacher. La preuve par notre amie la commerçante qui n'hésitait pas à pousser Kerrys à l'acheter.


« Vous savez, le prix reste négociable, si elle vous intéresse réellement, vous pourriez revenir pour qu'on en discute, je suis certaine que nous pourrions faire affaire.
- C'est fort aimable de votre part mais je ne pourrais jamais me permettre de revenir pour négocier une épée, aussi belle soit-elle. »

Faire de nouveau ce voyage juste pour une épée, ça serait aussi utile qu'acheter un énorme gateau juste pour la cerise qui trône au milieu sur son siège en chantilly.

Néanmoins, la séduction qu'exerçait cette épée sur lui ne quitta pas ses pensées pendant le débat qui eu lieu autour de Lucrecia qui semblait parti pour avoir un franc succès. La présence d'une personnalité politique devait être une première pendant les réunions que l'antiquaire. D'ailleurs, ces participants étaient plutot jeunes. Kerrys s'attendait à des gens qui ont passé l'âge de travailler et ont confié l'entreprise familiale à leur héritier pour couler des jours paisibles à converser avec les voisins de leur âge et venaient donc à cette réunion plus pour s'occuper qu'autre chose, mais nons. Ils étaient jeunes et vifs. En quoi la politique les intéressait donc, eux qui devaient avoir des soucis plus importants à régler qu'un pays qui était déjà gérée par d'autres ? Quoi qu'il en soit, l'un après l'autres, ils posaient leurs questions et parfois plus sur la personne de la sénatrice que sur la politique du pays.


« Contanzia Cruz, je dirige une entreprise d'imprimerie ici a Ventus. Comment sont élu les membres de votre sénat et quel genre de personne y siègent avant tout ? Âge, sexe, origine sociale, etc...
- Enchanté mademoiselle. Les membres de notre Sénat sont de tous sexes et âge, mais sont tous issus de la bourgeoisie. La majorité sont des hommes d'un âge très avancé malgré quelques exceptions dont j'ai la chance de faire partie. Ils sont choisi par un système d'élection : le peuple élit ce que l'on nomme des « grands électeurs » qui représentent la voix du peuple et sont chargé d'élire les sénateurs.
-  Paul Nelson, détective privé. C'est un honneur de faire votre connaissance my Lady. Quels sont les motivations qui vous ont poussé a embrasser une carrière politique ?
- Tout le plaisir est pour moi, Milord. Depuis toute petite, j'ai eu la chance de vivre aux côtés du peuple et fréquenter des gens qui n'ont ni mon rang ni mon éducation. Et à côté de ça, j'étais éduqué comme un membre de la bourgeoisie se devait de l'être. Mon éducation passait également par un enseignement politique rudimentaire, ce qui m'a permit de me rendre compte de certains problèmes, certaines injustices que subissaient des gens que je cotoyais tous les jours comme le primeur, le boulanger ou même mes propres domestiques. J'étais très attaché à eux et je me suis dit qu'en embrassant la carrière politique, je pourrais peut être les aider. »

Kerrys observa le visage de Lucrecia, cherchant encore à y déceler un signe qui trahirait une quelconque comédie, sans grand succès. Il est vrai qu'elle a toujours entretenu une relation assez complice avec la domestique qui ne la quittait jamais quand elle était chez elle et qu'elle avait une certaine empathie pour ses autres employés et même quelques gens de la rue, mais il était loin de se douter qu'elle puisse avoir une affection pour eux au point de devenir sénatrice par pur altruisme. Vérité totale ou partielle ? Elle avait quelque chose de personnel à y gagner à devenir sénatrice ? Mystère...

« Mario Graziani, je suis un héritier d'une famille noble de ce pays. Vous intéressez vous a l'art mademoiselle ?
- Ravie de vous rencontrer, messire. Bien que je ne pratique plus depuis quelque temps suite à mes occupation en tant que sénatrice, j'ai eu l'occasion d'apprendre à jouer de quelques instruments tel que la harpe, la lyre ou encore des instruments à vent. J'ai également pris des cours de peinture, de poterie et de sculpture dans le cadre de mon éducation et je ne me lasse jamais d'observer quelques tableaux et d'en acquérir pour embellir ma demeure. »

Ca, en tout cas, c'est vrai. Kerrys a eu l'occasion de l'entendre jouer, de l'observer peindre et les tableaux jonchaient ses pièces par dizaine. Quand il lui rendait visite, il n'était pas rare de la voir dans un fauteuil, tasse en main, à contempler un tableau comme si elle pouvait y discerner un détail que lui même ne pouvait voir. Il fallait dire que la compréhension de l'art ne faisait pas parti du cursus militaire. On lui a bien appris des chant militaire, l'hymne nationale et tout le tintouin, mais on ne partait pas au combat avec un pinceau et de la gouache...

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Mer 15 Mai - 14:16
Le général regardait l'épée avec envie, cela se voyait, mais il ne devait pas rire tous les jours, car il semblait prendre pratiquement tout avec une approche très pessimiste, quelque chose de particulièrement surprenant pour Kasumi, qui elle était plutôt du genre active et voyait toujours la vie en rose, mais en tant que commerçante, elle savait fort bien qu'elle ne pouvait pas avoir que des clients comme elle, certains se montraient réticent et il fallait déployer des arguments plus que convainquant pour pouvoir les faire passer a l'achat. Kerrys semblait être de cette trempe et il allait donc falloir que la rouquine déploie des trésors d'imagination pour parvenir a lui vendre l'épée. Cette fois, l'obstacle semblait être un simple manque de temps, a moins que cela ne soit le manque de moyen pour pouvoir se rendre jusqu'à Ventus, mais il en faudrait plus pour décourager une vendeuse de réaliser une vente, d'autant plus que la rouquine avait la réputation d'être une aventurière s'étant rendue dans tous les pays pour pouvoir trouver de nouveaux trésors, en quelque sorte une sorte de plaie vivante pour Aquaria qui essayait de récupérer les héritages impériaux, mais pour Kasumi comme sa Confrérie des Assassins, la culture était pour tout le monde et pas l’apanage de quelques religieux butés.

« Oh cela n'est pas vraiment un problème, je pourrais très bien vous l'apportez, je voyage souvent pour affaire vous savez. Peut-être voudriez vous prendre rendez-vous ? »

Von Horstmann était opportuniste, la demoiselle recherchait avant tout a conclure une bonne vente, mais il ne faisait aucun doute, pour ceux qui connaissait sa double casquette, qu'elle était également en train de rechercher a créer une relation de confiance avec le jeune homme afin de pouvoir espérer obtenir de lui, au détour d'une conversation de vendeur a client, des informations sur la sénatrice qui débattaient avec trois membres de la société Ventusienne en ce moment même. D'ailleurs, cela semblait ennuyer le militaire, probablement préférait-il encore s’entraîner que de rester devant ce genre de chose. Kasumi savait pourtant qu'elle avait une chance de pouvoir en savoir plus sur la société Terranne ainsi que la personne qui lui faisait face, savoir si elle était dangereuse et donc devait être signalée a la Confrérie comme une cible potentielle pour un assassinat. Le soucis des hommes et des femmes politiques, c'était qu'ils savaient très bien maquillé leurs véritables intentions, comme s'ils avaient suivit la formation des assassins en personnes ! Elle espérait que l'exposer a d'autres personnes de son acabit serait un peu plus révélateur, mais se doutait au plus profond d'elle-même qu'elle risquait fort de subir un nouvel échec, Lucrecia ne révélerait probablement pas ses secrets au premier trio Ventusien venu, fut-il poli et respectueux de sa position.

Son ton était posé et très poli et elle répondait avec grande précision a ses interlocuteurs. Décortiquer le système électoral Terran était quelque chose de très intéressant, le fait qu'il s'agisse d'une démocratie indirecte prouvait bien que le système était imparfait : plus il y avait d'échelon différents entre le peuple et les élites et plus nombreuses étaient les possibilités de corruption, Lucrecia le prouva elle-même d'une certaine façon en expliquant que la plupart des sénateurs étaient des hommes âgés et qu'elle faisait figure d'exception au sein de cette assemblée. Elle n'esquissa cependant aucune critique sur le système, ce contentant de parler de la forme, ce qui répondait ceci dit parfaitement a la question de la jeune femme. La seconde question vint alors, elle était plus naïve, car la réponse obtenue serait probablement un tissu de mensonge, toutefois, elle comportait quelque chose d'intéressant, car il suffirait d'observer la manière dont la sénatrice allait répondre, essayer d'analyser le moindre de ses gestes pour y déceler quelque chose, un indice quelconque sur la possibilité qu'elle soit en train de mentir ou au contraire qu'elle était véritablement sincère dans ses propos. Oui, aux yeux de Kasumi, le fond de la réponse n'allait ici que fort peu compter, au final, c'était la forme qui serait déterminante.

La réponse fut d'ailleurs assez simpliste, tellement qu'elle pouvait même être risible et la vendeuse visualisait d'entrée le visage de plusieurs personnes qui auraient répondu par des railleries, la qualifiant d'idéaliste stupide et égoïste, n'agissant que pour améliorer le sort de quelques personnes sans intérêts ainsi que bien entendu et surtout le sien. Elle devait probablement disposer d'une parade adapté, Kasumi supposait qu'à Terra, il devait y avoir également des personnes pour faire ce genre de critique, un sénat devait être quelque chose d'impitoyable et la jeune femme ne préférait pas savoir tout ce que ses hommes pouvaient se dire, elle se contenterait de planter une lame entre les omoplates de ceux qui étaient trop dangereux pour le peuple. Mais le maintien de Lucrecia était absolument parfait, quiconque se montrait confiant ne pouvait absolument pas douter une seule seconde de sa sincérité. Dans son métier, la tueuse devait apprendre a être paranoïaque, même si ici, elle était dans le rôle de la vendeuse, ce qui signifiait qu'elle se contentait de sourire et de parler vente, bien entendu. Elle jouais également le rôle d'arbitre dans le débat, s'assurant que les temps de paroles seraient équilibrés et que tous le monde s'exprimerait sans se chamailler, ce qui n'était pas forcément évident.

L'héritière Von Horstmann se serait volontiers frappée le front face a la question du dernier intervenant si seulement la sénatrice n'avait pas répondue sérieusement. Ne voyait-elle donc pas qu'il s'engageait sur un terrain plus que glissant ? Kasumi le connaissait assez pour savoir qu'il allait essayer de la draguer de manière plus ou moins détournée, mais elle savait très bien qu'elle aurait l'opportunité de le stopper avant que cela aille trop loin. D'ailleurs, Constanzia foudroyait du regard l'étalon, l'air de dire qu'il y avait autre chose a faire que draguer en cet instant précis. Mais en répondant, Lucrecia pouvait également jouer une partition plus stratégique en se montrant plus humaine qu'on ne pourrait le croire, c'était la raison pour laquelle elle choisit de ne pas intervenir de suite, se contentant de hausser les épaules vers Kerrys afin de montrer qu'elle n'y était pour rien si le jeune homme était sans manière, ce qui ceci étant dit, était tout simplement quelque chose de totalement abusif, étant donné que Kasumi était elle-même du genre séductrice a ses heures perdues et qu'elle n'était certainement pas du genre a se contenter d'un seul amant, ou cela non...


« Le renouvellement est donc difficile. Ne craignez-vous pas que le système finissent par s'effondrer de lui-même sous le poids d'une gérontocratie bien trop conservatrice ? »
« Très intéressant, vous vous êtes engagés pour des objectifs honorable, mais de quel manière comptait vous améliorer le sort des petites gens ? L'on dit que Terra fait déjà beaucoup en matière sociale, pouvez-vous faire encore mieux ? »
« Comment trouvez-vous notre cité ? Vous souhaiteriez visiter d'autre contrées en notre pays ? »
« Souhaitez vous quelques rafraîchissement ? »
« Un peu de thé s'il vous plaît, avec un nuage de lait... »
« Sénatrice, ce n'est pas a sens unique, vous pouvez posez toutes les questions que vous souhaitez a vos trois interlocuteurs au besoin, n'hésitez pas. »


La jeune femme s'empara d'une cloche afin que l'une de ses employées viennent pour prendre la commande de boisson, cette fois, elle préférait rester dans la pièce...

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Mar 21 Mai - 14:20
Elle n’allait pas le lacher, Kerrys le savait. Si encore il pouvait partir, il aurait pris la poudre d’escampette dès la première fois où elle avait insisté, mais il devait rester auprès de Lucrecia et comme mademoiselle était occupé à plaire à ces gens dans un débat peu passionné (au gout du général), il devait subir l’assaut répété de la vendeuse qui faisait en sorte de conclure sa vente.

« Oh cela n'est pas vraiment un problème, je pourrais très bien vous l'apportez, je voyage souvent pour affaire vous savez. Peut-être voudriez vous prendre rendez-vous ? »

Et mince… l’argument du manque de moyens de Kerrys pour se payer un trajet juste poru récupérer une épée hors de prix tombait… enfin, il fallait reconnaître que c’était intéressant dans la mesure où ça sera l’épée qui viendra à lui… toutefois, Kerrys n’abandonnait pas la lutte. Malgré tout, il arrivait à court d’arguments. Ce pourrait bien être sa dernière carte à jouer pour refuser poliment… en admettant qu’il refuse, au final. Sa raison le poussait dans cette voie, mais une petite voix qu’on pouvait nommer « gourmandise » ne cessait de lui décrire mille et un petits bonheurs que pourrait lui approter l’épée. Tant pour le plaisir de la collection qu’à l’exposition… et pourquoi pas au combat ? Ca ferait classe à utiliser bien que le circuit runique soit inutilisable et tant pis s’il ne peut pas la transporter avec son pouvoir.

« C’est bien aimable de votre part, mais ça va engendrer une hausse de prix, non ? Pour le fait que vous transportiez l’épée jusqu’à moi. Ca risque de ne pas rentrer dans mon budget. »

Et déjà rien qu’acheter l’épée sera une grosse dépense. Certes, il avait fait des économies donc pourrait sel e permettre, mais cet argent pourrait servir à bien d’autres choses : prendre des vacances dans un coin tranquille avec sa famille.

Mais pour le moment, il devait attendre que Lucrecia aie fini de débattre. La question du dernier était totalement hors sujet. Nul doute que ce n’était pas le statut politique qui l’intéressait chez Lucrecia. Preuve en était la réaction des femmes : kasumi le regarda en haussant les épaules, l’air de dire qu’elle déclinait toute responsabilité et la représentante de la gent féminine parmi les participants au débat gronda son collègue. Lucrecia elle-même devait être conscient de ce que désirait l’homme : elle était assez maligne et ce n’était pas le premier à lui faire la cour… et probablement pas le dernier. Kerrys ne se souvenait d’ailleurs pas avoir vu un seul homme en compagnie de Lucrecia. A croire que son soucis premier était loin d’être la recherche d’un conjoint.

Et le flot de questions reprit.


« Le renouvellement est donc difficile. Ne craignez-vous pas que le système finissent par s'effondrer de lui-même sous le poids d'une gérontocratie bien trop conservatrice ?
-C’est justement un sujet qui inquiète la plupart de nos jeunes candidats au poste de sénateurs. Toutefois, devant le manque de jeunesse parmi les gerontes, il nous est pour le moment impossible de faire pression afin de faciliter l’accès du sang neuf aux sièges de sénateurs. Et le jour où cela arrivera, il sera peut être trop tard, j’en ai bien peur. »

Kerrys ne doutait pas de la sincérité des propos de Lucrecia. Elle faisait bonne figure au sénat, mais arrivé chez elle, il lui arrivait de pester devant l’entêtement des sénateurs parfois trop conservateurs pour accepter d’effectuer un changement qui serait pourtant des plus profitables à la nation.

« Très intéressant, vous vous êtes engagés pour des objectifs honorable, mais de quel manière comptait vous améliorer le sort des petites gens ? L'on dit que Terra fait déjà beaucoup en matière sociale, pouvez-vous faire encore mieux ?
-On peut toujours faire mieux car rien n’est parfait, même notre système, qui fait déjà beaucoup pour les démunis. Malgré toutes nos réformes, il reste encore des gens dans la rue qui mendient, dorment sous les ponts, dans des maisons abandonnées, ils ont froid, faim et volent parfois pour tenir un jour de plus. Les impôts seuls pour bâtir des logements et favoriser l’emploi ne suffira pas, malheureusement. Il faut un investissement encore plus grand de la part de tous, peuple comme sénat. Pas forcément sous forme d’imposition, mais sous forme d’appel à la charité. J’ai moi-même quelques idées pour vider les rues. Notre nation est déjà fière de son armée et accueille toujours un peu plus de militaires. En accordant un budget plus important, il serait possible de faire plus de place que nous pourrions privilégier pour accueillir et former les sans abri, leur redonner une dignité et confiance en leur patrie.
-Comment trouvez-vous notre cité ? Vous souhaiteriez visiter d'autre contrées en notre pays ?
-Dès que j’ai franchi la frontière, j’ai découvert un magnifique paysage verdoyant que notre nation ne saurait égaler. Votre pays est magnifique sans l’ombre d’un doute et je serais ravie de découvrir le reste de vos terres. Nul doute que je m’accorderait quelques vacances un jour pour explorer les autres nations. »
-Souhaitez vous quelques rafraîchissement ?
-Un peu de thé s'il vous plaît, avec un nuage de lait...
-Sénatrice, ce n'est pas a sens unique, vous pouvez posez toutes les questions que vous souhaitez a vos trois interlocuteurs au besoin, n'hésitez pas.
-Je ne manquerais pas de poser mes propres questions en temps voulu, ne vous inquiétez pas. Et je prendrais moi-même un thé léger s’il vous plait. »

Kerrys se retint de bailler. Il savait déjà que le dragueur n’avait aucune chance. Si ses avances se faisaient trop sérieuses, Lucrecia saura lui clouer le bec avec des mots… ou, au besoin, avec un peu d’eau et une incantation. En tout cas, si elle comptait vraiment voyager, il espérait ne plus lui servir d’escorte. Il était général, il attendra la quille pour partir en voyage.

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Mer 26 Juin - 22:13
Il y avait une chose que Kasumi ne pouvait enlever a Kerrys, c'était qu'il faisait tous les efforts du monde pour pouvoir paraître le plus sympathique possible tout en brandissant toutes les excuses possibles pour ne pas céder a la tentation. Toutefois, il lui manquait quelque chose, un petit plus que la vendeuse ne pouvait clairement définir par des mots, mais qui signifiait qu'il ne savait tout simplement pas faire preuve du talent nécessaire pour repousser ses propositions sur l'épée. Il désirait l'arme de la même façon qu'un homme peut soudainement désirer une belle femme qu'il rencontre dans la rue et même en sachant que cela n'était pas vraiment raisonnable, il lui était difficile de résister a la tentation de s'offrir l'arme. Kasumi avait besoin de cet hameçon, sans cela, elle aurait bien plus de mal a se faire une idée sur Lucrécia. Il fallait donc qu'elle maintiennent la pression malgré tout. Il opposa la dernière frontière qui lui semblait viable, l'augmentation du prix en cas de voyage... Ce qui aurait du ressembler a une montagne insurmontable n'était pas une obstacle dans l'idée de Kasumi : elle était riche et la fidélité d'un client passait par des rabais ainsi que la démonstration d'un esprit commerçant, aussi la belle passa-t-elle de nouveau a l'offensive.

« Aucun problème, je vous offre les frais de ports. Donnez-moi juste une date et je vous assure que je serais présente »

Voilà, maintenant, elle avait vaincue son ultime ligne de défense et il ne restait plus qu'à espérer qu'il ne trouve pas de quoi renchérir. La vente était vraiment le métier parfait d'un agent ou d'un assassin, elle permettait de dissimuler nombre de choses ainsi que d'être parfaitement en phase avec soit-même. Kasumi en était pleinement satisfaite. En tout cas, Lucrecia décida également de prendre du thé, pour les autres, son personnel était habitué aux boissons qu'ils préféraient aussi, n'eurent-ils guère le besoin d'exprimer leurs désirs qui seraient de toute façon exhaussés. Honnête, la jeune femme ne rechercha pas a défendre son système et avoua qu'elle craignait que cette gérontocratie ne soit trop longtemps fermé au sang neuf et qu'il soit trop tard lorsqu'ils s'en rendraient compte. Mais peut-être recherchaient-elle juste a se faire plaindre. En tout cas, elle n'était pas suffisamment patriote pour être aveugle sur les avantages et les failles de sa nation et cela représentait un bon point pour elle. Il faudrait qu'elle le mentionne dans son rapport, même si encore une fois, tout cela ne pouvait être que de la stratégie, elle semblait parfaitement sincère.

La seconde question présentait également un intérêt particulier pour la Confrérie, qui s'était également fait un devoir de venir en aide a ceux qui en avait besoin. Toutefois, elle semblait suggérer de faire de l'armée un centre d’accueil pour les personnes défavorisé. Kasumi imaginait la vieille aristocratie dirigeant cette dernière grincer des dents face a cette remarque, mais pas seulement eux, peut-être que les sans-abris n'avaient pas forcément envie de devenir des militaires, mêle si cela représentait toujours une opportunité plus intéressante que celle de vivre de la charité des autres avec des moyens et des conditions de vie misérable, proche du néant absolue. La dernière réponse n'avait que peu d'intérêt, Kasumi se moquait de ceci et soupçonnait son invité de s'en foutre tout aussi éperdument, ce n'était qu'une méthode comme une autre pour tenter de tendre une perche et de se faire la petite sénatrice, mais cette dernière n'était pas née de la dernière pluie et l'héritière Von Horstmann attendait avec impatience le retour de bâton, quelque chose de spectaculaire et amusant qui saurait divertir les foules. Mais alors que les questions allaient de nouveau reprendre, les boissons firent leurs entrée dans la pièce : Paul et Lucrecia eurent leurs thés, Constanzia un alcool fort, probablement de la Vodka, tandis que Mario se contentant d'un bon bourbon.

Pour Kasumi, cela fut un simple saké, dont elle proposa également une petite coupe a Kerrys pendant qu'ils assistaient a la suite des débats. Constanzia fit pour une fois preuve de retenue : elle n'avait avalée que la moitié de son verre, toutefois, son état n'avait guère changée, preuve qu'elle maîtrisait sans problème l'alcool et qu'il en fallait beaucoup pour lui faire connaître l'ivresse. C'est elle qui repris la première la parole, amenant naturellement une nouvelle série de questions a laquelle la sénatrice devrait répondre.


« Peut-être devriez-vous soutenir un nombre limite de mandat par sénateur, comme pas plus de deux mandats successif. De cette façon, le renouvellement serait assurée... Face a cette gérontocratie, comment faite vous pour faire entendre votre voix ? Bousculez-vous les habitudes de ses vieux monsieur ou au contraire jouez-vous leurs propre jeu contre eux ? »
« C'est une intention louable, mais ne craignez-vous pas que les pays voisins vous taxe d’agressivité ? Terra est souvent critiqué pour le maintien d'une armée si nombreuse et formée en temps de paix, une décision comme celle-ci risquerait de vous attirez de nouveau détracteur, le pays n'a pas des besoins dans d'autres secteurs d'activité ? »
« Si cela vous intéresse, je me ferais une joie de vous faire découvrir toutes les splendeurs de notre territoire, je connais nombre de personnes importante et j'ai accès a tous les plus beau lieu de ce pays, je vous assure que vous ne serez pas déçue. »

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Jeu 27 Juin - 15:34
Kerrys était acculé, il le sentait. Sa dernière muraille était aussi la plus friable. Kasumi n'avait qu'une phrase à prononcer et elle volera en éclat, laissant Kerrys seul face à son désir d'acquérir une pièce de collection.

« Aucun problème, je vous offre les frais de ports. Donnez-moi juste une date et je vous assure que je serais présente »

Et voilà, le dernier argument de Kerrys vola en éclats. Il avait beau chercher, aucune autre excuse ne lui vint à l'esprit. Il s'accorda encore une minute de réflexion et finit par lâcher.

« Dans ce cas je ne vois rien à redire. Vous pourrez me livrer au complexe militaire de Terra. »

Pendant ce temps, des boissons furent servi. 2 personnes sur les 6 présentes buvaient une boisson non alcoolisées, pour les autres ce fut (au choix) bourbon, vodka ou sake. Kerrys accepta la coupe que lui proposa Kasumi, une façon comme une autre de conclure la vente, pendant que Lucrecia faisait face à un nouveau feu de questions.

« Peut-être devriez-vous soutenir un nombre limite de mandat par sénateur, comme pas plus de deux mandats successif. De cette façon, le renouvellement serait assurée... Face a cette gérontocratie, comment faite vous pour faire entendre votre voix ? Bousculez-vous les habitudes de ses vieux monsieur ou au contraire jouez-vous leurs propre jeu contre eux ?
- Limiter le nombre de mandat est malheureusement une tâche inconcevable à l'heure actuelle : ceux qui ont le pouvoir font tout pour le conserver le plus possible. Limiter à deux le nombre de mandats successifs ne plaira pas aux sénateurs... les actuels sénateurs en tout cas, mais votre idée n'est pas tombée dans l'oreille d'une sourde, soyez-en assurée. Et pour me faire entendre, je n'hésite pas à jouer de toutes les ficelles. Je les bouscule, je retourne leur jeu contre eux, il m'arrive même de prendre le peuple à témoin si l'un des sénateurs va contre leur sens.
- C'est une intention louable, mais ne craignez-vous pas que les pays voisins vous taxe d’agressivité ? Terra est souvent critiqué pour le maintien d'une armée si nombreuse et formée en temps de paix, une décision comme celle-ci risquerait de vous attirez de nouveau détracteur, le pays n'a pas des besoins dans d'autres secteurs d'activité ?
- C'est un risque à prendre, mais notre pays a toujours été fier du patriotisme et de la formation militaire que reçoivent ses occupants. Il n'a jamais été question d'agresser nos voisins, mais je ne peux leur reprocher leur méfiance si cette loi venait à passer. Si la possibilité de prolonger le pacte de non agression se présente, j'ose espérer que leur méfiance sera apaisée.
- Si cela vous intéresse, je me ferais une joie de vous faire découvrir toutes les splendeurs de notre territoire, je connais nombre de personnes importante et j'ai accès a tous les plus beau lieu de ce pays, je vous assure que vous ne serez pas déçue. »

Plutôt que lui répondre, elle se tourna vers Kasumi.

« Ma chère, je crains que notre ami n'aie été éconduit : il semble croire se trouver à une réunion de rencontre entre célibataires. Auriez-vous mal informé ce pauvre jeune homme ? Je me sens gênée pour lui. »

Kerrys ne cilla pas. Lucrecia s'est montrée bien trop tendre envers ce jeune homme. Elle aurait pu l'enfoncer mais non, elle s'est contentée de le ridiculiser gentillement.

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La valeur d'une vie [PV Kerrys]
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