La Chapellerie des Glaïeuls /\ PV Aria Liweth /\



 

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La Chapellerie des Glaïeuls /\ PV Aria Liweth /\

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Mar 5 Mar - 11:02
La journée battait son plein. Le soleil flattait le fût des toits et rutilaient sur les tuiles comme des bolides étincelant, et dégoulinaient du toit avec des odeurs de foin coupé. Les rues étaient chahutées par la foule et bruissaient; les pavés ruisselaient d'humidité et claquaient sous les pas des passants. Au centre-ville de Omnia, faisant le coin de l'avenue centrale qui perçait la ville de part en part, se tenait la chapellerie des glaïeuls.

C'était un petit magasin hexagonal, percé sur les côtés par de larges fenêtres rectangulaires aux volets gris à la peinture écaillé et que des rideaux bleus pastel encadraient. Une tapisserie blanche à motif floraux égayait les murs fades de la pièce où des mannequins en bois sombres et en jonc tressé était disposé sur les côtés, et sur lesquels étaient exposés des chapeaux de toutes les formes, de toutes les couleurs, et de tous les goûts. Un comptoir en bois d'if qui semblait vieux d'un siècle et sur lequel traînait un capharnaüm invraisemblable, papiers, notes, boutons, rubans, morceaux de tissus, cahiers ouverts et griffonnés, délimitaient le fond du magasin.

Cette vieille chapellerie qui paraissait d'un autre âge était ma propriété, et me permettait de vivre correctement lorsque je demeurais quelques temps à Ventus. C'était en fait une façade commercial de mon activité citoyenne dans le pays. En réalité, ma chapellerie, quoique bien fournie en chapeau, régulièrement approvisionnée, et bien à la mode, était avant tout un prétexte. Elle me permettait de donner l'apparence d'une simple commerçante, un peu mystérieuse, qui traversait le continent de part en part afin de promouvoir ses produits, et justifiait à merveille mes longs voyages à travers le pays.

De fait, je vendais peu de chapeau. C'était une de mes employés, Rebecca, qui gérait à peu près toute l'entreprise, qui s'occupait du magasin principal à Ventus,réapprovisionnait l'entreprise en chapeau, s'informait des tendances et des modes, ou encore qui passait commande et organisait les expéditions marchandes. Elle s'y employait à merveille, était vive, discrète, et bienveillante, et j'avais toute confiance en elle. D'ordinaire c'était elle qui tenait journellement la chapellerie des glaïeuls

Ce jour là, pourtant, c'était moi qui m'occupait de la boutique. Je revenais d'un court voyage au nord de Omnia qui m'avait conduit jusqu'au bord de l'océan et qui m'avait rempli l'âme d'une douce et tendre mélancolie. Le soleil enrubannait la fin d'après-midi dans un voile mordoré qui semblait donner à l’atmosphère une consistance mystérieuse, presque magique.

J'étais occupée à classer quelques documents administratifs, à vérifier les comptes, à terminer les factures et à payer mon bail. L'air sentait le bois vernis, la framboise, et le ruban. J'avais l'âme triste, morose, empli d'un je ne sais quoi d'agaçant, d'entêtant et d'irrémédiable. L'apparente immobilité du monde, comme coincé entre deux temps contradictoire, me pesait sur l'âme et me remplissait d'ennuis. La lassitude me donnait l'illusion que l'immobilisme des choses s'étendaient jusqu'à moi, et j'en éprouvais une profonde aversion envers moi-même.

Alors, tandis que j'étais en proie aux sombres tourments du spleen, la sonnette du magasin carillonna comme un jet de lumière. Surprise, je levais la tête des papiers que je remplissais. Une jeune femme, blonde, aux cheveux sauvages qui fouettaient l'air jusqu'au bas de son dos se tenait sur le seuil. Je la considérais attentivement un instant et je remarquais sa fine taille ainsi que la couleur étrange de ses yeux, d'un pourpre profond, comme des larmes d'érable à l'automne, ou comme des soleils sanglants les jours d'abîmes et de désespoir. Je laissais sur le comptoir les affaires de l'état et je m'avançais vers elle en souriant. L'étoffe de ma robe blanche folâtra dans l'air en chantant tandis que je lui demandais:

-Bonjour, Mademoiselle, en quoi puis-je vous aider?


La porte émit un claquement sourd en se refermant.

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Mar 5 Mar - 19:01
27 Février 762

C'était une journée à peu près comme les autres pour la jeune Aria Liweth. Elle avait commencé dans son auberge, à son réveille ; rien de bien exceptionnelle. Aujourd'hui, il faisait beau, il faisait chaud et Aria avait envie de faire un petit tour en ville... En ville ? Aquaria n'avait plus aucun secret pour elle. La petite nation, la plus petite de toutes, avait était maintes et maintes fois scrutés sous tous les angles par ses grands yeux de petite enfant un peu trop curieuse. Aria Liweth avait donc décidé, en ce jour particulièrement calme pour l'auberge, qu'elle sortirait. Non pas dans Aquaria, non pas pour aller prier mais à Ventus. La belle nation qu'elle avait imaginé beaucoup de fois sans oser aller au delà des frontières.

La jeune voisine - bien plus vieille que Aria, mais jeune à ses yeux - était passé à l'auberge pas moins de cinq fois depuis que Aria était levée ; elles avaient l'habitude de se voir, la voisine rentrait, sortait à sa guise, jamais Aria ne lui disait quelque chose. Parfois, elle se servait dans les produits et venait les rendre deux jours après, mine de rien, sans en parler à Aria. Pour une fois, elle s'était arrêtée, tournée vers Aria et lui avait demandé, de sa voix la plus claire, la plus douce, comme l'aurait fait une mère ;

- Où comptes-tu aller aujourd'hui, Aria ?

- A ventus.

Jamais elle ne faisait de grandes phrases, ne répondant que le strict nécessaire. La femme parut surprise puis, elle lui sourit, attendrie.

Une dizaine de minutes plus tard, Aria était partie en direction de Ventus et le trajet fut assez cours ; les chevaux s'étaient dépêchés, il ne faisait pas encore assez chaud pour les retarder. Ventus est tellement belle qu'elle avait décrocher un soupire de stupéfaction à la jeune femme, un sourire était resté graver toute l'après-midi sur ses lèvres. La ville était grande, belle, rien à redire sur ceci.. Aria avait marché de longues minutes avant d'être attiré par une boutique... Une boutique à chapeau ! Elle releva ses yeux vers le ciel, remarquant que rien ne couvrait sa tête... C'était une bonne occasion de faire une affaire ainsi que d'obtenir un souvenir de ventus ! Elle en prendrait un pour sa voisine. Munie de sa bourse, Aria alla jusqu'à la boutique, pris sa respiration afin de ne pas stressé, n'ayant pas l'habitude du contact avec les inconnus puis poussa la porte, enclenchant le système de prévention pour les vendeurs. Elle fit un pas à l'intérieur, relâchant la porte qu'elle tenait jusqu'ici. Celle-ci, plutôt lourde, prit du temps pour se refermer.

-Bonjour, Mademoiselle, en quoi puis-je vous aider ?

Aria laissa son regard se poser sur les différents éléments qui composait la boutique ; des chapeaux de toutes formes, à tous les goûts, de toutes les couleurs. De sublimes chapeaux qui lui donnait drôlement envie de tous les essayer. Elle reposa finalement, après quelques secondes de silence, ses yeux sur la jeune femme qui lui faisait face, se tenant droite comme un I, timide comme jamais.

- Je souhaiterais... Des chapeaux.

Sa demande, ainsi formulée, pouvait paraître totalement idiote, bien pire encore. Des chapeaux ? Il n'y avait que ça, tout autour d'elle. Elle était dans la boutique. C'est certain. Afin de se rattraper, à toute allure, effectuant un simple pas en avant, Aria dit ;

- Enfin essayer des chapeaux ! J'en ai jamais eu... Vous comprenez ? Ce serait mon tout premier chapeau ainsi que ma... toute première boutique à chapeau.

Aria essayait de sourire, mais, elle stressait. Cette femme - bien qu'elle lui inspirait une confiance la plus totale - elle ne la connaissait pas. Aria recula d'un pas puis contourna la jeune femme sans aucune gêne, aucune honte, sachant pourtant parfaitement que c'était assez impolie de sa part de se conduire ainsi avec la jeune femme. Ayant pris l'habitude de son conduire comme elle le souhaitait, elle n'y prêta que très peu d'attention. Aria s'approcha d'un chapeau assez drôle qu'elle aimait bien, laissa glisser ses doigts sur le doux tissu qui le composant puis sur les décors divers qu'on avait mit sur ce dernier.

- Il me faudra deux chapeaux. Le second ne sera pas pour moi.

Elle dit à la vendeuse ce qu'elle souhaitait : le client est roi, n'est-ce pas ? Aria n'aimait pas se comporter ainsi mais, voir les réactions des autres personnes avaient toujours était assez drôle. Aria se tourna vers la jeune vendeuse. Essayant d'entamer un semblant de conversation.

- Il fait assez chaud cette après-midi, n'est-ce pas ?

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Mar 5 Mar - 21:52
La jeune demoiselle avait un comportement étrange. Ses yeux écarlates étaient rêveurs, et semblaient égarés; où qu'il se portât, je devinais qu'ils voyaient autre chose que ce qui était là, posé sur des mannequins, pesant sur des murs, ou tombant lâchement des plafonds. Elle voyait dans la réalité des fantasmagories imaginaires ou des restes de rêves tombés de la table des dieux. Je la considérais avec affection car j'aimais les gens rêveurs. Ils avaient en eux une sorte de sensibilité intérieur qui se ressentait dans leur moindre manière et qui avait un charme tout particulier.

Le ton de sa voix, ainsi que ses paroles m'attendrirent, et je me pris à sourire sans m'en rendre compte-moi même car elle était vraisemblablement timide, et la scène était on ne peut plus touchante.

-Oui, je comprends tout à fait, répondit-elle à la jeune femme, mais ne vous inquiétez pas, ce ne sont que des chapeaux! Je suis sûr que nous allons vous en trouver un qui vous siéra à merveille.

Je laissais un court silence s'installer entre nous, et je continuais en riant:

-Et puis, je ne mords pas, vous savez!

Cependant la jeune fille demeurait nerveuse. Je le voyais à l'expression tendue de son visage, aux tremblement presque imperceptibles de sa main, ou à l'hésitation de ses manières.
Sans façon, elle me contourna afin de caresser du doigt quelques chapeaux avant de m'informer de son désir: elle souhaitait acquérir deux chapeaux, l'un pour elle, le second pour un inconnu. Insoucieuse, je décidais de m'occuper d'abord de son chapeau.

-Hum, très bien! Dis-je d'un ton léger. Et bien occupons nous d'abord de votre couvre-chef.

Je m'approchais d'elle sans un bruit, et lui glissais à l'oreille:

-En effet, ce chapeau, que vous caressez, est un saturno. Il est utilisé lors des grandes fêtes officielles, ou pendant les galas; je vous le déconseille. Du reste, le vert ne siérait ni à votre teint, ni à vos cheveux, ni à vos yeux.


Puis, je l'entrainais à l'autre bout du magasin, slalomant adroitement entre les mannequins chapeautés et enrubannés en lui répondant que cet après-midi, mais qu'il ne valait en rien certaines sécheresses Ignisienne et que, finalement, il valait mieux être Aquarien, ou Ventusien, que sujet d'Iskandar. Puis, je m'arrêtais devant l'un des mannequins, que je présentais à ma cliente d'un geste harmonieux, quoique diablement théâtral:

-Voici, lui dis-je, un modèle qui vous conviendrait bien mieux. C'est un canotier à large bord qui couvrirait votre visage en lui conférant un charme mystérieux, tout en le protégeant du vent et du soleil. Vous demeureriez cependant élégante à souhait, et le ruban qui le ceint, bleu pâle, s'accorderait parfaitement avec la couleur de vos yeux.

Je le saisis d'une main légère, le fit virevolter dans l'air, avant de le poser délicatement sur la tête de la jolie jeune femme aux yeux de sang.

-Qu'en dis-tu? lui dis-je en riant N'est-ce pas qu'il te va à ravir?

Et, disant, je la regardait d'un air tendre et factieux.

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Sam 15 Juin - 11:27
Aria regardait sans mot dire la vendeuse qui s'y connaissait plus que bien en chapeau. Normal, lui direz-vous, elle est face à une vendeuse spécialisé ! Mais, elle paraissait si jeune, avec son physique de jeune femme, sa peau blanchâtre et son air mystérieux, elle ne lui donnait pas plus de 20 ans, plus jeune sans doute, plus vieille, Aria en doutait sérieusement. A son âge, elle s'y connaissait tant que ça ? Ressortant de ses rêveries habituelles, Aria se concentra de nouveau sur la jeune femme qui s'occupait actuellement d'elle.

« - Je l'espère en tout cas, je l'espère. »

Aria esquissa un sourire à ses mots ; elle ne mord pas... Il ne manquerait plus que ça ! Que les gens de la ville mordent ! Elle eut envie de rire mais ne trouvait pas cela particulièrement polie et très rattachée à la politesse, Aria se contenta de rire intérieurement.

« - Oui, occupons-nous en d'abord ! » Dit-elle avec un sourire simple.

Aria l'observa s'approcher d'elle tandis qu'elle retirait sa main du chapeau dont elle caressait le ruban, comme si elle se sentait coupable d'avoir fait quelque chose de mal.

« - Des grandes fêtes officiels ? Par des bourgeoises, non ? Maman portait des chapeaux de ce genre pour aller s'amuser. Mais ils ne lui allaient pas très très bien.. J'approuve ce que vous me dites ; ce genre de chapeaux ne me vont pas non plus à merveille. »

Aria suivit la vendeuse qui s'en alla à l'autre bout de la boutique ; cette dernière n'avait aucun mal à se faufiler entre les divers mannequins qui décorait le sol tandis que Aria, elle, avait un peu plus de mal, en bousculant certain avant de s'arrêter pour les remettre comme il le fallait. Inquiète de ne rien casser, elle était très lente et rejoins la vendeuse avec quelques longues secondes de retard, elle se sentit confuse mais ne s'excusa pas. Aria approuva d'un geste de la tête les paroles concernant la chaleur de cet après-midi. Elle lui proposa un canotier fort charmant qui lui plaisait assez, Aria regardait la vendeuse qui entrepris de le poser sur sa tête afin de l'essayer et de savoir s'il lui allait bien comme elle le prétendait. Aria s'admira quelques secondes. Plus qu'elle, c'est ce chapeau quelle admirait ; un chapeau très joli dont le ruban lui rappelait étrangement une couleur connue et chaleureuse, mais laquelle ? Aria se tourna vers la vendeuse en lui offrant un large sourire heureux ; elle était comblée par ce chapeau.

« - Effectivement ! Vous avez un don, vous savez. Ce chapeau est superbe ! Je prendrais également un autre chapeau pour moi, tant que j'y suis, faisons des folies ! J'aimerais maintenant quelque chose d'un peu plus sombre et mystérieux. »

Aria avait beaucoup aimé ce chapeau et en acheter un voir plusieurs autres lui disait franchement ; elle se faisait rarement plaisir, préférant économiser l'argent qu'elle gagnait des différents services qu'elle rendait tout autour d'elle. Aria regardait tout autour d'elle les divers chapeaux qui étaient exposés sur les étagères, les mannequins et ainsi de suite, elle ne savait pas lequel était fait pour elle mais elle faisait en tout cas énormément confiance à la vendeuse pour la conseiller. Aria recula d'un pas afin d'avoir une vision complète de la boutique mais elle se rendit compte que celle-ci contenait de trop nombreux chapeaux pour pouvoir tout voir d'un simple coup d'oeil.

« - Après, si vous le voulez bien, nous chercherons le fameux chapeau pour cette amie. »

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