Térence d'Ignis



 

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Térence d'Ignis

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Messages : 94
Age : 0
Métier : Prince Poète
Humeur : Poétique
Points Histoire : 0
Lun 25 Fév - 23:08
IdentitéNom: Ignis
Prénom(s): Térence
Titre:9e Prince d'Ignis.
Âge: 19 hivers et à peu près le même nombre de printemps
Genre: Poète
Nature:   Magicien
Affinité: Feu
Pays: Ignis
Métier: Prince des poètes
Langues: Langue Courante, des bases de l'ancienne langue.
* Thème: Carmina Burana, O Fortuna


Caractère et Morale


Ce qui est poétique, et ce qui ne l'est pas


Pour Térence d'Ignis, le monde est une chose extrêmement dual. Et en fonction de cette opposition fondamentale s'explique toutes choses. Chaques actions, créations, vérités ne trouvent sa justification que dans la poésie. Une chose digne qu'on en écrive un poème mérite d'être, de se réaliser, ou de provoquer un évènement qui le réalise, quelqu'en soit les conséquences. Une chose qui n'est pas poétique n'a pas le droit de vivre et doit alors être éliminée, rayée de ce monde. Et pas simplement de la vie mais de l'existence. Car si ce n'est pas digne d'être poétique, ca ne l'est pas d'être écrit. Tout doit disparaître.

Il y a donc des choses que Térence trouve poétique:

- Ophélia d'Ignis: Un sujet de passion pour Térence depuis sa plus grande enfance. Pourtant le jeune homme ne pourrait pas dire ce qui le touche plus particulièrement dans le personnage d'Ophélia. Peut être sa beauté légendaire ? Ou alors le malheur de cette pauvre fille sauvagement violée par Antares, cette espèce de brute si peu primesautier qu'il ne pouvait avoir d'autres rôles que de faire éclore, à travers la violence de ses actes,  la beauté; le pêché entraine la perfection, c'est une loi dans laquelle le jeune Térence croyait dur comme fer et Antares l'a définitivement convaincu. Cela dit la poétique que lui inspire Ophélia ne s'arrête pas qu'à l'image d'une pauvre fille brisée gisant sous les coups de son bourreau. L'image d'Ophélia, belle et forte, devenue femme et mère contre ce monde qui l'a reniée, est aussi un thème majeur de son inspiration. Et cet enfant, si frêle et fragile que la vie a condamné à vivre sans que sa mère ne l'ai désiré, et qui pourtant reçoit cet amour si important... tout cela entour la jeune femme d'une aura de beauté qui ne laissera jamais Térence insensible.

- L'ascension au trône. Oui. Bien qu'il ne se sente absolument pas concerné par cette course absurde, il attend avec impatience le futur héritier. Pas qu'il n'est pas foi en Waelen dont la force n'est plus à démontrer, mais si un jeune garçon se présentait, et du dernier rang adolescent, devenait un homme digne du trône d'Ignis, alors sa conquête serait surement digne d'être chantée. A jamais. Si ce jeune garçon arrive un jour, il pourra compter sur Térence pour se ranger à ses cotés et l'aider à devenir un mage accompli... pour peu qu'il ne soit pas qu'une tête brulé mais un garçon dont les capacités, de l'avis de Térence, sont véritablement dignes du roi d'Ignis. Et la barre est déjà très haut.

- La destruction d'Aquaria. Quoi de plus terrible et poétique que la destruction d'une civilisation millénaire ? De la fin d'une étape pour notre monde, et le début d'une nouvelle ère, atteinte d'une nouvelle folie et d'une nouvelle poésie, forgée sous les ruines de l'ancienne ? Rien à la vérité.

- Les Tragédies. Si il y a un type de littérature que Térence trouve digne de la plus belle poésie, c'est bien la tragédie. Cette force irrésistible de l'amour qui pousse les personnages vers une fin annoncée et inéluctable. J'en frissonne de plaisir.

- Lucius d'Ignis. La suite logique dirons nous. Le paradoxe est que Lucius est de très loin son grand frère le plus sympathique, bien avant que son obsession de la poésie ne prenne le contrôle de son esprit. Depuis, sa vision s'est un peu déplacé et si Lucius lui est grandement sympathique, ce n'est pas que à cause de leurs ententes naturelles. C'est aussi parce que Térence a compris, à force de fréquentation, que son frère était prêt à tout pour servir Kaede, notamment à assassiner Iskandar. Et rien ne donnerait à Térence un meilleur sujet de poésie que Lucius, tuant son père ou périssant par sa main pour les beaux yeux de la soeur d'Ophélia. Le sort du royaume à ce propos le laisse relativement indifférent. Après tout, celui qui régnait n'empêchait généralement pas le poète d'exercer alors que ce soit Kaede, Iskandar ou Waelen, voir même un étranger, qu'importe tant qu'il pouvait écrire et écrire encore. Et que le nouveau dirigeant ait assez de charisme pour permettre une poétique de son règne.

- Les femmes: Sang d'Ignis oblige, Térence aime les femmes. Contrairement à son père, il n'est pas tant porté sur la séduction mais plus sur l'érotisme. La conquête ne l'intéresse pas. Seul ce moment de frémissement, où l'homme retient ce qui le comblerait, afin de mieux profiter du désir du fruit de son plaisir, cette sensation exquise de désir. Ca, Térence y trouve poétique. Et pas seulement. Il aime terriblement ça. Et en abuserait presque au point de sombrer quelques fois dans des débauches sans nom, cherchant vainement à provoquer l'instant érotique que la pornographie et la honte efface aussitôt.

Et bien sur il est des choses qu'il ne trouve absolument pas poétique.

- Etre roi. Une des choses qui lui semble impossible. Pas que la fonction de roi ne soit pas poétique en soit, mais un poète est un poète, pas un roi. Un roi peut être poète, mais lui est poète avant d'être roi il ne peut donc plus devenir roi. Et cela ne serait d'ailleurs pas poétique d'être poète et d'être roi. A quoi bon. Non vraiment, la royauté est une chose indigne de son intérêt. Comme la compétition entre les héritiers. Enfin quand cela l'engageait, car sinon force est de reconnaître que ca pouvait créer de belles situations. Mais son rôle à lui est de négocier l'aléatoire. Pas d'y prendre part. Térence est à coté de ce qui est digne, pour pouvoir le chanter. A coté de la poésie pour pouvoir l'incarner. Il est un dieu parmi les mortels.

- Les magiciens trop faibles. Ceux-là je peux pas les saquer. Notamment les Ignisiens exilés qui pensent être de puissants mages de feu. Rien n'est plus apoétique que la crasse nullité d'un faible magicien qui se croit supérieur. Mais notre bon Térence a cependant trouvé une parade à cela, une sorte de poétique de la nullité. Laissé agonisant un de ces charlatans, et alors si il survit malgré tout, il deviendra plus surement digne d'être poétique, soit en réalisant sa faiblesse, soit en devenant fort (étonnant non ?)

- La banalité et l'inaction. Tout est dit. C'est l'inverse de ce qui est digne d'être écrit. Même la torture, la scatophilie, l'inceste, le viole, peuvent d'une certaine manière créer des évènements dignes d'être contés. Le mal est une source puissante d'inspiration après tout. Le contraire de la poésie, c'est le milieu, le non extrême, l'imperfection, le sans-émotion. Cette attitude stupide de l'homme qui se croit sage doit à tout pris être gommé de  ses philosophies abscones.

- La mort des gens stupides. D'un coté cela était un bienfait, car ceux qui meurentt en s'attaquant à un adversaire contre lequel il ne peuvent pas livrer un combat poétique, ceux là ne méritent pas d'exister. De l'autre il s'agit d'une chose terriblement ennuyante. Bref, il n'a pas de pitié à tuer les gens qui ont la bétise de s'attaquer à lui, et encore plus à Mia. Comme si un simple mortel avait la moindre chance contre cette finesse de la perfection qu'était sa douce Mia Blaze. Les fous. La mort est finalement un châtiment bien doux pour cette bêtise.

- La philosophie. Pourquoi faire ressentir au gens de la pensée alors que seul le sentiment poétique est digne. Si une philosophie du sentiment et de la poésie est nécessaire, elle doit rester propre à chacun et ne pas venir ternir de son ombre un poème émouvant.

- Les cornichons. C'est l'histoire d'un jeune garçon qui jouait un jour dans un palais d'Ignis, en compagnie de sa demi-soeur Lua, et d'un de ses cousins, le jeune Ryd Fenril. Ceux-ci volèrent un bocal de cornichon et Ryd, profitant de son avantage sur le garçon influençable, convainquit Térence de boire le liquide qui enfermait les cornichons prisonniers. Depuis Térence d'Ignis abhorre les cornichons, mais la légende dit qu'il pardonna à Ryd et Lua ce mauvais tour et que les trois restèrent amis jusqu'à ce que le jeune Fenril disparaisse.


Recherche de la poétique et esthétique de l'art


Si il y a bien une chose pour laquelle Térence d'Ignis n'est pas dogmatique, c'est bien la poésie (et l'art). Dans ce domaine, il est prêt à entendre et à considérer tout les avis; à adopter tout les mouvements, toutes les sensibilités, à vautrer son génie dans les pires facilités et engagés son esprit dans les concepts les plus complexes. Ce qui compte, c'est qu'à la fin, il puisse ressentir la poésie. Si il ne la ressent pas, il considère le mouvement littéraire raté et l'abandonne à moins qu'un autre poème ne lui prouve que cette idéologie peut apporter de la poésie. Alors il brule l'autre poète pour lui apprendre à défier son prince, lui, le prince des poètes, et essaie, à partir du mouvement,  d'atteindre à nouveau la poésie.

Cela dit avec le temps et son jeune âge, Térence a pu mettre en place une poétique tout à fait originale qu'il  applique dans son oeuvre. Cela se base sur quelques idéologies assez simples qui le guident en tant qu'homme.

- L'Humain est au centre de l'univers. Celui si est la perfection de ce monde et il est au delà de la compréhension de la raison. Il y a quelque chose d'incommensurable en l'Homme qui le rend supérieur à toutes choses. Cela s'inscrit dans les noblesses des actions des hommes qui peuvent mourir ou aimer au-delà de ce que nous dicte la loi naturelle. La poésie en l'être humain se trouve donc entre son action détachée de la nature et la non stupidité de l'action humaine (comme venir affronter Mia). La noblesse de l'acte humain est donc la base de toute poésie.

- La nature. Ce n'est pas pour Térence le contraire de l'humain, c'en est le miroir. Pourquoi ? La nature, comme l'Homme, est incommensurable et ne peut donc être comprise par l'intellect humain. Que ce soit sa poésie naive ou sa colère absurde, aussi forte que nos passions ou nos actes déconnectés des lois naturels; tout ça offre à l'homme un reflet de sa propre nature. Et en ressentant à quel point son existence est petit devant cette force suprême, l'humanité ressent son propre sublime; elle sait alors qu'elle est éternelle. En ça, la nature devient plus qu'une métaphore de l'humanité. Elle devient ce qui, en la présentant dans son propre sublime au lecteur, pourra déclencher chez lui les émotions les plus proches de sa propre condition d'homme-dieu.


Psychologie



Térence d'Ignis n'est pas un individu qu'on pourrait qualifier de stable émotionnellement. Il est même le contraire. L'image de ses émotions seraient celles d'une mer déchainée ou bien d'un blizzard frappant les plus hautes cimes. Tout est mouvant en lui et il n'est pas de repos dans ses émotions. En vérité, Térence d'Ignis se sent déchiré par le simple fait d'être Homme et d'être en vie sur cette terre. La vie est pour lui un pesant fardeau, et comme l'a dit un ancien poète de l'empire, d'une expression qui résumerait très bien la façon de penser de Térence :

"Ah! ce vide! ce vide épouvantable que je sens là dans mon sein! Souvent je me dis: si je pouvais, ne serait-ce qu'une fois, la serrer sur mon coeur, tout ce vide serait oublié." (Goethe, Die Leiden des jungen Werhters)

Le problème de Térence, c'est qu'il ne trouve pas celle qui pourrait l'apaiser. Ou plutôt ne veut pas la trouver car on fond de lui il sait que seule Mia  pourra le rendre heureux. Mais cela voudrait dire qu'elle doit devenir sa femme et son amante. Et plus son désir de sa jeune chevalier est fort, plus il s'interdit formellement de la prendre et de l'aimer; quelque chose le retient irrésistiblement. Et ce n'est pas son gout de l'érotisme et du désir. Il ne cherche pas à faire perdurer l'envie qu'il a de la jeune fille. La vérité est qu'il a terriblement peur car elle représente pour lui cette partie incommensurable de son être, qu'il ne comprends pas, et il ne sait pas ce que deviendrait les déchets déjà corrompus de son esprit perdu si un jour elle venait à le quitter.

Alors pour oublier cette peur qui l'empêche de prendre Mia, il la trompe avec toute les femmes, exacerbant le gout de son désir à l'extrême, recherchant parfois l'aventure et écrivant des poèmes pour des belles d'un soir. Même Ophélia, la sublime Opéhia, source de la poésie, n'est pour lui qu'un jouet comparée à sa Mia. Elle est sa stabilité.

Comment décrire cela? Lui est un espèce de mouvement émotionnel en permanente ébullition, jamais sur, toujours le coeur lourd et l'âme amoureuse, le corps souffrant d'un vide, d'un désir qu'il ne parvient jamais à combler. Il ressent cette vérité qui est que tout Homme ici bas est incomplet, et si parfois il croit tromper le vide en devenant poète, il sait au fond de lui que ce vide est la malédiction éternelle de l'humanité, le non sens de notre vie qui contrebalance le sublime de l'humain, et qu'il devra l'affronter un jour. Et pour cela, il aura besoin d'elle. Il a déjà besoin d'elle. Elle est la stabilité émotionnelle incarnée, toujours concentrée, ne ressentant du désir et du trouble uniquement quand lui même cherche à le provoquer fortement (à quelques rares exceptions prêtss rappelant l'histoire douloureuse de la jeune fille). Du sceau très puissant qui les unis ne filtre qu'une sensation de paix et d'harmonie et jamais une pensée négative ou un sentiment troublé ne l'atteint à travers le lien, n'atteint donc la jeune ville. Cette paix qu'elle ressent est très vite devenu pour lui une zone de stabilité dans laquelle il peut se réfugier quand il sent son esprit au point de perdre complètement pieds; et il sait que sans elle, il deviendrait vite un corps errant sans raison, incapable de concevoir, la mort, la vie, l'amour ou même le sens de la poésie. Sans elle, il serait déchu. Il n'aurait pas le droit d'exister, il ne serait rien.




Physique


En ce qui concerne le physique de Térence d'Ignis, on peut dire qu'il est dans la plus parfaite tradition de la lignée d'Ignis. D'une taille supérieure à la norme, doté d'une musculature fine mais puissante, le jeune homme rentre sans peine dans les canons de beauté de l'époque. Bien sur il n'a pas cette qualité Waëlienne qui est que même roulé dans la bout, un prince d'Ignis conserve sa superbe, mais il reste d'un physique très avantageux... et comparé à la plupart de ses frères, il émane de ses traits une certaine douceur, en plus de la finesse naturelle de la forme, qui n'est pas désagréable à voir.

La vérité est que très souvent, malgré son corps finement sculpté, son visage taillé aux pixels prêts et ses traits doux, Térence a un air terriblement fragile; l'expression de son visage et la posture de son corps rappelle régulièrement celui d''un verre à pieds en cristal posé en équilibre sur un ballon au bout du nez d'une otarie... Celui ci semble alors destructible, éphémère et incertain, tout en restant ciselé, brillant et artistique.

Quand il s'agit de performance physique pourtant, Térence d'Ignis n'a rien d'exceptionnel. Il est même très quelconque. Si ses muscles sont bien découpés, ils ne sont ni fort ni puissants. Il ne peut exceller quelqu'un dans ce domaine là. Il n'est pas non plus souple, ne pouvant se contorsionner comme certains le peuvent. Ils sont par contre terriblement endurant, pouvant continuer un effort sans se relâcher des heures durant. A l'image du personnage qui ne se fatigue que très lentement et dont la capacité de récupération est exceptionnelle.

Autre détail physique invisible lié à cela, le corps de Térence est extrêmement résistant à la mana. Il peut en déverser à travers son corps dans des quantités absurdes sans que celui ci ne subissent de dommages du fait de cette puissance qui transite en lui. C'est ce qui a amené le jeune homme à se tourner vers la magie, constatant que même pour un prince d'Ignis, il s'épuisait très lentement lors de l'utilisation d'une quantité de mana importante.

Enfin le jeune homme possède une particularité au niveau de son sceau. Celui ci est gravé sur la rétine de ses yeux, si bien que quand il utilise la magie, les deux yeux s'illuminent d'un rouge vif inquiétant, contribuant souvent à effrayer ses adversaires. Certains dirent qu'ils avaient en face d'eux un démon et les enfers invoqués sur terre. Un monde multicolore et brulant où les flammes dansaient comme autant de dervishs fous.


*Compétences générales


Prince des poètes



"Parce que le plus grand Poète du continent, c'est MOI. Et que c'est pas autrement. D'ailleurs, si quelqu'un se considère supérieur comme poète, je le crame, car aussi innocent que je sois, il ne faut pas jouer sur ma susceptibilité. Dans ma famille, certains sont faits pour dirigés le monde, moi je suis né pour être le plus grand poète de tout le temps; il s'agit la d'un destin manifeste qui ne souffre aucune contestation. Je peux faire éclore les plus fines fleurs sauvages à partir des rocailles les plus arides, voir du sable désertique dans lequel se tapit le serpent.

Alors bien sur, qu'en se présente à moi une situation sublime, de celle qui naturellement atteint le coeur de touts les hommes jusqu'au plus profond de leurs entrailles où croupissent les restes d'une caille, alors là, je peux exprimer mon art et créer, à partir de ce que le destin nous a servi de grandiose, les plus exquis poème afin que l'éternité s'ouvre à ma grandeur naturelle. Je serai dieu parmi les hommes à travers mes vers. Je suis Térence d'Ignis"


Mana Démente



Térence est un magicien. Un vrai magicien. Et si il l'est devenu, c'est car sa réserve de mana est impressionnante, même pour un membre de la lignée d'Ignis. Il a souvent voulu se comparer à son père à ce sujet mais n'a jamais osé le lui demandé. Toujours est il que le jeune homme s'épuise très très lentement et qu'il peut presque déverser son mana en flot continue à travers son sceau.

Cette capacité effrayante à contribuer à faire de lui un magicien connu pour la vaste zone que certains de ses sorts cibles. En effet, utilisant à bon escient cette capacité qu'il possède, Térence peut lancer un sort en supersize et ce ne sont pas que les boissons qui sont géantes. Tout, de la boule de feu qui fait la taille d'un immeuble à l'explosion capable de raser plusieurs hectares, devient possible lorsque Térence incante son sort et prends le temps d'utiliser son mana à pleine puissance.


Optimisation de l'énergie


La qualité du mana de Térence est de nature exceptionnelle. On pourrait le comparer à la qualité d'un bon vin rouge. Et alors que la mana d'un magicien normal ressemble à celle d'un Blanc moelleux pour les apéros du peuple, celui de Térence est digne des plus grands cépages de Ventus, là où le soleil inonde le raisin de toute sa lumière, où la terre est riche et l'agriculteur passionné.

Ainsi alors que le magicien de base peut boire son mana en grande quantité afin d'atteindre plus vite l'ivresse de son désir, le mana de Térence se déguste finement, en petite quantité, et une gorgée de ce nectar délicieux vaut bien une vie entière d'alcoolisme aux vins du peuple.


Magicien Emérite


La lignée d'Ignis est réputé pour former des magiciens puissants, à défaut d'être talentueux comme ceux de Ventus ou d'Aquaria. Les enfants d'Iskandar échappe pour certains à la règle, et à l'instar de Rin et d'Illya, Térence possède le don; celui qui lui permet de lancer un sort sans que cela lui semble compliquer; de retenir les incantations naturellement; de doser avec une précision inégalée la mana utilisée dans son sort.

D'autant que Térence est un jeune homme très scrupuleux dans l'utilisation de la magie. Même si ces capacités naturelles font de lui un magicien supérieur, le jeune homme ne cède jamais à la facilité et met dans chacun de ses sorts et entrainement la même application à toujours doser son mana justement, à contrôler chaque parcelles de flammes et chaque centimètre de zone.





Sorts - Rang A:  


Déchainement des enfers, sort de rang B:

Mon hurlement barbare s’envole par-dessus les cimes du monde
Et mon cri est une flamme dansante
Teintant mes yeux d’une lueur écarlate
Et ma peur est un feu mordant
Dans laquelle se consume mon désir
Et ma folie un grand brasier
Où se calcine mes rêves aux portes de l’enfer.


Térence libère son mana à son maximum et le relâche autour de lui; le mana se propage alors comme une vague mettant le feu à tout ce qu'il touche et peut être brulé. Le champ de bataille calciné et brulant devient alors semblable à un sol des enfers et devient alors digne d'un combat, du moins sur un plan esthétique.

Séduction Incendiaire, sort de rang C:


Mon amour est semblable à un grand incendie
Qui répond à son gré au désir de la flamme,
Du brasier et du feu, de l’homme et de la vie,
Répandant de son vœux la chaleur dans mon âme.

Elle m’entend, me répond quand enfin je l’appelle
Cette flamme séduite qui cherche un abri,
Elle vient dansante sur le sable éternel
Et dans le creux de mes mains elle se réfugie.

Les flammes sont aspirées dans le creux des mains de Térence et rassemblait en une (ou deux) boules d'énergie pur. Elles quittent alors leurs combustibles et se nourrissent du mana du magicien pour ne pas s'éteindre. Ce sort, bien que très utile pour arrêter un incendie, l'est tout autant pour les spectacles son et lumière, les effets dramatiques quand on raconte une histoire effrayante à des enfants le soir devant la cheminée, ou plus simplement pour éteindre la lumière.


Le brasier Arc-En-Ciel, sort de rang C:


Quand les flammes se reflètent dans le fond de mes yeux,
Je suis atteint de synesthésie
Je vois comme un arc-en-ciel qui explose dans le feu
Les couleurs prennent vie

Quand les flammes tournoient comme des toupies
Je me prête à leur jeu
Milles couleurs s’envolent vers le ciel ébahis
Qu’illumine mes yeux

Quand les flammes s’envolent vers les éthers des cieux
Je me soumets à leurs folies
Je ne peux que me soumettre à la beauté du feu
Et de ces milles coloris

Térence d’Ignis projette sur le feu sa vision intérieure. Celui-ci peut alors se parer d’une robe multicolore et changeante en permanente, mais sa capacité destructrice et sa chaleur ne sont pas affectés, même si la robe devait prendre, à tout hasard, une couleur uniforme et rose bonbon. Quand les flammes se mettent à danser multicolores et en changeant de couleur à tout instant cependant, il est dit que certains ennemis peuvent rester hypnotiser par la beauté de ce spectacle.


The dancing blaze, sort de rang C:

Je veux peindre les flammes une maitresse ardente,
Une esclave brisée, une femme éperdue,
Je veux la voir danser d’une ronde envoutante
Sous la pâleur du ciel, sur la folie des nues.


Ce feu sera le mien, je veux qu’il m’obéisse
Qu’il danse au grès du vent et de mon désir,
Sa flamme répondra au feu de mon iris
Que sa danse disloquée a su entretenir

Toutes les flammes présentes se mettent à obéir à Térence qui peut donc les faire se déplacer là où il le désir ; souvent, cela signifie sur ses adversaires Les flammes augmentent en intensité selon si le premier prince déverse sa mana dedans ce qui le rends terriblement dangereux au combat. Mais comme l’art est puissant et que Térence veut que ses sorts soient artistiques, les flammes, si ils le désirent, obéissent en dansant, faisant parfois devant leurs victimes de grands cercles infernaux, comme des milliers de déhancher de femme qui se meut à une vitesse que l’œil humain ne peut pas suivre. Certains disent même que si le magicien le veut, les flammes prennent vraiment la forme de femme dansante, sorte de succube irréel prête à dévorer la victime.  Ceux qui survivent pourraient jurer que c’est le plus beau spectacle qu’ils n’aient jamais vu, mais malheureusement, personne n’a jamais survécu.  


Phénix, sort de rang D:


C’est l’oiseau du destin et l’ange du futur                          
« Phénix prends ton envol, élégant et gracieux,
Il traverse les cieux infinis                                                          
  Allant de par les nues ébahi,
Et il frappe à coup sur                                                                
 Mon désir impérieux
L’ennemi                                                                                        
Assouvis »

Son instinct                                                                                    
« Sur tes traces,
Le mène où je le guide                                                                
Ne laisse que des cendres
Portant sur l’ennemis le destin                                                
Mon désir est que là où tu passes
Ma furie et la mort de sa morsure avide                                
Ne reste que le charbon dans de noir méandre

Au bout de la main de Térence se forme une boule de feu en forme de phénix qui traverse l'air vers les ennemis du magicien. Dans une certaine mesure, celui ci peut contrôler la direction de l'oiseau, mais comme cette pseudo boule de feu fends l'air à grande vitesse, il reste très difficile de réagir rapidement pour modifier sa direction. Cela dit le problème est le même pour qui tenterait de l'éviter.


Pluie Incendiaire, sort de rang E:  

1000 flammèches, non, 1000 feux ardents tombent en paillettes dorées sur la ville endormie. Ce n’est plus des flammes qui déchirent la nuit, c’est des sables dorées qui illuminent le ciel. Sous cette mâle assurance rayonnent les nues, les éthers se couvrent de teintes écarlates et je reste solitaire, sous le portique de marbre, a regardé le feu qui tombe comme l’onde marine en une nuit étoilée.

D'une dizaine de mètre au-dessus de la zone d'invocation se mettent à tomber des milliers de petites flammes dorées (ou multicolore si Térence décide de mélanger ces sorts). Utilisé normalement, cela ne blesse ni ne brule et celui qui se trouve en dessous ne ressent qu'un réchauffement agréable de la température; cette combinaison, inventée par Waelen, est effectivement très utile pour les fins de rendez-vous et les scènes de frimes. Térence l'utilise aussi pour rajouter parfois un effet dramatique à ses interventions, afin qu'elle soit plus poétique. Quoi de mieux que d'affronter des gens entourés d'une pluie de paillettes dorées ?

Cette technique reste cependant d'une puissance redoutable si le magicien décide d'insuffler dans son sort une plus grande quantité de mana. Une véritable pluie de flamme, comme des hallebardes, se met à tomber drus sur les adversaires de l'héritier d'Ignis, brûlant tout et ne laissant que ruine et désolation.





Relations


Mia Blaze





Nom: Blaze

Prénom(s): Mia

Titre:

Âge: 13 ans

Genre: Ephèbe

Nature:   Pactisante

Affinité: Vent

Métier: Chevalier d’Ignis



Présentation


L'histoire de Térence et celle de Mia étant intimement lié, le passage qui suit risque de découvrir légèrement le voile qui pèse encore sur votre esprit quand à l'histoire du jeune prince d'Ignis; j'ai néanmoins fait de mon mieux pour ne pas donner trop d'information dans ce passage afin de ne pas spoiler, mais si vous voulez découvrir les récits votre imagination aussi émaculée qu'une neige en hors piste, vous devriez sauter ce passage et revenir par la suite.


Mia Blaze est une jeune fille à qui la nature a donné un talent innée pour la bataille et manipulation des armes. Sa vie avait pourtant commencé loin de probables champs de bataille qui n'auraient jamais du être son destin. Sa vie, tracée dès la naissance pour être celle d'une paysanne d'Ignis s'arrêta brusquement lors de ces cinq ans et ne put jamais reprendre son cours normal. Sa rencontre avec le jeune Térence, alors âgée de 11 hivers, l'entraina dans un fleuve plus impétueux et plus dangereux qui celui initialement tracée lorsque la jeune fille, pour rester auprès de son bienfaiteur, décida d'embraser la carrière de chevalier et commença l'entrainement sous l'égide de son jeune maitre afin de pouvoir le servir un jour.

Assuré dès le début du soutien du jeune homme, elle entreprit l'apprentissage de l'épée avec le même maître épéiste que Térence. Mais autant le jeune prince, depuis sa rencontre avec elle était devenu un piètre combattant, quasiment incapable de tenir son esprit et n'ayant pas la volonté d'apprendre, autant Mia montra des dispositions qui firent d'elles une élève très respectée. Quand le prince, alors adolescent, arrêta ces cours d'escrimes qu'il jugeait inutile, il fit venir le maître pour qu'elle puisse continuer son apprentissage; celui-ci s'en donnait à coeur joie avec une élève tellement doué et après 6 ans d'entrainement acharnée, elle avait atteinte la technique des meilleurs épéistes du royaume.

Après un test sur lequel l'histoire revient dans un style fin et épique qui prouve toute l'imagination et la verse de l'auteur, Mia fut accepté par Iskandar et par Térence comme chevalier du 9e prince d'Ignis, et repris son entrainement alors que le garçon était en train d'imaginer d'autres projets pour elle. Dans l'année qui suit, il fit un pacte avec elle, lui permettant d'accéder à un pouvoir immense et contribuant à lui donner une force supérieure qui surprendrait chez une fille de 13 ans (qui surprendrait chez un être humain, d'ailleurs); depuis sa nomination comme chevalier de Térence, la pré-adolescente était devenue l'élève du portier royal, donnant à sa progression un nouvelle essor .

Mia continue aujourd'hui son apprentissage afin de devenir la meilleure épéiste et servir Térence au mieu. Traumatisé violemment dans son enfance, celle-ci ne ressent presque plus rien à part sa fidélité aux princes. Son esprit est presque toujours plongé dans une paix tranquille que rien (sauf l'héritier d'Ignis) ne vient troubler, ce qui fait de ce chevalier une machine à tuer, toujours efficace, pragmatique au possible et parfaitement soumis à son maître pour qui elle donnerait sa vie sans réfléchir. Ce que Térence ne laisserait de toute façon pas faire, quelle qu'en soit le coût pour lui.



Pouvoir de pacte: Falconfoil


God of the silver bonds, I ask you the power to travel through the space. Let my sword fall onto my master's ennemies as the deadly diver from the feathered sky. I spear you falconfoil

Mia n'est plus. Sa personnalité, ses sentiments, tout ce qui aurait pu la rattacher à l'espèce humaine a disparu alors qu'elle n'avait que cinq ans, le jour où l'enfer c'est abattu sur elle comme s'abat la foudre sur la forêt. Ce jour-là, du fond des ténèbres qui l'avaient envahies apparurent un ange, un jeune homme à la tête blonde, et les parcelles brisées et séparés furent à nouveau unie par la dévotion qu'elles se mirent à porter à Térence. Le Pactio Rex sublima l'âme déchirée de la jeune fille, déchirée au sens propre car tout ce qui est humain en elle l'a été par ses bourreaux comme la feuille d'un arbre entre les mains d'un enfant. Il en fit l'incarnation même de la déchirure de l'espace, la brisure de ce qui ne peut pas logiquement être déchirée, la coupure dans ce qui ne peut être fondue. Comme un symbole à sa dévotion, elle peut fendre l'espace pour devenir l'arme de son maitre, afin que nul ne puisse se tenir sur le chemin de Térence. Elle inflige aux ennemis du prince et à l'espace qui l'entoure la même douleur déchirée qu'elle a elle même subi.

Le pouvoir de pacte de Mia est une modulation de l'espace. Quand elle l'active, deux distortions  se créent en deux point, comme des déchirures dans le vide; ces deux "bouches" sont liées entre elle et en engouffrant son épée à travers l'une des entrées, elle peut frapper ce qui se trouve de l'autre coté du tunnel, prêt de l'autres distortions. Une des distortions est déclenché à proximité d'elle et l'autre où elle le choisit; elles sont créaient à partir du regard de la jeune fille et ne peuvent être bien sur que dans son champ de vision, dont une, encore une fois, à porter de contacte d'elle. Voila ce qui est de l'utilisation offensive principale. Ce pouvoir peut aussi avoir une fonction défensive notamment comme bouclier et afin d'enclencher les contre-attaques. Si une faille spatiale est généralement ouverte devant elle, la pactisante peut décider de l'endroit d'apparition des deux failles, mais ne peut bien sur pas en faire apparaître une directement sur un être vivant.

Le pouvoir de pacte de Mia est déjà à très haut niveau, mais il n'est pas impossible qu'en cas d'une évolution encore de son niveau, de nouvelles capacités apparaissent; par exemple Mia pourrait s'engouffrer dans le tunnel afin de se déplacer et agrandir la taille de la faille.


Liens,


Le lien entre Mia et Térence; peut être cela est du à la souffrance partagée qu'ils ont vécus dans l'enfance ? Au courage d'un garçon qui voulut sauver des vies innocentes ou à la dévolution d'une fillette pour celui qui c'était levé contre les démons ?

Les deux possèdent une empathie très développé et qui est devenu le pilier de la vie émotionnelle du prince. Pour des raisons bien malheureuses, celui-ci souffre d'une hypersensibilité que l'on peut clairement apparenté à une forme de folie et la présence de la jeune fille, forte et stable émotionnellement (enfin dans la plupart des cas) lui permet de ne pas sombrer dans la démence totale et de pouvoir conserver un peu de recul et de lucidité par rapport à sa propre situation, son propre désespoir et ses propres sentiments qui lui échappent trop souvent.

Leurs liens s'est aussi développé pour qu'il puisse communiquer par télépathie. La très forte empathie qu'il partage a surement aidé à l'apparition de cette capacité; la bonne connaissance qu'ils ont l'un de l'autre couplé aux partages de leurs émotions permettant de toute façon de deviner ce que l'autre pense. Toujours est il que quand ils sont à proximité, sur la taille d'une ville par exemple, ce moyen de communication leur est possible.






Poste Vacant: Dolores Coral




Impératif: Dolores Coral est une jeune fille au service du prince Térence. Elle vient de Ramsdale où elle fut élevée par son oncle sur un bateau pirate. Elle est magicienne et son affinité est le vent.

Après le naufrage du bâtiment sur lequel elle se trouvait et la mort de son forban d'oncle, elle se rendit tant bien que mal à Valdor où elle gagna sa vie de façons pour le moins malhonnête. En même temps avant c'était une pirate, alors on ca ne changeait pas grand chose par rapport à la situation précédente.

Un soir elle rencontra le jeune prince Térence très éméchée dans une taverne de la ville. Après s'être faite désirée un peu, elle l'emmena dans une chambre privée où elle comptait dépouiller ce bourgeois un peu trop joyeux. Mais quand elle mit son plan à exécution la silhouette de Mia s'interposa, sabre à la main. Elle fut emmené prisonnière à Port-Tristan pour avoir osé s'en prendre à son Altesse Poétique

Souhaitant disposer d'un contrôle plus complet de ses mers et ayant découvert l'identité de la jeune fille, Térence lui proposa de choisir entre une pique sur les murs de Port-Tristan, ou l'absolution, un navire avec l'équipage de son choix et le droit de garder le butin des bateaux pirates qu'elle dépouille. Le choix fut un peu compliqué (non en fait elle a pas hésité) et la jeune Dolores est donc maintenant une fiere Corsaire au service de sa Lyrique Majesté, ayant sous ses ordres son propre navire mais aussi une dizaine d'autres bâtiment composant la flotte corsaire des Marches Dernières. Ceux-ci s'en prennent donc aux pirates qui refusent de les rejoindre et aux navires marchands et autres voleurs dont Térence souhaite se débarrasser.

Dolores est une jeune fille réservée et prudente. Elle a une tendance à l'introversion et à l'imagination et sait garder son sang froid dans les situations les plus épiques. Son sens de la fidélité envers son Prince l'honore et n'est pas discutable... certains disent même que ce serait un peu plus que de la fidélité...

Avatar: L'avatar est celui d'Asha Greyjoy tirée de la série télévisuelle Game Of Thrones mais si vous décidez de jouer le personnage, j'accepterai tout images/dessins d'Asha Greyjoy inspirée des livres A Song of Ice and Fire. D'autant qu'on en trouve de très beaux... pour l'instant je me contente donc de l'image de la série par simplicité et car elle est assez fidèle au personnage je trouve.

Autres: Son oncle, sa vie sur le bateau de celui-ci, son propre navire et équipage et la flotte sont à l'appréciation du joueur. Un bon niveau de rp est demandé, ainsi qu'un test rp à m'envoyer.






Pour Ophélia d'Azair






On ne dira jamais à quel point il m’est doux
Pour tromper mon ennui de contempler la belle
Hautaine et élégante, outragée et cruelle
Envahissant ma vie de son divin courroux.
La beauté me fait mal et l’outrage m’attire
Incessants papillons qui drainent mon désir
Au pied de cette dame où l’amour me fait peur.

Dans ses yeux azurés j’ai cru voir le malheur

Au fond de son âme tendre, un rayon de bonheur
Zeste du désespoir qui éclos au soleil ;
A la fatalité elle oppose l’amour
Irradiant par le feu nos deux corps de velours
Rappelant vers son cœur le mien qui s’émerveille.  





Autre

Crédits:
Térence d'Ignis: Kurapica, HunterXHunter
Mia Blaze: Rukia, Bleach
Ophélia d’Azaïr : © Mélanie Delon (Source : Deviantart)
Le Portier: Assassin, Fate Stay Night

Citations:
"Poète, prends ton luth et me donne un baiser" Alfred de Musset, La nuit de Mai

"La chaleur du carnage et ses acres parfums"  José Maria de Hérédia, Soir de bataille

"Et j’étais déjà si mauvais poète
Que je ne savais pas aller jusqu’au bout."
Blaise Cendrar, La prose du transsibérien

"L'homme est un apprenti, la douleur est son maître,
Et nul ne se connait tant qu'il n'a pas souffert" Alfred de Musset, La nuit d'Octobre

"Portitor has horrendus aquas et flumina seruat" Virgile L'Enéide

"Je veux dans mes derniers adieux, disait Tibulle à son amante, attacher mes yeux sur tes yeux, te presser de ma main brulante" Voltaire A Madame Lullin


"roses blanches, tombez, vous insultez nos dieux"  Gérard de Nerval, Artémis


Un dernier mot ?:
Crépuscule.

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Dim 3 Mar - 1:04
"Poète, prends ton luth et me donne un baiser"




"La chaleur du carnage et ses acres parfums"


Les flammes projetaient leurs ombres dantesques sur les murs de terre cuite. Partout autour d'elle, ce n'était que souffrance et désespoir. Cette journée avait pourtant bien commencé; le soleil irradiait sur les champs de blés sa lumière bénie et l'odeur de l'été, comme d'infini chant de cigale, s'élevait du sol en de lourdes vapeurs. La petite fille avait passé de longues heures, ce jour là, à courir à travers les épis d'or, surgissant et disparaissant comme un air de flute, léger et joyeux, qu'on joue le soir à la veillée.

Les démons de fer étaient apparus alors que le crépuscule tombait sur le petit village. Ils montaient des chevaux comme Mia n'en n'avait jamais vu. Ce n'était pas des les bêtes de sommes qu'utilisaient les paysans, encore moins ces élégantes juments sur lesquels chevauchaient de puissants seigneurs et qui semblaient pouvoir dépasser de leurs galop léger la brise du vent. C'était des chiens de l'enfer, noirs comme la nuit et puissant comme le sanglier qui charge pour se défendre. Leurs yeux étaient injectés de sangs et leurs muscles qui se découpaient lourdement dans leurs gestes brutales étaient fait d'onix.

Ceux qui les montaient étaient plus terrible encore. Ils n'étaient plus hommes. Leurs peaux étaient une lourde plate de fer, leurs yeux de points rouges furieux, et ils brandissaient au-dessus de leurs têtes des épées si longue que la petite fille n'aurait pu en atteindre la hauteur, même en se détendant de toute ses forces. Ils arrivèrent au galop dans le petit village et tuèrent sur leurs passages tout ceux qui tentaient de leurs résister. Très vite, les maisons furent incendiés, et Mia ainsi que les hommes et les femmes qui ne pouvaient ou ne voulaient se battre furent amenés sur la place centrale du village. Le soir tombait et sur leurs visages terrifiés se reflétaient les ombres du soir qui s'agrandissaient effarés par la violence des hommes et l'innocence bafoués.

Presque méthodiquement, les hommes furent séparés du reste du troupeau apeuré et par un processus renouvelé de tri, les hommes faibles furent séparés des hommes capables de travailler. Ceux-ci, les forts, furent emmenés par les démons d'aciers. Mia ne les revit jamais, mais elle savait au fond d'elle même que le destin de ceux qui étaient choisis par les démons d'acier n'étaient guère enviable. Certains parlaient d'un sort pire que la mort, d'autres disaient qu'ils s'épuiseraient dans les mines jusqu'à ce que mort s'ensuive. Beaucoup d'hommes furent emmenés ce jour là. Les autres n'eurent pas cette chance. Un des démons pris son épée, et alors, dans ce qui devint un champ de massacre, ils furent passés au fil de la lame. Le bruit des hurlements étaient insoutenables on aurait dit que des milliers de porcs étaient attachés, comme cela arrive dans un immense marchait, et qu'ils hurlaient cette détresse qu'à toutes créatures ignobles d'être sorti de sa crasse pour mourir ailleurs.

Puis les démons changèrent de peaux et se muèrent en mime d'hommes. Mais ils n'étaient pas humains pour autant. Au fond de leurs coeurs infernaux, derrière les traits masculins dont ils s'étaient parés, restait la brutalité de la bête. La lune était désormais haute dans le ciel et seul les flammes orangées qui dévoraient les reste des habitats éclairaient cette scène mystique. Celles-ci se contorsionnaient en un millier de cris de douleurs, et leurs ombres mouvantes qui se tordaient sans fin s'élevaient vers le ciel dans un tempo régulier, sourd, brutale. Les cris des sorcières, se réunissant sous la lune pour honorer le démon, et qui hurlent de la douleur d'être femme mais d'être bien plus encore, de cette offrande aux enfers, vint déchirer la pureté bafouées de l'astre lunaire qui irradiait sa pale innocence. Les cris devinrent une mélodie lancinante où se mêlaient peur et souffrances, mais aussi un zeste de de curiosité langoureuse que recouvrait le râles rauque des hommes exaltés. Et quand tout fut consommés, que l'homme grotesque eut foulé de ces pas le doux manteau immaculé de la neige, une fois que la nature fut maitrisée et condamnée par ce qui n'était pas naturel, que son corps de terre semblable à celui d'une fille s'écroula douloureux dans la poussière, brisés dans sa pureté première, le village n'était plus qu'un amas de ruines écartelées.

Sur les duvets soyeux de l'innocence coulait, en cette nuit, les larmes de la souffrance qui se mêlaient à un sang écarlate. La brutalité du traitement, cette injustice faite au monde, plongea Mia dans le noir le plus absolu et ce n'est que sous l'oeil indiscret des commères étoiles que se déroula cette macabre pièce. Le feu, Arlequin des pièces funestes, joua son rôle à merveille. Il lécha, caressa et enroba, mordit les vaches qui beuglaient dans l'enclos communal. Comme pour souligner le morbide de la représentation, les murs devinrent noirs comme l'est le charbon, sous les poids des êtres qui meuglent, rugissent et se bousculent, le plancher de bois quitta la scène mais c'était là son rôle. Le chat écrasa la fourmi, la vache écrasa le chat et même l'hirondelle virevoltante, qui voulut s'envoler vers les nues embrasés fut rejointes par les flammes qui dansèrent avec elle dans les cieux un dernier tango. Seule de tout les animaux, le faucon resta immobile; il nageait en ce moment dans les ténèbres car les premiers jets de feu l'avait fait sombrer dans l'inconscience, lui l'animal des éthers brisés sous les jougs du brasier.

Il demeura immobile. Et alors que la vache disparaissait sous le poids de l’hippopotame, l'oiseau blanc fut entrainé par le poids du mastodonte qui retomba lourdement sur le sol pierreux et le propulsa d'en le vent que provoqua cette lourde chute en dessous d'un débris d'arbre que ne brulait plus que la tristesse d'avoir périe. Et c'est ainsi que salissant son pelage blanc des traits noirs du charbon, loin des éthers qui lui sont destinés, le prince des oiseaux put le seul, survivre à ce déluge de feu.

Quand Mia repris conscience, il ne vit sur le sol que les carcasses brulés des sorcières tessaliennes. Lentement, elle s'extirpa des décombres qui avaient su la garder en vie; c'était l'aube sur les ruines et seul les bruits d'une agonie pouvait se faire entendre. Elle voulut se lever mais son corps était entièrement endoloris. Des hématomes courraient le long de ses bras et du sang coagulé venait rosir l'intérieur de ses cuisses. Ses jambes ne pouvaient la porter qu'à peine mais elle parvint malgré tout jusqu'au son roque qu'elle entendait, espérant trouver alors quelqu'un de vivant. Son espoir ne fut pas déçu. Plusieurs hommes étaient en train de bruler dans leurs belles armures de fer, d'autres fuyaient... certains se battaient eux même en lançant des boules de feu qu'il déviait avec facilité avant de les renvoyer.

Le combat dura plusieurs minutes durant lesquels le jeune garçon aux traits fins tint tête aux agresseurs. Ce fut une scène surréaliste... les ruines avaient cédés la place à un brasier infernal, les flammes dansaient au sens propre tout autour de lui. Les enfers étaient venus sur terre pour protéger le blondinet et ce que Mia avait pris pour une horde de démon était en train de brûler dans la fournaise comme le métal dans l'échoppe d'un forgeron. Tout autour d'eux brûlait.

Un homme passa alors derrière le jeune magicien. Il était plus rapide que les autres, portait une cape sombre et se déplaçait sans un cri. Mia l'aperçut et afin de prévenir le garon cria. Trop tard. Celui ci c'était glissé à travers les flammes virevoltantes et asséna à Térence un violent coup de poing qui fit sombrer le garçon dans l'inconscience.



"Et j’étais déjà si mauvais poète
Que je ne savais pas aller jusqu’au bout."


Ce que Térence d’Ignis était lors de son enfance est aujourd’hui un spectre caché dans le fond de son inconscient. Un ensemble d’émotions refoulées par la suite de cette histoire. Cette pensée positive, cette foi profonde en l’humanité et au progrès, à la rationalité de toutes choses, cette intime conviction que tout e à une place et que c’est à l’humanité seule au-dessus du divin de deviner l’ordre des choses. Cette croyance, qui fut autrefois très forte dans l’esprit du jeune prince d’Ignis est désormais recouvert d’un nuage impétueux d’émotions et d’une profonde ignorance du progrès et de l’histoire. Seul subsiste de cette pensée passé, sans que Térence lui-même ne s’en rende compte, la certitude que l’humanité est au centre de l’univers, qu’elle est unique. Du tourbillon de sentiment est venu la croyance au sublime de l’humanité et la poétique de Térence.

Le jeune homme avait 11 ans lorsqu’il voulut découvrir la province sur laquelle son cœur d’enfant avait jeté son dévolu. La mystérieuse Valor dont les montagnes s’élevaient en dessous du continent comme autant de pic sinistre et mystérieux au-dessus des plages paradisiaques et d’une mer brumeuse, une fois qu’on s’était éloigné des côtes estivales. La caravane sensé le conduire jusqu’à la province princière était lourdement chargé de ravitaillement pour le régent alors en place et c’est avec lenteur qu’elle se déplaça vers le sud. Pour éviter les nombreux brigands qui sillonnaient alors la route de Baidon, celui qui dirigeait le convois avait décidé de contourner le pic d’Assaul vers le sud, laissant à la droite les collines de Bas-Ignis pour plonger dans ce qu’on appelait vulgairement le M, cette immense fleuve s’écoulant des montagnes surplombant le désert et allant s’écouler en de lourds méandres dans l’océan. Une fois le fleuve et ses marécages passés, le plan était de longer la lisière du désert et de charger à l’extrémité sud du continent ; un itinéraire pourvu de mystère qui pourtant décevait le jeune prince. Assaul, Baidon, ces noms le faisaient rêver et la route de l’ouest se déroulait dans son imagination comme un dragon mystérieux qu’il fallait vaincre ; et un soir, profitant d’une embuscade sur la caravane dans les collines de Bas-Ignis, le jeune homme talonna sévèrement le bel azélan qu’on lui avait attribué et disparu au galop à travers les forêts épaisses qui bordaient les contreforts de la chaine d’Asaul.

Dans l’apocalypse sanglante et morne qui suivit le champ de bataille, personne ne sut dire où était le jeune héritier. Dans la panique la plus complète on chercha son corps sans succès et on commença à réfléchir. Très vite des coursiers partirent vers Lex à la recherche de l’enfant, mais l’attaque avait été rude, et privé des pouvoirs du garçon, les hommes étaient diminués. Quand après une longue chevauchée de trajet les coursiers atteignirent Lex et que des traqueurs furent envoyés à la recherche de l’enfant, plus aucune trace ne subsistait dans les forêts et ceux-ci commencèrent leur recherche dans l’ensemble du Bas Ignis, en dessous des fameuses collines mais aussi vers les marais qui longent la côte avant l’entrée de l’Azair.

Le jeune prince entre temps était arrivé jusqu’au pic d’Assaul puis avait repiqué sur l’Ouest, sans laisser d'indice substantiel de sa présence. Il arriva, quelques jours après l’embuscade à la source du grand fleuve qui nourrissait de ses eaux impétueuses la mer d’Ignis, que l’on appelle aussi la mer d’Emeraude pour la couleur de ses eaux. Il était alors dans un piteux état. Il avait évité les villages et n’avait que peu mangé jusque-là, sa jument était morte de fatigue tellement qu’il l’avait talonné et il marchait à la recherche d’un repas. Le soleil était en train de se coucher quand au-dessus de l’autre côté du bois, il entrevit des flammes qui montaient hautes vers le ciel. Elle ressemblait à un immense présage néfaste qui ternissait les cieux limpides de cette soirée à venir de leurs noirs malheurs. Pourtant le prince fut pris d’une curiosité malsaine et il s’approcha de l’incendie d’abord rapidement puis ralentissant alors que la fumée se rapprochait.
C’était un bien funeste spectacle qui s’offrait à lui. Des corps d’hommes passaient aux fils de la lames gisaient sur le sol dans une mare de sang. Un peu plus loin était allongé le corps de femmes brisées qui plus jamais ne se relèveraient. Une nausée s’empara du garçon qui se tordit en deux dans un spasme irrésistible pour rendre ce qui lui restait dans les méandres de son corps. Puis se relevant et reprenant son courage, il vit que des hommes étaient là à rire. Ils étaient armées de plaques pour certaines, de cuirs pour d’autres mais n’étaient pas de basiques paysans que l’on croise parfois déguisé en voleur. C’était de vrais combattants, surement des mercenaire comme il en avait lu dans les histoires de Rin ou entendu dans celles que Waëlen lui racontait parfois à la veillée. Mais il n’avait pas peur, il était le descendant d’Ignis et serait un jour amené à être roi. Oui, il deviendrait Roi d'Ignis par la force de ses mains, la puissance de son corps et son talent innée pour la magie.

Il sortit de sa cachette et s’avança vers les hommes qui le regardèrent stupéfiés, ordonnant d’une voix tremblantes de rage

« Moi Térence, prince et héritier de la couronne d’Ignis, je vous somme de vous agenouiller devant moi et de m’expliquer ce qui vient de se passer ».

Celui qui semblait être le chef, et qui portait une armure d’argent gravée comme seul les hommes très riches peuvent en posséder, regarda le garçon d’un sourire amusé.

« Le fils de ce petit merdeux d’Hadrien ? » L’homme regarda le petit avec attention« pas de doute, c’est bien un des bâtards royaux. Les traits d’Iskandar sont les siens, la fureur d’Ignis brille dans ses yeux. »


Et levant les yeux vers l’homme, le garçon constata que leurs yeux étaient étrangement similaire. Pour ne pas ressembler à cet être abjecte, il commença à déverser de la mana de son sceau, et ses yeux devinrent aussi rouge que l’enfer.

« Attrapez le vivant, j’ai un compte à régler avec le sang royale ». Et il éperonna son cheval pour disparaître à travers les bois. »


A partir de ce moment-là, la situation devint flou. Le jeune Térence n’avait que 11 ans mais c’était un magicien d’instinct autant que de pratique, d’apprentissage ; une machine à lancer des sorts. Et celui-ci, levant les bras au ciel, prononça ces mots :

"Je veux la voir danser d’une ronde envoutante
Sous la pâleur du ciel, sur la folie des nues."


Une vague de mana impressionnante se déversa sur les flammes qui entouraient le prince. Partout les feu se mirent à danser dans les airs comme autant de spectres irréels. Les crêtes oranges qui surmontaient les ruines s'amplifièrent puis traversèrent les airs de leur langues de feux pour atteindre les hommes qui entouraient le garçon et dont les armures se mirent à brûler. L’odeur de chair calcinée vint à nouveau envahir l’atmosphère réveillant une enfant dans les recoins de la salle communale en ruine. La rue dans laquelle se passait le combat, déjà détruite par un première incendie vit les reste de celui-ci revivre et se déchainer, et se mua une nouvelle fois en théâtre des enfers; et les hommes brulés se mirent à hurler ça et là alors que ceux qui avaient réussi à s’organiser, courageux, tentèrent de tenir tête au démon qui leur faisait face.
Un homme voulut se jeter vers lui mais le prince incanta

« Phénix prend ton envol »
et un oiseau de feu s’éleva de la pomme de ses mains pour frapper l’homme qui s’écroula dans un hurlement calciné.

Un choc sourd vint alors taper sur l’arrière de la tête du jeune homme dont la vision s’obscurcit. Pourtant tout allait bien jusque-là… comment était-ce possible ?

Et sans plus pouvoir penser, il s’écroula dans l’inconscience.



"L'homme est un apprenti, la douleur est son maître,
Et nul ne se connait tant qu'il n'a pas souffert"


Les années c'étaient faites jours et elles se succédèrent sur le corps du jeune garçon comme se suivent les hivers sur la montagne. Dans une boucle absolu, qui recommençait à chaque Automne, la morsure du froid venait se déposer sur les pentes; tout était recouvert progressivement d'une poudre banche: les sapins comme les épicéas, les terriers de la marmotte qui hiberne et ceux des renards, les chaumières des paysans et les hautes tours qui déchiraient le ciel. Le froid mordait férocement les chairs de la montagne sur lesquels elles laissaient, comme un hématome noir, la trace de sa morsure. Les rochers se fendaient sous son effet, les bêtes mourraient, les animaux de la montagne, ces esprits du bon sens et de la raison, hibernaient sans plus vouloir se réveiller sous le joug de ces trop longs hivers; les ruisseaux étaient recouvert par la glace et quand la saison froide atteignait son paroxysme, il ne restait de ces montagnes qu'une longue et morne désolation, endoloris et sans volonté.

Puis arrivait le printemps; il était semblable à une jeune fille qui recouvrait de sa pureté les territoires brisées. C'était une enfant pauvre et sale, qui avait elle-même beaucoup souffert et qui maintenant ne souffrait plus. Le printemps n'est pas une fille épanouie; ce qui fait s'ouvrir les fleurs, c'est elle, mais ce sont seulement les fleurs qui s'épanouissent. Et quand elle touchait de son pied léger le sommet de la montagne, mettant de coté ses propres souffrances dans l'indifférence émotionnelle qui la caractérise, la neige tombait et la montagne se parait d'un manteau de torrent impétueux, comme des milliers de larmes. Puis la végétation fleurissait à nouveau, et l'espoir renaissait avec elle, tout les jours, sans fin. De cette beauté, le printemps ne tire aucune émotion. Elle n'est que l'élément indispensable à l'amour et à la vie, pour soigner la nature qui souffre. Elle n'a plus de volonté propre; elle a trop souffert pour cela. Et c'est pour ça qu'elle est devenue le don de la vie.

L'été se faisait éclatant mais très cours sur ce pays qui vivait, six mois dans l'année, dans un très rude hivers. Il n'était ni joyeux, ni chantant sur ses montagne. Les libellules avaient désertés les arbres définitivement et seul les animaux fous subsistaient encore sur les pentes ensoleillés: serpents, renards, rapaces, loups, lynx, ours. Les prédateurs se disputaient sans trêve ce territoire et l'été n'était plus qu'un long cauchemar que hantait sans fin le sang des cadavres qu'épanche le sol et la peur de l'hiver.

L'automne lui aussi était très court; le froid arrivait trop vite. Il n'était qu'une longue angoisse au sortir d'un réveil, et les bêtes se rentraient dans leurs terriers, se préparé à hiberner ou s'armer de courage pour l'hiver si long qui arrivait.

Et les années se succédèrent comme cela sur les montagnes; et chaque cycle était une souffrance impensable. La terre s'épuisant un peu plus tout les ans, les rochers fissuraient ne se ressoudaient pas, les charognes s'accumulaient, les rivières s'asséchèrent définitivement et peu à peu, même l'herbe resta recouvert de ce qu'on appelait le gel noir, que ni le printemps, ni l'été ne parvenait à défaire. La montagne était à bout, vieille et usée, et avec le temps une faille immense vint la fendre en deux, partant de son sommet et déchirant le massif dans toute sa longueur. Et parmi tout les esprits qui hantent cette terre, seuls restaient ceux pour qui la vie et la mort n'avait plus aucun sens. La douleur était devenue leur soeur, et quand cette perverse vous embrasse dans le coup, y laissant la marque d'hideux suçons, vous ne savez plus ce que c'est de vivre, vous ne savez plus ce que c'est que mourir. Vous ne connaissez plus que la souffrance et le malheur.

Cela dura 1 mois et 11 jours

C'était le matin, et comme tout les matins, Mia se réveillait avant Térence dans le cachot où ils étaient enfermés. La petite allait chercher de l'eau dans l'écuelle, et de ces mains tendres, épanchait la tête couverte de sueur de son compagnon d'infortune; elle ignorait son identité mais elle était résolue à l'aider. N'avait il pas, lui, affronter les démons pour lui venir en aide ? Du reste, Mia ignorait beaucoup de choses depuis l'attaque. Elle avait oublié. Oublié la vie d'avant. Oublié son nom, à part Mia, son passé, le village dans lequel elle avait grandit. Oublié, les émotions de joies et de bonheur simple, la tendre morsure du soleil sur sa peau, et le bonheur de l'enfance. Son esprit brisé par ce qu'elle avait subi lors de l'attaque c'était brisé. Seul l'image de Térence restait obstinément gravé dans sa tête. Ca et l'image du démon en train de la soumettre, encore et encore. Prendre soin du garçon était devenu, dans cette cave sordide, son unique raison de vivre. Quand il revenait briser le soir, elle le soignait comme elle pouvait, essayer de le faire rire et tentait d'essuyer ses larmes; elle ne comprenait pas ce qu'il vivait bien sur, mais c'était une enfant profondément gentille et aimante qui faisait de son mieux pour l'aider.

La porte s'ouvrit sur deux hommes en armure. L'un était grand, les traits très fins et les cheveux d'un noir profond. Il ressemblait au garçon et avait un air hautain qui impressionna la petite. L'autre se tenait à ses cotés, il portait une armure sobre et ses traits étaient ceux de celui qui fait son devoir. Le maitre du château, qui était avec eux, eut un petit rire jaune alors qu'Iskandar prenait son fils dans ses bras. Il se tint droit, et regarda son père dans les yeux, avec le plus de fierté possible en essayant de ne pas pleurer. Ses trait étaient redevenus nobles et levant le bras en rassemblant une énergie de mana incroyable pour son état physique pitoyable, propulsa un jet de feu sur le chatelain qui ne put éviter. Il avait lui aussi était torturé et le peu de vie qui lui restait avait disparu avec son rire jaune. Le garçon intensifia la chaleur de sa flamme, qui devint bleue, et l'homme poussa un long hurlement d'agonie avant de tomber brulé vif sur le sol.

Le roi pris la main de son enfant pour l'amener dehors, au grand jour, mais celui ci tira sur le bras de son père avec cette tendresse et douceur toute enfantine, et pris dans son autre main celui de la jeune Mia que les deux hommes avaient jusque là ignorait.

"Qui est-ce ?"

"Celle qui m'a sauvé la vie. Je veux qu'elle reste avec moi"

Iskandar regarda la gamine dans l'iris de ses yeux et acquiesa lentement. Après tout si son fils voulait garder cette fille à ces cotés, c'était sa décision et c'était surtout sans danger. D'autant si il lui devait la vie. Tirant à son tour sur le bras de Térence, avec une tendresse paternelle cette fois, il se dirigea vers la sortie. Le prince lâcha son bras et Mia crut alors se retrouver seule. Mais elle ne voulait pas rester là et elle se mit à les suivre, le père et le fils, et Joad qui se déplaçait devant, l'épée à la main et faisant preuve d'une vigilance de tout les instants.

Autour d'eux ce n'était que charognes brulés et désolation. Les murs avaient été noircis par les flammes et étaient recouverts d'une espèce de suie. Les toits effondrés barrés par endroit le sol de leurs poutres désormais charbonneuse. Les cadavres brulés jonchaient le sol et partout s'élevait l'odeur entêtante de la chair fondue. Dans les orbites cavées de leurs visages brulés, les morts exprimaient encore la terreur d'une fin violente ou la supplication de la mort afin de mettre un terme à leurs agonies.

Quand ils arrivèrent au grand jour, des rangés entières de soldats attendaient. En face d'eux étaient un palanquin d'or et une tente immense ainsi que plusieurs charriots sur lesquels elle put voir de la nourriture. Le roi se dirigea vers ces apparats alors que vers eux venaient des médecins; devant ce spectacle qu'inondait la lumière du jour, qu'elle n'avait pas vu depuis si longtemps, Mia demeura déboussolée. Alors qu'elle allait s'écrouler, de fatigue et de peur, deux mains calleuses se posèrent sur son épaule et une voix ferme et douce lui murmura.

"Laissons le roi profiter de son fils retrouvé et occupons nous de toi."

Et devant le regard anxieux que lui jeta la jeune fille en levant la tête, Joad ajouta

"Ne t'inquiètes pas tu le reverras. Et quand il viendra te remercier, il faudra que tu sois en forme, et propre aussi. Je suis sur qu'une fois lavée, tu dois ressembler à une vraie petite lady. Tu sais, tu ressembles beaucoup à ma fille".

Et il la poussa tendrement vers le camp où des femmes vinrent s'occuper d'elles. Quand elle fut soignée, habillé dans des vêtements de soies brodés comme elle n'en avait encore jamais eu, Joad vint la chercher; il était gentil, il la complimentait sur sa tenue et ses cheveux et finalement la conduisit devant le roi où elle put revoir Térence. Il était magnifique et noble dans une tenue de soie rouge, à la fois simple et fine. Ses yeux étaient redevenus vifs, ses cheveux blonds étaient soyeux et son corps ne tremblait plus même si on pouvait lire dans son attitude corporelles et dans la lueur de ses yeux la peur et la folie due à la torture.

Ce soir là, elle devint officiellement la première personne à rejoindre la suite de Térence, comme une personne entièrement attaché à son service et non pas à la maison royale ou au roi. Elle trouva dans le service une raison de vivre dans le service. Elle tomba amoureuse de l'image que cet homme renvoyait, et se jura, si Térence lui accordait cet honneur, de devenir son chevalier.



"Portitor has horrendus aquas et flumina seruat"


Iskandar s’avança vers son fils en le regardant droit dans les yeux. Il y avait un sourire impertinent sur le visage de l’adolescent et il ses yeux ne se détournèrent pas alors que le roi se rapprochait. Il s’arrêta à quelques centimètres de celui qu’il considérait comme un raté. Pourtant Iskandar retrouvait certains de ses propres traits dans son fils ; bien sur Térence n’avait pas cette mâle assurance qui le distinguait quand lui-même avait son âge. Il n’avait pas ce charisme que tout le monde lui avait toujours trouvé ni le potentiel d’un roi. Pourtant Térence avait encore en lui quelque chose de doux, qui rappelait parfois à Iskandar les années heureuses d’innocences qu’il avait vécu en compagnie d’Elise. Avant qu’Alceste ne soit assassiné. Avant que sa vie ne devienne une longue course pour survivre. Avant qu’Altir ne lui vole une fois de plus son bonheur et ne contribue, par cette cure de douleur, à faire de lui un roi. Mais le jeune homme qu’il regardait maintenant dans les yeux n’étaient pas lui-même mais son fils ; un enfant qui ne semblait pas avoir d’ambitions dans la course au trône. Un garçon étrange, avec des obsessions que son père ne comprenait pas, des traits androgynes et un comportement doux, presque efféminé. Pourtant sous ses airs frêles derrière cette incapacité à se battre, il savait que Térence possédait un des dons pour la magie les plus développé de sa fratrie, et son rang en tant que prince n’était pas usurpé. L’attitude noble et digne avec laquelle l’adolescent avait soutenu son regard montrait bien à quel point il était bien un descendant d’Ignis… un descendant d’Iskandar. Car si l'adolescent n'avait pas les qualités pour accéder au rang de premier prince ou à celui de roi, il avait la finesse, le maintient, la noblesse d'un roi.
«Père… voici mon chevalier »

La voix du jeune homme était ferme ; et il ne s’agissait pas d’une demande, mais d’une affirmation. Pourtant la personne que Térence avait désigné n’était qu’une petite fille qui devait avoir guère plus de 10 ans. Ses longs cheveux noirs tombaient sur ses épaules fluettes. Elle était finalement le parfait partenaire pour ce fils qui semblait si fin. Le roi partit donc d’un grand éclat de rire, mais le jeune homme ne broncha pas et continua de fixer son père en attendant que ce dernier revienne de sa surprise.

« Un prince d’Ignis a le droit de présenter une personne. Mia est celle que je présente. Le roi lui refusera t’il l’honneur à son fils de tester celle qui a sa confiance ? »

Iskandar put lire le sérieux dans le visage de son fils et regarda à nouveau la jeune fille. Elle était derrière le prince et n’avait pas bougé. Elle était vêtue d’une tenue de soie légère, décoré dans un style très azairien, et tenait dans sa main droite un katana dans son fourreau, mais qui semblait d’être de très haute facture. Digne d’un prince d’Ignis. Le gout de Térence pour l’Azair était de toute façon de notoriété publique ainsi que sa relation fraternelle avec Lucius. Il prit sa décision.

« Qu’il en soit ainsi. Si elle parvient à franchir la porte, elle deviendra ton chevalier. Si elle n’y parvient pas… et bien… elle devra mourir en essayant.».

Le chevalier du roi se plaça derrière la gamine, mais n'esquissa aucune menace. Mia ne c'était pas retourné pour le voir mais elle entendit le chevalier lui souffler un encouragement presque paternel. Le regard de Térence, lui, n’avait pas oscillé et son sourire impertinent était toujours gravé sur son visage. Iskandar ne put lire chez son fils, pas même le temps d’un fragment de seconde, le doute. Ni chez Mia dont le regard était impassible.

« Térence… tu es bien sûr que c’est ce que tu veux ?

-Un prince d’Ignis assume ses demandes jusqu’au bout. Mia devra franchir ce palier.

Le portier, quelques mètres derrière eux, releva la tête. Il avait tout entendu et d’un geste lent mais maitrisé, ouvrit la porte en grand.

« Viens ».


Et la jeune fille s’élança. Elle était vive comme la foudre, légère comme le vent. Quand elle arriva à porté du portier, plutôt que d’essayer de se faufiler, elle sorti son katana et frappa. Le mouvement de la lame, vif et courbé, ressembla à celui d’un félin bondissant. Il fut reçu par le sabre du portier, dont le bras fut alors déformé par un geste infime. La gamine fut propulsée en arrière sur plusieurs mètres mais elle resta debout. Sans mot dire, elle attaqua à nouveau. Consciente de son déficit de force, ce fut sous la forme d’une danse virevoltante. La lame de la jeune fille ne s’arrêtait jamais et sitôt qu’elle avait percuté celle du portier, rompait le contact et attaquait avec un angle différent, si bien qu’à aucun moment celui-ci ne pouvait riposter comme il l’avait fait précédement. Du moins c’est ce qu’elle croyait, car après une dizaine de seconde de cette danse tournoyante, l’épée du portier vint bloquer celle de la jeune femme en pleine course, rompant l’équilibre de celle-ci. Il affichait un sourire, désormais. Mia ne se laissa pas démonter, et pour éviter d’être repousser à nouveau, malgré son déséquilibre, rompit le contacte, recula d’un pas et para de toute ses forces la contre attaque de son adversaire. Les mouvements de la jeune fille avait été plus rapide que le sien, et il laissa échappé un « oh » d’étonnement. La jeune fille, elle, pensait déjà aux prochains mouvements et elle rompit à nouveau, se jetant sur le flanc de son adversaire de toute son agilité, espérant franchir le palier. Elle n’eut que le temps de se protéger avec son katana quand la lame du portier fendit l’air en arc de cercle et arriva à la hauteur de sa gorge, exactement perpendiculaire au seuil de l’entrée. Elle bloqua le coup mais le choc la propulsa sur plusieurs mètres. Elle fit un roulé boulé et se releva, une lueur farouche dans le regard.
Térence avait lui levé le bras. Une peur le prit quand un mot en langue ancienne commença à déformer ces lèvres. Heureusement Mia avait paré le coup et le sort ne put commencer qu’à peine. Assez pour qu’Iskandar se rende compte que son fils avait failli aider la jeune fille, trahissant son attachement et pour la première fois, sa peur, pas suffisamment pour que le roi puisse dénoter la moindre trace de l’ancien phrasé.

Mia repartit à l’assaut. Arrivé à un mètre du portier, elle lança son arme avec fulgurance. Et bondit à nouveau sur le côté. Celui-ci contra mais ne put repousser le katana comme il le voulait et alors qu’elle se jetait au flanc de son adversaire, elle put saisir l’arme. Comme au mouvement précédent pourtant, le gardien fit décrire un arc de cercle à sa lame pour arrêter la jeune fille. Celle-ci avait anticipé et était prête. Elle stoppa sa course, pivota sur elle-même et attaque directement l’homme, qui rapatria sa lame pour se protéger. Un coup, un déplacement, un autre coup, tous deux portaient avec précisons. Le portier était équilibré et Mia se jeta pour franchir les derniers centimètres. La lame du portier s’arrêta avec précision sur sa gorge.

De son coté, Iskandar avait posé sa main sur l’épaule de Térence pour l’empêchait d’intervenir. Le roi était sincèrement étonné et ravi de ce qu’il voyait et une confiance nouvelle pour son fils était en train de naître en lui.

« Tu es morte ».

Mia toisa son adversaire qui venait de prononcer sa sentence. Elle lui répondit avec dédain

« je suis passé ».

Son corps était en effet à l’intérieur, malgré l’épée de Musahi sur sa jugulaire.

« Tu es passé mais tu es morte un centième après. Quel intérêt ? »

« Pourquoi alors suis-je assez en vie pour te répondre ? »

Iskandar éclata alors de rire, et prononça de sa voix de souverain.

« Assez, cette jeune fille a plus que gagné le droit d’être chevalier. Je veux bien lui confier la vie de mon fils. Trois passes avec toi. Je connais peu d’hommes parmi mes armées qui survivraient à ça. ».

Le portier avait écouté le roi, et retira sa lame. Ses yeux n’étaient pas emplis d’une lueur de reproche pour la jeune fille, malgré ces paroles. Ils étaient même pleins d’une étrange fierté. Avant de retirer sa lame, il dit à l’intention de la jeune fille, sans que personne ne puisse l’entendre.

« Tu es encore en vie car je l’ai décidé. Et je l’ai décidé car tu es brave et forte. Souvient en la prochaine fois que tu te battras. »

Et il rajouta les yeux pétillants de malices et d’exaltations.

« Si tu n’as rien contre cette porte, vient me voir. Je serai heureux de faire de toi ma disciple ».


"Je veux dans mes derniers adieux, disait Tibulle à son amante, attacher mes yeux sur tes yeux, te presser de ma main brulante"


L'épatante présence de Rin excitait Térence. Son allure de panthère indomptable, cette tenue rouge qui lui saillait si bien et ses longues boucles noires qui tombaient en cascade sur ses épaules si finement sculpté qu'on dirait un frère oranger s'élevant sous le ciel du bas Ignis. Ses yeux bleues étaient comme des lacs d'eaux pures dans lesquels se perdaient les flots boueux du jeune prince.

"Tu te concentres un peu ? "


Térence sursauta et reporta son regard vers le dos nue de Mia qui ne le regardait pas mais il sut tout de suite qu'elle savait la cause de son trouble. Sa soeur était, elle, assise à ses cotés et tenait une plume pleine d'encre qu'elle faisait glissé comme de la soie sur un parchemin fragile, écrivant des termes que le jeune homme connaissaient et comprenaient trop bien. D'un geste nonchalant à l'aide de sa propre plume il corrigea une faute qu'elle avait faite et elle le regarda sans plus comprendre si il était ailleurs ou bien concentré sur le travail.

La vérité était que Térence avait tellement réfléchi à ce qui était en train de se passer que la situation ne lui demandait plus aucune concentration et il laissait, comme à son habitude, son esprit rêveur vagabonder. Et quand il revenait sur terre, c'était pour tomber sous la présence oppressante pour son coeur de sa jeune cadette. Il avait l'impression d'être condamner aux rêves ou à l'expiration. A la pensée de Mia ou à celle de Rin, et le choix avait été fait de toute évidence. Seul la présence charnelle de Rin qui l'excitait, le tirait de la rêverie où il voyait sa jeune chevalier évoluer à ses cotés dans ce qu'il se figurait un bonheur pour son coeur apaisé. Et son corps subissait la promiscuité fraternelle à son esprit défendant. Autant par leurs jambes qui se touchaient de temps en temps sans qu'aucun de deux, habitués par des heures d'études et de temps passé ensemble ne ressentent le besoin de mettre fin à ce qu'elle semblait ignorer, mais que le jeune prince, pour la première fois, ressentait. Térence et Rin avait depuis longtemps passé le cercle des intimes, ils étaient frère et soeur, héritiers d'Ignis et l'apparition de ce désir nouveau pour la jeune fille le perturbait un peu.

Une des explications qui germa dans son esprit malade était le rapprochement avec Mia. Un désir étant la découverte d'un corps nouveau couplée avec la peur d'une perte imminente, peut être que l'approche de la cérémonie avait une influence sur ses sensations qui déferlaient en lui comme une tempête. La peur de la perte de tout ce qu'il faisait ses sentiments pour la découverte de l'esprit de Mia. Ce passage à une nouvelle étape était sujette au mystère et cela devait aiguisé ses sens. Et ce rapprochement volontaire remettait aussi en question ce qui faisait sa vie jusque-là, et Rin devait probablement faire parti des corps qu'il avait peur de perdre. Cette angoisse expliquait pourquoi il ressentait le corps de sa soeur avec plus d'acuité qu'avant et l'émergence de ce désir sourd et lourd qui se créait en lui. Et Térence avait beau savoir la raison de cette sensation naissante, elle le saisissait sans qu'il ne puisse véritablement lutter ni expliquer sa force, comme le parfum entêtant de la jeune fille. Et celui ci montait aussi entêtant qu'un bâtonnet d'encens brulant sur votre bureau. Mais son odeur, à défaut d'être désagréable, était profondément émoustillante, pernicieuse aussi, réveillant à chaque respiration les sens à vif du très jeune homme.

Après plusieurs heures de travaille en commun, les deux héritiers d'Ignis arrivèrent à un résultat concluant. Les runes étaient prêtes et elle représentait une épée dont les différents segments s'étalaient successivement sur différentes hauteur, le manche étant en haut de la feuille et le pointue tout en bas. L'incantation, écrite par les deux magiciens, étaient un long poème en langue ancienne dans le plus pure style térencien, malgré les remarques que Rin, qui avait été très utile pour ses précisions linguistiques, avaient pu faire.

Elle se leva et s'approcha de Mia qui n'avait pas bougé. Elle était restée là à les écouter, immobile, ses épaules d'enfants tremblants dans le froid d'hivers. Des bleus recouvraient ça et la ses hanches, venant de ses entrainements rigoureux. Ces deux seins naissants étaient découverts malgré le corps presque d'adolescente qu'elle possédait déjà. Ce qui allait lui être fait, elle le savait, était parfaitement interdit par la loi d'Ignis. Elle s'en moquait. Le pacte lui permettrait de mieux protéger Térence et cela comptait plus que tout autres choses pour l'orpheline qui n'avait pas d'autres raisons de vivre. Son coeur, comme à son habitude, était dans la paix le plus totale, ne ressentant par rapport à cet évènement ni crainte, ni excitation; juste la nécessité d'une nouvelle étape pour l'accomplissement de son devoir. Elle était le chevalier du prince Térence, fils d'Iskandar fils de Golbez, hériter d'Ignis et prince des poètes. Cela lui suffisait. Vivre pour servir était un sens assez noble pour quelqu'un à qui le droit de vivre avait été retiré depuis si longtemps.

Térence s'approcha d'elle à pas lent. La présence de Rin, qui l'avait tenu en haleine depuis plusieurs heures maintenant lui était devenu indifférente. Même sa présence comme spectatrice ne l'excitait plus. Pourtant un désir absolu avait envahi son corps, son esprit et même son âme. Si puissant, si plein, qu'il avait éclipsé touts les autres sentiments, et pour la première fois depuis six ans, Térence pu sentir la paix la plus totale dans son coeur. Mia se leva, nue, lui faisant face et le regarda dans les yeux. Il soutint ce regard dans lequel il ne se noyait pas. Il avait simplement l'impression d'avoir trouver le seul endroit au monde où ses yeux étaient dignes de se poser.

"
Je jure par ces vœux de lier nos destins,
Sur les chemins du temps, sous la voute du ciel ;
Je serai attentif, j’attendrai ton appel
Et je viendrai t’aider, aujourd’hui ou demain

Encore. Pour toujours si tu en as le besoin,
Car je te reconnais comme une âme jumelle,
En toute éternité, je te serai fidèle,
Contre l’adversité allons main dans la main.

Nos âmes seront liées par ce pacte des rois
Que je fais en ce jour mais je n’oublierai pas
Que ma vie appartient à cette frêle rose

Tu me protègera, je te ferai grandir
C’est la fleur d’un serment tournée vers l’avenir
Et la clé du jardin où notre âme est éclose
"
La pièce autour d'eux fut balayé par un vent de mana duquel Rin elle-même du se protéger un peu. Elle recula laissant le soin à Térence d'achever le pacte. Celui-ci s'avança d'un pas de plus vers l'enfant qui lui faisait face, si bien que leurs corps se touchaient presque. Il prononça les mots

"Pactio Rex"

Et baissant tendrement la tête, l'embrassa. Sa main droite se posa dans le dos de l'enfant alors que sa main gauche alla chercher le creux de ses hanches. Mia su ce qui allait se passer et d'un même élan l'embrassa. Et pendant que leurs lèvres et leurs salives s'emmêlaient dans une succion enivrante, que leurs corps pour la première fois se rapprochait, découvrant le plaisir de la bille courant sur la soie, elle ressentit au plus profond d'elle même le désir et la magie l'envahir. Dans son dos se déposait comme un souffle chaud, alors que le mana de Térence l'enveloppait tandis que continuait le baisée et qu'elle se terrait dans le creux de ses bras d'adolescents.

Sur son dos apparu, exacerbé comme le désir de la jeune fille, un katana découpé spatialement. Son manche finement sculpté se dessinait entre les épaules de la jeune fille et tombait en trait de lame verticale, parfois à gauche, parfois à droite, toujours d'une hauteur intercalée, jusqu'au bas de son dos centré où s'achevait le dessin de la lame.

Le désir envahissait la petite pour la première fois de sa vie. C'était quelque chose de terriblement nouveau pour elle, qu'elle avait complètement ignorée et la-même elle n'était pas sur de pouvoir comprendre. Mais elle sut qu'être dans les bras de ce jeune homme qui l'avait sauvé six ans plus tôt, était devenue plus pour elle que la dévotion sans fin d'une vie de service. C'était un engagement de son âme, de son esprit et de son corps, de toutes les parcelles qui la composait. La conviction de servir et de mourir pour la volonté de l'autre, de s'abandonner totalement sans rien attendre en retour. Pourtant cette sensation nouvelle, qui en-même temps était en train d'éclore demandait un due, un retour qui contrastait avec son devoir de chevalier. Elle voulut le cacher mais elle pu sentir la présence du prince jusque dans les méandres de la mer d'huile de ses raisonnements sur laquelle s'était levée aujourd'hui une indicible tempête...




"roses blanches, tombez, vous insultez nos dieux"



Mia s'avança d'un pas léger sur les dalles de pierre de sa chambre. Elle pouvait sentir sous ses pieds nues la fraicheur de la nuit qui raisonnait à travers le marbre blanc. La brise marine fit danser ses cheveux sous les rayons de la lune mais elle continua d'avancer lentement. Sa démarché était comme une caresse sur le sol qu'elle foulait à peine et on aurait dit un spectre étincelant s'avançant dans les couloirs du paradis. Autour d'elle, l'air humait la douceur des îles et on entendait sous les voutes du ciel qu'illuminait la voie lactée démesurée des mers du sud le bruit caractéristique des plages, des criquets jouant dans les dunes et le clapotis sans fin des vagues, attentif aux chagrins des hommes et aux corps qui s'abandonnent.

Dans ce décor vespéral, Mia s'avançait donc, sa tête se balançant indolente. Alors que son corps était souple et gracieux, il y avait quelque chose de terriblement hypnotique dans le déplacement étrange du chef de l'adolescente. Celle ci dansait au rythme des pas, selon l'endroit où le choc minime d'une caresse planante la dirigeait. Et comme une toupie tournant sur une marionnette parfaitement articulée, celle-ci arriva jusqu'au sommier.

En la regardant venir, Térence ressentit une profonde excitation. Ce n'était plus ce désir qu'il ressentait lorsque, s'abandonnant à son désir, il serrait contre lui le corps d'une amante éphémère. Ni même cette exaltation sauvage qui le saisissait lorsque brutalement, en libérant la bête ignominieuse qui dort en tout homme, il broyait sous la fréquence de ses pénétrations le corps d'une esclave dont les cris de douleurs déchiraient la lune compatissante. Ce n'était pas non plus le désir qu'il ressentait lorsqu'il se pensait amoureux. Lorsqu'une femme le captivait par sa beauté. Je ne parle bien sur pas de cette beauté canonique et parfaite qui n'est bonne qu'à broyer mais de la beauté discrète, celle que peu de gens remarquent mais qui vous laissent sans voix, quand au détour d'un sourire, de la courbe d'une jambe, d'une hanche, ou d'un sein timide et discret, l'homme sent qu'il a saisi là plus que la beauté charnelle d'une femme, mais aussi un instant d'art et de perfection que rien ne pourra jamais recréer.

Non c'était quelque chose de terriblement différent. Supérieur à tout les jeux érotiques auxquels Térence avaient joués jusque là, lui qui c'était maintse fois adonnés à cette force qui pousse l'homme non pas seulement à désirer mais aussi à désirer le désir, à le rechercher. Avant d'en jouir inéluctablement. Et il faut bien en jouir car dans cette recherche du désir, il n'y a finalement qu'une frustration douloureuse. Le mâle qui désir est un homme grisé, qui recherche cette sensation, mais qui toujours s'abandonne à la fin à ce que la nature lui ordonne: la jouissance. Car l'Homme, contrairement aux bêtes, sait qu'il est puissant. Et quand il recherche le désir avant d'en jouir, c'est pour mieux sentir sa propre puissance. Mais qu'est elle, cette puissance, si elle n'est pas utilisé, si ce n'est une contrariété de cette propre force ?

Cette fois ci, il n'y avait pas la cette frustration qui entoure l'érotisme et qui est si douce aux coeur. Il n'y avait que la réalité et une jouissance, là ou aurait du être le désir. Tout était si intense. La douce musique de la nuit insulaire était devenu semblable à la sensation de son corps. Et les pas de la jeune fille sur le sol la jauge de son désir. Cela était bien sur intimement sexuel, pensa Térence, mais il avait l'impression que c'était bien autre chose. Au delà de la possession corporelle. Supérieur même à l'union de deux esprits faits pour être ensemble. Dans cette démarche jouissive se trouvait l'union de deux âmes qui se rapprochaient, deux forces sublimes au-dessus de la compréhension humaines, que ce soit grâce à la logique ou au sentiment. Les dieux même pouvaient il même le comprendre ? Comme si, alors qu'elle ne faisait que traversait la pièce, leurs corps, leurs esprits et leurs âmes étaient en train de s'aimer, et d'en jouir.

Elle s'arrêta à quelques centimètres de lui, assis sur sa couche. Elle se tenait droite, et le regardait hautaine. Elle ne chercha pas à éviter son regard et leurs yeux se rencontrèrent. Pas pour s'interroger. Pas pour se rassurer. Il n'en n'était plus là et chacun d'entre eux savait exactement ce qui était en train de se jouer. Ils étaient des acteurs sur leurs scènes, et les rôles étaient écrit. Pas par dieux, pas par eux non plus, ni par le destin. Le rôle était écrit car il ne pouvait en être autrement. Et si leurs yeux se rencontraient, c'était uniquement pour jouir du plaisir de ce contact, qui est à la fois le plus tendre et le plus violent que deux êtres peuvent connaître.

Il rompit le contact en premier pour la regarder. Encore une fois, ce n'était pas pour augmenter son désir. On ne regarde pas un paysage sublime que l'on a tout les jours devant soit afin de se convaincre que ce paysage est le plus beau; qu'il est le monde auquel on appartient. On regarde ce paysage car le simple fait de le contempler nous offre un plaisir inégalé. Une sensation qu'aucune autre terre ne nous donnera. Celle de nous sentir sur notre scène, dans notre vie. Mia portait un yukata simple, fait en soie fine d'Azair. Il était blanc mais sur la toile duveteuse dansait des primevère multicolore. Le Obi était noué dans son dos étaient d'une couleur rouge foncé qui projetait dans la nuit comme une ombre sur la pâleur du yukata. Sous le tissus de nacre, on pouvait distinguer deux petits seins d'adolescentes, qui aurait pu rappeler les perles de rosée qui tombe d'une rose blanche par un pale matin de printemps. Elle était une oeuvre d'art, même habillé, et personne ne pourrait jamais saisir cette beauté supérieur à l'art même, que seul lui, cette nuit et pour toujours, pouvait contempler.

De ses mains, il attrapa celle de la jeune fille et releva la tête pour se perdre à nouveaux dans l'iris de sa compagne.

"Mia..."


ce à quoi elle répondit avec la même intensité vibrante dans la voix

"Je suis à vous, maitre. Ceci est votre désir".


Ce n'était ni une question, ni une affirmation. C'était un ange proclamant une vérité absolue. A travers le lien qui les unissait, elle pouvait sentir les émotions qui le transperçaient de toute part comme lui pouvait entendre les battements de son coeur. Autant pour un seul homme. Et pendant quelques secondes, le vide infini qui toujours pesait sur son coeur, disparut. Ce vide était comblé, à cette place il y avait Mia, dont il sentait les mains frêles dans les siennes, dans les prunelles de laquelle il buvait tout son saoul.

Une première idée malsaine, un doute, vint troubler son bonheur. Tu le fais car tu connais mon coeur. Mais qu'en est il du tien; ce n'était pas un message télépathique mais la jeune fille pourtant lui répondit.

"Je t'aime"


Les mots de l'adolescente lui serrèrent le coeur. Ils débloquèrent en lui une sensation inconnu, non plus celle d'aimer, mais d'être aimé et de le savoir. Celle qui vous fait comprendre qu'alors, pour un seul être, vous êtes le centre du monde et que la vie de cette personne n'est plus rien pour elle par rapport à la votre. Et comme un sentiment aussi fort ne peut appeler qu'un équilibre, cette déclaration lia sa vie à celle de la jeune fille. Ses sentiments se renforcèrent encore. Et la réciproque, au-delà de tout éternité, devint vrai. Elle sentit l'effet de ses mots et un spasme léger traversa son corps. A travers le liens, pour la première fois, Térence sentit passer une émotion. Et ce fut quelque chose d'inimaginable. Il y avait tout dans cette décharge sentimentale. Du désir, très fort, mais aussi de la tendresse, de l'amour, de l'amitié, de la peur, étrangement. Et sous l'effet violent de ce qu'elle ressentait, de ce qu'ils étaient en train de vivre, Mia s'écroula entre ses jambes. Il s'agenouilla à ses cotés et posa ses mains sur le galbe de l'adolescente qui lui faisait face.

"Je t'aime"
répéta t'elle.

Et une ombre se mit à grandir dans le coeur de Térence. Elle était froide comme la neige des élénides, certaines comme l'hiver qui tout les ans vient s'abattre sur le monde. C'était une peur insensé et terrible qui envahissait toutes les parcelles de son être. Elle était simple et implacable. Et le prince su, dès cet instant, que si il faisait de cette jeune fille son amante, il condamnait son être à quelque chose de bien pire que la mort le jour où elle lui serait arraché. Et elle lui serait certainement arraché un jour.

Les deux sentiments alors, la peur et l'amour, se mirent à danser une capoeira mortelle dans son coeur étriqué. Et la lutte redoubla de violence à chaques secondes qui passent. Et son corps se mit à trembler dans les bras de Mia qui elle même ressentait cette violente émotion. Et atteinte par le lien que le sceau avait créer entre eux, elle fut elle-aussi atteinte de spasme.

Térence sentit peu à peu sa force le quitter. Une guerre incessante trouvait son paroxisme sur le champ de bataille de ses émotions et lui même n'était plus qu'un pantin incapable d'intervenir. Il voulut être courageux, hurler à son coeur douloureux que seul la voie qui menait vers Mia et le bonheur était possible, mais son corps continuait cette épilepsie qu'avait provoquait la violente tempête.

Et alors lentement, sentant qu'il ne pouvait plus supporter ce chavirement insensé qui se déroulait en lui, de la même manière qu'un navire balloté par la tempête se retourne et sombre dans les eaux profondes de l'océan, Térence s'enfonça lentement, calmement vers la sérénité certaine que seul procure l'inconscience. Loin de cette guerre douloureuse qu'il ne pouvait trancher et qui lui faisait trop mal. Loin du bonheur. Mais prêt de Mia qui venait de sombrer, elle-aussi, inconsciente à ses cotés.



Test rp: sur les sentiers d'Ignis,



Peu de choses sont moins poétiques qu’un braquage sur la route, quelque part dans la campagne ignisienne. A la réflexion, les égouts de Lex l’étaient peut-être, mais à part ça, Terence ne pouvait pas penser à grand-chose d’autres. Les hommes qui étaient en train de les encercler ne ressemblaient à rien. Leurs vêtements étaient miteux mais pas assez pour qu’ils soient décrits comme des brutes pouilleuses et des sauvageons. Ils sentaient mauvais et étaient équipés d’armes simples, manquant à la fois de finesse et de barbarie. Ces gens étaient à la frontière entre d’élégants princes voleurs et des brutes écervelés dont il aurait fallu protéger quelques villages perdues. Ils étaient quelconques. En fait, tout dans ce braquage l’étaient et le jeune prince en était à se demander d’où lui était venue cette idée de voyager seul… enfin seul… pas tout à fait.
A ses cotées, Mia semblait calme. Sa main droite ne s’était même pas posée sur son kodachi, ce qui signifiait que la situation était probablement sans danger. Pourtant une dizaine d’hommes les encerclaient, deux d’entre eux pointaient sur Terence et Mia une arbalète et personne ne viendrait à leur secours sur ce chemin de traverse… mais au secours de qui ? pensa le prince avec un léger sourire aux lèvres.
Il regarda son chevalier d’un air attendri. Elle l’étonnait toujours. Elle était là, calme et sereine. Belle aussi. Pas plus de 13 ans d’après lui mais elle ne se souvenait plus de son âge et cela avait peu d’importance. Quand il l’avait recueilli, il ne s’attendait pas à cette évolution, et pourtant… jamais il n’avait vu un tel talent dans la maitrise de l’épée et du sabre… et maintenant elle se tenait à ses cotées, frêle et pure au milieu de ces bandits sales et puants, portant à sa hanche une arme azarienne de haute facture, cadeau de son frère Lucius. Du lien qui les unissait, lui-même ne sentait filtrer aucune émotion, jamais ; son esprit semblait avoir pris la forme d’une mer calme sur laquelle régnait un vent de concentration, un ciel de sérénité. Elle semblait être tout le contraire de lui, qu’agitait sans cesse le désir de l’art et les tourments éternels d’être un homme ici-bas et de devoir porter le fardeau de la vie. Ces pensées-là, qui le rongeaient, ne venait jamais ternir l’esprit limpide se sa jeune pactisante et cela lui procurait, par le lien qui les unissait au-delà de toute expression, une stabilité nécessaire à sa santé mentale. Le parfait complément pensa t’il.

« Je n’interviendrai pas… cela ne serait pas… poétique. »

Mia opina tranquillement et sa main se posa sur le kodachi. La tension monta d’un coup et les bandits qui s’étaient approchés d’eux en pavanant s’arrêtèrent aussitôt. Sans qu’aucun d’eux n’aient le temps de suivre le mouvement des yeux, la lame était sorti de son fourreau et les deux arbalétriers s’écroulèrent dans leurs propres entrailles. Deux blessures aux ventres, mortelles et douloureuses… mais c’est à cette hauteur que la lame de la jeune fille leur arrivaient, elle n’avait donc pas cherché à les toucher à un endroit précis. Pourtant la jugulaire aurait offert quelque chose de plus suintant dans la poésie macabre que livrerait aux prochains voyageurs les restes de ce combat.

Le reste de la troupe se regardait maintenant avec des yeux apeurés… ils n’avaient probablement pas compris ce qui c’était passé. Trois des plus téméraires chargèrent… une attitude plus idiote qu’héroïque, or la fausse témérité de celui qui va à la mort sans le savoir ne mérite que trop rarement un poème. Mia se déplaça entre eux comme l’eau de la rivière serpente à travers les bois et ils tombèrent morts quelques secondes après. Encore une fois, elle fut pragmatique au possible. Pas de blessures sanglantes, pas de longues agonies. De la mort systématique et organisée. Cette jeune fille manquait cruellement d’esprit de mise en scène.

Le combat n’est art que quand il est efficace, sans fioriture ni geste inutile. Le combat est art quand celui qui se bat vainc.
- Cela manque quand même de spectacle, de sentiments. Il faut mettre en scène la mort pour qu’on puisse ressentir de la pitié, de la compassion pour celui qui meurt ; et de l’admiration pour celui qui vie.

Il la savait incapable de comprendre cela, et il n’avait pas envie qu’elle puisse. Elle était parfaite comme cela et il l’aimait pour ça. Cette conversation télépathique n’avait finalement pas de sens propre. C’était plus une explication de faits et de points de vue qui s’acceptaient tellement bien qu’ils s’imbriquaient d’une certaine manière.

C’est alors qu’une boule de flamme vola alors à travers les airs, et le bandit le plus éloigné d’eux, qui avait fait demi-tour, se jeta à terre en se tordant de douleur. Térence et Mia levèrent les yeux pour voir ce qui devait être un mage de seconde zone au-dessus de la pente sur laquelle le chemin s’élevait. Une voix forte s’éleva au-dessus d’eux « Si vous fuyez, c’est moi qui vous tuerais ». Comme c’est charmant, pensa le prince qui regarda d’un air amusé les trois bandits terrorisés, piégés entre deux morts certaines. Au milieu d’eux, il remarqua une jeune fille, coupée à la garçonne, détail qui lui avait jusque-là échappé. Elle semblait innocente à ce spectacle de barbarie et Térence fut touché par la candeur qui émanait d’elle. Il voulut la sauver.
Pour ses bandits, trois attitudes semblaient possible aux jeunes princes. D’abord l’attitude la plus stupide qui était de l’attaquer lui, et donc Mia, et qui les mènerait vers une mort violente mais rapide. Ensuite l’attitude la plus raisonnable, dépourvu de tout once de poésie mais de beaucoup de bon sens : fuir à travers bois en espérant la clémence d’un des deux parties. Ensuite une attitude bien plus noble et belle : attaquer le sorcier et le vaincre.
Les deux hommes prirent le parti d’attaquer Mia, leur frêle compagne de se retourner contre le sorcier ; Térence en fut ravie et alors que les deux bandits s’écroulèrent sous le sabre de sa compagne, une boule de feu se dirigea de l’amont vers la fille chargeant. Emue par cette attitude poétique, Térence incanta lui aussi une boule de feu qui vint percuter celle du mage quelques instants avant qu’elle n’atteigne la jeune fille. Celle-ci fut jetée à terre et le mage regarda le prince d’un air interloqué. Une autre incantation sorti de la bouche de Térence et les flammes un peu partout autour de l’explosion grossir et se mirent à virevolter dans les airs, puis fondirent sur le mage dont les vêtements prirent feu. D’une voix sourde et dans un langage pathétique, celui-ci essaya d’arrêter le feu qui le rongeait. Le prince prononça quelque mots de langue ancienne et les flammes tout autour de la victime devinrent de milles couleurs différentes, changeant brusquement de température et donc de coloris. Le jeu de lumière dura quelques secondes puis le magicien s’écroula dans un râle d’agonie. Les flammes continuèrent de le rongèrent jusqu’à ce que seul reste les os noirci de son squelette ; dans l’air monté une odeur horrible de chair calciné. Les reflets arc-en-ciel sur les arbres prirent fins.

Tu vois Mia, ça c’est une mort artistique.

Térence s’approcha alors de la jeune fille qui était resté au sol, incapable de bouger. Il lut dans ses yeux la peur alors qu’il lui offrait une main secourable pour la relever.

« Comment tu t’appelles ?

- Aline ».

Sa voix semblait douce comme une hirondelle prenant son envol.

« Aline… j’écrirai un poème en ton honneur, pour célébrer ton courage face à ce sorcier démoniaque et comment tu le fis périr de ton sabre vengeresse. »

C’est vous qui l’avez tué.
- Je sais Mia. Mais l’histoire est plus belle si elle arrive à le vaincre tout seul. On dira aussi qu’elle l’a fait pour me protéger. Cela fera un beau poème de bravoure.
- La vérité n’a donc aucun sens à vos yeux ?
- Seul ce qui est beau mérite d’être mis en poésie. Et seule la poésie mérite qu’on s’en souvienne. Quand la réalité ne convient pas, négocier l’aléatoire pour la rendre plus présentable est le devoir du poète, ce n’est pas du mensonge, c’est de l’art. C’est le sens de ma vie que de créer la situation artistique dans la réalité, afin que l’inspiration du beau puisse frapper l’humanité.
Et sans plus se soucier de la jeune fille qui restait là immobile, il reprit sa route, Mia à ses cotés.



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Mar 12 Mar - 13:59
Quand on voit ce que l'inquisition insérait sous les ongles des hérétiques, ce n'est pas sans une certaine appréhension qu'on soumet sa fiche à Ehol pour inspection


A toi !

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Dim 17 Mar - 23:35
La famille royale commence à avoir du succès, on a failli attendre xD
Je n'ai pas grand chose à dire, personnage très intéressant, fiche de bonne taille, très bien écrite et bien présentée, c'est ce qui s'appelle faire du chemin depuis un certain fan de café. La relation qu'entretiennent Térence et Mia est très intéressante, c'est ce qu'on appelle un vrai échange magicien/pactisan.

Passons rapidement à la notation

Puissance - Rang A

Le sang d'Ignis possède nous le savons tous, des propriétés en oligocheat-élément très intéressantes...
ALors, premier magicien pur au sein de la famille de validé, le manque de capacités combatives crée un certain déséquilibre, et le manque de maitrise de la langue et de sorts puissants - merci Ignis - ne permet pas "d'exceller" en tant que mage. Enfin, avant qu'un ennemi vienne se plaindre de la faiblesse de tes sorts...

Influence - Rang A

Je vais pas m'étendre sur l'influence des princes d'Ignis, ça serait rébarbatif. Disons simplement que tu es l'une des personnes les plus influentes du pays (non ce commentaire n'est pas copié-collé de la fiche de Vaïno, je démens cette accusation xD)

Bienvenue sur le forum et bon RP!




"J'effacerai toutes les tragédies de ce monde."

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Térence d'Ignis
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