Eloan Galaad



 

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Eloan Galaad

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Messages : 691
Age : 24
Métier : Enseignant.
Humeur : Sibyllin.
Points Histoire : 191
Sam 1 Oct - 23:36

Identité :


Nom : Galaad, illustre nom hérité de son père. Ce dernier est en effet issu d'une famille aristocratique.
Prénom(s) : Eloan, Amadeus, Alceste.
Titre :

Arbiter elegantiarum.

Âge : Vingt-trois ans.
Genre : Homininé.
Nature : Magicien.
Affinité : Eau.
Pays : Ventus.
Métier : Enseignant à l'Académie Mihailov (il aurait très bien pu vivre de ses rentes mais que vaut le plaisir de remettre à leur place de jeunes vauriens ?).
Langues : Bien évidemment, Eloan pratique la langue commune, sans quoi il serait difficile de se faire comprendre... A y réfléchir, cela l'amuserait sans doute d'être incompris pour montrer son incontestable supériorité (Nota Bene : à savoir qu'il apprécie voir un sentiment de petitesse s'insinuer sur le visage d'autrui, à vrai dire, il s'en délecte royalement). Plus sérieusement, Eloan maîtrise la langue ancienne aussi bien qu'un Prêtre d'Aquaria (disons que tout ce qui les différencie réside dans la grandeur d'âme...). Il ne parle pas couramment en langue ancienne mais il pourrait cependant l'utiliser, nonobstant quelques hésitations. Toutefois, concernant les sorts, cette maîtrise imparfaite n'a aucune incidence, étant donné qu'utiliser des formules est une affaire de récitation.
* Thème:



Jinsei no merry, opening de Hauru no Ugoku Shiro.


Elfen Lied - Opening



Morale et caractère :


e caractère d'Eloan est tout à fait complexe et ambigu. Il a, ce que l'on pourrait dire, deux identités. L'une issue de la haute société, presque une identité de façade, une identité de paraître et de faux-semblants et l''autre de bon vivant, amoureux de la vie et de la nature.

Quand on le voit pour la première fois, il pourrait sembler hautain, sûr de lui, froid et pour le moins distant. Ce qui, vraisemblablement, est approuvé par quelques uns. Mais il n'est pas si froid que cela. Au milieu des personnes du milieu, il n'est pas rare qu'il ne parle que peu. Avec eux, il détient l'art d'observer ses semblables, il se fait une joie de discerner les passions et les intérêts qui animent ses “opposants politiques”. Une des qualités d'Eloan est la perspicacité, il devine beaucoup de choses assez aisément, et il s'en amuse facilement d'ailleurs, ce qui lui donne également à réfléchir. En tout cas, cela permet d'affiner son esprit de calcul et d'observation. Ainsi, il apprend mieux au sujet des hommes pour apprendre à les manier, c'est une sorte d'art qu'il aime exercer, autant pour des banalités, pour des petites choses, (il se fait parfois des petits défis personnels, soit de sa propre initiative, soit avec ses amis Emrys, ou Kyriel.) que pour des choses importantes. De fait, il ne fait pas que manier les autres, il sait aussi s'en préserver, c'est une variante très importante, il sait garder ses distances avec les autres membres de l'aristocratie. Il n'y a point d'utilité ni de plaisir à jouer à jeu découvert. Cela fait croire qu'il y a du mystère en tout. Il est entouré des meilleurs, et il le sait pertinemment. L'art de la conversation, dans ces conditions, consiste à se dominer pour cacher et dissimuler ses tensions et passions intérieures, à amener l'autre, inconsciemment, sans qu'il s'en rende compte, à dévoiler ses intérêts secrets, ses espoirs, afin d'en tirer des bénéfices ou des profits. Voilà le profil d'Eloan, un profil qui n'a guère été mis en déroute, tant il est vraisemblable et affable. Une manière dégagée enchante et passionne les esprits et fait tout l'ornement de la vie. Mais la conversation consiste aussi à avoir une grande adaptation à l'autre, sans se dévoiler soi-même, et c'est pour cela que peu de personnes connaît la personnalité propre de notre personnage. Si c'est possible, il fera entrer en l'autre ses propres vues, sans qu'il ne se sente manipulé, comme si la conversation était des plus naturelles et agréables, afin de s'en faire un allié potentiel (et pour le moins factice) dans un jeu perpétuel d'influences et d'alliances, qui n'ont jamais de caractère fixe et définitif.

Pour le moins, Eloan n'est pas un de ces grands faiseurs de mots, dans le sens du pédantisme. Bien sûr, il sait surjouer les mots, et il excelle en cela, mais pour se montrer plaisant, il n'imposera pas ses connaissances, et loin de là ! Il sait qu'en se montrant supérieur à un autre, il n'acquerra en rien ses faveurs ! Mais une variante de son caractère, c'est qu'il peut se montrer quelque peu exubérant dans ses propos. En fait, ce qui fait la spécificité d'Eloan, c'est qu'il peut se trouver différent en fonction de la personne qui est en face de lui. Il sait conserver ses distances face à une personne influente, mais face à l'un de ses élèves, il pourra paraître cynique et même afficher un air malin. Le tout, et le plus important, c'est qu'il ne le fait pas forcément consciemment. Il a tellement grandi dans ce milieu, qu'il s'y est habitué, comme un caméléon se fait à son environnement, il se fait à son entourage. C'est beaucoup d'être admiré, et c'est assez souvent le cas pour nombre de personnes, bien que son côté exubérant ressorte souvent, ce qui fait sa singularité, après tout. Mais c'est encore mieux d'être aimé ! La bonne étoile y contribue pour beaucoup, comme le charisme que possède Eloan, mais l'industrie fait tout le reste, celle-ci achève et parfait ce que l'autre ne fait que commencer. Un éminent mérite ne suffit pas, bien que véritablement il soit aisé de gagner de l'affection, dès que l'on a gagné de l'estime. Pour être aimé, il faut aimer (ou faire semblant), cela fait partie du monde du donnant-donnant, et Eloan l'a bien compris. Il faut être bienséant (dans la mesure du possible pour notre protagoniste, bien sûr.), il faut donner des bonnes paroles (l'ironie est une arme fatale, tout comme le cynisme, vous le saviez ?), en effet, il détient l'art des mots et encore des meilleurs effets, jouant sur la prestance. “La courtoisie est la magie politique des grands personnages”.

Après cette Cour de paraître, Eloan n'en reste pas moins humain. En fait, et dans un sens, il lui arrive de haïr ce monde des influences, dont il est un engrenage important et assez irremplaçable, diront certains. Mais, lui, sait qu'il y aura toujours quelqu'un pour remplacer un autre, surtout en politique. Bien sûr, on ne trouvera guère de copie conforme, mais on trouvera toujours quelqu'un de même valeur (bien qu'il ait des doutes sur quelqu'un de sa valeur, eh oui, il a un petit ego tout de même). Pour en revenir à son humanité ; Eloan est un être des plus -vivants-, il aime et chérit la vie qui lui a été donnée, c'est pourquoi il aide ceux qui en ont besoin (quel intérêt à aider ceux qui le peuvent ?), dans ce cadre, il est généreux, et donne dans la juste mesure. Il ne se veut pas être le héros du peuple, et il sait pertinemment qu'il ne pourra pas aider tout le monde, même à en faire le principe de sa vie, et il sait se fixer des limites. Étant humain, bien sûr, il hésitera à échanger sa vie contre celle d'un autre, et c'est sans aucun doute normal, il n'a pas un cœur aussi démesuré que cela. Pour le moins, quand il le peut, il aide. Mais s'il n'apprécie pas quelque chose dans la facette de son interlocuteur, comme le relativisme de pensée, par exemple, il n'hésitera pas à l'ignorer complètement, ou à le remettre à sa place, verbalement, de quelques mots acerbes et cyniques, toujours bien disposés. Oui, en effet, Eloan serait presque pour le constructivisme, fait avancer les choses grâce aux rassemblements d'idées, la réunion de pensées. S'il entend quelqu'un dire “oh, non, il faut être tolérant voyons ! Si ce sont ses idées !”. Eh bien il pourra se mettre le doigt dans l’œil jusqu'à l'épaule, Eloan affirme ses idées (lorsqu'il n'est pas dans son jeu de paraître), il ne les impose pas, et loin de là, mais il ne reculera pas devant. Aussi, le relativisme, c'est aussi, selon lui, une manière “de ne pas se mouiller”, en effet, c'est ne pas s'engager, se laisser guider par un flot de consensus tournant autour de tout et de n'importe quoi.

Sinon, hormis ses appréhensions en termes de sociabilité dans la “Cour des Aristocrates”, il apprécie chez les gens une certaine grandeur d'âme, avec des principes. Cependant, il n'aimera guère les manichéens, qu'il pourfendrait volontairement en fait, car cela témoigne d'une étroitesse d'esprit, flagrante, à ses yeux. Dans la vie, il n'y a pas que du blanc et du noir, pas que du mal et du bien, pas que du beau et du laid, il y a une échelle de teinte incommensurable qui donne à la vie cette infinie variété de goûts et de saveurs ! Et attention, que cela ne retombe pas dans le relativisme ! Ce n'est pas parce qu'il y a de tout que tout doit être accepté. Aussi, un élément assez important à aborder est la question de la religion. La réponse est simple pour Eloan ; il n'y croit guère. Il est agnostique. Il ne croit pas en Watos, il n'y a aucune preuve concrète de son existence. Et attention à ceux qui disent que la preuve concrète est le monde, car il l'aurait créé, oui, pourquoi pas, mais ça ne convaincra pas Eloan. Cependant, il ne renie pas la Foi des autres, il trouve en cela, peut-être, une certaine motivation, une grandeur d'âme qu'il peut apprécier. Pour ce qui est d'Ehol, étant mentionné dans les livres historiques, Eloan ne mettra pas son existence en cause, mais son caractère divin, reste à discuter, et il faudrait l'en convaincre. Et le convaincre de quelque chose n'est pas chose facile, car il est pour le moins libre d'esprit et ne se laissera pas guider dans sa conduite. Il pense en effet être libre de ses mouvements, il ne croit pas au destin, et toutes ces autres fables justement destinées à libérer l'homme de ses responsabilités. Bien entendu, il y a un facteur chance, chance qu'il faut saisir ; il ne suffit pas d'avoir l'étoffe, bien des hommes en ont, mais il faut saisir sa chance pour s'illustrer. C'est pourquoi Eloan est un “anti-anankè”, contre la destinée, contre la fatalité, tout le monde, qui que ce soit, peut tracer sa propre voie.

Pourtant, bien qu'Eloan ne croie pas en une destinée préfigurée, une question prégnante vient percer ses défenses : celle de la vie, du sens de la vie. Il réfléchit à de nombreuses questions, et souvent. Il est sans doute l'un des penseurs les plus insoupçonnés de Ventus, son paraître peut peut-être le faire croire, mais cela reste pour le moins incertain, le connaître à sa superficie ne permettrait pas d'en voir l'ampleur tant elle est grande. A quoi rime la vie ? Pour lui la vie doit prendre le sens de la poésie, une poésie de pure beauté. Tout peut être sujet à la poésie, selon lui. Et le jeune homme ne se gène pas de coucher tout ce qu'il désire sur le papier. « Ne sim saluus, si aliter scribo ac sentio ! ».

n penchant très important, en tant que fervent adorateur et zélateur de la vie, Eloan possède une faiblesse, mais une faiblesse qu'il sait néanmoins maîtriser. Il aime les passions, et les femmes. Non pas qu'il s'émerveille et qu'il saute sur tout ce qui possède des attributs féminins, tout ce qui attire l’œil masculin par sa forme, tout ce qui bouge en somme ! Mais loin de là ! Cependant... La fidélité à une personne... Il ne connaît pas vraiment cette notion, ou du moins, il ne la comprend pas telle que les autres personnes la comprennent. Lui, prônant la vie et le plaisir, ça ne le dérange guère d'avoir plusieurs amantes à la fois, d'en changer tous les soirs, ou bien même d'en conquérir de nouvelles... Néanmoins, comme je l'ai dit, il ne saute pas sur tout. Il recherche la complexité, c'est un peu un défi que de conquérir une femme, tout comme l'art de la poliorcétique, il y a l'art de charmer une femme... Et pourtant, contrairement à ce que l'on pourrait croire, il ne se complaît pas uniquement dans le jouissance dite “pure” de l'amour, comme on pourrait le penser... Mais c'est justement les stratagèmes, les tactiques, et les ruses qui rendent la partie intéressante. Aussi, il ne s'approche pas de toutes les femmes, il les choisit, les sélectionne presque. Non pas qu'il méprise certaines femmes, mais il préfère avoir un cercle restreint d'amante, qu'il saura contrôler ; un trop grand nombre serait littéralement ingérable. Puis, ce n'est pas qu'il ne les aime pas, et justement, il a de l'attrait et aime véritablement toutes ses amantes, ce sont ses passions. C'est pour cela qu'il apprend à les connaître avant de faire un quelconque pas vers elle.

Enfin c'est ce qu'il croit. Il séduit les femmes, et attend celle qui pourra vraiment saisir son cœur. Il attend celle qui l'aimerait pour ce qu'il est lui, et non ce qu'il représente, à savoir : pouvoir, influence, argent, et aristocratie. Certes, cela est voué à être une lutte difficile, voire sans aboutissement. Car Eloan reste et vit dans ce monde de paraître et de faciès.

Aimant la vie, Eloan aime la nature. Il détient un caractère, à ses moments perdus, assez rêveur et pensif (bien qu'il pense 99% du temps). Ce jeune homme pourra, sans prévenir qui que ce soit, se faire des sorties assez loin de la ville, en pleine nature. Il pourra disparaître du jour au lendemain, sur un coup de tête, s'évaporer dans la nature. Il a un esprit contemplatif, et bien qu'il ait une “grande gueule” (pour le dire crûment), il lui arrive de faire place au silence total, d'admirer, et le plus souvent de méditer de tout et de rien, de n'importe quoi. Face à cette nature, et en opposition à la société, le jeune homme se place comme un penseur, un songeur. Mais dans la grande nuance qu' “un penseur veut, un songeur subit”. Eloan se veut penseur face à la nature, c'est là son milieu favori, se retirant du tumulte de la ville, pour réfléchir. Cela lui sert en fait à se délivrer de la machine qu'est la société, société où la liberté n'est presque qu'illusoire, car tout est réduit à l'influence et au paraître des uns et des autres. Mais des fois, il se mettra à “songer”, prenant toutes les idées qui virevoltent près de sa tête, pour les saisir et s'en enivrer sans complexe, s'y perdre. L'aidant dans son attitude du songe, Eloan prête attention à sa vie nocturne, se penche sur l'univers du songe et du sommeil, qui scrute intuitivement les abîmes de l'inconnu. Cela l'extirpe du monde. On parlait de ses escapades, mais c'est souvent de nuit qu'il s'évade des remparts de la civilité, pour errer dans les coins retirés, les campagnes. Il lui arrive de partir en forêt, ou bien dans les falaises de Ventus, en pleine nuit. Il pourrait très bien y rester percher toute la nuit, écoutant le ressac inconditionnel frappant les parois séculaires, ou bien y plonger, inaugurant un bain sous l'aura clair de la lune. Eloan est ce qu'on pourrait nommer un romantique dans l'âme, quelqu'un qui s'imprègne de l'unité qui forme tout ce qu'il l'entoure. Il pense, prend des notes, et écrit. C'est à cela que lui sert ses calepins, à annoter. Annoter des caractères, des passions, des émotions, des impressions, des idées, des pensées, des mouvements, des esquisses, des scènes, des teintes, des nuances, des marines, des bucoliques, des cieux, etc. Tous les états d'âme, possibles et imaginables pour Eloan.

Tout cela lui donne une réputation un peu d'halluciné, d'illuminé. Et ce n'est pas des moindres, car sous cette carapace sociétale, il apparaît comme illuné, ailleurs. En effet, il lui arrivera assez fréquemment de parler seul ou de sortir des phrases abracadabrantesques, sans sens autant syntaxique que formel. Quelque fois, il intervient dans une conversation, comme s'il se réveillait, et en parlant d'autre chose. En fin de compte, on pourrait le prendre pour un fou, sans doute, un marginal, qui, illusionné par un monde qu'il s'invente lui-même, se confronte à un monde réel. Pourtant, son génie n'est aucunement remis en cause, mais tous ses interlocuteurs peuvent se demander de bon droit s'il est aussi génial que cela... Et surtout ses élèves en fait, étant un jeune professeur, qui, déjà, possède une réputation bien fournie, il peut aussi bien faire peur à ses élèves que les fasciner. Eloan est ce personnage contrasté et lunatique, que personne ne sait vraiment par quel bout prendre, et c'est ce qui le renda priori intouchable.


Physique :


ue dire du physique d'Eloan hormis qu'il s'agit d'un véritable phénomène : cet ineffable qui apparaît et se manifeste aux sens et à la conscience ! C'est en cela qu'il a hérité des bienfaits de la nature, car elle l'a pourvu d'une grâce et d'une élégance certaine. Ses traits sont l'amalgame d'un l'homme d'une posture digne, d'une douce délicatesse, et d'une sensibilité charmeuse. Son port est empreint de noblesse, non pas droit comme un manche à balais (aussi bien extérieurement qu'intérieurement, frivole comme il est, cela s'entend), mais d'une aisance agréable et alliciante. Il se maintient toujours dignement, et cela est assez surprenant, il n'en fait jamais défaut. Sa marche est des plus compassées et ses pas ne font aucun bruit, ses pas incarnent la douceur et la légèreté de la marche. De fait, sa présence met naturellement à l'aise les personnes qui l'environnent, c'est un charisme spontané et pur qui ne lui a jamais fait défaut. Il attire l'oeil, c'est certain; où il passe, au moins chaque personnage de l'assemblée tournera son regard vers lui. C'est ce charisme, cette état de présence qui font de lui ce que l'on pourrait appeler l'incarnation d'un esprit, d'une nixe qui envoûte par son charme et par chacune de ses paroles.

Sa posture, d'une taille assez normale (1m81), est mise en valeur par des vêtements distingués et plutôt chics. Il a, de fait, une garde robe assez conséquente il faut dire, mais il n'en est pour le moins pas vraiment coquet. La coquetterie s'excède, pour lui c'est une véritable perte de temps ; il y a mieux à faire. Par ailleurs il apprécie des grands manteaux, autant par la longueur, qui descend jusqu'au milieu de ses hanches, que par leurs longues manches, où ses mains sont dissimulées. Une particularité, il n'enfile que rarement ses manches, son manteau repose principalement sur ses épaules. Pour tout dire, ce n'est pas vraiment assimilé à un manteau, mais plutôt à une alchimie entre un manteau et un cape. Cela lui permet simplement une aisance plus grande dans ses mouvements, et lui confère un aspect davantage aérien du fait que ce tissu soit soulevé par l'air. Souvent, aussi, ce “manteau-cape” à un col, col qui est remonté, ce qui ajoute une touche de mystère sur ce tableau pour le moins envoûtant. De plus, c'est la plupart du temps la chemise blanche qui est mise à l'honneur, avec un pantalon uni, de couleur fréquemment foncée.

Sinon physiquement, il n'est pas vraiment différent des critères de la beauté. Sa chevelure est blonde, et lui dévale ses joues pour tomber de justesse sur ses épaules. Ah, la blondeur, couleur de la pureté (Si Eloan l'était vraiment...). Il entretient bien ses cheveux, c'est un critère assez important pour lui, en société, et surtout devant ses semblables, c'est ce qui met en forme le visage, ce qui le met en valeur. Aussi, ses yeux sont d'un bleu clair peu commun, enchanteur, cela va de paire avec ses cheveux blonds. Mais ils peuvent se révéler pénétrant et tranchant, sévère et scabreux. Et comme cela lui arrive, à certains moments il n'a aucune pitié, et il le démontre volontiers, et ses yeux en sont les premiers reflets. Mais sinon, ces perles d'azur liquide demeurent souvent d'une apparence tendre et attirante. C'est ce qui fait peut-être son charisme, ils sont conciliants, ont l'air d'attacher de l'importance à n'importe quoi et n'importe qui ; ce qui est vrai, car il fait attention à tout, mais ce n'est pas pour autant qu'il porte de l'intérêt pour telle ou telle personne, car il pourrait même ignorer son existence. Mais ces yeux de Nixe peuvent parfois se refermer pour esquisser une humeur chagrine ou irritée, voire extrêmement irritée, mais cela, c'est quand il ne veut pas jouer de son apparence, et qu'il est en présence de personnes de confiance. Quand il ne joue pas sur son faciès, on voit son désarroi, il sue même de son être, il transparaît et s'abandonne à une atmosphère de mal être. Son nez, lui, est fin et délicat, sinon rien de spécial à ce point de vue là. Quelque part, son visage pourrait paraître efféminé, car ses traits sont raffinés, très fins, on pourrait parler d'une œuvre d'art, d'une sculpture extrêmement travaillée, d'un tableau minutieusement peint. Ses sourcils sont subtils et s'inclinent doucement au dessus de ses yeux. Ses lèvres rosées sont minces et délicates. Sa peau est d'une couleur assez banale, pour un aristocrate il va assez souvent dehors, il apprécie le plein air. Son sourire a tout de la radiance. Il éblouit et attire l’œil, comme un objet affable et séduisant. Tout cela concorde en plusieurs faits, il semble sûr de soi, confiant et assuré.

En bref, il est rapidement repérable et remarquable, surtout par la gent féminine, qu'il ne manque pas de séduire. Mais paradoxalement, ce ne sont pas les femmes déjà fascinées qui l'intéressent, mais plutôt celles qui sont réticentes, cela ne met que plus de prix au trophée obtenu ! Pour les hommes, il suscite de l'admiration, un peu comme un parangon, un modèle. Et enfin, concernant sa vision de soi, il sait qu'il a de l'attrait, mais il n'en porte pas davantage d'importance (sauf pour la séduction, cela va de soi, il sait en jouer à merveille).

De plus, concernant sa “puissance” physique, il n'en a, pour faire simple, quasiment pas. Eloan est plutôt du genre leste, habile, alerte. Sa principale activité physique, depuis son enfance, a été l'escrime, discipline qui mérite patience et réaction rapide et réfléchie. Il a d'ailleurs une sacrée maîtrise des épées, rapières, etc. (A noter qu'il est ambidextre). De plus, c'est un archer, il aime l'art des arcs, qu'il manie très bien même et depuis longtemps. De ce fait, plus par l'expérience que par l'inné, il est revenu précis. Néanmoins, bien qu'il ne soit pas une force de la nature, il détient une légèreté naturelle qui lui permet d'être souple et de posséder un équilibre quasi-parfait.

Pour finir, la place de son sceau, il s'étend de la partie gauche du torse jusqu'à l'avant bras (gauche) en passant par l'épaule. Il a été conçu par un artisan du sceau, commandée par son père, il s'agit d'une réelle œuvre d'art bleutée.



Compétences générales :


ien qu'Eloan a dû se travailler, autant sur son être-intérieur que sur son apparence extérieure. Bien qu'il soit considéré comme un génie qu'il n'est en fait qu'à moitié. Il n'en reste pas moins qu'aujourd'hui ce jeune homme est l'un des plus influents et reconnus de son âge. Il est en effet intelligent, beau, séduisant. Étant resté la plupart de sa jeunesse et de son adolescence dans des livres et à vagabonder, il a acquis une connaissance aussi bien théorique et pratique du monde. Sa culture générale est assez impressionnante, pour tout dire. Niveau stratégique, on ne peut pas dire qu'il ait reçu un enseignement militaire, mais ayant reçu un enseignement d'escrime et de tir à l'arc, il a tout de même du faire face à des ennemis, aussi bien fictifs que réels, et a pour ainsi dire, quelques notions de stratégie.

Pour revenir auxs enseignements physiques qu'il a reçus depuis sa plus tendre enfance, c'est à dire l'escrime et de l'archerie. Pour tout dire, aujourd'hui, il a un très bon niveau. Et ce qui fait sa valeur en ces deux compétences n'est pas tant une force physique, car Eloan n'est pas culturiste, mais dans son habilité. En effet, Eloan détient une adresse innée, une dextérité exceptionnelle qu'il a su travailler et cultiver. Au tir, il peut être très précis, et avec l'expérience, il a appris à se servir des vents, de les maîtriser, de les dompter en fonction de sa position. A l'épée, il ne pourra certes pas rivaliser avec les brutes, frappant davantage avec leur bras qu'avec leur intellect, mais il pourra aisément les parer et les éconduire, à tel point qu'ils se retrouvent souvent contre terre avant d'avoir sonné un second assaut.

De plus, touchant fréquemment la fauconnerie, et possédant de nombreux oiseaux de proie. Eloan a acquis une certaine acuité visuelle. Il peut à présent distinguer un oiseau assez loin dans les airs, et le nommer. Maintenant il peut faire cela avec un peu tout, aussi bien objets que personnes. Il a obtenu, comme qui pourrait dire, le souci du détail. Mais mentionnant les oiseaux de proie, le jeune homme a su en “dompter” et maintenant il en a éduqué deux, qui l'écoute au doigt et à l’œil. Il n'est pas rare d'en voir un roder non loin d'Eloan, même en ville. De plus, possédant une fauconnerie, la famille de Galaad possède une écurie avec de nombreux chevaux, il a par ailleurs le sien, nommé Hamilcar. Depuis petit, Eloan monte donc à cheval, comme beaucoup de personne en fait.
ar ailleurs, en tant que professeur de magie, depuis peu, certes, il a déjà une certaine réputation. Mais grâce à une formation poussée faite pendant ses études, Eloan s'est fait expert en langue ancienne, il en a une très bonne connaissance, et peut même le parler couramment. Mais comme peu de personnes à Ventus est capable de le parler, il ne peut guère le pratiquer souvent, d'où, des fois, certaines hésitations, mais cela n'est guère un handicap. Par exemple, il a pu parler la langue ancienne avec les prêtres d'Aquaria, sans vraiment de souci, hormis bien évidemment aisance bien moindre qu'eux. Cette connaissance l'a amené à produire une thèse, durant un peu plus de deux ans à la toute fin de ses études, sur la langue ancienne. Pour cela, il a dû effectuer un voyage à Aquaria d'ailleurs, pour passer des journées entières dans une bibliothèque d'ouvrages anciens, à prendre des notes et à combiner les références. (Il faut dire que cette excursion n'a guère été plaisante pour ses amantes...) Cette thèse était portée sur un peu toutes les facettes de l'ancien langage, mais surtout sur l'étymologie des mots, et leur essence, dans leur concept pur et ancien. Bien sûr, Eloan a dû recouper ses recherches avec l'importance politico-historique, théologique et magique du langage, tout en suivant son évolution dans le temps. De Lingua vetustatis, inter divitem et amissionem, voilà le titre de son œuvre. Bien que d'autres aient essayé de faire la même chose bien avant lui, Eloan offre une vision neuve du sujet, en y regardant de près avec un œil novateur. (Dans cet opus, il va par exemple désavouer les théories de certains historiens du langage). Il n'y a pas si longtemps que sa thèse est parue, et il compte bien l'améliorer avec le fruit d'autres recherches. Mais les critiques déjà parues sur son œuvre sont globalement positives, car Eloan s'est basé sur de très nombreux textes anciens et a croisé de nombreuses sources, c'est ce qui rend son ouvrage plus complet que les autres, plus exhaustif. Et personnellement, à côté de cette œuvre, il en a commencé une seconde, qu'il tient à conserver pour l'instant, et qui concerne la magie runique, par la puissance des mots et leur utilisation dans une formule magique. Pourquoi, parfois, un seul mot suffit à fournir un sort plus complexe et puissant qu'une phrase entière ? C'est dans cet ordre d'idée, par rapport à son premier livre, qu'Eloan élabore une théorie sur la magie runique, plus complexe, et plus intéressante selon lui. (Un a priori peut-être, car il aime le silence.)

Ainsi, après tant de temps de recherche, en tant que professeur de langue ancienne, Eloan est capable de créer de la magie runique, aisément pour des petits sorts. mais même après tant d'années de travaux, il lui faudrait des mois pour concevoir une rune parfaite, des années encore. Pour l'instant, depuis le début de sa thèse, il en a conçu un qui fonctionne bien, il l'a apposé sur son carquois. (Voir équipement), il a certes quelques travaux sur le feu là, mais ils ne sont pas du tout au point.

Enfin, compétence professorale, Eloan, génie du savoir, et du savoir ancien, enseigne les rudiments de la langue ancienne à ses élèves. Il est dit être un très bon professeur, mais avec des méthodes originales et spéciales. Il faut être bon pour suivre ses cours, aussi, c'est ce qu'il se dit, car à moins d'avoir un intérêt envers un élève, il n'ira pas l'aider de son propre chef.



Équipement, objets divers :



Collier : une perle d'eau. C'est un collier qui est cher à Eloan, parmi ses nombreux bijoux. Mais il affectionne particulièrement celui-ci, pour sa couleur originalement bleutée et scintillante, et sa forme pure. C'est un cadeau qui lui vient de Gabrille, et c'est la raison pour laquelle il le conserve précieusement.
Bague :. On pourrait croire que c'est encore un symbole du « dandisme » d'Eloan, mais non. Il s'agit d'un bague familiale, transmise de père en fils, et symbole de la famille Galaad. Il ne l'enlève quasiment jamais, car cette bague est devenu l'un des emblèmes de la famille, et qui la voit, et connait la symbolique des bagues, sait que son porteur fait partie de la famille Galaad. Ainsi, Eloan ne l'enlève que lorsqu'il veut être soit disant « tranquille ».
Arc : un arc de très grande qualité ayant été commandé à un artisan de Ventus, l'un des meilleurs. Il a été taillé dans un tronc d'If, pour son bois à la fois souple et résistant. La spécificité de cet arc est qu'il est symétrique et que la branche supérieure et la branche inférieure sont identiques. Du coup, l'arc s'utilise indifféremment d'une hauteur à une autre. Le creux de poignet, quand à lui, a été sculpté soigneusement et y sont gravés des glyphes harmonieux.
Carquois : objet à la base assez banale quand on est un archet. Sauf qu'Eloan l'a lui aussi commandé. Il est de couleur bleutée relativement foncée, tout comme l'arc. Le carquois a une forme, non pas droite, mais courbe, cela permet de la porter plus aisément, sans qu'il fasse mal à son porteur. Sa lanière est de cuir souple, n'éreintant pas l'épaule de l'utilisateur. Il peut contenir jusqu'à une quarantaine de flèches. Autrement, touche personnelle d'Eloan, qui est le fruit de plusieurs années de travail : il y a apposé une rune. C'est celle qu'il a le plus réussi (et on peut dire qu'il en a jeté des carquois avant d'arriver à celui-ci !). Cette rune, placée sur tout le contour de l'anneau supérieur, est écrite en langage ancien. Avec une ressource d'un léger double fond scellé contenant de l'eau, le carquois est capable de créer des flèches de glace très froide, toutes identiques, et affûtées, remplaçant les flèches qu'Eloan hôte. Ces traits sont de glaciation entre le niveau V et X, c'est à dire très froid. Sa dureté est reconnue, et la briser à mains nues est faisable, mais uniquement si on a un gabarit rare. Une flèche se forme plus ou moins rapidement avec le temps et la température ambiante. En moyenne, il faut au carquois quatre secondes pour former une flèche. De nuit, cela sera plus rapide, car l'air est plus frais et chargé d'humidité par exemple, cela prendra alors trois secondes. En automne ou en hivers, avec des températures fraîches et froides, le rendement peut descendre à une flèche toute les secondes. Cependant, et le grand inconvénient est là, en plein été, avec des chaleurs sèches même à peine supérieures à 28°C, les flèches mettront une petite dizaine de secondes pour se matérialiser. Mais attention, il existe aussi bien des climats chauds et humides, cela peut suffit à améliorer le rendement. Seule la présence d'eau et une chaleur assez clémente suffisent. L'avantage de telles flèches est indéniable, cela peut fournir un stock de flèches considérable, mais toucher quelqu'un avec un tel projectile, permet de l'atteindre assez grièvement, d'autant plus qu'un corps à 37°C ne permet pas la fonte immédiate d'une flèche de niveau de glaciation X. Aussi, si la flèche pénètre dans un corps, tant elle est froide, cela va le brûler.
Épée : longue et affilée, elle s'apparente aux rapières pour cela, mais elle ne possède par de garde hémisphérique. Mais elle a tout de même une garde en croix. Cette épée s'est transmise de famille, jusqu'à Eloan aujourd'hui.
Canne/épée : dissimulée dans son fourreau, cette fine épée a tout d'une canne, assez élégante d'ailleurs. Des glyphes discrets la recouvrent sur sa longueur. Son pommeau est finement ciselé, dessinant les contours d'un aigle majestueux. Mais hors de son fourreau, c'est une belle rapière, fine et aiguisée, digne des meilleurs épéistes. Cependant, elle sert la plupart de temps de canne, mais on n'est jamais assez prudent.
Gantelets : eux aussi sont élégants, finement sculptés. Ils lui servent à deux choses principalement, même s'ils semblent anodins à la vue de tous les jours, ils servent à ne pas subir le froid de ses flèches, premièrement. Secondement, c'est pour y accueillir ses faucons, car les serres et les chairs ne font jamais bon ménage.
Gilet : un fin gilet, à manches longues. Tout le tissu est près du corps, cependant, il contient des fins maillages qui résistent relativement bien aux coups d'épée. Bien entendu, ce petit maillage ne tiendra pas à des coups successifs et assénés avec une puissance forcenée.
Ceinture : Une ceinture des plus banales, hormis que trois sacoches y sont attachés. Deux petites et une plus grande. Eloan y met des objets utiles, et bien d'autres petites choses. C'est en fait pour vider ses poches. Mais vu qu'il est un tantinet rêveur, il n'est pas très ordonné, et on peut trouver un peu de tout, des bouts de papier, des notes, un calepin, une carte. En somme, il y met vraiment tout.
Manteau/Cape : elle repose le plus souvent sur ses épaules, et le magicien n'entre quasiment jamais ses bras dans ses manches. Elle lui sert pour se couvrir des intempéries, du vent et de la pluie. Sa couleur est rosâtre, carrelé de gris.
Calepin/feuillet : Dans une poche intérieure de son manteau, dans une doublure, sont dissimulés des feuillets épars, et un calepin débordant d'annotations, de tout genre, et de toute origine. Il y note, tout ce qui s'approche des méandres de ses abîmes, de ses profondeurs.
Cheval : Elezan, un cheval qu'Eloan a eu dans son adolescence. Ils sont très proches, et son cheval lui est très fidèle.
Faucon : il en a plusieurs, mais son favori reste Falx, respectueux et sûr, il ne lui a jamais fait faux bon.
Gourde : un peu d'eau n'est jamais de trop, se désaltérer est toujours agréable ; la soif bien détestable. Mais concernant un magicien de l'eau ? Il sera guère nécessaire, on le pensera tous, d'expliquer la nécessité, et surtout l'utilité de cette gourde, autant pour les promenades sous le voile nocturne que dans ses usages de la magie.
Carte : référençant les quatre territoires, cette carte lui est très pratique dans ses escapades. Aussi, le jeune enseignant y a répertorié certains points, par des croix rouges, des points, des cercles. Qui sait à quoi font références ces annotations : personne. En fait, seul lui le sait, et encore, il y a tellement de symboles d'inscrits, que l'on pourrait se demander, avec raison, s'il ne pourrait pas s'y perdre, lui même.
Bourse : une somme d'argent qu'il conserve toujours près de lui. Souvent utile pour les soucis inopinés, les désagréments.


Sorts - Rang A+:



- « Saliant undae ex profundis terrae. » - Rang E (D)
C'est un peu le sort des sourciers : lorsque celui-ci est lancé, l'eau présente dans la terre s'immisce vers la surface pour former des flaques d'eau voire nimber la surface d'eau. S'il y a une nappe d'eau souterraine, celle-ci peut littéralement jaillir du sol. Mais près d'une rivière, ce sort peut permettre de faire monter subitement le niveau et augmenter le débit d’un court d’eau de façon considérable.

« Membrana aquoso corpori vestiat. » - Rang C (C+)
Crée une membrane aqueuse sur la peau du lanceur de sort qui le protège contre les brûlures, notamment, contre les sorts de feu, et certaines armes. Aussi, Eloan se sert de ce sort par ailleurs...

- « Expugna et duce in carcerem istem quem uolo cum sanguinibus undis. » - Rang B
Ce sort crée une grande quantité d'eau qui engloutit une personne visée qui se trouve près d'une zone d'eau. L’individu pris se retrouve dans un milieu aquatique et a donc du mal à se déplacer; de plus, à moins qu'ils ne puissent respirer sous l'eau, il commence à suffoquer. Cette prison empêche de s'échapper grâce à une puissante pression qui attire le captif vers le centre. Néanmoins, Eloan doit conserver toute sa concentration pour que son sort perdure.

- « Sit frigor, locus ab nebula caliget, candorem caeli id effinxit. » - Rang B
Sort qui permet de rafraîchir considérablement l'atmosphère. Généralement, la température ambiante descend autour de 0°C, voire moins, et souvent des flocons se mettent à tomber et il se peut même qu'un brouillard nimbe les lieux. Ce sort dépend de la météo, plus celle-ci est humide, plus ce sera facile, et si le temps est sec et chaud, ce sort ne fera qu'une sensation de fraîcheur volatile. Ainsi, la zone du sort peut-être assez variable, des dizaines de mètres, voire des centaines de mètres.
Eloan peut aussi utiliser ce sort de façon runique, c'est à dire qu'il l'écrit sur des parchemins, et l'active aisément et facilement.

- « Cum pruina reque uno facunt : res non sponte mouentur. » - Rang B+
Pour prononcer ce sort, Eloan doit être en contact avec l'objet visé. Ce sort permet de geler ce qu'Eloan touche. Cependant, le cristallisation de l'air en glace dépend de l'atmosphère ambiante, si elle est froide, le sort est rapide. Dans le cas contraire, il ne sert pas à grand chose.

- « A tutame aquoso hiemato tuetur. » Rang B+
Défense glacée ; quand Eloan prononce ce sort, il se forme un mur de glace résistant et épais. Selon la matière qu'il détient et de l'humidité, la défense peut former un vaste mur ou un bouclier.


Influence - Rang B:


loan est fils unique d'un aristocrate et d'une critique influente, Eloan est capable de tirer de nombreuses ficelles dans le peuple et même dans quelques membres de la haute société. Dans le peuple car il a des relations de tous ordres sociaux, il connaît des “pauvres”, comme des personnes modestes. Et à son âge, il s'est déjà trouvé quelques alliés de poids, et à déjà quelques relations avec Kyriel Bernkastel lui-même. Puis, dans son enseignement, il a tout d'abord conservé des liaisons avec des professeurs émérites, ou rejoint ses anciens professeurs, mais dans tous les cas, des connaissances, comme des doctorants dans toutes les matières (c'est ce qui a aussi fait sa culture générale dans un peu tous les domaines). Souvent, c'est dans le milieu de l'enseignement, où l'on côtoie de nombreuses personnes que l'on se remplie rapidement et sans peine un carnet d'adresses.
De plus, son père est Haut-Juge, une place d'une extrême importance à Ventus, une place majeur de la Justice. Mais aussi, son grand-père, bien qu'à la retraite, reste une figue emblématique de la Justice de Ventus, Eloan est donc le petit fils du « Sublimus Judex ». De ce fait, Eloan n'est vraisemblablement pas sensé être en relation avec les personnalités politiques importantes, mais le paradoxe est tel que ce cercle est assez restreint et qu'il est à son sens, « obligé » d'en côtoyer. Du côté de sa mère, bien souvent il va dans ses salons littéraires, et ne manque pas l'occasion de discuter avec des personnes célèbres de la mondanités, ou même des jeunes femmes encore ivres d'apprendre la vie... Voilà pour l'influence d'Eloan, aussi bien dans la justice de part son père, que dans les arts de part sa mère. D'ailleurs, il connait assez bien le monde religieux d'Aquaria, grâce à ses dernières années d'études passées là-bas, hébergé par son ami Maxence Smendès.
Cependant, n'oublions pas qu'il souhaite renchérir sur son père et sur son grand-père, certes c'est un Galaad, mais il veut être -Eloan- Galaad. Il veut qu'on le distingue de ses aïeux. Et c'est dans le domaine plutôt de sa mère, dans la littérature, plutôt que dans la Justice qu'il a fait sa place. Étant un enseignant d'un certaine envergure, il fait déjà de nombreuses conférences sur la littérature, et sur l'histoire de la langue. On peut même dire qu'Eloan est devenu l'un des spécialistes dans ce domaine à Ventus. Ses conférences sont de plus en plus suivis, et son nom est connu de tout Mihailov. A ajouter par là même, qu'en tant que figure importante du département de Lettres de Mihailov, il s'est fait une place dans la bibliothèque à la place de gérant, mais en fait, il s'y occupe un peu de tout. Il y a même des exemplaires de ses propres livres à l'intérieur.




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Ven 16 Déc - 18:36


Relations :


    Lionel Galaad

    Naissance 717. 45 ans en 762. Magicien de l'eau.
    Homme important et intransigeant, Lionel a été éduqué durement par son propre père, Lorcan Galaad. C’est tout la lignée aristocratique de la famille Galaad qui a été mise en jeu dans l’éducation de son fils Lionel.
    Son éducation l’a voulu droit, sévère, strict, maître de ses émotions et possesseur unique de ses actes. Doué d’une réflexion sans limite et sans aucune frontière, Lionel a su montrer dès son adolescence un esprit d’entreprise à la fois personnelle et sociale. Issu de l’académie de Mihailov, avec une instruction sérieuse et très studieuse, Lionel s’est montré plein de talents et de ressources. Il avait un potentiel à exploiter dans le sillon du droit et de la politique, il avait du charisme. C’est pourquoi, son entrée à l’Académie de Droit de Mihailov s’est faite dès ses seize ans. Durant la troisième année, il a rencontré Thémis d’Angeliers, étudiante en Lettres, première année et tenante d’un salon littéraire naissant alors, grâce à elle et sa passion du livre. Lionel se prend d’une grande affection pour la jeune femme. A peu près à ses 21 ans, et elle ses 18 ans, ils auront un enfant, pas vraiment voulu, Eloan. A sa suite, pour conclure un peu amèrement cette union, ils se sont mariés.
    Lionel est resté à Mihailov pendant sept ans, avec brio, se révélant comme l’un des meilleurs de sa promotion. Au bout de ce rude apprentissage, il a passé une année de classe préparatoire à l’entrée des examens pour devenir Juge. Il est arrivé Major, après un travail titanesque, des journées terribles et des nuits harassants… Comme Juge, il était doué, méritant et respecté de tous. Au bout de onze ans, près de ses 45 ans, il décide de passer, grâce à ses compétences et à l‘appui de sa femme, les concours oraux pour être admis en tant que Haut-Juge. Après huit mois de préparation, ses épreuves sont un réel succès, et il obtient son titre. Il vit dans le domaine familiale, avec son père et son fils. Le domaine comprend une grande forêt, des falaises et des plages, mais aussi, pour gagner davantage d'argent, il a alloué une parcelle de terrain, entre la forêt et les falaises à une communauté de la plèbe. Son domaine comprend aussi une fauconnerie, un petit haras pour le plaisir de sa femme. Mais le plus important reste le manoir, ayant plusieurs ailes, il y a toutes les pièces qu'il faut, peut-être même en surnombre. Mais la pièce la plus importante pour Lionel reste la bibliothèque. Déjà, son père, Lorcan, en possédait une impressionnante à l'origine, mais Lionel, au fil du temps, a réussi à la compléter les étagères par des livres de droit, d'économie et de justice. Mais son fils Eloan, dès sa dizaine d'année, en ajoutera encore, et surtout d'ancien ouvrage, en langue ancienne. Il y a aujourd'hui des livres de magie, certes, mais aussi dans tous les domaines : les vestiges de la politique, les traités de rhétorique, d'agriculture, et même des mythes à travers les siècles.
    Aujourd’hui, après neuf ans de service loyaux, et à quarante-cinq ans, il est fier d’appartenir aux Hauts-Juges de Ventus, une place de marque, des plus hautes marques de la nation, et à la suite de son propre père, de surcroît. Parmi les neuf membres, il est sans doute l’un des plus respectés, et si une qualité devait lui être attaché, autant qu’il en est attaché lui-même, ce serait l’honneur, et rien au monde ne doit venir tâcher son honneur, sa dignité.
    Concernant son fils, Eloan, bien que Lionel n’ait pas vraiment été là à cause de ses cours, il a grandit majoritairement avec sa mère, et par intermittence sous la rudesse d’esprit de son père, strict mais pourtant fier de son fils, d’une façon cachée. C’est pour cela qu’Eloan est assez exubérant et hors norme, car scindé en deux parts, l’une paternelle et l’autre maternelle.
    Lionel reprend aujourd’hui beaucoup son fils sur ses fréquentations, car il en va de sa réputation de Haut-Juge. En effet Eloan n’a pas le droit de côtoyer des politiques, même s’il en côtoie certains, car le monde politique est assez restreint, une fois en haut de l’échelle. Néanmoins, ce qui déplaît le plus à Lionel sont les fréquentations de la plèbe par Eloan, notamment Gabrielle Alydis, et bien d’autres qu’il ne connaît pas, et il le sait plus que bien. Alors il le lui répète, souvent. Sait-on jamais, comprendra-t-il peut-être un jour, que tout fonctionne sur son image.


    Lorcan Galaad
    Naissance en 688. 74 ans en 762. Magicien de l'eau.
    Grand père paternel d'Eloan et père de Lionel. C'est une figure très célèbre à Ventus, et peu près au quatre coin du continent. Lorcan Galaad est l'un des plus éminents Juge de son époque. Dès qu'il a apprit à lire, il vivait dans la bibliothèque, il avait et a une soif du savoir incommensurable. Il était promis à de grandes choses, et maintenant celles-ci sont faites, il est à la retraite. Retraite qu'il maintient grâce à amas d'argent colossal qu'il réalisait toute sa vie, et que son fils, Lionel, continue d'accroître. Lui aussi est entré à Mihailov, à 16 ans. Après huit années d'étude acharné, Lorcan est entré dans la sphère de la Justice de Ventus, en tant que Juge. En 717, cela fait plusieurs années qu'il est marié, et il obtient Lionel, son fils unique. Cependant il y perdit sa femme, envers laquelle il resta fidèle tout le reste de sa vie, nous voulant avoir aucunes autres relations sentimentales. Un an après la naissance de Lionel, il devint au Haut-Juge à l'âge de 32 ans. Il y parvint car il y consacra tout son temps, maintenant qu'il n'avait plus de femme, il voulait être digne d'elle, et réussir sa vie. Pendant ce temps, il confia son fils à une nourrice. Il fût alors, en 718, le plus jeune Haut-Juge que l'on eût connu à Ventus, et le plus reconnu, tant il faisait ton travail avec parcimonie, équité, et Justice.
    Son travail de Haut-Juge était pour lui une consécration, il ne vivait qu'à travers son travail et en éduquant son fils de la meilleure des manières, une manière rude, selon lui. Car il savait que Lionel serait son seul héritier, et qu'il aurait après lui, la renommée de la famille Galaad à assurer. Pourtant, la vie de Lorcan bascula encore une fois, avec la mort du Juge Suprème, alors nommé Cyprien de Millau (en fonction de 712-724). On dût élire son successeur parmi les Hauts-Juges. Néanmoins le plus jeune, Lorcan fût élu grâce à son réel talent et tact juridiques. Ce fût pour lui une nouvelle consécration, la plus grande de toute. Pendant quinze ans, il s'adonna à son travail, nuit et jour, construisant encore et encore sa « légende » qui se poursuit encore aujourd'hui. Il a été tellement reconnu, qu'il fut surnommé « Sublimus Judex ». Aussi, pendant tout ce temps, on peut se douter qu'il a persuadé son fils, Lionel, de suivre ses traces. Pour Lionel, cela s'est sans doute fait inconsciemment, mais pour Lorcan, c'était une grande joie que de voir son fils suivre ses propres traces.
    Du reste, la vie lui offrit un petit fils alors qu'il n'avait que 52 ans, et qu'il était dans la dernière année de sa nomination au poste de Sublimus Judex. Quelque part, il en fût heureux, il pourrait ainsi s'occuper de sa descendance. Il essaya tant bien que mal à éduquer Eloan dans les règles de l'art d'un Galaad. Oh, oui, cela se fit. Mais Eloan était beaucoup plus exubérant, plus... Marginal. Il est fier de la carrière prometteuse d'Eloan dans les recherches littéraires et dans l'enseignement. Pourtant, il sait qu'Eloan a des relations étranges, et il en discute souvent avec Lionel. Rien n'y fait pour l'instant... Pour l'instant.


    Thémis Galaad (d'Angeliers, nom de jeune fille)
    Naissance en 719. 43 ans en 762. Magicienne de l'eau.
    Née d'une famille aisée, à Omnia, Thémis a eu une enfance des plus normales. Au sein d'une famille aimante, elle s'est épanouie dans les arts. Brillante pianiste, lectrice quotidienne... Elle a reçu des cours des personnalités les plus éminentes dans le monde de la musique. Aussi, sa soif de lecture était intarissable, et elle aimait en discuter. Dans son adolescence, elle a même été sur les planches durant quelques concerts sur la Place des artistes d'Omnia. Douée, ses études se sont faits à Omnia jusqu'à ses 17 ans. Ensuite elle est partie en classe de Littérature à Mihailov, après des concours difficiles, mais pour lesquels ses efforts ont été récompensés. Rapidement, elle se fait une place, en créant dans une association étudiante une chronique de critiques des œuvres littéraires, et un salon littéraire de discussion. C'est là qu'elle a rencontré Lionel Galaad, homme droit et intrigant, tant son intelligence et son charisme étaient visibles. En à peine un an, ils sont sortis ensembles et la jeune femme, à peine majeure, devint gravide. Et au bout des neuf mois, elle obtint un enfant du nom d'Eloan dont elle s'occupa majoritairement avec son beau-père Lorcan, car Lionel était plongé dans ses propres études. Néanmoins, elle confia les trois premières années d'Eloan à Lorcan et Charles, le valet de maison, jusqu'à ce qu'elle finisse ses trois années d'étude à Mihailov, suffisante pour rester une critique littéraire assez aboutie. C'est pour cela, sans doute, Eloan est assez exubérant, car il a été élevé par intermittence, entre une mère calme, posée et douce, et un père droit, rigide et scabreux, et un grand-père fier, sévère et attendrissant.
    Aujourd'hui, Thémis a quarante-deux ans, elle vit la plupart du temps dans sa demeure d'Holmur et y organise des salons littéraires, des ballades hippiques et diverses réceptions. Certes, elle s'est prise de passion pour les chevaux, et elle y passe une bonne partie de ses journées.


    Leodagan Howlett
    Naissance en 739. 23 ans en 762. Non magicien.
    Meilleur ami d'Eloan depuis les études au lycée, ils ont été dans les mêmes classes, avant que leurs routes ne se séparent, quand Leodagan s'est spécialisé en économie, et qu'Eloan s'est spécialisé en langue ancienne. Ensemble, ils ont sûrement fait les quatre-cents coups. Petits, Leodagan était un peu la tête du groupe, Eloan rêveur et assez inconscient. Mais à partir de l'adolescence, Leodagan est devenu plus sérieux, et jusqu'à aujourd'hui d'ailleurs. Si Eloan et Leodagan sont comparses, Leodagan serait bien évidemment la partie tempérée du couple. Le jeune enseignant a un grand respect pour lui, bien qu'il fait exprès de l'embêter, de le taquiner à cause de son intransigeant sérieux. Eloan lui reproche de ne pas profiter de la vie, vie trop courte à son goût... Aujourd'hui, Leodagan, après avoir achevé avec succès ses études commerciales, est le tenant d'une bonne affaire marchande, dont le siège se tient à Omnia, mais qui a de nombreuses boutiques dans de nombreuses villes. Aussi, il a une femme, avec laquel il est déjà marié, chose rare à Ventus, il faut le dire, et surtout à 24 ans. Leodagan représente une figure rare de Ventus, fidèle, droit et sévère. En somme, il est bien différent d'Eloan, même très différent, mais cela ne gâche en rien leur amitié. En fait, Leodagan fait assez souvent la morale à Eloan, comme si c'était quelqu'un à éduquer, ou un enfant, un adolescent en apprentissage. Il a l'espoir qu'Eloan devienne un jour sérieux, et qu'il arrête de jouer à ce jeu dangereux de la séduction et du « bas-ventre », comme il se plaît à le lui rabâcher. Cet ami est en fait une figure paternelle assez discrète, mais une figure paternelle à laquelle Eloan porte davantage d'importance que sa véritable image de son père, Lionel.
    Cependant, concernant le caractère de Leodagan, il a tout de l'honnête homme, il plaît, il est intelligent, mais il n'est ni pédant, ni acerbe. C'est un homme de la Cour d'Aristocratie, et un homme du monde, son discours diffère en fonction de son auditoire, et tout le monde à un regard bienveillant sur lui. Eloan, pour cela, a souvent dit de lui qu'il était assez pusillanime, car c'était dans sa nature d'être plaisant envers tout le monde, alors qu'Eloan, lui, n'est plaisant que pour séduire ou pour arriver à ses fins, chose tout à fait différente.

    Emrys Helven
    Naissance en 737. 25 ans en 762. Magicien du feu.
    Personnage extrêmement haut en couleur, Emrys est exubérant, bien davantage qu'Eloan. Déjà qu'Eloan n'est pas recommandable au niveau de son exubérance orale, mais Emrys l'est bien davantage. Le jeune Galaad l'a rencontré dans la sphère de l'enseignement, il fait partie de l'immense équipe pédagogique de l'académie de Mihailov, au poste de conseiller d'orientation spécialisée. Ce qui distingue la relation entre Eloan et Emrys sont à la fois leur amitié et leur rivalité. Eloan, s'il séduit beaucoup de jeunes femmes a certaines limites, tandis qu'Emrys n'en a aucune. Eloan, s'il est un libertin assez avéré, Emrys en est un des plus expérimentés, c'est un feu bien nourri qui brûle en lui. Séduire, et conclure, c'est devenu une drogue pour lui, un but de la vie... En vérité, une amitié beaucoup plus sérieuse s'est nouée entre Leodagan et Eloan, plutôt qu'avec Emrys. En fait, Emrys est une relation, un simple ami, et rien de plus. Par exemple, le Nyxe Galaad n'a jamais invité Emrys à son manoir, et il ne pense pas le faire, pour tout dire. Surprenant, M. Helven est imprévisible, près de lui, il faut toujours être sur ses gardes, on ne sait jamais ce qu'il pourrait faire. Aussi, lui présenter une femme revient à le tenter effroyablement, c'est visible, à la farouche étincelle qui s'illumine dans ses yeux mièvres et marrons. Il tient à conserver une classe innée, à être toujours habillé avec des costumes chers et soignés, cependant, pour se démarquer, il pourra très bien la laisser plissé, pour marqué un peu une jeunesse rebelle et active.


    Gabrielle Alydis
    Naissance en 740. 22 ans en 762. Non magicienne.
    Amie d'une enfance profonde et lointaine
    , Gabrielle a aujourd'hui 22 ans. En quelque sorte benjamine d'Eloan, c'est bien l'une des rares femmes et jeunes femmes auxquelles Eloan porte un grand respect, et pour laquelle il n'a aucune notion de séduction, ni de jeux amoureux. A vrai dire, s'il devait y avoir un lien de parenté à poser entre Gabrielle et Eloan, ce serait bel et bien une sœur pour lui. Une sœur souriante, franche, simple, et qui touche le plus profond du cœur du jeune romantique qu'est Eloan.
    Alors pourquoi une telle différence ? Parce que, sans doute, ils ont grandi ensemble, comme deux frères et sœurs. Pour ne rien cacher, la famille Alydis fait partie des familles autorisées à vivre sur le domaine de Lionel Galaad, moyennant finance... Et c'est très jeune, qu'Eloan, se promenant dans le domaine, seul, avait rencontré Gabrielle. Aussi, il faut savoir que Lionel interdisait son fils s'approcher de la « plèbe » qui vivait dans leur demeure ou même ailleurs. D'un esprit toujours souriant, et de bonne humeur, Gabrielle avait une famille de revenus à peine moyens, son père était employé comme maréchal pour les chevaux de Thémis. Mais bien sûr, ils ne se voyaient jamais, Thémis et Lionel ne voulaient pas les voir, c'est pour cela qu'ils envoyaient des domestiques leur parler.
    Gabrielle a toujours touché Eloan, c'était une sorte de monde à part, en dehors de l'éducation rude inculquée par son père. Le soir, Eloan sortait par sa fenêtre, et allait se balader dans la forêt avec la fillette, se promenant aussi près des falaises, l'esprit en chute libre vers le ressac incessant des vagues, se fracassant contre le roc. Que de souvenirs ils ont ensemble. C'est sûrement l'une des rares personnes à connaître Eloan tel qu'il est ; romantique dans l'âme, proche de la nature, pensif et calme. Loin de la société de Cour, Gabrielle sait pertinemment qu'il est différent, et elle espère qu'un jour Eloan pourra compléter sa personnalité, et renouer avec son être premier : le romantique, d'une sensibilité forte.
    Aujourd'hui, Gabrielle vit encore sur le domaine des Galaad, avec tout le village, elle est aide soignante et touche aussi à la broderie, la couture, et tout ce qui touche à la confection de vêtements. Elle rêve d'ouvrir une boutique de vêtements à Omnia, un jour, peut-être.

    Maxence Smendès
    Naissance en 737. 25 ans en 762. Magicien de l'eau.
    Eloan a connu ce personnage il n'y a pas si longtemps que cela. Il l'a connu durant les dernières années de sa thèse, à Mihailov. Non, Maxence n'est pas diplômé de Mihailov. En fait, c'est Lionel, le père d'Eloan qui lui a permis de faire sa connaissance. Le métier de Maxence ? Prêtre d'Aquaria dans une église de Ventus, à Omnia. Voilà pourquoi Lorcan a forcé la main entre ces deux jeunes gens. Rapidement amis (certes, Maxence ne connaissait et ne connaît pas le caractère libertin d'Eloan...), Maxence a ouvert à Eloan les portes des hautes bibliothèques d'Aquaria. La plus grande bibliothèque existante, recelant de livres très anciens, non seulement en magie, mais aussi dans tous les domaines. Autant dire que c'était un véritable paradis pour Eloan, et c'est dans la maison de Maxence, à Aquaria, pendant plus de 8 mois, qu'il a le plus avancé sur sa thèse de langue. Et pourtant, il y a tant de livres, Eloan n'en a disséqué qu'un infime pourcentage très négligeable, même s'il en a sélectionné les potentiellement plus intéressants. Aussi, même s'il en avait moins le droit, et Maxence le lui a dit, mais en tant que bons amis, il l'a laissé faire, Eloan a été voir les livres éminents de magie, il en a lu, et en a même retiré quelques formules rares.
    Grâce à ce voyage à Aquaria pendant tant de mois, Eloan est devenu bon ami avec Maxence. Prêtre, on ne pouvait pas en attendre moins que cela ; il est droit, a une ligne de conduite sûre et décidée. Etrangement, bien qu'extremement différents l'un de l'autre, Eloan trouve du réconfort près de Maxence, malgré son libertinage qu'il ne lui avoue pas.


    Cassandre Ménadis
    Naissance en 739. 23 ans en 762. Non magicienne.
    Jeune femme des plus charmantes, Cassandre est une amante d'Eloan depuis leurs études à Mihailov, dans les années intermédiaires. Elle est issue d'un milieu noble, ayant beaucoup d'argent et d'héritage. Elle faisait partie de la promo de langues anciennes, en Lettres, avec Eloan.
    Finalement, le jeune femme n'a pas été classé dans les meilleures places, mais a tout de même pu s'en sortir sans souci, vu qu'il s'agit tout de même de la nouvelle élite intellectuelle. A la fin de ses études, elle est devenue gestionnaire de la bibliothèque majeure de Ventus, celle d'Omnia, disposant d'un accès spécial à tous les livres, et même les anciens ouvrages. Cet accès est extrêmement restreint et c'est pourquoi elle a une influence importante au sein des éditeurs, des libraires et autres intervenants dans la chaîne du livre. Alors, même après le mauvais coup d'Eloan, vous comprendrez pourquoi Eloan l'a gardé dans ses petits papiers, car elle peut se révéler très utile. Aussi, elle est restée l'une de ses amantes, et c'est une sorte d'amitié par utilisé réciproque qui est resté entre les deux individus... Ce n'est pas dérangeant, car Cassandre est dotée d'un corps des plus séduisants, de la tête aux pieds, d'une chevelure mellifluente et longue, d'une regard félin et doré, etc. Bref, tout ce qu'il faudrait pour plaire à un homme.
    Cassandre participe aussi aux salons littéraires organisés par la mère d'Eloan. Une entrevue assez risquée, car les parents d'Eloan ne connaissent pas sa nature de libertin, tant il sait la dissimuler. Mais cela relève d'une tentative récurrente de la part de Cassandre pour montrer au jeune homme qu'elle a un certain libre arbitre, et pour lui faire peur. Cela n'empêche pas, que parfois, à la fin de ces salons littéraires, les deux jeunes gens passent un moment ensemble, ayant pris leurs précautions pour que personne ne les soupçonne...

    Charles
    Naissance en 697. 65 ans en 762. Non magicien.
    Valet de très longue date dans la demeure des Galaad, le père de Charles a servi Lorcan, lui a servi Lionel et Thémis, et sert maintenant Eloan. Âgé, il en reste néanmoins très efficace. Il commande à toute l'équipe des valets, pour servir la famille Galaad. Il connaît beaucoup de choses et a un grand savoir, divers et varié. Aussi, il est bon ami avec Eloan, et en sait davantage que ses propres parents, par exemple. Charles est même assez complice avec le jeune homme, et lui permet diverses choses et l'aide même dans ses entreprises. C'est assez étrange pour un vieil homme, mais c'est surtout de part sa fonction qu'il a commencé à obéir à Eloan, et il s'est pris au jeu. A présent, il est un peu dans la combine d'Eloan, pour tout dire... Mais lui ne dévoilera jamais rien à personne, car il tient à Eloan, vu qu'il l'a vu grandir et l'a même élevé au tout début, quand Thémis et Lionel étudiaient tout deux à Mihailov.

    D'une nature excessivement calme, il est une figure de sérénité, et presque de gaieté dans la maison, car il a toujours la note pour sourire, pour rire, des allusions un tant soit peu cyniques et amusantes. Cette alliance de joie intérieure et de calme extérieur fait de lui une personne cher au cœur d'Eloan. Dès que le jeune professeur rentre chez lui, il n'hésite pas à lui rendre visite dans ses appartements et à discuter durant une bonne heure.



    Noé
    Naissance en 752. 10 ans en 762. Magicien sans sceau, n'en a aucune connaissance.
    « Ce petit être est joyeux. Il ne mange pas tous les jours et il va au spectacle, si bon lui semble, tous les soirs. Il n'a pas de chemise sur le corps, pas de souliers aux pieds, pas de toit sur la tête ; il est comme les mouches du ciel qui n'ont rien de tout cela. Il a de sept à treize ans, vit par bandes, bat le pavé, loge en plein air, porte un vieux pantalon de son père qui lui descend plus bas que les talons, un vieux chapeau de quelque autre père qui lui descend plus bas que les oreilles, une seule bretelle en lisière jaune, court, guette, quête, perd le temps, culotte des pipes, jure comme un damné, hante les cabarets, connaît des voleurs, tutoie des filles, parle argot, chante des chansons obscènes, et n'a rien de mauvais dans le cœur. C'est qu'il a dans l'âme une perle, l'innocence, et les perles ne se dissolvent pas dans la boue. [...]
    Si l'on demandait à la grande et énorme ville
     » d'Omnia « : Qu'est-ce que c'est que cela ? elle répondrait : C'est mon petit. »
    V. H.
    Noé est un gamin d'Omnia, qu'a rencontré un jour Eloan, en s'y promenant. Un enfant, forclos de la société de Ventus, voilà ce qu'il est. Il était ingénieux, débrouillant et surtout innocent. Il dérobe, s'évade, survit, et s'amuse de la vie. D'un caractère parmi les plus enfantins et téméraires, Noé a toujours le mot pour déraper, pour piquer à vif, pour rigoler. Il est désinvolte, sûr de lui, et n'a reçu sa seule éducation que de la ville et de la vie, c'est sans doute cela qui fait son innocence. Et c'est son innocence qui a sans doute su charmer le cœur de l'enseignant. Le gamin ne le sait certainement pas lui même, mais Eloan s'est pris d'affection pour lui. Mais un jour, Eloan a eu l'audace, selon Noé, de vouloir l'aider, de lui donner à manger, un toit. Le gamin l'a pris comme un affront ! « Fichtre ! Voilà qu'on tue ma liberté ! J'me débrouille très bin tout seul ! ». Depuis Eloan lui rend visite de temps à autre, ou du moins essaie, car il n'est pas facile à dégoter celui là, dans la ville, il faut dire ! Finalement, il arrive à lui donner un fruit, un pain, une bricole. Si le présent est modeste, Noé arrive à ne pas rechigner de trop.

    Aria Pheles

    Naissance en 739. 23 ans en 762. Magicienne de feu.
    C'est à la fin du cursus de langues anciennes qu'Eloan a fait la rencontre d'Aria. Elle était major de leur section. Et c'est sciemment qu'Eloan a entamé une relation avec elle, pour la distraire dans ses études, et pour devenir premier de la promo... Certes, ça n'a absolument rien de glorieux, mais Eloan nie sa faute et sa part de responsabilité. Il pense qu'Aria aurait dû réfléchir à deux fois avant d'entamer ses concours, en relation avec Eloan...


    Bon, cela n'a été que le début de leur relation. Mais aujourd'hui, ils s'entendent encore très bien, unis par une amitié passionnelle. Aussi, Eloan n'est pas ignorant de sa liaison avec Kyriel Bernkastel, le chef exécutif du conseil de Ventus, et Aria est leur intermédiaire pour se transmettre des informations (car Eloan n'a pas le droit de côtoyer un membre du tableau politique de Ventus). Cependant, Aria reste assez mystérieuse aux yeux d'Eloan, et ce dernier compte bien éclaircir ce mystère un jour, mais il espérerait volontiers que cette révélation ce fasse du propre chef d'Aria ; ce serait une preuve de son attachement à lui, car pour l'instant, il doute de ses sentiments et a peur de se sentir paranoïaque, en pensant qu'il n'est qu'un pion pour Aria, subordonné à Kyriel.




    Kyriel
    23 ans en 762. Pactisan d'Aria.
    Chef du conseil, il est une figure très importante et éminentissime de la nation d'Ignis. Eloan avait déjà des vues sur lui, car tout bon fils bien parvenu tel que l'était et l'est Eloan avait des vues sur les personnages majeurs du pays. Et c'est après la rencontre avec Aria, et après le « détournement » de la jeune femme, qu'il réalisa qu'elle pouvait lui être utile pour s'approcher de Kyriel. Cependant, ce ne fût pas vraiment à cause de ces visées que la relation ce fit ; elle se noua par l'intervention de Kyriel, qui prit Aria comme messagère, pour lier un accord entre les deux hommes. L'un lui donnait les noms des élèves prometteurs, et l'autre lui ouvrait les portes de sa bibliothèque personnelle, le tout basé sur une forte amitié, car Eloan apprécie grandement Kyriel, pour son génie incommensurable, sa présence plaisante, son agréable discussion et pour ses qualités d'homme politique.
    Il leur arrive de partager secrètement des rendez-vous dans la bibliothèque de Kyriel et de discuter, de longs moments devant d'excellentes bouteilles de vin et d'autres substances diverses et étranges











    Lucifer
    Naissance en 743. 19 ans en 762. Non magicien.
    Garde du corps très rapproché d'Eloan (rapproché quasiment dans les deux sens du terme...), Lucifer lui a été « mis sur la peau » par Kyriel personnellement. Au début, Eloan a pensé de que c'était une manœuvre totalement paranoïaque, et il le pense encore dans un certain sens, et que c'était inutile. Cependant, il a trouvé des avantages à avoir noué une relation avec cette garde du corps. Premièrement, et le lecteur l'aura sans doute compris, le lien qui les unit est de l'ordre du plaisir sexuel, pour le dire crûment. En fait, il s'est plutôt noué une amitié passionnelle entre eux deux, et cela ne dépasse aucunement cela pour arriver à de l'amour, malgré cela, ils s'apprécient bien. Ils s'apprécient à tel point qu'Eloan ne se gène pas pour décontenancer son amie, et s'amuse à la quitter et à se détourner de sa stricte attention pour aller batifoler ailleurs.
    Par exemple, pour suivre son rôle, Lucifer a dû trouver un moyen de surveiller Eloan durant ses heures de cours, et pour cela, le seul moyen a été de se fondre dans la masse des élèves. De ce fait, l'enseignant ne se gène pas pour faire quelques remarques implicites à Lucifer, alias Lucie Fermona ou même de la prendre à part durant un cours, pour l'embêter purement et simplement. Aussi, Lucifer est un peu obligée de s'y soumettre, pour laisser son identité et pseudonyme intacte. Malheureusement, cela ne se passe pas toujours comme cela, car, quand ils ne sont pas en « public », Lucifer peut se montrer davantage désinvolte, sûre d'elle et un peu téméraire, tout cela confiné dans une physionomie à la fois froide, sérieuse et professionnelle. Son tempérament est globalement comme le démontre son physique, mais il faut pourtant y ajouter une touche de malice et de laconisme. Pourtant, dans les moments plutôt intimes, elle peut se montrer frivole, voire tout aussi exubérante qu'Eloan. C'est une « libertine professionnelle » pourrait-on dire, au sens où elle reste stricte et où elle n'a pas vraiment de pudeur.






Autre :


Comment avez-vous connu le forum ?:
Faut-il vraiment que je réponde à cette question ?

Des choses à améliorer ?:
M. Ehol sait déjà ce que je pense des détails à ajouter... Aussi, une carte serait peut-être profitable, et aussi avec les situations bordières entre les nations.

Crédits:
  • Eloan : Hauru, du Chateau Ambulant.
  • Lionel Galaad : Lucius Malfoy de Harry Potter [X]
  • Lorcan Galaad : Kinzo Ushiromiya d'Umineko no naku koro ni.
  • Thémis Galaad : Narcissa Malfoy de Harry potter [X]
  • Leodagan Howlett : Wolverine d'X-Men [X]
  • Emrys Helven : Sébastian de Black Butler
  • Gabrielle Alydis : unknow [X]
  • Maxence Smendès : Pent de Fire Emblem

  • Cassandre Ménadis : Belle de Beauty and the Beast [X]
  • Charles : Tanaka de Black Butler
  • Noé : [X]
  • Kyriel : Battler Ushiromiya d'Umineko no naku koro ni (Personnage existant)
  • Aria Phèles: Beatrice d'Umineko no naku koro ni (PNJ partagé avec Kyriel)
  • Lucifer : Lucifer d'Umineko no naku koro ni (PNJ partagé avec Kyriel)
  • Arc : [X]
  • Épée : [X] (Modifiée)
Un dernier mot ?:
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Lun 16 Avr - 23:52
Histoire :



La pièce était vaste, lumineuse. En son centre, trônait un guéridon richement orné de glyphes sur sa bordure, bordure qui descendait en volute vers sa base à trois pieds, décorée de la même manière. Là, on pouvait observer un tapis considérable, d'une couleur mêlant le pourpre et le fauve, qui courait dans toutes les directions en des arabesques efflorescentes. Près d'un coin, étaient visibles un bureau en bois d'acajou d'un rouge élégant et son divan capitonné à son dossier et à sa base. Sur le bureau, reposaient de nombreux manuscrits, feuillets et pages esseulées, non pas épars, mais bien rangés, d'une manière organisée. Un peu plus loin, étaient visibles un cabinet assez discret, avec quelques tiroirs verrouillés, en bois d'ébène, avec des motifs raffinés, puis, une armoire massive, incrustée dans le mur. Ensuite, une porte à double battant restait digne à l'entrée de la pièce, à l'instant présent, elle était fermée. De l'autre côté, il y avait un renfoncement, un alcôve, là, se trouvait un divan large, assez somptueux il faut le dire. Le petit endroit se refermait aisément par un rideau aux couleurs du mur. Aussi, en revenant dans la première chambre, dans le coin restant, le regard pouvait y rencontrer un lit ample à baldaquin, toujours de couleur pourpre et or. Le matelas et les couvertures y semblaient des plus agréables pour y dormir. Ouvrant ses bras sur le jardin des Galaad et sur un ciel aujourd'hui beau et azuréen, une fenêtre des plus majestueuses et grandioses achevait le mur en son centre. Devant celle-ci, un homme élancé, dont la lueur écrasante du jour ne laissait apercevoir que sa silhouette. Cet homme était emporté dans la sérénité chaleureuse de l'atmosphère de la pièce, toutes ces couleurs vives et tendres conféraient à l'endroit quelque chose d'envoûtant, et d'intimement proche.
Tout à coup, on frappa à la porte et le rêveur solitaire pria le nouvel arrivant d'entrer. Un homme pénétra dans la pièce, sa stature présentait une taille modeste, un peu amoindrie par l'âge. En effet, ses cheveux courts, déjà gris, étaient clairsemés de teintes blanches par-ci par là, tout comme sa moustache. Cette personne portait un monocle, qui soulignait le marron de ses yeux. Ses joues, quelques peu creusées, mais se rejoignait en une moue sérieuse mais malgré tout sincère et affectueuse. Hormis cela, il était pourvu d'un costume sobre et noir.
    « Vous m'avez fait mander, Monsieur ? » interrogea-t-il à l'homme près de la fenêtre.
Le destinataire, après quelques secondes de réaction, et de réflexion, se retourna, véloce. Il était habillé de chaussures à talon, d'un cuir noir et visiblement très bien travaillé. Il portait aussi un pantalon d'un tissu remarquablement céruléen, particulièrement élégant pour tout dire, avec des plis soignés. Plus haut, il revêtait une chemise blanche, ouverte, et plutôt d'un style débraillé encore ; la partie droite était malencontreusement enfouie dans le pantalon, tandis que la seconde flottait au dessus du pantalon pourtant si bien lissé. Les plis béants de sa chemise dévoilait un ventre plat, notablement entretenu par quelques exercices physiques quotidiens. Le col, davantage déployé sur ses omoplates, s'ouvrait sur un torse et une gorge d'un teint raffiné, et finalement sur un visage rayonnant, affichant une mine ravie, qu'une voix joviale vint affirmer :
    « Ah ! Mon cher Charles ! Comme je suis content de vous voir ! »
D'un pas énergique, le jeune homme s'approcha du nouvel arrivant, et l'attrapa par les épaules, le faisant avancer jusqu'au guéridon, d'un mouvement pressé. Puis il laissa son hôte à côté de la table circulaire, pour se déplacer d'un pas leste jusqu'à l'armoire, qu'il ouvrit et où il dénicha un armagnac, nommément millésimée d'après son étiquette. Au pied de la grande armoire, le jeune magicien se retourna vers ledit Charles et lui demanda d'un air folâtre :
    « Voulez-vous goûter à ce merveilleux cépage, Charles ?
    — Je ne puis Monsieur, j'occupe mes fonctions en ce moment-même, et je ne puis... 
    — Mais bien entendu que si Charles, vous pouvez, je vous en donne la permission, et je vous relève de vos fonctions le temps d'une discussion et d'un... Comment nommer ceci... D'un goûter !
    — Si Monsieur le désire et y consent.
    — Soit ! »
Plongeant son bras dans l'armoire, il en ressortit à présent trois verres, tous trois retenus dans la même main, pressés par le majeur, doigt charnière. Il s'avança de nouveau vers le guéridon, tout souriant, et déposa les verres sur celui-ci, ensuite il déboucha la bouteille d'armagnac, et en versa le contenu dans chacun des verres, avant d'arriver devant celui de Charles :
    « Juste un soupçon, Monsieur. 
    — Oh Charles, quand saurez-vous donc profiter un peu de vos journées ! 
    s'indignant le jeune homme, en riant plus qu'il ne se hérissait réellement.
    — Lorsque j'oserai, peut-être, m'inspirer de vous Monsieur.  
    — Aaah, mon bon Charles, vous ne changerez jamais... »

Le serviteur sourit affectueusement à cette affirmation, il savait pertinemment qu'il était dur pour un vieil homme comme lui de changer à présent, il avait pris ses habitudes de vie...
    « Tu as soif, Lucie ? » demanda soudainement Eloan, à quelqu'un dont Charles ignorait la présence.

Soudain l'interpellée sortit de sa « cachette », c'est à dire de l'alcôve à demi-dissimulé. Elle n'était pas habillée, mais traînait cependant un drap qu'elle retenait au niveau de sa poitrine et qui lui descendait jusqu'aux pieds. Ses épaules de jeune femme étaient à nues, visiblement douces comme la soie. Alors Eloan la dévora discrètement du regard, comme s'il la découvrait une nouvelle fois, comme une première rencontre...
    « — Oh, bonjour M. Charles ! Vous allez bien ?  demanda Lucifer, un sourire malicieux aux lèvres.Oui, Eloan, un petit verre me tenterait bien en effet !
    — Pour l'amour du ciel ! Mademoiselle Lucifer !  protesta aussitôt Charles, honteux de l'avoir vu arriver, et se retournant à demi pour avoir la décence de le pas la regarder.
    — Voyons Charles ! Ce n'est pas la première fois que vous me voyiez ici !  répliqua la jeune femme, d'un air taquin plus que remarquable, avant de s'approcher d'Eloan, de l'enlacer, de l'embrasser sur la nuque et le presser contre elle.
    — Bonté divine je ne le sais que bien ! Mais je crains que je ne saurai m'y faire... continua-t-il, cherchant un objet dans la pièce à fixer des yeux...
    — Oh, mon pauvre Charles... 
    — Comme vous dites Mademoiselle oui, comme vous dites... »

C'est vrai que Charles n'était pas chanceux, il était à peu près au courant de la plupart des affaires d'Eloan, et mêlé au plus grand nombre d'entre elles. Au fil du temps, il s'était habitué, et on ne pouvait pas lui en vouloir, car il s'était attaché à Eloan, un peu comme un fils à dire vrai., c'est pourquoi il le secondait pour dissimuler ses affaires frauduleusement libertines. Le jeune homme, après avoir bu son verre d'armagnac se dirigea sur le lit en emportant Lucifer avec lui et s'y allongea, en enlaçant la jeune femme, il l'embrassa délicatement sur les épaules, remontant jusqu'à ses lèvres. Puis il lança à son valet :
    « — Charles, pouvez-vous, s'il vous plaît, m'apporter ce qui se trouve dans mon cabinet, près du bureau, dans le dernier tiroir en bas. Aussi, il est verrouillé, et la clef est dissimulée entre le mur et le bureau, vous la trouverez aisément. 
    — Bien Monsieur. »

Pendant ce temps, Eloan installa sa chère et tendre sur le lit, et caressait son flanc nu du bout de ses doigts, admirant le grain de sa peau de ses yeux azuréens.
    « — Monsieur, s'agit-il de ce paquet ? » demanda alors l'homme âgé, qui attira subséquemment le regard d'Eloan.
    — Oui Charles ! Apportes-le, quaeso. »

Le valet s'exécuta et apporta le paquet en essayant de fixer son regard sur Eloan. Ce dernier prit le paquet, s'installa plus ou moins contre et sur Lucie, et l'ouvrit. Il en sortit des lettres, toutes bien conservées et triées.
    « — Des lettres Monsieur ?
    — Oui, j'avais envie de les relire en cette bonne après-midi ! »

Le jeune homme, bien installé sur le lit, blotti agréablement contre Lucifer, décacheta la première, qui s'était un peu recollée avec le temps ;

28 Mars de l'année 738.
Cher Monsieur Desaulniers,

Ayant eu vent de votre artisanerie familiale, et de sa renommée. Je suis fier, suite à la naissance de mon fils, lors de la journée d'hier, de mander vos services experts d'artisan de sceau pour en apposer un sur mon fils. Ainsi je sollicite un travail dont la minutie sera et restera inégalée. Il s'agit en effet de tracer sur mon fils une réelle œuvre d'art, qui sera le reflet de l'éminent honneur et de la brillante réputation de la famille Galaad. Je compte ainsi sur vous pour ne pas manquer à votre travail, car il serait fort regrettable -pour vous- qu'un tel manquement nuise à votre travail et poste.

Cordialement, je vous prie d'agréer, Monsieur Desaulniers, l'expression de mes considérations les plus distinguées.

PS : je vous demanderais aimablement de me transmettre cette lettre dans un délai des plus brefs.
Eloan sourit après avoir lu la lettre, elle était si... Dérangeante quand on pensait à la tête qu'avait dû faire Monsieur Desaulniers en la recevant et en la lisant, à faire un malaise doit-on supposer. Aussi, l'on peut se demander comment Eloan s'est retrouvé en possession de cette lettre, alors que Lionel devait la recevoir. C'est aisé à deviner, Eloan la lui a dérobé dans ses effets personnels, quand il a eu vent de son existence, par Lionel lui-même. Le jeune homme, après avoir médité à tout ce que son père espérait de lui, dès sa naissance, se saisit de la lettre qui suivait :
Holmur, ce 11 Septembre 742.
Ma précieuse Amie,

Dans l'après-midi d'hier, je fus très heureuse de recevoir une lettre écrite de votre main. Lire de vos nouvelles m'a également fait le plus grand plaisir, et je ne saurais que grandement apprécier la critique que vous rédigeâtes sur les propos de M. De Nodier parus dans son dernière ouvrage. Il est vrai que j'eus le cœur enfrangé de mouvements, son ouvrage n'est point dans son bel aimable et ce n'est point grâce à celui-ci qu'il fera figure dans le monde ! Ô, furieusement, je vais répondre à votre requête, avec toute la sincérité qui m'incarne, et vous pourvoir de nouvelles sur Eloan. Ayant vu passer à quatre reprises le quatuor saisonnier, il se porte à merveille, et la grâce atemporelle lui a déjà procuré tous les plus aimables atours, un faciès enfantin des plus affables, et un esprit des plus raisonnés. Somme toute, il amalgame le brillance du flambeau du silence et celle du tutélaire éclairant. Les pères des fortunes et des inclinaisons lui éclairent sans doute possible le plus radieux des sentiers. Ignores-tu aussi, que dans la mémoire des heures et des jours, j'annote sur l'interprète muet certains souvenirs de l'aube de mon fils. Sais-tu qu'il instruit déjà son immortel dans les catacombes des morts et des vivants, il a la commodité d'y être visible le plus pur de son immortel, et y étanche son Cher nécessaire.

Fort amicalement, je pâtirai beaucoup par le contre-coup de ne point vous voir me visiter dès votre retour de votre séjour à Aquaria, nous pourrons tenir les commodités de la conversation.
Le jeune homme sourit alors d'un sourire nerveux... L'écriture de sa mère était des plus lourdes et précieuses qui fussent... Tout cela pour dire qu'à quatre ans, le petit Eloan avait une physionomie agréable et un esprit avancé, et qu'un « Destin » l'aurait poussé à être ainsi, aussi bien à être beau et intelligent, et à aller lire des livres à la bibliothèque... Oui, c'est simplement et uniquement ce que voulait signifier cette lettre. Rien de plus.
15 août de l'année 752.
Cher ami,

A vos lettres sont si précieuses pour moi qu’un de mes grands regrets est de ne pouvoir vous écrire plus souvent afin de recevoir plus fréquemment de vos aimables réponses. Mais je n’ai, malheureusement pour moi, pas autant de loisirs que de bonne volonté ; ce qui, en me privant d’un plaisir que j’apprécie tant, a bien aussi son avantage, celui de vous sauver d’une importunité.
Pour moi, mon ami, à qui ces couronnes ont été accordées avec une indulgence qui me confond autant qu’elle m’honore, je tâche de devenir moins indigne de la distinction que la Cour a bien voulu me décerner en m’admettant si jeune au poste de Haut-Juge de Ventus. Aussi, bien que comblé d'honneur en étant promu à cette charge, je ne puis me résoudre à avancer seul dans l'entier intérêt d'une nation, et vous demanderez conseils et bienveillance. […] Pardonnez-moi, mon ami, ma confiance en vous demandant des conseils et surtout votre soutien à la Cour; je sais par expérience que lorsqu’on s’adresse à votre justice, vous êtes toujours prêt à répondre avec votre indulgence.
Néanmoins, puisque vous m'avez demandé des nouvelles, je vous parlerais volontiers de mon fils qui est aujourd'hui dans son adolescence, et dans lequel je porte tous mes espoirs, car, de jour en jour, il me surprend. Vous savez, peut-être, que s'est déroulé, il y a quelques semaines, un concours de lettres latines, et Eloan y a été reçu lauréat, aussi bien en thème qu'en version, et en poésie, alors qu'il faisait partie des plus jeunes candidats. C'est pourquoi, tous mes espoirs pour la famille Galaad sont portés en lui, et je ne peux qu'être fier en le voyant des heures parcourir les rayons de notre bibliothèque et en puiser toutes les connaissances littéraires. D'ailleurs, il a déjà commencé à écrire des pièces de poésie que de temps à autre, il me fait lire, certes ce n'est pas toujours excellent au premier coup d’œil, mais il réussit toujours à parfaire ses écrits. Il ne pourra certes pas suivre une voie juridique étant donné mes fonctions, mais il aurait sans aucun doute un avenir brillant en Lettres. Par ailleurs, il suit les intérêts de sa mère aussi bien pour la critique littéraire que pour la musique, il se rend constamment à l'opéra, et joue du piano à merveille.
Pourtant, je dois l'avouer, bien qu'il me satisfasse sur tous ces points, et même brillamment je dois dire, je le surprends à sortir beaucoup trop souvent ; il batifole dans la forêt, de l'après-midi jusqu'au soir, voire ne rentre pas avant le lever du soleil. Puis je le soupçonne de côtoyer la plèbe qui réside sur mon domaine alors que je lui ai fermement interdit... Approcher et parler à une telle tourbe ne pourrait apporter aucun avantage, et seulement des inconvénients...
Je vais cesser de vous importuner avec mes considérations, mais sachez qu'un observateur a dit que lorsque les affections sont grandes, les lettres sont longues. J’espère donc que vous excuserez la longueur de celle-ci, car vous devez connaître le profond et inaltérable attachement avec lequel j’ai l’honneur d’être, mon ami, votre très humble serviteur et confrère.



ACADEMIE DE MIHAILOV, ÉCOLE D'ALBION
Été 753

Cher Mr Galaad,
Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d'ores et déjà d'une inscription à l'académie Mihailov. Vous trouverez ci-joint la liste des ouvrages et équipements nécessaires au bon déroulement de votre scolarité.
La rentrée étant fixée au 1er septembre, nous attendrons votre réponse le 31 juillet au plus tard.
Veuillez croire, cher Mr Galaad, en l'expression de nos sentiments distingués.

Minerva Ameshnir
Directrice-adjointe

757, 03 avril.
Domaine d'Holmur
Vous avez dû penser, mon cher Smendès, que j’étais bien paresseux ou bien occupé. Je suis affligé de ces deux misères à la fois, et j’espère qu’auprès de vous la dernière excusera la première. Je voudrais, certes, que tous mes jours fussent remplis d’occupations aussi agréables que celle de vous écrire ; mais le démon chargé d’éprouver la patience des hommes en a disposé autrement. J’ai cependant eu tort, et je vous en demande pardon, de ne pas vous avoir répondu plus tôt, car ma lettre aurait pu vous être utile, à cause des renseignements que vous désiriez sur le séminaire qui se déroulait chez vous, en la cité d'Aquaria. J’espère cependant qu’il n’y a pas de temps perdu, autrement, vous me le pardonneriez, vous, mais je ne me le pardonnerais pas. [...] Je viens au fait. Votre fils, Maxence, m’a-t-on dit, a entre ses mains une Église de Ventus, et, m'a-t-on encore dit, doit revenir à Aquaria pendant un an, la durée d'une recherche appliquée sur les saints ouvrages que comporte l'éminente bibliothèque de la cité. A cette occasion, je vous demanderais humblement de réfléchir à la requête qui suit et que je vous recommande avec l'amitié qui est la mienne et qui nous unie depuis maintenant des dizaines d'années ; mon petit-fils, le prometteur Eloan Galaad, a besoin de trouver de nouvelles bases. Il est, comme vous le savez à l'académie Mihailov depuis quelques années déjà et arrive au terme de sa formation, assez aisément, avec une vie un peu dissolue. Au cours de sa dernière année de recherches à Mihailov, il doit écrire une thèse. Or, il me semble que le faire travailler à Aquaria, près de la bibliothèque, et près d'un jeune homme si hiératique que votre propre petit-fils, sera bénéfique pour lui. D'autant plus qu'aujourd'hui, je vous le fais savoir net, il se dilue dans certaines pratiques et certaines connaissances qui ne lui font guère le plus grand bien. Ainsi, isolé à Aquaria durant quelques mois, et à n'en pas douté de son génie, il n'en ressortira que des bénéfices pour mon petit-fils, et surtout une thèse fabuleuse.

Adieu, monsieur, j’ai encore 3 ou 4 réponses à faire avant le dîner et aucune ne sera aussi longue que celle-ci, je vous quitte bien à regret et en vous remerciant de votre aimable lettre.
Votre obligé ami,

Mes respectueux hommages, s’il vous plaît, à Madame,


Bien entendu, cette lettre avait reçu une réponse très positive du vieil ami de Lorcan, puis Lorcan était tellement influant, ayant été Juge-Suprème, qu'une telle chose ne pouvait quasiment pas lui avoir été refusée. Plus tard durant ces huit mois de recherches avec Maxence Smendès, ces deux jeunes hommes apprirent à se connaître, et devinrent bons amis. Bien sûr, la vie de Mihailov manquait à Eloan, et surtout les jeunes femmes de Mihailov. A son retour, Eloan avait écrit une thèse complexe sur la magie runique, nommée De Lingua vetustatis, inter divitem et amissionem, elle n'était pas finie, et devait être complétée et parfaite afin d'obtenir son année et devenir professeur de langues anciennes à Mihailov. Néanmoins, une jeune femme contrecarra ses plans : Aria Pheles. Elle était major de la promotion durant l'année en question, certes à pas grand chose d'Eloan, qui était second, mais assez pour allécher son orgueil. C'est alors qu'il se mit à la séduire, et à la détourner de son année... (Méchant Eloan ! Méchant ! /Sbaaf/).

30 novembre 757.
C’est lors d’une nuit orageuse, belle Aria, que je suis descendu dans les bas-fonds d’Omnia, seul et sans ressource. Il me fallait m’éloigner de Mihailov, où partout je voyais votre visage, votre silhouette et votre ombre, où partout j’entendais votre voix. Je couche ce soir dans une auberge. La nuit est tempétueuse, je ne ferme pas l’œil. L’agitation de mes ardeurs dévorantes m’éloignaient du sommeil, j’en suis ravi bien malgré moi. Après l’anéantissement des facultés de mon corps et de mon âme, après m’être abandonné à quelque ivresse furieuse où je pensais vous voir près de moi, je viens tenter de raviver plus encore votre mémoire, Aria, par les moyens de la plume. La plume me soulage, c’est un calme dont j’ai besoin dans la passion d’une telle nuit… Ah ! Vous m’aviez interdit de vous écrire, cruelle ! Vous dites que je vous perdrai par mes lettres fiévreuses ! Mais celle-ci, Aria, l’est plus encore que les précédentes, car elle est écrite sur la table de l’amour, cette même table qui a accueilli tous les frémissements de mon ardeur, alors que je travaillais ce soir, ne pensant cependant qu’à vous. J’ai peine à conserver assez d’esprit pour assembler la justesse de mes émotions dans ces phrases, et déjà je prévois qu’il faudra m’interrompre pour succomber encore à mes délires amoureux. Ne vous cachez plus de moi, bel ange, ne me fuyez plus, ici bas, je ne cherche que votre amour, et malheur, vous m’exilez ! Je ne puis plus voir personne, tout m’est détestable sans vous, et ma seule compagnie se tient à ces tables de travail que je trouve à l’auberge, à Olmur ou à Mihailov, des tables solitaires où pour vous oublier, Aria, j’exerce tous mes talents et toutes mes recherches. Ah, le travail est le seul exutoire des douleurs de mon âme ! Mais vous sauriez les apaiser, cher amour, il vous suffirait d’un mot, d’un regard, d’un geste… Je n’en puis plus, je dois vous quitter pour dissiper une ivresse qui s’augmente à chaque instant, et qui devient plus forte que moi.

Je reviens à vous, Aria, avec un empressement plus obscur déjà. Le néant m’a gagné ou bien mon esprit s’éclaire, le voile passionnel s’est déchiré sur la face affreuse de cette nuit. L’orage s’éloigne. Me ferez-vous donc perdre tout espoir ? L’académie passera-t-elle toujours avant moi ? Je suis votre humble serviteur, Aria, acceptez donc mes services un moment seulement, une heure suffira pour apaiser ma fiévreuse tendresse. Mais vous seriez bien ingrate, si vous m’aimez, de ne me céder qu’une heure. Oubliez tout cette vie d’utilité futile et joignez donc votre âme à la mienne. Je veux vous détacher des chaînes de Mihailov, car vous êtes bien prisonnière de votre labeur, ma chère ! Il est inutile de fermer votre porte à l’amour, il saura s’insinuer par la serrure, vous envahir le corps et l’esprit avant de faire tomber vos liens. Accueillez-le donc à bras ouverts, acceptez-le en toute liberté, c’est ce que je désire…
Mais vous êtes bien cruelle, vous donc qui devez détourner vos chastes yeux de mes mots ardents ! Vous ne voulez pas vous libérer, non. Pourquoi dois-je donc m’infliger tant de peine, alors que l’objet pour qui je l’éprouve ne la partage pas ? Ainsi, je n’abuserai pas plus longtemps de vos bontés, Aria, retournez à vos chaînes si vous n’acceptez pas la libération que je vous offre.


Adieu,

Votre dévoué Amant.

Finalement il fut reçu major de sa promo, avec tous les honneurs et félicitations que cela comportait, et commença à enseigner d'une façon des plus remarquables. La lettre que décacheta justement Eloan, étant toujours installé contre la peau dénudée de Lucifer, était justement une lettre de plainte d'un parent d'élève :
Année scolaire 760.
Monsieur Galaad,
En raison d'une discussion avec mon propre fils, je tiens à me renseigner sur vos qualités de pédagogue. En effet, il a mentionné certains faits sur votre propre pédagogie qui a laissé sans voix sa mère et moi-même. Mon fils nous a raconté que, durant vos cours, vous laissez les élèves travailler seuls, en autonomie. Or, mon fils est en première année, et je me demandais si vos cours ne pouvaient pas contenir davantage de contenu et d'étude de la langue. Par exemple, il m'a dit que vous leur faisiez traduire des passages d’œuvres antiques. Que les deux heures de cours consistaient à les traduire comme les élèves le peuvent, sans intervention de votre part. Que souvent, dans la semaine, vous vous retiriez de cours avec une élève, nommée Lucie, il me semble, en l'injuriant, et que ces ex-cursus pouvaient durer longtemps. Que vos devoirs sont d'une longueur interminable, et que les élèves n'ont pas pas le temps d'en faire ne serait-ce le dizième.[...]

Cordialement, en espérant que tout ceci est exagéré par mon fils, et que ces différends seront réglés.


Omri Hippolyte

Année scolaire 760.
Monsieur Omri,
Tout ce qu'à pu mentionner votre fils est véridique.

Cordialement,


Eloan Galaad.
Le -Maître- de classe.

MAISON D'EDITION DE MIHAILOV.
Le 26 juin 760.
Monsieur Galaad,
Le Comité de lecture de Mihailov a bien reçu vos travaux de thèse, et ses éminents membres vous proposent de l'éditer, avec les fonds que vous fournirez, afin de diffuser votre œuvre dans les bibliothèques savantes de Ventus. Aussi, vos œuvres annexes de poèsie en langue ancienne a beaucoup surpris le jury par son audace et un avis favorable y sera, sans doute, prochainement donné.
Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations distinguées,


Comité d'édition de Mihailov

MAISON D'EDITION DE MIHAILOV.
Le 8 mars 761.
Monsieur Galaad,

J'irai droit au but à l'écriture de cette lettre. Tout d'abord, je tiens personnellement à vous féliciter, avec tout l'honneur que cela comporte, pour avoir su mener à bien vos objectifs grâce à Aria dans votre propre filière, qui d'ailleurs, travaille une mine inépuisable de richesse : la langue ancienne, que j'estime au plus haut point. Aussi, ayant repéré vos ressources, et votre situation, je vous propose un arrangement à l'amiable et bien amical qui accommodera les deux parties: d'une part, je vous octroie mon amitié, mes services, et l'accès à ma bibliothèque privée, d'autre part, vous m'aidez au sein de l'établissement de Mihailov à localiser certains jeunes, spéciaux. Je vous recontacterai pour cela, par le biais d'Aria.

Chaleureusement vôtre,

Kyriel Bernkastel
Chef exécutif du Conseil de Ventus.

PS : Pour qu'il n'y ait aucun incident, veuillez me renvoyer cette lettre.

Eloan s'était littéralement plongé dans sa lecture et en avait oublié ce qu'il l'entourait. Cette dernière lettre, pourquoi l'avait-il encore ? Eh bien il en avait juste fait une copie, comme souvenir... Il émergea, toujours dans les bras de Lucie. Le magicien la serra contre lui, sentant le délicat parfum de ses cheveux. Puis il s'assit sur le bord du lit, en tendant le paquet de lettres à son majordome et lui demandant de les ranger là où il l'avait trouvé. Ensuite il se leva d'une pas vif, et se dirigea vers l'alcôve, où il dénicha les atours de Lucifer, il les lui réposa sur une chaise, près du lit, puis interpella Charles :

    « — Veuillez atteler nos montures, mon ami, vous partons dans une petite heure à Mihailov, je dois malheureusement dispenser des cours demain.
    — Oui Monsieur, j'y vais de ce pas. » répondit son second, en quittant la pièce.

Voyant qu'il avait encore un peu de temps, le jeune libertin s'approcha de Lucifer et l'embrassa fiévreusement avant de se glisser sous les draps qu'elle portait contre elle, et de se blottir contre sa peau.







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Mar 17 Avr - 1:18
Ahah! Et bien on l'aura attendue, cette fiche xD

Bienvenue sur le forum! L'équipe staffienne est complète et validée, c'est géniale, bref, je ne reviens pas trop sur ta présentation, si ce n'est que j'aime tout particulièrement le récit épistolaire que tu as fait, ça nous change, c'est bien =p

En tant que professeur de langue ancienne à Mihailov, génie de la magie, et puisque tu as eu accès à la bibliothèque d'Aquaria, que tu connais un prêtre... bref la flemme de tout énumérer, tu disposes de 3 sorts supplémentaires.

Brefons, concernant tes rangs:

Puissance - Rang A

Ton niveau de magie dépasse celui d'un prêtre d'Aquaria, ce qui est déjà bien rare en soi hors de la dite nation et égale quasiment (oui hein, pas totalement non plus xD) celui des évêques; tu possède de plus des qualités d'épéiste et d'archer, qui devraient te permettre de te défendre au corps à corps, si jamais on venait à te menacer... Et puis ta présentation est super belle en plus!

Influence - Rang B

Ecrivain de renom, professeur à Mihailov, fils d'un haut-juge... bon bah a priori tu as une certaine influence quand même oui xD

Voilà, "bienvenue" et bon rp xD




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