Un savant dans le noir - [Reno,...]



 

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Un savant dans le noir - [Reno,...]

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Dim 6 Jan - 23:44


7 Février 762 - Aquaria

Il est des occasions où même un génie autodidacte se doit de faire confiances aux autres. D'abord parce que aussi génial que l'on soit, il n'est pas toujours évident de créer un sort de lévitation correct à partir d'une affinité de feu. Ensuite parce que le génie, même autodidacte, doit consumer de l'intelligence afin de produire quelque chose de supérieur encore, un peu à la manière d'une flamme consumant le bois pour produire lumière et chaleur. Et sans point d'accroche pour l'imagination ou base pour le raisonnement, même André Caéli, aussi génial soit il, avait du mal à élaborer ce foutu système de lévitation stable pour machine volante à partir de l'affinité feu. On est encore loin de la technomagie pour tous...

Pour faire confiance aux autres et s'instruire en même-temps, on peut leur demander de l'aide. C'était un peu difficile pour l'amour propre, mais très efficace et notre jeune Ventusien étant de nature confiance, il était prêt à croire (ou du moins à émettre l'hypothèsue) que ce qu'on lui raconte est vrai (sous réserve d'analyse et de vérifications ultérieures). Mais quand on est chercheur en technomagie à Mihailov, on ne trouve pas grand monde capable de vous aider de vive voix, car si on en est là, c'est quand même qu'on est meilleur que les autres et que donc les autres ne peuvent pas savoir si vous même vous ne savez pas. L'autre solution était d'utiliser les livres; cela tombait bien, André aimait bien les livres.D 'abord parce qu'il en écrivait, et que c'était lucratif. Ensuite parce qu'il avait appris la magie non à partir d'un maître mais uniquement d'un livre, et que ca lui avait donné une confiance presque aveugle en cet instrument. Enfin parce qu'il aimait lire, qu'il trouvait ça agréable et que tout traité de métaphysique aquarien restait plus intéressant qu'une partie de pêche. Oui, il n'aimait pas la pêche et ce n'était pas grave. Et souvent il lui arrivait de penser qu'un bon livre était une chose importante, mais à condition qu'il soit accompagné d'un bon café.

Il est d'autres occasions où un Ventusien doit mettre son amour propre et reconnaître que la première source fixe de savoir du continent n'était pas la bibliothèque de Mihailov mais celle d'Aquaria qui est extrêmement bien achalandée. Je dis fixe car la première source de savoir du continent, c'est bien sur Mihailov et son armada de génies, offrant une puissance intellectuelle qu'aucune bibliothèque ne saurait surpasser. Et c'est probablement pour cela qu'il était très douloureux pour un pur produit de Mihailov comme Caéli de franchir la frontière et d'aller chercher une solution à son problème dans la bibliothèque du Saint-Prêtre d'Ehol, où dans un sursaut d'intelligence, les croyants autorisaient les athée. Et comme la croyance n'était pas une maladie contagieuse quand on était saint d'esprit, cela permettait au jeune technomagicien d'accéder à une source de savoir précieuse.

La bibliothèque d'Aquria était un endroit bien curieux; à perte de vue on ne voyait qu'étagères remplient de grimoires, le tout dans une odeur de papier ancien tout à fait délicieuse et dont André c'était enivré toute son enfance. Tout de suite l'endroit lui plu. Les chaises et les tables étaient en bois, sommaire mais suffisant, le silence complet et l'on pouvait presque entendre les livres échangeaient silencieusement leurs idées merveilleuses. S'approchant d'un panneau de bois, il lu les informations sur chaque bâtiment, avant de trouver le bâtiment abritant des livres de sciences, et à l'étage supérieur, des livres sur l'influence de la magie sur la nature. Pourquoi pas par là, après tout ça fait partie de son étude. D'un pas sur de lui, il traversa une allée ombragée pour arriver au bâtiment en question.

C'était la première fois qu'il allait en Aquaria et l'aperçu qu'il avait eu de la ville juste là était tout à fait exquis. Des bâtiments de pierre dans un style très antique, des parvis et des temple s'étendant à perte de vue, entre lesquels étaient abrités de charmants canaux bordés de verdure. Le paradis de la religion n'est qu'une réalité atteignable par une minorité. Ces gens vivent dans un éden car ils sont peu nombreux et cet idéal ne saurait faire fonctionner le reste du monde. Juste une ville. Seul le système de ventus peut permettre de se développer pleinement, dans l'équité, à l'échelle d'un pays voir du monde. Et peut soutenir économiquement ce développement.


André Caéli pénétra donc dans le bâtiment et se mit à fouiner dans les livres. Il était encore très tôt le matin et le jeune homme fut absorbé dans ses recherches, alors que rien de ce qu'il ne lisait ne lui permettait de faire la moindre avancée. Il continua pourtant sa lecture rapide tout le jour durant, et les livres s'accumulèrent autour de lui à une vitesse impressionnante, si bien que quand vint le soir et que la nuit posa sur Aquaria son doux manteau d'un bleu sombre, le jeune homme avait littéralement disparu derrière la pile de livres qui l'entouraient. Ces livres n'offraient vraiment pas de solutions mais Caéli était de ces gens qui pensent que tout ce qui excitent l'imagination, fait réfléchir aux problèmes ou même l'abordent de loin peut vous permettre de comprendre la solution à votre problème, ou vous permettre d'imaginer une solution pour le contourner. Quand le quatrième thermo de café roula au sol, cependant, le magicien s'aperçut que seul la lueur de la bougie l'éclairait et qu'au dehors c'était la nuit noir. Et du silence complet qui pouvait régner, où l'on entendait plus même une respiration, il pensa qu'il était seul.

J'espère qu'ils ne m'ont pas enfermé au moins. On était au milieu de l'hiver et la perspective de passer la nuit dans cette immense salle ne l'enchantait guère. Comme ne l'enchantait pas la perspective de passer la nuit dehors; d'autant qu'Aquaria, bien qu'au bord de l'eau, était au nord du continent et que les nuits pouvaient y être froides malgré le radoucissement du à l'océan. André Caéli ne connaissait bien sur aucune auberge dans cette ville. Bon un dernier livre et je me met en quête d'un endroit où dormir

Et s'emparant d'une première édition de "Du vol du phénix", livre rajouté en désespoir de cause à la liste, car parait il que les phénix ne volent pas en utilisant leurs ailes mais en utilisant un jet de feu. Vérité ou intox ? Quoiqu'il en soit, la lecture s'annonçait passionnante, et il s'y engouffra.



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Lun 7 Jan - 13:15
Dans le bureau de l'archiviste, le désordre régnait, chose totalement incroyable quand on connaissait la méticulosité de l'actuel occupant. Plus impressionnant encore, le concerné était en pleine sieste, affalé sur son bureau où se trouvaient éparpillé livres, notes personnelles et une chandelle totalement consumée.

Reno était exténué. Il se surmenait trop, à la fois pour son travail, ses recherches et pour Siphel. Il ne parvenait pas à équilibrer ces trois vies et son sommeil s'en retrouvait négligé... et voilà le résultat. Présentement, il était donc en train de rattraper ses heures de sommeil et ça faisait 5 heures qu'il était dans cet état. Autrement dit : il s'est endormi une heure avant la fin de son service et il n'a pas fermé la bibliothèque.


Reno...



Reno...

Quelque chose le secoua, mais pas assez fort pour le réveiller...

« RENO ! DEBOUT ! »

Si le cri ne le réveilla pas totalement, le verre d'eau qui lui fut versé dessus eut l'effet escompté à en juger le soudain soubresaut qu'il eut.

« Dekoimékesske ?
- Ca fait au moins 3 heures que tu devrais être rentré.
- 3 heures ? Mais je...
- Il fait nuit noire ! J'ai du venir jusqu'ici avec une lanterne, j'ai trouvé la porte encore ouverte, un homme est encore dans la bibliothèque à bouquiner et toi tu dors depuis je ne sais pas combien de temps.
- Oh bon sang... désolé, Siphel.
- Tu peux l'être ! Je suis enceinte, je te rappelle, tu pourrais me ménager un peu ! Et te ménager aussi, au passage. Tu travailles trop !
- Je sais... le temps de ranger mon bureau et j'arrive. »

Siphel soupira et quitta le bureau, laissant Reno trier de façon méthodique son champ de bataille puis verrouiller son bureau. Selon les dires de Siphel, il y avait encore un homme dans la bibliothèque, en train d'étudier et il n'eut aucun mal à le trouver : il suffisait de suivre la lumière. L'homme était installé sur un bureau de lecture, derrière une montagne d'ouvrages. S'il n'était pas Reno, il aurait cru se voir lui même dans un autre corps. Cette vision d'un homme en quête de connaissance était toujours agréable à voir, mais il se devait malgré tout de faire respecter le règlement de l'établissement. Aussi s'avança t-il vers l'érudit.

« Monsieur. L'intérêt que vous portez à tous ces ouvrages est parfaitement louable, mais je suis au regret de vous informer que l'établissement doit fermer ses portes pour ce soir. Vous pourrez revenir demain si vous le souhaitez. »

Il en profita pour lire le titre de l'ouvrage qu'il avait entre les mains. De l'envol du phénix. Etrange... les gens qui s'intéressaient aux mythes d'Ignis n'étaient pas légion. L'ouvrage parlait du mythique oiseau de feu et de sa capacité à voler en employant les flammes plutôt que ses ailes. Reno s'était penché sur la question pendant un temps en cherchant un moyen de voler en utilisant des flammes, mais les résultats n'étaient pas vraiment concluant et, à défaut d'avoir volé, il s'était brulé.

« Et si vous voulez mon avis, ce livre ne vous apportera pas grande vérité. Personne ne sait vraiment comment le phénix faisait pour voler aux moyens de flammes et même mes recherches à ce sujet ne m'ont apporté aucune réponse. »

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Mar 8 Jan - 10:34
André Caéli est un génie. C'est une chose inconstestable, même à Mihailov, alors que pourtant le simple fait d'appartenir à Mihailov suffit généralement pour être reconnu comme une tête pensante hors du commun. Il faut pourtant analyser la forme de son génie car tous les gens brillants ne se ressemblent pas. Ce jeune ventusien possédait donc une capacité de concentration exceptionnelle qui lui permettait de lire, comprendre et retenir à une vitesse hallucinante, ainsi qu'une capacité de réflexion qui se déclenchait d'elle même quand il était dans cet état de concentration. Cela lui permettait de produire mentalement des mécanismes complexes. Et tout cela se faisait bien évidemment au détriment de ce qui l'entourait et notamment sa notion du temps. De toute manière, quoi de plus relatif que le temps ? Et dans cet état de concentration, presque de transe dans lequel il se plongeait pour travailler, alimentant son corps à coup de café, le temps et l'entourage pouvait défiler devant lui sans qu'il s'en aperçoive.

Tout cela explique que quand une femme passa d'un pas ferme et décidé sur le sol de la bibliothèque en troublant le silence total du lieux, il ne s'en aperçut pas. Pourtant l'étrangère prit la peine de s'arrêter et de regarder entre les piles de livres l'étrange personnage qui travaillait à cette heure si tardive. Elle s'était approché de lui avec un regard féroce qui disparut d'un coup laissant place à un regard interloqué: le jeune ventusien ne lui était pas connu et cela sembla la surprendre car elle s'attendait, de tout évidence, à trouver une connaissance à elle. Elle fit donc volte face et se dirigea vers le bureau du documentaliste dans lequel elle pénétra sans frapper, ce que André aurait trouvé terriblement impoli. Mais dans cet état où il se trouvait rendu, sa capacité d'observation était littéralement réduite à 0.

RENO ! DEBOUT !

Le savant sursauta à peine et continua sa lecture sur les phénix. Il était peut être temps de s'intéresser à ce que Caéli étudiait. Le vrai but de sa visite à Aquaria était de trouver un système de lévitation technomagique pour son appareil, l'Ornigon. Le problème de cet appareil était véritablement la lévitation et à moins qu'il ne soit utilisé par un mage de vent, il était presque inutile. En effet, si le système de propulsion magique et le système de direction était au point, faisant cet appareil je crois le système technomagique le plus élaboré qui soit aujourd'hui, permettre à l'appareil de se maintenir en l'air de manière stable était un problème que le savant n'arrivait pas à résoudre, n'ayant pas de connaissance à proprement parler en aérodynamique. Les seuls essais concluant de l'appareil avait donc eu lieu avec Antoine Caéli, son oncle, dont l'affinité vent permettait de faire léviter l'appareil sans même utiliser des runes ou de la technomagie, une réalité frustrante pour André.

Les lectures d'aujourd'hui ne lui avait rien apporté du tout. Il avait lu pourtant tout ce qui concerne la lévitation mais nul part il était écrit qu'un mage de feu pouvait voler autrement que par impulsion de flamme ce qui entrainait un manque de stabilité pour l'appareil. Et bien sur il n'y avait pas la moindre référence à la technomagie ou à comment voler sans l'aide de magie ou même à comment en passant outre les affinités. Le dernier livre était vraiment lu en désespoir de cause même si il était intéressant. D'abord parce que les phénix n'existent pas ou n'existent plus, de ce qu'on peut observer. Ensuite parce que ces animaux magiques n'ont jamais pu être étudier par des magiciens et même si le ton de l'ouvrage se voulait très formel, il n'était pas dur de lire entre les lignes l'ignorance de ses auteurs. Le phénix d'après eux, lévitait grâce à des runes placées sur ses ailes d'affinités vent et se propulsait ensuite grâce à ces flammes lui permettant d'atteindre des vitesses vertigineuses. Si cela était vrai, c'était magnifique, mais comme aucun magicien humain ne possédait la double affinité, à part l'historique Ehol qui en avait 4, ça rendait l'utilisation de l'Ornigon toujours aussi compliqué.

Monsieur. L'intérêt que vous portez à tous ces ouvrages est parfaitement louable, mais je suis au regret de vous informer que l'établissement doit fermer ses portes pour ce soir. Vous pourrez revenir demain si vous le souhaitez.


En effet, aspiré qu'il l'était dans sa lecture, Caéli n'entendit pas le bibliothécaire s'approchait de lui, une chandelle à la main, qui après avoir fouillé par dessus les montagnes de livres, vit le jeune homme penché sur l'ouvrage. Derrière le pupitre en bois qu'utilisait le magicien on pouvait lire le titre de cet ouvrage étrange, et le documentaliste pencha la tête pour le voir, ne s'apercevant d'abord pas que son interlocuteur ne l'avait absolument pas entendu. Et puis sa curiosité le piqua et il ajouta

« Et si vous voulez mon avis, ce livre ne vous apportera pas grande vérité. Personne ne sait vraiment comment le phénix faisait pour voler aux moyens de flammes et même mes recherches à ce sujet ne m'ont apporté aucune réponse. »

La phrase eu un écho lointain pour l'écrivain ventusien qui comprit, après de longues secondes, qu'il n'était pas seul. Il leva la tête et vit Réno, et les phrases que celui ci avait prononcé dans le vide quelques instants plus tôt apparurent dans sa tête comme un effet de son imagination. Mince, l'établissement allait fermer et il ne savait toujours pas où dormir. Peut être que ce type pourrait l'aider. Qui était il d'ailleurs ? Au vu de sa connaissance qui avait l'air élevé et de son rôle de gardien, probablement un bibliothécaire donc, et par politesse, gentillesse et réflexe d'écrivain, André Caéli était toujours très respectueux des documentalistes et autres bibliothécaires. En fait la seule race du monde des livres qu'il ne respecte pas sont les éditeurs, un mal peu nécessaire d'après lui, à moins qu'il ne se fasse conseil et ami et développe avec l'auteur une vraie relation de soutien et d'apport. Sans cela, ils ne sont que les cadres d'une entreprise qu'ils prétendent contrôler alors que la production ne leur appartient pas, et cet argent qu'il gagne se fait au détriment de jeunes auteurs talentueux. Caéli travaillait d'ailleurs, à ses heures perdus, donc rarement, à une presse technomagique à grande échelle, ce qui ferait de lui un homme probablement très riche et surtout le plu lu au monde. Simple question de nombres de livres produits. Pour en revenir à l'homme après cette digression mentale, il avait l'air d'être un homme sensé et normalement intelligent, sinon il n'aurait pas été choisi comme bibliothécaire dans ce temple de la culture. Il pourrait donc avoir une idée astucieuse sur la question. Et puis Caéli n'avait aucune envie de rentrer chez lui ni même d'aller à l'hôtel. La vérité est qu'il espérait que cet homme lui trouve un lit, l'invite, lui permette de passer la nuit là ou autres choses. Mais après tout cela était secondaire par rapport à la science.

Je suis d'accord, ces gens n'y connaissent probablement rien. Mais voir la richesse de l'imagination humaine en matière de pseudoscience est toujours fascinant. Je m'appelle André Caéli ? Et vous ?

Et comme notre jeune scientifique n'avait absolument aucun tact quand il devenait curieux, et que l'objet de son étude le rendait curieux, il ajouta sans même attendre la réponse de Réno

Et je cherche un système de lévitations pour affinité feu. Vous auriez pas une idée ?



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Mar 8 Jan - 12:52
A première vue, le jeune homme semblait trop absorbé dans sa lecture pour entendre Reno quand celui-ci l'interpela. Toutefois, après un court instant, juste assez pour que Reno émette la possibilité de le secouer un peu pour le tirer de sa transe, il réagit enfin et leva les yeux vers lui. A première vue, il ne semblait pas avoir compris ce que Reno venait de lui dire, ce qui signifiait qu'il allait probablement devoir répéter sa phrase mais...

« Je suis d'accord, ces gens n'y connaissent probablement rien. Mais voir la richesse de l'imagination humaine en matière de pseudoscience est toujours fascinant. Je m'appelle André Caéli ? Et vous ?
- Re...
- Et je cherche un système de lévitations pour affinité feu. Vous auriez pas une idée ?  »

Eh ben... Reno n'a pas eu le temps de se présenter que déjà l'homme enchaînait sur une question d'ordre intellectuel. S'il ne l'avait pas légèrement offensé en l'interrompant alors qu'il se présentait, il aurait pu dire qu'il adorait ce gars. Hélas il allait se contenter d'une simple sympathie pour commencer.

« Eh bien... j'ai mené quelques expériences de mon côté pour tenter de comprendre comment on pouvait voler par les flammes de façon stable mais la propulsion par un puissant jet n'apporte ni stabilité, ni possibilité de déplacement et surtout, ça n'engendre que destruction sur le sillage des flammes. Un trop grand mal pour si peu de bien, en soit. »

L'archiviste rehaussa ses lunettes et déposa son chandelier sur la table.

« Toutefois, j'ai émis une hypothèse : les oiseaux volent surtout à partir de leurs ailes en donnant un grand coup d'aile dans l'air afin de prendre de l'altitude. Je pense que la solution vient avant tout en rapport avec l'air, plus que par la force de propulsion. Cette histoire de rune sur les ailes du phénix est, entendons nous bien, ridicule. S'il a du voler par le moyen de flammes sans faire de dégâts sur son passage, il a du en tirer profit par un moyen qui impliquerait également l'air ou le vent, de quelque manière que ce soit. Vous devriez commencer par là. »

L'idée d'une conversation d'ordre intellectuelle venait de gommer ses responsabilités en tant qu'archiviste et sa promesse à Siphel d'arriver rapidement à la maison.

« Et je suis Reno Kusanagi, l'archiviste de ces lieux. »

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Mar 8 Jan - 14:30
« Eh bien... j'ai mené quelques expériences de mon côté pour tenter de comprendre comment on pouvait voler par les flammes de façon stable mais la propulsion par un puissant jet n'apporte ni stabilité, ni possibilité de déplacement et surtout, ça n'engendre que destruction sur le sillage des flammes. Un trop grand mal pour si peu de bien, en soit. »

Bon au moins ce mec est sensé. Cela dit ça ne me donne pas une solution; enfin ca fait déjà un long moment que Ventus ne compte plus sur Aquaria pour progresser. Si la sagesse est l'acceptation de la réalité afin qu'elle ne nous fasse plus souffrir et que l'on puisse prendre les bonnes décisions, alors la sagesse est peu efficace pour réaliser ce qui serait aujourd'hui de la science fiction

Alors qu'il pensait comme ça, après avoir entendu Réno, une idée se débloqua dans la tête de Caéli. Une idée simple qui pourrait peut être orienter ces décisions à partir d'aujourd'hui C'est dans la folie que se trouve la solution à mon problème. Car la folie permet une pensée novatrice, créatrice, puissante. Et le fait qu'on ne la comprends pas nous effraie et nous y rends donc encore plus fascinant.

« Toutefois, j'ai émis une hypothèse : les oiseaux volent surtout à partir de leurs ailes en donnant un grand coup d'aile dans l'air afin de prendre de l'altitude. Je pense que la solution vient avant tout en rapport avec l'air, plus que par la force de propulsion. Cette histoire de rune sur les ailes du phénix est, entendons nous bien, ridicule. S'il a du voler par le moyen de flammes sans faire de dégâts sur son passage, il a du en tirer profit par un moyen qui impliquerait également l'air ou le vent, de quelque manière que ce soit. Vous devriez commencer par là.


Des ailes ? On pourrait effectivement fabriquer des ailes et les faire tourner par un engrenage. Ensuite il suffit de le faire tourner avec un moteur à technomagie. Cela est possible, peut être... Mais tout ça me semble couteux et surtout extrêmement fragile et délicat.

Et je suis Reno Kusanagi, l'archiviste de ces lieux.

André Caéli réalisait bien sur que la phrase qu'il venait de dire n'avait probablement aucun sens pour son interlocuteur car il est de notoriété publique qu'on ne pouvait déclencher que ses propres runes. Mais le jeune savant Ventusien avançait très vite sur ce domaine et espérait encore y arriver un jour. Il avait déjà réussi à interagir magiquement avec une rune qui n'était pas la sienne, mais jamais à l'activer ou la déclencher et cette question l'obsédée un peu. D'abord parce que comme tout génie, André Caéli était têtue et aimé réussir. Ensuite parce que pouvoir écrire des runes que n'importe qui peut déclencher permettrait l'émergence d'une technologie entièrement basé sur la magie, et qui couplait à la technomagie, pourrait permettre des exploits que lui même n'arrivait pas à imaginer. Le cas de l'Ornigon était un parfait exemple: une rune air remplacerait un mécanisme technomagique complexe. Et en allant encore plus loin, si on pouvait déclencher n'importe quelle rune, alors il serait possible de créer des armes magiques pouvant interagir un nombre limité de fois avec tout les éléments. L'idée elle même semblait complètement folle mais elle valait la peine d'être explorer.


Une autre des solutions à laquelle pensait Caéli pour l'Ornigon était aussi à base de rune;c' était un système de propulsion vers le bas, activé à partir de runes de feu, ce qui lui permettrait de maintenir une stabilité relative et de contrôler la hauteur de manière assez efficace. Mais trouver le dosage permettant la stabilité était une prouesse supérieur à son habileté de magicien et cette solution n'avait jusque là produit que des appareils très mouvant. Un autre des problèmes de ce système était qu'en avançant, la puissance des flammes étaient altérés, et cela de manière imprévisible selon le vent, ce qui rendait le dosage encore plus compliqué. Enfin la possibilité de mettre une coque inférieur pour protéger les flammes du vent était possible mais alourdissait l'appareil et donc le dosage. Le dosage changeait aussi en fonction du nombre de personnes et donc du poids total à supporter. Et enfin élément très problématique de son système de propulsion à flamme, il était très gourmand en énergie et couplé au moteur technomagique à faire tourner, entretenir un puissant sort de feu demandant un dosage subtile et diriger l'appareil en même temps... tout cela était probablement possible, mais ne pouvait se faire que sur un cours instant et par des êtres d'exceptions... André Caéli en faisait bien sur partie, sa capacité de concentration lui permettant de garder son dosage et de l'adapter. Peu de mage feu cependant en avait vraiment la finesse.

Après cette réflexion, il s'aperçut qu'il n'avait toujours pas répondu à l'archiviste. Celui ci devait le prendre pour un drôle d'oiseau, c'était certains. Mais malheureusement pour lui, les recherches en technomagie était hautement secrète, surtout les siennes, et on ne pouvait pas dévoiler à un archiviste d'aquaria la possibilité de machine volante chez son voisin dans les années à venir. C'était un peu trop. Et puis dans une case de sa tête, le mot archiviste raisonné. Alla se ranger aussi quelque part que son interlocuteur, si il avait fait des expériences sur la propulsion par le feu, était probablement tout comme lui un mage d'affinité feu. Et comme André Caéli ne pouvait pas lancé de sort directement, ça le plaçait en position d'infériorité en cas de problèmes qu'il trouvait très désagréable. Mais il ne pouvait pas embarquer son épée partout où il allait.

L'homme n'a pas d'aile malheureusement. Et à moi il me reste le feu. Ne pensez vous pas qu'il est possible de doser cette propulsion ? Par exemple un sort de base permettant un jet de flamme à partir des mains: on pourrait doser pour trouver une certaine stabilité ? C'est très compliqué à maintenir, d'expérience, mais c'est possible.

Et puis il ajouta.

J'ai une autre question qui va vous sembler étrange. L'accès aux ouvrages en langue ancienne est il permis au Ventusien ? Je suis à la recherche d'un grimoire un peu particulier et peut être que vous en auriez un exemplaire ici ?



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Mar 8 Jan - 17:50
Il y avait quelque chose dans les yeux d'Andre... une sorte d'étincelle qu'on produit en soit quand on vient de réaliser quelque chose, ce fameux « déclic » pour employer le terme couramment utilisé. Reno serait curieux de savoir quel était ce fameux déclic et s'il était lié à la conversation qu'ils avaient actuellement, à savoir le « vol par les flammes ».

« L'homme n'a pas d'aile malheureusement. Et à moi il me reste le feu. Ne pensez vous pas qu'il est possible de doser cette propulsion ? Par exemple un sort de base permettant un jet de flamme à partir des mains: on pourrait doser pour trouver une certaine stabilité ? C'est très compliqué à maintenir, d'expérience, mais c'est possible.  »

Il lui reste le feux ? Voulait-il dire qu'il avait, tout comme Reno, une affinité avec le feu ? En tout cas, son idée de propulsion par les flammes n'était pas du tout inconcevable, mais ça nécessiterait une certaine pratique. Reno n'avait jamais songé à modifier l'intensité de ses flammes quand il s'en servait : c'était toujours à un dosage précis et permanent alors changer l'intensité en cour de route...

« J'ai une autre question qui va vous sembler étrange. L'accès aux ouvrages en langue ancienne est il permis au Ventusien ? Je suis à la recherche d'un grimoire un peu particulier et peut être que vous en auriez un exemplaire ici ?
- A l'exception d'une zone précise réservée à des éminents représentants de l'église, notre bibliothèque est ouverte pour tous ceux qui souhaitent s'instruire. On peut effectivement trouver des ouvrages en ancienne langue. Je serais ravi de vous aider à trouver votre bonheur mais pas ce soir. Vous comprendrez que l'heure est très avancée et que j'aurais du fermer les portes depuis un certain temps. Pourriez vous revenir demain ? »

Son devoir se rappelait à lui par les paroles d'Andre. Il ferait mieux de garder ça en tête s'il voulait survivre lorsqu'il rentrera chez lui. Il n'y a rien de plus effrayant qu'une femme... à part une femme enceinte

« Pour répondre à votre précédente question, il doit être parfaitement faisable de contrôler la puissance d'un jet de flamme alors que nous sommes déjà en train de les cracher, mais je pense qu'il faut s'y exercer avant cela. Quand nous employons des sorts de feu, nous avons tendance à la libérer à puissance maximale ou bien à un dosage précis en fonction de ce que l'on souhaite faire »

Soudainement piqué par l'envie d'essayer il sortit une plume de sa poche : une plume usée par le temps que Reno enviageait de jeter de toutes façons

« Ô toi qui donne la vie et détruit la matière, offre moi le présent de la chaleur. »

La plume s'enflamma alors, à commencer par le haut. De petites flammèches rongeaient petit à petit le duvet clairsemé alors que l'homme tentait d'intensifier les flammes. Elles grandissaient au fur et à mesure qu'elles atteignaient du combustible, mais de façon trop naturelle. Reno n'avait aucun contrôle sur l'objet. Résigné, il attendit que l'objet soit totalement consumé et fourra les restes dans sa poche.

« Oui, il faut une certaine pratique... »

Et comme il ne se servait pas souvent de sa magie, autant dire qu'il en manquait cruellement, de la pratique...

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Ven 11 Jan - 12:29
A l'exception d'une zone précise réservée à des éminents représentants de l'église, notre bibliothèque est ouverte pour tous ceux qui souhaitent s'instruire. On peut effectivement trouver des ouvrages en ancienne langue. Je serais ravi de vous aider à trouver votre bonheur mais pas ce soir. Vous comprendrez que l'heure est très avancée et que j'aurais du fermer les portes depuis un certain temps. Pourriez vous revenir demain ?


Revenir demain ? Oui mais tout cela restait embêtant pour le jeune ventusien qui n'avait toujours pas de logis à Aquaria. Et n'avait pas la moindre idée de comment trouver un hôtel. Il faut bien l'avouer, le sens des réalités et la vie pratique n'était pas son fort et il était dans l'expectative quand à la marche à suivre. Demander de l'aide, comme pour beaucoup de gens, n'étaient pas pour lui une solution plaisante; passer la nuit dehors en pleine hivers n'était pas une solution viable. Quand à trouver un hôtel seul, Aquaria était une cité qui recevait régulièrement des visiteurs, ce genre de service existait donc probablement mais pas aussi développé qu'à Ventus où le système économique le rendait plus évident.

Pour répondre à votre précédente question, il doit être parfaitement faisable de contrôler la puissance d'un jet de flamme alors que nous sommes déjà en train de les cracher, mais je pense qu'il faut s'y exercer avant cela. Quand nous employons des sorts de feu, nous avons tendance à la libérer à puissance maximale ou bien à un dosage précis en fonction de ce que l'on souhaite faire


Bien sur que c'est possible. Mais ce n'est pas si simple; un magicien a naturellement le réflexe d'alimenter sa flamme à la puissance maximum, où à ne plus l'alimenter. En gros, soit on donne l'intensité nécessaire et le feu consume son élément, soit on arrête simplement le sort. Le problème de maitriser l'intensité des flammes sur un objet est que le feu consume naturellement. Il faut donc réussir à le contrôler pour l'alimenter uniquement avec la magie est plus avec l'objet; théoriquement, il est donc possible d'enflammer quelque chose sans la consumer. Dans les faits, c'est presque impossible.

L'archiviste déclencha une flamme sur une plume et comme le pensait Caéli, l'objet se consuma sans que Réno puisse diminuer l'intensité de ses flammes.

Oui, il faut une certaine pratique...


En effet il fallait une certaine pratique. Mais le problème d'André Caéli était un peu différent. D'abord parce qu'il ne pouvait pas lancer des sorts de cette manière et que donc l'unique moyen qu'il avait de déclencher un jet de flamme était une rune. Cela était d'un coté franchement pratique car on pouvait passer outre la partie sort pour se concentrer sur l'intensité. Et puis...

Mon problème est un peu différent. Chercher à maitriser l'intensité d'une flamme qui ne consume rien pose un problème de dosage magique uniquement. Là avec votre plume, le feu se nourrit de l'objet et donc même si vous diminuez votre apport en magie, vous ne pouvez pas vraiment arrêter la combustion. Le seul moyen serait de donner à la flamme exactement ce dont il a besoin avec votre magie pour qu'il ne consume pas l'objet en même temps. Une flamme à vide elle se nourrit automatiquement de votre magie. Le problème est que donc du coup, elle va chercher à s'amplifier et il est assez difficile de diminuer le flux magique sans tuer la flamme. Et puis le but est d'avoir la même intensité sur chaque jet de flamme, et là c'est vraiment un dosage casse-tête. A croire que le rêve de l'homme n'est réservé qu'au mage air.



Bon si après ça je passerai pas pour un doux allumé à la recherche du vol... mais de là à penser que je suis de Mihailov... bon ok si en fait. Tantp pis si je suis grillé

Et puis revenant à son sujet de réflexion:

En fait, vous sauriez pas où je peux dormir ? C'est la première fois que je viens à Aquaria et je suis comme qui dirait à la rue ?



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Ven 11 Jan - 19:00
Son échec lors de sa tentative de contrôle des flammes lui laissait un sentiment de honte. Ca voulait devenir Dieu et il n'était pas capable d'avoir le contrôle total sur ses pouvoirs. Il faudra qu'il corrige ça...

« Mon problème est un peu différent. Chercher à maitriser l'intensité d'une flamme qui ne consume rien pose un problème de dosage magique uniquement. Là avec votre plume, le feu se nourrit de l'objet et donc même si vous diminuez votre apport en magie, vous ne pouvez pas vraiment arrêter la combustion. Le seul moyen serait de donner à la flamme exactement ce dont il a besoin avec votre magie pour qu'il ne consume pas l'objet en même temps. Une flamme à vide elle se nourrit automatiquement de votre magie. Le problème est que donc du coup, elle va chercher à s'amplifier et il est assez difficile de diminuer le flux magique sans tuer la flamme. Et puis le but est d'avoir la même intensité sur chaque jet de flamme, et là c'est vraiment un dosage casse-tête. A croire que le rêve de l'homme n'est réservé qu'au mage air.
- Vous avez raison. Je n'y avais pas pensé... mais je pense que le vol ne peut pas être réservé aux mages de vent. Ils faut étudier toutes les possibilités et peut être faire de nouvelles découvertes mais un jour, on devrait pouvoir voler grâce aux flammes. »

Visiblement, la personne en face de lui était autant obsédé par la possibilité de voler que Reno de devenir Dieu. Après tout, les ambitions les plus démesurées sont les meilleures motivations dans la vie.

« En fait, vous sauriez pas où je peux dormir ? C'est la première fois que je viens à Aquaria et je suis comme qui dirait à la rue ?
- Eh bien... il y a une auberge au bout de la rue, à gauche en sortant de la bibliothèque. »

De toutes façons, c'était la seule option que Reno pouvait proposer. Siphel n'apprécierait pas la visite surprise d'un inconnu alors que son amant est rentré en retard. D'ailleurs, il était temps d'y aller.

Reno ramassa les livres empilés sur le bureau et s'attela à les ranger à leur place sur les étagères.


« Vous avez du étudier un bon moment. Ca fait combien de temps que vous êtes arrivé ? »

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Sam 12 Jan - 23:38
L'archiviste s'attela donc à la tâche qui était son du, celle d'aider les gens impolis qui ne rangent pas leurs livres eux-même. On ne peut pourtant pas considérer qu'André Caéli soit quelqu'un d'impoli, mais la pile de livres accumulés étaient véritablement impressionnante et c'est tout naturellement, semble t'il, qu'il obtint de l'aide.

Il s'empara donc d'une demi-douzaine d'ouvrage volumineux, et comme si il était lui même un habitué des lieux, alla les ranger à leurs places exactes, prouvant une fois de plus que la mémoire n'était pas ce qu'il lui faisait défaut. Le jeune ventusien n'avait pourtant pas une mémoire eidétique, de ces mémoires qui enregistre chaque seconde, mais les informations dont il avait besoin, si il les avait déjà entendu, vu ou su, lui revenait naturellement comme des flashes de médium; en fait il était dans cet état de veille constante, de celle qui vous prends quand vous avez appris quelques choses par coeur la veille et que vous n'arrivez plus à ressortir ce que vous aviez appris tout en sachant qu'au moment venu, l'information reviendra. La mémoire chez lui était quelque chose qu'on pourrait qualifier de "culturelle" dans le sens où les informations revenaient donc comme une information culturelle -la date d'une bataille, le nom d'un personnage célèbre-, cet ensemble hétérogène de connaissances avec lequel on vit mais qui n'est pas présent à chaque instant en notre esprit; au contraire, dans l'esprit d'André se trouvait une sorte de vide plein; aucune information ne restait là de manière obsédante, comme la liste de course ou le prochain rendez-vous. Et cette espace libérée permettait une constante activité de son imagination qui elle ne s'arrêtait de fonctionner uniquement lorsqu'il travaillait.

Vous avez du étudier un bon moment. Ca fait combien de temps que vous êtes arrivé ?

En déposant un livre parlant des magies de vent, écrit en langue courante assez mal traduite de la langue ancienne, d'après lui, il répondit

Je suis arrivé ce matin vers neuf heure. J'ai quitté Omnia hier matin et j'ai fait une halte hier soir prêt de la frontière. J'ai pris la première navette ce matin et j'ai donc pu faire l'ouverture.

Bien qu'il soit très honnête, il ne pouvait bien sur pas divulguer son lieu de résidence; cela aurait probablement déclencher des questions ou au moins des suspicions et il n'aimait pas ça. Et puis ce n'était qu'un moitié un mensonge, si il résidait la plupart du temps sur le campus de Mihailov, il possédait une maison familiale importante dans un des quartiers les plus bobo d'Omnia qu'il avait fait construire une fois que l'argent de ses livres avaient commencé à rentrer. Il n'aimait pas Omnia pour autant: les quartiers populaires lui rappelait une enfance de pauvretés et de conflits avec les enfants de son age, les quartiers riches l'oppressaient. Il n'était pas un personnage mondain et ne cherchait pas à le devenir. Et le campus de Mihailov, bien plus calme, plus aéré, moins dense avec des forêts tout autour et une confort de vie plus simple lui convenait beaucoup mieux.

J'irai à l'auberge que vous m'avez conseillé, je reviendrai demain, probablement. Il me faudra du temps pour trouver ce que je cherche, si ça existe.


Une auberge. Caéli n'avait rien contre ni pour, il n'aimait juste pas l'idée de ressortir dans le noir et le froid. Mais si l'endroit était plaisant, et dans une ville comme Aquaria, il le serait surement, le service pas trop révérencieux mais poli et le confort agréable, alors il se plairait en cette endroit. Et d'un geste ferme malgré l'heure tardive, il reposa le dernier livre dans son rayonnage.



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Dim 13 Jan - 12:50
Il allait en avoir pour un moment à ranger tous ces livres. Reno connaissait bien sur l'emplacement exact de chaque ouvrage, donc il n'en aura pas pour trop longtemps. Toutefois, le lecteur eut l'amabilité de l'aider, ce qui l'arrangeait un peu en fait : ça rattrapera le retard qu'il a pris à discuter.

A ce sujet, quelque chose interpella l'archiviste : Andre rangeait les livres à leur emplacement précis, sans hésitation aucune. Il aurait mémorisé les places de chaque ouvrage au moment où il les a pris ? Non, il a du déjà venir ici avant. Ca doit faire un moment qu'il est là. Peut être une semaine ?


« Je suis arrivé ce matin vers neuf heure. J'ai quitté Omnia hier matin et j'ai fait une halte hier soir prêt de la frontière. J'ai pris la première navette ce matin et j'ai donc pu faire l'ouverture. »

Alors il est là depuis ce matin seulement... soit cet homme avait une mémoire incroyable, soit il était déjà venu ici avant... bah, dans le fond peu importe : il ne peut pas accéder à la zone interdite, peu importe le nombre de visite qu'il aurait pu faire. Seul Reno savait où était la clé.

« J'irai à l'auberge que vous m'avez conseillé, je reviendrai demain, probablement. Il me faudra du temps pour trouver ce que je cherche, si ça existe.
- Je serais ravi de vous revoir demain. »

Le dernier livre était rangé, il était maintenant temps de mettre son nouvel ami à la porte pour toute la nuit. La bibliothèque aurait du fermer il y a des heures. Reno s'était quand même fait un rapide tour des lieux pour vérifier s'il n'y a pas eu de vol, dégradation ou délit quelconque (heureusement pas) et ferma donc les portes de la bibliothèque.

« J'ignore si l'auberge vous conviendra : je n'y ai passé qu'une seule nuit et c'était il y a 5 ans en attendant d'acquérir la maison que j'habite aujourd'hui. Je vous aurais bien invité mais de un vous auriez du dormir par terre et de deux mon épouse n'aurait pas apprécié la visite surprise d'un inconnu alors que je suis très en retard. »

Il devait reconnaître que cet homme l'intriguait. Quelles genres de recherches menait-il ? Où a-il acquis une telle mémoire ? Il aimerait bien en savoir plus. Certes, il recherchait juste un moyen de voler par les flammes, mais peut-être avait-il des informations qui pourraient faire progresser SES recheches.

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Dim 20 Jan - 15:56
8 Février 762 - Aquaria

Il fait un temps superbe ce 8 Février 762 sur Aquaria. Un bleu d'azur domine la ville et aucun nuages ne vient tacher de sa masse grisâtre ce monocrome éblouissant que la lueur solaire illumine. C'est une journée vive, dans le sens hivernale du terme. De ces climats sans cumulo-nimbus, de ces froids secs qui transperce les chairs et se grave dans les os des hommes. Le soleil d'hiver, si il rayonne comme un citron auréolé dans une grâce altière, ne chauffe que peu les murs de pierre de cette ville superbe et ne dégèle pas les vitres givrés par une nuit glaciale elle-aussi.

Depuis une heure déjà, les rayons du soleil se sont montré à l'horizon et la vie démarre normalement à Aquaria. Les marchands installent leurs échoppes en se tapant les mains pour les réchauffer alors que le boulanger se brule les siens dans son four à pain. Les prêtres prie Ehol et vacquent eux aussi à leurs occupations; car même dans la foi en Ehol, le clergé constitue à Aquaria une classe sociale extrêmement productive. Et heureusement d'ailleurs...

Sur le parvis de la grande bibliothèque se tient un homme emmitouflé dans un manteau qui semble avoir plusieurs siècles d'avance. Car Aquaria ressemble parfois à un saphir figé dans le temps alors que la mode Ventusienne elle, continue d'avancer à un rythme effréné que la cupidité des hommes accélère. L'homme respire très lentement, propulsant de la fumée par le dehors de sa bouche entrouverte. Il ne bouge presque pas malgré le froid, comme si il essayait de se figer en statut de glace. Son rythme est au ralentit et le froid semble passer sans vraiment réussir à l'atteindre. Il a froid pourtant. Et malgré la sérénité qui se dégage de son attente tranquille, l'impatience et l'agacement le ronge. Et l'absence de café laisse en lui même comme un vide qu'il n'arrive pas à combler. Autant le dire tout de suite, André Caéli était en ce moment en plein manque, un peu à la manière d'un drug addict, même si sa capacité de concentration lui permettait de n'en rien laisser paraitre.

Et puis il y avait des choses à faire aujourd'hui. Pour l'Ornigon, il ne trouverait probablement pas sa réponse ni ici ni aujourd'hui. Pour ce qui est du grimoire, il avait peut être une chance, mais il ne pourrait bien sur pas le ramener. Et le vol était bien sur exclue. Pour ce jeune mage, passionné de livres et écrivain lui-même, une bibliothèque était une chose sacrée et un livre rangé dans un rayonnage ne pouvait à terme jamais qu'y retourner. Dérober un livre, c'était voler un univers entier qui un jour manquera à quelqu'un. C'est priver autrui de la lumière qu'il contient, plonger l'autre dans l'obscurantisme en lui ôtant la seule source de sagesse à laquelle il a clairement accès.

Le livre dont il était en quête se nommait "De la langue ancienne et de son utilisation en magie" écrit par son lointain aïeul, Pierre Caéli. Le livre avait ensuite servie de base d'apprentissage pour sa famille mais a été perdu très longtemps avant ce mois de Février 62. Après avoir explosé la biblithèque de Mihailov et celles de plusieurs magiciens et collectionneurs ventusien, il n'avait pas pu le retrouver. Bien sur le problème de ce grimoire, c'est qu'il contient plusieurs sort de feu de classe A+, très dur à maitriser et il est peu probable qu'un magicien l'ayant trouvé rende cette découverte publique. La bibliothèque d'Aquaria étant un endroit où trainent les livres dangereux, c'est là que André Caéli cherchée. Si toutefois le bibliothécaire finissait par ouvrir le bâtiment de langue ancienne, car pendant ce temps, le technomage était là, dehors, dans le froid.



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Lun 21 Jan - 8:38
La nuit a été courte pour Reno. A peine entré, Siphel l’a contraint à aller au lit. Pas un mot doux, pas une parole douce et, surtout, pas de repas : elle était enceinte et avait ses humeurs. C’était compréhensible, elle a du aller le tirer de sa bibliothèque en pleine nuit. C’est donc docilement qu’il est allé se coucher pour se réveiller 6 heures plus tard, s’en allant après avoir fait la promesse de rentrer à l’heure, cette fois.

Il faisait beau, ce matin… beau mais frais. Le café matinal ne suffisait pas à l’archiviste pour s’immuniser contre la température refroidissante. Son manteau enfilé par-dessus sa robe d’archiviste n’était pas plus efficace. Il frissonnait durant tout le trajet. Cette période de l’année n’était pas des plus agréables. Vivement les périodes chaudes.

Une silhouette familière se tenait sur le seuil de la bibliothèque. Reno fit les grands yeux en le voyant à une heure si matinale. Il était vraiment motivé pour ses recherches. Il ne l’aurait pas averti de la fermeture de la bibliothèque qu’il le verrait surement encore en train d’étudier…


« Eh ben, vous êtes matinal, vous. »

L’archiviste sourit poliment et enfonça la lourde clé en fer forgé dans la serrure. Dans un grincement, la grande porte s’ouvrit et l’univers des livres s’offrit à eux. Reno pénétra à l’intérieur et attendit que l’érudit en fasse de même avant de refermer la porte pour interdire l’accès au froid.

« Si vous avez besoin de quoi que ce soit, vous me trouverez dans mon bureau au fond de la salle. Si la porte est fermée, c’est que je suis dans les rayonnages. Bonne journée. »

Il salua celui qui rêvait de toucher les nuages et s’en alla vers son bureau pour y mettre de l’ordre. Il était bien réveillé aujourd’hui, merci Siphel, et allait devoir rattraper le retard accumulé la veille à cause de sa « petite sieste »… ça lui apprendra.

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Sam 16 Fév - 23:16
Les recherches de Caéli n'avançait pas. Vers midi pourtant, le jeune homme pu se procurer une tasse de café grâce aux services d'une échoppe à proximité de la bibliothèque. A ce moment là, le jeune ventusien n'avait pas encore perdu tout espoir même si la lutte était mal engagée.

Très rapidement après cette pause, André Caéli put se rendre compte que ce qu'il cherchait n'était pas là. Où pas dans ce qu'il était autorisé de voir. La vérité de cette recherche est qu'aucun des livres que le jeune savant avait ouvert ne possédait des sorts capables d'égaler ceux du livre de ces ancêtres. Quand aux ouvrages intéressants, ils semblaient s'arrêter à un certains degrés de complexité magique. Oui, quelque part ailleurs, ici-même, devait se trouver des livres d'un plus haut niveau. Mais il ne pourrait pas y avoir accès.

Quand on y pensait bien, la bibliothèque d'Aquaria était un lieux extraordinaire où le savoir dégoulinait. Une telle somme de connaissance était présente qu'il était presque impossible pour un homme normal de tout mémoriser - l'idée lui vint d'essayer; après tout il avait toujours tout pu apprendre et retenir jusque la, quelque soit la quantité d'informations. Mais bon, il manquait de temps pour ce genre de jeu, à l'évidence.

En réfléchissant à la question, ce livre était probablement à Ventus. Il s'agissait d'un livre de sort très puissant et la nation avait surement cherché à garder ce genre de trésor. Toujours est il que ce livre l'était pas à Mihailov, qui était pourtant l'endroit le plus probable. Peut être chez un riche magicien ventusien ? L'idée lui semblait plausible mais rien ne permettait de le vérifier.

Tout en se livrant à ses élucubrations quelques peu inutiles, il sortit à nouveau pour prendre un café dans sa tasse. Il revint à la bibliothèque et décida d'aller prévenir l'archiviste de son départ. La diligence pour Omnia partait d'ici une petite heure et c'était le temps qu'il lui fallait pour atteindre le lieux dd'où elle partait. C'était un peu dommage de ne pas profiter un peu plus de cet endroit mais son bureau de recherche était plus confortable pour écrire ou essayer de nouvelles formules de runes; l'endroit au moins était agencé pour ne pas bruler l'académie.

Il se dirigea donc vers le bureau de l'archiviste. Le jeune homme lui inspirait une certaine sympathie et que partir sans le prévenir lui semblait impoli. Mais surtout, il voulait lui demander de faire attention si un livre intéressant apparaissait. L'homme était bien placé pour ça; et peut être avait il accès à la partie réservée aux Evêques (ou l'aura t'il).

Il arriva dans le bureau et trouva l'archiviste endormi. Sa nuit avait était surement plus courte que la sienne; lui avait pu loger à coté alors que Reno avait surement du se déplacer; et puis s'occuper de sa femme. Cela dit, dormir au travail n'était pas quelque chose des plus conseillés, surtout dans une bibliothèque.

Comme du papier et un crayon était à coté de l'homme qui dormait, le technomage voulut laisser un mot poli pour signaler son départ et sa requête. En s'approchant du bureau, il percuta une pile de livres avec son pied qui lui fit perdre l'équilibre. Son poids l'emporta vers l'avant et il lança ses mains devant lui pour retenir sa chute. La tasse de café roula sur le bureau et le liquide noir atteignit l'archiviste de plein front.










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Dim 17 Fév - 19:27
La pile de travail avait fondu à vue d'oeil devant la suractivité de Reno pour rattraper son retard. Il bougeait sans arrêt, rangeant les livres à leur place et archivant les documents sur ses étagères. Il ne fit aucune pause, pas même pour manger. Pourquoi faire une pause ? Il était compétente et il avait du travail en retard ! Pas question de le laisser se cumuler au travail d'aujourd'hui. Il allait faire le double de son quota aujourd'hui et reprendra un rythme normal demain !



Il s'enfonçait dans cette sombre forêt. Une forêt glauque où il faisait froid. Il s'était pourtant vêtu d'une épaisse peau d'animal mais rien à faire : c'était comme si la peau elle-même était composée de foid et lui gelait les entrailles.

Comment était-il arrivé là ? Il ne savait pas, mais il savait qu'une chose importante était en ces lieux. Une chose qui lui apporterait lumière et chaleur, le fruit de longues années de recherche. Elle était là, quelque part, cette chose. Au cœur de la forêt sans doute.

C'est alors que, dans un grand vacarme, une gigantesque créature composée de feuilles de papier pliées, un monstre d'origami pourvue d'ailes et de 4 pattes, 5 mètres au garrot. Une tête reptiliennes et une queue hérissée de piques. Reno recula puis toisa la créature. Ce n'était que du papier, non ? Il n'avait qu'à le brûler. Reno tendit la main vers la créature et psalmodia.


« Que la source de l'astre solaire sème la destruction selon ma volonté. »

... rien... la boule de feu ne se forma pas, la magie ne parcourait même pas ses veines. C'est comme si quelque chose le privait de son pouvoir, le coupait de sa source de magie pour faire de lui un simple homme.

« Qu'est ce que ça veux dire ? »

La grande créature ouvrit alors sa gueule béante et, du fond de sa gorge, une gigantesque boule de feu prit forme . Reno eut tout juste le temps de comprendre le danger avant que les flammes ne se jettent sur lui. Il eut beau faire un bond sur le côté pour tenter d'y échapper, les flammes le frappèrente.



Sous le coup de la brûlure, Reno se leva en se tenant le visage. Bordel, ça faisait mal ! Ca brûlait ! Sa peau fondait ! Il cria de douleur, titubant contre le mur... c'était brulant, mais pas autant que devraient l'être des flammes. Une fois la douleur passée, il regarda autour de lui. L'érudit était par terre et il y avait sur sa table une tasse roulant, ayant rependu du...


« CAFÉ ! »

Ni une ni deux, il éloigna le plus de document possible de la tâche puis éponga le maudit liquide. Trop tard, toutefois, une partie des écrits étaient imbibé de ce foutu liquide amer qui fit baver l'encre à la rendre presque illisible. Par chance, il s'agissait surtout de brouillon facilement réinscriptible... mais quand même du travail.

Reno leva un regard furieux vers l'homme.


« Vous pourriez faire attention ! Il y avait des ouvrages parmi les papiers sur le bureau ! »

Un soupir et il sortit des feuilles neuves afin de se préparer à tout recopier.

« Vous aviez besoin de quelque chose ? »

Il était encore en service, il fallait bien qu'il s'occupe de lui.

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Lun 18 Fév - 23:47
Le jeune technomage tomba à la renverse. Il lâcha par réflexe sa boisson et jeta en avant ses mains pour se retenir entre le bureau et une pile de livre. La pile tint bon, le bureau aussi, et André Caéli pu se rétablir. La tasse de café, elle, à la manière d'une balle de rugby, flotta quelques centimètres avec une trajectoire courbée et renversa sa sombre liqueur sur le dormeur.

Il se releva et contempla la scène irréaliste de l'archiviste brulé. Celui ci avait poussé un hurlé et était tombé à la renverse contre le mur. Puis s'était relevé et avait regardé de dépit son bureau. Sur son visage trainait de-ci de-là des perles de cafés et ses joues, son front, et finalement la majeure partie de son visage était devenu rouge.

Pourtant ignorant la douleur, il se jeta sur ses papiers et essaya de sauver ce qui devait être son travail. Certains purent visiblement être sauvé, mais un ou deux furent imprégnés de café. En cette instant, Caéli regretta très sincèrement de ne pas avoir d'affinité eaux et un sort capable de sauver ces brouillons qui semblaient être aussi important à Réno, bien que le ventusien ne comprenait pas trop pourquoi.

« Vous pourriez faire attention ! Il y avait des ouvrages parmi les papiers sur le bureau ! »

Caéli se sentit très embêté à ce moment la. Un peu de rouge monta sur ses lèvres et en toute sincérité, il ne savait plus du tout où se mettre. L'idée d'avoir heurté quelqu'un, même sans le vouloir, le dérangeait; lui même c'était brulé régulièrement avec son café si bien que ses mains n'en ressentaient plus la morsure. Mais cela lui avait permis de comprendre qu'au visage, la brûlure du café devait être une douleur aussi brève qu'insupportable, même, surtout pour un réveil.

Pourtant dans son esprit, quelque chose apparut. Il le vit, où plutôt le pressentit dans sa tête, si bien que quand l'alchimiste demanda

« Vous aviez besoin de quelque chose ? »


le jeune homme avait déjà la tête bien ailleurs. L'incident et la honte bute avait été oublié. En effet, dans les papiers qui trainaient devant lui, il avait pu repéré la phrase:

Que la source de l'astre solaire sème la destruction selon ma volonté

ecrite en langue ancienne au dessus d'un texte en langue courante. Or cette phrase était pour lui pleine de fautes. Sans penser à s'excuser, totalement absorber par la phrase en langue ancienne, il ignora la question de son interlocuteur et décida de corriger l'erreur.

"Il y a une erreur dans votre formule en langue ancienne."

Il enchaina sans laisser au mage le temps de réagir, prenant la feuille sur le bureau et une plume qu'il trempa dans l'encrier.

"Que la source de l'astre solaire sème la destruction selon ma volonté. Tout d'abord solaire... vous ne devriez pas utiliser Sol mais Solis. Il s'agit de l'astre qui est solaire, c'est donc un génitif. Et si je peux me permettre, ce n'est pas Astra mais Astri, c'est aussi du génitif. Et vous devriez utiliser les termes de Corpi Caelistis, cela vous rapprochera de la signification et augmentera la puissance de votre sort."



//

Je m'excuse auprès des latinistes si j'ai raconté des bétises. J'espère pas mais mes cours de latin remonte à très loin, et j'ai jamais été brillant dans cette matière de toute façon.



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Mar 19 Fév - 20:35
Ses recherches... ses études sur l'amélioration de ses sorts par l'usage de l'ancienne langue... détruit, ou presque. Il fallait qu'il retranscrive tout au plus vite avant que l'encre ne bave trop ! N'attendant même pas que le ventusien réponde à sa question, il se remit au travail. L'homme interrompit toutefois bien vite son travail, mais pas pour lui dire ce qu'il voulait...

« Il y a une erreur dans votre formule en langue ancienne. »

Reno releva alors les yeux sur le Ventusien qui s'expliqua devant son air interrogateur emplie d'intérêt soudain.

« Que la source de l'astre solaire sème la destruction selon ma volonté. Tout d'abord solaire... vous ne devriez pas utiliser Sol mais Solis. Il s'agit de l'astre qui est solaire, c'est donc un génitif. Et si je peux me permettre, ce n'est pas Astra mais Astri, c'est aussi du génitif. Et vous devriez utiliser les termes de Corpi Caelistis, cela vous rapprochera de la signification et augmentera la puissance de votre sort. »

Oh ? Vraiment ? Il nota les modifications afin de préparer la phrase et, celle-ci corrigée, il se leva et pointa son bras vers un mur légèrement noirci. Il sentait le flux magique circuler en lui alors qu'il récitait l'incantation et ce fut une grosse boule de feu qui fut projetée de sa main contre le mur, roussissant les meubles pourtant bien écarté.

« Incroyable... »

La boule avait au moins doublé de volume par rapport à sa jumelle de base. Cet homme a probablement épargné à l'archiviste des années de recherche pour parvenir à un tel résultat.

« Eh ben, merci beaucoup. J'ai pas encore de bonnes connaissances de l'ancienne langue, je suis encore en train d'apprendre. »

Il épousseta un peu la suie sur le mur et déplaça un meuble pour le remettre à sa place et masquer les traces.

« Enfin, j'imagine que vous n'étiez pas venu me donner des leçons. Vous aviez besoin de quelque chose ? »

Toute sa colère pour la destruction de ses recherches s'était envolée en voyant la gigantesque boule de feu. Et il fallait bien qu'il fasse son boulot, non ? Donc aider cet homme qui a pris la peine de venir jusqu'à son bureau où il... dormait ? Merde, pourtant il s'est reposé cette nuit... il faut qu'il reste éveillé pour rentrer, sinon Siphel lui fera sa fête.

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Mar 19 Fév - 22:40
L'archiviste ne semblait plus être intéressé par les tâches de cafés sur les papiers brouillons. En effet, le jeune technomage se rendit vite compte que l'homme l'écoutait attentivement alors qu'il corrigeait la formule. Il lui tendit la feuille nonchalamment et Reno testa la formule. Alors une boule de feu d'une taille correcte s'échappa de la pomme de sa main et traversa la salle.

Le magicien pourtant ne put s'empêcher de reculer. L'endroit était exigu et une boule de feu d'une puissance élevée aurait surement mis le feu à la pièce. Heureusement, pensa le technomage, la qualité de mana de l'archiviste devait être piètre car la boule de feu, d'une taille moyenne, se dirigea vers le mur et explosa. Une vague de chaleur frappa les deux magiciens aux visages mais ceux ci, tout deux pratiquants de la magie de feu, était habitué à ce genre d'effet et ne bronchèrent pas.

C'était au moins une bonne chose de faite pour cet homme qui venait d'améliorer sa formule, pensa le technomage. L'idée d'avoir aidé un Aquarien ne le choquait pas; il n'avait pas vraiment fait exprès et avait corrigé l'erreur machinalement. A posteriori, c'était plutôt une bonne chose... la seule chose qui perturbait vraiment André Caéli était qu'aucun évêque n'était jusque là venu aider l'archiviste avec ses formules.

« Eh ben, merci beaucoup. J'ai pas encore de bonnes connaissances de l'ancienne langue, je suis encore en train d'apprendre. »

Ce n'était pas grand chose en soit; le niveau de l'archiviste en langue ancienne semblait être dans la moyenne aquarianne; rien d'exceptionnelle mais correcte donc. Un ventusien de talent comme lui était bien sur au-dessus de ce niveau et l'espace de quelques secondes, il se posa des questions sur le niveau de langue ancienne des membres du clergé. Toujours est il que peu des siens sont capables de donner des leçon de langue ancienne et qu'il venait de trahir en partie sa couverture de Mihailovien. Ce n'était pas véritablement important bien sur, mais la prestigieuse université avait dépassé depuis longtemps le cadre de l'éducation pour devenir un regroupement d'élite; il s'agissait pour la nation d'un pilier de puissance. Et de ce fait, l'appartenance à cette institution était quelque chose qu'André Caéli préférée garder secret quand il était à l'étranger.

"Enfin, j'imagine que vous n'étiez pas venu me donner des leçons. Vous aviez besoin de quelque chose ? "

"
- Et bien je venais vous dire au revoir, car je dois m'en aller. J'avais aussi une requête à vous adresser. Si vous voyez un livre avec le nom de Caéli dessus, pourriez-vous me prévenir ? Voici mon adresse"

Et il sortit de sa poche un petit bout de papier sur lequel se trouvait écrite son adresse à Omnia 4 rue du Champ-Fleuri.



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Jeu 21 Fév - 7:02
Reno avait volontairement et précautionneusement évité d’insuffler trop de mana dans son sort. Il n'aurait tout de mê!e pas fallu que l'explosion embrase la pièce entière, ça aurait été complètement idiot et il aurait eu de graves problème pour ça, genre être envoyé en prison pour pyromanie et destruction de biens publics.

Reno ne manqua toutefois pas de constater que le jeune érudit à ses côtés n'avait pas bronché lors de l'explosion, signe qu'il était parfaitement habitué aux vagues de chaleur soudaine. Il n'y avait que les habitants d'Ignis pour être si peu gêné. Un compatriote ? Ou bien une simple personne qui a déjà vu des explosions pire que celle-là ? Mystère, mais peu importait : il lui avait té d'une grande aide quoi qu'il en soit et ce quelque soit sa nationalité et sa patrie de naissance. Il était tout de même curieux de savoir où il a appris la langue ancienne. Il devrait peut être lui demandé et voir s'il était possible d'obtenir de cours par correspondance... quoi qu'il n'avait pas vraiment de temps devant lui.


« [color=blue]Et bien je venais vous dire au revoir, car je dois m'en aller. J'avais aussi une requête à vous adresser. Si vous voyez un livre avec le nom de Caéli dessus, pourriez-vous me prévenir ? Voici mon adresse[/i] »

Oh ? Il partait déjà ? Mais quelle heure était-il ? L'archiviste jeta un coup d'oeil dehors pour voir la position du soleil... ah oui quand même, l'heure de fermeture avait pas mal avancé. Reno réprima un soupir et prit le papier sur lequel était inscrit l'adresse du jeune homme.

« Omnia... Vous nous venez donc de Ventus ? J'y suis allé pour mes études, il fut un temps. Ca me rappelle des souvenirs. »

Il se remémora ces longues journées d'études en compagnie de Siphel dans une de ces académies publiques. Ils ont eu bien du mal à trouver l'argent pour subvenir à leurs besoins tout en gardant un niveau scolaire plus qu'acceptable, mais ils y sont parvenu, bon gré mal gré. C'était le bon vieux temps...

« Un livre portant le nom de Caéli, donc ? Eh bien je vous préviendrais dès que j'aurais un tel livre devant les yeux. »

Il ne se souvenait pas avoir vu un tel ouvrage dans la bibliothèque, mais vu le nombre de livre se trouvant dans la partie publique, Reno était loin de les avoir déjà tous vu. Qui plus est, Il n'était pas non plus impossible que ce bouquin se trouve dans la zone interdite, auquel cas le pauvre allait avoir bien du mal à se le procurer sans le soutiens d'un prêtre... bon courage, mon ami.

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Lun 25 Fév - 16:57
Le jeune technomage pris congé le plus rapidement possible une fois sa requête effectuée. Pour deux raisons: la première, c'est que la diligence n'allait pas tardé à partir et il lui fallait l'attraper pour ne pas être bloqué à Aquaria; la deuxième était que Réno avait évoqué des études à Ventus, et que pour des raisons évidentes de discretions Miahiloviennes, il préférait évité d'aborder le sujet.

"Et bien monsieur l'archiviste, je vous remercie pour votre aide. Bonne continuation"

Il fit tranquillement volte face et traversa la salle pour rejoindre la diligence. En partant, il put sentir une dernière fois l'air embaumé de l'odeur du papier jauni. Il sentit dans cette senteur le parfum de la sagesse des livres, de ce savoir centenaires accumulés et l'idée qu'il était lui-même une sorte de livres, avec sa surprenante mémoire eidétique, le fit sourire. Il quoiqu'on en dise, cette pensée était un peu orgueilleuse mais comme le disait un professeur de Ventus: quand on est à Mihailov, on se doit de l'être. L'idée ne lui plaisait guerre et il préférait soustraire à ce terme celui de fierté. C'était le faible des hommes que de penser être plus que ce qu'ils sont, d'être orgueilleux et lui même n'échappait pas à la règle.

Le trajet fut détestable; la route fatiguante. Les auberges et les journées se succédèrent. Lentement. Trop lentement pour le jeune technomage qui échappait peu à peu au froid Aquarien pour descendre sur le climat plus doux et tempéré, malgré l'hivers, d'Omnia. Il avait entendu parlé d'Isabeau dont il voulait absolument voir le spectacle et à son plus grand contentement, aucun retard ne vint ternir se voyage déjà bien assez long.

En chemin il se mit à écrire:

La chute semblait durer des heures. Il tombait dans ce qui était un blizzard impitoyable et le froid ankylosant son corps, il se mit à penser qu'au moins il ne souffrirait pas quand son corps, comme un verre qu'un soiffard bouscule, se brisera en milles morceaux d'os écarlate sur le sol. Le sol. Malgré le blizzard, il put le voir en bas. C'était un parterre de marbre blanc d'une grande beauté, de ceux qu'on voyait dans les chateaux. Il reconnut le sol du chateau d'Anoy, voisin de Tinténiac, où son oncle habitait.

Il se revit lui même jouant sur le sol avec Anne. Qu'était elle donc devenu, cette charmante enfant de l'ouest dont le rire envoutait tout le château. Son oncle l'avait adopté alors qu'elle n'était qu'un bébé braillant dans un orphelinat, et lui avait offert le titre de duchesse. Ils avaient grandi ensemble, jouant dans les même bac à sable et les même jardins tandis que leurs parents se rencontraient à intervalle régulier pour décidait de l'avenir du royaume. Pour décider de l'avenir qui venait de se réaliser. Pour décider de sa mort.

Ils s'étaient cachés dans les même verger, se courant après, riant et chantant; deux beaux adolescents aimants et aimés que le bonheur avait su bénire. Que la souffrance avait encore épargné. Préservé dans l'ignorance d'une douleur qu'il connaîtrait bientôt.

Il se nommait Aloysius et venait souvent au chateau de ses parents. Lui même adolescent encore ne comprenaient guerre ce qu'il marmonnait. Enfant il rêvait de cet homme dans ces cauchemars. Et c'est de lui qu'était venu la terrible chute de sa famille. Le roi les avait convaincu de traitrise, un sortilège noir avait enfermé le château. Il était rentré seul et avait tué ses parents en levant ses bras d'où sortaient des éclairs. Alix, lui apprenait la magie et contrant un éclair dans la pomme de ses mains, la renvoya vers l'inconnu. Son sceau c'était mis à le bruler et une lueur malsaine apparut dans ses yeux. Alors il vit.

Il vit la magie qui est dans toute chose. La mana présente dans la nature; celle de la vie dans la faune et la flore qui permet à ses êtres de ce mouvoir. Celle dans le vent qui souffle léger sur ses cheveux de pailles. Celle dans les choses muettes, les minéraux. Enfin celle dans ce que l'homme fabrique, en fonction de l'amour et de la beauté de la création. Attirant ce mana dans le coeur de ces mains, il attaqua violemment le magicien qui fut surpris par ce qui lui semblait être une utilisation impossible de la magie que la nature contient.

Leur combat dès lors se fit terrible et une puissance magique inégalés se mit à frapper les vagues de pierres. Il voulut mais ne put faire autrement que s'incliner à la fin. Et quand un éclair de mana sombre le toucha, il se mit à tomber dans le brouillard.

Et il était là en train de tomber. Etait ce une illusion ou allait il vraiment mourir tuer dans une chute à cause de ce sort ? Il ne le savait pas mais une panique commença à le prendre. Elle montait en lui, cette irrésistible angoisse, et il se mit à trembler.

Puis il ouvrit les yeux.

Son bras se détendit et se posèrent sur les hances d'Anne. Sa jeune amante était là, et il se serra contre elle pour ne pas trembler. La nuit d'été était tombé sur le verger et l'adolescent d'une quinzaine d'année commençait à sentir le froid sur son corps nu. La jeune fille bougea à peine; elle dormait. Paisiblement. Du sommeil de l'innocence; et Alix ne put que se dire en lui même que c'était effectivement l'innocence de l'amour, qu'exacerbe la pureté du désir, à moins que ce ne soit l'inverse, qui les avaient conduit dans ce lit de verdure.

Pourtant demain il ne se réveillerait pas innocent. Cela n'avait pas de rapport avec cet abandon de soit auxquels ils s'étaient livrés, tout deux pour la première fois, il y a quelques heures. Cela venait du rêve. Et alors que le ciel estival les couvait, illuminés de milles étoiles scintillantes, il su qu'en ce même moment, de lourds nuages se chargeaient et ne tarderaient pas.


Il mit un point à son texte, en pensant écrire la suite bientôt. Et sortit de cette diligence pour se rendre avec diligence, justement, au cabaret de tout les vices.





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Un savant dans le noir - [Reno,...]
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