La Magie



 

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La Magie

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Mer 10 Aoû - 16:15
  
 
Faits et théories

 
Mana

 
Cette énergie est la base même de la vie, c'est « l'impulsion, le murmure que Dieu insuffla à la vie » selon les préceptes de l'Eglise. Omniprésent, le mana court en toutes choses appartenant à la Création, sans lui, la vie n'existe pas, et même où elle n'existe pas, il demeure présent. Tout ce qui est matériel est constitué de mana. Techniquement le mana est assez semblable au sang humain, c'est un flux qui se répand dans toutes choses, animées ou non, artificielles ou naturelles, l'énergie vitale, l'origine et la fin de tout.
Chaque mana a ce qu'on appelle une affinité, l'eau, la terre, le vent ou le feu. On retrouve dans la nature, des flux souvent liés à plusieurs voire à tous les éléments (un arbre est lié à la fois à la terre et à l'eau, tandis qu'une arme est lié aux quatre éléments dans la plupart des cas), les êtres humains ont quant à eux un mana particulier, qui est lié à un seul élément.
Bien qu'étant l'énergie universelle, le mana est aussi profondément unique. Il varie légèrement d'une personne et d'un lieu à l'autre, il existe des zones plus riches en mana et d'autres plus pauvres, comme il existe des personnes détenant plus ou moins de mana. L'espèce humaine possède un mana si particulier que même deux vrais jumeaux ne possèderont pas la même 'signature' d'énergie.
Energie de la vie, elle se renouvelle en permanence. La nature régénère au fil des jours, des mois ou des années les zones appauvries en mana, de la même manière, les magiciens récupèrent le mana qu'ils ont perdu de manière naturelle, en dormant, en mangeant, peut-être simplement, en vivant. Ce phénomène fait partie des grands mystères de l'univers, nous montrant à quel point la nature est bien faite.

 
 
Magiciens

 
La magie se définit dans la plupart des livres scolaires comme la capacité à « modifier le flux de la matière » c'est un don héréditaire, qui se manifeste différemment suivant le sexe de l'enfant et son héritage biologique. La magie est majoritairement utilisée pour le combat, on estime qu'un peu plus d'un quart de la population mondiale détient cette capacité.
Même si la magie provient d'une particularité génétique, elle nécessite d'être enseignée et entraînée, un magicien ne peut de base utiliser aucune magie de lui-même.
La magie se base sur les éléments de la nature, elle consiste à créer des phénomènes en convertissant le mana. Un magicien utilise donc le mana qui court dans son corps et l'expulse pour créer un sort, cela requiert beaucoup d'entrainement et de concentration. Le mana expulsé prend alors la forme que lui donnent les incantations, dans les stricts limites de l'affinité qui détermine l'élément de contrôle du magicien. Un magicien lié à l'eau ne pourra utiliser que la magie de l'eau, un magicien lié au vent la magie du vent etc...
L'affinité de feu est la plus répandue parmi les magiciens, le vent et la terre sont plus rares et l'eau est une affinité rarissime. A cela il convient de préciser deux points: en premier le caractère héréditaire de l'affinité humaine, un enfant héritant toujours de l'affinité de l'un de ses parents, ensuite l'étrange alchimie qui s'opère entre certaines affinités et le sexe d'un nouveau né. Il semblerait en effet que l'affinité eau soit majoritairement portée par la gente féminine et l'affinité feu par la gente masculine.

Parmi les différentes nations, Aquaria est réputée pour détenir les plus puissants magiciens, la nation de Ventus arrive juste derrière, puis la nation de Terra. Les mages d'Ignis sont très peu nombreux, mais les meilleurs sont extrêmement puissants.
Notons qu'un enfant de magicien ne naît pas nécessairement magicien, et peut naître humain. Toutefois, l'inverse est impossible.


 
Catalyseurs

Pour activer une magie, un magicien a besoin de deux pré-requis, que l'on nomme couramment des catalyseurs. Ce sont des « portes » permettant au mana du magicien de se matérialiser à l'air libre et de prendre forme.
La première porte permet d'extraire l'énergie du corps, c'est ce qu'on appelle le sceau , c'est un symbole magique implanté par un autre magicien – généralement un parent à son enfant – qui attire et rejette le mana de l'intérieur vers l'extérieur, son activation se fait par la volonté de l'utilisateur. Puisqu'un magicien ne peut utiliser que son propre mana - le mana possédant une signature unique d'un individu à l'autre - s'il ne peut pas l'extérioriser, il ne peut faire de magie, ou il devrait créer des sorts à l'intérieur de son corps, ce qui signerait sa mort immédiate et sans préavis.  
Techniquement, un sceau est une concentration de mana gravé dans le corps même, dont la tâche est de rassembler les différents flux de mana parcourant le corps en un seul point, pour pouvoir les extérioriser. D'aucun pensent que la position du sceau au sein du corps et sa taille influent sur sa puissance, aucune théorie ne l'a à ce jour confirmé.
Procédure complexe, l'implantation du sceau modifie définitivement la nature du porteur, qui ne pourra par la suite plus récupérer son corps d'origine (les flux magiques étant définitivement dérivés de leur circuit originel). Une telle implantation se fait généralement sur un magicien à son jeune âge, car plus le corps s'est habitué à son circuit de mana, plus la souffrance ressentie lors de l'implantation du sceau sera grande, comme une chirurgie non 'anesthésiée'. Si l'implantation d'un sceau échoue avant d'être terminée, le porteur mourra. Personne n'a aujourd'hui pu déterminer pourquoi les magiciens étaient prédisposés à utiliser un tel sceau et les humains non, l'on a toutefois constaté qu'à leur naissance, les flux de mana n'étaient pas positionnés de manière similaire.
Il est possible par un sort basique de déterminer si un héritier est humain ou magicien,avant de lui apposer un sceau.
Chaque sceau est différent des autres et indique généralement à quelle famille un magicien appartient, pour peu que ses ancêtres aient été des magiciens connus.  

Mais tout seul, ce catalyseur ne sert à rien de plus qu'à expulser de l'énergie magique hors du corps; pour lancer un sort, le magicien a besoin d'activer la « deuxième porte »: les incantations. Les formules magiques permettent de donner une forme au mana, elles sont différentes pour chaque magie et généralement enseignées (il n'y a qu'un nombre restreint de mages capables de créer leurs propres formules). Les magies basiques et intermédiaires existent dans toutes les langues actuelles, mais les magies de niveau supérieur dépendent uniquement de la langue ancienne (la langue de la religion, les prêtres d'Ehol sont réputés pour être les plus puissants lanceurs de sorts pour leur maitrise parfaite de cette langue).  Un sort prononcé en langue ancienne détiendra toujours plus de pouvoir qu'un sort psalmodié en langue commune.


 
La nature des incantations

Comment des mots peuvent-ils créer des sorts ? Tous les magiciens, non, toutes les personnes sensées se sont un jour posées cette question. La réponse est simple: parce qu'ils ont un pouvoir propre. C'est en tout cas l'explication donnée par les magiciens et les sages. Le principe est assez abstrait, mais prononcer un mot fait plus que créer des ondes sonores qui se diffusent, chaque mot est l'incarnation d'un concept et suffit à donner une réalité à quelque chose d'inexistant. Leur influence sur la matière est nulle, mais ils peuvent clairement donner une existence à quelque chose qui n'existait pas. La «  justice » par exemple, n'est clairement qu'une notion créée de toute pièces par les hommes, pourtant elle a obtenu une existence propre suite à cela, elle est même un sentiment déclencheur d'une des Vraie Magie. Quelle différence peut-il donc y avoir à prononcer « Bella bella lilili » et « Lève toi feu destructeur » ? Simplement le fait que Bella et lilili n'ont d'existence que dans l'esprit du magicien qui parle, alors que le feu et la destruction sont des images commune à toute l'humanité. En soi, lancer un sort dans une langue inventée avec des mots inexistant serait possible, mais le sort en question ne prendrait guère de forme et l'incantation serait inefficace.
Autre mystère, le fait que la langue ancienne soit plus efficace que la langue courante. L'explication est toute simple, et tient du fait que la langue commune a traduit les concepts de la langue ancienne, elle même les ayant traduit d'un autre langage. Comme une feuille photocopiée à l'infini perd en qualité, les mots traduits perdent peu à peu de leur sens. Dicter une incantation en langue ancienne est donc toujours plus efficace car plus proche du sens réel – et donc des concepts eux-mêmes.

Apprentissage magique

 
Outre l'apprentissage linguistique nécessaire à lancer un sort, maitriser un sort passe par différentes étapes. Il faut bien entendu mémoriser l'incantation liée au sort en premier lieu, ce qui est un pré-requis indispensable. Toute petite erreur de prononciation ou d'écriture rendrait le sort inefficace, dans le meilleur des cas, rien ne se passerait, et dans le pire, une réaction de rejet pourrait provenir du mana externe, le rendant incontrôlable. Ce genre de cas est toutefois rarissime. Un sort doit aussi être lancé avec une certaine quantité de mana, si le mana est insuffisant, le sort ne se créera pas, s'il est excédant, cela n'a a priori aucune conséquence directe sur la nature du sort, et ne fait qu'amplifier ses effets.
L'apprentissage de la magie, qu'il se fasse par lecture ou par transmission orale, passe donc à la fois par la maitrise théorique du sort (phrasé, répartition du mana, effets attendus...) mais aussi par énormément de pratique (la maitrise de son propre mana à l'extérieur du corps restant une tâche difficile pour un jeune magicien). De plus, les incantations ayant pour but de donner une forme au mana, le magicien doit avoir conscience, lorsqu'il psalmodie un sort, des effets que ses incantations auront. C'est lui qui, à travers les mots, donne une forme, une impulsion à son mana, et une erreur de concentration peut bien faire échouer un sort.

La rapidité d'apprentissage d'un sort dépend du potentiel du magicien, on estime toutefois qu'un sort de soutien est plus compliqué à maitriser qu'un sort offensif, et que la magie supérieure nécessite, de part l'éloignement linguistique, bien plus de temps pour sa maitrise.

Livres de magie

 
La magie prend forme à travers des incantations, apprendre ces chants est le pilier de l'éducation des magiciens. Il est évident que la magie est une arme puissante, voilà pourquoi, même si les livres de magie basiques sont répandus à travers le monde, les livres contenant les sorts les plus puissants sont gardés jalousement par des nations ou divers groupes. Certains individus brûlent même un livre de magie après en avoir appris la formule, pour éviter que d'autres n'apprennent le même sort, ce qui est pourtant strictement interdit.
Comme on pourrait s'y attendre, c'est Aquaria qui détient la plus grande réserve de livres incantatoires du continent, la quasi-intégralité des tomes de magie supérieure et quelques tomes anciens. La consultation de ces ouvrages est réservée uniquement aux hommes saints, cependant.
Terra et Ventus ont tous deux une proportion semblable de livres de magie, à la différence qu'en Terra ils sont réservés pour le système éducatif et militaire, alors qu'à Ventus leur commerce est chose courante (ce sont généralement les membres de la haute aristocratie qui les possèdent, l'université Mihailov détient un très grand nombre de tomes rares, même absents d'Aquaria).
A Ignis, tous les livres de magie de l'ancien empire ont été brûlés, et il ne reste aucun ouvrage de magie en langue ancienne – en détenir un est de toutes manière formellement interdit – les soldats doivent donc se contenter d'apprendre un éventail de sorts restreint jusqu'au niveau intermédiaire.
La consultation d'un livre n'est pas obligatoire à l'apprentissage d'une formule, un magicien peut aussi bien l'apprendre oralement, mais cet usage est tout de même moins répandu, car plus difficile (certains professeurs font cependant preuve d'une grande habileté).

Si les livres de magie de bas niveau peuvent contenir plusieurs sorts, les tomes de magie intermédiaire, et d'autant plus les tomes de magie supérieure, ne contiennent généralement que les informations relatives au lancement d'un seul sort. L'apprentissage d'un sort ne passe pas que par la récitation, mais aussi un ensemble complexe de théories et une très grande pratique, ce qui explique que même les plus hauts magiciens ne parviennent que rarement à maitriser plus de dix sorts.






"J'effacerai toutes les tragédies de ce monde."

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Mer 10 Aoû - 16:21
  
Applications magiques

Vraie magie

Contrairement à la magie utilisée par les magiciens, cette magie ne provient pas du mana interne mais externe, elle est donc bien plus intense et puissante, ainsi que presque inépuisable. C'est non pas l'énergie du magicien, mais celle de tous les êtres vivants, et de la planète elle-même qui est consumée. En terme de puissance seuls les sorts de magie ancienne ou du temps de l'âge obscur seraient capables de 'rivaliser'. La vraie magie ne s'est manifestée qu'une fois dans l'histoire, lors de l'apparition d'Ehol, et n'a jamais concerné plus de cinq personnes. Dans les faits, cette magie est un contrôle parfait de l'élément concerné et, par ce biais, de la nature elle-même. Geler l'eau pour contrôler la glace, crée la foudre par la friction du vent, la gravitation par l'énergie terrestre... l'étendue de la vraie magie est presque illimitée. Les magiciens manipulant leur propre mana ne peuvent espérer rivaliser avec une entité maitrisant toutes les formes de mana liées à un élément, comme une bougie ne pourrait jamais consumer le soleil. De manière évidente, les chances de victoire d'un mage sur l'émissaire de son élément sont absolument nulles, sa propre magie se retrouvant alors retournée contre lui.

La Vraie Magie s'est selon l'Eglise manifestée chez des humains et non des magiciens, l'essentiel des théories actuelles de Ventus assimilent toutefois les Emissaires à un groupe de hauts-mages de l'âge obscur.
Il est à noter que chacun des éléments possède sa propre « affinité », qui n'est pas un élément, mais une émotion, plus elle est sollicitée, plus effrayant sera le pouvoir déployé. L'eau est liée à l'altruisme, à la souffrance et au don, le feu à la colère et la passion, la terre à l'honneur et au sacrifice et enfin le vent à la justice et à la l'introspection. Les magiciens n'ont pas de moyen d'influencer ces affinités-là, mais certains astrologues et croyants affirment que l'affinité élémentaire d'un magicien permet de cerner son caractère.


Surcharge

Les sorts sont le produit de la transformation du mana en phénomène à l'aide d'incantations. Afin d'exécuter parfaitement un sort, il faut énormément de pratique ainsi qu'une quantité de mana donnée. Les mages détenant une réserve magique faible, peu importe leur talent par ailleurs, n'auront pour certains jamais la possibilité de lancer des sorts de haut niveau pour cette raison.
Le mana étant une ressource par trop précieuse, les magiciens s'entrainent afin de gaspiller le moins de mana possible dans le lancement de leurs sorts, toutefois, il existe certaines exceptions à cette règle: des êtres possédant une réserve et une qualité de mana si élevée qu'ils ne prennent parfois même pas conscience qu'ils ont utilisé de leur énergie pour lancer un sort. La famille royale d'Ignis en est un parfait exemple, et ces derniers ont développé une technique nommée "surcharge", qui consiste non plus à chercher le meilleur dosage pour lancer le sort avec un coût en mana minimal, mais au contraire à pousser le potentiel du sort à son maximum en utilisant tout le mana qu'il peut supporter, afin de multiplier ses effets. En surchargeant ainsi leurs sorts, les héritiers d'Ignis tirent le meilleur parti de leur réserve magique abyssale; les sorts surchargés perdent parfois en équilibre et s'y accommoder nécessite un certain entrainement, mais leur puissance est telle qu'ils peuvent dépasser des sorts équivalents en langue ancienne, ou des sorts de rangs supérieurs.
Le coût en mana de cette technique - et certains magiciens vous diront "son barbarisme" - font qu'elle est pour ainsi dire inexistante hors des palais du pays du feu.


Les familiers

Au delà de la magie élémentaire, il existe un système magique indépendant de toute affinité: le pacte. Cette forme de contrat magique permet de lier un magicien à une autre créature dans une relation de réciprocité, afin de faire de celle-ci son compagnon. Le système de pacte est extrêmement répandu et connu pour la création de « familiers ». Issu d'un sort d'allégeance particulier, ce sort utilise les affinités pour lier de force deux êtres, sous la présente d'un « maitre » et d'un « servant ».
Deux applications sont ici possibles, la première, utilisée par certains magiciens, est de faire d'un animal son familier, les animaux possédant généralement plusieurs affinités, les magiciens arrivent aisément à se lier à plusieurs d'entre eux. Un animal qui devient le familier d'un mage reçoit en permanence une partie de son mana qui leur permet de se localiser mutuellement, et offre au maitre la possibilité de commander à son familier sans l'usage du geste ou de la parole. Les familiers sont habituellement utilisés en guise de compagnie, certains magiciens les élèvent toutefois pour le combat, en particulier ceux qui n'ont aucun pactisant.
La seconde application de ce sort est, quant à elle, utilisée uniquement à Ignis et consiste à faire d'un humain son familier. Utilisé pour empêcher la fuite des esclaves, ce système les lie à leur maître et force leur obéissance – si tant est qu'ils soient réticents. Leur liberté est ainsi totalement bridée, et si un esclave tente de prendre la fuite, il reste sous le joug de son maître tant que le sceau ne lui est pas ôté. Les marchands d'esclaves sont les plus habilités à le faire.


Incantations écrites, la magie runique

Comme précisé auparavant, ce sont les mots qui par leur nature, permettent la création des sorts. Mais penser ces mots ne suffit pas, ou tous les magiciens réciteraient leur incantation par la pensée. Il faut les faire passer de l'esprit du magicien à la réalité, soit - et c'est le plus courant - par la parole, soit par l'écriture. D'autres formes de langage, comme le langage des signes peuvent également remplir ce rôle, mais c'est une méthode peu instinctive et trop longue pour être utilisée efficacement en combat. Les incantations écrites sont également peu courantes, car il faut plus de temps pour écrire un sort que pour le prononcer, de plus, l'écriture de la langue ancienne n'a que peu de similitudes avec celle du langage courant et rend l'usage de la magie supérieure encore plus restrictives à l'élite de l'élite. On estime qu'il faut environ 5 années d'études pour connaître et reproduire la langue ancienne parlée, et au moins autant d'années pour en déchiffrer les runes. Il faut bien entendu compter le double d'années d'études, ou un très bon séjour en immersion à Aquaria, pour véritablement maitriser cette langue. Peu de personnes sont d'ailleurs capables de terminer les études écrites.

La magie runique possède cependant l'énorme avantage de pouvoir être utilisée à retardement, une fois l'incantation gravée sur un support, il suffit d'utiliser la magie pour l'activer. Il est toutefois impossible d'utiliser une incantation gravée par quelqu'un d'autre, comme il est impossible de se servir d'une formule que quelqu'un d'autre prononce, à sa place, il n'est pas ici question de signature de mana, mais de simple pensée.
Aujourd'hui, l'usage de cette forme de magie est rarissime:  les sorts écrits ne sont en général utilisés que pour l'installation de pièges magiques, ou dans de rares cas la créations d'armes dites "runiques". Les runes de langue ancienne ne sont connues que des hauts-magiciens d'Aquaria: les membres d'Aegis sont notamment connus pour leur équipement runique, des armes sur lesquelles des runes ont été gravées par leur porteur et permettant l'activation de sorts puissants sans incantation préalable.





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Dim 29 Avr - 13:59
  
Traité de Magie Avancée

Nature des sorts

Les experts estiment que les sorts ont perdu, depuis l'âge obscur, près de 80% de leur potentiel. Un sort de magie supérieure serait, selon leurs suppositions, l'équivalent d'une magie basique de l'époque. Cette théorie est celle de la "dénaturation magique" opérée par les fluctuations du langage.
Actuellement, l'affinité d'un magicien lui accorde le contrôle sur son élément: un magicien d'eau utilise l'eau, un magicien de feu utilise le feu, un magicien de vent utilise le vent... la seule exception provient des magiciens de la terre, qui peuvent altérer plusieurs éléments terrestres (le sol comme la roche).
Toutefois les magies d'un niveau supérieur permettent d'outre-passer ces règles, en cela que les plus puissantes magies de l'eau parviennent, par glaciation, à altérer la glace; les magies du vent, par la friction de l'air, à générer de l'électricité et les magies de la terre et du feu à manipuler le sable et le magma. Ces types de magies dits "nobles" sont aujourd'hui perdus dans le langage courant.  La manipulation de matière liée à plusieurs affinités reste, elle, strictement impossible.

Selon une thèse de R.B. Franklin, les magies perdues, du temps de l'âge obscur, avaient un spectre bien plus large, et pouvaient affecter diverses affinités. Un sort de terre pouvait selon lui être liés aux plantes (combinant l'affinité eau et terre) ou au métaux, ce qui tendrait à confirmer la nature des émissaires, comme étant non des créatures divines, mais des mages d'une énorme puissance.


Rang des sorts

Afin d'uniformiser la pratique de la magie, les magiciens de l'empire avaient élaboré un système de classification magique par runes, que le gouvernement de Ventus a réformé en l'an 580 sous la forme d'un classement par lettres. Aujourd'hui, toutes les instances magiques de chaque pays utilisent la même échelle pour les grandeurs magiques, définies comme suit.
Les magies sont toutes classées de E à A+ et réparties en quatre classes, suivant la durée d'incantation et la quantité d'énergie nécessaire à leur lancement.

-Magie rapide: Rang E et D
-Magie puissante: Rang C et C+
-Magie supérieure: Rang B et B+
-Magie ancienne: Rang A et A+

Les magies rapides et puissantes sont maitrisées par la plupart des magiciens, elles peuvent être lancées en language courant ou en langue ancienne. La magie rapide est réalisable via des incantations de quelques mots, elle est très utilisée comme magie de combat pour distraire et affaiblir l'adversaire; la magie puissante quant à elle, occasionne beaucoup plus de dommages mais nécessite une incantation plus longue.

Les magies supérieures et anciennes ne peuvent être psalmodiées qu'en langue ancienne, la plupart d'entre elles ont été développées sous l'ancien empire. Les sorts dits « supérieurs » sont utilisés par un nombre restreint de magiciens: les magiciens d'Aquaria sont particulièrement versés dans ces arcanes, ainsi que quelques érudits de Ventus et de Terra. Le lancement de ces sorts nécessitent un très bon niveau de langue ancienne.
La magie ancienne, enfin, n'est maitrisée que par une poignée de magiciens sur le continent – le saint prêtre d'Ehol la maitrise parfaitement, les évêques y sont initiés, et on raconte que le chef des armées de Ventus et de Terra en maitrisent des bribes. Les sorts de ce niveau sont rares et recèlent une puissance inouïe.


Puissance des sorts

Le rang d'un sort n'est pas le seul facteur de puissance magique: il existe nombre de sorts de rang supérieur ayant une puissance inférieure, mais une complexité d'exécution ou un champ d'action plus important.
Par rapport à une puissance magique moyenne, les sorts ont le champ d'action suivant:

Rang E: 1 cible
Rang D: 1-5 cibles
Rang C: 1-20 cibles
Rang C+: 1-50 cibles
Rang B: 1-200 cibles
Rang B+: 1-500 cibles
Rang A: 1-1000 cibles
Rang A+: 1-2000 cibles

Outre le rang du sort, la puissance de la magie dépend de deux facteurs, la puissance magique et la réserve de mana. La puissance magique représente la "qualité" du mana qui s'écoule dans une personne, elle peut être naturellement très élevée - c'est entre autre le cas de la lignée royale d'Ignis et du saint-prêtre - et s'accroit au fur et à mesure que le mana est manipulé par le mage. Plus un magicien utilise de sorts, plus ses canaux magiques sont sollicités et d'une certaine manières "épurés". La réserve de mana est quant à elle un facteur plus aléatoire, un parent peut détenir une réserve magique phénoménale et son enfant une puissance très faible, toutefois il existe des lignées possédant un mana naturellement important. Les réserves de magie sont comme des réserves d'énergie, trop abuser de magie entraine de la fatigue, et les réserves se rétablissent avec du repos. Un magicien possédant une large réserve de mana peut donc utiliser plus de sorts avant d'être épuisé.



Mana et Incantations

Plus le rang d'un sort est élevé, plus sa puissance initiale l'est. De la même manière, plus le rang d'un sort est grand, plus longue et précise sera son incantation et plus sa consommation de mana sera élevée. On comprend aisément la force que représentaient les pactisants pour les mages de l'ancien empire, époque où les rituels et sorts de magie ancienne étaient monnaie courante, et rendaient le mage vulnérable durant le temps de "chargement" de son sort.

La magie consiste à créer un phénomène naturel à partir du mana, il semble évident pour tout enfant qu'une brise et un ouragan ne sont pas sur la même échelle, et les différences d'énergie à fournir entre ces deux sorts sera colossale. On suppose qu'un magicien possédant une quantité et une qualité de mana "dans la moyenne" peut lancer un sort de rang E plusieurs dizaines de fois, et un sort de rang A une seule fois, s'il parvient encore à le produire.
De même, une brise n'est pas un élément si compliqué à décrire ni à mettre en vers, et nécessite une incantation bien plus courte et lapidaire qu'un immense ouragan déchirant les cieux et affectant la nature elle-même sur plusieurs dizaines voire centaines de kilomètres. La langue ancienne a la particularité d'être relativement condensée en mot, une incantation en langue ancienne possédera toujours une incantation plus rapide qu'en langue courante.

On estime donc qu'un sort nécessite une consommation de mana ainsi qu'une complexité d'incantation qui sont les suivants:

Les sorts rapides de rang E et D représentent pour un mage normal moins d'un vingtième de leur réserve magique, ils sont l'équivalent d'une séance d'échauffement, ou d'une passe d'entrainement pour un guerrier. Leurs incantations se composent en général de un à six mots, et jamais plus d'un vers. Privilégiés par les mage-guerrier pour leur rapidité d'action.

Les sorts puissants, de rang C et C+, représentent pour un mage normal le cinquième de leur réserve magique environ, ils sont l'équivalent d'un duel à l'épée ou d'une longue séance de sport. Leur incantation est généralement d'un vers ou deux, entre six et douze mots. Ils sont privilégiés par les mages expérimentés pour leurs attaques puissantes et rapides.

Les sorts de magie supérieure de rang B et B+ représentent pour un mage normal environ la moitié de leur réserve magique, ils sont l'équivalent d'une intense bataille et produisent des effets souvent tout aussi destructeurs sur l'environnement. Ces sorts ne sont activables qu'en langue ancienne, ce qui réduit leur utilisation. L'incantation, uniquement en langue ancienne, fait en général entre douze et dix-huit mots, mais jamais plus de trois vers. Ils sont en général l'arme du désespoir pour les mages ordinaires.

Les sorts de magie ancienne, de rang A et A+ représentent pour un mage normal l'équivalent de toute son énergie, et si l'un d'eux venait à en lancer un, il risquerait au mieux l'inconscience voire le coma. On recense très peu de ces sorts à l'heure actuelle, et ils s'apparentent davantage à des rituels qu'à des armes de combat. L'incantation possède en général plusieurs versets, et souvent elle constitue un poème entier. Peu de personnes sont capables de les maitriser, et ils sont de ces sorts qui changeront l'issue d'une bataille.

Généralité ne faisant pas cas, il s'avère que certains sorts possèdent des incantations plus longues ou plus courtes que leur rang le suggère, et les indications ci-dessus sont principalement à titre d'information.


Liste de sorts

Il existe un éventail de sorts extrêmement large et diversifié, autant dans la magie courante que dans la magie supérieure; et nombre de sorts peuvent produire un effet similaire, voire identique, avec une incantation toutefois différente. Les sorts listés ci-dessous sont parmi les canons de la magie et s'avèrent plus ou moins courants, il est dans certains cas possible pour votre personnage de les apprendre ou vous pouvez très bien inventer votre propre sort et je vous y encourage.


Magie rapide:

Sorts simples mais non moins efficaces, leur incantation est excessivement simple, mais leurs effets peuvent être surprenant dans les mains de très bons mages.

Brasier – Rang E:
"Brasier, brûle et croit." (4m)

Le premier et le plus faible sort de feu, sa particularité est que ses effets varient selon la quantité de magie insufflée. Il permet d'allumer des bougies, un feu de cheminée, de faire brûler du foin... C'est un sort d'embrasement, il ne peut exister sans brûler quelque chose. Ce sort possède énormément de variantes d'incantations.

Poings de pierre - Rang D
"Roche, recouvre-moi. Poings de pierre!" (6m)

Une couche de pierre se forme autour des poings du magicien, protégeant ses mains et infligeant beaucoup plus des dégâts. Seuls les guerriers aguerris sont capables d'utiliser ce sort à pleine puissance sans s'en trouver ralentis.

Undans Paries Aquarius - Rang D:
"Undans Paries Aquarius" (3m)
(traduction)
"Dresse-toi, barrière d'eau"

Sort basique de langue ancienne, dont la puissance équivaut aux sorts intermédiaire de langue courante, il crée un bouclier  d'eau de la taille d'un grand écu généralement utilisé pour y ficher les projectiles ou stopper les sorts. Ce qui entre en contact avec le bouclier est ralenti et finit encastré à l'intérieur.


Magie intermédiaire:

Puissants et rapides d'utilisation, ces sorts nécessitent une quantité de mana moyenne. Ils sèment aisément la destruction au sein de bataillons de soldats.

Flèches magiques - Rang C / Sagitta Magica - Rang C
"Rassemblez-vous et frappez mes ennemis. Flèches magiques, convergence de vent!" (11m)
"Coèuntes, sagittent inimicum meum. Sagitta Magica, Convergentia Aer." (8m)

Sort célèbre commun aux quatre éléments, il crée plusieurs flèches de mana prenant les propriétés d'un élément qui sont propulsés vers l'ennemi. C'est une méthode d'attaque prisée par les magiciens aguerris, il existe à ce jour dans ses variantes de vent, d'eau, de feu, de pierre, de glace et de foudre, l'incantation restant la même, excepté les deux derniers mots qui change suivant l'élément. Psalmodié en langue ancienne, ce sort gagne considérablement en puissance..

Rempart terrestre - Rang C
"Élève toi pour défendre ceux qui me sont chers. Rempart terrestre!!" (11m)

Magie défensive de la terre, le rempart terrestre crée un mur de terre classique, mais efficace, permettant de stopper les projectiles et une bonne partie des sorts, ou de ralentir l'ennemi lors de sa charge. C'est un sort plutôt répandu parmi les quatre nations, possédant nombre de variantes.

Mer de flammes - Rang C+
"Mes pleurs seront les flammes de la Haine! Hurle, Mer de flammes!!" (12m)

Sort transmis au sein de la famille royale d'Ignis, il est reconnu comme l'un des plus puissants de son élément dans la langue actuelle. D'immenses vagues de flammes se forment et plongent sur les ennemis présents, l'assaillant sans merci. Plus le magicien détient de puissance et de maitrise, plus la vitesse et la dimension des vagues s'accroit, rendant les manœuvres d'esquives proche de l'impossible.


Magie supérieure:

Sort de très haut niveau, ils sont généralement plus complexes et plus meurtriers que les sorts intermédiaires.
Aucun sort supérieur n'existe en langue courante.

Aqua carcerem - Rang B
« Expugna et duce in carcerem istem quem uolo cum sanguinibus undis. » (11m)

Sort de prison aqueuse, il enferme la cible dans une sphère d'eau pour la faire suffoquer ou l'immobiliser. Les mouvements sont attirés vers l'intérieur de la sphère et il est très difficile de s'en extirper par la force; ce sort demande une très grande maitrise et nécessite que le magicien demeure en contact avec la sphère.

Flans Paries Venti Vertentis - Rang B+
"Vertatur Tempestas Veris! Nobis Protectionem Aerialem! Flans Paries Venti Vertentis!" (10m)
(traduction)
"Ô Tempête tournante du printemps! Déploie ta protection aérienne! Souffle, mur des vents chantants!"

Ce sort crée une tornade autour du magicien, si l'intérieur est aussi calme que l'oeil d'un cyclone, toute chose qui tente de passer la barrière est instantanément repoussé voire réduit en miettes. Aucun sort de frappe direct n'a à ce jour réussi à passer cette défense. C'est l'un des sorts les plus rapides et le plus puissant sort défensif de la magie du vent, il a été développé par les chercheurs en magie de l'académie Mihailov et n'est enseigné qu'à ses élèves.


Magie ancienne:

Sorts de destruction massive, ils sont capable de raser une métropole en un passage mais épuisent grandement leur porteur. Ces sorts sont aujourd'hui excessivement rares et en général gardés par les grandes autorités d'une nation.

Incendium Gehennae - Rang A+
"Agite Tenebrae Abyssi, Ensis Incendens!
Et Incendium Caliginis Umbrae Inimicitiae Destructionis Ultionis!
Incendant et Me et Eum, Sint Solum Incendentes!
Incendium Gehennae!!" (22m)
(traduction)
"Venez à moi, ténèbres des abysses, épée ignée!
Et la conflagration du brouillard, de l'ombre, de la destruction et de la vengeance!
Brûlez-le, brûlez-moi, jusqu'aux profondeurs de notre être.
Conflagration des Enfers!!"

La puissance de ce sort est telle qu'elle peut instantanément rayer une ville de la carte et faire s'effondrer les murs des forteresses; Incendium Gehennae crée une immense tempêtes de flammes plus rapide et dévastatrice qu'une nuée ardente, dans laquelle toute vie s'éteint, brûlée, calcinée, suffocante. Le mana présent dans l'air lui-même est absorbé et brûlé et la puissance du souffle est aussi terrible que les plus puissants sorts de vent. Le rayon d'action est si grand qu'il est presque impossible de lancer ce sort sans causer de victimes collatérales.
On raconte que cette magie disparut avec son possesseur, un mage de feu ayant combattu et renversé l'Empire...



Crédits: Flans Paries Verti Vertendis, Incendium Gehennae et Sagitta Magica ont des formules provenant directement du manga "Negima!"





"J'effacerai toutes les tragédies de ce monde."

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