Isabeau Visconti



 

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Isabeau Visconti

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Messages : 12
Age : 25
Métier : Aède
Humeur : Libre et amoureuse
Points Histoire : 0
Jeu 16 Aoû - 7:29
IdentitéNom : Visconti
Prénom : Isabeau
Titre : The Blue Pearl of Oxenroad
Âge : 25 ans
Genre : Femme
Nature : Humaine
Affinité : Air
Pays : Ventus
Métier : Aède et poétesse
Langue : Langue courante
Thème : >>>> Children of Destiny and Fruits from Mawaru Penguindrum <<<<


Caractère
S'il y a une chose que l'esclavage vous apprend, c'est la patience : courber la tête et attendre son heure. Celle qui vous rendra votre dignité d'homme, celle qui vous donnera l'occasion de gagner votre liberté, parfois en mourant. S'il y a une chose que le brigandage vous forge, c'est un caractère enflammé, répondant à la moindre provocation, souvent même par la violence. S'il y a une chose que la vie d'étudiant vous inculque, c'est le plaisir de vivre au quotidien, avec si peu de soucis que le reste de votre vie, passé comme avenir, semblent ne plus pouvoir advenir ni être rappelé. S'il y a une chose que la vie d'artiste vous enseigne, c'est que l'art et la vie ne font qu'un, l'un et l'autre ombre et lumière de chacun, et que notre vie est trop courte pour ne pas la croquer à pleines dents, à pleine bouche. Et s'il y a une chose à laquelle être l'amante d'une magicienne vous initie... c'est sans doute que la meilleure façon de croquer cette vie, c'est d'aimer à la folie, malgré tous les obstacles, malgré toutes les extravagances et au mépris des probabilités comme des mauvaises langues.

Chacune de ces expériences a façonné Isabeau, la polissant à l'endroit, et a été tempéré par les autres, la repolissant à l'envers. La jeune femme se jette à corps perdu dans ce qu'elle entreprend, avec insouciance, vivant au jour le jour et ne s'inquiétant du lendemain qu'aux douze coups de minuit.... et encore, pas toujours. Flamboyante aux limites de l'excentricité, fière et indocile comme une lionne, elle ne saurait se contenter d'une vie sédentaire plus de quelques mois. Bouger à son gré est un droit qu'elle a durement acquis, hors de question pour elle de tirer un trait dessus, et c'est donc avec bonheur qu'elle arpente les routes de Ventus en tant qu'aède, son fidèle sitar à ses côtés, semant ballades et autres chansons par monts et par vaux.
Si la Perle bleue d'Oxenroad sait briller en société grâce à son esprit et à sa répartie, il n'est pourtant pas facile de s'en faire une amie. Vestige du temps des vols et des rapines, sans doute, où l'amitié ne se forgeait que dos contre dos, l'épée à la main, luttant contre l'adversité, et où les paroles avec les autres bandes n'étaient qu'épreuves de force de caractère, et parfois finissaient dans le sang d'un fils de chienne. Aujourd'hui de même, elle n'arrive pas à faire confiance à autrui et à tendance à se refermer sur elle-même comme une huître si vous la pressez d'amitié. Mais si vous lui faites la cour, c'est autre chose... vous la verrez s'épanouir et sourire de plus belle, embellie de vos compliments. Mais ne rêvez pas, vous ne la sauriez la conquérir, messieurs. Quant à ces dames, qu'elles tentent leur chance si la perspective d'affronter la colère d'une magicienne possessive ne les effraie pas.

Car oui, Isabeau aime les femmes, et entre toutes les femmes, elle chérie Luciana Sforza. Oh, elle n'est pas contre les aventures passagères, loin de là. Elle tient trop à sa liberté, elle abhorre trop tout ce qui pourrait lui rappeler son enfance d'esclave pour pouvoir faire honneur à la monogamie pure et dure. Mais Luciana occupe le trône de son cœur, et malgré les commentaires des jaloux, cela ne semble pas près de changer.


Morale
Ayant vécu son enfance à Ignis, où croire est passible de peines terribles, Isabeau n'a jamais eu besoin d'une quelconque foi : seuls son courage et sa détermination lui ont permis de tenir le coup devant les épreuves que le destin lui a présenté. A chaque bâton qu'on lui a mis dans les roues, elle s'est relevée et a continué à avancer, rendant coup pour coup. Ais-je employé le mot destin plus tôt ? Posez lui la question, et vous aurez sa réponse : le Destin n'existe pas. Et si destin il devait y avoir, elle estime qu'elle le trace à sa convenance à coups d'épée, de poèmes et de mélodies. Watos, Ehol, Destin ou autre... après ce qu'elle a vu, vécu et appris, elle ne croie pas que des dieux prétendument bons se terreraient ainsi dans le silence et dans l'absence. Ces noms ne sont bons qu'à boucher les trous dans la métrique et faire leur petit effet dans les ballades.Quant à sa manière d'envisager sa conception du bien et du mal... C'est un peu vivre et laisser vivre qui serait son credo. Brider la liberté d'autrui, de quelque façon que ce soit, voilà pour Isabeau le seul péché dont tous les autres découlent. Et même à Ventus, c'est une faute encore trop répandue selon elle.


Physique
La Perle bleue d'Oxenroad. Le surnom parle de lui-même. Si dans ses premières années, Isabeau pouvait légitimement être décrite comme un laideron, l'année de ses 17 ans a vu l'éclosion de sa beauté, comme le papillon sortant de sa terne chrysalide pour abreuver le monde de couleurs chatoyantes et irisées. Bien entendu, cette métamorphose n'est pas advenue tout soudain. Ce fut d'abord la puberté qui entra dans la danse : ses jambes s’étirèrent et s'affinèrent, son corps se para de rondeurs loin d'être enfantines, ses lèvres devinrent pulpeuses et son visage pris d'attrayants contours. Mais rien de tout cela n'aurait su être digne d'intérêt si elle n'avait été recueillie et extirpée de la misère par Luciana Sforza.
Les talons hauts que la magicienne l'a forcée à porter de prime abord, avant qu'elle n'en prenne l'habitude, ont sculpté le galbe de ses cuisses, tandis que ses cheveux, enfin lavés, peignés, coiffés et attifés d'un nœud en guise d'ornement révélèrent véritablement l'éclat d'un blond platine, presque blanc, à la légèreté envoûtante. Les corsets ont affiné sa taille et rehaussé sa poitrine, désirable sans être opulente. Khôl et mascara appuient désormais son regard, agrémentant ses iris couleur d'améthyste de leur écrin, alors que les crèmes alchimiques entretiennent sa peau de pèche et que le fond de teint et un rouge à lèvres discret soulignent les traits de son visage délicat. Ses préférences vont aux longues robes, souvent bleues, aux décolletés audacieux, laissant apparaitre à nu ses omoplates, dévoilant parfois, lorsque le vent soulève sa chevelure, une nuque fine où s'ancre le pacte qui la lie à Luciana, un sceau en forme d'edelweiss.
Alors qu'elle marche à travers la foule, sachant qu'elle est belle, aimant l'afficher, la Perle bleue d'Oxenroad fait tourner les têtes, semant dans son passage des fragrances de pèche, de romarin et de lavande, et dans les cœurs des jeunes garçons, le souvenir d'un sourire amoureux. Hélas pour eux... Si elle arborait un tel sourire sur un visage rayonnant de joie, nul doute, c'est qu'elle courait rejoindre son amante.


Compétences générales Aède renommée :
Isabeau n'a pas reçu son surnom pour rien. Après avoir été recalée à l'examen d'entrée de Mihailov, auquel Luciana l'avait poussée, elle fut accepté dans une école d'élite réputée pour les artistes qu'elle formait : l'Académie d'Oxenroad. Après un cursus exemplaire à la Faculté d'Art troubadouresque et de Poésie, elle fut reçue en tant que major de sa promotion. Puis elle partit sur les routes de Ventus pour vivre de son art, acquérant rapidement une grande notoriété pour quelqu'un qui ne sortait pas de Mihailov. Sa beauté, sa voix enchanteresse, ses textes raffinés et ses mélodies savamment tournées sur les cordes de son sitar lui valent réputation et célébrité, au point que certaines de ses ballades entrent petit à petit dans le répertoire commun des ménestrels et dans les rayons des bibliothèques du pays.

Éloquence :
Déformation professionnelle, Isabeau sait bien parler, usant de métaphores et d'autres figures stylistiques avec une aisance remarquable. Qu'il s'agisse de charmer quelqu'un, de lancer une invective bien sentie, ou de convaincre un garde de lui ouvrir le passage, elle emploiera toujours le ton exact qu'il faut, les mots qui font mouche et les tournures qui présenteront la vérité sous son jour le plus favorable... quitte à la maquiller un peu, voire beaucoup. Si l'on ne pouvait plus mentir, on écrirait beaucoup moins de chansons après tout, pas vrai ?

Culture générale :
Les études qu'elle a suivies pour être aède ont cet avantage qu'elles vous donnent des connaissances dans de nombreux domaines, tels que l'histoire, la géographie, la politique, la stratégie militaire, la religion, la généalogie, l'amour courtois, la littérature, la philosophie et d'autres encore. Bref, tout qui se mélange dans les chansons et les poèmes selon les registres.

Escrime non orthodoxe :
Plusieurs années de brigandage n'ont certes pas fait d'Isabeau une bretteuse experte comme tant d'aristocrates. Quartes et voltes, parades en sixte, tous ces jolis mouvements de gymnastiques pour nobliaux désœuvrés, ce ne sont pour elle que de jolis mots à placer au hasard des vers et des rimes pour agrémenter un duel épique. Non, Isabeau ne se bat pas de manière "honorable" : une épée dans une main, et poignard, dague ou stylet dans l'autre, elle enchaine les coups imprévisibles et erratiques, dictés par son instinct, assortissant cette technique hétéroclite de toute une palette de coups bas, allant du célébrissime coup de genou dans l'aine aux pouces dans les yeux, en passant par des jets de terre et autres joyeusetés qui mettent de l’ambiance et un peu de piment aux bagarres.

Équitation :
Un brigand sans cheval est un brigand mort. Isabeau a donc du apprendre à monter, souvent même à cru, et même si aujourd'hui, les longs galops de fuite, pourchassée par des miliciens, sont loin derrière elle, c'est toujours une cavalière aguerrie capable de pousser n'importe quel cheval au bout de ses capacités.

Physique avantageux :
Pour la plupart des hommes et des femmes, à part quelques exceptions (même les plus mauvais goûts sont dans la nature, parait-il), Isabeau est une vraie naïade, que vous soyez intéressé ou pas. C'est bien entendu soigneusement cultivé, et si elle abandonne le maquillage et les autres atours, elle ne sera pas aussi somptueuse, mais elle restera tout de même un joli brin de femme. La beauté est une arme à multiples tranchants, qu'elle n'hésite pas à utiliser à son avantage.

Pacte :
Comme une partie non négligeable de la population ventusienne, Isabeau est une pactisante. La magicienne avec qui elle a passé ce contrat, Luciana Sforza, est en outre son amante.


Équipement, objets divers : Collier :
C'est un bijou de grande valeur, une perle bleu azur, grosse comme un pois gonflé, sertie au cœur d'une fleur aux pétales d'argent finement ciselés par un maître joailler d'Omnia. Bien que cela ne soit pas visible à l’œil nu, la fleur peut s'ouvrir en deux par une pression sur la perle, dévoilant un portrait de profil de Luciana Sforza. Sur la face opposée, un court texte est gravé, au contenu trop intime pour être dévoilé ici... Le tout est monté sur une délicate chainette d'argent.

Sitar :
Le sitar est un instrument à cordes pincées, une sorte de luth complexe à manche long. Il permet une grande variété mélodique est c'est cela qui plait à la jeune femme. Ce sitar est son quatrième, et aussi le plus cher : réalisé par un maitre luthier, sa qualité acoustique est incomparable, et les gravures et autres décorations qui le recouvrent en font une pièce magnifique, digne des plus belles collections.

Vêtements de voyage :
Si, comme de bien entendu, Isabeau possède une garde-robe bien fournie chez Luciana, à Omnia, lorsqu'elle rejoint la capitale, la jeune aède doit aussi compter avec les besoins de sa profession. Les vêtements qu'elle revêt pour errer à travers le pays répondent à ces critères de confort et de commodité : des habits simples mais pas grossiers, au tissu doublé de protections par endroit en prévision de potentiels dangers, et surtout, une pelisse noire avec capuche, tissée de grosse laine et doublée de flanelle, qui la protège des intempéries sur les chemins et qui est suffisamment grande pour qu'elle puisse, au besoin, se lover dedans et dormir à la belle étoile.

Cheval :
Folcwine est le nom de la jument d'Isabeau. C'est une bête magnifique, à la robe d'un noir profond et immaculé. Une profonde amitié l'unit à sa cavalière, et jamais elle ne lui a fait défaut, malgré toutes les épreuves qu'elles ont pu traverser.

Epée, dague et stylet :
Il n'y a pas là de quoi s'attarder : si les armes portées par Isabeau sur les routes sont d'assez bonne facture, il s'en faut de beaucoup pour que ce soit des chefs-d’œuvre, contrairement à son instrument. Note : le stylet est dissimulé dans la doublure de sa botte gauche, ce qui est facilité par l'absence de garde.


Pouvoir de Pacte - Rang B+:
« Iridescent Seraphim »
Le pacte passé avec Luciana offre à Isabeau un pouvoir à l'image de son talent de poétesse : elle a acquis le don de changer la couleur de tout ce qu'elle touche des doigts. Si par exemple elle souhaitait avoir les cheveux roux, elle n'aurait qu'à les toucher pour cela, et sa chevelure virerait à l'orangé. La nouvelle couleur forme une sorte de tache autour du point de contact avant de s'étendre sur "l'objet" en question jusqu'à le recouvrir entièrement. Il est possible de mélanger les couleurs, de colorer différemment certaines parties, de dessiner des motifs, et ainsi de suite. Isabeau peut accomplir cela aussi bien sur de la matière solide que sur des liquides ou des gaz. L'effet est temporaire, sauf sur elle-même où il est permanent (du moins jusqu'à la modification suivante).


Influence - Rang C:La position sociale d'Isabeau, si elle est enviable par l'aisance relative qu'elle lui procure, ne brille cependant pas par des capacités d'influence démesurées. Certes, ses poèmes et chansons peuvent parfois inspirer les gens, mais ne faisant pas bruyamment étalage de ses opinions à travers son art, son ascendant sur la population reste très limité. Toutefois, elle dispose d'un large public si jamais cela devait changer.
Elle n'a pas d'attaches, sinon chez les Sforza, famille aristocratique exemplaire, armateurs richissimes. Mais le patriarche n'apprécie guère Isabeau, et elle n'a pas de position clairement définie par rapport à la famille, à part celle officieuse d'amante de l'héritière en titre. Vittorio Sforza la voit surtout comme une épine dans son pied, car il aimerait que sa fille assure la descendance de la famille, ce qui, grâce à Isabeau, semble plutôt compromis...
Enfin, il y a la confrérie des aèdes, bardes, troubadours et autres ménestrels à laquelle elle se fait une fierté d'appartenir. C'est une fraternité faite de rivalité et de camaraderie, d'entraide et de coups bas. On n'hésite guère à s'y tirer dans les pattes, à plagier les créations d'un autre, mais en cas de coup dur, on est sûr d'y trouver quelqu'un pour qui la solidarité des artistes errants n'est pas un vain mot. C'est aussi un milieu qui se rencontre très souvent, et les nouvelles et les ragots, quand ce ne sont pas les secrets, circulent parfois plus vite par troubadours interposés que par coursier...


Relations
Luciana Caterina Augusta Sforza
(Magicienne, contractante et amante)
PV / PNJ
Surtout, ne vous laissez pas abuser par l'apparence de petite fille de l'héritière de la famille Sforza. Si Dame Puberté a semble-t-il été distraite lorsqu'elle est passé près de Luciana, croyez-moi, se conduire avec elle comme avec une enfant serait la plus grosse erreur de vôtre vie. Car la jeune fille de 22 ans est d'une intelligence retorse et machiavélique. Sachant au plus haut degré utiliser son physique de femme-enfant, elle joue les timides, les effacées, feint dans son regard et sur la moue de ses lèvres la plus innocente des candeurs. Mais quiconque se laisse prendre à l'hameçon sera manipulé avec la plus extrême des finesses et conduit par le bout du nez jusqu'au but que lui réserve la jeune magicienne.
Maitresse du paraître, surtout depuis son entrée à Mihailov, la jeune aristocrate ne se permet d'être elle-même que devant quelque proches bien choisis : Benedict, Cassandra, et bien entendu Isabeau. Avec eux, elle se dévoile possessive, capricieuse, colérique, ainsi qu'un véritable fauve de sensualité avec la dernière citée.
Malgré ce qu'on pourrait attendre d'un esprit aussi tortueux, Luciana aime profondément sa protégée, à sa manière, certes : hautaine et sarcastique quand elle est proche (tsuntsun) et romantique dès qu'elle est loin d'elle (deredere).
Quant à Isabeau, si elle n'a pas oublié qu'elle doit tout à la fille des Sforza, jusqu'à son propre nom, son amour est dénué de toute arrière-pensée. Elle l'aime toute entière, face lumineuse comme face sombre.

Puissance: Rang C+
Influence: Rang C




Benedict Amber
(Magicien de terre et garde du corps de Luciana)
PNJ
Froid, hautain et sarcastique, mais néanmoins d'un professionnalisme qui force l'admiration, Benedict n'a la nationalité ventusienne que depuis sept ans. Originaire de Terra, il a quitté l'académie militaire après une sérieuse dispute avec son officier supérieur, pour une sombre histoire de familles ennemies qui faillit tourner à la vendetta. Pourquoi a-t-il choisi de s'exiler à Ventus ? Même lui ne le sait peut-être pas.
S'il s'est de prime abord fait embaucher comme mercenaire, garde de caravanes, et autres métiers du même acabit, il se tourna bientôt vers le métier lucratif et périlleux de garde du corps. C'est ainsi qu'il fut embauché à vie par le père de Luciana, alors que celle-ci avait quinze ans, pour la protéger de tout danger jusqu'à ce que la mort le prenne. Tâche qu'il effectue avec le plus grand sérieux.
Extrêmement habile avec toute sorte de lames courtes, il est littéralement bardé de dagues, de stylets, de couteaux de lancer et autres joyeusetés, laissant sa magie de terre assurer l'essentiel de sa défense et celle de la jeune fille.
Ses premières relations avec Isabeau furent assez froides, voire conflictuelles : il lui était désagréable qu'une personne à qui il n'accordait pas encore sa confiance partage les nuits de sa protégée... Mais la tension a fini par baisser, Isabeau appréciant de savoir que Benedict assurait la sécurité de son aimée, et lui apprenant à lui faire confiance. Quand elle revient chez Luciana, Isabeau trouve toujours au moins un moment pour un petit combat contre le jeune homme, histoire de ne pas perdre la main.

Puissance: Rang C+
Influence: Rang D


Cassandra Valente
(Majordome de Luciana)
PNJ
Cassandra a vu grandir Luciana, au point que si elle n'était pas son majordome, elle lui servirait sans doute de grande sœur. Ce qu'elle fait parfois, ne nous mentons pas. Polie et toujours distinguée, ne se départissant jamais d'un calme olympien, Cassandra accomplie son office avec expérience et diligence, semblant toujours devancer les désidératas de Luciana.
Ce n'est pas innocent, car Cassandra a passé un pacte avec le patriarche Sforza, lui donnant la capacité de "voir" une seconde plus loin dans le futur. C'est ce qui serait responsable de l'étrange coloration dorée de ses yeux. Enfin, de celui qui lui reste. Car si la partie droite de son visage est dissimulé derrière une importante masse de cheveux, ce n'est pas pour rien : cela cache une large et profonde cicatrice et une orbite vide, souvenir laisser par un ennemi qui avait su retourner son pouvoir contre elle. Le sujet est tabou en sa présence. Seul hic : Cassandra semble omniprésente.
Isabeau aime bien la majordome. C'est sans nul doute l'une des rares personnes qu'elle considère comme une amie.

Puissance: Rang C+
Influence: Rang C




Vittorio Lucio Francesco Sforza
(Magicien du feu, armateur et père de Luciana)
PV / PNJ
Le père de Luciana est actuellement à la tête de la famille Sforza. Armateur intelligent et audacieux, il est aussi sans scrupules et très doué au petit jeu des affaires. Amasser toujours plus d'argent est pour Vittorio une finalité en soi, qui n'est supplantée que par l'intérêt supérieur de la famille. Et s'il faut procéder à quelques coups bas auprès des concurrents pour assurer que l'un et l'autre but ne soit pas contrariés, quelle importance ? Il suffit de ne pas laisser de preuves. Pas vu, pas pris semble être l'adage préféré de ce fils de chienne, comme beaucoup se plaisent à le nommer dans son dos..
Amateur de plaisirs charnels devant l'éternel, Vittorio entretient grâce à sa fortune une impressionnante cohorte de maitresses, ne s'étant jamais marié et n'ayant certainement pas l'intention de le faire. Apparemment très peu fertile, il n'a eu qu'une fille de ses innombrables unions, lui donnant enfin une héritière alors que déjà vieillissant, l’inquiétude de voir sa famille s'éteindre avec lui le rongeait.
Il est très exigeant envers son enfant, ne supportant que difficilement sa liaison avec Isabeau, qu'il aurait sans doute voulu trousser au moins une fois. Il espère qu'il ne s'agit là que d'une amourette qui volera un jour ou l'autre en éclat, mais cela ne l'empêche pas de faire des efforts discrets pour casser leur relation.
Isabeau le déteste et n'attend qu'une seule chose : le voir enfin casser sa pipe. Hélas, le vieux magicien semble avoir une santé de fer.

Puissance: Rang C+
Influence: Rang C+


Alexei Kovalov
(Magicien de l'eau, mentor de Luciana,
professeur de médecine à Mihailov)

PV
Alexei Kovalov est un génie. Non que sa maîtrise de la magie aquatique soit semblable à un de ces magiciens d'Aquaria, capable de recoller des membres avec une simple formule. Seulement, à défaut de puissance, sa maestria s'exprime en terme de précision, ce qui, couplé à ses talents inégalés de chirurgien, lui permet d'accomplir de véritables prouesses. En outre, chercheur émérite, il conjugue magie et science pour dénicher des preuves inaccessibles afin d'étayer les théories que son esprit ouvert et non scolaire lui inspire. Ainsi, il ébauche une théorie de la génétique encore très approximative, mais qui fera beaucoup parler d'elle dans l'avenir, il en est certain.
A côté de cela, Alexei se distingue par plusieurs traits, qu'il cache derrière une façade étrange, mélange de cordialité et de condescendance, comme s'il s'amusait à tirer les ficelles du monde entier. Son premier secret ? Une conception déviante et amorale du bien et du mal, une philosophie de vie qui vous ferait froid dans le dos s'il l'exprimait.
Deuxièmement, il a un hobbie : faire échouer les plans d'autrui. Plus le plan était complexe, plus l'enjeu était important et plus l'échec est complet, plus Alexei y trouve de plaisir. Et bien que l'on en doute légitimement au premier abord, le professeur semble avoir des pions partout afin d'accomplir ce qu'il aime par dessus-tout : introduire LE petit grain de sable qui fera exploser la mécanique.
En vertu de la soit-disant amitié qui le lie à Vittorio Sforza, il a pris Luciana sous son aile lorsqu'elle a été acceptée à Mihailov, même si c'est dans une autre section.
Isabeau ne l'aime pas, instinctivement, sans la moindre raison, et malgré les services qu'il a pu lui rendre en la soignant parfois gracieusement. Comme si elle redoutait le prix que cet énergumène pourrait un jour avoir envie de réclamer.

Puissance: Rang C+
Influence: Rang C+




Mistle
(Ancienne meilleure amie d'Isabeau,
Capitaine de l'armée de Terra)

PV / PNJ
Même à sa meilleure amie, Mistle n'a jamais parlé de ses origines. Son histoire n'est connue qu'à partir du moment où elle échappa à un marchand d'esclaves et entra dans la bande des Corneilles, une troupe de coupes-jarrets où elle se révéla être une archère de talent. C'est elle qui sauva Isabeau alors que celle-ci allait se noyer, et qui la fit entrer dans la bande. Les deux filles devinrent les meilleures amies du monde, et elle le restèrent jusqu'au massacre des Corneilles. Mistle s'enfuit les larmes aux yeux sur l'ordre d'Isabeau qui chargeait pour distraire l'ennemi. Aujourd'hui encore, lorsqu'elle pense à son amie qu'elle croit défunte, elle se sent coupable. Jamais les deux femmes ne se sont revues, et il y a fort à parier que si Isabeau reconnaitrait Mistle tant celle-ci a peu changé, l'inverse ne serait pas vrai.
Après l'extermination des Corneilles, Mistle a fui au nord avec les quelques survivants restants, avant de passer seule la frontière de Terra. Elle abandonna la vie de brigandage qui avait jusque là été la sienne et s'amenda, s'engageant dans l'armée. Elle eut de très bons résultats à l'académie et après quelques années de services, elle obtint le grade de capitaine qu'elle occupe toujours.
C'est une jeune fille au grand cœur mais que l'académie a disciplinée. Si elle se rend compte désormais des ravages provoqués par les bandits et qu'elle les combat, elle ne déteste pas les pauvres bougres pour autant, sachant d'expérience que les circonstances poussent trop facilement les gens dans de tels retranchements.

Puissance: Rang C+
Influence: Rang C


Jaskier
(Barde célèbre)
PV
Jaskier. Ce nom est connu à travers tout Albion pour être à la fois celui du plus grand barde vivant à l'heure actuelle, d'un poète hors pair, et du plus grand coureur de jupons que la terre est jamais porté (et subséquemment, celui du plus grand cocufieur des quatre pays). Et autant le dire tout de suite, la réputation est à peine à la hauteur de la vérité.
De son véritable nom Julian Alfred Pankratz de Lettenhove, Jaskier n'avait pourtant rien pour lui augurer un destin aussi exceptionnel. Mais c'est la magie de Ventus que de dénicher le talent qui sommeille dans les hommes qui en semblent le moins pourvus... et Jaskier, fainéant et procrastinateur comme il l'était, rentrait définitivement dans cette catégorie de personnes. Nonobstant un si mauvais départ, il finit tout de même par surprendre tous ses professeurs (auprès desquels il avait acquis une réputation de fainéant, d'ivrogne et d'idiot) en entrant à Mihailov et surtout en obtenant son diplôme de fin d'études avec des résultats exceptionnels même pour l'académie, le propulsant indiscutablement major de sa promotion et immédiatement l'un des plus grand bardes de tous les temps (au grand dam de ses professeurs de Mihailov, auprès desquels sa réputation était encore pire que la précédente).
Débauché, curieux et bavard comme pas deux, Jaskier est également doué d'un talent extraordinaire pour s'attirer des ennuis... Par chance pour lui, les nombreux amis fidèles qu'il se fait presque naturellement l'aident bien souvent à se tirer des mauvis pas dans lesquels il plonge presque quotidiennement.
C'est lors d'une soirée assez arrosée entre étudiants en art troubadouresque qu'Isabeau a rencontré Jaskier. Après un départ plutôt houleux, ils ont rapidement sympathisé et le plus grand barde de tout Ventus a plus ou moins pris la jeune fille sous son aile. Un grand respect l'un de l'autre les lie, ainsi qu'une profonde amitié... et zeste de concurrence sur un mode d'émulation mutuelle.




Colonel Curtis Umberlock
(Chef du contre-espionnage de Ventus)
PV / PNJ
Le colonel Curtis Umberlock est un atout de valeur pour la branche Sécurité Intérieure du Conseil de Ventus. Chargé de l'organisation du contre-espionnage au sein des services de son pays, Umberlock a fait preuve de talents hors norme dans son domaine. Fin psychologue, capable de confondre n'importe quel faux transfuge, tacticien audacieux et brillant en matière d'opérations secrètes, il s'est surtout révélé un don pour dénicher des perles rares en tant que recruteur. Sa loyauté inébranlable envers son pays et son impitoyable efficacité lui ont rapidement ouvert la porte vers les hautes sphères du pouvoir ventusien. Pourtant, Umberlock a décliné toute proposition d'avancement tant il se sent dans son élément à son poste actuel et tant les honneurs et le pouvoir l'indiffèrent. Homme de l'ombre par nature, jouissant d'une réputation d'incorruptibilité, le colonel est respecté par ses subalternes comme par ses supérieurs. Mais l'homme est-il aussi blanc que chacun veut bien le croire ?
Umberlock a élaborer une classification de ses agents selon les pièces du jeu d'échecs, et il tient farouchement à superviser lui-même tous ceux qui ne sont pas des « pions » à ses yeux, quitte à y passer quelques nuits blanches. C'est ainsi qu'il a lui-même recruté Isabeau et qu'il lui sert d'officier traitant. Bien que les missions qu'il lui ait confiées jusqu'à présent se soient révélées anodines et peu dangereuses, il semble voir un potentiel en elle qui ne demande qu'à être exploité. Et Umberlock a toujours su exploiter le meilleur des ressources à sa disposition.


Autre
Comment avez-vous connu le forum ?:
Par le partenariat avec Fate/Stay Night RPG

Des choses à améliorer ?:
Euh... J'ai rien qui me vient à l'esprit comme ça.

Crédits:
Thème musical : Children of Destiny and Fruits from Mawaru Penguindrum
Isabeau : Belarus from Axis Power Hetalia
Luciana : Liechtenstein from Axis Power Hetalia
Benedict : Daud from Dishonored
Cassandra : ??? from ???
Vittorio : Silvers Rayleigh from ONE PIECE
Alexei : Watase Sanetoshi from Mawaru Penguindrum
Mistle : N/A by Nardack
Jaskier : Jaskier from The Witcher
Umberlock : Hiram Burrows from Dishonored
Folcwine : Orobas by Elsouille

Un dernier mot ?:
OMFG that design !

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Ven 17 Aoû - 7:27
Histoire
Without You


Courir, c'est la seule chose qui importe.

Elle ne savait même plus depuis combien de temps elle se répétait ces mots. Depuis combien de temps elle avait déchiré sa jupe pour courir plus vite., qu'elle avait jeté ses sabots pour ne pas glisser. Elle ne comptait plus les fois où elle avait dû se jeter dans les buissons de ronces et d'orties pour échapper à ses poursuivants. Mais elle ne pouvait se permettre de prêter la moindre attention aux démangeaisons, aux écorchures et aux cailloux qui blessaient ses pieds nus. Elle devait atteindre la rivière, c'était son seul espoir de salut. Morvausse, car c'est le nom que ses maîtres avaient jugés bon de lui donner — Louée soit leur immense générosité ! — cavalait à travers les bois comme si elle avait la mort aux trousses.

Ce qui était effectivement le cas.



*****


« Mais quel laideron cette gamine ! J'ai même pas envie de la mettre dans mon lit... »

Le maître but son verre de vin avec un sourire.

« Il est certain que je ne pourrais jamais vendre Morvausse à un bordel, mais elle a son utilité, comme tous mes esclaves. D'ailleurs... il est temps de préparer la chasse de demain, fils. »

Un sourire cruel naquit sur le visage du jeune maître. De son côté, Morvausse rassemblait son courage. Prendre une initiative pourrait lui valoir une bonne bastonnade, mais elle comptait bien essayer.

« Je te laisse le choix des esclaves, fils. »

Une petite voix, faible mais dans laquelle perçait une profonde détermination, une voix qui n'aurait jamais dû s'élever à présent, se fit pourtant entendre.

« Maître, jeune maître, je... Je suis volontaire. »

Il y eut un silence. L'audace de la gamine stupéfiait. Mais le maître éclata de rire.

« Toi ? Toi qui a déjà du mal à attraper les poules, tu es volontaire pour être la proie de la chasse de demain ? Tu réalises que tous mes chevaliers, mon fils y compris, ne rêveront que te m'amener ta tête pour gagner mes faveurs, si toutefois ce n'est pas moi qui te la tranche ? Est-ce bien cela que tu veux, petit laideron ? »

« Oui, Maître. »

« Fils ? »

« Pourquoi pas, père ? Si en plus on peut la remplacer par un joli minois... »

« Soit. En vertu de ton courage, esclave, nous te laisserons une demi-heure d'avance. Si tu arrives à fuir mes terres, tu seras libre. Sinon, ta tête trônera au bout de ma lance. Tu peux te retirer. Je te conseille de bien dormir, petite sotte. Tu en auras besoin. »



*****


Pour la énième fois, Morvausse se cacha dans des broussailles. L'un des cavaliers mis pied à terre et se pencha vers le buisson où elle se trouvait. L'enfant retient sa respiration, priant pour que les feuilles ne la trahissent pas en révélant ses vêtements. L'homme dégrafa un lambeau de tissu bleu, grossièrement tissé, qui s'était pris dans les ronces, avant de le montrer à ses compagnons.

« Elle est passé par là y'a pas longtemps. Dommage que la pluie efface ses traces, mais j'dirais qu'on est pas loin derrière elle. »

« Elle détale vite pour une gamine de dix ans ! En selle, camarades ! Celui qui la trouve aura gratis au tripot ce soir, même pour les filles ! »

« Euh, attendez un peu les gars, j'crois que j'ai la courante. Laissez moi cinq minutes et... euh... trop tard... »

Silence. Même les chevaux semblaient dégoûtés.

« Bon, c'pas grave. Perdons pas de temps, les aminches ! Elle paiera pour ça aussi ! »

Morvausse attendit qu'ils prennent suffisamment de distance pour repartir dans sa fuite éperdue. Elle avait enfin la chance dont elle avait toujours rêvée, celle de gagner sa liberté ou de mourir en essayant, comme son père et son frère avant elle. Si sa mère et ses sœurs pouvaient souffrir leurs existences de servitude, ce n'était pas son cas. Elle devait atteindre la rivière.

Courir, c'était tout ce qui importait.



*****


Les cuisines étaient un vrai capharnaüm à cette heure. C'était jour de chasse, le premier repas des seigneurs devait être copieux et nourrissant. Morvausse réussit à s'approcher de la marmite qui contenait le ragoût pour les chevaliers, et sans attirer l'attention sur elle au milieu de l'agitation, versa le contenu de son sac dans le chaudron : un mélange de fruits et de légumes avariés qu'elle avait mis de côté depuis plus d'une semaine. Elle rajouta force épices afin de masquer le goût. Quelqu'un serait sans doute fouetté pour cela, mais si cela lui donnait une chance supplémentaire de survivre, alors il n'y avait pas d’hésitation à avoir.

Une fois son forfait accompli, elle se dirigea vers le garde-manger et engloutit ce qu'elle y trouva de plus nutritif. Elle n'avait pas fini son repas que trois gardes déboulaient dans les cuisines.

« Morvausse ! Ton heure est venue ! »



*****


Les arrêts chroniques des soudards dans les sous-bois laissaient une chance à la petite fille. Elle avait misé là-dessus, mais il y avait un hic dans ce plan : le seigneur et son fils, ne mangeant pas dans le même plat que ceux qu'il appelaient avec mépris « la basse-cour », n’avaient pas goûté aux joies d'un intestin qui fait des siennes. Mais ce n'est qu'une fois sortie de la forêt, en terrain découvert, qu'elle compris que depuis le début, les dès étaient pipés.

Elle voyait à peine quelques reflets étincelants du soleil dans la rivière, loin à l'horizon.

Comme tant d'autres avant elle, ses jambes auraient pu se dérober et elle serait rester là, à genoux, contemplant une utopie trop éloignée, jusqu'à ce que son chef soit séparé du reste de son corps, d'un coup sec.

Non.
Elle choisit de courir. Car plus que jamais, c'était la seule chose qui importait.

Elle savait qu'à un moment ou à un autre, ses poursuivants atteindrait à leur tour la lisère du bois, et qu'ils ne pourraient que la repérer, tâche bleue sur une mer de verdure. Il doit y avoir une bonne étoile pour les audacieuses. Le jeune maître sortit seul de la forêt, et il n'attendit pas son escorte pour se lancer à l'attaque de la fuyarde qui leur avait si longtemps échappée. Et de toute façon, son escorte était... comment dire... indisposée.
Lançant son cheval au galop, le nobliau saisit sa lance et franchit la distance le séparant de sa proie en quelques minutes.

« Ta tête est à moi, laideron ! »

Terrifiée, Morvausse trébucha. Enfin, c'était suffisamment bien imité pour que cet imbécile y croit. Voyant sa proie au sol, il planta son arme dans le corps de la gamine à terre avec un sentiment de triomphe. Autant dire qu'il ne s'attendait pas à voir l'enfant rouler sur le côté, puis saisir l'épieu qui avait profondément mordu le sol, et s'en servir pour le déséquilibrer et le désarçonner avec la force du désespoir. Il tomba à terre, stupéfait. Le temps qu'il réalise ce qu'il s'était passé, Morvausse était déjà sur lui, et alors que sa main cherchait encore la poignée de son épée, sa gorge était tranchée par son propre poignard.
La jeune fille escalada par la suite la selle du cheval de son ex-jeune maître, et lui colla une claque sur la croupe en espérant le faire avancer. Par chance, le défunt avait habitué son destrier à la violence, et le cheval partit au galop, droit devant lui, Morvausse s’accrochant à lui comme elle le pouvait, de toutes ses forces.

Des cavaliers la prirent en chasse. Du seul coup d’œil qu'elle osa jeter derrière elle, la gamine reconnut l'étendard du seigneur détesté. Elle atteignit la rivière en premier, mais ils étaient sur ses talons. Sa monture ralentit en apercevant l'eau, et en l'absence d'ordre, s'arrêta. Morvausse descendit. Elle ne savait pas nager, mais tant qu'elle était sur cette rive, elle était sur les terres de son bourreau, elle le savait. Et le fracas des cavales des chasseurs était trop proche pour lui laisser d'autre solution. Elle s'enfonça dans la rivière et entrepris de la traverser. Une voix lui parvient alors que l'eau lui atteignait les épaules.

« Morvausse ! Tu as tué mon fils, que sa faiblesse déshonore, et tu as réussi à quitter mes terres ! En l'honneur de ta force, je tiens ma promesse : tu es libre ! Mais ne reviens jamais dans mon domaine, sans quoi je te ferais payer le prix du sang que tu as versé ! A présent, trainée, montre-moi ce que tu comptes faire de ta liberté si durement gagnée ! »

Le fils de chienne. Il savait que la petite allait se noyer. Il la regarda atteindre l'endroit où elle n'avait plus pied, se débattre et paniquer, avec une joie cruelle. Il la vit être sauvée par une trois-quarts putain venu de l'autre rive avec une rage qu'il ne put dissimuler. Mais une parole était une parole, et celle-ci était donnée.

Il y avait peut-être une bonne étoile pour les audacieuses.
En tout cas, il semblait y en avoir une pour cette enfant.




***************



Elle s'appelait Mistle.

C'était une brunette un peu courte sur pattes, au visage rond agrémenté d'une petite bouche en forme de cœur, un petit nez mutin et deux yeux couleur d'écureuil. Elle portait une tunique d'homme et enserrait sa poitrine naissante dans une longue bande de tissu. Ses cheveux coupés courts lui donnait un air de garçon manqué qui intriguait les gamins et énervait les bonnes femmes. Elle était habile l'arc à la main, moins quand il s'agissait de manier l'épée. Elle avait sauvé la vie d'une esclave en fuite et l'avait amenée à Gheiseil, le chef de la bande, qui l'avait intégrée à sa troupe de brigands après avoir entendu son histoire, estimant qu'elle avait du potentiel.

Marvausse reçu de sa nouvelle famille le nom d'Hirondelle, pour la raison qu'au début de leur cohabitation, elle s'enfuyait souvent la nuit pour revenir au matin, épuisée et déçue de ne pas trouver d'autre asile que chez des bandits. Mais elle se fit rapidement à sa nouvelle vie. La troupe cessa de ressembler à un assemblage hétéroclite de malandrins pour devenir une famille à ses yeux, Mistle jouant un rôle de grande sœur. Chacun comptait sur les autres et aucun ne laissait tomber son frère de rapines. Hirondelle appris à monter à cheval et à se battre à l'épée. Elle se coupa les cheveux pour les avoir aussi courts que Mistle, mais cela ne réussit qu'à l'enlaidir un peu plus. Et si elle se donnait quelquefois aux garçons les soirs de fête, c'était plus par convenance que par un quelconque intérêt, et de toute manière, les manières rudes de ceux-ci ne réussirent qu'à l'en dégoûter.

Mais pour la première fois, elle avait une véritable amie.
Elle s'appelait Mistle.



*****


« La bourse ou la vie ! »

« Venez donc là tâter de ma lame, bâtards de pourceaux ! »

La bande des Corneilles se jeta sur le convoi au triple galop, sabre au clair. Le capitaine de l'escorte, qui avait hurlé l'insanité relevée plus haut, se lança à la rencontre de Gheiseil mais il sembla soudain se figer avant de tomber de sa selle, une flèche empennée de plumes de canard lui ayant traversé la gorge. Le chef des malandrins, alors que son épée zébrait le torse d'un garde d'une ligne écarlate, hurla un juron qui se voulait un encouragement à ses gars, mais qui n'aurait pas fait honte à un fossoyeur de Lex, et les fossoyeurs de la capitale du feu sont pourtant des gens d'une obscénité inégalable.

Si quelques Corneilles touchaient le sol pour aller brouter la racine des pissenlits, les mercenaires de l'escorte semblait faire preuve d'un appétit plus grand encore pour les plantes vertes. Les flèches de Mistle, qu'elle décochait tout en chevauchant, qui semblaient planer avec lenteur et tranquillité dans le sifflement des plumes et ne prendre force et rapidité qu'au moment de l'impact, frappaient implacablement, décimant les mercenaires qui s'effondrait dans le sable du chemin. Un sort fusa, qui renversa trois des Corneilles, bientôt piétinés par les chevaux.

Mais Dent-de-Lion, le plus fort des ruffians, défonça la cage thoracique du magicien de son puissant marteau de guerre, lui broyant les poumons et le laissant agoniser au sol pendant qu'il engageait un arbalétrier. Les Corneilles avaient le dessus, et ce fut soudain la débandade. Une demoiselle de bonne famille sortit soudain d'un des fiacres et s'empara de la jument du capitaine, qu'elle fit prendre le galop afin de s'échapper. Hirondelle se mit en chasse.

Elle rattrapa l'aristocrate, qui n'était pas une cavalière émérite, et la désarçonna. Par chance pour elle, la course poursuite les avait amenées hors du chemin, dans les sous-bois, et elle était tombée sur un tapis de mousse épaisse qui avait amorti sa chute. Hirondelle sauta à terre et lui pointa la gorge de la pointe de sa lame.

« La bourse ou la vie ? »

Bredouillant sans parvenir à former une réponse cohérente, la petite demoiselle tendit à son assaillante tous les bijoux qu'elle avait emportés avec elle. Un petit magot assez coquet. Il faudrait bien un mois avant que l'argent de sa revente ne soit englouti par l’exubérance des Corneilles. Hirondelle acquiesça d'un signe de tête, puis regarda la jument noire. Son regard revint à sa victime, avec un grand sourire presque candide.

« La bourse et le cheval, d'accord ? »



*****


« Là, tout doux, Folcwine. »

La jument, malgré le ton rassurant, fit savoir d'un long soupir que son inquiétude était toujours présente.
Les Corneilles avaient quitté leur terrain de chasse favori depuis deux mois. Ils avaient énervé un peu trop de monde à Ignis au cours des dernières années, et c'était à une vraie battue que l'armée commençait à se livrer quand Gheiseil considéra qu'il valait mieux traverser la frontière et exercer à Ventus, au moins pendant un bon bout de temps. Mais malgré les jolies prises qu'ils avaient pu effectuer, ils ne se sentaient pas chez eux, avec des repaires sûrs depuis des années et des marchands véreux connus depuis un bail, capables d'écouler la marchandises sans faire d'histoires.

En bref, ils se sentaient étrangers en terre hostile.

« Cavaliers à l'est !  Quatre chevaux !» hurla Le Borgneux. Malgré son œil crevé, c'était lui qui voyaient le plus loin parmi toute la bande.

« Peu de clientèle aujourd'hui... » Gheiseil avait l'air déçu. « Tant pis ! Allons leur faire les poches, ce sera toujours ça de gagné ! »

Les Corneilles fondirent sur le quatuor comme la misère sur le pauvre monde. Il approchaient avec des cris de guerre sauvages, comme si la Chasse Sauvage elle-même venait réclamer son dû. Seulement, la riposte fut foudroyante. Un sort explosa au milieu des brigands, en jetant au sol avec une violence extraordinaire. La fumée se répandit dans l'air, accompagnée d'une terrible odeur de chair brûlée. Hirondelle eut soudain envie de vomir, mais elle réussit à se contrôler.

« Dispersion ! Dispersez-vous, mes gaillards, disp... »

Un couteau de jet venait de se ficher dans la gorge de Gheiseil. Les Corneilles, qui s'étaient crus si redoutables, se faisaient décimer par quatre personnes. Leur chef était mort. Hirondelle vit Dent-de-Lion, qui avait réussit à atteindre le corps-à-corps, se faire trancher la jugulaire d'un coup de poignard par un jeune homme qui avait esquivé le marteau de la brute avec la dextérité d'un chat. Partout, les bandits tombaient. Le chaos était indescriptible.

Hirondelle vit Mistle derrière elle. L'archère était terrifiée.

« Fuis, Mistle, vas-t'en ! »

Et Hirondelle chargea, espérant laisser le temps à son amie de s'échapper de ce guêpier. Elle lança Folcwine au galop, mais le plus jeune des deux hommes érigea un mur de terre par magie entre leur assaillante et la petite fille qui lançait elle aussi sorts après sorts. La jument noire, devant l'obstacle imprévu, se cabra, et Hirondelle fut jetée à terre. Le jeune homme se précipitait déjà sur elle, poignard à la main, ses yeux inexpressifs et froid de tueur prêt à éliminer la menace.

« Benedict ! Attends ! » La main de l'homme se stoppa devant l'ordre de sa maîtresse.

Luciana Sforza s'approcha de sa prisonnière, la regarda sous toutes les coutures avec un air inquisiteur, avant de plonger dans les yeux d'Hirondelle deux iris émeraudes. Son regard devint moins dur, et elle claqua de ses mains d'un air décidé. Entre temps, la bataille... enfin, le massacre, puisque cela c'était fait à sens unique, avait atteint son terme. Si quelques bandits avaient pu fuir, la plupart gisaient au sol, morts ou agonisants. Un sourire triste se peignit sur les lèvres de la captive. Mistle n'était pas parmi eux.

« Père, je veux faire de cette renégate ma suivante ! »

La petite fille avait parlé sur un ton autoritaire, à l'adresse du vieil homme aux cheveux blancs, qui avait fait tant de ravages dans les rangs des Corneilles grâce à sa magie du feu. Celui-ci jeta à un œil dégoûté à Hirondelle.

« Allons, Luciana, tu n'y penses pas. Cette maraudeuse est tout juste bonne à être livrée à la justice. »

« Père ! Je vous en prie ! »

Prenant cela pour un caprice de plus de sa fille, Vittorio Sforza finit par donner son accord. Il n'avait jamais su ce qu'était un coup de foudre, après tout.
Hirondelle se remit en selle et sous la surveillance attentive de ses gardiens, elle prit la route vers Omnia. Si l'occasion de s'échapper se présentait et qu'elle comptait la saisir, elle était vite ramenée à la raison par Cassandra, qui semblait lire dans ses pensées. Enfin, sa situation aurait pu être pire, elle aurait pu reposer avec ses compagnons sur la plaine où les corbeaux se partageait sans doute déjà les cadavres des Corneilles. Et une petite pensée lui mettait du baume au cœur : Mistle était en vie.

« Quel est ton nom, brigande ? » La petite fille avait posé cette question avec un air autoritaire, mais une curiosité amicale semblait poindre dans sa voix.

« Hirondelle. »

« Je m'appelle Luciana Sforza, et puisque tu es désormais ma suivante, pour toi, ce sera Luciana. Hum... Hirondelle, dis-tu ? Ce n'est pas un nom, ça. Voyons voir... »

Il y eut une vingtaine de secondes de silence, durant laquelle la prisonnière, qui devait apparemment se considérer à présent comme faisant partie de la suite de cette aristocrate, se demanda ce qu'elle devait voir.

« Voilà, c'est ça ! Désormais, tu t'appelles Isabeau. Isabeau Visconti. Voilà qui te va à merveille. »



With You


« Déchirer ces robes ne mène à rien, Isabeau. »

« Je m'appelle Hirondelle ! »

« Isabeau. »

La concernée était furieuse. Pour exprimer son désaccord, elle ne trouva qu'une solution : bouder. Certes, la réaction était immature, mais elle ne comprenait pas ce qu'attendait Luciana, pas plus qu'elle ne savait comment se comporter avec elle pour l'emporter au final. Âgée de quinze ans, elle n'était que de deux printemps la cadette d'Isabeau, mais malgré son apparence enfantine, elle semblait bien plus mûre, ne se départissant pas de son sérieux. Elle était aussi d'une obstination admirable, car depuis un mois, elle insistait pour faire entendre raison à sa suivante. Ce qui motivait en grande partie la colère de celle-ci.

« Bouder comme tu le fais n'est que l'aveu de l'échec. C'est ridicule. »

« Silence, catin frelatée ! »

La première fois qu'une telle insulte, qui pour elle avait presque pris valeur de salutations dans la bande, était sortie de sa bouche à l'adresse de son interlocutrice, Isabeau avait immédiatement fermé les yeux en attendant le sifflement du fouet. Mais celui-ci n'était jamais venu et seul lui avait répondu le calme imperturbable de Luciana. Seul une lueur de douleur dans les yeux verts indiquaient à la jeune fille que ses invectives faisaient mouche.
D'habitude, en entendant cela, Luciana quittait la pièce en silence, laissant sa suivante seule pour goûter à son bien modeste triomphe. Mais cette fois là, sa main n'esquissa aucun mouvement vers la poignée de la porte. La petite fille préféra marcher lentement jusqu'à la fenêtre et s'absorba dans la contemplation des rues d'Omnia, tournant ostensiblement le dos à Isabeau. Un silence s'installa avant que Luciana ne prenne la parole, d'une voix douce.

« Tu me détestes à ce point ? »

« T'as deviné ça toute seule ? »

Et ce fut l'explosion. Isabeau ne vit tout simplement pas la gifle venir. Pas plus qu'elle ne sentit sa joue la brûler avant d'y avoir posé sa main par réflexe. Mais elle n'avait pas le temps de s'apitoyer sur sa douleur.

« Pauvre cruche ! Tu comprends pas que c'était le seul moyen de te sauver la vie ? Tu préférerais être en prison ou te faire becqueter par les corbeaux comme les autres ? Qu'est-ce qu'on aurait dû faire d'après toi, hein, madame-je-sais-tout ? Avoir l'obligeance de se faire tuer, c'est ça ? Tes amis sont morts, il n'ont qu'à s'en prendre qu'à eux-mêmes. Moi j'ai voulu te sauver, et voilà ce que j'ai en remerciement ! »

Silence. Isabeau était sans voix. En tant normal, elle se serait payé la tête de Luciana pour la basse qualité de ses insultes et l'aurait faite rougir de quelques jurons bien sentis. Mais voir ce petit bout de femme perdre enfin son calme et exploser la laissait interdite.

« Et voilà, je ressemble à la dernière des idiotes à présent... Tiens. »

Malgré son corps agité de tremblement, Luciana tira une bourse en cuir de ses poches et la lança aux pieds de la jeune femme médusée qui lui faisait face. Puis elle fit demi-tour et avant de franchir la porte de la chambre, sans se retourner, expliqua de quoi il retournait à Isabeau qui ne comprenait pas.

« Malgré ce que tu as l'air de penser, tu n'es pas esclave ici. C'est ta paye. Essaie de mériter celle du mois prochain, au moins. »

Elle sortit. Pourtant, Isabeau ne se pencha pas pour ramasser l'argent. La larme qu'elle avait vue briller dans un rayon de soleil sur le visage de Luciana, elle la sentait maintenant rouler le long de ses joues.



*****


« Isabeau, ne bouge pas comme ça ! »

« Mais ça fait mal ! »

« Évidemment que ça fait mal. Mais tu verras, ça vaut le coup de souffrir un peu. Maintenant, tais-toi un peu et arrête de remuer ! »

Isabeau obéit. Cela faisait cinq mois qu'elle servait de suivante à l'héritière des Sforza. Le temps avait fait son office et les barrières que l'ancienne brigande avait posées avaient volé en éclats les unes après les autres, ne laissant au final qu'une amitié naissante... et peut-être quelque chose de plus. Si jusqu'ici Isabeau avait rempli son rôle à l'intérieur du manoir des Sforza, il était impossible qu'elle fasse de même à l'extérieur, vu son aspect physique et ses mauvaises manières.

Elle suivait donc un entraînement spécial de la part de Cassandra, la majordome, pour apprendre à lire et à écrire correctement, à se comporter suivant l'étiquette, à pouvoir parler de le pluie et du beau temps sans ridiculiser la famille. Mais surtout, il y avait du travail sur le physique à accomplir. Beaucoup de travail. Apprendre à marcher avec des talons hauts fut une épreuve de longue haleine. Quand il avait fallu mettre un corset pour la première fois, la chambre s'était transformée en un no man’s land avec répétition grandeur nature de la prochaine guerre Ventus/Ignis/Terra. Et c'était actuellement ses cheveux, enfin longs et que Luciana peignait avec force qui lui arrachaient des cris de douleur.

« Et voilà ! Plus que la touche finale... »

« Hey, qu'est-ce que tu me mets dans les cheveux ? Ça tire ! »

« C'est un nœud, Isabeau, juste un nœud. Tu verras, ça te va très bien. Laisse-moi juste te maquiller avant. »

Luciana semblait s'amuser comme une petite folle. Après tout, elle avait une poupée taille réelle à coiffer, vêtir et maquiller. Et elle ne s'en privait pas. Une fois qu'elle en eu fini avec les produits de beauté, elle fit se lever sa suivante et l'inspecta sous toutes les coutures.

« Parfait, parfait. Maintenant, regarde-toi dans le miroir. Allez, vas-y, n'aie pas peur. Allez ! Tu es splendide, te dis-je. »

Isabeau fit quelques pas vers la psyché, assez peu rassurée. Elle se sentait comme avec un costume ridicule en guise de seconde peau, elle ne devait ressembler à rien. Elle savait bien qu'elle n'était pas belle. Elle n'osait pas. Luciana osa pour elle, la poussa dans le dos pour la mettre devant la glace.

« C'est... »

La jeune fille de 17 ans était estomaquée.

« C'est... moi ? »

Splendide était un euphémisme. Elle avait l’impression d'être une déesse. Elle qui ne s'était jamais vraiment considéré comme potentiellement attirante, qu'on avait appelée laideron pendant tant d'années... elle se trouvait belle pour la première fois de sa vie.
Elle était métamorphosée, aussi bien physiquement que psychologiquement, par la découverte de sa propre féminité.

« Merci » fut tout ce qu'elle réussit à bafouiller, alors que les larmes commençaient à ruiner son maquillage.

Luciana, sans un mot, l'embrassa alors avec passion. La surprise coupa court aux larmes, son esprit fut envahi par une sorte de grand vide irrésistible, et avant qu'elle sache ce qu'elle faisait, elle rendait le baiser de toutes les forces de son corps. Après de longues secondes, leurs lèvres finirent par se desceller.

"Merci ? C'est encore trop tôt, Isa. Leçon numéro deux, se déshabiller rapidement en cas d'urgence."

Isabeau rougit.



*****


Les draps étaient teintés de sueur. L'air frais de la nuit, se glissant par la fenêtre ouverte, venait rafraîchir leurs corps au gré des bourrasques qui parcouraient Omnia.

« Tu te rappelles toutes les insultes que tu m'as jetées au visage ces derniers mois, Isa ? »

Isabeau voulut répondre mais l'index de sa nouvelle et première véritable amante vint se poser sur ses lèvres, lui interdisant d'esquisser ne serait-ce qu'une syllabe.

« A chaque injure, je me promettais la même chose, tu sais. Celle-ci aussi, elle la paiera. Et ce soir, tu vas payer, Isa. Payer pour toutes les larmes que tu m'a causées. Quand j'en aurais fini avec toi cette nuit, tu seras mienne. Mienne à jamais. »

Alors que l'héritière des Sforza l'embrassait avec une intensité presque religieuse, Isabeau comprit que Luciana avait raison. Que si cela continuait ainsi, à l'aube, son cœur aurait cessé de lui appartenir. Et elle sut également qu'elle-même ne désirait rien d'autre au monde.




***************



« Jaskier, retire cette main immédiatement si tu ne veux pas que je te fasse voir de très près l'intérieur de ton luth. »

Prudent, l'intéressé obéit. Pour un artiste de la débauche comme lui, ne pas pouvoir empoigner à pleines paumes les seins arrogants d'Isabeau, caresser sa peau de pêche et tout ce qui s'ensuit, bref, voir ses avances, des plus subtiles au plus directes, inlassablement déclinées, c'était un échec comme il n'en avait plus connu depuis ses dix-sept ans. Saisissant le luth en question, le troubadour s'assit sur le rebord de la fenêtre, s'adossant à son montant pour mieux présenter son profil aux demoiselles qui ne manqueraient pas de lever les yeux vers lui dès qu'il commencerait à jouer. Pinçant les cordes avec habilité, il se lança dans une chanson d'amour plutôt fleur bleue, d'un genre en apparence très convenue, mais à l'oreille avertie de la jeune fille à ses côtés, il était possible de discerner jeux de mots, doubles sens, sous-entendus et contrepèteries qui en faisait en réalité une chanson paillarde très salace.

« Jaskier, je dois rendre cette ballade sur le thème de l'amour courtois demain, musique comprise, et toi tu ne trouves rien de mieux à faire que de parasiter le peu d'inspiration que j'ai ce soir. Je ne te félicite pas. »

Sans même interrompre sa verve poétique et musicale, Jaskier changea subtilement de registre, passant en douceur à un style lyrique tout en abandonnant les inclinations perverses qu'il avait adoptées tantôt. Même si elle ne voulait pas l'admettre, Isabeau était vraiment très impressionnée par son confrère. Qu'il s'agisse de poésie comme de musique, il semblait avoir un don inné, inégalé et inégalable. Quand il lui avait été présenté la première fois, elle avait cru avoir affaire à un rustre vulgaire et aviné, incapable d'aligner trois mots sans que ceux ci ne paraissent irrémédiablement grossiers et lourdauds. C'était avant de l'entendre interpréter une chanson de son cru. Son opinion sur Jaskier avait dès lors changée du tout au tout, et plus elle avait appris à le connaître, plus elle l'avait respecté pour son génie et avait apprécié sa compagnie de débauché. Par certains côté, le troubadour était sans aucun doute un idiot, mais il était un ami fidèle et il savait faire éclore mieux que quiconque des sentiments dans le cœur des gens.

Jaskier aussi se souvenait bien de leur première rencontre. Et plus particulièrement de sa déception et de sa frustration en apprenant que la belle jeune femme ne nourrissait aucun désir à l'égard de la gente masculine. Mais la jeune fille s'était révélée au fil du temps sympathique malgré une fougue à peine contrôlée. Et même s'il retentait sa chance de temps à autre, sans trop y croire, il avait fini par admettre qu'elle était une cause perdue pour toutes les virilités civilisées d'Albion. Devant le talent dont elle faisait preuve alors qu'elle n'était même pas encore diplômée, il s'était rapidement décidé à garder un œil sur elle et sur ses progrès, la prenant officieusement sous son aile... Et il n'était pas déçu : Isabeau avait un vrai don qui était en train d'éclore, et pour ne rien gâter, elle n'était pas la dernière à faire la fête. Le seul point noir, c'était son amante, Luciana Sforza, qui n'appréciait pas le troubadour à sa juste valeur. Par pure jalousie, Jaskier en était convaincu.

« Ah, j'en ai marre. J'improviserai demain, il faut que je me vide la tête là. »

Les mots d'Isabeau n'était pas tombés dans l'oreille d'un sourd.

« À la bonne heure, Isa ! Je connais une nouvelle taverne qui vient d'ouvrir, le patron me doit quelques faveurs... On y fera une fête de tous les diables ! »

La jeune femme sourit d'un air amusé. Oui, c'était évident. Jaskier allait encore se mettre dans les ennuis jusqu'au cou. Et comme elle n'aurait raté ça pour rien au monde, elle saisit ses affaires — sitar, armes et cape — acquiesçant par là-même à la proposition.

La nuit allait être mouvementée.



*****


« Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs, veuillez applaudir une fois encore... La Perle bleue d'Oxenroad, miss Isabeau Visconti ! »

Isabeau quitta la scène sous un tonnerre d'applaudissements. Regagnant la loge que le patron du « Cabaret de Tous les Vices » avait mis à sa disposition, Isabeau, inondée de sueur, s'effondra sur une banquette, reprenant son souffle. Depuis qu'elle était sortie première de sa promotion à l'Académie d'Oxenroad, elle avait commencé sa carrière et le succès commençait à affluer. On lui avait même donné un surnom plus que flatteur ! Reprenant son souffle, laissant ses muscles reprendre des forces, en cet instant, Isabeau se sentait véritablement vivante. A ce moment, les épreuves qu'elle avait traversées semblaient avoir acquis un sens, et elle était profondément heureuse. Il ne manquait plus qu'une chose pour la combler de félicité.

Et Luciana ne se fit pas prier pour remédier au problème, ouvrant la porte avec impatience et se jetant sur le corps fatigué d'Isabeau pour l'étreindre passionnément, enserrant les lèvres de l'aède entre les siennes comme elle en mourrait d'envie. Ni l'une ni l'autre ne prononcèrent le moindre mot, et le silence se fit l'écrin d'un amour tout à la joie des retrouvailles.

« Hum hum. »

Jaskier, dans l'encadrement de la porte, signalait sa présence par un petit toussotement censé indiquer la gêne éprouvée devant le spectacle public d'une activité relevant habituellement de la sphère intime. Pourtant le troubadour ne semblait pas gêné le moins du monde : son attitude semblait même indiquer qu'il était plutôt en train de se rincer l'oeil.

« Jaskier, donne-moi une seule bonne raison de ne pas t'émasculer sur place. »

Ah oui. Luciana n'avait pas une haute estime du barde... et la situation ne devait pas la prêter à l'indulgence. Mais Jaskier ne releva pas. Sans doute à tort plus qu'à raison, il ne croyait pas au danger que pouvait présenter pour lui une femme au corps de fillette. Preuve que même les poètes peuvent faire erreur sur la nature humaine.

« Allons allons, miss Sforza... Je suis simplement venu féliciter Isabeau pour sa prestation de ce soir. Vraiment, Isa, c'était très beau. Beaucoup de sensibilité dans le choix des mots. Peut-être qu'un jour tu m'arriveras à la cheville, si tu continues comme ça. »

Un petit rire réussit à s'extirper de la cage thoracique d'Isabeau.

« Va crever, petit rimailleur du dimanche... »

Luciana prit apparemment la mouche.

« Bien, je dois retourner à Mihailov, donc je vais laisser les deux rimailleurs s'arracher les lauriers de la gloire comme de vulgaires cabots. Jaskier, au plaisir de ne pas te revoir. Isa... reviens-moi vite... »

Un sourire tendre lui répondit.

« Ne t'inquiètes pas, Luciana, je reprends la route demain. Je ferais une escale demain soir à Mihalov... Et je te promets la nuit que l'on rate ce soir. »

Un baiser scella cette promesse, tandis que Jaskier se montrait soudain atteint d'une quinte de toux plutôt bruyante.



*****


La flèche perça les protections de cuir et s'enfonça dans la poitrine d'Isabeau, lui arrachant un cri de douleur comme elle n'en avait encore jamais poussé. Elle s'effondra sur le sol et ne bougea plus, flanc gauche face au ciel, la main apparemment sans vie sur sa botte. Le tireur s'approcha pour vérifier que sa besogne était bien accomplie, ou pour terminer le travail dans le cas contraire. Isabeau saisit le moment opportun pour lui planter le stylet extrait de sa botte dans la gorge, dans un sursaut d'adrénaline qui lui fit oublier la souffrance pendant les quelques secondes nécessaires pour assurer sa survie. Elle prit garde de ne pas retirer la flèche, qui par miracle semblait n'avoir atteint aucun organe vital, afin d'éviter de se vider de son sang. Courageusement, luttant contre la douleur, Isabeau se mit à marcher. L'hôtel où créchait Jaskier n'était pas très loin. Mais Isabeau n'avait même plus la présence d'esprit pour prier un dieu auquel elle ne croyait pas que le troubadour serait là et pas dans quelque maison de passes...


*****


Quand Jaskier, de sa chambre du premier étage, entendit un cri d'épouvante retentir dans le rez-de-chaussée, la curiosité qui était sans doute l'un des plus développés de ses innombrables défauts, le poussa à aller voir sans retard de quoi il pouvait bien retourner. Et en voyant Isabeau d'une pâleur presque cadavérique, effondrée au sol, une flèche saillant d'entre ses seins, de façon fort disgracieuse au demeurant, Jaskier remercia le ciel de l'avoir bourré de défauts.


*****


« Jaskier, il me semblait avoir été claire. Je ne t'aime pas, alors dégage d'ici. »

Le troubadour était l'une des rares personnes avec lesquelles Luciana ne s'encombrait pas de politesses. A peine après l'avoir ouverte, elle allait refermé la porte au nez du malotru quand elle stoppa son geste. Quelque chose n'allait pas. Il lui fallu une seconde pour comprendre que cette impression était due au fait que Jaskier avait l'air sérieux.

Mortellement sérieux.

Cinq secondes plus tard, en découvrant Isabeau dans un état critique, elle regrettait sa phrase. Pas parce qu'elle s'estimait redevable envers lui, pas parce qu'il avait réussi à garder son aimée en vie jusqu'à présent, mais pour le temps que ces quelques mots lui avait fait perdre et qui coûteraient peut-être la vie à son Isa.

Elle se retourna pour ordonner à Cassandra d'aller quérir de toute urgence son mentor, Alexei Kovalov, le professeur de médecine de Mihailov. Mais la majordome, grâce à son pacte, avait déjà filée accomplir sa tâche. C'était presque frustrant pour Luciana, car elle ne pouvait pas canaliser le stress intense qu'elle subissait soudain en donnant des ordres.
Tant pis. Elle passerait ses nerfs sur Jaskier.



*****


« Vous avez eu une chance stupéfiante, mademoiselle Visconti. Une chance doublement stupéfiante... La flèche s'était enfoncée très près du cœur, et le chirurgien qui m'a précédé l'a certes ôté, mais il avait apparemment omis, ou négligé, certains fragments de la pointe, qui était resté dans la plaie et menaçaient votre vie. L'opération était risquée. Électrisant, n'est-ce pas ? »

Flippant. Ce type aux cheveux roses et en blouse blanche, qui s'était présenté sous le nom d'Alexei Kovalov, était juste flippant. Et le pire pour Isabeau, d'après ce qu'elle comprenait vaguement avec son cerveau encore embrumé par le contrecoup de l'opération, était qu'elle lui devait la vie. Si Luciana n'était à ses côtés, serrant sa main de toutes ses forces avec un regard inquiet, si Isabeau n'avait pas eu une telle ancre à laquelle attacher toutes ses pensées encore floues et qui lui permettent d'oublier tout le reste, elle aurait sans doute développé une phobie des médecins.

« Vous devrez rester quelques temps au repos, mais vous pourrez bientôt reprendre vos activités. Prenez le temps de vous remettre sur pied. »

Avec une amabilité forcée, la jeune femme réussit à répondre à voix basse.

« Je vous dois la vie, docteur... Quel sera le montant de la facture ? »

Alexei Kovalov esquissa un sourire énigmatique à l'égard de sa patiente.

« Allons, je ne demande rien en retour. Je ne fais qu'obéir à ma vocation, ainsi qu'à la sympathie que j'éprouve pour mademoiselle Sforza, qui s'est fait un sang d'encre pour vous. Je ne pouvais y rester insensible, n'est-ce pas ? Voyez-vous, miss Visconti, je rêve d'un monde où les hommes rendraient service à qui les a aidés auparavant, sans arrière-pensée, sans qu'il faille le réclamer ou même penser à le réclamer. Cela serait vu comme un simple retour des choses. »

Kovalov eu un petit rire, mais son sourire étrange ne s'effaça pas pour autant.

« Dans le fond, je suis un utopiste. Électrisant, non ? »

Cette fois, même la présence de Luciana à ses côtés ne réussit pas à arracher Isabeau aux griffes de la peur que lui inspirait cet homme.



*****


Pour la vingt-septième fois consécutive, Isabeau se tortilla sur sa chaise, révélant à quel point elle était mal à l'aise en face de son interlocuteur. Le regard perçant de cet homme chauve, aux traits de rapace et à l'allure décidée l'intimidaient. Il sentait l'astuce et l'intelligence à plein nez, et avec un effort minime d'imagination, la jeune femme aurait pu entendre son cerveau travailler à toute vitesse avec un léger vrombissement, inaltérable et incessant. Etait-ce dû à sa réputation ? Le colonel Umberlock semblait lire dans les pensées de quiconque lui faisait face, et devant lui, le fort caractère d'Isabeau avait disparu : elle avait l'impression d'être une petite fille qui vient de faire une grosse bêtise et qui aurait été prise la main dans le sac.
L'ennui était qu'elle ne voyait pas quelle bêtise elle aurait pu faire.

« J'ai cru comprendre, mademoiselle Visconti, que notre pays a failli devoir se passer de vos talents. C'eut été fort regrettable. »

La jeune femme acquiesça timidement. Le Colonel avait à peine interrompu son monologue, comme s'il savait déjà comme elle allait réagir.

« Oui, fort regrettable. Il est révoltant de penser que quelqu'un, ici à Ventus, la nation des Arts, ait pu engager un tueur à gages pour vous assassiner. Mais qui pourrait bien vouloir la mort d'une étoile montante telle que vous, miss Visconti ? Sincèrement, je ne vois personne qui pourrait avoir un mobile sérieux. »

Isabeau voyait très bien, elle. Depuis qu'elle s'était remise de sa rencontre manquée avec la Faucheuse, elle avait réfléchi de son côtés, et ses soupçons s'étaient portés avec force sur Vittorio Sforza, le père de Luciana, qui enrageait que sa fille se « fourvoie avec une catin de grand chemin dans des ébats saphiques » selon ses propres termes. Il faut dire qu'aux yeux du vieil armateur, seule la pérennité de la famille Sforza comptait, et Isabeau était actuellement un obstacle à la perpétuation de la lignée. Oui, elle était persuadée que c'était un coup fourré de ce fils de chienne.

« On pourrait, bien évidemment, songer à la culpabilité de monsieur Sforza... mais sans la moindre preuve dans cette affaire, cela restera une simple hypothèse dans un dossier qui ne sera jamais élucidé. »

C'était officiel, Umberlock lisait dans ses pensées. Ou alors il n'avait pas besoin d'être télépathe et c'était encore plus effrayant.

« Tant mieux d'ailleurs. Ventus a autant besoin de ses artistes que de ses armateurs, n'est-ce pas mademoiselle ? Mais hélas, le commanditaire de cet acte vil n'ayant pas été appréhendé, qui sait quand et comment il frappera la prochaine fois ? »

« Où voulez-vous en venir, Colonel ? »

Un homme normal, après avoir amené Isabeau au point critique requis pour la recruter, aurait eu un petit sourire, même modeste, de victoire. Mais pas Umberlock. La rumeur disait que lui-même ne se souvenait plus de la dernière fois où ses zygomatiques avaient dessiné une expression de félicité sur son visage. Un de ses nombreux surnoms dans le milieu était : « Père-la-Rigueur ». Ça donnait une idée du personnage.

« La Sécurité Intérieure de Ventus, croyez-moi, met un point d'honneur à assurer la sécurité de ses « honorables correspondants », miss Visconti. Je suis sûr que nous nous comprenons. »

Un pacte avec le diable, c'est toujours tentant.
Et Isabeau ne savait pas résister à la tentation.




***************



La lumière de l'aube filtrait à peine dans l'écurie du manoir Sforza. Isabeau vérifia les attaches de sa selle et de son paquetage avant de flatter gentiment l'encolure de Folcwine. Puis elle se retourna, vers le petit comité d'adieu qui ne manquait pas de se réunir chaque fois qu'elle repartait. Benedict, avec un de ses sourires hautains, lui fit don d'un de ses stylets pour remplacer celui qu'elle avait perdu. Cassandra l'étreignit amicalement. Et enfin, Isabeau et Luciana échangèrent un baiser profond. Elles savaient toutes deux que le prochain se ferait attendre, qu'elles en désespéreraient. Aussi en profitaient-elles du mieux qu'elles pouvaient.

Les adieux faits, Isabeau enfourcha sa jument et quitta le manoir sous l’œil satisfait de Vittorio Sforza qui l'observait depuis la fenêtre de sa chambre. Elle dirigea Folcwine à travers les rues qui commençaient à s'éveiller, et une fois les limites de la capitale dépassées, elle lança la jument au galop, profitant de la sensation de liberté sans limites qui l'embrasait alors, tandis qu'elle faisait route vers le Levant.



FIN

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Jeu 31 Jan - 5:33
Bon, voilà, à priori, c'est fini \o/

A vous les studios !

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Jeu 31 Jan - 12:31
Et bien très belle présentation, j'aime beaucoup ton personnage ^^
Bon comme souvent je trouve qu'il y a beaucoup de relations, mais celles-ci ne sont pas trop importantes dans le forum lui-même donc a va (et la moitié sont davantage des PV/PNJ de Luciana que les tiens en fait xD).

Je n'ai donc rien à redire, et je te valide. Umberlock va surement passer en poste vacant "officiel" du forum (comme les princes d'Ignis ou la Triade de Ventus), pour les autres c'est comme tu le sens.

Puissance - Rang B:

Situation assez drôle que la tienne. Tu as appris à te battre pour survivre et malgré un air doux et charmeur, peut sans trop de soucis te sortir d'un bon lot de situations périlleuseS. En plus de cela, tu es une pactisante de très haut niveau, bénéficiant de tous les avantages liés à cette condition. Ton pouvoir manque toutefois d'utilité offensive malgré son rang.

Influence - Rang C:

Une aède célèbre au pays des Arts, ton influence est plutôt grande dans les domaines artistiques et de la vie courante, sans compter tes diverses missions pas toujours très officielles, et bien entendu, l'emprise que tu exerce sur la famille Sforza (qui a pas franchement l'air inoffensive...).

Voilà voilà, bienvenue sur le forum, et concernant ton pouvoir je pense qu'on va légèrement étendre ses effets, au vu de la relation que tu partage avec ta magicienne (car il correspond davantage à un pacte de rang C là xD).




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