Qui a dit que chercher une boite de conserve dans une foule était facile ? [ Karel - Libre ]



 

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Qui a dit que chercher une boite de conserve dans une foule était facile ? [ Karel - Libre ]

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Ven 13 Juil - 0:00
09 février - Quartiers pauvres d'Hystia - 14 heures 30

"Hmpf... Pourquoi c'est toujours à moi qu'on donne ce travail ?"

Voilà maintenant un peu plus de vingts minutes que Jeanne de Villers cherche une personne, un certain Karel de la garde noire mais elle n'en savait pas plus à son sujet si ce n'était qu'il traînait avec lui une énorme armure noire. Enfin pour l'instant elle avait beau chercher de l'armure noire elle ne voyait que des enfants en haillons et des adultes guère mieux habillés. Elle marchait donc depuis un certain temps à la recherche de cet homme sous les cliquetis constant de son armure car oui elle était en service en ce moment.

Les gens s'écartaient sur son passage. Comme si un mélange de peur et de respect les tenaient à l'écart d'elle. Dans d'autres pays cela aurait pu être une peur de frayeur mais à Terra c'était une peur de la puissance qu'elle dégageait mêlée à un patriotisme sans relâche. Voyant qu'elle cherchait visiblement quelque chose ou quelqu'un les gens préféraient s'écarter pour qu'elle voit mieux autour. Bien évidemment toute la population n'était pas comme ça mais une bonne partie des habitants d'Hystia si. Terra était vraiment à des lieux des autres pays et bien que tout le monde agisse plutôt de la même façon au final les raisons n'étaient pas véritablement les mêmes. Il y avait des nuances, mais des nuances suffisantes à caractériser des peuples. Voilà pourquoi on disait les ventusiens traîtres mais libres, les ignisiens passionnés mais violents, les aquariens mystiques mais passifs et les terrans patriotiques mais trop durs. Chaque pays semblait en effet en lien avec l'élément qui était le leur. C'était probablement ces différences qui rendait ce monde si intéressant par ailleurs.

Bref. La jeune femme continua d'avancer cherchant du regard où pouvait bien être cet homme, après tout Il ne pouvait pas se cacher ad vitae aeternam avec un tel équipement comme on lui avait décrit, elle repensa alors aux paroles du chef de la garde noir qui lui avait simplement dit :

"Karel ? Et bien c'est plutôt simple, il porte le plus souvent son énorme armure noire, vous ne pouvez pas la louper. D'ailleurs il doit sûrement être dans les faubourgs à l'heure actuelle."
"Lui ? Là bas ? Pourquoi donc ?"
"Il aime les endroits plus sombres, il n'apprécie pas trop les grands espaces où tout le monde le voit." Dit-il avec un sourire désolé.

Jeanne soupira sans perdre son sérieux. Cette requête était pour le moins énervante, elle ne savait pas comment le trouver. Et si il avait quitté la dite armure et qu'il se baladait à présent en tenue de civile ? Jamais elle ne pourrait le retrouver dans la masse qu'était cette populace. Elle demanda à quelques badauds si quelqu'un avait vu un grand chevalier noir. Les réponses furent unanimes et plutôt franches qui plus est. Non, personne n'avait vu d'homme avec une armure complètement sombre. Cela ne l'aidait pas, vraiment pas.

"Aaaah !"

Un bambin percuta la seconde qui perdit soudainement son équilibre et s'écroula par terre. Soudainement ce fut un raffut de dingue les gens se précipitèrent vers Jeanne pour l'aider à ce relever et déjà une mère courrait vers le bambin pour commencer à l'éloigner et à lui crier dessus de ne plus jamais recommencer, reprenant légèrement ses esprits la jeune femme s'approcha des deux personnes concernées qui se raidirent soudainement, n'osant plus rien faire.

"Oh... Madame je... Je suis totalement désolée, c'est mon fils, il n'a pas fait exprès, il jouait avec ses amis..."
"Je vois, ne vous inquiétez pas." Répondit Jeanne avec une voix qui se voulait rassurante. "Ce n'est qu'un enfant, ce n'était pas méchant, comme vous disiez il ne faisait que jouer." Elle passa ensuite sa main dans les cheveux du bambin. "Fais juste attention la prochaine fois d'accord ?"

Elle avait dit cela doucement mais assez fermement pour qu'il comprenne, ce n'était pas une menace mais juste un conseil. Sa mère relâcha un soupir de soulagement.

"Merci madame, c'est très généreux de votre part."

La femme s'inclina rapidement puis prit la main de son enfant et la traîna avec elle, le sermonnant en même temps. Jeanne ne put s'empêcher d'être nostalgique en voyant cela. Son passé avait aussi été un peu comme celui de cet enfant pendant un temps. Enfin... La guerrière regarda la foule qui commença à se dissiper, l'avantage de cette rencontre... Inattendue avec cet enfant c'est qu'elle avait fait du bruit, pas mal de bruit en peu de temps, peut être que le chevalier noir l'avait entendu et était venu voir par curiosité comme une partie des personnes qui étaient arrivées ici. La jeune femme resta là, attendant un quelconque mouvement, peut être que cela irait plus vite que prévu en fait.

Enfin, c'était plutôt elle qui avait envie que ça finisse vite, elle avait plus le sentiment d'être une sorte de bonne à tout faire et une factrice plutôt qu'une gradée de l'armée à l'heure actuelle...

Spoiler:
 

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Ven 13 Juil - 12:01

    Avec un sourire amusé, Karel se fondit dans la ruelle. Bien qu´il ne porta pas son armure noir, il n´en restait pas moins surprenant de discrétion, l´obscurité de la ruelle camouflant son corps aussi bien que les ombres de son âme. Il était devenu ami avec l´obscurité après tout. Même s´il se rendait à la rencontre de la lumière… en effet, lui dormait paisiblement, quand un pigeon voyageur –toujours aussi discret et efficace, ce moyen de com- s´était posé sur le rebord de sa fenêtre, forçant le Dark knight of the Queen à lui ouvrir et à le nourrir. Il devait cependant admettre que il avait beaucoup rit en lisant le petit message que le volatile lui avait transmit.

    « Un émissaire est sensé te retrouvé dans les faubourg, la Rine l´ayant envoyé te chercher. Tu la trouveras facilement. Soit gentil. »

    Parce que, oui, ce message avait de quoi le faire rire. En fait, il se demanda même pourquoi le chef de la Garde Royal ne l´avait pas convoqué directement, ni pourquoi il irait la retrouver. La réponse s´imposa d´elle-même après un peu de temps : il serait cruel de laisser quelqu´un tourner en rond pendant des heures entières, et la laisser avec le goût amère de l´inutilité à la fin de la journée. N´empêche, cela restait risible. Et le chevalier avait prit pitié d´elle et accepté d´aller à son encontre. C´était cela qui faisait que, à présent, l´Homme voyageait à travers les ruelles pour atteindre le coin pauvre et mal famé de la ville…
    Heureusement, ayant l´habitude, tous problèmes purent être évité, lui permettant d´atteindre la place en un temps record. Une place qui lui inspirait toujours autant pitié… Le plus risible était de savoir que cette bande de terreux misérable restait suffisamment efficace pour rivaliser avec un soldat d´un autre pays, faisant d´eux des véritables dangers. Pour tout ennemi de Terra bien évidemment. C´est aussi pour cela qu´ils lui inspiraient, tous, un certains respect. Tout du moins avaient-ils, en majorité, une vie sans accroche. Une chose qu´il leur enviaient.


    *Enfin. J´ai une personne à trouver moi. J´aurais d´ailleurs peut-être du envoyer Warren…*

    haussant les épaules, presque négligeant, il déambula dans la foule, paraissant sans objectifs particulier. La capuche de son sweet-shirt sur sa tête, son pantalon de la même couleur grise suivant ses enjambés, le chevalier noir escomptait bien passé inaperçu… et fut au passage attiré par le bruit de ce qui semblait être un sermon. Un simple regard lui confirma une scène étrange : un gamin, sermonné par sa mère devant une soldate. Une soldate qui attira son regard comme un aimant.
    Elle dégageait un charme naturel surprenant. A la fois envoûtant et pur. Un visage jeune et splendide. Des yeux profonds et clairs. Une chevelure longue et dorée.
    Il la connaissait. Capitaine Jeanne de Villier. Tiens donc. S´approchant avec un sourire amusé, il enleva son couvre-chef –sa capuche- comme l´exigeait le protocole mineur, puis pris la parole d´une voix sereine. Et, contrairement à son armure qui lui donnait une voix caverneuse et sombre, presque gutturale, il avait là une voix douce, tranquille, voir même manifestant une certaine flegme.


    Bonjour. Pardonnez-moi si je me trompe, mais vous semblez perdue… je peux vous aider ?

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Sam 11 Aoû - 2:52
Elle cherche dans cette foule tout autour d'elle mais aucune trace de ce fameux chevalier, elle commence sincèrement à ce demander si cet homme au sourire trop vicieux pour être honnête ne lui a pas raconté de pures calomnies, or ce serait là quelque chose de grave, la guerrière supposa donc qu'il n'en était rien, elle cherchait donc du regard quelqu'un ou quelque chose pouvant l'aider, et sans trop s'en rendre compte laissa divaguer son esprit.

Elle voyait tout ces gens amassés aux quatre coins de cette rue qui tentaient de vaquer à leurs occupations tout en évitant la seconde de peur de la toucher. Terra était vraiment spéciale à ce niveau, les gens étaient terriblement respectueux des ordres militaires et même si ceux-ci étaient composés de femmes parfois ils n'en restaient pas moins impressionnés, après tout Terra n'était pas la nation militaire par excellence pour rien. La formation de soldat ainsi que de gradé y était hors norme et si ils ne possédaient qu'une puissance magique moyenne ils n'en possédaient pas moins un art du combat surpuissant et c'est ce qui faisait véritablement la force et la beauté de Terra.

Bref, toujours est-il que ces divagations n'amènent à rien la seconde soupira, vraisemblablement elle perdait bien trop son temps ici, elle décida donc de partir quand une voix l'arrêta dans son geste :

" Bonjour. Pardonnez-moi si je me trompe, mais vous semblez perdue… je peux vous aider ? "

La guerrière se retourna délicatement vers celui qui lui posa une question, ses longs cheveux noués en une belle queue de cheval se décalèrent d'un coup et se posèrent doucement contre son épaule, retombant sur sa poitrine, elle regarda l'homme en question, il était plutôt bel homme, bien plus grand qu'elle ça c'était sûr et avec un sourire trop amusé pour qu'il soit honnête lui non plus. Tient... Ca lui rappelait quelqu'un ça. La jeune femme hocha néanmoins la tête et s'inclina légèrement avant de prononcer avec force mais non pas sans respect.

"Bonjour citoyen, en effet vous pouvez m'aider, je recherche actuellement un homme répondant au nom de Karel, il est aussi très possible que vous l'ayez vu dans une armure de couleur sombre, je le cherche depuis un certain temps et il a quelques devoirs à remplir alors si sa description vous dit quelque chose je vous prie de m'en tenir informée."

Voilà qui était clair net et précis, elle se demanda l'espace d'un instant si cet homme devant elle n'était pas le fameux Karel, cette personne faisait terriblement tâche dans le décor, il restait poli et courtois envers la gradée mais ne semblait pas plus impressionné que cela par elle sa façon de se tenir et la façon dont son corps était taillé pouvait aussi rappeler d'une certaine façon un entraînement militaire et puis ce sourire, ce sourire d'amusement était clairement celui de l'homme avec qui elle avait parlé quelques temps plutôt.

Néanmoins Jeanne ne pouvait avancer cela comme ça, elle avait besoin de plus que cela, des preuves, de la logique, autre chose que des idées sur lesquelles se baser car des hommes maniant les armes cela était tout sauf rare en Terra. Elle ne bougea donc pas d'un iota et continua de regarder ce bel homme du regard toujours avec la même froideur et dureté, elle avait l'air d'une sorte d'ange de la mort en armure, son allure faisait bien trop douce pour le contraste de sérieux qui s'échappait d'elle. Oui, Jeanne faisait une guerrière assez étrange car on doutait dans ses traits durs et impassible une certaine douceur pareille à une madone, mais ça, seul peu pouvaient se targuer de l'avoir déjà vu, uniquement Elizabeth et Aishlinn avaient eu ce plaisir, les autres n'étaient que des collègues de travail.

Et Jeanne ne pouvait paraître faible face à eux tout simplement, elle devait les commander, les inspirer, les aider, alors elle devait être sévère mais juste, voilà ce qu'était Jeanne, un ange dans une armure de fer.

Et voilà qu'elle rencontrait le contraire, un chevalier en armure noire dont l'âme était tout aussi de la même couleur, deux personnes qui ne sont pas faites pour s'entendre mais qui sait ? Peut être que les deux se comprendraient d'une certaine façon ?

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Lun 13 Aoû - 15:21
Quand la demoiselle lui fit face, le Chevalier Noir de Terra ressentit comme un curieux malaise. Loin de faire preuve d’un quelconque espoir, elle le regardait avec une certaine suspicion. Indéniablement jolie sans porter dans la beauté à l’excès, la jeune femme dégageait, contrairement à sa taille menue et sa façon de se tenir très terra-terre *le Narrateur est allé se pendre après ce calembours stupide*, elle dégageait un charisme non négligeable, et différent. Si la plupart des hauts gradés avait une façon de se tenir qui imposait le respect, ce n’était pas le cas de cette jeune femme, qui semblait attirer… l’affection, d’une certaine manière ?
La détaillant plus en détail, le regard violacé du combattant glissa le long du corps, notant les cheveux soigneusement entretenus et coiffés, les yeux clairs comme de l’eau de roche et dénués de toute malice, ses courbes que même ses vêtements ne parvenaient à cacher, ses cuisses qui pourrait faire rêver nombre d’hommes… oui, il avait devant lui un magnifique spécimen féminin, qui semblait aussi incroyablement déterminée pour une curieuse raison.
Une soldate d’exception, à n’en pas douter.

Tout ouïe, le Chevalier Noir de Terra eu un petit haussement de ses coins de lèvres en réalisant que sa charmante interlocutrice était belle et bien celle qui devait le retrouver. La question délicate, à présent, était de savoir quoi répondre, une chose qu’il résolut bien plus vite que prévu. Un vieux mensonge que tout le monde avait cru jusqu’à maintenant était toujours plus efficace qu’une histoire montée de toute pièce.


-Je vois. En effet, je sais où il se trouve. Je sers souvent de missionnaire entre lui et le palais. Quand je ne vague pas à mes occupations personnels bien entendu.


Puis, notant un détail, il esquissa un sourcil et esquissa une révérence en apparence parfaite. Une révérence qui trahissait son éducation haut de gamme, tout en restant d’une certaine sobriété.

On m’appelle Larke. Néanmoins, nommez-moi comme vous le désirez.

Puis, se redressant, il regarda un peu autour de lui, et adressa un petit sourire à la jeune femme, comme si ce qu’il voyait lui plaisait. Ce qui était le cas, d’une certaine façon.

Il m’a envoyé vous chercher. Ou plutôt, si quelqu’un veut le rencontrer, j’ai pour tâche de l’amener là où il pourra le rencontrer. Soyez contente, vous êtes l’une des seules qui saura où le voir quand vous le désirez à présent. Cela étant, puis-je vous demander de décliner votre identité complète ? j’ai une petite idée de votre identité, mais un doute ou une erreur est vite arrivée…

Au passage, j’aime beaucoup votre coiffure. Elle met en avant votre volonté et votre visage d’ange…


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Mer 15 Aoû - 23:30
Le regard de la guerrière se fit plus perçant cet homme, elle n'avait aucune confiance en lui, elle ne lui suivait qu'uniquement car il pouvait soit la mener à l'homme qu'elle cherchait soit tout simplement être lui. A vrai dire elle n'en savait rien et ne pouvait rien avancer sans preuves donc à défaut de pouvoir faire quoi que ce soit elle devait être à ses côtés pour l'instant, elle l'écouta, alors comme ça il servait de missionnaire ? La jeune femme avait du mal à le croire, sa carrure était celle d'un soldat, d'un soldat terriblement bien entraîné malgré sa nonchalance certaine, se moquait-il de lui ? Un guerrier ? Jouer le rôle de missionnaire ? Voyons, personne avec un tel physique n'était missionnaire.

Elle resta néanmoins silencieuse, gardant ses pensées pour elle, puis vint la révérence, une révérence encore une fois trop parfaite pour être celle d'un missionnaire comme il disait l'être, un guerrier de la noblesse peut être ? Probablement. Chacun des gestes de cet homme étaient calculés quand il faisait cela, ce n'était pas une tentative gentillette d'imiter la courtoisie noble, c'était une réelle révérence comme on aurait pu en voir à un dîner ou bien encore à une fête mondaine, Jeanne avait assez côtoyé cet univers pour comprendre parfaitement de quoi il en découlait.

Mais ce sourire qu'il abordait tapait très honnêtement sur les nerfs de la capitaine, il semblait grandement s'amuser de la situation ce qui n'était pas le cas de notre jeune amie, cela faisait longtemps très longtemps qu'elle cherchait l'homme prénommé Karel, ce qui l'énervait déjà passablement, alors si il s'agissait de cet homme en face d'elle cela ne l'aiderait pas à l'apprécier, enfin pour le moment en tout cas car Jeanne ne faisait rien transparaître, gardant son masque de sérieux et de droiture habituelle.

Et puis ce regard ! Elle avait bien remarqué qu'il appréciait ce qu'il avait sous les yeux ce qui énervait encore plus la seconde, tant qu'à la regarder il pourrait au moins faire des compliments ou alors se montrer plus discret non ? Elle pestait intérieurement ce type en à peine quelques minutes venait de lui monter à la tête. Néanmoins elle avait besoin de lui pour l'instant. Et si il s'agissait bien de Karel elle ne pouvait encore moins se permettre d'être désobligeante, après tout il restait un supérieur direct.

Elle ne décida de lui répondre qu'après sa dernière intervention.

"Je suis Jeanne de Villers, capitaine et seconde de la générale Aishlinn Nighthunter. Je vous remercie pour le compliment mais j'ai une question. Qu'est-ce qu'un homme de votre carrure qui semble visiblement être très bien entraîné voir mieux que moi et qui en plus sait parfaitement exécuter une révérence et qui plus est ne semble par le moins du monde être impressionné par l'armée de Terra fait en tant que simple missionnaire ?"

La question était lancée, le ton n'était pas spécialement agréable mais n'était pas froid non plus, il était juste parfaitement neutre, une question qui n'induisait pas de réponse autre que celle qu'elle attendait tout simplement.

Oui, Jeanne commençait très légèrement à être énervée de voyager même sur quelques mètres avec un homme d'une telle insouciance et qui semblait se prendre pour plus idiot qu'il n'était réellement.

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Jeu 11 Oct - 10:19

    Bien que s’amusant beaucoups, la pensée de se retenir un peu effleura les pensées de Karel quand il repéra le regard suspicieux de la jeune femme. Qui au passage, ne semblait pas vraiment apprécier sa façon d’agir. Y aller un peu plus souplement ne serait sans doute point du luxe…
    Mais il s’amusait bien trop pour ça.
    Et surtout, elle ne semblait pas réaliser comment quelqu’un comme lui pouvait être missionnaire alors qu’elle-même servait actuellement de… messagère. Ce qui, au passage, semblait vraiment lui taper sur les nerfs… Dire qu’il avait espéré alléger un peu l’atmosphère en blaguant un peu et en commentant la beauté de la demoiselle, qui pourtant n’avait pas plus fonctionné qu’une chiure de moustique tombé sur son nez. Ah si, un peu plus, elle n’avait pas tiré son arme pour le moment. Auquel vas la difficulté pour garder son identité risquait de monter d’un cran. Afin de se faire un petit peu pardonné de son comportement puéril, il décida de répondre à la question posé, ayant de toute façon la confirmation de l’identité de la jeune femme, mais aussi et surtout comment comment elle se voyait et se présentait, ce qu’elle ne lui avait encore jamais fait –la sociabilité quand il était dans son armure n’était pas son point fort. Lui adressant un petit sourire, plus gentil qu’amusé, il prit la parole :


    Je voudrais vous faire en bourrique, je répondrais : « et qu’est-ce qu’une capitaine pleine de talents et de charmes fait à jouer les messagers pour un Chevalier Noir ? ». Mais comme je suis poli et que j’ai des principes, je répondrais tout simplement que je suis suffisamment proche de Karel pour cela. Il s’agit de bases pour ces proches, après tout…
    Je suis également un ancien noble, bien que j’ai renoncé à mon héritage.


    Ce qui était loin d’être un mensonge. En fait, c’était même la pure vérité : chacun de ses amis et alliés avaient des talents martiaux qui les différenciaient des autres, et qui dépassaient même la plupart des gradés de Terra. Quant au reste… pour lui, cela était tellement vrai qu’il ne voyait pas quoi dire de plus sans se trahir.
    Arrivant dans un sombre entrepôt, au coin de la ville et des faubourgs, le Chevalier Noir s’inclina à nouveau en faisant un pas en arrière.


    Arrivé nous sommes. Je vais à présent me retirer, j’ai un autre rendez-vous à honorer. Karel est à l’intérieur, dissimulé dans l’obscurité comme toujours. Vous n’avez qu’à crier pour le réveiller…
    A la prochaine fois, Damoiselle jeanne. Ce fut un plaisir.


    Et, tournant le dos à jeanne, il se dirigea vers la droite de l’entrée, tournant à un angle pour disparaitre…


    Une fois hors de vu de la jeune femme, dès qu’elle disparut de son champs de vision et inversement, il activa son pouvoir, s’auréolant d’une légère aura blanche. Son armure se dessina autour de son corps, avant d’être projeté dans la réalité. Une fois recouvert, il sauta sur le toit sans un bruit, puis bondit avec un peu de course auparavant pour combler al distance le séparant de l’entrepôt, retombant sur le toit avec une agilités surprenante pour un homme vêtu d’armure, avec un « tonk » remarquablement silencieux. S’approchant de l’autre bout, le derrière, il prit appuis sur le bord du toit pour se glisser d’une petite galipette par la fenêtre ouverte, dissimulés entre divers carton, puis se faufila ente eux pour se diriger vers la jeune femme…

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Dim 4 Nov - 14:38
Froncement de sourcils, décidément plus le temps passait plus cet homme semblait vouloir tester sa patience. Elle n'aimait pas ça, elle n'aimait vraiment pas ça. Déjà que d'aller parler à la garde noire restait un exploit en soit même alors en chercher un membre dans tout Hystia n'était franchement pas agréable.

Car oui la garde noire quand on avait une certaine habitude de traiter avec eux n'était pas forcément un ordre des plus amusants, si ils faisaient peur au peuple et à leurs adversaires de part leur stature rares étaient ceux qui savaient qu'ils n'étaient pas la partie armée de Terra la plus obéissante. Et avoir affaire avec eux était très très souvent un signe de futur mal de crâne.

D’ailleurs Jeanne commençait à avoir furieusement besoin d'un remontant.

Voyons, l'excuse de l'ancien noble ? Comme c'était plaisant et facile à sortir, néanmoins elle ne fit pas de commentaire sur la chose car elle n'était pas là pour ça à l'origine mais continua de garder ses suspicions pour elle même. Cet homme était bien trop louche et bien trop sûr de lui même pour se tenir de cette façon en face de Jeanne. Sa posture, sa façon de bouger, tout rappelait un guerrier chez la jeune femme. Elle avait véritablement du mal à l'imaginer en tant que messager et encore moins pour la garde noire.

"Crier ? Et puis quoi encore, il va venir de lui même, ce sont des ordres je ne vais pas m’égosiller la voix pour si peu, prévenez le de venir après tout vous servez bien à ça."

Ton sec et glacial, elle en avait plus que marre de cette situation et voulait régler ça au plus vite. Elle le regarda partir dans l'autre sens avec un regard accusateur, elle était persuadée qu'il cachait quelque chose et qu'il soit en réalité le fameux Karel ne serait pas plus étonnant que cela.

Elle se retourna dans un mouvement gracieux en soupirant. Elle avait plus que hâte que se termine cette "mission" si on pouvait appeler ce qu'elle faisait ça comme ça. Elle était une grande gradée mince pas une vulgaire messagère. Ce type devrait vraiment en valoir la peine pour qu'on la fasse bouger elle au lieu d'un autre, déjà qu'elle se tapait toute la paperasserie de son général alors il fallait en plus qu'elle soit réduite à ça...

Puis un bruit sourd, instinctivement la jeune femme posa une main rapidement sur la poignée de sa lame, prête à dégainer l'arme au moins autre bruit. Elle avait totalement oublié la configuration du lieu dans son analyse du personnage qu'elle avait suivit. Il pouvait tout à fait donner lieu à une embuscade. Elle pourrait très bien être maintenant victime d'une attaque de toute sorte.

"Qui que soit l'auteur de ce bruit qu'il se montre !"

C'était un ordre exactement le genre de phrase qui ne laisse pas la place à une réponse négative.

Elle était prête à agir si nécessaire, cette "mission" commençait vraiment à la rendre folle.

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Mer 12 Déc - 12:35
Se glissant entre les caisses, Karel s’approchait lentement mais sûrement de la jeune femme, son armure noir lui permettant de se glisser avec perfection dans l’obscurité. Il s’autorisa même de petits bonds discrets pour s’élever sur les caisses, tel un singe recouvert d’obscurité.
Et lorsque, finalement, il eut atteint le sommet, il s’accroupit, les rubans de son armure se déployèrent, et les croches brillèrent par la lumière se reflétant sur leur métal gris. Lui-même était presque invisible, seul le tissus rouge couvrant les yeux apparaissant visible, presque brillant au vu de la luminosité ambiante. Et sa voix résonna


Je suis ici, capitaine...

Si, sans son armure, sa voix était calme, douce et amusée, celle de quand il portait son armure était non seulement caverneuse, mais aussi incroyablement froide. Le Chevalier Noir, du fait de sa position, paraissait tel un prédateur, une bête féroce prête à bondir et à égorger sa cible, quel qu’elle soit. D’autres que lui aurait sans doute ricaner, ne serait-ce que par amusement par rapport à avant, mais pas lui.
Se redressant du haut de près des deux mètres, il s’avança d’un pas, un seul, pour se laisser tomber, ses rubans voltigeant derrière lui, avant d’atterrir avec élégance et surtout un absolu contrôle en face de la jeune femme.


J’ai rarement de la visite, capitaine. Que puis-je pour vous ?

Tant qu’a faire, autant lui reconnaitre l’impression d’avoir accomplie parfaitement sa mission. Même si à présent qu’il était vêtu, il commençait à comprendre la fourberie des supérieurs que sont la générale et le chef de la Garde Royale. Pour peu, il aurait éclater de rire…
Ils n’avaient que cela à faire, vraiment !!
Enfin, il n'allait pas se plaindre. Il devait admettre que, avec sa petite vie, il faisait très peu de rencontre personnelle. Et même ses collègues, la Garde Noire, ne lui parlait que peu. Quant aux autres chevaliers noirs, il ne leur parlait que peu, et leur travail était plus professionnelle qu'autre chose... Là, on le forcerait à... se sociabiliser??!! avec la seule personne apte à le faire pleinement, réputée pour sa bonté et ses nombreux talents, et son coeur aussi doré que ses cheveux: j'ai nommé l’éminente Jeanne de Villier!!

Le pire, c'est qu'il sentait que le choix de la personne n'était pas si mauvais que cela, au final...



... Il y a un soucis avec ma personne, Capitaine?

une question qu'il posait rarement, mais là, il ne savait pas pourquoi, il avait eu envie de la poser.



[HRP: désolé du temps mit et de la courtesse de la réponse]

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Lun 4 Fév - 0:11
Un moment de frisson, ce fut ce que ressenti la colonelle quand l'arrivée de Karel se fit. l'espace d'un instant, elle eu peur de céder à de vieux démons. Cette sensation, cette boule creusant dans le ventre un gouffre sans fond durant quelques trop longues secondes. Elle avait déjà vécu tout cela dans le passé. Et cela n'avait jamais précédé de moments agréables. Le chevalier, sans le vouloir et indirectement lui donnait l'envie de fuir, de courir de toutes ses forces ailleurs, de pleurer le peu de larmes qu'elle possédait encore. Elle croisa les bras sous sa poitrine, comme sous le joug d'un énervement certain, et pourtant elle avait peur d'une certaine façon, cherchant entre ses propres bras un peu de réconfort indirect, comme si serrer ces derniers arriverait d'une quelconque façon à l'aider à aller mieux.

Mais pourtant cela n'était point dû à l'apparence du chevalier noir, non, cela était impressionnant mais sans plus. C'était plutôt ce sentiment malsain qui l'entourait qui ne lui rappelait que trop de mauvais souvenirs. Elle aurait eu envie de le frapper, de détruire ces démons intérieurs alors que l'ombre de son demi-frère refaisait surface durant un moment devant elle... Mais elle n'en fit rien, elle était bien mieux éduquée que cela après tout. Elle valait mieux que ce type, elle le savait, elle en était sûre. Sa faiblesse ne fut visible qu'un instant, et sa voix ne vacilla que sur les premières syllabes mais pourtant un oeil averti aurait pu comprendre que quelque chose n'allait pas au mieux.

"... C'est colonelle pour vous Karel."

Mouvement d'auto-défense, en tant normal elle n'aurait peut être même pas relevé l'erreur mais elle n'arrivait pas à saisir cet homme et cela la mettait mal à l'aise. Elle recula même d'un pas en arrière. Non, cet homme ne lui inspirait rien d'autre qu'un danger constant. Et quand bien même extérieurement elle gardait son sang-froid à l'intérieur elle était sous le joug d'émotions toutes plus fortes les unes que les autres sans pour autant arriver à faire les taire. Son esprit lui disait de courir, de s'échapper, de s'enfuir le plus vite possible mais son corps ne le pouvait ni le voulait. Elle avait une tâche à accomplir et il restait son allié de par sa fonction par rapport au pays, et pourtant...

Et pourtant elle avait ce mauvais pressentiment, celui de ne pas pouvoir lui faire confiance. Comment le pouvait-on face à quelqu'un disposant d'une telle armure, d'un tel besoin de cacher son identité. Un peu plus et elle aurait pu sortir sa lame, comme pour se défendre d'un ennemi ne venant pas. Et pourtant, elle restait toujours aussi droite et ne tremblait pas, c'était là aussi la force de Jeanne, elle avait toujours été une maîtresse de ce genre d'apparences, personne n'avait jamais réellement réussi à la comprendre à ce niveau.

"Ne jouez pas l'idiot avec moi, vous savez ce pourquoi je suis là."

Il faisait languir la chose, elle n'aimait pas ça non plus. Que cherchait-il enfin ? A jouer avec elle ? Qu'il essaye donc et elle lui montrerait à quel point elle peut elle aussi être féroce. Mais elle se calma mentalement, l'heure n'était pas à se laisser aller, encore moins dans ce genre. Elle était la guerrière blanche et lui le chevalier noir. Mais pourquoi diable l'avaient-il envoyée à sa rencontre ? Savaient-ils dans quoi ils se lançaient au moins ? Où voulaient-ils que cela se termine en combat à un moment donné ?

Le vent passa dans les cheveux de la gradée, faisant se soulever la longue queue de cheval qu'elle portait en même temps que sa tunique violacée. Il était un danger, mais un danger du côté de sa patrie et même si cela ne lui plaisait absolument pas au point de la mettre dans un état qui n'était habituellement pas le sien elle devait apprendre à faire avec.

Qu'il soit menteur, tueur ou absolument pas.

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Mer 10 Avr - 12:39
En se rapprochant de la demoiselle, le Chevalier Noir ne put s’empêcher de constater qu’il lui faisait peur. En position de défense instinctive, elle le regardait avec les yeux plus que suspicieux. Et si le jeune homme avait l’habitude de voir cette réaction quand à la plèbe, il constatait que cela faisait toujours son petit effet, surtout quand on le voyait pour la première fois.
Mais ce qui étais ironique, c’était de savoir que c’était l’armure, et non l’homme à l’intérieur, qui inspirait la crainte et la suspicion. Bon. Comme il n’était pas un monstre, il lui fallait détendre un peu l’atmosphère. Ce serait bizarre, de faire preuve d’humour alors qu’il avait revêtu son armure. Mais le plus important serait de ne pas faire d’analogie avec « Larke », son Alter Ego. C’était immonde pour lui,, tout de même, de ne même pas savoir quel était son vrai « soi ». Aussi la tête casqué se pencha légèrement sur le coté en prenant la parole.


Toute mes excuses, Colonelle. Je vous quitte des yeux deux jours et vous passez de Capitaine à Colonelle… Mes félicitations.

Sans son armure, on pourrait croire à une plaisanterie lancé sur un ton insouciant. Avec son armure et sa voix caverneuse teinté d’humour, cela ressemblait considérablement plus à du sarcasme. Bon. Tentative sans nul doute totalement raté quand à calmer l’esprit qui lui faisait face.
Et bien évidemment, elle soulignait que le Chevalier connaissait la raison de sa présence ici. Des paroles qui le fit sourire sous son armure, songeant que cette petite blondinette pure et innocente pouvait faire preuve d’un sale caractère… ou de prétention de soi jugeant ce travail ingrat. Mais comme elle n’hésitait pas a être humble et aider les démuni, il misait plus cela sur le sale caractère. D’ailleurs, elle n’avait pas répondu à sa question. Son corps le faisait pour elle…
Et au passage, le petit coup de vent qui fit virevolter sa tresse et sa tunique lui fit avoir un haussement de sourcil appréciateur. Celui qui parviendrait à attirer l’affection de la colonelle aurait bien de la chance.


Oui et non. Disons que comme ils auraient pu me contacter par pigeon, j’en déduis que il y a une raison particulière pour laquelle ils t’ont envoyé.
Après, j’ai bien quelques suppositions, mais ce sont plus fruit de réflexion qu’autre chose.


Et elle n’aimerait certainement pas l’entendre dire que ce n’était qu’un cobaye sociale. Ou quelque chose s’y approchant. S’approchant encore un peu, il fit un geste, comme pour l’inviter à prendre le chemin du retour vers le palais.

Je ne pense pas que ce lieu convienne à la noble chevalière que vous êtes. Ni que vous désirez rester longtemps à mes côtés. Donc je vous propose de reprendre la route avec moi afin d’en finir au plus vite…

A moins que vous ne désiriez me dire ou me demander quelque chose avant ?


Il attendit patiemment, que ce soit un acte ou une réponse, ou même une réaction, comment la jeune femme prendrait l’invitation et la question...
Il se demandait surtout si la Noble Chevalière qui lui faisait face savait les actions que lui exécutait. Ou même ce qu’il pouvait ressentir.
Bon test ça. Voyons voir jusqu'à ou s’étendait la compassion et la compréhension de Jeanne de Villier, la plus apte à en avoir…


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Dim 21 Avr - 12:59
Soupir, elle s'était probablement emportée bien trop vite. Non, pas même probablement, elle s'était clairement emportée bien trop vite et avait laissé voir sur sa personne bien plus qu'elle n'acceptait et laissait remarquer au commun des mortels. Et Karel, chevalier noir ou pas, n'en faisant pas l'exception. Mais elle était à présent sûre d'une chose, elle détestait déjà cet homme bien que son rang la forçait à au moins le respecter. Les apparitions surprises, les armures noires, les voix caverneuses, les tentatives d'humour plus sarcastiques qu'autre chose. Non franchement cela la mettait plus hors d'elle qu'autre chose. Cet homme, pour elle ne représentait pas Terra et encore moins un supérieur hiérarchique. Non, il n'était guère plus qu'une personne ayant eu la chance de développer un pouvoir surpuissant.

Elle se décrispa néanmoins rapidement, un des autres avantages de son éducations, elle avait toujours apprit à relativiser relativement vite. De toute façon elle n'en avait réellement pas eu le choix. Sa main lâcha la poignée de son arme alors que le vent faisait toujours bouger ses cheveux et sa tunique. Un second soupir la frappa, sa main se porta alors à la croix sur sa poitrine, cachée par son équipement alors qu'elle remua les lèvres lentement, les yeux fermés sans prononcer le moindre bruit. Ce n'était pas le meilleur moment probablement mais elle s'en fichait totalement, elle en avait besoin maintenant.

"Veuillez m'excuser pour cette agressivité, vous êtes mon supérieur après tout, je ne devrai pas avoir à vous tenir de tels propos."

Elle était redevenue étrangement sereine, ou peut être bien que cela n'était qu'une apparence mais il était terriblement dur de le dire et elle même ne laissait rien filtrer. Elle était bel et bien la personnification même de son élément, une lame de justice impénétrable mais de la même façon intangible comme l'air. C'était une qualité qu'on lui avait souvent remémoré quand elle était encore à l'école militaire comme il s'agissait tout autant de sa plus grande faiblesse l'empêchant d'une souplesse évidente dans plusieurs domaines.

Elle observait Karel silencieusement, comment un homme comme lui avait pu atteindre le titre de garde royal ? Elle n'en savait franchement rien et peut être au final n'avait pas du tout envie de le savoir. Toujours était-il que cela devait être terriblement louche, tout comme le fait de cacher son identité et d'employer une autre personne pour l’amener à lui. Autre personne, qui, par ailleurs semblait avoir une voix légèrement similaire mais Jeanne ne pensa pas plus longtemps à cela, le gardant simplement dans un coin de sa tête. Il devait être homme de nombreux secrets elle n'en doutait pas.

Elle caressa machinalement l'emplacement de la croix qu'elle portait. Décidément c'était bien la foi qui lui permettait de tenir tout cela, oui, cette foi qu'elle avait terminé par faire grandir seule, elle n'était pas la plus fanatique des croyantes mais avait sa propre vision des choses tout comme on la voyait souvent dans les lieux de prière. Elle n'avait pas besoin de grands rassemblements religieux qu'elle jugeait hypocrites au possible mais simplement d'un petit peu de calme et peu de personne. Jeanne n'avait jamais été, après tout, une femme de beaucoup de connaissances et cela ne la dérangeait pas le moins du monde. Elle se complaisait dans cette forme de solitude, le calme de la vie, le peu de monde qu'elle côtoyait et le souvenir de sa mère étaient plus que suffisant pour elle.

"Vous avez effectivement raison, plus cela sera réglé le plus vite, plus vite je serai libérée, il semblerait que nous ayons tout deux de futurs ordres de mission qui nous enverrons dans des endroits peu éloignés l'un de l'autre mais je n'en sais pas plus pour l'instant. J'ai l'habitude d'être utilisée comme "coursière" de luxe mais ne croyez pas que j'aime cela. Cependant ils ont dit que vous rencontrer directement serait plus "enrichissant", je comprend ce qu'ils voulaient dire par là. Je suis néanmoins déçue que la garde royale s'ennuie tellement qu'elle s'amuse à m'envoyer vers vous en sachant très bien comment cela se serait terminé dans d'autres circonstances."

Cela n'était pas réellement dit amicalement mais n'était pas froid non plus, elle ne faisait qu'un simple constat alors qu'elle accepta d'être aux côtés de Karel pour le retour. Après tout, avait-elle réellement le choix ? Mais une chose était claire, elle détestait qu'on joue avec elle et supérieurs ou pas la garde allait entendre de ses nouvelles. Elle s'était doutée de quelque chose en partant à la recherche de ce fameux chevalier noir mais n'en était pas persuadée, et, après tout, ce n'était pas à elle de critiquer ni de remettre en question les ordres qu'elle recevait des gens bien plus au dessus d'elle. Cela dit la forcer à bouger pour quelque chose d'aussi insignifiant la mettait clairement hors d'elle.

Quelques gardes allaient bouffer leur casque, elle se l'était jurée à l'instant alors que sa démarche volontaire exprimait son envie d'en finir au plus vite.

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Lun 17 Juin - 17:03
Au fur et à mesure que la "discussion" se poursuivait, ou plutôt au fur et à mesure que la jeune femme répondait à ses commentaires quand elle le désirait (c'est-à-dire même pas la moitié), Karel se servait des moindres détails pour la cerner. Bon, sa colère quand au "va faire les courses, femme" n'était nullement un mystère, non plus le côté répugnant qu'il semblait lui inspirer. Ce côté, après quelques réflexion, était prévisible en fait. Elle était bien trop droite, bien trop pure, bien trop dans son univers rose et blanc pour pouvoir le tolérer, lui, le Chevalier Noir, Incarnation vivante de tout ce qu'elle exécrait. Des pratiques mêmes qu'elle affrontait. Et aussi que, en bonne guerrière d'Hystia digne de ce nom, la petite Jeanne était une combattante, une chevalière talentueuse... mais aussi faible, face à lui, qu'un nouveau né, à cause de cette différence primordiale. Elle, dans son monde d'honneur et de courage, affrontait ses ennemis de face et les écrasait par son seul talent, les dominant, les soumettant, et les  neutralisant. la mort n'était qu'un désagrément pour elle, qui se battait pour protéger. Un risque, voilà ce que c'était.
Rien à voir avec lui, le Dark Knigt of the Queen, qui avait cessé de se battre pour dominer. cela ne l'intéressait guère. le talent? le génie? le chef? le pleutre? le faible? tous étaient égaux face à la Mort, sa compagne, et quiconque se dressait en face de lui devait s'attendre à finir à bas sans distinction. Comme tout combat qu'il livrait était livré jusqu'à la mort et l'anéantissement de sa cible. de dos, de face, dans l'honneur ou la couardise? le Destin s'en moquait et le Faucheur abattait sa moissonneuse d'âme sans se soucier de cela.
Et pourtant, si elle savait toute la vérité, il était probable que ce serait elle qui en souffrirait le plus. Bénis sont ceux doté de compassion, car ainsi peuvent-ils recevoir et partager.

Je me moque des propos que vous me tenez. je préfère une personne ayant le courage de m'insulter en face que un pleutre cachant son ressentiment sous un sourire hypocrite. Et il est connu que ce sont les plus hauts qui font les erreurs les plus grosses. J'ai payé pour le savoir...


Allez, un peu de philosophie pour faire bouger le noix servant de cerveau à la petite blonde. Au passage, un petit message dissimulé quand au fait de ne pas juger les gens quand, justement, on ne sait rien sur eux. Antipathique? insupportable? soit. tant qu'elle lui disait en face ses quatre vérités, il se moquait bien des insultes qu'elle lui sortirait. Et puis c'était bien plus amusant ainsi. Surtout que là il parvenait à voir les objectifs et les raison de cette discussion. Et avec la dernière phrase, parlant d'autres circonstances, Jeanne ne réalisait pas le sourire qui était parut sur les lèvres du Chevalier Noir. Un sourire... amusé. Presque teint de vilenie.


Je vois. Oui maintenant je sais. En effet, tu as raison. dans une autre situation, ça ne se serait pas passer pareil. En cas d'un affrontement ou d'une mission que l'un de nous à commencer, il était sans nul doute hautement probable que nous nous affrontions pour divers raison. Je me trompe?
Le jour et la nuit, Pucelle. Voila ce que nous sommes. Nos méthodes, nos fonctionnements diffèrent. Et c’est pour cela qu'on est la à discuter. Ces abrutis veulent voir si on est capable de faire une chose sans se taper dessus. A mon avis, si ça se sait, les paris doivent pleuvoir...




Puis, le ton teinté de sarcasme, il termina



D'ailleurs, je dois avouer que ton surnom attise ma curiosité. beaucoup aimerait me voir enlever mon casque, et encore plus aimeraient te voir écarter les jambes, apparemment. 
On est de vrais mystères, toi et moi. Chacun à sa manière.
Aussi différents que nous. Aussi inintéressant que nous le sommes.
Et la preuve parfaite d'une solitude que nul ne prévoit. C'est amusant, non?

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Jeu 20 Juin - 1:17
Elle marchait à ses côtés, bien contrainte malgré elle de l'écouter. Non pas qu'elle n'en avait pas envie mais simplement qu'elle considérait le temps de travail peu propice aux états d'âmes. Encore moins quand il s'agissait d'une personne qui ne semblait visiblement pas capable de ne pas insulter une personne, une organisation ou encore une façon d'être à chaque phrase sortant de sa bouche. Elle soupira à nouveau alors qu'un nouveau courant d'air fit virevolter ses longs cheveux d'un blond clair ainsi que sa tunique pourpre.

Pourtant... Il semblait redevenir sérieux à mesure que le temps passait et qu'ils foulaient les rues d'Hystia de leurs pieds, s'était-il assagi ? Ou bien venait-il de se rendre compte de quelque chose ? C'est aussi à cet instant que Jeanne remarqua quelque chose, ce "Larke" qui s'était présenté à elle. N'avait-il pas les yeux violet et la chevelure d'un blond platine à la limite du blanc si ce n'était de cette couleur-là même ? Mais dans ce cas, cela ne voulait-il pas dire que Larke n'était autre que le frère disparu de la reine ?

Elle fronça les sourcils et émit un très léger grognement, non, ce n'était pas possible. Encore plus si le chevalier noir à ses côtés était bien comme elle le pensait il y a quelques minutes ce fameux coursier trop bien élevé pour son rang. Cela lui paraissait totalement irréel, d'autant plus qu'elle n'avait aucune preuve pour l'accuser d'une telle chose et que le faire serait terriblement mal venu. Elle garda alors ses pensées pour elle même. Néanmoins son regard sur Karel changea subitement. Si ce qu'elle pensait s'avérait vrai cela modifiait les choses, modifiait beaucoup de choses, bien trop pour que ce soit sans conséquences. Pourquoi le frère de la reine se serait-il caché ainsi quitte à se faire passer pour mort ? D'autant plus qu'il était là pour la protéger. Personne n'avait fait le lien ? Peut être même que ce secret était bien mieux gardé que ce qu'elle ne pensait mais cette idée restait toujours irréaliste. Pourtant tout devenait plus logique en même temps que ses pensées se tordaient, cela devait être visible d'ailleurs car son visage montrait à présent une certaine incompréhension qu'elle n'avait pas réussi à maîtriser.

Puis il se mit à parler, soudainement, passant de l'homme cynique et inconstant il devenait aussi sombre que son armure ce qui surprit un peu plus l'exécutrice, il montrait une face de lui même qu'elle n'avait jamais vu, il avait l'air presque triste, comme si il était compatissant envers elle pour quel que chose qu'elle n'avait pas subit.

"Nous avons tous payé d'une façon ou d'une autre, aucune âme n'est innocente en Terra. C'est en cela qu'Aquaria ne sera jamais une grande nation, aussi belle qu'elle soit, elle se noie dans son fanatisme aveuglé. Terra n'a jamais eu la prétention de se croire parfaitement claire, aussi bien vous, que moi."

Fait rarissime, la jeune femme posa sa main armurée une petite seconde sur l'épaulière du chevalier. Ce n'était pas amical, ni même chaud, on aurait pu croire qu'il ne s'agissait que d'un geste mécanique mais c'était sa façon de montrer qu'elle comprenait, qu'elle n'était pas insensible. Ce n'était pas grand chose mais c'était aussi son maximum. Elle continua de le suivre, l'écoutant plus calmement et fronça les sourcils quand il sorti ses surnoms. Bien sûr, elle se doutait bien qu'on l’appelait comme ça dans l'armée mais tout de même, elle ne s'y habituait jamais et n'aimait toujours pas cela.

"Ces surnoms... Vraiment, vous êtes obligé de faire une allusion sexuelle aussi souvent ? Mes... Cuisses ne concernent que ma propre personne. Et arrêtez de les regarder comme ça, ce n'est pas parce que vous portez un casque que je ne remarque pas vos coups d’œil à chaque fois que vous le pouvez, ça en devient presque ridicule."

Elle soupira, franchement, qu'est-ce qu'elle avait fait pour traîner avec lui de la sorte ? On aurait dit un vieux couple se chamaillant.

"Quand à ce "test", je suis bien décidée à ne pas le perdre. Cela leur ferait trop plaisir et mon honneur est en jeu. Ils ont voulu jouer, ils vont perdre. Des deux côtés ils sont gagnant, de l'autre je peux perdre sur l'une des faces, je préfère encore leur donner une satisfaction moins grande. Quand à la solitude..."

La jeune femme marqua un arrêt, comme si elle cherchait ses mots ou plutôt essayait de les formuler d'une façon différente que ce qu'elle avait en tête.

"Peut être bien que nous sommes deux solitaires, mais d'une façon différente j'imagine. Nous avons vécu des choses différentes et je ne saurai critiquer votre passé, après tout, qui suis-je pour le faire ? Une partie de mon esprit pense que vous venez d'une lignée terriblement prestigieuse, savez-vous que les pièces de théâtre les plus tragiques ne font que mettre en place des personnages issus de la haute noblesse ?"

Son dernier commentaire se voulait presque anodin. Prononcé sur un ton de neutralité parfaite, et pourtant c'était très loin d'être le cas, elle insinuait beaucoup de choses, y comprit son idée la plus récente. Elle ne savait si cela allait marcher, mais après tout, avait-elle quelque chose à perdre à le faire ?

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Mar 27 Aoû - 12:00
Payé... oui, nous avions payé nos choix, c'était un fait. Et lui-même avait payé plus que nécessaire. Abandonnant sa soeur et son propre royaume durant des années dans la solitude, laissant le trône à sa tigresse adorée, comme un cadeau empoisonnée, tout en sachant pertinemment qu'elle ne l'avait jamais désirée... Innocent, lui? oui, innocent il le fut, à une époque, quand il avait fait son choix, il était encore innocent. Mais aujourd'hui, il avait réfléchit, vu, et abattus. Et il ne regrettait rien. En revanche, il lui était difficile de ne pas sombrer dans la sanguinaire folie qui le guettait, tapie dans l'obscurité de son âme...
D'une certaine façon, et bien qu'elle ne le sache pas, l'aura que dégageait la pucelle lui était relaxant, et il se sentait à l'aise, moins guetté par la folie et l'envie de meurtre qui l'habitait usuellement. Pas vraiment comme un sable émoussé, non, plus comme un fourreau... ou, dans le cadre des blagues pourris, d'un arbuste sur lequel taper. Cependant, il ne réagit point quand elle posa sa main sr son épaule, si ce n'est qu'il tourna par réflexe sa tête vers elle... suffisamment de temps pour voir sa crispation au sujet de ses cuisses...

Et sincèrement, si il n'éclata pas de rire, il ne put s'empêcher d'avoir, sous on casque, un immense sourire, même si cela ne se voyait pas. Il répondit cependant, d'une voix douce, presque un murmure


"l'on admire souvent ce qu'on ne pourra jamais obtenir..."

fit-il avant de se tourner à nouveau vers l'avant. Sa voix, qui plus est, avait été teint d'une certaine mélancolie, qui s'expliquait aisément au vu de son commentaire bien pessimiste. D'un côté, il ne pouvait s'empêcher de la regarder avec amusement, comme un frère s'amuserait des actes de sa sœur et la charrierait pour cela, mais de l'autre, il l'enviait de sa liberté: malgré son rôle d'exécutrice, de colonelle, elle se battait dans la lumière, et pouvait clamer qui elle était. Apparemment, elle en faisait même une fierté. Elle était dans la lumière de Terra, et lui était l'Ombre. C'était peut-être cela, l'une des choses qui faisait qu'il l'insupportait... Cela étant dit, il porta à nouveau son regard sur elle, plissé. Il aurait mieux fait de mettre ses lentilles et de teindre ses cheveux, tout à l'heure, car elle commençait à avoir des soupçons. Hum... avec un ton un peu trop "neutre" pour sous-entendre qu'il était, lui, son interlocuteur, de haute lignée.
sa seule réaction apparente furent un petit ricanement, avant sa réponse, énoncée d'une voix incroyablement douce. Presque comme s'il énonçait une fatalité.


"Je ne regarde pas les pièces de théâtres, j'ai suffisamment à faire sans. Mais pour répondre à ta question muette, sache juste que je connais déjà mon destin: la Mort. C'est mon amie, mon alliée et celle qui m'étreindra à la fin, avec un sourire que je lui rendrais.
Après tout...

je suis déjà mort"


la, même si elle ne pourrait le voir sous son casque, il planta son regard dans les yeux de la jeune femme, comme pour voir si elle parviendrait à comprendre... ou si elle maintiendrait cela en réflexion. Il décida également d'appliquer une vieille stratégie. Il se servirait des bases que Wyra lui avait passé intelligemment...

"Cela étant dit, j'ai fait quelques recherches sur toi. Jeanne de Villier. Tu as une famille intéressante... et une relation, avec eux, tout aussi intéressante."

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Jeu 5 Sep - 22:08
Elle regardait le chevalier, simplement, sans rien dire, elle ne faisait que poser sur lui son regard améthyste, et, aussi dur qu'il avait l'air d'être. Il n'avait à présent plus du tout l'air menaçant, pire encore, on aurait dit un enfant en proie à un désarroi immense. Venait-elle d'une certaine façon de mettre le doigt sur quelque chose de sensible ? Elle ne le savait pas, et à vrai dire, sa nature peu curieuse lui demandait de ne pas chercher à le comprendre. Quand bien même il le cachait on pouvait le sentir légèrement. Enfin de compte, ils étaient vraiment tous les deux plus proches que ce qu'elle voulait bien admettre.


    Il paraît oui. Même si je ne comprend pas cet attrait. Je suis une guerrière, qui voudrait d'une exécutrice à la solde du royaume ? Non pas que je me lamente, loin de moi cette idée. Mais je ne vois absolument pas ce qui me rend "attirante" au regard de la gent masculine. Vous aimez tant que cela les femmes qui commandent ?



Ceci dit, elle se mit à rire très légèrement, du bout des lèvres tout simplement mais autant dire que venant d'elle cela relevait presque de l'exploit. Elle semblait se décoincer un peu non sans garder sa droiture habituelle. Elle n'avait jamais voulu véritablement devenir soldat à vrai dire. Cela c'était plutôt "imposé" à elle, et quand bien même elle était heureuse de servir Terra... Son destin, celui d'être maudite par cette religion qu'elle aimait, de ne pas savoir si elle ou Azalée rentrerait vivantes de leurs missions respectives, tout cela... Elle était prête à se sacrifier pour Terra, sans aucun soucis, elle donnerait sa vie pour la patrie.

Mais elle ne voulait pas mourir, en ce peu de temps qu'elle avait pu enfin vivre de façon indépendante, elle avait apprit à aimer la vie. Ces choses simples, la nourriture, la ville, les parcs, les nuits étoilées. Tout cela, malgré les combats, la violence. Tout cela en valait clairement la peine. C'est ce pourquoi elle avait décidé de se battre dès le début. Pourquoi, alors qu'elle aurait pu fuir en Ventus avait décidée de rester fidèle. Elle aimait ce peuple pour lequel elle se sacrifiait. Alors, au final, peut être que devenir un martyr pour eux serait un privilège.

Car elle ne voulait pas être quelqu'un pour qui l'on ressent de la pitié, elle ne voulait pas faire partie de ces hommes et femmes dont on célébrait le "sacrifice héroïque", non, elle n'était pas une héroïne, tout au plus une tâche dans l'armée, un mal, mais un mal nécessaire. Il n'y avait pas besoin de sortir de Mihailov pour savoir que le Vindex était la branche la moins aimée de l'armée.



    Nous sommes déjà tous morts dans ce cas chevalier. Notre sacrifice vaut notre combat, il ne faut pas voir cela de la sorte. En revêtant ces armures, nous acceptons ce fait. Les jeunes guerriers ont déjà assez peur comme cela de mourir n'est-ce pas ? Si leurs supérieurs se mettent à dire des choses comme celles-ci notre armée deviendra aussi efficace que celle d'Ignis avec le temps.



C'était probablement une blague facile à caser avec la consanguinité, l'inceste et la longue liste des tares mentales de la famille d'Ignis mais là n'était pas le sujet après tout.



    Vous devriez en regarder, elles sont enrichissantes, ou au moins cela apporte une certaine culture. Les généraux en sont souvent friands. Mais je ne serai jamais générale donc ce commentaire n'avait probablement pas sa place.


Elle continua de marcher à ses côtés, simplement, regardant droit devant elle en l'écoutant, soudainement il parla d'une chose en trop. Elle s'arrêta subitement, plantant son regard d'Améthyste dans le sien. Son visage était fermé, non pas froid ou dur, simplement sans la moindre émotion. Pourquoi réagirait-elle, cette histoire était loin derrière elle après tout, et quand bien même cela lui serrait le coeur, montrer quoi que ce soit serait une faiblesse. Une de celles qu'elle avait jeté derrière elle en même temps que son humanité.



    La joie des familles nobles n'est-ce pas ? Je ne leur parle pas, nous sommes simplement en froid, il n'y a que ma soeur avec qui j'ai gardé contact. Mais pourquoi cet intérêt soudain pour une famille tombée dans la désuétude ? Auriez vous une soudaine envie de bénévolat envers des nobles ayant perdu de leur superbe d'antan ?




Une famille formidable n'est-ce pas ? Douce ironie, aucune ne l'est après tout, non, tous les enfants sont des traumatisés de leurs parents après tout, seulement certains le sont moins qu'eux. La véritable question alors, ne serait-elle pas plutôt "M'en suis-je mieux sortie que les autres ?" plutôt que "Suis-je une bonne mère ?". Ceux là n'existent pas, les parents parfaits ne sont pas de ce monde, ni en Terra, pas en Ventus, Aquaria n'en parlons même pas et Ignis est bien sûr exclue.

Non, les enfants ne sont que des réflexions de leurs passés.

Et Karel et Jeanne ne n'en sont pas de belles.

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Ven 6 Sep - 0:43
Quand elle lui répondit que tous devait être mort, le Chevalier Noir ne put s'empêcher d'avoir un vague sourire flottant sur les lèvres de sous son casque. Il se retiendrait bien de commenter en soulignant le fait que pour disparaître totalement, il fallait soit avoir vécu seul toute sa vie, soit disparaître aux yeux de ses proches... un acte qui était généralement accompli par une mort factice ou une évaporation dans la nature. par ailleurs, si il avait supposé, au vu de ses paroles, que la demoiselle se rapprochait de découvrir sa véritable identité, il notifiait la -avec une certaine légerté, certes, que elle ne semblait pas avoir compris ce qu'il voulait dire. Apparemment, elle rassemblait un ensemble d'indice qui n'était pas ce qu'il songeait. Enfin. Si il voulait bien lui offrir des détails, c'était à elle et à elle seule de les unir, tout du moins tant qu'il ne s'était pas dévoilé...
Cependant, il voulait bien répondre à son commentaire sur son goût de femme, avec un petit rire des plus narquois



"Ce que j'aime? les tigresses. Les femmes fortes et qui font la lois. Et ne vous méprenez pas sur l'attirance que vous pourriez exercer sur les hommes: vous êtes très jolie et avec du caractère. Certains aiment ca."


mais bon. Mieux valait ne pas approfondir le sujet, autrement ça ressemblerait à une déclaration d'amour enflammé... déjà qu'il se révélait, en sa présence, étonnamment laxiste, il ne fallait pas exagérer... il eut cependant une pensée tendre pour Ellana en parlant de tigresse. Depuis combien de temps ne lui avait-il pas coller ce surnom dans les pattes... et dire que elle parlait d'Ignis... A peu de chose prêt, il aurai trouver le sous-entendu de mauvais gout... d'ailleurs, même si il ne fit aucun commentaire à ce sujet, il posa, suite à son commentaire sagace, un regard inquisiteur sur la jeune femme. Pour cela, et parce que elle passait à la seconde partie: sa famille.... elle se tenait différemment son ton était... dénué d'émotion. Intriguant. Vraiment intéressant, à vrai dire. Il répondit avec un ton plus... posé.


"Disons que, bien que tombée en désuétude, votre famille demeure un pivot. Notamment votre père, qui, je le reconnais, est un véritable génie du commerce. Il possède un commerce très important, aussi méprisable soit ses maigres talents dans les autres domaines. je lui reconnais cependant la qualité de choisir sa force.
Votre sœur, également, avec qui vous entretenez relation, est charmante et d'une grande beauté. Très diplomate, elle aura, selon ce que j'ai entendu dire, sa place au sénat.
Votre mère, elle... enfin, belle-mère, semble se rapprocher des membres du sénat telle que je les connais. Il paraîtrait qu'elle a extrêmement mauvais caractère...
Enfin, votre frère... la seule personne de qui je n'ai que de mauvais échos. Votre famille semble taire tout ce qui le concerne, c'est... troublant. Presque alléchant. Comme si ses actes relevaient d'interdits...
Et vous, enfin. La colonelle, la Pucelle, la seule militaire de la famille. La seule qui a rompu les liens avec elle. La... bâtarde."



Sur ce dernier mot, le casque du chevalier noir se tourna sensiblement vers elle, alors qu'il concluait, platonique


"A défaut de superbe, votre famille est complexe et intrigante. Et je me fais un devoir de comprendre les subordonnés avec qui je suis sensé travailler. Surtout une... exécutrice?"


A ses mots, au terme d'exécutrice surtout, le chevalier noir ne put s’empêcher de ricaner. Comme si il trouvait ce terme ridicule. Une réaction qu'il expliqua.


"Excusez-moi. je crains que ce concept me dépasse encore... qualifier d'exécuteur de simples soldats que l'on envoie pour abattre sans poser de questions... c'est un qualificatif bien grand pour désigner de la mitraille envoyé à l'abattoir contre des personnes précises."

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Qui a dit que chercher une boite de conserve dans une foule était facile ? [ Karel - Libre ]
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