Ryd Fenril



 

 :: Pres à revalider Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Ryd Fenril

avatar
Messages : 86
Métier : Multiples
Humeur : Sereine
Points Histoire : 0
Lun 25 Juin - 23:14

Ryd de Fenril

« Ab incunabulis »

Informations Générales
Identité ― Ryd Fenril.
Identité propre à Ignis ― Ryd Hyperion Caius de Fenril.
Lorsqu’il se trouve dans son pays natal et plus particulièrement dans les contrées du Roi parmi les Princes, il est d’usage que le peuple l’appelle en ajoutant la particule, symbolisant la royauté de sa lignée.
Le nom d’Hyperion fait référence à l’illustre Prince d’Ignis ayant donné naissance à la lignée parallèle quatre ou peut-être cinq générations avant celle d’Iskandar d’Ignis. Caius renvoie à un Prêtre d’Aquaria.
Titre ― Revelatus (d'après Eloan : "Celui qui a été révélé").
Age ― 20 ans, en l’année de grâce 762.
Genre ― Masculin.
Nature ― Emissaire de la Terre, humain, affinité à la Terre.
Si sa nature d’humain n’est pas une variable inconnue, à l’heure actuelle très peu de personnes sont conscientes de son statut d’Emissaire du Divin Ehol. Pour cela, il faudrait déjà qu’ils acceptent son existence et si la Liberté de pensée et d’action reste une caractéristique propre à Ventus, il est difficile d’y admettre pleinement la religion et encore plus l’existence d’un Dieu omnipotent – mais surtout naïf et infantile, une fois qu’on le connait.
Pays et métier ― Sa résidence principale se trouve à Ventus et par ailleurs c’est à cette même nation qu’il appartient désormais. Il serait faux d’admettre que le jeune homme ait besoin d’un quelconque emploi pour subvenir à ses besoins. Son héritage princier, quand bien même s’agit-il de celui d’une lignée purement parallèle et ce depuis bien des années, suffit amplement.
Définir son activité principale n’est pas aisé, cependant s’il fallait faire ressortir sa caractéristique principale, le juste terme serait Doctorant. A l’heure actuelle, Ryd continue à suivre quelques cours dans l’enceinte de l’Université nationale de Ventus, Mihailov. Parallèlement, il lui arrive d’y dispenser quelques cours ou travaux pratiques, comme tous les autres Doctorants. Il travaille conjointement dans deux filières principales. La technomagie qui le fascine et qu’il considère comme l’avenir pour la nation. Ainsi que l’archéologie, où il excelle – brille, même – et se fait progressivement un nom, au damne de ses paires.
A cela, il serait possible d’ajouter qu’il est alternativement l’héritier le plus probable de l’Ordre des Maîtres d’Arme des Fenril, mais il n’y pense guère. Ce détail l’indiffère pour tout dire.
Langues ― Il maitrise la langue courante, comme tout à chacun. A cela vient s’ajouter quelques dialectes en rapport avec l’objet de ses recherches – une caractéristique qui s’avère bien inutile au quotidien. Hormis cela, bercé par la langue ancienne depuis sa plus tendre enfance, il la maîtrise avec une rare « perfection ».


<

Caractère et Moral
« A travers la porte du caractère, tu me révèleras ta moralité… »
― Evrett Lucius d’Aluis
Il existe bien un fait parmi les faits qui semble rester vrai qu’importe le traitement qu’on lui fait subir. L’homme nait égal en tout point, si l’on exclu l’influence, le rang social, l’importance relative et le syndrome de la cuillère dorée – en effet ça fait beaucoup. Pour ce qu’il en est des actions, du caractère et de la conscience, tout homme, qu’il soit magicien de naissance ou humain et éventuellement voué à le rester, nait sur un plan d’égalité. En conséquence, il semblerait bien que ce soit les actions et le déroulement d’une vie de choix qui détermine le caractère et la morale d’un individu.

En somme, dans un monde parfait, tout individu y arriverait sur un parfait plan d’égalité. La théorie reste, bien évidement, utopique et parfaitement digne d’Ehol. Les Hommes naissent dans une échelle sociale prédéfinie, qui détermine le pouvoir, le rang, le statut, l’influence et même les droits dès la naissance. Ce fait-ci est d’autant plus valable et exacerbé en Ignis, où la femme vient au monde dans la fange et l’homme dans un berceau plus ou moins doré en fonction de l’échelle d’influence de son père principalement et de sa mère accessoirement.
Parmi la famille Fenril, une famille noble d’Ignis, ces termes prennent encore plus de place. Cette famille porte un intérêt tout particulier à la puissance et la force de chaque enfant. En d’autres termes, l’enfant aura plus ou moins de valeur en fonction des ressources innées dont-il dispose. En cela, la famille parallèle à une avance formidable et sait prévoir ce facteur pendant la gestation et aux premières heures de vie autonome. En dehors de cet aspect purement intrinsèque, l’autonomie a justement une importance fondamentale. Une fois sevré, il devra se débrouiller sans aide extérieure pour les formalités, ce qui passe dans un premier temps par la propreté, la décence et la défense. Un enfant et plus particulièrement un garçon doit être capable rapidement de se défendre lui-même et sa fratrie, ou tout du moins à chercher à le faire – de préférence, réussir à le faire. Dans le pire des cas, il se voit tout bonnement renié et évoluera seul dans son coin… Autant dire que la survie est rare dans ce genre de conditions.

C’est dans ce climat que le jeune homme a évolué, dépourvu de pouvoir, il lui aura fallu faire ses preuves plus qu’un autre pour démontrer sa vraie valeur. Ryd porte une importance tout à fait particulière à la notion d’honneur et de droiture, à sa façon tout du moins. Il est par ailleurs très marqué par des origines assez improbables. Né d’un père, premier fils héritier des Fenril et d’une mère érudit en provenance directe d’Aquaria et encore très attachée aux rituels de ce pays. Il aura bénéficiait de la grâce et du savoir millénaire d’Aquaria, de la douceur d’une mère prégnante et très attentionnée mais aussi de la rigueur, de la droiture, du sens de l’honneur et de la force d’un père d’Ignis. Tout cela lui a profité et lui a permis de développer un caractère tout à fait tranché en comparaison à ses proches.
Le fait de ne pas naître magicien a été une véritable frustration depuis son plus jeune âge, depuis ses quatre ans. Bien qu'il ne l'avoue pas, il est frustré de ne pas être naît comme les autres et donc d'être une exception ratée. C'est bien ce qui le pousse dans ses retranchement et à développer un sens et un besoin de perfection outrageant, voir même extrême.
Par ailleurs, et nous touchons là à un point important, il voue une importance fondamentale à la recherche du savoir et son partage outre mesure. Il n’est pas secret dans sa façon de percevoir les découvertes et les sciences. Il est toute fois contraint de se plier au secret sur bien des plans, ce qui aurait tendance à le gêner. En effet, le meilleur équilibre qu’il ait trouvé reste de laisser à chaque nation ce qui concerne chacune d’entre-elle. Aussi, il n’ira pas dévoiler ce qu’il sait de l’Empire du feu ni ses pratiques, tout comme il garde secret, ce qu’il se passe dans les laboratoires et les instituts de la Nation du vent.
C’est un fait, la confiance et le respect d’une promesse donnée fait partie intégrante de sa vision et de son caractère. Il ne suffit que d’une rapide étude de sa personnalité pour dévoiler les quelques traits que sont : la confiance en l’autre et en soi, le besoin de réciprocité, le savoir comme fondement de toute société, l’honneur et le respect de l’autre qu’importe son sexe. Pour en revenir sur la promesse, il ne promet que rarement et ne respecte que le strict cadre de celle-ci. Aussi, lorsqu’il promet d’aimer, il aime sincèrement, toutefois il ne se courroucera pas s’il trouve une autre femme attirante, qu’il se surprend à flirter avec celle-ci. Après tout, il ne lui aura pas promis une fidélité implacable et il restera honorable qu’importe la situation.
De ce point de vue, bien qu’il les plaigne, le jeune homme n’apprécie que peu les femmes d’Ignis, si ce n’est quelques unes. Entre celles qui se considèrent soumises de part leur statut social et les autres princesses bouffies d’une arrogance qu’elles ne peuvent soutenir qu’en l’absence de leur mari, il faut dire qu’il y a de quoi douter de leur sincérité.

D’un naturel calme et posé, il sait se faire d’une discrétion sans commune mesure, ou au contraire imposer sa présence d’un geste ou d’un regard, à la manière des Princes d’Ignis qui l’indiffèrent pour la plupart. La violence et la guerre ne le choque pas particulièrement, il peut aisément participer à une guerre quand bien même ce n’est pas son aspiration première. Cependant, la violence gratuite plus particulièrement et surtout dirigé envers un enfant lui reste peu supportable pour ne pas dire insupportable. Et, très sincèrement, il n’est pas « agréable » de le voir sortir de ses gonds.
Il est probable que le traitement de son enfance en tant qu’humain sans véritable don parmi une horde de jeunes Ignisiens fougueux, à la flamme facile, désireux de démontrer la faiblesse du fils de l’héritier et surtout de prendre sa place l’a poussé à fulminer dans des situations similaires. Contrairement au rite de la famille, pour lui un enfant, un jeune enfant a besoin de tendresse et de chaleur, il ne peut pas vivre en autonomie avant un bon moment… Et encore moins se suffire à lui-même physiquement ou sentimentalement parlant. Il est capable de se jeter à corps perdu dans la mêlée si par malheur ou mégarde un enfant se retrouve mêlé à celle-ci. Dans ce genre de situation, il peut littéralement perdre sa maîtrise "millénaire" et agir d'une façon des plus irationnelle. Bien qu'il n'en soit jamais arrivait à ce genre d'extrémité, dans un élan de colère et en fonction de l'outrage fait à l'enfant en question, il pourrait probablement tuer. Ce qui dans son état naturel ne pourrait jamais arriver. Il n’est pas rare qu’il ait le dessus sans trop faire d’efforts, cependant dans quelques rares situations, il lui arrive de souffrir de blessures relativement graves. Mais peu lui importe, ce n’est plus une question d’honneur mais plutôt de satisfaction en voyant les prunelles saines et sauves d’un bambin qui n’avait rien demandé.
C’est souvent dans les yeux des plus jeunes qu’il trouve la sincérité et le réconfort d’un remerciement vrai et honnête. C’est peut être pour cela qu’il voit Ehol comme un enfant plus qu’un adolescent en crise. Sa naïveté le pourvoie de ce regard honnête et franc.

Concernant, la religion, loin de lui l’idée de la refuser ou de renier son existence. Ce serait un comble après sa rencontre avec Ehol qui l’a pourvu Emissaire. Pour autant, il n’en suit guère les préceptes. Il préfère vivre selon une échelle qui lui est propre qu’il définit lui-même. Parfois plus dur que la religion et parfois plus lâche, notamment en ce qui concerne les femmes, les plaisirs de la chair et tous ces détails qui rendent la vie plus complexe qu’elle ne devrait l’être. En cela, il lui parait bien difficile de vivre à Aquaria de façon pérenne, la religion y est beaucoup trop présente, même problème à Terra, quoi que leur vision de l’enfance lui plaise tout particulièrement. Reste Ventus et son pays natal, Ignis.
Ryd a quitté Ignis, non pas pour des raisons familiales mais plutôt pour entrevoir la liberté offerte par un tel pays et surtout pour son savoir toujours grandissant. Il s’est rapidement pris d’ennui à Ignis, où le seul facteur d’intérêt est la puissance absolue. C’est probablement la raison pour laquelle il vit encore aujourd’hui à Ventus quand bien même il a plus la bougeotte d’un globe trotteur que celle d’un sédentaire.

D’un point de vue intellectuel, il reste probablement le plus doué de sa fratrie, pour laquelle la force prime sur la sagesse. C’est tout naturellement qu’il mémorise et comprend avec une vitesse qui en ferait pâlir plus d’un. Il n’aime pas la dénomination « génie », pourtant il semblerait que se soit bel et bien le cas. Fin analyste, il interprète les choses avec une justesse qui le caractérise, de la même façon il adopte sa façon de penser et ne se fit jamais à la référence pure, préférant la critique de celle-ci. Concernant son don pour la mémorisation, il serait tout à fait juste d’assimiler cette capacité à de la synesthésie. Il associe plusieurs sens pour chaque notion et s’en souvient sans aucun problème. Toutes ces caractéristiques concordent bien avec son sens de l’observation. Calme, paisible mais surtout observateur au regard affuté, parfois gênant même. Un seul regard semble vous transpercer de part en part, comme s’il vous scrutait et vous détaillait strate par strate, qu’elles soient physiques ou psychologiques.
Les choses se déroulent à ses yeux comme un parchemin. En cela, il n’est pas étonnant que son accès à la principale Université de Ventus se soit fait sans encombre. Pourtant, il ne joue pas de ces facilités ou même ne s’en vante pas plus que cela. L’arrogance ne le caractérise pas vraiment, quoi qu’une touche d’égo semble pointer par moment.

Pour conclure sur quelques mots supplémentaires, concernant son sens de la morale, il s’établie selon une échelle et des critères qui lui sont propres et probablement étranges dans une vision globale. Il prône l’honneur dans chaque acte et le respect de chaque individu, mais il ne sera pas outré de convenir qu’un homme puisse chérir plusieurs femmes, l’inverse est aussi valable. De même, la guerre n’est en soit pas un acte totalement irrationnel et belliqueux, il la comprend et conçoit même qu’elle soit nécessaire pour parvenir à un équilibre. La paix mène à la guerre et la guerre à la paix. C’est cyclique. Pour lui, rien n’est foncièrement Bon ou Mauvais, tout est en nuance et dépend souvent d’un référentiel et de la façon dont on l’interprète. Un raisonnement somme toute éloigné de celui d’Ehol. Mais celui-ci ne semble pas brider ses Emissaires en fonction de leur façon de voir le Bien et le Mal. Tout est affaire de choix, tout choix est discutable, même ceux d’Ehol lui-même. Pourtant, il reste qu’en termes de choix, il est possible d’établir une catégorisation. Quoi qu’il en soit, choisir c’est figurer son autonomie… Et aux yeux de Ryd, en bien ou en mal, ça reste une preuve d’intelligence.
Pour autant, ce jeune homme, arrivant à l’âge où l’enfant laisse place à l’adulte et aux tristes vérités, n’est pas cynique ou défaitiste. Quelque peu rêveur, voir même transi, il lui arrive de se perdre dans des utopies qu’il sait chimériques, mais qu’il aime concevoir. Enfin, s’il fallait conclure sur une notion importante, il faudrait signaler et c’est là un point majeur que Ryd est bon vivant, de bonne compagnie, de bonne écoute et surtout amoureux… Oui et même fidèle… Fidèle à un profond besoin de liberté que Ventus, en première concubine, lui offre jour après jour.

Physique et Apparence
« Et ton aspect, ton physique m’en diront plus sur ta personne que tu ne souhaites en révéler… Retires cette chemise et laisses-moi t’observer, c’est un ordre. Perverse ? Non, j’aime les belles choses… »
― Lua d’Ignis.
Ryd est un jeune homme dans la fleur de l’âge, ce qui pourrait en surprendre plus d’un qui le vieillirait probablement de quelques années. Son allure, sa posture, son aisance physique lui confère un air plus adulte qu’il ne l’est réellement et dénote une expérience poussée de la vie malgré sa jeunesse et ses traits tout à fait candides quoi que parfaitement masculins. Il n’est pas rare que l’on se retourne sur son passage. Pour être honnête, honorablement honnête avec lui-même, il sait sa beauté, de même il sait qu’il attire le regard que se soit celui de ces belles ou quelques-uns de ces messieurs mais ne s’en vante pas plus qu’un autre. Le physique reste le physique, et un homme ne peut se bâtir sur son physique uniquement, ce n’est que superficialité.

Plutôt grand ou d’une taille tout à fait honorable face à quelques géants de l’armée de Terra – un mètre soixante dix-huit, pour être plus précis –, le jeune homme est en forme et son physique révèle des années d’un entrainement harassant et tout à fait militaire des armées d’Ignis. Tous les hommes de la nation du feu doivent s’y plier, il n’y a pas échappé et a même bénéficié des sciences de deux des meilleurs maîtres d’arme de la nation qui ne sont autres que son père et le père de ce dernier. L’objectif étant de pallier à son inutilité en tant que magicien. Des années dures et éprouvantes tant moralement que physiquement, il en ressort donc avec un physique fin, sec et parfaitement musclé, paré pour le terrain et les actions militaires. Pour autant, il n’est pas militaire dans l’âme.

Une chevelure ébouriffée par la nature et son entropie, mais étrangement organisée d’une enthalpie naturelle, Ryd fait parti de ces personnes châtiées par la nature d’une beauté dans le désordre. Pourtant ce n’est pas cette chevelure de blé – quoi qu’attirant les caresses – qui marque le plus son faciès fin et bien dessiné, révélant un nez légèrement relevé, un menton et une bouche simples et adaptés. Des proportions dignes d’un nombre d’or. Mais, encore une fois ce n’est pas ce qui attire le plus l’œil. En effet, son regard est bien plus troublant et pour ainsi dire envoutant. C’est une caractéristique qu’il détient du Prince originel lui-même, Hyperion d’Ignis. Ce dernier était muni d’iris à la coloration vague et changeante. Aussi, le regard de Ryd n’est pas fixe et oscille des teintes chaudes aux teintes froides au gré du temps, de la température, de son sentiment même. Depuis qu’Ehol en a fait son Emissaire, cette caractéristique est exacerbé, certain parlerons de sortilège, d’autres de démonisme et d’autres de caractéristique divine. Peu lui importe. Le tout reste que ce regard est prégnant, il semble traverser la matière pour en visualiser la conception même, ce qui n’est pas nécessairement faux. Il est bien difficile de résister à son observation à la fois chaleureuse et froide, attentionnée et indifférente, magnifiquement troublante pour l’esprit. Ses enseignants en ont souvent fait les frais, à commencer par le comité d’inscription. Il est évident que cette caractéristique royale est jalousée de ses proches comme bien des choses chez lui, on ne peut pas vraiment dire qu’il soit particulièrement choyé par les siens, mais simplement respecté pour son influence.
Autrement, son physique est assez commun, on dénote une légère pilosité sur un torse accueillant, des épaules révélant une carrure certaine, développée au cours des années en tant que bon Ignisien en devenir. Bien qu’il s’entretienne quotidiennement, sa nature lui confère une jolie posture presque naturellement. Seul ses mains, munies de doigts longilignes digne d’un musicien ayant quelque peu souffert de la guerre trahissent son appartenance à la nation de la guerre et des conflits. Tout en simplicité, bien qu’il soit soumis aux mêmes codes que le reste de la peuplade et d’autant plus à Ventus, il ne s’y intéresse que peu. A croire que la simplicité comme l’extrême coquetterie satisfait aux coutumes locales.

D’ailleurs, il n’est pas particulièrement coquet, quoique tendant à rester propre sur lui, on lui a appris durant son enfance à s’habiller dans une simplicité assurant une mobilité parfaite – l’art du combat, chapitre premier – tout en conservant une classe et une tenue parfaitement adapté à la réception, masquant l’arme et la mort – l’art du combat, chapitre second. De fait, d’un point de vue vestimentaire, il adoptera des codes stricts en toute décontraction. Le tout lui confère une allure d’un dignitaire à Ventus, d’un Prince en devenir à Ignis – bien qu’il n’en soit un que parallèlement.
Seul héritage récurrent dans sa tenue, une cape munie de manche pouvant faire office de manteau si nécessaire. Plutôt longue, aux lignes épurées et au col marqué, elle est faite d’un tissu sombre pour ainsi dire noir, bordé d’une mouture dorée, probablement d’or, et de lacet d’un rouge royaliste collant parfaitement à Ignis. Elle peut s’attacher au cou par deux sortes de broches ressemblant plus à des gourmettes, elle aussi d’un alliage doré. Sur l’une on discerne parfaitement le blason des Fenril, symbole de leur don naturel et cultivé pour le maniement des armes et l’art de la défense – l’attaque restant la meilleure des défenses – et un second prônant le culte d’Ehol, offert dans son jeune âge par un prêtre d’Aquaria. « Il te protégera du péché et de la violence du feu, mon enfant ! », qu’il disait parlait-il de la broche ou bien du Dieu Ehol lui-même, cela reste à définir.

Déshabillé, son corps est meurtrie de cicatrices, dont quelques unes lui ont été léguées par son art de la guerre, d’autre par sa génération de Fenril le considérant comme un faible, pour la plupart de celle-ci on distinguera facilement les marques du feu qui « cautérise » … Par ailleurs sur l’un de ses flans remontant jusque son épaule et une partie de son bras droit, il sera facile de dévisager l’équivalant d’un sceau de magicien qu’il détient depuis le rituel initiatique des Fenril au feu et qui fut un échec particulièrement douloureux, la marque continue à l’être par moments. De part et d’autre de celui-ci des symboles et glyphes de l’ancienne langue sont visibles.
D’expérience, que ce soit son sceau de magicien inactif – puisqu’il n’en est pas un – ou bien les cicatrices, tout cela semble plaire même si de son avis personnel, il ne trouve pas les marques de guerre très attrayantes alors qu’il reconnait la beauté du sceau d’Alviss de Fenril, son grand-père et patriarche de la famille, ainsi que les marques laissées par le fiston d’un des prêtres d’Aquaria. Ses conquêtes trouvent à ces marques, un symbole de virilité et de protection… Il ne comprend pas cette psychologie féminine, sans généraliser à toute la gente féminine, bien entendu.

Capacités Générales.
« Eblouis-moi de tes talents… Fils »
― Ewen de Fenril.
Dans le cadre de l’héritage familiale, Ryd a bénéficié d’un enseignement poussé dans l’art de la guerre et tout ce qui s’y rapproche, en partant de la théorie et la stratégie à la mise en pratique. Il est donc parfaitement capable de se défendre et de s’adapter tant à ses armes qu’à celles qu’il pourrait trouver sur le lieu même d’un conflit. Il peut rivaliser face à des individus chevronnés, par contre il se verrait probablement en difficulté en cas d’affrontement face aux grandes figures militaires de ce monde. En effet, il ne pratique pas aussi quotidiennement et surtout aussi durement, son but s’éloignant fortement de la guerre pour la guerre.
D’une manière générale, son enfance lui a appris, le combat, la défense, l’honneur, la ruse et l’adaptabilité quasi-instantanée dans toutes sortes de situation. Il a aussi appris à chevaucher un destrier, ce qui n’est ni surprenant, ni particulier à sa personne.

L’un de ses talents le plus important dans son environnement reste sa capacité d’observation, d’analyse, d’apprentissage et d’une façon plus générale à acquérir et développer le Savoir. Ryd utilise la synesthésie inconsciemment et de façon poussée ce qui lui confère une forte aptitude à la mémoire et plutôt sélective. A cela s’ajoute un sens aiguisé de l’observation et de la déduction, ce qui en fait un homme de connaissance redoutable. Même s’il ne peut se comparer à Kyriel, à son échelle il manifeste tout de même des capacités surprenantes.
De cette capacité latente résulte ses talents d’archéologue et de technomage – bien que moins robuste sur ce plan, il en comprend le principe général et les rudiments mais pour l'instant les théories lui échappent totalement. Par ailleurs, Gwen de Fenril, sa mère, lui a involontairement transmis ses connaissances en langue ancienne. Rien de magique là-dedans, elle avait simplement pris l’habitude de lui parler dans cette langue – ayant elle-même passé des années à la maitriser – durant son enfance, ajoutons cette habitude quotidienne à la synesthésie et il est bien aisé de comprendre sa maitrise de ce côté. Au cours de ses excursions dans les ruines de ce monde, il a participé à la traduction de dialectes obscurs et encore mystérieux, il est aisé de considérer qu’il a du talent dans le domaine des langues, et qu’il cultive ce talent au prix d’efforts qui le conduisent à être un orateur plutôt doué.

La synesthésie. Même si le phénomène n’est pas clairement défini à notre ère, la synesthésie n’est pas un trouble mental bien que souvent considérer comme un désordre psychologique. La synesthésie consiste en l’association d’un ou de plusieurs sens à une représentation mentale. Basé sur le sens cognitif, la synesthésie cultive la mémoire et l’observation.
Pour son cas personnel, il semblerait que Ryd soit un synesthète – de naissance – multimodal bien qu’il puisse aussi personnifier certaine notion à un unique sens. D’un point de vue sensoriel, le tout se concentre sur la perception visuelle, auditive et le touché. Jusqu’à présent il n’a rien associé à une odeur ou un goût à une chose, tout du moins pas de façon automatique et involontaire. Il associe des couleurs, des sons, des vibrations, des représentations dans l’espace, … la rugosité d’une surface, seul ou ensemble à un concept, une notion, une date, un calcul, un objet, un évènement, … La représentation spatiale, la position peut aussi avoir une importance.
Par exemple, les lettres ont des couleurs différentes et uniques, leur association peut faire surgir un son, les notes de musique sont aussi colorées, sur une partition qu’il se représente mentalement, en fonction de leur intensité elles sont plus ou moins lumineuses et contrastées. Le maniement d’un instrument ou d’une arme se font par le touché, la sensation. Ce ne sont là que des exemples, il en reste que cet état est purement involontaire et d’une normalité totale pour le jeune homme qui n’y fait pas « réellement » attention… les associations sont naturelles et immédiates.

L’art et la science. Si la science est une passion, les arts sont une faculté. Dans ce monde où la magie est d’une importance capitale, où il est lui-même l’un des icones d’une magie oubliée, il voue une passion à cet art d’hérétique qu’est la science et il considère plus particulièrement la technomagie comme l’avenir d’une civilisation qui se prélasse dans ses acquis. Il n’est pas rare de le voir aux abords d'un laboratoire pour y discuter avec des spécialistes ou passionnés. La technomagie c'est un peu une nouveauté idyllique pour lui.
L’art est une culture, Ryd a développé ce que l’on appelle communément l’oreille absolue et il joue de plusieurs instruments, il est à croire que cette éducation artistique et maternelle fait partie de ces éléments qui lui ont permis d’acquérir une culture phénoménale … Car oui, la musique et sa compréhension structure l’esprit, tout comme l’entrainement prépare le corps.

L’empathie et l’honneur. En tout état de cause, Ryd est un homme honorable, il agit au mieux pour être bienveillant et digne. Ce qui ne l’empêchera pas de ruser pour autant. A son sens, tout est affaire d’échelles et de situations. Par ailleurs, et c’est probablement en lien avec son sens de l’observation, il est légèrement empathe, sans aucun ésotérisme, il semblerait qu’il ait la faculté de ressentir l’état des personnes en leur parlant ou bien en observant leur gestuelle. Il ne subit pas cette capacité vu qu’elle n’a rien de magique, ça reste simplement un genre d’observation.
Tout galvanisé d’honneur qu’il est, il reste un homme soumis aux charmes de ces demoiselles. Bien que ce ne soit pas véritablement un talent, Ryd sait être séducteur lorsqu’il le faut, bien que la manipulation par cette voie lui semble peu louable.

L’art de la magie. Inutile me direz-vous, qu’importe c’est pour la culture. Il aime et apprécie cet art qui lui échappe de toute façon. Dans un sens, il aimerait un jour que l’intonation d’une formule active son sceau l’espace d’une seconde. Simplement pour découvrir la sensation qu’ont les mages en libérant un sortilège.
Il s’est tellement intéressé à ce domaine et sa maitrise qu’il pourrait aisément soutenir un essai à ce sujet. Il ne le fait pas, on le raillerait, simplement parce qu’il n’a pas le petit plus. Si seulement il savait que c’est eux qui n’ont pas le petit plus…

Enfin, avec le temps il a appris la concentration au point d’occulter le superflu ou les informations parasitaires. Et accessoirement, il a été choisi comme Emissaire de la Terre, mais ce n’est qu’un détail. Si, si …

Possessions.
« Les possessions sont un fardeau m’a-t-il enseigné, cependant il m’est plus difficile de ne pas en avoir que d’accepter ce fardeau… avec Honneur. »
― Ryd de Fenril.
Les Fenril jouissent d’un statut assez privilégié en Ignis. Ils vivent au chevet du Roi, sur l'une de ses terres - toutes les terres étant de toute façon, celle du Roi - et n’ont aucune charge puisqu’ils ne possèdent rien de plus que le domaine qu’ils occupent – entre autre, si ce n'est les taxes et les dotes que tous les autres Ignisien doivent au Roi ou à l'un ses Princes, ou au deux. Pas de peuple à charge, autrement dit. Par ailleurs, ils font payer leur service aux Princes, seul le Roi gagne le droit de gratuité puisqu’en contre partie, la lignée parallèle ne saurait être dans une meilleure position. Etant reconnus et influents pour leur qualité, ils n’ont que peu de difficulté à subvenir à leur besoin.
De fait, les Fenril appartiennent à cette classe de personnes aisées et Ryd bénéficie pleinement de ces privilèges même s’il a quitté le territoire. En d’autres termes, il ne doit pas vraiment justifier d’un métier pour survivre, gagner de l’argent et vivre.

Les appartements. Un lopin de terre, au sud de la capital, bordant l’estuaire de Nebula. Une résidence assez calme, dans laquelle il ne va qu’assez rarement tout compte fait. Quelques domestiques y résident pour son entretient et y vivent pleinement, selon leur bon vouloir. Le propriétaire ne leur demande qu’une chose, un lieu accueillant lorsqu’il prend congé dans sa résidence.
Par ailleurs, s’il trouve aisément un point de chute à la capitale, il dispose d’appartements au sein même de l’Université pour plus de commodités. Rien à voir avec un banal logement étudiant, Mihailov est autrement plus respectable… qui plus est lorsque l’on y met les moyens.

Deux montures et un loup. Une jument et un pur sang. A son arrivé à Ventus, Ryd a fait l’acquisition d’un pur sang assez fougueux qui finit par s’habituer à son propriétaire après quelques essais assez mouvementées. Quand à la jument, elle lui a été offerte pour son plus grand plaisir, docile et relativement douce, elle a le privilège de convoler auprès de ses invités. Bien qu’il n’y ait rien d’exceptionnel à monter à cheval et voyager sur son destrier, il lui porte une importance toute particulière. Ce cheval représente son départ et un renouveau.
Lorim est un jeune loup blanc tacheté de noir, aux yeux bleus profond. Il lui a été offert dans sa jeunesse. A l’époque encore louveteau, il a grandi au même temps que son maître. Plutôt joueur et taquin, il ne faut pas si fier, il peut devenir particulièrement agressif et sait imposer le respect. Un caractère bien trempé. Bien qu’il ne soit pas un familier, il possède un don particulier, un caractère de… chien.

Bibliothèque. Au fil du temps, il s’est constitué une bibliothèque rassemblant des ouvrages à la rareté très variable. Le plus rare reste son livre de magie, dans lequel il a appris bon nombre de sorts sur les quatre éléments qu’il ne maitrise pas bien sûr, puisqu’il n’est pas un magicien. Certains de ces ouvrages sont rédigés en langue ancienne et d’autres rassemblent ses constatations archéologiques sur le terrain et des critiques parfois fondées sur les théories de ses confrères mais qu’il faudrait appuyer de faits.
Il est bon de noter que ces étagères ne sont pas faites que de savoir, on y trouve aussi des nouvelles, des romans acquis au gré de ses envies. Mais aussi une suite de calepins identiques et de cuir. Ils rassemblent l’histoire de sa vie, ainsi que quelques secrets dont il a eut vent mais qui ne doivent être découvert. Au détour des pages, il serait possible d’y lire … « Je n’y croyais pas non plus pourtant, dans mon désarroi, aux portes de la mort… Il me prit sous on aile bénissant mon front de son touché divin. Ehol n’est plus une légende mais une vérité… Je ne suis plus une vérité mais une légende. Tout est clair depuis ce jour. ». Pour crypter ses mémoires, le jeune homme utilise un mélange savant des différents dialectes dont il pense détenir une interprétation correcte et plusieurs clefs de cryptage qui lui son propre. Il préfèrerait ne pas ébruiter son appartenance « physique » au culte d’Ehol, et plus particulièrement à celui d’Albio, en tant « qu’Albio » justement.
Sur une étagère, on retrouve, enroulé, l’acte certifiant son accès à l’académie, quelques diplômes et le premier plan de l’Université qu’on lui avait donné à ses quinze ans, avant de le jeter dans la gueule du loup. Bien qu’un lieu de culture, la plupart des étudiants sont très pédants, tous des nobles, et ils ne se seraient pas arrêtés pour lui indiquer le chemin, sinon le mauvais chemin, il lui a donc fallu se débrouiller seul. L’état du plan révèle les difficultés rencontrées.

Armements. Lors des rares visites de sa famille proche, sa mère lui apporte l’amour d’un plat maternelle ou la culture d’une partition ou d’une perle en provenance de ses connaissances à Aquaria. Ses cadets, encore un peu jeune, mes furieusement « nobles dans l’âme » lui feront le cadeau d’une babiole ou d’un feu d’artifice. Son père, lui, il lui rapporte toujours… une arme, pour cultiver sa maîtrise de l’art de la guerre. De fait, il c’est rapidement constitué une petite armurerie, composée de dagues, d’épées, de rapières, d’arcs en tout genre (de quoi remplir une petite pièce). Parmi toutes ces armes, on comptera quelques armes à feu, encore rare, et une épée familiale qu’il n’ose même pas utiliser de peur de la rayer… et des dagues soient disant enchantées, il attend encore « l’enchantement » d’ailleurs, ou tout du moins, le mode d’emploi.
Sur lui, il porte toujours – en dehors de l’Université bien sûr – une dague et une épée ou une rapière, on ne sait jamais ce qu’il peut arriver. Depuis qu’il a pris ses marques en temps qu’Emissaire de la Terre, il a développé une sorte de magie – bien qu’il soupçonne que son prédécesseur en avait déjà eut l’idée – qui lui permet de créer lesdites armes et désormais il se ballade avec quelques manches plutôt jolies, mais totalement inutiles, sans la lame qui va avec… Cette partie de l’affaire, il s’en charge personnellement.

Gantelets. Il ne s’agit que de simples gants de cuir renforcés de fine pièce métallique aux bouts des doigts et au niveau des poignets. Ces derniers cachent cependant des outils divers et variers.

Le kit de l’archéologue. Ce paquet, relativement petit pour tenir dans un sac contient tous les instruments dont-il a besoin durant ses excursions. Il manque tout de même une pelle et une pioche, mais ce genre de choses ne manque pas sur un site archéologique.

Un ceinturon. Il lui sert notamment à transporter des objets en tout genre, attacher ses armes, transporter quelques fiole. Et tout ce qui pourrait lui servir dans ses déplacements.

… Epargnons-nous l’énumération des objets de valeurs, mais sans réelle utilité !

Pouvoir, la maitrise de la Terre .
« Je veux te faire un cadeau, je peux ? Je peux te toucher le front ? »
― Ehol.
Indépendamment du « cadeau » d’Ehol, dès la naissance et l’enfance ce jeune garçon avait des prédispositions pour la magie, ou en tout cas une réserve d’énergie à extérioriser qui lui aurait ouvert les portes d’une maitrise du Feu simple et puissante.
Oui son avenir était tout tracé, s’il n’avait pas vulgairement rejeté le sceau, affirmant ainsi sa nature d’humain et refusant celle du mage qu’il était destiné à devenir. Comme quoi, le destin joue parfois de drôle de jeu. Par la suite, des inscriptions lui ont été ajoutées pour lui permettre de stabiliser ce sceau que le prêtre qualifia de « barbare » malgré sa qualité purement artistique. Véritable utilité ou simple artifice religieux… A vous d’en débattre. En réalité cette marque n'est que le résidu de l'encre utilisée "par pur fantaisie" par Alvisse de Fenril, fixé au moment du rite permettant de définir si l'enfant est ou n'est pas mage. En d'autres termes, s'il hurle à la mort plus que nécessaire, c'est qu'il ne l'est pas. Alors le patriarche s'arrête net. Quelques années plus tard, Ryd y fera ajouter un faux sceau de pactisant qui ne sera jamais actif. Cette marque à l’avantage de laisser planer le doute. Ryd ne serait-il pas simplement un pactisant chanceux ayant révélé des capacités enfouies ? Une couverture qui tient, jusqu’à présent. D’autant plus qu’il ne s’agit pas vraiment d’une couverture, mais qui irait croire à un pacte scellé par Ehol ? Qui irait croire en Ehol ?

En faisant de Ryd l’un de ses quatre Emissaires, d’un simple touché au front, Ehol lui a offert la maitrise de la Terre, prenant ainsi la place de celui que le culte nomme Albio à ses côtés. Pendant l’équivalent d’un mois, le jeune homme a disparu, parcourant les plaines d’Albion tout en apprenant la maitrise de cette magie contraire à ce qu’il avait lu dans les livres théoriques. La terre semblait alors agir pour son bien et répondre à ses demandes sans qu’il lui soit nécessaire de formuler un quelconque rituel. Les premiers essais furent catastrophiques détruisant une partie des ruines auxquelles il était assigné en faisant trembler la terre avec une violence révélant sa naïveté.
Petit à petit, il comprit que la patience le sens de l’honneur, le besoin de protéger, défendre, ce genre de pensées et de sentiments vertueux le stabilisait dans sa maitrise. En revanche l’inverse de ces sentiments avaient le pouvoir de déclencher sa fureur, il perdait alors le contrôle de lui-même et celui de ce don qui l’écrasait sous l’étendu de sa puissance. Il finit par développer un nombre de techniques purement sémantiques et probablement non-exhaustives.

La Terre et ses phénomènes. Elle obéit et subit des phénomènes tels que le tremblement de terre, ou encore la secousse sismique et ses répliques. En Emissaire de la terre, Ryd maitrise ces phénomènes. Il peut faire trembler la terre, la cisailler, émettre des fissures dans celle-ci de la pointe du pied, au contraire annuler ces phénomènes est aussi une possibilité, bien qu’elle s’avère moins évidente aux premiers abords.
« Et la Terre qui tremble t’engloutira … »

La Terre informe et situe. Utilisant le principe même de la localisation, il est capable de situer une pression sur la terre et son amplitude dans un rayon plutôt large. La discrétion est de mise lorsqu’il veille, mais il est à croire qu’il faudrait être doté d’ailes pour échapper à cette vision extrasensorielle.
Le principe repose sur le fait qu’une pression sur la terre implique une perturbation de sa surface, en fonction du degré de perturbation, et moyennant un peu d’entrainement il est possible de localiser ces perturbations et de définir leurs natures.
« Bien qu’aveugle, elle te guidera. »

La Terre protège et attaque. Ryd peut ériger des ponts, des boucliers, des piquants, la terre lui obéit et se transforme selon son désir et sa vision. S’il utilise plus cette magie, comme un moyen pour ériger des renforts ou des murs, pourquoi pas participer à la construction d’une demeure, il reste bon d’en indiquer la capacité meurtrière. Imaginons un banc de terre solidifié ou non, déferlant sur une armée… de quoi en terrasser une bonne partie, si ce n’est la totalité. A noter, qu’il s’agit là d’une maitrise assez grossière, rien d’extrêmement architectural, le tout se fait dans l’impulsion du moment, quoi qu’avec une certaine beauté pour tout mage de la terre respectant son art.
Ryd est donc capable de créer des remparts vertigineux, catapulter ses ennemis, faire grandir la terre sous ses pieds – pour prendre de la hauteur –, se revêtir d’une sorte d’armure de pierre, ou encore créer quelques boucliers très localisé, etc.
« Pour abattre ou te protéger, elle restera une amie fidèle. »

La Terre se transforme et change de densité. Le tout étant lié, il peut la rendre d’une sécheresse ou d’une mollesse irréprochable, selon le même précepte, il est capable de jouer d’artifice pour alléger ou alourdir la matière, en manipulant sa densité. Faire plonger ou remonter un corps de l’eau est à sa portée, piéger dans la terre aussi. D’une manière générale la terre s’adapte sous ses pas ou sous ses mains et se transforme à sa guise. Il pourrait aussi, en théorie, manipuler la nature même de ma matière et des minéraux plus particulière, bien que sa maitrise soit encore hasardeuse sur ce point.
« Je suis d’argile et de métal, ductile ou robuste, selon ton bon vouloir. De tes mains tu me changes et m’embellis. »

La Terre est la matière même de l’Alchimie. Déconstruction et construction, c’est une façon de voir les choses que le jeune Emissaire n’a compris que depuis peu. Il peut concevoir la matière et ses constituants, la terre englobant la plupart des matériaux nécessaire à l’élaboration d’objets (céramiques, métalliques, …).
Aussi, il a réussi à établir des mécanismes pour transformer plus précisément la matière, et à présent il arrive à créer la lame de son épée, définir la dureté, le poids, le tranchant de sa dague. Il pourrait se passer d’arme et l’établir au besoin, mais la sensation n’est pas la même. Depuis peu, il commence à entrevoir la possibilité de créer des objets beaucoup plus complexe. Il a réussi, par exemple, à créer une clef et une réplique exacte d’une statuette antique découverte il y a peu.
Jusqu’à présent, il n’a trouvé aucun mage de la terre capable d’en faire autant, et il s’imagine bien la complexité de la chose, la récitation et la visualisation n’étant pas à la portée de tous.
« Tu contrôleras jusque ma structure. »

A la Terre incombe la plus forte des maitrises de la Gravité. Tout simplement parce qu’elle n’est pas « truquée ». S’il est évidement possible de créer un simili de contrôle de la gravité, notamment en manipulant les pressions de l’air, ici il ne s’agit pas de cela. Par sa maitrise, Ryd a une influence sur les champs de gravités, localement ou d’une façon « relativement » étendue. C’est d’ailleurs la manifestation de cette particularité qui l’a poussé à abandonner le village de Terra où il c’était établi lors de son « pèlerinage ». Il est désormais perçu comme la renaissance du culte, tant la manifestation s’est imposée d’elle-même et que certains ont juré sur leurs enfants ne pas avoir vu la bouche du mage se délier… Impossible… Hérésie… Religion !
« Lévites et fait léviter… mais prends garde à ne pas relâcher. »

La Terre est un garde, la Terre obéit. Ryd est capable d'élaborer des colosses de terre, ou de minéraux, en somme de tout ce dont la terre se compose. C'est un pouvoir similaire à ce qu'il nomme alchimie, cependant, ici le modelage des colosse ne nécessite pas tant de concentration, en cas de danger leur apparition peut même être innée et lattant. C'est un peu comme ceux qu'il nomme les colosses n'étaient autre que des Gardiens présents pour assurer sa protection. Il peut en contrôler trois, ou éventuellement quatre, plus se serait ingérable pour l'instant, il travaille sur ce point.
En théorie, ils pourraient attaquer, servir de soldat dont le sacrifice ne serait autre que celui d'une terre « liée » à l'âme de l'Emissaire, rien de bien important. Cependant, jusqu'à présent leur rare apparition n'est autre que défensive.
« Et la Terre t'obéira dans son mouvement ordonnée... Des fonds elle se modèlera pour te secourir. »

Le contrôle Total. Cet état porte mal son nom, en effet, la terre est toujours sous un contrôle plutôt total. En revanche, il est des états particuliers où l’impulsion d’un sentiment, souvent lié à l’autre – souvent le danger, le besoin dans l’immédiat, … – lui donne un contrôle total, immédiat, décuplé de tout ce que la terre peut lui prodiguer.
« Rien n’est plus beau que le sentiment. »

Ces quelques points résument ce que Ryd a découvert de sa maitrise dont l’aura bleutée ou rougeoyante sait se manifester et sans compter ce qui reste lattant. Il se surprend parfois à envisager des formes encore inconnues à ses yeux. Le don d’Emissaire est un vrai renouveau subtil et merveilleux pour cet humain châtié par péché de faiblesse.

Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Messages : 86
Métier : Multiples
Humeur : Sereine
Points Histoire : 0
Sam 30 Juin - 22:17

Ryd de Fenril

« Ab incunabulis »

L'influence et les relations.
« Mon fils est à la réunion de trois éléments majeurs, et je ne comprend pas pourquoi il s’arrêterait là. »
― Gwen de Fenril.

Influence proche et éloignée.
Ryd est influent par son lignage. En Ignis, c’est sa famille qui bénéficie d’une forte influence dans le domaine des armes, de leur maniement, de l’art de manier son corps et de se battre et tout ce qui s’y rapproche. Bien qu’il ait suivi cette voie, Ryd est moins dominant dans ce domaine, il a suivi tout l’apprentissage des Fenril, même à distance. En tant que fils du premier fils d’Alviss, il a eut l’occasion de se frotter à la famille royale et de s’y faire des relations, d’être présenté. Par ailleurs, il chérit une relation très particulière avec la treizième famille royale et surtout Lua d’Ignis.
Il est bon de noter qu’avec le temps, son influence à Ignis a diminué, il a pour ainsi dire abandonné son pays natal, ce qui ne pose pas d’énormes problèmes à la lignée ou à la royauté qui garde de lui l’image d’un faible sans don quoi que doué une épée à la main. Seules certaines personnes comme Lua garde un contact très proche, les autres ne l’observent même pas « de loin », ce qui reste normal. Il ne retourne voir sa famille que rarement et n’y est accueilli d’une façon correcte que part quelques uns de ses membres.
De plus, il est en lien avec un prêtre d’Aquaria et son unique descendant et sa mère elle-même, bien qu’ayant quitté le pays, garde une certaine renommée là-bas. Ce prêtre reste une mine de savoir que ce soit en termes de magie, de religion ou même tout autre sujet. Il jouit d’un accès à la grande Bibliothèque d’Aquaria et c’est par son intermédiaire que Ryd a pu y entrer à l’occasion de diverses recherches. Gwen est l’une de ses bonnes amies, si bien qu’il a bien voulu se déplacer lorsqu’elle l’a prié de lui fournir son aide.

Au contraire, rien à voir avec le lignage concernant Ventus. C’est à l’aide de son travail et de ses compétences qu’il a forgé son influence. En commençant par son entrée à l’Université de Ventus, passée haut la main et surtout sur un coup de jackpot. Par la suite, il a obtenu ses galons rapidement, il faut dire qu’il avait déjà de fortes prédispositions étant donné qu’il a baigné dans un univers de connaissances et de maintient physique rude et chaleureux à la fois, mais surtout très riche, très étendu.
Désormais, il a un petit nom au sein de l’université, notamment dans la section des langues et de l’archéologie, et donc irrémédiablement dans tout ce qui concerne l’Histoire de ce monde. C’est un domaine qui l’intéresse, où il se révèle, où il brille déjà, notamment par rapport à ses certitudes et quelques publications. Par ailleurs, il est connu comme l’étudiant qui connait la magie avec une finesse assez inouïe et qui pourtant ne pourra jamais l’utiliser, pourquoi alors ? « Pour la Culture, pour le Savoir » dit-il. Depuis sa rencontre avec Ehol et l’apparition de ce don qu’il maquille comme un pacte, il attire un peu plus l’œil. Notamment celui du maître de magie, qu’il fréquente toujours pour la culture tout du moins c’est ce qu’il lui dit. Autrement, il a une certaine réputation au sein du département de musique, pour ses talents dans ce domaine. Et sa passion pour les sciences et la technomagie lui valent la sympathie de plusieurs spécialistes, il faut dire qu’il s’y implique.

Sa mère, Gwen de Fenril, lui demande – les rares fois où ils se voient encore – pourquoi il ne va pas à Terra, qu’après tout, la vie y est agréable et saine surtout. « Il y a autre chose que des ruines à voir en Terra, d’autres choses à y vivre » lui dit-elle souvent. Le fait est qu’il n’était pas près à retourner à Terra et plus particulièrement dans les villes de Terra, depuis l’incident du petit village de Benett, de ses ruines et de ses mines sous-terraines.
A Albio, il plane des rumeurs sur l’existence d’un descendant direct d’Albio ayant le pouvoir de calmer les séismes et faire graviter les roches, les pierres ou tout autre objet qu’importe son volume ou son poids. Et ce depuis un peu plus d’un an.

Ewen Ydriss de Fenril et Gwen Elisa de Fenril # Parents.
Ewen est un homme frôlant la quarantaine, il est l’ainé d’une fratrie de cinq filles et garçons. En tant que telle, il serait destiné, lui ou l’un de ses enfants, à succéder à Alviss de Fenril, son père qui n’est autre que l’actuel régent de la famille parallèle. D’un naturel assez enjôlé et tout à fait indépendant, il s’est éloigné des principes rudes du royaume d’Ignis.
Et, effectivement, il s’en est fortement éloigné puisqu’il a pris pour femme, une jeune demoiselle d’Aquaria. Succombant à son charme et son esprit, il ne s’est posé que peu de question au moment de lui demander sa main. Dans un premier temps, Gwen a refusé sa demande, beaucoup trop éprise de sa nation et y bénéficiant d’une forte influence, à l’époque elle formait déjà de jeunes magiciens. Son esprit est à l’image de sa beauté, « illimitée ». Elle aurait trouvé un homme aimant à Aquaria, cependant, la fougue du jeune Ewen l’a poussé à faire ses bagages et le rejoindre en Ignis, frappant à la porte du domaine de ce dernier.

Ewen et son père font partis de la fine fleur des maîtres d’arme du royaume, leur réputation n’est plus à faire et souvent quémandée par certains Princes ou notable du pays. Pourtant, ils ne prennent pas part aux probables guerres « physiquement ». Ewen manie le feu d’une façon très personnelle, au corps à corps principalement. Gwen, quand à elle, est une magicienne manipulant la terre, bien qu’elle se fasse discrète à Ignis. Elle connait bien des ressorts de la magie dans son ensemble et manipulent la langue ancienne à la perfection. La protection de son mari et son rang, lui permettent d’agir en toute liberté. Cette femme n’est pas soumise, une douce crème sachant se faire aigre plus que douce.


Alviss de Fenril # Patriarche.
Le patriarche et grand régent de la famille. C’est un peu le Roi des Fenril. Plus que tous ces prédécesseurs, Alviss dispose d’une influence hors-norme dans la nation du Feu. Il est reconnu pour son présent comme son passé de militaire brillant.
C’est un homme dure et rigoureux, toute fois dans sa rigueur il reste particulièrement chaleureux avec ses proches, ses enfants mais surtout avec ses petits enfants sur lesquels il porte un regard plein d’ambition… Il a la fierté de faire de certains des maitres d’arme, d’autre des chevaliers. Un homme fier et constant, qui n’a pas encore fait son choix concernant les futurs grands noms de la lignée. Ceux qu’il propulsera aux endroits stratégique et c’est probablement la question qui lui demande le plus de réflexion. Il a tout de même un « petit faible » pour Ryd, son premier petit-fils, et unique membre de la génération a ne pas être doté du don de magicien et encore moins de la maitrise du feu. Il a tout fait pour lui permettre de compenser ce manque.

Amelia Melodie de Fenril et Simeon Luis de Fenril # Cadets.
Les deux cadets de Ryd, des jumeaux pleins de vie et de fougues. Leur caractère est tout à fait tranché malgré leur jeune âge, par ailleurs, ils se savent importants et observés et en profitent pleinement – qui pourrait le leur reprocher.
Amelia manipule le feu d’une façon si native qu’à l’apposition de son sceau elle semblait déjà dominer les flammes et surtout y résister pendant de longues périodes. Malgré son âge, elle maitrise deux sorts relativement intenses de destruction et de protection. Cependant l’usage la fatigue et révèle un manque d’endurance. Pourtant, Amelia – appelée Melodie par son frère – est considéré comme le mage le plus puissant en devenir parmi les enfants de la nouvelle génération.
Simeon n’a pas hérité du feu paternel, en revanche il manie la terre, un fait déjà rare, mais surtout il le fait avec aisance, même s’il lui aura fallu du temps pour en assimiler les bases. Tout comme son ainé, il n’est que peu apprécié par les autres enfants, après tout, il ne maitrise pas l’élément qui caractérise le mieux la nation. En revanche, il joue aussi sur cette différence et n’hésite pas à prouver sa supériorité en tant que mage. Les flammes de ses aînés ne lui résistent que rarement. Il les éteind avec un sourire narquois et parfaitement moqueur.

Ils portent tous les deux un regard dubitatif sur leur frère, encore plus depuis qu’il a miraculeusement appris cette magie pactisane. Malgré cela, il reste un exemple de débrouillardise et son génie lui confère un respect tout particulier des deux jeunes gens.

Lua d’Ignis # Treizième Princesse d’Ignis.
Princesse d’Ignis. Voilà qui ne saurait suffire à la décrire. Il est vrai que son statut lui donne une importance toute particulière, après tout, Ignis cultive l’art de la royauté. Assez arrogante et franche dans son discours, en d’autres termes une « grande gueule » elle n’hésitera pas un instant à recadrer les hommes qui lui manquent de respect. Fine mage du feu, elle a carbonisé le postérieur de bien des prétendants, d’un feu parfaitement féminin…
A cinq ans, elle s’est interposée entre les juniors de la famille Fenril et l’ainé, alors qu’ils se jouaient de lui. Il est vrai que bruler un enfant est une activité très marquante et courante. Ce jour là, à trop jouer ils furent châtiés par un membre de la famille royale, qui plus est une femme… une honte profonde et sinueuse qui les fait encore souffrir lorsqu’ils courbent l’échine.

Entre ces deux là, il y a de l’alchimie c’est un fait. Ryd lui trouve un charme assez particulier, il apprécie sa fougue, son sens du devoir et sa patience – souvent limitée. De son côté, c’est son expérience et surtout son parcours qui aurait tendance à la charmer, mais surtout… Elle le trouve beau, à croquer, elle n’hésite pas à l’observer – se rincer l’œil – lorsqu’il lui rend visite.
Alviss et Ewen nourrissent l’espoir qu’ils finissent ensemble ce qui prouverait la supériorité du jeune homme mais serait surtout très juteux d’un point de vue purement politique.


Evrett Lucius d’Aluis et Emris Dimitri d’Aluis # Prêtre d’Aquaria et fils unique.
Les Aluis sont une famille relativement bien portante d’Aquaria, plutôt pieux et cultivés, ils font bonne figure à Aquaria. Ils sont d’ailleurs prêtre de père en fils, c’est une tradition en quelques sortes. Une tradition qui ne tombe pas du ciel et exige une rigueur qu’elle soit morale, intellectuelle ou physique.
Evrett est toujours dans les Ordres et forme son fils unique très personnellement. Il maitrise tous les deux l’eau et ses multiples facettes. D’aveux, Ryd les trouve tout simplement brillants, brillants et uniques. De toute façon, son état actuel, il le doit en partie à Emris, c’est lui qui a apposé son « faux sceau » de pactisant.
Tout le talent d'Emris réside dans ses invocations, à ce jour la plus surprenante reste celle, d'une bête à la taille variable faible ou gigantesque toute d'eau modelée ... Souvent, il s'agit d'un loup qu'il chevauche dans son imaginaire... Attention, l'invocation n'est pas si simple qu'il le ferait croire.

A ce jour, Emris d’Aluis est probablement la seule personne qui connait son histoire et sa maitrise de la Terre, à son échelle. Les deux jeunes adultes – ayant le même âge – se sont promis de ne rien ébruiter pour l’instant. C’est en quelques sortes le « trésor » d’Emris.

Isaac James # Etudiant à Mihailov ~ Pactisant (mage : inconnu)
Isaac est un jeune homme de Ventus, il a tous justes 16 ans et est entré à l’Université de Mihailov depuis environ un an – au moment de leur rencontre. Rationnel et posé, lorsqu’il a appris la mort de ses parents à l’âge de 15 ans, il n’a guère été expansif dans sa réaction. Ces derniers ont été assassinés d’après l’enquête. C’est en remarquant l’intérêt du jeune homme et l’intelligence qu’est la sienne que Ryd a décidé de le prendre sous son aile et de financer le reste de ses années d’études en piochant dans la fortune familiale, une sorte d’investissement pour l’avenir d’après lui. Depuis, Isaac le suit dans ses excursions – lorsque cela est possible et réside dans la résidence des Fenril lorsqu’il n’est pas à l’Université. Il est pour ainsi dire entré dans la famille Fenril qui l’a adopté sans aucunes formes de conditions.
Isaac est aussi un pactisant. Les effets sont assez surprenants. Le don d’Isaac est de figer le non-vivant. Il peut, moyennant un état adéquat, envelopper une zone d’une atmosphère assez sombre et rouge, aux capacités surprenantes qui, en quelques sortes, fige la dégradation sur les objets matériels. De fait toutes dégradations ou destructions sur la matière non-vivante n’aura pas eu lieu une fois son pouvoir désactivé. Bien évidement tout cela à des limites et principalement des limites de distances.

Caliel Simerus # Majordome
Caliel est l’un des quelques employés des Fenril. Le seul à avoir suivi Ryd lorsqu’il a quitté le domaine familial pour Ventus. Il est probablement pour beaucoup dans la cision prise par Ryd. Caliel a passé une grande partie de leur jeunesse dans son sillon, ils ont « grandi ensemble ».
Caliel aime son métier, il est correctement payé, a du temps libre, n’est contraint qu’à sa tâche et finalement le terme de majordome est assez incorrect. Il lui a toujours été laissé la possibilité de quitter son poste et de trouver un autre emploi. Il aurait probablement été soutenu par Ewen s’il décidait de s’en aller, mais vraisemblablement ce n’est pas son souhait.

Il joue un rôle important, pour chacun des protagonistes. Il est souvent tenu au secret et sait d’ailleurs s’y tenir. C’est probablement sa plus grande capacité, celle de masquer toutes formes d’expressions pour ne pas trahir un secret ou une confidence. A vrai dire, pour faire chuter les Fenril et surtout Ryd, Caliel serait probablement la première personne qu’il faudrait attaquer. Lui soutirer des secrets familiaux n’est pas une mince affaire. Il est expert dans le maniement des armes blanches et n’est pas intimidé par le meurtre qu’il sait maquiller.

C’est un homme charmant bien qu’assez sombre de prime abord. Il a une allure très distinguée, très aristocrate, toujours soutenue.

Crédits.
Comment avez-vous connu le forum ? Un soir de pleine Lune ... Dans un parc ... Pourchassé par des Zombies ... J'ai croisé l'admin qui m'a proposé de le suivre. J'avais pas d'autres choix que de l'écouter. C'était ça ou bien me faire bouffer par les Zombies ... x) !

Des choses à améliorer ? Ajouter de la donnée, il y a des points qui ne sont pas décrit de façon explicite. Le sceau et son fonctionnement, ce qu’il en est du sceau du pactisant, la géographie, les villes. Il y a encore des choses à améliorer, ficeler.

Crédits : La plupart des images proviennent du site zerochan.net et peuvent y être retrouvées. Les cadres contenant le texte sont basés sur le design du forum [ Eloan Galaad ] et ont été modifiées par mes soins.

Concernant les différents personnages :
― Ryd de Fenril # Primo Vongola Giotto [ KHR ]
― Ewen de Fenril # Roma [ Hetalia ]
― Gwen de Fenril # Portas D. Rouge [ One Piece ]
― Alviss de Fenril # Iskandar/Rider [ Fate/Zero ]
― Amelia de Fenril # IA [ Vocaloid ]
― Simeon de Fenril # Hue [ Pokemon ]
― Lua d’Ignis # N/A [ Artiste : NIL ]
― Emris d’Aluis # Claire Stanfield [ Baccano! ]
― Isaac James # Firo [ Baccano! ]
― Caliel Simerus # Gilbert Nightray [ Pandora Heart ]


Concernant le/les thèmes : à venir …

Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Messages : 86
Métier : Multiples
Humeur : Sereine
Points Histoire : 0
Dim 1 Juil - 0:09

Ryd de Fenril

« Ab incunabulis »

Histoire.

Chapitre Prologue.

« Naissance. »

Il n’est pas toujours évident de vivre dans les contrée du Roi d’Ignis, ou d’une façon plus générale dans le royaume associé à l’élément du feu. Tout n’y est que relation de force et de supériorité. Les Hommes ne sont que du bétail desservant une petite élite de personnalités dont la plupart ne doivent leur réussite qu’à celle d’un illustre ancêtre ou d’une mère aguicheuse ayant réussi à assouvir le plaisir d’un Prince tout en manifestant une fertilité suffisante pour donner naissance à un garçon – la naissance d’une fille ne donnant pas nécessairement accès au lignage.
Dans cet environnement, les nobles enfantent les uns par rapport aux autres et surtout les uns avec les autres, bien qu’il ne soit pas rare que de futurs « paysans » naissent sous la coupole d’un Prince, si ce n’est du Roi, sans jamais vraiment le savoir. Sans qu’on ne leur dise jamais, finalement. Là-bas, l’abandon d’enfant est une chose commune qu’importe le niveau de vie, et la force assure l’avenir. La faiblesse, au contraire, plonge ses victimes dans le précipice. Ce principe s’avère encore plus réaliste pour les femmes dont la plupart son traitées non pas comme des paysannes, mais plutôt comme les servantes de ceux-ci. C’est un fait l’inégalité ne se base pas uniquement sur le statut social, mais aussi sur le genre de l’individu.

C’est dans ce contexte que la famille noble, royale et pourtant parallèle – car associée à une grande figure de la royauté – des Fenril prend place. Hypérion d’Ignis était l’un de ces hommes qui ne se savent pas se satisfaire d’une concubine. Toutefois ce n’est pas sous son règne que le plus de familles parallèles ont vu le jour, ou bien, il savait le masquer, le cacher, l’enterrer dans les cimetières.
Depuis quatre générations ce clan parmi le clan vit sur les terres du Roi dans un petit domaine, bien suffisant pour eux, ils n’ont aucun peuple à charge et s’en satisfont pleinement. Au contraire, il s’agit d’une force pour eux, ils n’ont que peu de frais liés au fonctionnement du royaume et sont en liens directs avec bon nombre de Princes désireux d’apprendre l’art de l’arme, du combat ou encore de la stratégie. Une spécialité que cette lignée a développée au cours des derniers siècles et ne cesse d’améliorer au fil des années. Aujourd’hui, la famille est à la charge du « patriarche » ou encore le « chef de famille » qui n’est autre qu’Alviss de Fenril dont l’influence dépasse celle de tous ses prédécesseurs. Son clan n’a jamais était aussi prospère et élargi qu’en son règne. Seul bémol, son premier fils qui a préféré succomber aux délices sucrés d’Aquaria plutôt qu’à la chaleur et la servitude d’Ignis. Néanmoins Gwenaëlle n’a pas mis très longtemps à s’adapter à son nouvel environnement et faire plier ses beaux-frères et belles-sœurs sous l’intensité de son savoir et de sa rhétorique. Une femme de caractère et pourtant douce dans la vie, la seule chose qu’elle a demandé à son mari le jour de leur union, c’est qu’il lui soit fidèle. Surtout, qu’il n’aime qu’elle quand bien même il en désirait d’autres. Il promit.

« Blond comme les blés, aux iris de notre ancêtre, il n’y a pas à dire, vous n’avez pas comme les autres.
― Comme son père, dit celui-ci dans un élan de fierté.
― Ryd… Voilà son nom.
― Ryd Hypérion de Fenril.
― Ryd Hypérion Caius de Fenril, un nom parfait, quoi qu’un peu long.
― Certes. »

Le groupe composait des parents, du chef de la famille et de l’enfant laissèrent place à quelques mages venu constater les bienfaits de la nature et inscrire l’enfant au registre de sorte que ce nom emprunt de deux nations ne se perde pas avec les années. Et que l’enfant au regard illustre soit reconnu dans l’ensemble du royaume. Le reste dépendrait de lui et de ses prédispositions.

Pendant à peu près quatre ans, le jeune garçon, au potentiel évalué mais difficilement chiffrable, fut béni. On le présentait, bien qu’il ne comprenne que peu de choses et braille plus qu’il ne souriait. Jeune, il affirmait déjà sa position lorsque les choses lui déplaisaient. Vint la parole, l’affirmation n’en fut que plus expressive et déterminée. Pendant ces premières années, il est resté très attaché à sa mère, Gwen de Fenril, qui ne souhaitait pas le lâcher non plus. Déjà à cet âge, elle lui chantonnait des berceuses dans l’intimité d’une langue ancienne qu’elle seule semblait être capable de lui confier. Rapidement un climat particulier c’est instauré entre le garçon et la mère, elle serait sa Culture.
Il se mit finalement sur ses pieds assez rapidement, en offrant la chute la plus hilarante qui soit, sans pour autant brailler à la mort. C’est à ce moment que son père le prit sur ses épaules – ne voulait donc t-il pas qu’il marche ? – pour l’emmener voir un combat dans l’arène, entre son Grand-père et un Prince en devenir. Le garçon lui tendit des bras accueillant et l’homme d’âge mur mit fin à l’affrontement. Le Prince finit dans les vapes. Il comprit que ces deux hommes seraient sa Force.

Chapitre Premier.

« Lorsque le Destin se joue des Hommes... »


La magie est un don et une révélation qui fait souvent office de lignage et traverse les époques. L’hérédité joue beaucoup pour ce genre de choses et c’est pourquoi, à Ignis, les époux ou épouses – souvent les épouses – sont choisis avec beaucoup de soin afin de donner une génération égalant la précédente si ce n’est une génération qui dépasse la précédente. La famille Fenril fonctionne selon le même principe et n’autorise les intrusions extérieures qu’avec de l’argent, de la force, de la persuasion, du caractère ou d’un pouvoir puissant transmissible à une future fratrie. En plus de cela, le rituel consistant à apposer le sceau du mage, sensé révéler le potentiel de l’enfant, ne se fait qu’à quatre ans. Il est difficile de concevoir une véritable utilité à cette tradition, les plus anciens membres parlent d’une accumulation pendant ces quatre premières années qui serait favorable à la révélation d’un grand potentiel. Difficile à croire et à prouver, en effet.

La cérémonie du passage à l’état de mage n’eut lieux que tardivement, de sorte que plusieurs enfants soient en âge de participer à ces instants très importants pour les parents mais surtout terrifiant pour les plus jeunes. Poser un sceau n’est pas particulièrement agréable, s’ajoute à cela la pression familiale. Et c’est probablement ce point qui cause le plus de problème, cette période de l’année est probablement la pire qui soit, les rivalités apparaissent, les pères se battent et les mères se brouillent. A côté de cela, les jeunes reproduisent le schéma, pas tous mais une bonne majorité tout de même.

Alviss de Fenril est en charge des rituels depuis son accès au pouvoir, au fil des années il a amélioré sa maitrise au point de réaliser des choses tout à fait remarquable, ce qui ne lui permet pourtant pas de calmer les ardeurs de certains. Cette année le premier à passer entre ses mains ne serait autre que son premier petit-fils qui avançait d’un pas nonchalant sous la pluie frappant les fenêtres. Il ne se faisait pas vraiment de craintes, souffrir ne lui faisait pas peur, ce ne serait pas la première fois qu’il aurait mal, cependant l’inconnu le poussait à rester méfiant.
Ce n’était pourtant pas la première fois qu’il traversait ces couloirs, et pourtant aujourd’hui, il lui paraissait horriblement long. Lorsqu’il finit par entrouvrir la porte, il découvrit une pièce pas franchement différente des autres si ce n’est une ambiance tamisée, probablement due au fait qu’il fasse sombre à l’extérieur et qu’aucune bougie ou lumière ne viennent contrebalancer ce manque de luminosité. Au milieu de la pièce, le Chef de famille se tenait assis en tailleur et conviait le jeune enfant à retirer sa chemise et le rejoindre, ce qu’il fit sans trop se faire attendre. Alviss n’est pas un homme patient, il apprécie l’exécution rapide et efficace. Rien ne doit vraiment prendre du temps avec lui. Enfin « rien » est un grand mot, dans ce genre d’occasion il prend tout de même le soin de procéder étape part étape de la façon la plus correcte qui soit.

Alors qu’il enduisait son dos et son bras droit de quelques substances plutôt glaciales, il entreprit une fine discussion avec un garçon qui ne comprenait visiblement pas toute la teneur des informations. Pour sa part, bien qu’il ait commencé à courir, s’entrainer tous les jours et rivaliser avec d’autres enfants de son âge, selon les préceptes de son père, tout ce qui touchait de près ou de loin à la guerre, au Royaume, à la royauté et au feu lui-même, le dépassait et même ne l’intéressait pas particulièrement. Du peu qu’il réussit à déchiffrer, il avait beaucoup d’espoir et nourrissait de grandes ambitions pour lui. Voilà probablement la raison de sa présence quasi-constante à ses côtés. Finalement dans une frappe dorsale, qui lui retint le souffle pendant plusieurs secondes, avant que le patriarche lui annonce :

« Bien commençons ! »

Et en effet, il n’attendit pas plus longtemps, jouant d’un genre de pinceau, pas vraiment doux, plutôt rugueux qui grattait sa chair sans plus d’attention, il entreprit son chef-d’œuvre. Jusque là, rien de bien méchant, la sensation oscillait entre le chatouillement et le pincement indélicat. Ce n’est qu’un peu plus tard, lorsqu’il entendit vibrer l’outil sur une coupelle remplie d’une substance noirâtre qu’il comprit que les choses sérieuses ne faisaient que commencer.
Les mains posées sur son dos et dans un mouvement assez insistant, Alviss prononçait quelques formules rituelles. A vrai dire il les maugréait plus qu’il ne les récitait, mais visible il atteignait son but, puisque qu’une douleur langoureuse s’insinuait le long de son dos au travers des marques préalablement laissées au pinceau. Au détour d’une ligne, alors que la douleur s’intensifiait sur l’instant et qu’il serrait les dents pour ne pas hurler à la mort, tout s’interrompit. La pression sur son dos s’évapora et une brève accalmie lui arracha un râle de soulagement. Mais ce ne fut qu’une accalmie dans cyclone de crampes lui arrachant de multiples jurons et un hurlement troublant le tonnerre de cette nuit décidément trouble. Les choses ne se déroulaient pas tout à fait comme le Patriarche le souhaitait, son premier héritier au potentiel pourtant développé… voué à un futur lumineux et aussi flamboyant que le sien se courbait devant ses yeux sans qu’il ne puisse y faire grand-chose sauf attendre que son erreur se calme – bien qu’il se soit interrompu à temps. Cette marque ne serait jamais qu’un artifice sans vie, sans magie, sans utilité si ce n’est une cruelle décoration.

« Le Destin joue parfois de drôle de tour, et il se joue de nous. Mais c’est à nous d’outre passer son Poids. Nous le ferrons, avec ou sans ta participation. »
― Alviss de Fenril
L’enfant fut déposé dans une chambre, inconscient et toujours courbé, les mains sur les flans, recroquevillé. Ce soir là, tous les jeunes Fenril passèrent cette étape avec succès. Cependant malgré sa marge, Ryd poursuivit le même entrainement que ses cadets qui s’additionnait à des travaux beaucoup plus personnels qui devraient contrebalancer son inutilité en tant que mage. En rentrant, les soirs, c’est la Culture – sa mère – qui prenait la relève, lui apprenant, l’histoire, la magie d’une façon plus générale, la langue, la musique, la littérature… Les arts. Au fil du temps, à mesure qu’il grandissait, cet échec lui apparut comme une force qui le poussait sans cesse dans l’amélioration de ses capacités, qu’elles soient morales, physiques ou purement intellectuelles. Un état qu’il finit par apprécier, c’est à ce moment qu’il se découvrit cette mémoire immédiate et involontaire des « choses ». Apprendre lui plaisait, avec son père ou sa mère, tous les deux avaient quelque chose à lui apporter. Aussi, il apprit… beaucoup.


Chapitre Second.

« Du feu à l'eau : Aquaria est un lieu improbable ! »


Tous en face de lui, à quatre avec leurs flammèches, ils se sentaient forts et rien ne pouvait vraiment l’aider à les dépasser, il avait encore besoin de temps pour pallier à ses manquements. Voilà une chose que ces ignorants ne manquaient pas de savoir et ils en profitaient, à vrai dire ils auraient probablement eu tort de ne pas en profiter puisque cela n’allait pas durer bien longtemps.
A la suite de la cérémonie des quatre ans, il n’était pas rare que Ryd rentre le soir, les bras recouvert d’ecchymoses et légèrement brulés, il garde encore quelques marques de cette période durant laquelle il a subit plus qu’il n’a agit. Et il n’aurait pas pu faire autrement face à quatre individus, plus ou moins aussi âgé que lui, découvrant progressivement l’art du feu et imaginant la crémation comme un art à élever au rang d’art. Avec le temps, le garçon s’est presque fait à la situation et ne donnait plus la satisfaction de la fuite ou bien de la douleur, qu’on bien même il souffrait intérieurement. Que faisaient les parents ? Et bien ils pansaient les plais et récupéraient les pots cassés. C’est ainsi, intervenir se serait prouver la faiblesse de leur enfant. Une chose inadmissible pour Ewen de Fenril qui s’enquillait de quelques mots simples et tout à fait blessants.

« Débrouilles-toi par toi-même, ou bien un jour une belle Princesse viendra peut-être à ta rescousse. »

Loin de lui les idées machistes, il voyait tout simplement ces remarques d’un mauvais œil. Il aurait préféré, et de loin, qu’il lui serve une solution sur un plateau et avec quelques gâteaux. Mais non, ici, les choses ne fonctionnent pas comme ça.
Pourtant, Ewen ne croyait pas si bien dire, c’est bien une jeune fille de sang royal qui intervint alors que sa propre famille le délaissait, ou bien ne pouvait pas intervenir, bien qu’il n’ait toujours pas compris cette nuance. Ce jour là, comme la plupart des fois, ils l’attendaient à la sortie des ses entrainements et enseignements quotidiens. Il fit mine de ne pas les voir, à vrai dire il ne les considérait pas vraiment, ils n’étaient que des résidus à ses yeux, il en savait plus sur tous les sujets et même la maitrise du feu qu’il n’en apprendrait dans toute leur vie à cette allure.
Le premier des quatre se prit au jeu de la flamme, lorsqu’une fillette du même âge prit sa place entre la flamme et lui-même pour la balayer d’un banal geste de la main, avant de se prendre à leur jeu. Il est vrai que la vision de ces quatre là courant à toute vitesse vers un étang pour y tremper leurs miches en feu avait quelques chose de réjouissant, de drôle même. Elle prit Ryd par l’épaule en marchant à son allure.

« Pourquoi t’as fait ça, t’es qui toi ?
― Lua d’Ignis, bande de minables et… parce que vous êtes vraiment, mais vraiment, moches. » Après leur avoir tiré une langue bien rouge elle reprit le fil de sa marche. « Et où tu vas comme ça ? Tu rentres ? Je peux venir ? Même si tu refuses, je viendrais quand même… C’était purement rhétorique. »

Lua d’Ignis était têtue comme une mule, déjà à cet âge. Elle ne l’a pas lâché, elle n’a pas attendu qu’il réponde, elle n’a pas arrêté de lui parler, elle s’est invité au soupé – ce qui fut un honneur pour tous les autres –, elle est aussi resté dormir et n’est repartie que quelques jours plus tard.

¤¤¤
Aquaria est un lieu hors du temps et des coutumes de ce monde. Personne ne se comporte là-bas comme dans le reste dans le reste du monde, et encore moins comme à Ignis. D’ailleurs les gens d’Ignis n’y sont reçus qu’avec peu de sollicitude et surtout observés avec peu de complaisance, avec un œil méfiant. La garde n’y a pas l’air très présente mais il n’en est rien, Aquaria est une Cité-Pays belle et bien sécurisée.

C’est à l’occasion d’une visite à l’un de ses proches amis que Gwen de Fenril a décidé de lui présenter son fils, à défaut de pouvoir le faire avec ses propres parents, décédés il y a maintenant un bon moment. C’est avec surprise qu’elle apprit la naissance de l’enfant du prêtre, et à cet instant précis elle comprit qu’elle s’était éloignée de son pays depuis bien trop longtemps. Alors que les deux enfants s’en allaient découvrir le paysage, enfin le jeune Emris s’apprêtait surtout à lui faire découvrir, les adultes discutèrent des choses, en commençant par les présentations.

« Ewen, je te présente Evrett, un ami d’enfance. »

Le Prince des Fenril tendit une main assez méfiante à cette homme, qui loin d’être plus âgé que lui se voyait muni d’une toise rouge virant sur le brun et grisonnante par endroit. Dans son regard, il y avait de la méfiance, non pas une crainte pour sa sécurité, mais plutôt pour son exclusivité sur sa femme. Il répondit alors :

« Ou se trouve votre femme ?
― Hé bien voyez-vous, Alicia est-elle-même en voyage pour un certain temps, elle découvre la culture de Terra. Et elle devrait y récupérer quelques ouvrages dérobés.
― Votre femme est militaire ? Dit-il, désabusé. Et pas vous ?
― Je ferais un piètre chevalier, mais si le Saint Prêtre me somme de me battre, je le ferais, la tête haute. Mais jusqu’à présent ma vocation de prêtre m’a amplement suffit. Alicia, elle, aime le grand air, elle ne saurait rester sur place trop longtemps.
― Hm. Pouffa l’Ignisien tout plein de conclusions. »

A la suite de cela, la jeune femme prit son temps pour lui expliquer sa situation et la raison de sa visite. Il est vrai que depuis l’incident du sceau elle semblait continuellement inquiète quand à la santé de Ryd qui se portait pourtant comme un charme. Il venait d’ailleurs de disparaître secondé d’Emris. Les rues d’Aquaria, à pieds, avaient quelque chose d’encore plus surprenant pour lui. Rien ne ressemblait à Ignis, tout était différent, les coutumes, les bonjours, les prières en milieu de rue.
Il est vrai qu’il ne comprenait pas bien cette habitude, sa mère lui avait bien parlé des différents cultes existant à travers le monde, mais il n’y croyait lui-même qu’à demi-mesure. Pourtant, ici, les gens priaient régulièrement et même parfois sans y penser. Ils avaient tendance à invoquer « Ehol » pour tout un tas de choses importantes et parfois complètement futiles telles qu’une écorchure.

Les Fenril restèrent plus de trois mois à Aquaria, c’était d’ailleurs la raison de la présence d’Ewen qui ne souhaitait pas délaisser les entrainements quotidiens de Ryd, qui en avait bien besoin, d’autant plus qu’il commençait à faire des progrès. Parfois Emris les observait de loin, s’en se mêler aux barbaries d’un pays aux coutumes révolues. Le temps n’était plus à la guerre, mais plutôt à la paix, se concentrer sur le Savoir était autrement plus important pour lui. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il a rapidement convié son nouvel ami dans l’une des bibliothèques de la ville. Un tel étalage le surprenait plus encore que la ville et ses habitants. Il n’avait que quelques ouvrages chez lui, dont un livre de magie vraiment important et complet, celui de sa mère.
Puisqu’il n’avait guère de temps dans le jour, ce sont ses soirées et souvent des nuits qu’il a passé dans ces lieux pour en écumer les étagères sans en oublier une once. Il n’y avait pas que des livres théoriques ou théologiques, au détour de certaines étagères il a trouvé des nouvelles qui l’ont ébloui, parfois choqué, ou encore effrayé. Ces quelques mois ont été d’un apprentissage difficilement chiffrable et ce n’est qu’au moment de partir qu’il comprit la raison de leur venue, il ne s’agissait pas que d’une simple visite ou bien de la découverte des mines d’or d’Aquaria.
Evrett s’accroupie face à lui pour déboutonner sa chemise, pendant un instant le garçon l’observa avec des yeux bien ronds, assez surpris, mais il comprit rapidement et finit par déboutonner lui-même les boutons restant et la retirer. Qu’il puisse observer l’étendue artistique des choses.

« D’après lui, ces marques sont là pour me bénir… Je ne dois pas être assez religieux pour que cela fasse effet. Quoiqu’il en soit, à ce train, mon dos va devenir une œuvre d’art internationale ! »
― Ryd Fenril
Le retour en Ignis ne se fit pas sans peine, celle de quitter un lieu surprenant, mais dans un sens, revenir dans des contrées moins religieuses, et c’est peu dire, le rassurait. Ce voyage, outre formateur, lui a enseigné une chose, il ne serait probablement jamais religieux. La religion impose des routines beaucoup trop monotones.


Chapitre Trois.

« Naissance bis et double, espoir ... Un grand besoin de liberté et de challenge. »


Tout le monde le dit, c’est un fait, l’accomplissement d’une vie, c’est la naissance d’un enfant. Le sentiment que le nom survivra à l’histoire et la mort, la plus belle chose que l’on puisse faire. Hypocrisie ? Un peu tout de même, mais ce n’est pas totalement faux. Ewen et Gwen de Fenril se sont longtemps retrouvaient dans cette même situation, pourtant, alors que les autres couples se targuaient de naissances et de joie, ils patientaient. La peur au ventre que ce refus de devenir mage, malgré les prédispositions, ne devienne une habitude, une sorte de malédiction dans le lignage. C’était d’ailleurs l’une des grandes questions de leur premier fils, qui bien que n’étant pas en manque – car fils unique –, cherchait une réponse dans se refus. Il comprit vite, sans jamais en dire un mot. Ils leur arrivaient parfois de parler de ce genre d’éventualités, et du haut de ses quelques années, le garçon leur répondait simplement que la nature ferait son office et qu’il n’avait pas vraiment son mot à dire concernant les décisions et les ébats de ses parents. Il ne voulait ni imaginer quoi que se soit, ni supposer quoi que se soit, ni rien du tout, qu’ils se débrouillent.

« Faites comme bon vous semble, je n’ai pas à vous donner ma bénédiction à ce sujet … »
― Ryd de Fenril, 6 ans.
Ce n’est que deux ans plus tard, que deux nouveaux enfants vinrent compléter la fratrie. Avant leur naissance, les magiciens du clan prédisaient déjà un potentiel double par rapport à celui de Ryd, surprenant, incompréhensible, terrifiant. A l’accouchement, ils comprirent finalement qu’il ne s’agissait pas de celui d’un mais plutôt de deux enfants. Voilà qui s’avérait bien plus dans les « normes ».
Loin d’être un choc pour l’aîné, il prit les choses avec beaucoup de distance sans vraiment s’étendre en manifestation de joie, de gaité, de jalousie, ou autre. La seule chose qu’il constatait, c’est que la famille avait beau s’agrandir, son père ne diminuer pas son attention le concernant et petit à petit, il s’améliorait jusqu’à surpasser aisément les enfants de son âge, tant d’un point de vue physique qu’intellectuel. Sans vraiment se rendre compte de ses effets, Ryd utilisait déjà la synesthésie avec une intensité certaine et bien qu’il en voie les effets, il ne comprenait pas nécessairement tous les mécanismes en résultant.

A l’âge de quatre ans, les jumeaux, Amelia et Simeon de Fenril, passèrent le rite initiatique, comme tout à chacun. Ce fut une soirée de tension et de profond énervement, mais au finale la nuit fut belle et la révélation surprenante. Si cette jeune demoiselle c’était révélée en allumant tous les cierges de la pièce, ce jeune garçon, quand à lui, les avait tous éteint en saupoudrant son Grand-père d’une terre généreuse par la même occasion. Il s’en souvient encore tant les jours qui suivirent furent compliqués pour lui et sa santé. La surprise n’était pas tant dans l’assignation des éléments, quoi qu’assez ambigüe, mais plutôt dans la maitrise native de la magie dans une formulation tout à fait commune.
Les années qui suivirent, les deux enfants ont développé leur potentiel accompagné de leur ainé dont les connaissances sur le sujet dépassaient, et de loin, celle des maîtres de la famille. C’est donc dans le secret le plus secret qu’il leur apprit un sort dans la langue ancienne qui leur permettrait de se défendre en cas d’extrême nécessitait. Cependant, il l’est mis en garde, malgré leur âge ils devaient bien comprendre que cette langue est très male vue dans ce pays et qu’il fallait la manipuler avec une extrême discrétion… Autrement dit, récité vite en marmonnant si possible. C’est par ailleurs dans des contrées reculées d’Ignis qu’ils apprirent ces techniques, loin des regards sur une côte.

« Vous devez me le promettre, jamais vous ne les utiliserez pour terrasser, uniquement pour vous défendre. De toute façon, vous n’aurez pas besoin de ça pour vous faire un nom, vos concurrents sont des minables.
― Promis ! » Dans une même voix, franche et unique.

¤¤¤
Au final, même s’il avait eut l’occasion d’observer la grandeur des étendues de Ventus, ce n’est qu’au cours d’une excursion dans une ville frontalière qu’il comprit la domination de celui-ci. C’est là-bas qu’il découvrit les douceurs sucrées et les plaisir d’une conversation avec un parfait inconnu, digne, sans couteau ni menace. Ce pays avait quelque chose de magnifique et il ne s’en lassait pas. Aussi, après s’être échappé du champ de vision de ses parents et au détour d’une rue, il pénétrait dans une librairie proposant de nombreux ouvrages. Gagnant quelques centimètres sur la pointe de ses pieds, il déposa une poignée généreuse de piécettes, surpris le libraire d’un âge certain fit le tour de son comptoir pour se mettre à la hauteur de l’adolescent de douze ans. Il lui tint un langage assez niais et mielleux dans un premier temps, puis beaucoup plus adulte en constatant le verbe du garçon aux iris ambrées.

« Comment se fait-il qu’un enfant se ballade avec autant d’argent dans les poches ?
― Je veux tout savoir de ce pays, ses villes, sa politique, sa culture, sa magie, ses institutions. Tout.
― Ceci ne répond pas à ma question.
― Vous pourrez garder la monnaie.
― Voilà qui répond à ma question, Monsieur est bien généreux.
― L’argent reste une négociation déplorable.
― Que voulez-vous, il faut bien vivre, et vous ne semblez pas à même de répondre à mes questions.
― Vous marquez un point vieille homme.
― Enfin… !
― La vieillesse n’est-elle pas synonyme de sagesse ?
― Vous marquez un point jeune homme. »

Sans poser plus de questions déplacées, l’homme s’en allait rassembler quelques uns de ses meilleurs crus concernant tous les points mentionnés par son charitable donateur. Et celui-ci repartit avec quatre livres sous la main, ainsi qu’une nouvelle, en faisant tinter la clochette de la porte d’entrée. Ses parents ne lui posèrent guère de questions, plutôt satisfait de l’autonomie de leur fils qui pourrait probablement se débrouiller seul s’ils ne l’en empêchaient pas.
C’est donc de page en page qu’il prit une profonde décision, nourrissant un besoin de liberté et de nouveauté que ses proches niaient en bloc mais constataient tout de même. A vrai dire, on lui proposa même un autre voyage à Aquaria. Bien que très satisfaisant, ce rapide détour chez Emris et Evrett n’a pas comblé ses envies et c’est donc dans le courant de l’année de ses quatorze ans qu’il s’en alla quémander un départ immédiat, quitte à abandonner son statut de Prince de lignée parallèle.

Son plan d’avenir prend naissance à son retour de Ventus. Pour commencer il conclut son entrainement seul, sans plus d’aide afin de prouver sa capacité à relever les défis physique que lui imposerait Alviss. Il n’avait pas besoin de lui pour s’imposer des challenges à la hauteur des épreuves, aussi il ne lui réclamait ni son avis, ni son aide. Durant cette même année, il a participé à plusieurs réceptions de sorte de se faire connaître et établir son nom, non plus par rapport à ses paires mais plutôt par rapport à sa propre prestance. Finalement, c’est dans un affrontement contre les quatre autres enfants de son âge qu’il a démontré sa domination.

« Qu’elles sont les règles ?
― Aucunes, faites à votre aise. »

Il avait eu bien des occasions d’observer leur jeu, et leur incapacité à supplanter ses capacités sans pour autant déployer quelques flammes qui ne le surprenaient plus et surtout ne l’effrayaient plus. Aussi, il prit le dessus bien rapidement, pour les laisser au tapis après plusieurs joutes, en utilisant, par ailleurs, plusieurs armes différentes. N’oublions pas que son objectif restait la preuve de sa totale autonomie, sur le plan physique, celui de la débrouillardise et sur le plan intellectuel.

Ce n’est qu’un an plus tard, à ses quatorze ans passé qu’il se présentait finalement face à ses parents et le patriarche, réunis pour l’occasion. Droit comme un piquet et non sans une certaine hésitation, il finit par déployer ses arguments et conclure sur ces quelques mots qui firent l’effet d’une bombe.

« Pour toutes ces raisons, je compte partir et quitter le pays.
― Non, certainement pas.
― Qu’est-ce qui m’en empêchera ?
― Le futur.
― Pfff, pesta-t-il. Quel avenir ? Je ne suis pas magicien, je n’ai aucun avenir à Ignis, si ce n’est celui de devenir un maître d’arme. J’en veux plus.
― Qui prendra la suite des choses ?
― Père, vous êtes déjà dans ce sillon, quand à la relève, je ne me fais pas de soucis, il y a bien des prétendants qui souhaiterait prendre ma place et sinon, Mélodie et Simeon seront tout à fait apte à remplir mes fonctions, quitte à ce que je les guide jusque là.
― Mais…
― Entendons-nous bien, je ne renie rien, ni qui je suis, ni d’où je viens, ni le dédain de mes oncles et tantes. Dans le futur, justement, je les mettrais tous à la porte un par un s’il le fallait, je n’ai peur ni du plus jeune, ni du plus ancien. Cependant, aujourd’hui, je recherche autre chose, et une place où je pourrais m’accomplir sans pour autant abandonner totalement les miens. »

S’en attendre, il s’en alla préparer quelques affaire, il comptait partir au plus vite s’en laisser le temps au reste de la famille de contester ses décisions. Il eut rapidement l’approbation de ses parents, qui n’étaient que peu satisfait par ses choix mais ne souhaitaient pas le brider. A vrai dire, ils nourrissaient probablement l’espoir qu’il revienne sur sa décision quelques jours après son départ. Par la suite, c’est Alviss qui lui fit le sermon, en lui assurant tout de même son nom et sa lignée, notamment au travers d’une bourse bien fournie et de document assurant son lignage et ses besoins pour le restant de sa vie, probablement – rien n’est jamais certain.

Le jour du départ, c’est à cheval qu’il prit son envolée vers la frontière qu’il passerait sans trop d’encombres en renvoyant son cheval, un message d’adieu précieusement harnaché à l’une de ses sangles.

Chapitre Quatre.

« Une entrée en fanfare et des débuts troublés. »


A la lisière d’Ignis, ce n’est qu’après avoir fait la preuve de son lignage qu’il réussit à passer la frontière. Une fois passée, il fit volte-face, les barricades lui manquaient légèrement, c’est vrai. Quoi de plus normal lorsque l’inconnu s’immisce qu’importe l’horizon fixée. Cette nouvelle vie débutait par une marche réjouissante, sans aucun moyen de transport, il n’avait guère le choix. Il lui fallait un cheval pour rejoindre une ville non loin de la capitale, s’y établir et par la suite, agir.

C’est dans un petit village, après plus d’une semaine de marche que le jeune adolescent a trouvé un peu de répit, auprès de fermiers principalement. C’est une chose qu’il avait noté dans ses lectures, en dehors des grandes cités, la vie n’était pas si développée que cela, et finalement c’est surtout l’art agricole qui prédominait. Une bénédiction pour ce dernier dont les besoins pourraient être remplis par ces hommes là. Ils lui offrirent l’hospitalité pour la nuit ainsi qu’un repas chaud, bien nourrissant à vrai dire. Peut-être trop, il ne finit qu’un quart de son assiette contrairement « au bambin – monstre – » qui n’en fit qu’une bouchée, comme des trois quart restant de sa propre plâtrée. Etonnant.

« Qu’est-ce qu’un môme fait dans les faubourgs de Ventus ?
― Il a perdu sa moman, se moquait l’ogre juvénile.
― J’ai quitté mon domicile pour m’établir à la capitale.
― Hooo … Ca c’est étonnant, mais tu ne vas pas finir ton voyage à cette allure.
― J’ai de la ressource. »

Après une nuit sur une motte de paille, c’est à l’aube qu’il s’est réveillé, le chant du coq résonnant dans ses oreilles. C’est avec un certain étonnement qu’il découvrit la vraie nature de ces lieux. Il ne s’agissait pas d’une ferme comme il le pensait mais plutôt d’un haras. Tout en grimpant sur l’un des portails, ils observaient les montures et une en particulier, un magnifique pur sang au poil brun visiblement plein de vigueur. Dans une approche tout à fait silencieuse, il se saisit des sangles pour le monter et l’animal ne mit que quelques minutes à l’éjecter, violement. Après plusieurs essais et un bon paquet d’égratignures il fit mine d’abandonner. En réalité, il déroba plusieurs pommes et carottes à son hôte puis revint à l’assaut. S’il ne le domestiquait pas par la force, la ruse et les sentiments seraient peut être plus efficace.
Jackpot, l’étalon lui mangeait dans la main, au propre comme au figuré et après quelques caresses et un peu de psychologie animale, sa monture se laissait finalement… monter. Suite à quelque tour de piste et un saut de haie, enfin de barrière, l’adolescent a récupéré ses affaires au vole avant de s’arrêter devant le fermier qui le regardait avec des yeux rond d’étonnement et de méfiance.

« Je vous prends le canasson, a-t-il un nom ? » Ce dernier manifestait sa désapprobation face à un tel manque de considération en tirant sur les sangles.
― Non, mais de toute façon…
― Bien, se sera Liber. Gardez la monnaie, dit-il en lui tendant une pincée de pièces d’or relativement épaisses. Je pense que le compte y est.
― Bien sûr, mais…
― Il n’y a pas de « mais », je vous paie pour vos services, voilà tout. Où se trouve Omnia. »

Mieux qu’une direction c’est une carte que l’homme s’en allait lui chercher. C’est donc sans difficultés qu’il rejoint la capitale, où il ne s’est pas attardé en fin de compte. Une nuit de repos, puis il prit la direction de Nebula. Tout c’est vraiment passé vite là-bas, il avait de l’argent plus qu’il n’en fallait et malgré la jeunesse, l’argent peut tout faire, soulever toutes les barrières, toutes les incompréhensions. Propriétaire de son terrain, progressivement il y employait quelques personnes. A Ventus, on les appelait des domestiques, à Ignis des esclaves, seule la monétisation du service différée, même dans les contrées cultivées de Ventus la maltraitance existait et elle ne semblait choquer que peu de monde.

¤¤¤
756, 25 avril – Nébula.

Chers parents, cher famille,

Avant toute chose, tout se passe à merveille, malgré des débuts difficiles je suis en mesure de subvenir à mes besoins et vivre à mon aise malgré la distance qui nous sépare. Quoi qu’elle soit potentiellement enivrante.
Vous excuserez cette missive bien tardive, plus d’un mois est passé, je sais ce temps bien long à surmonter sans nouvelles, sans mots, mais voyez-vous l’occupation est telle que je n’ai le temps de vous faire parvenir ces mots qu’à cette instant précis. Je réside à Nébula, non loin de la Capitale, Omnia, dans une résidence fort charmante et bien orientée. Je compte désormais vivre pour moi, mes propres expériences, sans la contrainte d’un rang qui pourtant me poursuit même en dehors des régions que sont celles du Roi.

Les choses devraient s’accélérer dans les semaines à venir, aussi, ne vous inquiétez pas si je ne prends pas connaissance de vos réponses dans l’immédiat. J’adjoins à cette lettre un croquis de ma résidence ainsi que quelques souvenirs pour Melodie et Simeon. Prenez soin d’eux comme vous l’avez fait pour moi, les dons ne sont pas tout et ne les sauveront pas de la vilénie.

Amicalement votre fils,
Ryd Hyperion Caius de Fenril.


¤¤¤
756, 25 avril – Nébula.
A l’intention des services de l’admission,

Madame, Monsieur,

Voilà plus d’un mois que je me flatte pour mon audace, vivre à Ventus est une aubaine que bien des hommes ne pourraient justifier. Culture, sagesse et liberté caractérisant votre domaine. De fait, je serais plus qu’honoré si vous acceptiez de me recevoir afin d’évaluer mon aptitude à rejoindre vos rangs et cultiver mes bases et mon savoir. Je ne peux justifier de mes acquis que part une rencontre avec vos professeurs à qui, je vous laisse l’imaginer, je céderais toute ma gratitude et dévotion tout le long des années qui nous réuniront et plus part la suite.

A la suite de ces mots, vous trouverez l’équivalent de trois années d’études et de pensions dans vos locaux, symbole de mon assurance et votre propre assurance dans le cas où ma présence vous ferait perde un temps des plus précieux…
Puisque la Culture reste prédominante et n’attend pas de réponse du Divin, je me présenterais à vos portes dans les quinze jours.

« Alea jacta est… »
Amicalement, votre dévoué serviteur,
Ryd Hyperion Caius de Fenril.


¤¤¤
Loin de manifester une parfaite aisance, mais toutefois une assurance dans sa stratégie, le jeune homme – adolescent – se présentait au abord de la Cité Universitaire nationalement reconnue du nom de Mihailov, délaissant son noble destrier – par ses manières de duchesse, notamment – aux pieds du bâtiment l’intéressant plus particulièrement Et après plusieurs heures de recherche, il y pénétrait dans une allure dégageant de l’aplomb et de la fierté.
Comme le veut la tradition et les manières, c’est à l’accueil qu’il indiqua son nom et la raison de sa venue, face à la surprise de cette pauvre secrétaire, il se rappelait un détail. Il n’avait pas mentionné son âge ou même une quelconque date de naissance. Qu’importe, surplombée par le regard ambré et probablement impatient de l’adolescent, elle lui indiquait une pièce au fond d’un couloir. De pas en pas, il réfléchissait progressivement à la meilleure façon de s’introduire, où la façon d’aborder ce groupuscule probablement nobliaux et s’attendant à voir un jeune homme de plus de seize ans minimum. La situation avait quelque chose de cocasse tout de même. Il entrouvrit la porte délicatement, toisant les quelques personnes présentent autour de la table, premier point positif, il n’avait pas pris sa demande avec humour et rigolade. Pas un seul d’entre eux ne laissa transparaître la surprise, si ce n’est des regards oppressants cherchant la faille dans sa démarche, son allure, sa prestance. Il fit de même. Il s’assit, laissa son regard divaguer sur la bourse de pièces qu’il avait fait envoyer à l’Université, ainsi que sa lettre, dont les bords étaient froissés et marqués de la sueur des doigts de ses destinataires. C’est une femme qui prit la parole.

« Nous reconnaissons l’audace, mais elle ne fait pas tout. Présentez-vous, et racontez-nous votre parcours. »

Le jeune homme prit une profonde inspiration et dans l’image de sa douce mère, il répondit dans une langue inintelligible pour qui ne l’a jamais étudié… Une langue parlée jadis, morte de nos jours, détestée en Ignis, adulée ailleurs. La langue ancienne.

« Ryd Hyperion Caius de Fenril. Ce nom n’ayant une valeur qu’en un endroit, ne vous embarrassez pas de la particule et contentez-vous de Ryd Fenril. Pour faire simple, il y a un peu plus d’un bon mois j’ai quitté mon domicile et mon pays, ou devrais-je dire le leur, dans le but de me définir dans un pays m’offrant une liberté suffisante. Ma conclusion c’est portée sur Ventus, et existe-t-il un meilleur endroit pour parfaire sa science que votre académie ? »

Cette fois-ci, il notait une certaine stupeur dans ces regards froids. Un peu d’incompréhension peut être, avait-il au moins tout compris ? Une chose est certaine, l’un d’entre eux saisissez chacun de ses mots sans une once de doute. Face à celui-ci, il reprit en évoquant ses voyages, son apprentissage, l’accomplissement de ces années de vie, et l’enrichissement quotidien d’un apprentissage personnel, souvent autonome. Il y avait de quoi être surpris, en effet. En conclusion, il reprit dans une langue plus courante.

« Aujourd’hui, dans ma recherche, j’en viens à vos portes. J’ai besoin d’un support construit voir strict pour poursuivre mon apprentissage. Je suis bien évidement disposé à passer tous les tests nécessaires à mon entrée.
― Que souhaitez-vous étudier en priorité ?
― Les langues, la magie, les arts et principalement la musique, l’archéologie et l’Histoire, la science et la technomagie. Je suis touche à tout. Ainsi que l’art de la guerre, ou tout du moins une pratique sportive.
― Mais pourquoi ? Pourquoi les langues ?
― Pour l’amélioration, garder la main, affiner toujours plus ma maitrise.
― La magie ? Mage, vous ne l’êtes pas !
― Pour la Culture… Et qui sait un jour peut-être.
― Les arts ?
― Je suis musicien, pour me divertir.
― L’archéologie ? L’Histoire ?
― Parce que le future se dessine depuis le passé.
― La science ?
― Pour le futur justement.
― Et la technomagie alors ? Ce n'est pas un enseignement d'ailleurs.
― C’est une passion, il faut tout cultiver, ne rien gâcher. Et voilà une profonde déception ... Vous m'en voyez triste.
― L’art de la guerre ?
― Pour garder la forme, conclut-il dans une touche d’humour. »

Bien évidement, le dialogue n’aurait pas suffit, il fallait plus de preuves de ce qu’il avançait, et il était prêt à se prêter au jeu. Ce ne fut pas si difficile, moins qu’il ne l’aurait imaginé en tout cas.

Quelques jours plus tard, il était de retour à Benetia – le nom de la résidence. C’est là-bas qu’il a attendu la réponse finale, en compagnie de Caliel, l’un des serviteurs des Fenril, du même âge que lui. Pour l’occasion, il avait apporté Lorim, son louveteau plus si louveteau, avec lui. Visiblement, il n’y avait rien à signaler à Ignis, le calme plat.
A partir de son arrivée, Caliel est devenu responsable de Benetia… Et oui, jeune mais on ne peut plus compétant et ferme avec ses collègues qui ne mirent que peu de temps à respecter son intransigeance.

Finalement, le 25 mai 756, un mois après sa demande, précisément, une missive le conviait à prendre ses dispositions pour rejoindre Mihailov dans les jours suivants, le tout précisant qu’aucune faveur ne lui serait faite, il devrait s’adapter rapidement et correctement. Voilà ce qui conditionnerait sa réussite ou son échec.
Les premiers jours n’eurent rien de simple. En effet, lâché dans la fosse aux lions sans autres armes qu’une banale carte, un plan des lieux. Il finit par s’y faire, surplomber tout cela, briller par son génie et non simplement par son arrivée. Peu d’étudiants lui tendirent une main, hormis un petit groupe de trois personnes, qui finirent par se lier d’une franche amitié, une franche camaraderie. Ilias, Sigmund – surnommé Sig –, Abigail – surnommée Aby.
Le reste n’est que culture, rumeur, et apprentissage… Un monde parfait pour cet adolescent murissant à une vitesse folle, pour devenir l’homme avant l’âge requis.

Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Messages : 86
Métier : Multiples
Humeur : Sereine
Points Histoire : 0
Lun 9 Juil - 23:08

Ryd de Fenril

« Ab incunabulis »

Histoire, suite et fin.

Chapitre Cinq.

« La Bénédiction d'un enfant, pour un autre enfant. »


Tout est vraiment surprenant lorsque l’on passe d’un Univers à un autre et autant dire que la frontière est vaste entre les quatre nations. L’adaptation ne fut pas simple mais finalement bénéfique, puisque avec un peu de temps et de compréhension, il finit par comprendre les coutumes locales et les adopter petit à petit. De la même façon, les créneaux horaires lui semblèrent bien étrange à l’initial, il n’en avait jamais eut si ce n’est le réveil matinal et le couché tard le soir. Le reste de la journée s’organisait au fil des évènements et pas selon un planning prévu avec un temps d’avance parfois ridiculement élevé.

Au cours de ses dernières « véritables » années d’étude, bien des rumeurs secouées les murs de l’établissement. Des rumeurs fondées ou non, quoi qu’il en soit c’est aussi cette même année qu’il y eut du mouvement parmi le personnel. C’est le poste d’enseignement de la langue ancienne et de la magie qui a fait le plus de bruit et des rumeurs courent encore sur la façon dont l’enseignant actuel, Eloan Galaad, a réussi à y parvenir mais c’est une autre histoire. Sa principale rivale à alors prit la place d’enseignement du chant et de la musique de ce fait. Un caractère assez grivois et froid pour le premier, trempé et probablement assez vicieux pour la seconde.
Pour s’être frotté à l’un comme à l’autre, l’étudiant qu’il était c’est fait une idée bien précise de leur comportement, et encore plus de celui de l’enseignant qu’il a sensiblement analysé au travers de ses cours, tout du moins lorsqu’il daignait le donner. Bien souvent il leur tendait un texte – souvent long et tortueux – à traduire d’une langue à une autre. La difficulté ne lui faisait pas peur pourtant il ne se tuait pas à la tâche et il lui est arrivé quelques fois de ne traduire que le début en délaissant la fin… Une annotation indiquant la mauvaise qualité du texte de base – oui, sans hésitation – ou bien le fait qu’il n’ait pas le temps ni l’envie de finir ce genre de travaux, le début satisfaisant parfaitement l’évaluation de son niveau.

« Ad comparandum datum tempus atque somni necesse horas ut humanus corpus officium fecit... Quid scio ? Humana fragilis condicio meus forsan agitur... Non necesse existimo hunc laborem exsequari, haec aliquot primae paginae sane vobis sufficiunt nota vostra. Aliter, me fatisfecior vestrum.
Vale.

Rydus Hyperione Fenrilis
¤¤¤
En comparant le temps imparti et les heures de sommeil nécessaire au bon fonctionnement d'un être humain ... Que sais-je, il s'agit peut-être là de ma condition de frêle humain ... Je ne juge pas nécessaire d'aller au bout de ce travail, ces quelques premières pages vous suffirons amplement dans votre évaluation. Dans le cas contraire, je me contenterais de la votre ...

Amicalement votre
Ryd Hyperion de Fenril
»
― Ryd Fenril. 760, 12 octobre – Devoir de traduction.
Jusqu’à présent, il n’a jamais obtenu une réponse de ce dernier quand à ce genre de comportements. Satisfaisant ou non, jusqu’à preuve du contraire, il ne manifestait pas de remarques trop incisives à son égard, si ce n’est un sarcasme auquel le jeune homme c’était fait. Il arrive souvent que son regard changeant se pose sur le bellâtre se prélassant dans son siège face à un amphithéâtre de cerveaux bouillonnants plus que nécessaire. Il n’a jamais douté de son comportement et conclurait bien rapidement que la surcharge qu’il aurait tendance à imposer est une forme d’intimidation, plus qu’une véritable nécessité. Il en reste que sa condition de synesthète lui a fourni les armes pour surmonter ce tsunami.

¤¤¤
Courant du mois d’Août 761 – les Ruines d’Aleman, Elénides, Terra.

Il faisait chaud et travailler un jour d’été aussi cognant sur des ruines n’avait rien de réjouissant. D’autant plus qu’elles avaient beaux se trouver non loin des montagnes, elles n’étaient pas suffisamment en hauteur pour bénéficier d’une brise d’air frai. Pourtant, ça ne le gênait pas plus que ça, il faut croire que poursuivre un but désiré permet d’oublier les problèmes futiles que sont la chaleur ou le soleil. Ce n’était pas l’avis de ses compagnons d’infortune qui ne cessaient de se plaindre de la chaleur justement. Bien qu’il ne les entende pas.

« Tu vas t’occuper de l’une des salles, normalement il devrait y avoir des choses intéressantes par là-bas. La démarche reste la même, observation, croquis et rapports, et tout ce qui s’y joint. Des questions ? »

Sans un mot de plus, il s’en alla vaquer à ses occupations, il n’avait pas de questions et les choses lui semblaient claires. C’est armé d’une pioche et d’ustensiles qu’il franchit le pas de la salle qui lui avait été attribuée. Celle-ci venait d’être investie par un enfant avec un genre de cerceau à la main, visiblement rien de grande valeur, aussi il le laissait jouer dans son coin. Après tout, les ruines bordaient un village des montagnes et ils ne pouvaient faire évacuer les lieux pour la simple raison qu’ils voulaient les occuper. Ces gens-là restaient sur leur terre, et personne ne pouvait le leur reprocher.

C’est à cet instant que le drame se produit, certes les régions montagneuses ne sont pas nécessairement sures, mais rien ne laissait présager à ce que les éléments se retournent contre lui. Prise de violente secousses, la terre se mit à trembler, il comprit bien vite l’étendu du danger pour se précipiter vers la sortie de cette salle qui ressemblait de plus en plus à un tombeau. Malheureusement, quelques cris l’empêchaient de fuir rapidement, parmi les roches tombant ci et là, rendant les chemins peu praticables, l’enfant lui criait dessus et l’appelait « à l’aide ». Dans des gestes de main, Ryd le poussait à le rejoindre, mais l’enfant ne bougeait pas probablement tétanisé par la peur. Pas d’autres solutions et pourtant il en cherchait une en vitesse. Ni une ni deux il s’élançait vers lui en évitant les éboulis. Toutefois, une fois arrivé il était trop tard, les choses s’aggravait déjà, recroquevillé contre le gamin il sentit plusieurs gravillons lui tomber dessus avant qu’une poutre ne l’écrase.

« Le noir total… pourtant pas si douloureux… Dans la pénombre une voix raisonnait en apportant une douce lumière, écumeuse, soulageant mes plaies. A celle-ci s’ajoutait des paroles oscillantes qui me demandaient, « Je veux te faire un cadeau, je peux ? Je peux te toucher le front ? ». Qu’aurais-je pu faire, dans mon état, refuser ? Certainement pas, je n’aurais même pas pu lui répondre, je le laissais faire … « Le », à vrai dire je n’aurais pas su dire s’il s’agissait d’un homme ou d’une femme ou d’un enfant, quoi que l’homme ait été peu probable.
Au moment où sa main touchait mon front, tout s’évanouissait, plus de souci, plus d’éboulement, plus de séisme. Par la suite je repris connaissance et il se tenait face à moi, couettes dressées, jupettes saines et sauves … A côté, l’enfant dormait sans une égratignure, moi non plus d’ailleurs. Je venais de survivre à un accident mortel. C’est ainsi que je devins l’un de ses Emissaires.
»
― Ryd Fenril, extrait décrypté du « journal d’une vie ».
Une fois debout c’est une énorme pierre qui attirait son attention, elle bloquait l’entrée et ne les laisserait pas sortir. Pendant les quelques minutes, le jeune s’acharnait sur ce nouvel obstacle l’enfant l’observait. Et finalement, il lui prit la main, comme pour le stopper, le tempérer.

« Il existe des moyens plus efficaces, je t’ai fait don de tout ce qu’il te faut, utilises donc ta magie.
― Je ne suis pas magicien, ni même pactisant.
― Tout n’est qu’affaire de conditions, vas-y Ryd, lances-toi.
― D’accord… » A cette instant, il se dit que son apprentissage de la magie ne serait pas simplement culturel. « Undecim sag…
― Hoo, ce n’est pas nécessaire, pourquoi ne pas simplement la toucher, souhaiter qu’elle disparaisse ? Dit-il en s’écartant légèrement.
― Une minute ! Comment connais-tu mon nom.
― Je viens de te sauver la vie, c’est la moindre des choses. »

Et il sourit. Laissant de côté ses doutes et ses questions, Ryd s’approchait de son obstacle résolument décidé à en finir. Du bout du doigt, puis de la main, il prit contact avec cette « terrible » roche, jusqu’à en sentir la pression et le démantèlement. C’est peu dire, elle explosa littéralement sous ses yeux, écorchant à nouveau son pauvre corps de toutes parts.

C’est à nouveau dans une lumière tannante du midi qu’il reprit connaissance, cette fois en hauteur sur un mont non loin des ruines. Il prit une profonde inspiration pour soupirer longuement. Tout une partie des ruines se sont alors effondrées sur elles-mêmes. Surpris, les yeux ronds et écarquillés, il avait toutefois la sensation qu’il n’y avait pas de victime, un nouveau soulagement. Il retint un nouveau soupir de soulagement… Les erreurs ne doivent pas se répéter.

« Ha ! Oui, Ca fait souvent ça au début, il faut le temps de s’y habituer.
― Je viens vraiment de détruire un plan d’Histoire… Dit-il, en s’arrachant presque les cheveux. Je ne peux pas y retourner dans cet état, qu’est-ce qu’il va se passer au prochain éternuement, je vais déclencher une éruption volcanique ? »

A la suite de ces évènements, Ryd disparut pendant plus d’un mois, voir même plusieurs, sans donner de nouvelle, sans que l’on sache s’il en avait réchappé ou non. Pendant cette période il a suivi l’enseignement de l’enfant qui lui avait révélé son identité. Il ne le crut que difficilement, mais face à l’omnipotence du Dieu, il ne pouvait qu’admettre son existence. Il apprit énormément dans ce voyage pourtant rapide. La stabilité, la maitrise de soi, la sauvegarde du patrimoine… « Ne pas détruire les bâtiments. »

¤¤¤
Fin Novembre 761 – Benett … Le jour où l’Emissaire a quitté Terra.
C’était un jour comme un autre, si ce n’est que depuis peu son chemin et celui d’Ehol s’étaient séparés. Il serait probablement temps de rebrousser chemin à Ventus, mais Ryd préférait passer par les contrées de Benett. Et plus particulièrement l’un de ses sites archéologiques reconnu à travers tout Albion pour être d’une richesse sans comparaison. Pour l’occasion, même des mages de feu étaient réquisitionnés pour la partie explosive des recherches. Quoi de mieux qu’un manipulateur du feu pour brûler et faire exploser les murs empêchant la progression des chercheurs. Non, il n’y a vraiment pas mieux. Le souci principal avec cette possibilité c’est que ces mages sont particulièrement difficile à trouver étant donné que la plupart d’entre eux proviennent d’Ignis et qu’en Ignis manipuler le feu pour la connaissance… C’est assez rare, voir même déplacé. De fait, ils sont aussi excessivement coûteux et c’est pourquoi se sont souvent de jeunes gens, en apprentissage, qui se chargent de cette partie. En tant que novices, ils acceptaient le travail à bas prix. C’est le problème principal et ce qui a causé la perte de Benett.

« Tu vois, on trouve encore des choses. Dit-il en sortant vaillamment une flasque de la terre.
― Terminez avec ça… Je dois faire sauter les murs.
― Un peu de respect pour les vieilleries !
― C’est vous qui y tenez, moi je commence.
― Garnement ! »

Et il ne se fit pas prier. Le problème, c’est que Benett se trouve juste au-dessus d’une mine toujours en activité, même si les Terrans sont encore incapables d’en utiliser le quart. Et son étincelle, pourtant contrôlée, mit le feu aux poudres déclenchant une succession d’explosions mineures donnant lieux à une situation réellement catastrophique. Pendant un instant il crut qu’Ehol revenait le voir tant la situation ressemblait à une précédente sauf que cette fois-ci, il avait de quoi agir, bien que l’envergure ait de quoi le faire frémir.
Dans l’éboulement, chaque pierre, qu’importe leur taille, gravillon, poussière se figèrent sous les yeux des différentes personnes en présence. En réalité, ces éléments ne se figeaient pas réellement, ils arrêtaient plutôt de tomber. Bien évidement, plusieurs pierres et briques de cet ancien temple leur étaient déjà tombées dessus. L’Emissaire en sentait d’ailleurs les effets, pourtant il maintenait la tension, jusqu’au point d’inverser la gravité avant de prier ces bonnes âmes de ne pas le fixer et de courir pour leur vie. Tout Emissaire qu’il soit, il n’avait encore jamais utilisé ce versant du don d’Ehol sur autre chose qu’une malheureuse plume – notons la franche différence.
Il sortit le dernier et au moment où son pied franchit le « pallier » des Ruines, celle-ci s’effondrèrent sur elle-même… Encore… Malédiction ! Il ne prit pas le temps d’être remercié ou toisé, à cheval ses quelques affaires sous le bras, Liber le guida sur la route de Ventus, comme s’il comprenait son cavalier.

« Ce jour là, sans un mot, sans un rituel, il fit l’éviter la roche et la terre. Seul son regard luisait… Dans le fond, nous savons tous de quoi il s’agit, mais saurons-nous un jour l’admettre. »
― Légende Terran, Sue Elios.
A son retour, il fit une rapide escale par le bureau de l’enseignant sans qui toute cette aventure n’aurait jamais eu lieux. Et sur son bureau, il lui déposait un pavé à lire, tout en lui ajoutant qu’il s’agissait là de ses travaux d’été. Sans lui laisser le temps de commenter son allure débraillée, ses vêtements tâchés de sciure et de sang, il prit la porte en direction de Nebula, pour un repos bien mérité.

Récit du potentiel Terran. Histoire et découverte d’un été terreux.

Préface. Notre connaissance de l’Histoire et de notre passé est si frêle et pourtant nous nous gargarisons d’en savoir tant sur ce passé et à peu près tout que nous en oublions presque que l’âge Obscur n’a pas d’obscur que le nom.
Terra en est le parfait exemple, là-bas, nous sommes plus occupé en religion et actes militaires que nous en oublions presque que les choses les plus importantes se trouvent probablement sous nos pieds.

La terre, ses tremblements, ses explosions, sa dureté… Recèle encore bien des mystères que ces quelques pages tenteront de valoriser, si elles le peuvent tout du moins.


¤¤¤
De retour à Benetia après une longue journée, il découvrit trois personnes encapuchonnées dont-il n’en reconnu qu’une. Tout en s’empressant de lui demander la raison de sa vite, il en fit de même pour les deux jeunes gens. Jeunes gens qui s’avéraient être ses cadets, il faut dire qu’en un peu moins de cinq ans, ils avaient bien grandi et prit de l’envergure.

« Et bien, nous voyageons. Et vu que demain à l’aube nous rentrons à Ignis, nous nous sommes dit que tu pourrais bien héberger la famille.
― Cela va de soi. »

Un repas plus long que prévu. Melodie et Simeon avaient bien des choses à lui raconter et à lui reprocher aussi, comme le fait de ne pas être présent. Ce genre de remarques le faisait sourire, puisque finalement, il était aussi peu présent que ses parents à cet instant précis. Feintant seulement à moitié la fatigue, il pria ses invités de prendre la direction de leur chambre, des montures les attendraient le lendemain pour reprendre la route.
Pour sa part, après un passage par des sources de pleine air, il prit la direction de sa propre chambre, Lua d’Ignis se trouvait affaler sur son lit. L’attendait-elle, des reproches, encore ? D’un claquement de doigt, elle fit brûler sa chemise sans atteindre sa peau.

« J’aimais beaucoup ce vêtement. » Elle récidivait en plus… « Ou devrais-je dire, ces vêtements ! Tu me cherches c’est ça ?
― Que pourrais-tu me faire, tu n’es pas mage. Et de toute façon ces guenilles étaient tâchées. Je prends et admire la vue qui me revient.
― C’est cela… Dit-il en s’approchant du lit. Je ne suis pas mage mais j’ai du répondant très chère. » Cette fois-ci c’est dans un baiser qu’il la fit taire en laissant présager des prochains évènements.

L'Incipit.

« A la lisière du commencement. »


C’est ici que tout commence vraiment. Toutes les pages sont faîtes pour être tournées et il arrivait finalement à la dernière de ce tome. Refermant la couverture de cuir de celui-ci dans un mouvement de la main, la plume dans l’autre, tous les instants consignés lui réapparurent comme un violent retour de vague.
Il y en avait des plus marquants que d’autres, des analyses sur des comportements et des personnes en particulier, des secrets à garder, des observations enivrantes, d’autres troublantes et d’autres encore plus stupéfiantes, voir gênantes. Des choses qu’il valait peut-être mieux oublier pour l’instant et s’en rappeler dans quelques années par le jeu de la nostalgie. Toutefois, une chose lui paraissait certaine, il ne tournerait pas une page, mais en commencerait simplement une autre, rien ne devait s’oublier et toutes les choses importantes et futiles lui revenait à l’esprit alors qu’il saisissait ce carnet de sa main en relevant les yeux sur l’assemblée, qui attendait depuis quelques instant qu’il ne daigne leur fournir quelques mots, quelques impressions. Ce qu’il fit, bien que passer après les « mercis » toute une promotion ne soit pas une chose évidente et quoi qu’il ait brillé par sa réussite et ses écrits, cela reste un effort supplémentaire.

« Quand je me suis inscrit dans cet établissement… hoo, je me souviendrais toujours des airs stoïques des uns, surpris des autres… La première chose que l’on m’a demandé, c’est de laisser mon audace et ma confiance à la porte pour me présenter humblement, raconter mon Histoire. Elle était faite de tout petit rien, quelques mots, quelques voyages, peut-être un peu d’avance. Aujourd’hui, c’est l’une des choses que j’ai compris et même appris. La confiance c’était bien là, la clef. La richesse, le pouvoir ou même l’influence, ça n’a que peu d’importance. Tout cela n’est qu’un masque, un comportement de soirée. Paraître est une chose, Savoir est bien plus complexe, voilà l’un des principaux enseignements que je retirais de ces quelques années. Et c’est à mon sens la plus importante des choses, car se sont souvent les inconnus qui ont le plus à nous apporter. N’oublions pas nos erreurs passées et accomplissons un futur bien plus radieux. »

Sur ces quelques mots, un parchemin à la main et son chapeau de diplômé dans l’autre, il fit un pas en arrière avant de le jeter en l’air. Il fut suivi de plus d’une centaine d’autres chapeaux dans des cris de soulagements et de joies.

Un tome venait de s’achever, pour laisser place à un autre. Toujours dans ces locaux, Ryd continue à suivre quelques cours, souvent par plaisir ou par détente, il lui arrive dans dispenser – des mineurs – mais c’est à ses occupations qu’il passe le plus clair de son temps.
Il n’a pas cessé de consigner sa mémoire et commence après ce long incipit, les véritables premiers chapitres.

Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Messages : 336
Age : 15
Métier : Utopiste
Humeur : Optimiste
Points Histoire : 0
Jeu 12 Juil - 21:07
Bienvenue sur le forum cher émissaire. Bon nous avons tout de même fini par arriver au bout de cette présentation, je te donne tes rangs (quel suspense pour un perso prédef... XD)

Puissance - Rang S:

Emissaire, cqfd. Même pas besoin de commenter cette partie.

Influence - Rang A:

Emi-/sbaff. Outre l'influence potentielle des Emissaires, tu as aussi pas mal d'influence à Ventus et à Ignis (même si à Ignis ce n'est pas réellement toi mais Lua, le pays en lui-même va carrément mal recevoir quelqu'un qui a quitté le pays des années pour faire ses études dans un pays étranger et principal ennemi XD).


Con cernant le BG justement, je précise un point sur Ignis: Bonne chance pour repasser les frontières par la porte sans Lua XD.
Bon t'es émissaire donc tu peux les passer officieusement sans aucun soucis, mais officiellement vu le temps que tu as passé à l'étranger, en plus dans un pays potentiellement ennemi, on va pas te laisser entrer, Fenril ou pas (bah à la fois t'es Emissaire donc tu perds pas grand chose et t'as pas l'air d'avoir envie d'y retourner, mais je précise, si tu veux y entrer, c'est pas par la porte et j'éviterai de me faire remarquer XD)

Sur ce, bon RP et bienvenue sur le forum =p




"J'effacerai toutes les tragédies de ce monde."

Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

Ryd Fenril
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Geralt de Riv, guerrier divin d'Alpha [Terminée]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Pres à revalider-
Sauter vers: